Comptabilisation des opérations en devises
Comptabilisation des opérations en devises
1. PRINCIPES GENERAUX
ELEMENTS MONTANT
Prix d’achat (Net financier) A
Tous les frais facturés par le fournisseur étranger B
Droits de douane C
Base TVA= A + B + C D
TVA totale(F) = 0,18 D
TVA non déductible (G) = F × (100% - %prorata) G
Frais internes d’acquisition H
COÛT D’ACQUISITION = D + G + H F
TVA déductible (J) = F × prorata
NB : Traitement des avances lors de l’acquisition
La différence relative au montant de l’avance doit être imputée au coût d’acquisition de
l’immobilisation de la manière suivante:
Si : (Avance en monnaie étrangère × cours du jour de l’avance) – (Avance en monnaie
étrangère × cours du jour d’acquisition) ¿ 0 alors la différence vient en augmentation
du coût d’acquisition du bien
Si : (Avance en monnaie étrangère × cours du jour de l’avance) – (Avance en monnaie
étrangère × cours du jour d’acquisition) ¿ 0 alors la différence vient en diminution du
coût d’acquisition du bien
Remarque :
Tous les frais facturés par le fournisseur étranger sont soumis à la TVA. Ces frais peuvent
être : transport, transit, assurance, …
2.3. APPLICATION
L’entité COUNA achète le 10 septembre N, par importation des USA,
une machine industrielle aux conditions suivantes :
Machine HT : 50 000 Dollars
Transit HT : 1 000 000 F CFA
Assurance HT : 1 500 000 F CFA
Droit de douane HT : 3 500 000 F CFA
Transport du matériel du port à l’entreprise : 500 000 F CFA
Le montage du matériel est fait par les ouvriers de l’entreprise :
300 000 F CFA
Prorata de déduction 80%
Le 30/9/N, l’entité règle les 2/4 de la machine au fournisseur
Le 30/11/N, l’entité règle le 1/4 de la machine au fournisseur
Le solde sera réglé en fin janvier N+1.
Frais accessoires et TVA sont réglés au transitaire, au comptant
(chèque).
Travail à faire : Calculer le cout d’acquisition du matériel et présenter
les écritures comptables nécessaires, sachant que le cours du Dollar est
de :
1 Dollar = 650 F CFA le 10/09/N
1 Dollar = 685 F CFA le 30/09/N
1 Dollar = 635 F CFA le 30/11/N
1 Dollar = 670 F CFA le 31/12/N
1 Dollar = 640 F CFA le 30/01/N+1
3.1.2. APPLICATION
Une société Ivoirienne emprunte le 01/07/N, auprès d’une banque
d’Afrique du sud, une somme 1 000 000 de Rands, remboursable en 5
annuités constantes, au taux d’intérêt de 15 % l’an.
01/07/N : 1 Rand = 100 FCFA
31/12/N : 1 Rand = 105 F CFA
01/07/N+1 : 1 Rand = 102 FCFA
31/12/N+1 : 1 Rand = 107 F CFA
Travail à faire : Présenter le tableau d’amortissement de l’emprunt et
les écritures comptables nécessaires au 01/07/N, au 31/12/N, au
01/01/N+1, au 01/07/N+1, au 31/12/N+1.
3.2.2. APPLICATION
Une société Ivoirienne prête le 01/05/N, à une entreprise Sud-Africaine,
une somme de 500 000 Rands, remboursable par amortissement constant
sur 5 ans, au taux d’intérêt de 15 % l’an.
01/05/N : 1 Rand = 100 FCFA
31/12/N : 1 Rand = 105 F CFA
01/05/N+1 : 1 Rand = 102 FCFA
31/12/N+1 : 1 Rand = 107 F CFA
Travail à faire : Présenter le tableau d’amortissement du prêt et les
écritures comptables nécessaires au 01/05/N, au 31/12/N, au
01/01/N+1, au 01/05/N+1, au 31/12/N+1.
1.1 COMPTABILISATION
En cas d’application de l’article 57, l’écart de conversion est calculé individuellement sur
chaque dette et chaque créance. Mais une seule provision financière est calculée pour couvrir
les écarts de conversion – actif réalisés sur les dettes et sur les créances.
401 Fournisseurs A
411 Clients B
479 Ecart de conversion – passif C
(Constatation de l’ECP)
478 Ecart de conversion – actif D
401 Fournisseurs E
411 Clients F
(Constatation de l’ECA)
6591 Charges pour provision sur risque à court terme G
499 Provision pour risque à court terme G
(Constatation de la provision sur les ECA)
Remarque :
Les écarts de conversion peuvent être comptabilisés client par client ou fournisseur par
fournisseur.
La provision financière est unique donc une seule comptabilisation.
G=H-I
H= (cumul des dettes – cumul des créances) × cours initial
I= (cumul des dettes – cumul des créances) × cours final
1.2 APPLICATION
Certaines opérations effectuées par l’entreprise HARDY avec des clients et fournisseurs
anglais et devant être dénouées en mars N+1, font ressortir respectivement un ensemble de
gains latents de 600 000 F CFA et un ensemble de pertes latentes de 850 000 F CFA.
MERLIN bénéficie de l’application de l’article 57 du SYSCOHADA.
Régularisez cette situation au 31/12/N dans les livres de la HARDY.
TRAVAUX DIRIGES
EXERCICE N°1
Le 04/08/2010, la société ALOMA achète par importation auprès d’un
fournisseur Américain une machine industrielle d’un montant HT de
54 000 dollars, Remise 5%, Escompte 2%, Avance de 20 000 dollars.
Le 06/08/2010, le transitaire TOME assure pour le compte de ALOMA
les opérations suivantes :
Transit HT 5 000 000 F,
Douane HT 6 000 000 F,
Transport HT 1 000 000 F,
Déclaration TVA 18%.
Le transitaire est réglé au comptant par chèque.
Le 08/08/2010, Installation et mise en service de la machine par les
ouvriers de ALOMA à 1 200 000 F.
Cette acquisition a fait l’objet d’un emprunt auprès d’une banque.
Les charges financières dues à cet emprunt sont de 1 215 600 F.
Cette immobilisation est un actif qualifié.
Le 10/10/2010, ALOMA règle par virement bancaire les 2/3 de la dette
fournisseur d’investissements.
Le 15/01/2011, Règlement du solde fournisseur investissements par
chèque.
Le matériel est amorti en dégressif à taux décroissant sur 6 ans.
Le prorata de déduction de la TVA est de 75%.
Travail à faire
1. Présenter la facture fournisseur machine (en $) et celle du
transitaire (en CFA).
2. Calculer le cout d’acquisition du matériel.
3. Présenter les écritures nécessaires chez ALOMA du 04/08/2010
au 31/12/2011.
NB : Le cout du dollar est :
Le jour du paiement de l’avance, le Dollar était à 615 FCFA
Le 04/08/2010 → 1 dollar = 600 F CFA; Le 08/08/2010 → 1 dollar = 605
FCFA
Le 10/10/2010 → 1 dollar = 590 F CFA; Le 31/12/2010 → 1 dollar = 625
FCFA
Le 01/01/2011 → 1 dollar = 605 F CFA; Le 15/01/2011 → 1 dollar = 585
FCFA
EXERCICE N° 3
Une entreprise Ivoirienne accorde un prêt de 850 000 Dollars à une
entité américaine le 01 /05/2017. Le remboursement de l’emprunt se
fera par amortissement constant sur 4 ans, au taux d’intérêt annuel
de 12%.
Les cours du dollar sont :
01/05/2017 → 1 Dollar = 600 F CFA
31/12/2017 → 1 Dollar = 580 F CFA
01/05/2018 → 1 Dollar = 610 F CFA
31/12/2018 → 1 Dollar = 615 F CFA
01/05/2019 → 1 Dollar = 585 F CFA
Travail à faire : Présenter les calculs nécessaires et les écritures
de 2017 à 2018.
1. GENERALITE
L’Etat et les collectivités publiques peuvent aider les entreprises par plusieurs moyens :
- Les subventions
- Les aides publiques
- Les prêts publics
- Les apports en capital
C’est une aide accordée par l’Etat ou par les organismes publics ou privés à une personne ou une
organisation privée ou publique dans le cadre d’un projet. Cette aide peut être une somme d’argent ou
un bien remis à fonds perdus aux entreprises ou à d’autres organismes. On distingue selon leur
utilisation, trois types de subventions :
Les subventions d’exploitation
Les subventions d’équilibre
Les subventions d’investissement
2.1.1. DEFINITION
C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou par les collectivités publiques et privées dans
le but de maintenir ou de compenser l’insuffisance du prix de vente administré, ou à faire face à des
charges d’exploitation de cette entreprise.
Exemple : La subvention accordée par l’Etat à la SOTRA pour maintenir le prix de vente des cartes de
transport scolaire à 3 000 F.
2.1.2. LA COMPTABILISATION
La subvention d’exploitation est un produit imposable à l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux (IBIC). Elle permet à l’entreprise d’exercer une activité d’exploitation. La
comptabilisation se fait en deux étapes :
La promesse ou la notification
La réception de la subvention
5… Trésorerie … A
2.2.1. DEFINITION
C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou par les collectivités publiques et privées pour
permettre à l’entreprise d’annuler totalement ou partiellement une perte qu’elle aurait dû subir si cette
subvention n’avait pas été accordée.
Par exemple, une subvention accordée par l’Etat pour inciter les agriculteurs à développer l’agriculture
bio.
2.2.2. LA COMPTABILISATION
La subvention d’équilibre est un produit hors activité ordinaire imposable immédiatement à l’IBIC à la
fin de l’année de sa réception.
5… Trésorerie … B
Application
La société YT reçoit, le 10 avril N, un courrier du ministère de l’Etat l’informant de l’encaissement
prochain d’une subvention de 160 000 000 destinée à compenser des pertes d’exploitation. le 31/08/N,
la société reçoit la subvention par virement bancaire..
TAF : Passer les écritures nécessaires
2.3.1. DEFINITION
C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou les collectivités publiques et privées pour
acquérir des immobilisations ou pour créer une activité à long terme. La subvention d’investissement
est aussi appelée subvention d’équipement.
2.3.2. LA COMPTABILISATION
La subvention d’équipement est accordée à l’entreprise pour un financement à long terme donc
c’est une ressource stable à comptabiliser dans les capitaux propres. La comptabilisation se fait en
trois étapes :
La notification ou la promesse
La réception de la subvention
L’amortissement de la subvention
La subvention peut être une somme d’argent ou une immobilisation mise à la disposition de
l’entreprise.
[Link]. En cas de fonds mise à la disposition de l’entreprise
L’entreprise reçoit effectivement la somme qui lui a été promise.
5… Trésorerie … C
2… Immobilisation … C
Remarque : La reprise de la subvention peut être calculée dans les mêmes conditions que le calcul de
l’annuité de l’immobilisation concernée.
Le plan d’amortissement de la subvention
14 Subvention d’investissement D
799 Reprise sur subvention d’investissement D
(Amortissement de la subvention)
14 Subvention d’investissement E
799 Reprise sur subvention d’investissement E
(Amortissement de la subvention)
Dans ce cas, l’immobilisation peut être cédée à tout moment. La loi oblige l’entreprise à amortir la
subvention sur une durée maximale de 10 ans. L’annuité de reprise de la subvention sera identique sur
les 10 ans.
14 Subvention d’investissement F
799 Reprise sur subvention d’investissement F
(Amortissement de la subvention)
F : Le montant de la subvention reprise à la fin de l’année. Ce montant est identique sur toute la
période d’amortissement.
Application
La société konaris, acquiert un terrain le 01/09/N, au prix de 50 000 000, pour y implanter une unité de
production. Pour l’aider à financer cette acquisition, une subvention de 25 000 000 lui est attribuée et
versée le même jour par l’Etat.
TAF :
1. Enregistrer les opérations du mois de septembre,
2. Enregistrer les opérations de clôture d’exercice en envisageant successivement les hypothèses
suivantes.
- Hypothèse 1 : une clause d’inaliénabilité de 20 ans est prévue par le contrat d’attribution de la
subvention.
- Hypothèse 2 : aucune clause d’inaliénabilité n’est prévue
14 Subvention d’investissement G
799 Reprise sur subvention d’investissement G
(Amortissement de la subvention)
G : Le montant de la subvention restante à la date cession de l’immobilisation.
Application
La société DIBY cède au comptant par chèque bancaire, le 01/10/N, une machine industrielle acquise
le 01/01/N-2 au prix de 5 000 000 HT. La durée d’utilité de la machine est de 10 ans et amortissable
en dégressif. Le prix de cession est de 3 400 000 HT. La société DIBY a bénéficié de la part d’une
collectivité décentralisée d’une subvention de 3 000 000 pour fi nancer cette acquisition. Toutes les
écritures relatives à cette opération sont passées le 01/10/N.
TAF : Passer toutes les écritures relatives à cette cession.
Selon le PCGO, pour les immobilisations qui ont fait l’objet d’une décomposition, les
subventions sont ventilées proportionnellement entre les différents composants, sauf si
elles ne sont pas significatives. Si leur montant n’est pas significatif ou si la ventilation
n’est pas possible, les subventions sont amorties et reprises au même rythme
l’amortissement du composant structure. La décomposition des immobilisations ne
concerne que les immobilisations amortissables.
Application
Le 01/01/N, la société DIBY acquiert un matériel industriel pour un montant de 1 200 000 HT. La
durée d’utilité est estimée à 10 ans. Il comporte un composant estimé à un montant de 480 000 qui
devra être renouvelé chaque 2 ans. L’entreprise utilise le mode d’amortissement lineaire. Pour financer
cet equipement, la société a encaissé le même jour, une subvention d’Etat d’un montant de 425 000.
TAF : Passer toutes les écritures au 31/12/N.
Il s’agit essentiellement des avances, des prêts et des apports en capital effectué par l’Etat
dans les entreprises.
3.1. Une avance publique
Une somme d’argent mise à la disposition de l’entreprise par l’Etat ou les collectivités
publiques pour la réalisation d’une activité. Cette somme est remboursable.
3.1.1 LA COMPTABILISATION
[Link]. La réception de l’avance
5… Trésorerie … H
163 Avance reçue de l’Etat H
(Réception de subvention)
[Link]. Le remboursement
Le remboursement intervient lorsque le projet pour lequel l’avance a été donnée produit
des bénéfices ou ce projet se déroule avec succès. L’entreprise peut être amenée à rembourser
totalement ou partiellement l’avance.
En cas de remboursement total
Tout le montant de l’avance est reversé à l’Etat. Ce type de remboursement intervient
lorsque le projet rencontre un succès à brève échéance. Le remboursement de l’avance se fait
généralement avec le paiement des intérêts.
163 Avance reçue de l’Etat H
6748 Autres intérêts I
5… Trésorerie J
(Remboursement de la subvention)
Application
La société KONARIS a reçu de l’Etat au cours de l’exercice N-1, une subvention globale de 150 000
000 décomposé comme suit:
Subvention d’exploitation: 30 000 000
Subvention d’investissement: 80 000 000
Subvention d’équilibre: 40 000 000,
La créance rattachée à cette subvention a été constatée en N-1 dans les livres de la société KONARIS
conformement aux prescriptions du SYSCOHADA. Mais jusqu’à la date de clôture de l’exercice N-1,
l’Etat n’a effectué aucun virement bancaire au titre de la subvention compte tenu des difficultés
financières de l’Etat liées à la crise sanitaire du fait du COVID 19, l’Etat a procédé à l’annulation pure
et simple de la subvention globale.
TAF :Passer les écritures relatives à l’annulation de la subvention.
TRAVAUX DIRIGES
EXERCICE N°1
La coopérative du nord a bénéficié ces dernières années d’un certain nombre de subvention. Elle a
reçu le 01/03/N une subvention de 50 000 000 accordée par un organisme international pour
l’acquisition d’un matériel de contrôle de la qualité du coton d’une valeur de 50 000 000 HT acquis à
la même date et amortissable en dégressif sur 4 ans.
le 01/04/N, la banque mondiale lui a octroyé une subvention de 2 800 000 pour des travaux
d’amenagements des batiments. La subvention a été versée le 01/07/N lors du démarrage des
travaux( amortissable sur 20 ans) dont le coût total s’est élevé à 14 000 000HT.
Par ailleurs elle avait reçu en N-4 une subvention departementale de 8 000 000 pour l’acquisition d’un
terrain (pas de clause inaliénabilité prévue dans la convention).
Le 01/10/N, la coopérative agricole du nord a payé des taxes spécifiques sur certains produits agricoles
s’élevant à 12 000 000( règlement par chèque bancaire). selon les conventions existantes, l’Etat
procède en fin d’année à un remboursement d’un montant fixe de 20 000 000 afin d’alleger les charges
d’exploitation des cooperatives.
Malgré toutes ces subventions reçues, l’activité de la coopérative du nord sera sanctionnée par un
déficit d’exploitation estimé à 95 000 000 du à une baisse brutale du cours des matières premières.
Afin de lui permettre de poursuivre son activité et dans le but d’encourager le developpement rural,
l’Etat lui accorde une subvention de 65 000 000.
Travail à faire : Présenter les écritures comptables nécessaires de l’année N concernant les
opérations décrites.
EXERCICE N°2
Le 01/08/N, à l’aide d’une subvention de 10 000 000 F CFA reçu de l’état, l’entité KOUNA fait
l’achat d’une machine industrielle 12 000 000 F HT, remise 10%, escompte 2%, port 316 000 F,
TVA 18% et d’un mobilier de bureau 6 000 000 F HT, remise 10%, escompte 2%, port 108 000 F,
TVA 18%.
La subvention promise le 01/06/N a été reçue le 03/07/N par banque.
La machine industrielle a été cédée le 30/04/N+2, à 9 800 000 FHT, TVA 18%.
Aucune écriture n’a été passée par le comptable lors de la cession.
La machine industrielle est amortie en dégressif à taux décroissant sur 8 ans.
Le mobilier de bureau est amorti en linéaire sur 4 ans.
NB : Prorata de déduction de la TVA 80%.
Travail à faire :
LECON 1
DEFINITION
Un contrat de location ou bail est un contrat par lequel, le propriétaire (bailleur) s’engage à
donner son bien (mobilier ou immobilier) à un locataire (preneur) en contre partie du
paiement d’un prix (loyer) par le preneur.
REMARQUE
Si le bailleur contrôle l’utilisation du bien pendant la durée du contrat, le contrat est
appelé contrat de service
Si le preneur contrôle l’utilisation du bien pendant la durée du contrat, le contrat est
appelé contrat de location
Ce sont les différents termes ou mots utilisés dans les contrats de location :
Le type de contrat est défini selon la position du preneur en tenant compte de la durée du
contrat, de la levée de l’option ou du prix de rachat. On distingue deux types de contrat de
location :
Le contrat de location simple
Le contrat de location acquisition
Les contrats de location ou service sont les contrats remplissant les conditions spécifiques
suivantes :
En cas, de contrat de location simple ou de contrat de service le bien n’est pas inscrit
dans le bilan du preneur.
NB :
La valeur de rachat des biens pris en crédit-bail doit être appréciée contrat par contrat
La valeur insignifiante du prix de rachat ne dépend pas du type ou de la taille de
l’entreprise bénéficiaire (du preneur).
Le prix de rachat est apprécié en fonction de la valeur neuve du bien pris en location.
Dans le cas d’un contrat de location acquisition, le bien est inscrit dans le bilan du
preneur.
C’est un contrat par lequel, une personne (le promettant) s’engage à vente un bien à des
conditions déterminées au profit de son partenaire (le bénéficiaire), qui lui s’engage à acheter
le bien aux dites conditions.
LECON 2
DEFINITION
Le crédit-bail ou leasing est une opération de location de bien meuble ou immeuble,
incorporel ou corporel, assorti d’une possibilité de rachat par le locataire à un prix fixé
d’avance.
Le bailleur (le propriétaire) met à la disposition du locataire (le preneur) le bien moyennant le
versement périodique de loyer (redevances).
Le bailleur est un établissement financier qui a pour activité le crédit-bail et les biens sont
acquis par le bailleur pour cette activité.
C’est la somme versée périodiquement par le locataire au propriétaire. Le loyer est payé
régulièrement sur toute la durée du contrat. Il est généralement décomposé en deux parties à
la fin de l’année (le retraitement) :
Pour retraiter la redevance, le contrat de crédit- bail doit remplir certaines conditions :
C’est la somme versée par le locataire en fin de contrat pour acquérir l’immobilisation.
Ce prix est payé après le versement du dernier loyer. Il est fixé d’avance en faveur du preneur.
Il tient théoriquement compte des redevances versées.
C’est la période sur laquelle le locataire doit régulièrement verser le loyer. Cette durée est
irrévocable c'est-à-dire qu’aucune partie ne peut résilier le contrat durant cette période.
C’est le taux qui permet de calculer les intérêts payés de l’emprunt équivalent en cas de
redevance de début de période.
LECON 3
1- GENERALITE
Dans le cas d’un contrat de début de période, le taux réel est obligatoirement calculé. Le
paiement de la première redevance le jour de l’entrée du bien change théoriquement les
caractéristiques de l’emprunt. L’emprunt nouveau théorique est l’emprunt brut diminué de la
première redevance. Le taux au contrat correspondant à l’emprunt brut, il faut alors calculer le
taux correspondant à l’emprunt nouveau. Ce taux est calculé de la manière suivante :
R : La redevance versée
P : Le prix de rachat
I : Le taux d’intérêt
R : La redevance versée
P : Le prix de rachat
I : Le taux d’intérêt
3- LA COMPTABILISATION
3-1-L’entrée de l’immobilisation
(L’entrée de l’immobilisation)
70 Vente A
3… Stock de… A
NB :La deuxième écriture est passée le jour de la vente si l’entreprise utilise l’inventaire
permanent ou à l’inventaire si l’entreprise pratique l’inventaire intermittent.
A : La valeur de l’immobilisation
521 Banque D
(versement de la redevance)
B : le montant de la redevance
C = 0,18 B D= B + C
Si le crédit-bail concerne un bien n’ouvrant pas droit à déduction le loyer est comptabilisée
TTC.
521 Banque D
(réception de la redevance)
Les intérêts courus sont calculés sur le reste de l’emprunt après déduction de
l’amortissement de l’emprunt. Le décompte de la période de calcul, part de la date de l’entrée
du bien dans le patrimoine au 31 décembre de l’année : cette période doit être inférieure à 12
mois. Si le bien rentre au début du mois de janvier, il n’y’ a pas d’intérêts courus à calculer.
Les intérêts courus sont contre-passés au début de l’année suivante (le 1er janvier).
A cette date, l’entreprise doit constater la contre passation les intérêts courus de l’année
précédente
Les redevances sont payées régulièrement chaque année à la date anniversaire de l’entrée du
bien dans le patrimoine de l’entreprise. L’écriture de paiement, le montant à payer sont
identiques sur toute la durée du contrat.
521 Banque D
(versement de la redevance)
521 Banque D
(réception de la redevance)
A partir de la deuxième année, les redevances sont divisées en deux (le retraitement) :
F : montant de l’amortissement n’est pas identique sur toute la durée du contrat. Il dépend de
l’année donc voir tableau d’amortissement de l’emprunt
G : montant de l’intérêt payé n’est pas aussi identique sur toute la durée. (Voir tableau de
l’emprunt
B : le montant du loyer est identique sur toute la durée. (C’est l’annuité dans le tableau de
l’emprunt).
Chez le preneur
Lever l’option
Ne pas lever l’option
Prolonger le contrat
Chez le preneur
521 Banque P
I= P – R
P : Le prix de rachat.
521 Banque P
Chez preneur
Dans ce cas, le prix de rachat n’est pas payé. L’entreprise restitue le bien au bailleur. Cette
opération est assimilée à une cession d’immobilisation. C’est un cas très rare, car le prix de
rachat est généralement attirant. La comptabilisation se fait en plusieurs étapes :
- L’amortissement complémentaire (voir écriture de cession)
- La sortie du bien (voir écriture de cession)
- Le solde des comptes d’amortissement (voir écriture de cession)
- La cession
P : le prix de rachat.
Chez le bailleur
C’est le retour du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Ce retour se fait au prix de rachat et
augmente le stock de marchandise ou produit fini. La comptabilisation se fait en deux étapes :
70 Vente de P
L’entreprise va continuer de verser des loyers. Généralement les loyers du deuxième contrat
sont inférieurs aux premiers
Application
La société Konaris a fait l’acquisition d’un matériel auprès de la banque populaire dans le
cadre d’un contrat de crédit-bail. Le 01/04/N, moyennant le paiement d’une redevance
payable en début d’exercice s’élevant à 50-0 000 durant 5ans. La valeur du matériel est de
2 200 000. la durée d’utilité de la machine est de 8 ans amortissable linéairement. L’option
d’achat étant très incitative, le locataire compte la lever. Le prix d’achat résiduel est fixé à
64500
TAF :
GENERALITE
Dans ce cas, il n’y’a pas de versement de loyer le jour de l’entrée de l’immobilisation dans
le patrimoine de l’entreprise. Toutes les redevances sont payées à la fin de la période
préalablement définie. Cette période peut être mensuelle, trimestrielle, annuelle…
A la fin de chaque année, toutes les redevances sont retraitées c'est-à-dire décomposées en
amortissement et en intérêts.
Le taux fournit par le sujet (taux au contrat) est le taux réel correspondant à l’emprunt. En cas
de non existence de taux au contrat le calcul se fait de la manière suivante :
2- LA COMPTABILISATION
Chez le preneur
2… L’immobilisation A
70 Vente A
3… Stock de… A
A : La valeur de l’immobilisation
521 Banque D
(versement de la redevance)
521 Banque D
Chez le preneur
F : montant de l’amortissement n’est pas identique sur toute la durée du contrat. Il dépend de
l’année donc voir tableau d’amortissement de l’emprunt
G : montant de l’intérêt payé n’est aussi identique sur toute la durée. (Voir tableau de
l’emprunt
B : le montant du loyer est identique sur toute la durée. (C’est l’annuité dans le tableau de
l’emprunt).
Chez le preneur
Lever l’option
Ne pas lever l’option
Prolonger le contrat
Chez le preneur
521 Banque P
P : Le prix de rachat.
Chez le bailleur
521 banque P
Chez le preneur
Dans ce cas, le prix de rachat n’est pas payé. L’entreprise restitue le bien au bailleur. Cette
opération est assimilée à une cession d’immobilisation. C’est un cas très rare, car le prix de
rachat est généralement attirant. La comptabilisation se fait en plusieurs étapes :
P : le prix de rachat.
Chez le bailleur
C’est le retour du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Ce retour se fait au prix de rachat et
augmente le stock de marchandise ou produit fini. La comptabilisation se fait en deux étapes :
70 Vente de P
L’entreprise va continuer de verser des loyers. Généralement les loyers du deuxième contrat
sont inférieurs aux premiers
(Voir écriture de versement des loyers)
LECON 5
GENERALITE
Les contrats de location simple ou service sont les contrats remplissant les conditions
spécifiques suivantes :
En cas, de contrat de location simple ou de contrat de service le bien n’est pas inscrit
dans le bilan du preneur.
1- LA COMPTABILISATION
2-1- Lors de la mise en location du bien
2-1-1- chez le preneur
De façon générale, les loyers payés sont comptabilisés en charges. Le montant total du bien
est reparti linéairement sur toute la durée du contrat.
521 Banque D
(versement de la redevance)
2-1-2-Le bailleur
Le bien mis en location –simple doit être toujours inscrit au bilan du bailleur. Les loyers
versés par le preneur sont comptabilisés en produit.
521 Banque D
7073 Location B
(réception de la redevance)
Dans ce cas, il y’a acquisition d’une immobilisation par le preneur. Cette immobilisation est
acquise à la valeur du bien à la fin du contrat (valeur résiduelle). Cette valeur résiduelle est
généralement le prix de rachat fixé dans le contrat (pour le crédit-bail). L’immobilisation
rentre dans le bilan du preneur.
2… Immobilisation … P
C’est une vente de bien (marchandise ou produit fini). Le bien vendu sorti du stock du bailleur
selon la méthode d’inventaire pratiqué.
411 Client B
70 Vente….. P
.
2-3- En cas de non levée de l’option
La SUCAF désire acquérir un matériel industriel d’une valeur de 25 000 000 F HT et ayant
une durée d’utilisation de 5 ans.
Les redevances annuelles du crédit-bail s’élève à 6 125 000 F HT pendant 4 ans à compter du
01/09/N.
NB : La valeur brute des immobilisations au bilan le 01/09/N est 312 500 000 F.
Travail à faire
1- Déterminez le taux réel ou le taux équivalent de l’emprunt
2- Présentez le tableau d’amortissement de l’emprunt
3- Passez les écritures nécessaires au 01/09/N, au 31/12/N et au 01/01/N+1
EXERCICE 2
La SARL West African Group a signé un contrat de leasing (crédit bail) avec la société
Locabail. Ce contrat est stipulé de la façon suivante :
Matériel industriel : Prix H.T. de 5.000.000 amortissable linéairement sur 10 ans.
Ce matériel a été livré par Locabail. le 1er septembre N et mis en service par la SARL
West Africain Group le même jour.
Redevances annuelles : 1.575.000 HT payable par chèque bancaire le 1er septembre de
chaque année sur 5 ans ; valeur de la levée d’option (rachat) 170.910 HT.
La première redevance a été payée le 1er septembre N+1.
Total brut des immobilisations de West Africain Group : 80.000.000
Travail à faire :
1) Après avoir déterminé le taux de l’emprunt appelé ‘’ taux réel ‘’ ; présenter le tableau
d’amortissement de l’emprunt et passer toutes les écritures que vous jugerez
nécessaires en N, N+1 et N+2 chez le preneur et chez le fournisseur.
2) Passer les écritures de fin de contrat en retenant les deux hypothèses suivantes :
- cas de levée d’option ;
- cas de non levée d’option.
Exercice 3
Une entreprise souscrit un contrat de crédit-bail, le 30/06/N, pour l’obtention d’un matériel de
fabrication (que la société de crédit-bail achète dans ce but) d’une durée normale d’utilisation
de 8 ans. Le prix total d’acquisition et installation de ce matériel est indiqué dans le contrat :
200 000 000 F CFA.
Le contrat de crédit – bail porte sur une durée de 6 ans et fait mention d’un taux du contrat de
13 % l’an ; il prévoit :
Date d’approbation
La date d’approbation est celle de la décision d’adoption des états financiers par les associés (cas des
sociétés). Elle doit intervenir dans les six mois à compter de la date de clôture de l’exercice (art. 72
de l’AUDCIF et art. 140 de l’AUSCGIE).
En dehors des principes comptables, application de la théorie des évènements postérieurs doit tenir
compte de l’hypothèse de base de continuité d’exploitation (art. 39 de l’AUDCIF) : Un évènement,
même non rattachable directement à l’exercice clos, s’il remet en cause la continuité de l’exploitation
qui est l’hypothèse sous laquelle sont établis les comptes annuels, ceux-ci doivent être repris en
valeurs liquidatives.
Ce sont les événements qui viennent confirmer ou infirmer une situation qui avait pris naissance
avant la clôture de l’exercice et qui fournissent ainsi des informations complémentaires sur
l’évaluation des actifs et des passifs de l’entité à la clôture de l’exercice.
b) Conséquence comptable
Une entité doit ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers pour refléter des
événements postérieurs à la fin de la clôture de l’exercice donnant lieu à des ajustements.
Exemple
Le règlement, après la clôture de l’exercice, d’une action en justice qui confirme que l’entité
avait une obligation actuelle à la date de clôture. L’entité ajuste toute provision
comptabilisée antérieurement liée à cette action en justice, selon les dispositions relatives
aux provisions. L’entité ne se contente pas d’indiquer dans ses notes annexes un passif
éventuel, parce que le règlement de l’affaire fournit des indications complémentaires qui
doivent être traitées selon les dispositions relatives aux provisions.
La réception, après la clôture de l’exercice, d’informations indiquant qu’un actif s’était
déprécié à la fin de la clôture de l’exercice, ou que le montant d’une perte de valeur
préalablement comptabilisée au titre de cet actif doit être ajusté. Par exemple :
- Ia faillite d’un client survenant après la clôture de l’exercice confirme généralement
qu’une perte sur une créance existait à la fin de la clôture de l’exercice et que l’entité
doit ajuster la valeur comptable de la créance ;
- la vente de stocks après la fin de la clôture de l’exercice peut donner des indications sur
leur valeur nette de réalisation à la fin de la clôture de l’exercice ;
L’expertise, évaluations, cessions amenant à dégager une valeur inférieure à la valeur nette
comptable d’une immobilisation à la clôture ;
La détermination, après la clôture de l’exercice, du coût d’actifs achetés ou des produits
actifs vendus avant la fin de la clôture de l’exercice ;
La détermination, après la clôture de l’exercice, du montant des paiements à effectuer au
titre de l’intéressement ou de primes si, à la fin de la clôture de l’exercice, l’entité avait une
obligation actuelle juridique ou implicite d’effectuer ces paiements du fait d’événements
antérieurs à cette date ;
Les retours de marchandises livrées avant la clôture ;
Les faits ou informations sur l’existence ou le montant d’un risque existant à la clôture.
La découverte de fraude ou d’erreurs montrant que les états financiers sont incorrects.
APPLICATION
Parmi les créances de la société CREANCAS figure un montant représentant la créance de FAILLITAS
d’une valeur de 25 000 000 qui est dépréciée à la hauteur de 60%. La société CREANCIAS apprend un
mois plus tard avant l’arrêté des comptes que la société FALLITAS est tombée en faillite. Selon une
décision de la justice, FAILLITAS ne devra payer que 60% de ces dettes. La datte d’arrêté des comptes
est le 30 avril N+1.
CORRIGE
Il s’agit d’un événement qui survient après la clôture de l’exercice et avant l’arrêté des comptes. Cet
événement confirme qu’une perte existait déjà sur cette créance à la date de clôture. Au 31/12/N,
une dépréciation avait été enregistrée à la hauteur de : 15 000 000 (25 000 000x60%).
31/12/N
Douteuse)
31/12/N
créances
On passe une écriture comptable pour traduire l’événement survenant après le 31/12/N. Il faut
ajuster la valeur comptable de la créance au bilan, en constatant une perte sur créance irrécouvrable
de 10 000 000 (25 000 000 x 40%) pour la partie perdue. Et, par prudence, une dépréciation est
maintenue au bilan à la hauteur de 15 000 000 tant que le client n’aura pas payé. Cette dépréciation
sera reprise au fur et à mesure de l’apurement de la créance.
2.2.2. Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice ne donnant pas lieu des ajustements
a) Principe
Si des événements font apparaître une situation nouvelle postérieure à la date de fin de la clôture de
l’exercice (situation ayant pris naissance après la clôture de l’exercice), aucun ajustement ne doit être
constaté dans les états financiers de l’exercice N, mais une mention dans les Notes annexes doit être
fournie s’ils sont significatifs.
b) Caractère significatif
Cet événement postérieur à la clôture de l’exercice est significatif si l’absence d’indication dans les
Notes annexes peut influencer les décisions prises par les utilisateurs sur la base des financiers.
Exemple
un incendie détruisant une partie importante de l’outil de production ;
litige, procs dont la cause est postérieure l’exercice ;
un regroupement d’entités ;
une cession de
l’annonce ou mise en œuvre d’un plan de restructuration ;
une modification du taux d’impôt qui n’aurait pas été adoptée ou quasi-adoptée à la clôture ;
la baisse de la valeur de négociation de placements financiers entre la date de fin de la
clôture de l’exercice et la date d’arrêté des états financiers.
APPLICATION
La société LITIGAS a un litige avec un fournisseur qui a fait l’objet d’une provision au passif du
bilan au 31/12/N pour un montant de 50 000 000. Une décision de justice intervient le
30/09/N+1 condamnant la société LITIGAS à verser 75 000 000. L’arrêté des comptes est
intervenu le 30/04/N+1.
Mission : Procéder aux régularisations nécessaires.
CORRIGE
d’exploitation
RAPPORT DE GESTION :
Importants
(1) Evènement ayant un lien direct avec l’exercice clos (dépendant de l’exercice clos), donc rattachable à
l’exercice,
(2) Evènement n’ayant pas de lien direct avec l’exercice clos (indépendant de l’exercice clos), donc non
rattachable à l’exercice,
(3) Le modèle de la Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice est présenté à la fin de ce
thème (Note additive aux Notes annexes de base selon l’avis CNC OHADA devenue CNPC OHADA).
APPLICATION
Opération 1 : La société ABELAS évalue au 31 décembre N après la constatation d’une dépréciation,
les stocks de marchandises en utilisant la méthode du CMUP à 40 000 000 dans une situation de
récession et d’autres tendances négatives du marché. Ces stocks dépréciés n’ont pas pu être vendus
au mois de janvier N+1. La société ABELAS vend enfin le 20 février N+1 ses stocks de marchandises
pour 28 000 000. La date d’arrêté des comptes est le 30 Mars N+1.
Opération 2 : Un incendie survient fin février N+1 dans la société DETRUITAS et détruit un atelier de
stockage matières premières représentant 25% de la capacité de production. Les dommages sont
estimés à 75 000 000 mais ne remettent en cause la continuité d’exploitation.
Opération 3 : En mars N+1, la société LITIGAS débute un litige peu important résultant d’évènements
survenus après la date de clôture. La date d’arrêté des comptes de la société LITIGAS est le 15 Avril
N+1.
Opération 4 : La société PORTAS détenant un portefeuille de titres à la clôture de l’exercice constate
une chute des cours de bourse début N+1. A la date d’arrêté des comptes, le portefeuille titre a baissé
de 60%. L’impact sur les comptes annuels est jugé significatif.
Mission : Procéder aux régularisations nécessaires.
CORRIGE
Opération 1 : La perte probable de 12 000 000 (40 000 000-28 000 000) doit être comptabilisée dans
les comptes de l’exercice N au 31 décembre parce qu’elle intervient avant la date d’arrêté des
comptes. Ainsi, il convient de constater une dépréciation des stocks dans les comptes annuels de
l’exerce N pour un montant (supplémentaire) de 12 000 000.
L’écriture de dépréciation supplémentaire est la suivante :
31/12/N
6593 Charges pour dépréciations de stocks 12 000 000
Opération 2 : L’incendie n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture (évènement indiquant une
situation postérieure à la clôture de l’exercice) et remet pas en cause la continuité d’exploitation : il ne donne
pas lieu à un ajustement des comptes annuels de l’exercice N. Cependant, l’événement étant significatif, une
information dans la Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice est nécessaire.
Opération 3 : Le litige n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture et n’est pas d’une importance
significative. Il ne donne donc pas lieu à un ajustement dans les comptes annuels, ni à une information dans la
Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice de l’exercice N (car l’impact sur les comptes annuels
est jugé non significatif).
Opération 4 :
Une chute brutale début N+1 des cours de bourse en pleine période d’arrêté des comptes annuels de l’exercice
N n’affecte pas l’évaluation des actifs. En effet, l’événement est relatif à l’année N+1 et ne remet pas en cause
la valeur annuelle du cours des titres au 31 décembre. Toutefois, dès lors que les sur l’activité, de la
chute des cours sont jugées significatives, l’entité doit les expliquer dans la Note 38 Evènements postérieurs à
la clôture de l’exercice N.
L’attribution de dividendes ;
La remise en cause du principe de continuité d’exploitation ;
Evènements importants intervenus entre la date d’arrêté des comptes et la date de l’Assemblée
générale ordinaire.
Ne pas établir et présenter les états financiers sur une base de continuité d’exploitation, mais en
valeur liquidatives,
Indiquer dans la partie C de la Note 38 : Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice, la nature
de l’événement(ou des événements) ayant entraîné la remise en cause de la continuité d’exploitation.
Est de rappeler que la situation d’une entité est réputée définitivement compromise lorsque les dirigeants
sociaux ont l’intention, ou n’ont pas d’autre réalité, que de liquider l’entité ou cesser son activité.
Si entre la date de clôture et la date d’arrêté des comptes, l’entité e »st dans une situation d’incertitudes
significatives qui pourrait jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation, elle
doit indiquer ces incertitudes dans la partie C de la Note 38 : Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice.
L’entité doit décrire les jugements importants qui ont conduit à conclure que l’hypothèse de continuité
d’exploitation comme base de préparation des états financiers est appropriée malgré les incertitudes
existantes.
Nous présentons ci-dessous certains faits à considérer comme susceptibles de remettre en cause la continuité
d’exploitation de l’entité.
3.3. Evènements importants intervenus entre la datte d’arrêté des comptes et la date de
l’Assemblée ordinaire.
Selon les dispositions du SYSCOHADA, si de tels événements importants interviennent après l’arrêté des
comptes jusqu’à la datte de l’Assemblée générale, paraît prudent loyal, pour les dirigeants :
Nota : Du point de vue fiscal, les législations fiscales admettent en général le dépôt d’un bilan rectificatif.
Toutefois, il convient dans ce cas tirer les conséquences fiscales conformément aux dispositions du Code
général des dépôts en matière de dépôt de bilan rectificatif.
BLOC NOTES
Validation des écritures comptables
La validation peut être effectuée après chaque saisie, mensuellement ou à
défaut annuellement avant clôture. Des écritures complémentaires peuvent
être enregistrées pour corriger les écritures validées tant l’exercice n’est
pas clôturé. L’écriture initiale est toujours conservée et la correction doit
être conforme aux dispositions de l’article 20 de l’AUDCIF.
L’arrêté des comptes est la date où les comptes annuels, sont figés par les
dirigeants (conseil d’administration, gérant…) avant d’être présentés à
l’AGO.