UNIVERSITE DE YAOUNDE 1 UNIVERSITY OF YAOUNDE 1
ECOLE NATIONALE SUPERIEUR NATIONALE ADVANCED
POLYTECHNIQUE SCHOOL OF ENGENEERING
DEPARTEMENT DE DEPARTMENT OF
MATHEMATIQUES ET SCIENCE MATHEMATICS AND PHYSICAL
PHYSIQUE SCIENCES
ELECRTOMAGNETISME
INTERFERANCE DES ONDE
ELECTROMAGNETIQUES
MEMBRES
• DIANG MCBRIDE JUH
• DOMENI NGUEPINGSI CHRISTIAN JOEL
• MANGA EBENE YVANNA
• NGO BOUMKWO MARTINE (Chef de Groupe)
RESPONSABLE
Pr TCHOMGO FELENOU
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 1
PLAN DE TRAVAIL
INTRODUCTION
I. GENERALITES
II. INTERFERENCES PAR DIVISION DE FRONT D’ONDES : LES TROUS DE
YOUNG
III. AUTRES DISPOSITIFS D’INTERFERENCE
IV. UTILISATION DU PHENOMENE D’INTERFERENCE DANS LA VIE
COURANTE
V. EXERCICE D’APPLICATION : FRANGES D’INTERFERENCES
RECTILIGNES
VI. SOLUTION DE L’EXERCICE D’APPLICATION
CONCLUSION
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 2
INTRODUCTION
Thomas Young né le 13 Juin 1773 à Milverton et mort le 10 Mai 1829 à Londres est un
scientifique du 19ème siècle qui a révolutionné notre compréhension de la lumière, à travers sa
découverte sur les interférences lumineuses en 1801 ; celui-ci a démontré le caractère
ondulatoire de la lumière grâce à son expérience des deux fentes. Lorsque plusieurs ondes
lumineuses atteignent un même point, leurs champs électriques s’additionnent (principe de
superposition).
I. GENERALITES
1. Définition
Une interférence lumineuse : est le phénomène qui résulte de la superposition
de deux ondes lumineuses synchrones et cohérentes.
2. Condition d’existence des interférences lumineuses
La superposition de deux ondes lumineuses peut produire :
• Des zones d’intensité renforcées : interférences constructives
• Des zones d’annulation : interférences destructives
Pour obtenir des interférences visibles et stables, il faut :
• Deux sources synchrones et cohérentes : Elles doivent émettre des
ondes de même fréquence et avec un déphasage constant (ceci garantit
une superposition stable dans le temps)
• Polarisation compatible : La direction de propagation des ondes ne doit
pas être perpendiculaire (sinon l’interférence est nulle).
3. Types de dispositifs utilisés pour les interférences à deux ondes
Pour obtenir deux ondes synchrones avec une cohérence temporelle, on fait
interférer deux ondes issues du même point source S après dédoublement de faisceau :
On obtient ainsi deux sources secondaires synchrones, cohérentes S1 et S2.
On utilise deux types de dispositifs :
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 3
▪ Le dispositif à division de front d’onde : dispositif qui sépare une seule onde
en deux faisceaux distincts dans l’espace, en les faisant passer par des chemins
différents ; il divise l’onde selon la direction du front d’onde.
▪ Le dispositif à division d’amplitude : dispositif qui divise une onde en deux
parties par réflexion et transmission, ceci à travers des surfaces réfléchissantes ;
il divise l’onde l’intensité [amplitude] de l’onde.
4. Superposition de deux ondes planes
(a) Cas général
On suppose que deux vibrations lumineuses synchrones et cohérentes
arrivent en M par deux chemins différents (issues de la même source comme
évoqué précédemment)
L’onde est assimilée à un signal périodique sinusoïdale possédant chacune
une amplitude maximale.
S1(M,t)=A1cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡)
S2(M,t)=A2cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡)
D’après le principe de superposition, la vibration résultante est :
S(M,t)=S1(M,t)+S2(M,t)
S(M,t)= (A1+A2)cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡)
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 4
A : amplitude (A1+A2) valeur maximale prise par la vibration
2𝜋
𝜔= la pulsation (qui dépend de la source qui émet l’onde)
𝑇
2𝜋
𝜙(𝑀) = . 𝑥 est le retard de phase de l’onde au point M
𝜆
(b) Cas de deux ondes de même amplitude
On a donc A1=A2=A, avec
S1(M,t)=A1cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡)
S2(M,t)=A2cos(𝜙2 (𝑀) − 𝜔𝑡)
D’après le principe de superposition :
S(M,t)=S1(M,t)+S2(M,t)
S(M,t)=A(cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡) + cos(𝜙2 (𝑀) − 𝜔𝑡))
Premier cas : Si ∆𝜙(𝑀) = 𝜙2 (𝑀) − 𝜙1 (𝑀) = 0
Ainsi, 𝜙1 (𝑀) = 𝜙2 (𝑀) donc les ondes sont en phase.
S(M,t)=2A(𝐜𝐨𝐬(𝝓(𝑴) − 𝝎𝒕)
L’amplitude de vibration est maximale et les ondes interfèrent de
façon constructive.
Deuxième cas : 𝜙2 (𝑀) = 𝜙1 (𝑀) + 𝜋
Les ondes sont en opposition de phase.
S(M,t)=A(cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡) + cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡 + 𝜋))
Or cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡 + 𝜋) = − cos(𝜙1 (𝑀) − 𝜔𝑡)
Donc S(M,t)=0
L’amplitude de vibration est minimale et les ondes interfèrent de
façon destructive.
II. INTERFERENCES PAR DIVISION DE FRONT D’ONDES : LES TROUS
DE YOUNG
1. Définition (Expérience de Young)
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 5
L’interférence par division de front d’onde : est une méthode qui
consiste à diviser un front d’onde unique en deux ou plusieurs
parties, lesquelles parcourent des trajets optiques différents avant de
se recombiner pour créer des figures d’interférence.
Les dispositifs courants qui utilisent cette méthode incluent : les
trous de Young qui feront l’objet de notre étude.
SCHEMA DU DISPOSITIF
La lumière qui arrive à chacune des deux fentes est de même fréquence ( c'est-à-dire de même
longueur d'onde ) car elle provient de la même source. Au passage des fentes, la matière
présente le long des fentes diffuse la lumière vers chaque direction en raison d'un phénomène
de diffraction. La lumière arrive finalement sur l'écran par les deux chemins chacun passant par
une fente.
Considérons un point M sur l’écran. Il est éclairé par les ondes lumineuses émises par S 1 et S2
qui peuvent respectivement s’écrire au point M :
2. Déphasage et différence de marche
LSI-2 /ELECTROMAGNETISME 6
La différence de marche entre deux rayons lumineux représente la
différence des chemins optiques parcourus par les deux rayons.
La distance S1S2 est très faible devant la distance séparant S1S2 à l’écran (b<<<D), de même la
distance x est très inférieure devant la distance séparant S1S2 à l’écran (x<<<D)
Avec b=S1S2
La différence de marche ⸹=SS2M-SS1M=S2M-S1M car SS1= SS2
Posons d1=S1M et d2=S2M, on a ⸹=d2-d1
Les deux fentes étant séparées par une distance a et l’écran est à une distance D de ces fentes,
alors au point M situé à la position x sur l’écran, sous un angle theta
𝜹 ≈b*sin(𝜽) (car x<<<D)
Pour 𝜃 très petit sin(𝜃) ≈tan(𝜃) ≈x/D
Ainsi
𝜹 = (𝒃 ∗ 𝒙)/D (Pour de très petits angles)
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3. Franges d’interférence : condition d’interférence constructive et
destructive
Condition d’interférence constructive
Deux ondes interfèrent de façon constructive quand leur déphasage est un multiple de 2π, c'est-
à-dire quand la différence de chemin optique est un multiple pair de longueur d'onde, celles-ci
constituent les franges brillantes :
Δ 𝜙 =2pπ ou δ=pλ avec p ∈ Z
Condition d’interférence destructive
Deux ondes interfèrent de façon destructive quand leur déphasage est un multiple impair de π,
c'est-à-dire quand la différence de chemin optique est un multiple impair de demi-longueur
d'onde, celles-ci constituent les franges sombres :
Δ 𝝓 =(2p+1) π et δ=(2p+1) λ/2 avec p ∈ Z
4. Interfrange
Un interfrange est la distance entre deux franges brillantes
consécutives. On a :
i=( λ.D)/a i en (m)
Démonstration
La différence de marche d’une onde lumineuse est 𝛿 = 𝑏 𝑠𝑖𝑛(𝜽)
(Où 𝜃 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑀)
Condition d’interférence constructive (frange brillante ) : Pour avoir
une frange brillante, 𝛿 = 𝑘 𝛌 avec 𝑘 𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑍 donc 𝑏 𝑠𝑖𝑛(𝜽)=
𝑘𝛌
Pour de petits angles sin(𝜃) ≈tan(𝜃) ≈x/D donc x= (𝑘 𝛌 𝐃)/𝐛
Or l’interfrange est la distance entre deux franges brillantes
consécutives :
i=(xk+1)-(xk)=[ ((𝑘 + 1) 𝛌 𝐃)/𝐛]-[ (𝑘 𝛌 𝐃)/𝐛]= ( 𝛌 𝐃)/𝐛
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De façon analogue on procèdera pour les ondes destructives et on
obtient finalement i= 𝛌 𝐃/𝐛
5. Différence entre l’interférence constructive et destructive
6.
Type Différence de Déphasage Intensité Frange
d’interférence marche 𝛿 𝜙
Constructives 𝛿=𝑘 𝛌 𝜙 = 2𝑘 π maximale brillante
Destructives 𝛿 = (𝑘 + 1/2) 𝛌 𝜙 = (2𝑘 + 1) π minimale sombre
III. Autres dispositifs d’interférence
1. Dispositif par division de fronts d’onde
Il s’agit des dispositifs qui produisent deux ondes cohérentes en scindant un
même front d’onde d’une source unique. On crée ainsi deux faisceaux issus du même
front d’onde qui vont se superposer plus loin. Comme exemples de dispositifs à
divisions de fronts d’ondes, nous avons dans un tableau récapitulé ceux-ci :
Dispositif Méthode de propagation de l’onde Type de franges
Fentes de Young Division de front Franges/bandes parallèles
Miroir de Fresnel Réflexion Franges circulaires
Biprisme de Fresnel Réfraction Franges rectilignes
Miroir de Lloyd Réflexion Franges inversées
2. Dispositif à division d’amplitude
Il s’agit d’un dispositif qui permet la réflexion et la transmission partielles d’une
onde à une interface. Les deux ondes issues de cette séparation (réfléchies et
transmises) suivent des chemins différents puis se recombinent pour interférer.
Comme dispositifs à divisions d’amplitude, nous avons :
➢ Interféromètre de Michelson : Une lame semi-réfléchissante divise le
faisceau incident en deux, suivant les deux miroirs de l’interféromètre de
Michelson, puis chaque partie est renvoyée par un miroir puis
recombiné.
➢ Interféromètre de Fabry-Pérot
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➢ Interféromètre de Mach-Zehnder.
IV. Utilisation du phénomène d’interférence dans la vie courante
Les interférences lumineuses ont de nombreuses applications dans notre quotidien,
et nous avons par ailleurs :
1. Application en mesure physique (météorologie optique) : Grace aux
interférences, il nous est possible de mesurer des grandeurs avec une
possibilité d’atteindre une précision nanométrique.
a) Mesures de petites distances (déplacements avec un
interféromètre de Michelson ou de Fabry-Pérot)
Ces appareils nous permettent de mesurer :
✓ Le déplacement d’un miroir
✓ L’épaisseur d’une lame
✓ La dilatation thermique
✓ Les vibrations mécaniques
2. Application en spectroscopie
Les interféromètres de Fabry-Pérot, de Michelson et de Mach-Zehnder
sont essentiels pour séparer des longueurs d’ondes très proches. Ils
permettent d’étudier :
Les raies spectrales très fines
La transition atomique au sein de la matière
L’analyse chimique et astronomique
3. Application à l’industrie et à la technologie
On utilise le phénomène d’interférence pour fabriquer :
o Des miroirs de haute réflectivité
o Des filtres optiques (anti-reflet, bande passante)
o Revêtement anti-éblouissement
o Verres dichroïques
4. Application dans la recherche fondamentale
Les phénomènes d’interférences permettent dans le domaine de la recherche
fondamentale :
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▪ La sélection des ondes gravitationnelles (L.I.G.O) : le détecteur
L.I.G.O un énorme interféromètre de Michelson de 4 Km qui est
capable de détecter un déplacement de l’ordre de 10−18 𝑚.
▪ Le test de la cohérence des lasers
▪ La cohérence temporelle
▪ La cohérence spatiale
▪ La largeur spatiale
5. En radio et télécommunication
En radio, une interférence est la superposition de deux ou plusieurs ondes. Il
est fréquent pour les fréquences de quelques centaines de kilohertz qu’une
antenne de réception reçoit simultanément de l’onde en direct en provenance
de l’émetteur et une (ou plusieurs) onde(s) refléchie(s)
V. Exercice d’application : Franges d’interférences rectilignes
Deux ondes cohérentes issues d’une division de fronts d’ondes arrivent sur un écran
situé à D=2 m. La distance entre les deux sources S1 et S2 est a=1 mm, la longueur
d’onde utilisée est λ=600 nm
1) Calculer l’interfrange i
2) Donner la condition pour avoir une frange brillante d’ordre k
VI. Solution de l’exercice d’application
Données : D=2 m ; a=1 mm ; λ=600 nm
1. Calcul de l’interfrange :
𝛌𝐃
𝒊= A.N
𝒂
𝟔𝟎𝟎 ∗ 𝟏𝟎−𝟗 ∗ 𝟐
𝒊=
𝟏𝟎−𝟑
𝒊 = 𝟏. 𝟐 ∗ 𝟏𝟎−𝟑 𝒎
2. Condition d’obtention d’une frange brillante
𝛿=𝑘𝛌
𝒂∗𝒙
𝐿𝑎 𝑑𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑 ′ 𝑎𝑏𝑠𝑐𝑖𝑠𝑠𝑒 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝜹 =
𝑫
𝒂∗𝒙 𝛌∗𝐃
Donc la frange brillante est donnée par =𝑘 𝛌 , xk=𝒌 ∗ =𝒌∗𝒊
𝑫 𝒂
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CONCLUSION
Tout compte fait, l’interférence lumineuse est un phénomène fondamental de la physique
ondulatoire. Elle repose sur la superposition d’ondes produisant sur des renforcements ou des
annulations d’ondes. Ce phénomène est visible dans la lumière, le son, et tout autre onde
électromagnétique.
Bibliographie :
- Dictionnaire de l’encyclopédia Universalis
- [Link]
- Skolarr
- YouTube : Florence RAFFIN COURS Diffraction et interférences
- YouTube : E-learning physique
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