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Comptabilisation des opérations en devises

Le document traite des opérations en devises, en particulier les principes de comptabilisation des dettes et créances en monnaies étrangères, ainsi que les importations d'immobilisations. Il explique comment calculer les écarts de conversion et les provisions nécessaires, et fournit des exemples d'écritures comptables pour les emprunts et prêts en devises. Enfin, il aborde la comptabilisation des créances et dettes en devises, avec des applications pratiques pour illustrer les concepts.

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Comptabilisation des opérations en devises

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CHAPITRE 1 :

LES OPÉRATIONS EN DEVISES (MONNAIES


ETRANGERES)
Dans le cadre de ses activités, l’entité peut entretenir des relations
commerciales avec l’étranger (des partenaires commerciaux hors zone
CFA).
Toute opération à terme faite en monnaies étrangères, peut entrainer des
fluctuations du fait de l’évolution des cours.

1. PRINCIPES GENERAUX

 Les dettes et créances libellées en monnaies étrangères entrent dans le


patrimoine de l’entité par conversion au cours de change en vigueur à
la date de l’opération.
 A la date d’inventaire, les dettes et créances sont converties sur la base
du dernier cours de change connu. Les différences de conversion
dégagées par cet ajustement des valeurs à l’inventaire ne sont pas
compensées, mais inscrites dans deux comptes d’attentes :
 La totalité de pertes probables ou latentes est inscrite au débit du
compte 478 : Écart de conversion-actif.
 La totalité des gains probables ou latents est inscrite au crédit du
compte 479 : Écart de conversion-passif
 Au regard du traitement des écarts de conversion vis-à-vis du résultat,
la règle de comptabilisation retenue est la suivante :
 Les gains latents n’ont aucune incidence sur le résultat.
 Les pertes probables constatées dans le compte 478 : Écart de
conversion-actif, doivent être immédiatement couvertes par une
provision pour perte de change.
 Il existe cependant, deux exceptions à cette règle de comptabilisation :
 Lorsque des pertes probables ou des gains latents sont attachés à
des opérations de prêts ou d’emprunts affectant deux ou plusieurs
exercices, l’entité doit procéder à l’étalement de ces pertes, ou de
ces gains, sur la durée restant à courir jusqu’au terme des
remboursements ou des encaissements à venir prévus au contrat.
Le montant potentiel de la perte future, ou du gain futur, est
recalculé à la fin de chaque exercice. « Article 56 de l’AUDCIF»
 Lorsque, l’entité décide d’intégrer dans une position globale de
change, toutes ses opérations traitées avec l’étranger, non encore
dénouées à l’inventaire, une compensation est admise entre pertes
probables et gains latents, devise par devise. La dotation à une
provision pour pertes de change est limitée à l’excédent des pertes
probables sur les gains latents. «Article 57 de l’AUDCIF»

2. LES IMPORTATIONS D’IMMOBILISATIONS EN DEVISES


Les biens acquis en devises étrangères sont comptabilisés dans
l’unité monétaire légale du pays par conversion de leur cours en
devises, sur la base du cours de change du jour de l’acquisition.

2.1. PRINCIPE DE COMPTABILISATION


 L’on débite le compte de l’immobilisation concernée de sa
valeur d’entrée (en F CFA), par le crédit du compte fournisseur
investissement.
 Lors du règlement, toute différence entre le prix facturé converti
en F CFA et le prix effectivement payé du fait d’une variation du
cours de change est considérée comme une charge (enregistrée au
compte 656 : pertes de change sur créances et dettes) ou un
produit (enregistré au compte 756 : gain de change sur créances
et dettes).
 Lorsqu’à la date d’inventaire, une fraction de la dette subsiste
encore,
l’on compare le cours de la devise au jour d’acquisition et le
cours de la devise au jour de l’inventaire pour dégager un
écart de conversion (actif ou passif).

2.2 LE COÛT D’ACQUISITION DU BIEN EN MONNAIE ETRANGERE

ELEMENTS MONTANT
Prix d’achat (Net financier) A
Tous les frais facturés par le fournisseur étranger B
Droits de douane C
Base TVA= A + B + C D
TVA totale(F) = 0,18 D
TVA non déductible (G) = F × (100% - %prorata) G
Frais internes d’acquisition H

COÛT D’ACQUISITION = D + G + H F
TVA déductible (J) = F × prorata
NB : Traitement des avances lors de l’acquisition
La différence relative au montant de l’avance doit être imputée au coût d’acquisition de
l’immobilisation de la manière suivante:
 Si : (Avance en monnaie étrangère × cours du jour de l’avance) – (Avance en monnaie
étrangère × cours du jour d’acquisition) ¿ 0 alors la différence vient en augmentation
du coût d’acquisition du bien
 Si : (Avance en monnaie étrangère × cours du jour de l’avance) – (Avance en monnaie
étrangère × cours du jour d’acquisition) ¿ 0 alors la différence vient en diminution du
coût d’acquisition du bien
Remarque :
Tous les frais facturés par le fournisseur étranger sont soumis à la TVA. Ces frais peuvent
être : transport, transit, assurance, …
2.3. APPLICATION
L’entité COUNA achète le 10 septembre N, par importation des USA,
une machine industrielle aux conditions suivantes :
 Machine HT : 50 000 Dollars
 Transit HT : 1 000 000 F CFA
 Assurance HT : 1 500 000 F CFA
 Droit de douane HT : 3 500 000 F CFA
 Transport du matériel du port à l’entreprise : 500 000 F CFA
 Le montage du matériel est fait par les ouvriers de l’entreprise :
300 000 F CFA
 Prorata de déduction 80%
 Le 30/9/N, l’entité règle les 2/4 de la machine au fournisseur
 Le 30/11/N, l’entité règle le 1/4 de la machine au fournisseur
 Le solde sera réglé en fin janvier N+1.
 Frais accessoires et TVA sont réglés au transitaire, au comptant
(chèque).
Travail à faire : Calculer le cout d’acquisition du matériel et présenter
les écritures comptables nécessaires, sachant que le cours du Dollar est
de :
1 Dollar = 650 F CFA le 10/09/N
1 Dollar = 685 F CFA le 30/09/N
1 Dollar = 635 F CFA le 30/11/N
1 Dollar = 670 F CFA le 31/12/N
1 Dollar = 640 F CFA le 30/01/N+1

3. LES EMPRUNTS ET PRÊTS EN DEVISES

3.1. LES EMPRUNTS


3.1.1 PRINCIPE DE COMPTABILISATION
 Présenter le tableau d’amortissement de l’emprunt en devises.
 Débiter le compte 521 Banque du montant de l’emprunt en F CFA, par le
crédit du compte 162 Emprunt.
 A chaque date d’inventaire, constater l’intérêt couru : D 671 / C 166
 A chaque date d’inventaire, l’on compare le cours de la devise au jour
de l’emprunt et le cour de la devise au jour de l’inventaire pour
dégager un écart de conversion (actif ou passif).
 Ecart de conversion actif (ECA) : D 478 / C 162
Si ECA, calculer la provision sur l’écart : D 697 / C 194
 Ecart de conversion passif (ECP) : D 162 / C 479
 A chaque échéance, toute différence entre le montant à rembourser en F
CFA et le montant effectivement payé du fait d’une variation du cours de
change est considérée comme une charge (676 : pertes de change
financières) ou un produit (776 : gains de change financiers).
D 162 : montants de l’amortissement de l’emprunt
D 671 : montant de l’intérêt ;
(D 676) : s’il y a une perte change
C 521 : montant de l’annuité ;
(C 776) : s’il y a un gain change

3.1.2. APPLICATION
Une société Ivoirienne emprunte le 01/07/N, auprès d’une banque
d’Afrique du sud, une somme 1 000 000 de Rands, remboursable en 5
annuités constantes, au taux d’intérêt de 15 % l’an.
 01/07/N : 1 Rand = 100 FCFA
 31/12/N : 1 Rand = 105 F CFA
 01/07/N+1 : 1 Rand = 102 FCFA
 31/12/N+1 : 1 Rand = 107 F CFA
Travail à faire : Présenter le tableau d’amortissement de l’emprunt et
les écritures comptables nécessaires au 01/07/N, au 31/12/N, au
01/01/N+1, au 01/07/N+1, au 31/12/N+1.

1.2 LES PRÊTS

3.2.1 PRINCIPE DE COMPTABILISATION


 Présenter le tableau d’amortissement prêt en devises.
 Débiter le compte 271 prêt et créance du montant du prêt en F
CFA, par le crédit du compte 521 Banque.
 A chaque date d’inventaire, constater l’intérêt couru : D 276 / C
771
 A chaque date d’inventaire, l’on compare le cours de la devise
au jour de l’emprunt et le cour de la devise au jour de
l’inventaire pour dégager un écart de conversion (actif ou
passif).
 Ecart de conversion actif (ECA) : D 478 / C 271
Si ECA, calculer la provision sur l’écart : D 697 / C 194
 Ecart de conversion passif (ECP) : D 271 / C 479
 A chaque échéance, toute différence entre le montant à encaisser
en F CFA et le montant effectivement encaissé du fait d’une
variation du cours de change est considérée comme une charge
(676 : pertes de change financières) ou un produit (776 : gains de
change financiers).
D 521 : montant de l’annuité ;
(D : 676) s’il y a une perte
C 271 : montants de l’amortissement du prêt
C 771 : montant de l’intérêt ;
(C 776) : s’il y a un gain change

3.2.2. APPLICATION
Une société Ivoirienne prête le 01/05/N, à une entreprise Sud-Africaine,
une somme de 500 000 Rands, remboursable par amortissement constant
sur 5 ans, au taux d’intérêt de 15 % l’an.
 01/05/N : 1 Rand = 100 FCFA
 31/12/N : 1 Rand = 105 F CFA
 01/05/N+1 : 1 Rand = 102 FCFA
 31/12/N+1 : 1 Rand = 107 F CFA
Travail à faire : Présenter le tableau d’amortissement du prêt et les
écritures comptables nécessaires au 01/05/N, au 31/12/N, au
01/01/N+1, au 01/05/N+1, au 31/12/N+1.

4. LES CREANCES - DETTES EN DEVISES

1.1 COMPTABILISATION
En cas d’application de l’article 57, l’écart de conversion est calculé individuellement sur
chaque dette et chaque créance. Mais une seule provision financière est calculée pour couvrir
les écarts de conversion – actif réalisés sur les dettes et sur les créances.
401 Fournisseurs A
411 Clients B
479 Ecart de conversion – passif C
(Constatation de l’ECP)
478 Ecart de conversion – actif D
401 Fournisseurs E
411 Clients F
(Constatation de l’ECA)
6591 Charges pour provision sur risque à court terme G
499 Provision pour risque à court terme G
(Constatation de la provision sur les ECA)
Remarque :
 Les écarts de conversion peuvent être comptabilisés client par client ou fournisseur par
fournisseur.
 La provision financière est unique donc une seule comptabilisation.

G=H-I
 H= (cumul des dettes – cumul des créances) × cours initial
 I= (cumul des dettes – cumul des créances) × cours final

1.2 APPLICATION

Certaines opérations effectuées par l’entreprise HARDY avec des clients et fournisseurs
anglais et devant être dénouées en mars N+1, font ressortir respectivement un ensemble de
gains latents de 600 000 F CFA et un ensemble de pertes latentes de 850 000 F CFA.
MERLIN bénéficie de l’application de l’article 57 du SYSCOHADA.
Régularisez cette situation au 31/12/N dans les livres de la HARDY.

TRAVAUX DIRIGES

EXERCICE N°1
Le 04/08/2010, la société ALOMA achète par importation auprès d’un
fournisseur Américain une machine industrielle d’un montant HT de
54 000 dollars, Remise 5%, Escompte 2%, Avance de 20 000 dollars.
Le 06/08/2010, le transitaire TOME assure pour le compte de ALOMA
les opérations suivantes :
 Transit HT 5 000 000 F,
 Douane HT 6 000 000 F,
 Transport HT 1 000 000 F,
 Déclaration TVA 18%.
Le transitaire est réglé au comptant par chèque.
Le 08/08/2010, Installation et mise en service de la machine par les
ouvriers de ALOMA à 1 200 000 F.
Cette acquisition a fait l’objet d’un emprunt auprès d’une banque.
Les charges financières dues à cet emprunt sont de 1 215 600 F.
Cette immobilisation est un actif qualifié.
Le 10/10/2010, ALOMA règle par virement bancaire les 2/3 de la dette
fournisseur d’investissements.
Le 15/01/2011, Règlement du solde fournisseur investissements par
chèque.
Le matériel est amorti en dégressif à taux décroissant sur 6 ans.
Le prorata de déduction de la TVA est de 75%.
Travail à faire
1. Présenter la facture fournisseur machine (en $) et celle du
transitaire (en CFA).
2. Calculer le cout d’acquisition du matériel.
3. Présenter les écritures nécessaires chez ALOMA du 04/08/2010
au 31/12/2011.
NB : Le cout du dollar est :
Le jour du paiement de l’avance, le Dollar était à 615 FCFA
Le 04/08/2010 → 1 dollar = 600 F CFA; Le 08/08/2010 → 1 dollar = 605
FCFA
Le 10/10/2010 → 1 dollar = 590 F CFA; Le 31/12/2010 → 1 dollar = 625
FCFA
Le 01/01/2011 → 1 dollar = 605 F CFA; Le 15/01/2011 → 1 dollar = 585
FCFA

EXERCICE N° 2 (BTS 2019)


En vue de faire face à des dépenses très importantes, la société
DENOSTRA décide d’emprunter la somme de 500 000 Livres Sterling à
la BRITISH BANK de LONDRES.
Le contrat d’emprunt est signé le 01/08/N et les fonds sont mis à la
disposition de la Société DENOSTRA le 05/08/N à travers son compte
chez le correspondant à ABIDJAN la VERSUS BANK déduction faite des
frais de 1 500 000 FHT, TOB 10%.
Cet emprunt est remboursable sur 5 ans par amortissement
constant de fin de période au taux de 12% l’an.
Le cours de la livre sterling (£) par rapport au franc CFA est :
 01/08/N : 1£ = 850 FCFA
 05/08/N : 1£ = 900 FCFA
 31/12/N : 1£ = 880 FCFA
 01/08/N+1 : 1£ = 830 FCFA
 31/12/N+1 : 1£ = 840 FCFA
 01/08/N+2 : 1£ = 870 FCFA
 31/12/N+2 : 1£ = 890 FCFA
Travail à faire :
1. Passer les écritures de constatation de l’emprunt au 01/08/N et
de mise à disposition des fonds le 05/08/N.
2. Dresser le tableau d’amortissement de l’emprunt en livres
sterling.
3. Passer les écritures nécessaires du 31/12/N au 31/12/N+2.

EXERCICE N° 3
Une entreprise Ivoirienne accorde un prêt de 850 000 Dollars à une
entité américaine le 01 /05/2017. Le remboursement de l’emprunt se
fera par amortissement constant sur 4 ans, au taux d’intérêt annuel
de 12%.
Les cours du dollar sont :
 01/05/2017 → 1 Dollar = 600 F CFA
 31/12/2017 → 1 Dollar = 580 F CFA
 01/05/2018 → 1 Dollar = 610 F CFA
 31/12/2018 → 1 Dollar = 615 F CFA
 01/05/2019 → 1 Dollar = 585 F CFA
Travail à faire : Présenter les calculs nécessaires et les écritures
de 2017 à 2018.

CHAPITRE 2: LES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

1. GENERALITE

L’Etat et les collectivités publiques peuvent aider les entreprises par plusieurs moyens :

- Les subventions
- Les aides publiques
- Les prêts publics
- Les apports en capital

2. LES TYPES DE SUBVENTIONS

C’est une aide accordée par l’Etat ou par les organismes publics ou privés à une personne ou une
organisation privée ou publique dans le cadre d’un projet. Cette aide peut être une somme d’argent ou
un bien remis à fonds perdus aux entreprises ou à d’autres organismes. On distingue selon leur
utilisation, trois types de subventions :
 Les subventions d’exploitation
 Les subventions d’équilibre
 Les subventions d’investissement

2.1. TRAITEMENT DE LA SUBVENTION D’EXPLOITATION

2.1.1. DEFINITION

C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou par les collectivités publiques et privées dans
le but de maintenir ou de compenser l’insuffisance du prix de vente administré, ou à faire face à des
charges d’exploitation de cette entreprise.
Exemple : La subvention accordée par l’Etat à la SOTRA pour maintenir le prix de vente des cartes de
transport scolaire à 3 000 F.

2.1.2. LA COMPTABILISATION

La subvention d’exploitation est un produit imposable à l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux (IBIC). Elle permet à l’entreprise d’exercer une activité d’exploitation. La
comptabilisation se fait en deux étapes :

 La promesse ou la notification
 La réception de la subvention

[Link]. La promesse ou la notification de la subvention

L’entreprise reçoit la note lui signifiant le bénéfice d’une subvention.

4495 Etat, subvention d’exploitation à recevoir A


Ou
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
71 Subvention d’exploitation A
(Promesse de subvention)

A : Le montant de la subvention à recevoir


[Link]. La réception de la subvention
L’entreprise reçoit effectivement la somme qu’on lui a promis.

5… Trésorerie … A

4495 Etat, subvention d’exploitation à recevoir


Ou A
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
(Réception de subvention)
Application
La société YT reçoit, le 13 aout N, un courrier du ministère du transport public l’informant de
l’encaissement prochain d’une subvention de 80 000 000 destinée à compenser une insuffisance de son
prix. le 30/09/N, la société reçoit la subvention par virement bancaire..
TAF : Passer les écritures nécessaires
Remarque
Dans le cas où la subvention est destinée à rembourser des frais forfaitaires ou des frais réels
identifiés, les entités bénéficiaires peuvent
Soit directement comptabilisée au crédit du compte 781
Soit au crédit des comptes de charges d’exploitation concernée si la charge pour laquelle la
subvention est donnée est clairement définie. Dans ce cas, le compte 71 est remplacé par le compte
781… ou par un compte de charge par nature 6…par le débit du compte 449 état, créances et dettes
diverses
Application
Le 15 novembre, la formation d’un salarié payée 2 500 000HT par l’entreprise (règlement par chèque
bancaire) a été prise en charge partiellement par l’état. L’aide forfaitaire de l’état a été accordée le 30
novembre N et s’élève à 1 500 000. Taux de TVA 18%.
TAF : Passer les écritures nécessaires

2.2. TRAITEMENT DE LA SUBVENTION D’EQUILIBRE

2.2.1. DEFINITION

C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou par les collectivités publiques et privées pour
permettre à l’entreprise d’annuler totalement ou partiellement une perte qu’elle aurait dû subir si cette
subvention n’avait pas été accordée.
Par exemple, une subvention accordée par l’Etat pour inciter les agriculteurs à développer l’agriculture
bio.

2.2.2. LA COMPTABILISATION

La subvention d’équilibre est un produit hors activité ordinaire imposable immédiatement à l’IBIC à la
fin de l’année de sa réception.

[Link]. La promesse ou la notification de la subvention

L’entreprise reçoit la note lui signifiant le bénéfice d’une subvention.

4496 Etat, subvention d’équilibre à recevoir


Ou B
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
88 Subvention d’équilibre B
(Promesse de subvention)

B : Le montant de la subvention à recevoir


[Link]. La réception de la subvention
L’entreprise reçoit effectivement la somme qu’on lui a promis.

5… Trésorerie … B

4496 Etat, subvention d’équilibre à recevoir


Ou B
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
(Réception de subvention)

Application
La société YT reçoit, le 10 avril N, un courrier du ministère de l’Etat l’informant de l’encaissement
prochain d’une subvention de 160 000 000 destinée à compenser des pertes d’exploitation. le 31/08/N,
la société reçoit la subvention par virement bancaire..
TAF : Passer les écritures nécessaires

2.3. TRAITEMENT DE LA SUBVENTION D’INVESTISSEMENT

2.3.1. DEFINITION

C’est une aide accordée aux entreprises par l’Etat ou les collectivités publiques et privées pour
acquérir des immobilisations ou pour créer une activité à long terme. La subvention d’investissement
est aussi appelée subvention d’équipement.

2.3.2. LA COMPTABILISATION

La subvention d’équipement est accordée à l’entreprise pour un financement à long terme donc
c’est une ressource stable à comptabiliser dans les capitaux propres. La comptabilisation se fait en
trois étapes :

 La notification ou la promesse
 La réception de la subvention
 L’amortissement de la subvention

[Link]. La promesse ou la notification de la subvention

L’entreprise reçoit la note lui signifiant le bénéfice d’une subvention.

4494 Etat, subvention d’investissement à recevoir


Ou C
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
14 Subvention d’investissement C
(Promesse de subvention)

C : Le montant de la subvention à recevoir

[Link]. La réception de la subvention

La subvention peut être une somme d’argent ou une immobilisation mise à la disposition de
l’entreprise.
[Link]. En cas de fonds mise à la disposition de l’entreprise
L’entreprise reçoit effectivement la somme qui lui a été promise.

5… Trésorerie … C

4494 Etat, subvention d’investissement à recevoir


Ou C
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
(Réception de subvention)

[Link]. En cas d’immobilisation mise à la disposition de l’entreprise


L’entreprise reçoit effectivement l’immobilisation qui lui a été promise.

2… Immobilisation … C

4494 Etat, subvention d’investissement à recevoir


Ou C
4582 Organismes internationaux, subvention à recevoir
(Réception de subvention)

2.3.3. L’amortissement ou la reprise de la subvention

La subvention est obligatoirement amortie chaque fin d’année. La partie de la subvention


amortie est soumise à l’IBIC de l’année concernée.
NB : La subvention peut servir à acquérir des immobilisations amortissables ou non.
[Link]. En cas d’acquisition d’immobilisation amortissable
Dans ce cas, la subvention est amortie selon le rythme d’amortissement de l’immobilisation c’est-à-
dire de façon linéaire, accélérée, dégressive à taux décroissant, selon le mode d’unité de production ou
d’unité d’œuvre et de façon dégressive.

Le coefficient de couverture est le pourcentage de la subvention dans le coût d’acquisition ou de


production de l’immobilisation.

Remarque : La reprise de la subvention peut être calculée dans les mêmes conditions que le calcul de
l’annuité de l’immobilisation concernée.
Le plan d’amortissement de la subvention

Année Période Subvention Reprise de la Cumul de la


subvention subvention reprise
subvention
(amortissement)
restante

Le schéma de comptabilisation de la reprise de subvention se présente comme suit

14 Subvention d’investissement D
799 Reprise sur subvention d’investissement D
(Amortissement de la subvention)

D : Le montant de la subvention reprise à la fin de l’année.


Application
Le 12 AOUT N, l’entité subventas reçoit du conseil régional un accord pour une subvention relative à
l’acquisition d’un bâtiment industriel. La subvention de 40 000 000 est versée le 25/08/N. Ce
bâtiment a été acquis et mis en service le 01/10/N à une valeur de 80 000 000 HT, réglé le même jour
par chèque bancaire, et amorti en linéaire sur 20 ans TVA 18%.
TAF : Passer les écritures nécessaires en N et en N+1.
[Link]. En cas d’acquisition d’immobilisation non amortissable
La subvention est amortie soit sur la période de la clause d’inaliénabilité, soit sur une période
maximale de 10 ans.

 En cas d’existence d’une clause d’inaliénabilité


La clause d’inaliénabilité représente une période au cours de laquelle l’entreprise prend l’engagement
de ne pas céder l’immobilisation acquise à l’aide d’une subvention.
L’annuité d’amortissement de la subvention est identique dans ce cas sur toute la période.

14 Subvention d’investissement E
799 Reprise sur subvention d’investissement E
(Amortissement de la subvention)

 En cas de non existence de clause d’inaliénabilité

Dans ce cas, l’immobilisation peut être cédée à tout moment. La loi oblige l’entreprise à amortir la
subvention sur une durée maximale de 10 ans. L’annuité de reprise de la subvention sera identique sur
les 10 ans.

14 Subvention d’investissement F
799 Reprise sur subvention d’investissement F
(Amortissement de la subvention)

F : Le montant de la subvention reprise à la fin de l’année. Ce montant est identique sur toute la
période d’amortissement.
Application
La société konaris, acquiert un terrain le 01/09/N, au prix de 50 000 000, pour y implanter une unité de
production. Pour l’aider à financer cette acquisition, une subvention de 25 000 000 lui est attribuée et
versée le même jour par l’Etat.
TAF :
1. Enregistrer les opérations du mois de septembre,
2. Enregistrer les opérations de clôture d’exercice en envisageant successivement les hypothèses
suivantes.
- Hypothèse 1 : une clause d’inaliénabilité de 20 ans est prévue par le contrat d’attribution de la
subvention.
- Hypothèse 2 : aucune clause d’inaliénabilité n’est prévue

[Link]. En cas de cession de l’immobilisation subventionnée


Dans ce cas, la subvention non reprise à la date de cession de l’immobilisation est annulée en une
seule écriture comptable.

14 Subvention d’investissement G
799 Reprise sur subvention d’investissement G
(Amortissement de la subvention)
G : Le montant de la subvention restante à la date cession de l’immobilisation.
Application
La société DIBY cède au comptant par chèque bancaire, le 01/10/N, une machine industrielle acquise
le 01/01/N-2 au prix de 5 000 000 HT. La durée d’utilité de la machine est de 10 ans et amortissable
en dégressif. Le prix de cession est de 3 400 000 HT. La société DIBY a bénéficié de la part d’une
collectivité décentralisée d’une subvention de 3 000 000 pour fi nancer cette acquisition. Toutes les
écritures relatives à cette opération sont passées le 01/10/N.
TAF : Passer toutes les écritures relatives à cette cession.

2.4. Cas spécifiques liés à la comptabilisation des subventions


2.4.1. Subvention d’investissement liée à une immobilisation décomposable

Selon le PCGO, pour les immobilisations qui ont fait l’objet d’une décomposition, les
subventions sont ventilées proportionnellement entre les différents composants, sauf si
elles ne sont pas significatives. Si leur montant n’est pas significatif ou si la ventilation
n’est pas possible, les subventions sont amorties et reprises au même rythme
l’amortissement du composant structure. La décomposition des immobilisations ne
concerne que les immobilisations amortissables.

Application
Le 01/01/N, la société DIBY acquiert un matériel industriel pour un montant de 1 200 000 HT. La
durée d’utilité est estimée à 10 ans. Il comporte un composant estimé à un montant de 480 000 qui
devra être renouvelé chaque 2 ans. L’entreprise utilise le mode d’amortissement lineaire. Pour financer
cet equipement, la société a encaissé le même jour, une subvention d’Etat d’un montant de 425 000.
TAF : Passer toutes les écritures au 31/12/N.

3. TRAITEMENT DE L’AIDE PUBLIQUE

Il s’agit essentiellement des avances, des prêts et des apports en capital effectué par l’Etat
dans les entreprises.
3.1. Une avance publique
Une somme d’argent mise à la disposition de l’entreprise par l’Etat ou les collectivités
publiques pour la réalisation d’une activité. Cette somme est remboursable.
3.1.1 LA COMPTABILISATION
[Link]. La réception de l’avance
5… Trésorerie … H
163 Avance reçue de l’Etat H
(Réception de subvention)

[Link]. Le remboursement
Le remboursement intervient lorsque le projet pour lequel l’avance a été donnée produit
des bénéfices ou ce projet se déroule avec succès. L’entreprise peut être amenée à rembourser
totalement ou partiellement l’avance.
En cas de remboursement total
Tout le montant de l’avance est reversé à l’Etat. Ce type de remboursement intervient
lorsque le projet rencontre un succès à brève échéance. Le remboursement de l’avance se fait
généralement avec le paiement des intérêts.
163 Avance reçue de l’Etat H
6748 Autres intérêts I
5… Trésorerie J
(Remboursement de la subvention)

En cas de remboursement partiel


Dans ce cas, une partie du montant de l’avance est reversée à l’Etat et l’autre partie est
transformée en subvention d’exploitation. Le remboursement est partiel si le projet connait le
succès à long terme.
163 Avance reçue de l’Etat H
5… Trésorerie K
71 Subvention d’exploitation L
(Remboursement de la subvention)
K : le de l’avance à rembourser
L : le montant de l’avance transformé en subvention

La transformation totale de l’avance en subvention


L’avance est totalement transformée en subvention d’exploitation lorsque le projet ne
rencontre pas de succès.
163 Avance reçue de l’Etat H
71 Subvention d’exploitation H
(Transformation de l’avance en subvention)
Application
La société DIBY a obtenu d’un département décentralisé le10/03/N, une subvention destinée à l’aider
pour le lancement d’un nouveau produit. Cette subvention d’un montant de 30 000 000 sera
remboursée en cas de réussite du projet qui prend fin le 10/03/N+2.
TAF :
1. Passer les écritures du 10/03/N.
2. Passer les écritures du 10/03/N+2 selon les deux hypothèses suivantes:
-hypothese1: cas d’echec du projet.
-hypothese2: cas de reussite du projet.

3.2. Les prêts publics


C’est une somme d’argent accordée aux entreprises par l’Etat ou les collectivités. Cette
somme est entièrement remboursable sans conditions avec des intérêts.
3.3. Les apports en capital
C’est une acquisition d’action effectuée par l’Etat dans les entreprises. L’apport peut être en
nature ou en numéraire. Dans ce cas, l’Etat devient actionnaire de ladite entreprise et attend
des dividendes. Le capital mise à la disposition de l’entreprise est porté au crédit du compte
102 : Capital par dotation.
Application
La société DIBY qui est une entité publique, recoit de l’Etat le 09/07/N, un apport en capital d’une
valeur globale de 175 000 000. cet apport est composé comme suit:
 Terrain 30 000 000
 Bâtiment administratif d’une valeur de 120 000 000
 Virement bancaire de 25 000 000.
TAF: Passer les écritures du 09/07/N.

3.4. Cas spécifique des subventions non versées


En cas de non reversement d’une subvention comptabilisée lors de son octroi, la creance
constatée au titre d’exercice anterieur devient une créance irrecouvrable à inscrire:
 Dans les comptes 6515: pertes sur créances autres débiteurs pour les subventions
d’exploitation et d’investissement.
 Dans les comptes 834: pertes sur créances HAO pour les subventions d’équilibre .
De plus, pour ce qui concerne les subventions d’investissement, le compte 14 subvention
d’investissement figurant dans les capitaux propres sera debité par le credit du compte 799
reprise de subvention d’investissement.
Nota: lorsque le constat est effectué au cours du même exercice, les écritures initiales sont
simplement extournées.

Application
La société KONARIS a reçu de l’Etat au cours de l’exercice N-1, une subvention globale de 150 000
000 décomposé comme suit:
 Subvention d’exploitation: 30 000 000
 Subvention d’investissement: 80 000 000
 Subvention d’équilibre: 40 000 000,
La créance rattachée à cette subvention a été constatée en N-1 dans les livres de la société KONARIS
conformement aux prescriptions du SYSCOHADA. Mais jusqu’à la date de clôture de l’exercice N-1,
l’Etat n’a effectué aucun virement bancaire au titre de la subvention compte tenu des difficultés
financières de l’Etat liées à la crise sanitaire du fait du COVID 19, l’Etat a procédé à l’annulation pure
et simple de la subvention globale.
TAF :Passer les écritures relatives à l’annulation de la subvention.

TRAVAUX DIRIGES

EXERCICE N°1
La coopérative du nord a bénéficié ces dernières années d’un certain nombre de subvention. Elle a
reçu le 01/03/N une subvention de 50 000 000 accordée par un organisme international pour
l’acquisition d’un matériel de contrôle de la qualité du coton d’une valeur de 50 000 000 HT acquis à
la même date et amortissable en dégressif sur 4 ans.
le 01/04/N, la banque mondiale lui a octroyé une subvention de 2 800 000 pour des travaux
d’amenagements des batiments. La subvention a été versée le 01/07/N lors du démarrage des
travaux( amortissable sur 20 ans) dont le coût total s’est élevé à 14 000 000HT.
Par ailleurs elle avait reçu en N-4 une subvention departementale de 8 000 000 pour l’acquisition d’un
terrain (pas de clause inaliénabilité prévue dans la convention).
Le 01/10/N, la coopérative agricole du nord a payé des taxes spécifiques sur certains produits agricoles
s’élevant à 12 000 000( règlement par chèque bancaire). selon les conventions existantes, l’Etat
procède en fin d’année à un remboursement d’un montant fixe de 20 000 000 afin d’alleger les charges
d’exploitation des cooperatives.
Malgré toutes ces subventions reçues, l’activité de la coopérative du nord sera sanctionnée par un
déficit d’exploitation estimé à 95 000 000 du à une baisse brutale du cours des matières premières.
Afin de lui permettre de poursuivre son activité et dans le but d’encourager le developpement rural,
l’Etat lui accorde une subvention de 65 000 000.
Travail à faire : Présenter les écritures comptables nécessaires de l’année N concernant les
opérations décrites.

EXERCICE N°2
Le 01/08/N, à l’aide d’une subvention de 10 000 000 F CFA reçu de l’état, l’entité KOUNA fait
l’achat d’une machine industrielle 12 000 000 F HT, remise 10%, escompte 2%, port 316 000 F,
TVA 18% et d’un mobilier de bureau 6 000 000 F HT, remise 10%, escompte 2%, port 108 000 F,
TVA 18%.
La subvention promise le 01/06/N a été reçue le 03/07/N par banque.
La machine industrielle a été cédée le 30/04/N+2, à 9 800 000 FHT, TVA 18%.
Aucune écriture n’a été passée par le comptable lors de la cession.
La machine industrielle est amortie en dégressif à taux décroissant sur 8 ans.
Le mobilier de bureau est amorti en linéaire sur 4 ans.
NB : Prorata de déduction de la TVA 80%.
Travail à faire :

1. Calculer les couts d’acquisitions des immobilisations


2. Présenter les écritures comptables en N et en N+2

CHAPITRE3: CREDIT BAIL

LECON 1

DEFINITION

Un contrat de location ou bail est un contrat par lequel, le propriétaire (bailleur) s’engage à
donner son bien (mobilier ou immobilier) à un locataire (preneur) en contre partie du
paiement d’un prix (loyer) par le preneur.

Le contrat de location doit permettre au preneur de contrôler l’utilisation du bien pendant la


période du contrat.

REMARQUE
 Si le bailleur contrôle l’utilisation du bien pendant la durée du contrat, le contrat est
appelé contrat de service
 Si le preneur contrôle l’utilisation du bien pendant la durée du contrat, le contrat est
appelé contrat de location

Le contrôle de l’utilisation du bien pendant la durée du contrat est une caractéristique


essentielle pour la qualification du contrat.

1- LES TERMINOLOGIES DU CONTRAT DE LOCATION

Ce sont les différents termes ou mots utilisés dans les contrats de location :

 Paiements de loyers : paiements que le preneur fait au bailleur relativement au droit


d’utiliser un bien pendant la durée du contrat de location.
 Durée du contrat de location : durée non résiliable pendant laquelle le preneur a le
droit d’utiliser le bien, à laquelle s’ajoutent les intervalles visés par toute option de :
 Prolongation du contrat de location dont l’exercice est raisonnablement certain
 Résiliation du contrat de location dont l’exercice est raisonnablement certain
 Investissement brut dans le contrat de location : somme des paiements de loyers
dans le cadre d’un contrat de location –financement et de toute valeur résiduelle non
garantie revenant au bailleur.
 Investissement net dans le contrat de location : investissement brut dans le contrat
de location, actualisé au taux d’intérêt implicite au taux d’actualisation du contrat de
location
 Date de début : date à laquelle un bailleur met un bien à la disposition d’un preneur
 Date de passation : date de signature d’un contrat de location ou, si elle est
antérieure, date d’engagement réciproque des parties sur les principaux termes et
conditions de ce contrat de location.
 Durée de vie économique : temps durant lequel un bien est susceptible d’être
économiquement utilisable ou nombre d’unités d’œuvre attendues de l’utilisation d’un
bien.
 Taux d’intérêt implicite du contrat de location : taux d’intérêt qui rend la valeur
actualisée des paiements de loyers.
 Taux d’emprunt marginal : taux d’intérêt que le preneur aurait à payer pour
emprunter pour une durée et avec une garantie similaire, les fonds nécessaires pour se
procurer un bien de valeur similaire à l’actif au titre du droit d’utilisation dans un
environnement économique similaire.
 Garantie de valeur résiduelle : garantie donnée au bailleur par un tiers qui ne lui est
pas lié, selon laquelle la valeur (ou une partie de la valeur) du bien au terme du contrat
de location ne sera pas inférieure à un montant spécifié.

2- LES DIFFERENTS TYPES DE CONTRAT DE LOCATION

Le type de contrat est défini selon la position du preneur en tenant compte de la durée du
contrat, de la levée de l’option ou du prix de rachat. On distingue deux types de contrat de
location :
 Le contrat de location simple
 Le contrat de location acquisition

3-1- Le contrat de location simple ou contrat de service

Les contrats de location ou service sont les contrats remplissant les conditions spécifiques
suivantes :

 Le contrat de crédit-bail, le contrat de location – vente et tout autre contrat de location


assortie d’une option d’achat ayant une durée inférieure ou égale à douze (12) mois.
 Le contrat de crédit – bail et tout autre contrat de location assortie d’une option
d’achat dont la levée d’option en fin de contrat est hypothétique
 Le contrat de crédit – bail, le contrat de location- vente et tout autre contrat de location
assortie d’une option d’achat dont le montant n’est pas significatif

En cas, de contrat de location simple ou de contrat de service le bien n’est pas inscrit
dans le bilan du preneur.

NB :

 La valeur de rachat des biens pris en crédit-bail doit être appréciée contrat par contrat
 La valeur insignifiante du prix de rachat ne dépend pas du type ou de la taille de
l’entreprise bénéficiaire (du preneur).
 Le prix de rachat est apprécié en fonction de la valeur neuve du bien pris en location.

3-2- Le contrat de location acquisition

Sont considérés comme contrat de location acquisition (chez le preneur) et location


financement (chez le bailleur), les contrats de crédit-bail, les contrats de location-vente et tout
autre contre de location assortie d’une option d’achat dont le preneur est raisonnablement
certain de lever l’option.

Dans le cas d’un contrat de location acquisition, le bien est inscrit dans le bilan du
preneur.

REMARQUE : La différence entre le contrat de crédit-bail et le contrat de location-vente

Quelques éléments pour la Crédit – bail Location - vente


comparaison
Définition Le crédit-bail ou leasing C’est un contrat conclu entre
est une opération de location un propriétaire et un locataire
de bien meuble ou immeuble, prévoyant la faculté ou
incorporel ou corporel, assorti l’obligation pour le locataire
d’une possibilité de rachat par d’acheter le bien loué à la fin
le locataire à un prix fixé du contrat.
d’avance
Caractéristique du contrat  Contrat à caractère  Contrat à caractère
financier commercial
 Le propriétaire est un  Le propriétaire peut
établissement financier être tout le monde
 Contrat avec option  Contrat à promesse
d’achat synallagmatique de
vente

Fin de contrat L’achat du bien par le L’achat du bien par le locataire


locataire n’est pas obligatoire est obligatoire

Remarque : Le contrat à promesse synallagmatique

C’est un contrat par lequel, une personne (le promettant) s’engage à vente un bien à des
conditions déterminées au profit de son partenaire (le bénéficiaire), qui lui s’engage à acheter
le bien aux dites conditions.

LECON 2

DEFINITION
Le crédit-bail ou leasing est une opération de location de bien meuble ou immeuble,
incorporel ou corporel, assorti d’une possibilité de rachat par le locataire à un prix fixé
d’avance.

Le bailleur (le propriétaire) met à la disposition du locataire (le preneur) le bien moyennant le
versement périodique de loyer (redevances).

Le bailleur est un établissement financier qui a pour activité le crédit-bail et les biens sont
acquis par le bailleur pour cette activité.

1- LES CARACTERISTIQUES DU CONTRAT DE CREDIT - BAIL

2-1- L’immobilisation (compte 2…)

Le crédit-bail concerne les immobilisations (meuble, immeuble), incorporelles ou


corporelles. Cette immobilisation doit être inscrite à l’actif du bilan comme si elle avait été
achetée par l’entreprise. Elle doit faire l’objet d’un amortissement (linéaire, accéléré ou
dégressif) si elle est amortissable. La durée d’amortissement du bien n’est pas la durée du
contrat de crédit – bail .

2-2- L’emprunt équivalent (compte 17)

Un emprunt correspondant à la valeur de l’immobilisation est inscrit au passif dans la


rubrique dettes financières au crédit du compte 17. Cet emprunt fait l’objet d’un
amortissement sur la durée du contrat de crédit-bail. Son remboursement (amortissement) est
fait par une partie du loyer versé.

2-3- La redevance ou le loyer (compte 623)

C’est la somme versée périodiquement par le locataire au propriétaire. Le loyer est payé
régulièrement sur toute la durée du contrat. Il est généralement décomposé en deux parties à
la fin de l’année (le retraitement) :

- Une partie représente les intérêts payés


- L’autre partie le remboursement ou l’amortissement de l’emprunt équivalent

Pour retraiter la redevance, le contrat de crédit- bail doit remplir certaines conditions :

 La valeur de l’immobilisation prise en crédit-bail doit être supérieure à 5% des


immobilisations brutes déjà inscrites au bilan de l’entreprise
 Où, l’ensemble des immobilisations prises en crédit-bail doit être supérieure à 20%
des immobilisations déjà inscrites au bilan de l’entreprise.

Les redevances peuvent être versées :


 En début de période : Dans ce cas, la première redevance est payée dès l’entrée du
bien dans le patrimoine de l’entreprise et les autres redevances sont payées à la fin de
la période.
 En fin de période : Dans ce cas, toutes les redevances sont versées à la fin de période.

2-4- Le prix de rachat

C’est la somme versée par le locataire en fin de contrat pour acquérir l’immobilisation.
Ce prix est payé après le versement du dernier loyer. Il est fixé d’avance en faveur du preneur.
Il tient théoriquement compte des redevances versées.

2-5- La durée du contrat

C’est la période sur laquelle le locataire doit régulièrement verser le loyer. Cette durée est
irrévocable c'est-à-dire qu’aucune partie ne peut résilier le contrat durant cette période.

Au terme de cette période l’entreprise a la possibilité de :

 Lever l’option : acheter l’immobilisation en payant le prix de rachat


 Ne pas lever l’option : restituer l’immobilisation au bailleur
 Prolonger le contrat de location avec en principe des loyers inférieurs aux premiers.

2-6- Le taux réel de l’emprunt équivalent

C’est le taux qui permet de calculer les intérêts payés de l’emprunt équivalent en cas de
redevance de début de période.

LECON 3

1- GENERALITE

La première redevance est payée le jour de l’entrée du bien dans le patrimoine de la


société. Cette première redevance constitue entièrement un amortissement (pas d’intérêts
dans la première redevance). Les autres redevances sont payées à la fin de la période.
2- LE CALCUL DU TAUX REEL

Dans le cas d’un contrat de début de période, le taux réel est obligatoirement calculé. Le
paiement de la première redevance le jour de l’entrée du bien change théoriquement les
caractéristiques de l’emprunt. L’emprunt nouveau théorique est l’emprunt brut diminué de la
première redevance. Le taux au contrat correspondant à l’emprunt brut, il faut alors calculer le
taux correspondant à l’emprunt nouveau. Ce taux est calculé de la manière suivante :

VO : Le montant de l’immobilisation ou de l’emprunt

R : La redevance versée

P : Le prix de rachat

I : Le taux d’intérêt

Le taux est obtenu par interpolation ou par encadrement :

VO : Le montant de l’immobilisation ou de l’emprunt

R : La redevance versée

P : Le prix de rachat

I : Le taux d’intérêt

Le taux est obtenu par interpolation ou par encadrement :

3- LA COMPTABILISATION

3-1-L’entrée de l’immobilisation

 Chez preneur (client)


2… L’immobilisation A

17 Dette de crédit-bail et contrats assimilés A

(L’entrée de l’immobilisation)

A : Le coût d’acquisition du bien pris en crédit-bail


 Chez le bailleur (fournisseur)

2714 Créances de location financement A

70 Vente A

(vente du bien mis en crédit-bail)


6031o Variation du stock A
u 736

3… Stock de… A

(sortie du bien mis en crédit-bail)

NB :La deuxième écriture est passée le jour de la vente si l’entreprise utilise l’inventaire
permanent ou à l’inventaire si l’entreprise pratique l’inventaire intermittent.

A : La valeur de l’immobilisation

3-2- Le paiement de la première redevance

 Chez le preneur (client)

Cette redevance est payée le jour de l’entrée du bien.

623 Redevance de crédit-bail et contrats assimilés B

4454 TVA sur service C

521 Banque D

(versement de la redevance)

B : le montant de la redevance

C = 0,18 B D= B + C
Si le crédit-bail concerne un bien n’ouvrant pas droit à déduction le loyer est comptabilisée
TTC.

 Chez le bailleur (fournisseur)

521 Banque D

2714 Créances de location financement B

4432 TVA facturée sur service C

(réception de la redevance)

3-3- A la fin de la première année

A la fin de chaque année du contrat, le preneur doit :

- Retraiter la redevance versée


- Amortir l’immobilisation si elle est amortissable
- Constater les intérêts courus si le bien est entré en cours d’année.
3-3-1- L’amortissement de l’immobilisation chez le preneur

La comptabilisation dépend du système choisi par l’entreprise : linéaire, accéléré, dégressif.

3-3-2- Le retraitement de la première redevance chez le preneur

La première redevance constitue entièrement un amortissement (pas d’intérêts dans la


première redevance).

17 Dette de crédit-bail et contrats assimilés B

623 Redevance de crédit-bail et contrat assimilés B

(Retraitement du 1er loyer)

3-3-3- Les intérêts courus

Les intérêts courus sont calculés sur le reste de l’emprunt après déduction de
l’amortissement de l’emprunt. Le décompte de la période de calcul, part de la date de l’entrée
du bien dans le patrimoine au 31 décembre de l’année : cette période doit être inférieure à 12
mois. Si le bien rentre au début du mois de janvier, il n’y’ a pas d’intérêts courus à calculer.

 Chez le preneur (client)


672 Intérêts dans loyer de crédit-bail E

176 Intérêts courus sur contrat de crédit-bail E

(régularisation des intérêts courus)

E : Le montant de l’intérêt couru de l’année concernée. (Voir tableau de l’emprunt).

Les intérêts courus sont contre-passés au début de l’année suivante (le 1er janvier).

 Chez le bailleur (fournisseur)

2766 Intérêt couru dans créance de location financement E

775 Intérêts dans loyer de location – financement E

(régularisation des intérêts courus)

3-2- Le traitement du contrat à partir de la deuxième année

3-2-1- Chaque 1er janvier de l’année

A cette date, l’entreprise doit constater la contre passation les intérêts courus de l’année
précédente

 Chez le preneur (client

176 Intérêts courus sur contrat de crédit-bail E

672 Intérêts dans loyer de crédit-bail E

(contre passation des intérêts courus)

 Chez le bailleur (fournisseur)

775 Intérêt dans créance de location financement E

2766 Intérêts courus dans loyer de location – financ E

(contre passation des intérêts courus)


3-2-2- Le paiement des redevances

Les redevances sont payées régulièrement chaque année à la date anniversaire de l’entrée du
bien dans le patrimoine de l’entreprise. L’écriture de paiement, le montant à payer sont
identiques sur toute la durée du contrat.

Chez le preneur (client)

623 Redevance de crédit-bail et contrats assimilés B

4454 TVA sur service C

521 Banque D

(versement de la redevance)

 Chez le bailleur (fournisseur)

521 Banque D

2714 Créances de location financement E

775 Intérêts dans loyer de location – financement F

4432 TVA facturée sur service C

(réception de la redevance)

E : Le montant de l’amortissement ou remboursement de


l’emprunt

F : Le montant de l’intérêt à payer de l’année

3-2-3- Au 31 décembre de chaque année

A partir de la deuxième année, les redevances sont divisées en deux (le retraitement) :

- Une partie pour l’amortissement de l’emprunt


- L’autre partie pour les intérêts payés sur l’emprunt

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé F


672 Intérêts dans loyer de crédit-bail G

623 Redevance de crédit-bail et contrat assimilés B

(Le retraitement de la redevance)

F : montant de l’amortissement n’est pas identique sur toute la durée du contrat. Il dépend de
l’année donc voir tableau d’amortissement de l’emprunt

G : montant de l’intérêt payé n’est pas aussi identique sur toute la durée. (Voir tableau de
l’emprunt

B : le montant du loyer est identique sur toute la durée. (C’est l’annuité dans le tableau de
l’emprunt).

3-2-4- Les intérêts courus

 Chez le preneur

672 Intérêts dans loyer de crédit-bail E

176 Intérêts courus sur contrat de crédit-bail E

(régularisation des intérêts courus)

E : Le montant de l’intérêt couru de l’année concernée. Il n’est pas identique sur


toute la durée (Voir tableau de l’emprunt).

 Chez le bailleur (fournisseur)

775 Intérêt dans créance de location financement E

2766 Intérêts courus dans loyer de location – financ E

(contre passation des intérêts courus)

3-3- A la fin de la durée du contrat

L’entreprise a trois possibilités :

 Lever l’option
 Ne pas lever l’option
 Prolonger le contrat

3 -3-1- En cas de levée de l’option

 Chez le preneur

L’entreprise verse le prix de rachat. Cette opération se passe généralement au moment du


versement du dernier loyer.

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé R

672 Intérêts dans loyer de crédit-bail I

521 Banque P

(Le paiement du prix de rachat)

Le prix de rachat est décomposé en amortissement de l’emprunt (voir tableau de l’emprunt) et


en intérêts (l’intérêt n’est pas calculé avec le taux. Il s’obtient en faisant la différence entre
prix de rachat et le dernier amortissement de l’emprunt).

R : Dernier amortissement de l’emprunt (voir tableau de l’emprunt)

I= P – R

P : Le prix de rachat.

 Chez le bailleur (fournisseur)

521 Banque P

2714 Créances de location financement R

775 Intérêts dans loyer de location – financement I

(réception du prix de rachat)

3-3-2- En cas de non levée de l’option

 Chez preneur

Dans ce cas, le prix de rachat n’est pas payé. L’entreprise restitue le bien au bailleur. Cette
opération est assimilée à une cession d’immobilisation. C’est un cas très rare, car le prix de
rachat est généralement attirant. La comptabilisation se fait en plusieurs étapes :
- L’amortissement complémentaire (voir écriture de cession)
- La sortie du bien (voir écriture de cession)
- Le solde des comptes d’amortissement (voir écriture de cession)
- La cession

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé P

822 Produit de cession des immobilisations P

(La constatation de la non levé de l’option)

P : le prix de rachat.

 Chez le bailleur

C’est le retour du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Ce retour se fait au prix de rachat et
augmente le stock de marchandise ou produit fini. La comptabilisation se fait en deux étapes :

- L’annulation de la créance liée au prix de rachat


- L’entrée du bien dans le stock du bailleur

70 Vente de P

2718 Autres prêts et créances P

(La constatation de la non levé de l’option)


3… Stock … P

6031 ou Variation de stock de marchandises P


736
Variation de stock de produits finis

(L’entrée du bien en fin de contrat)

3-3-3- En cas de prolongation du contrat de crédit-bail

L’entreprise va continuer de verser des loyers. Généralement les loyers du deuxième contrat
sont inférieurs aux premiers

(Voir écriture de versement des loyer)

Application
La société Konaris a fait l’acquisition d’un matériel auprès de la banque populaire dans le
cadre d’un contrat de crédit-bail. Le 01/04/N, moyennant le paiement d’une redevance
payable en début d’exercice s’élevant à 50-0 000 durant 5ans. La valeur du matériel est de
2 200 000. la durée d’utilité de la machine est de 8 ans amortissable linéairement. L’option
d’achat étant très incitative, le locataire compte la lever. Le prix d’achat résiduel est fixé à
64500

TAF :

1. Calculer le taux d’intérêt implicite


2. Présenter le tableau d’amortissement de la dette de location
acquisition
3. Passer toutes les écritures que vous jugerez nécessaire en N,
N+1 , N+2 chez le preneur et chez le fournisseur.
4. Passer les écritures de fin de contrat en retenant les deux
hypothèses suivantes :
-cas de levée d’option
-cas de non levée d’option
LECON 4

GENERALITE

Dans ce cas, il n’y’a pas de versement de loyer le jour de l’entrée de l’immobilisation dans
le patrimoine de l’entreprise. Toutes les redevances sont payées à la fin de la période
préalablement définie. Cette période peut être mensuelle, trimestrielle, annuelle…

A la fin de chaque année, toutes les redevances sont retraitées c'est-à-dire décomposées en
amortissement et en intérêts.

1- LE CALCUL DU TAUX REEL

Le taux fournit par le sujet (taux au contrat) est le taux réel correspondant à l’emprunt. En cas
de non existence de taux au contrat le calcul se fait de la manière suivante :

2- LA COMPTABILISATION

3-1- L’entrée de l’immobilisation

 Chez le preneur

2… L’immobilisation A

17 Dette de crédit-bail et contrats assimilés A


(L’entrée de l’immobilisation)

 Chez le bailleur (fournisseur)

2714 Créances de location financement A

70 Vente A

(sortie de bien mis en crédit-bail)


6031ou Variation du stock A
736

3… Stock de… A

(sortie du bien mis en crédit-bail)

NB : La deuxième écriture est passée le jour de la vente si l’entreprise utilise l’inventaire


permanent ou à l’inventaire si l’entreprise pratique l’inventaire intermittent

A : La valeur de l’immobilisation

3-2- A la fin de chaque période

623 Redevance de crédit-bail et contrats assimilés B

4454 TVA sur service C

521 Banque D

(versement de la redevance)

 Chez le bailleur (fournisseur)

521 Banque D

2714 Créances de location financement E

775 Intérêts dans loyer de location – financement F

4432 TVA facturée sur service C


(réception de la redevance)

E : Le montant de l’amortissement ou remboursement de


l’emprunt

F : Le montant de l’intérêt à payer de l’année

3-3- Au 31 décembre de chaque année (le retraitement du loyer)

 Chez le preneur

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé F

672 Intérêts dans loyer de crédit-bail G

623 Redevance de crédit-bail et contrat assimilés B

(Le retraitement de la redevance)

F : montant de l’amortissement n’est pas identique sur toute la durée du contrat. Il dépend de
l’année donc voir tableau d’amortissement de l’emprunt

G : montant de l’intérêt payé n’est aussi identique sur toute la durée. (Voir tableau de
l’emprunt

B : le montant du loyer est identique sur toute la durée. (C’est l’annuité dans le tableau de
l’emprunt).

3-4- Les intérêts courus

 Chez le preneur

672 Intérêts dans loyer de crédit-bail E

176 Intérêts courus sur contrat de crédit-bail E

(régularisation des intérêts courus)

E : Le montant de l’intérêt couru de l’année concernée. Il n’est pas identique sur


toute la durée (Voir tableau de l’emprunt).

 Chez le bailleur (fournisseur)


775 Intérêt dans créance de location financement E

2766 Intérêts courus dans loyer de location – financ E

(contre passation des intérêts courus)

3-5- A la fin de la durée du contrat

L’entreprise a trois possibilités :

 Lever l’option
 Ne pas lever l’option
 Prolonger le contrat

3 -5-1- En cas de levée de l’option

L’entreprise verse le prix de rachat. Cette opération se passe généralement au moment du


versement du dernier loyer.

 Chez le preneur

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé P

521 Banque P

(Le paiement du prix de rachat)

Le prix de rachat n’est pas décomposé en amortissement de l’emprunt et en intérêts. (Voir


tableau de l’emprunt)

P : Le prix de rachat.

 Chez le bailleur

521 banque P

2714 Créances de location financement P

(La réception du prix de rachat)

3-5-2- En cas de non levée de l’option

 Chez le preneur
Dans ce cas, le prix de rachat n’est pas payé. L’entreprise restitue le bien au bailleur. Cette
opération est assimilée à une cession d’immobilisation. C’est un cas très rare, car le prix de
rachat est généralement attirant. La comptabilisation se fait en plusieurs étapes :

- L’amortissement complémentaire (voir écriture de cession)


- La sortie du bien (voir écriture de cession)
- Le solde des comptes d’amortissement (voir écriture de cession)
- La cession

17 Dette de crédit-bail et contrat assimilé P

822 Produit de cession des immobilisations P

(La constatation de la non levée de l’option)

P : le prix de rachat.

 Chez le bailleur

C’est le retour du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Ce retour se fait au prix de rachat et
augmente le stock de marchandise ou produit fini. La comptabilisation se fait en deux étapes :

- L’annulation de la créance liée au prix de rachat


- L’entrée du bien dans le stock du bailleur

70 Vente de P

2714 Créances de location financement P

(La constatation de la non levée de l’option)


3… Stock … P

6031 ou Variation de stock de marchandises P


736
Variation de stock de produits finis

(L’entrée du bien en fin de contrat)

3-5-3- En cas de prolongation du contrat de crédit-bail

L’entreprise va continuer de verser des loyers. Généralement les loyers du deuxième contrat
sont inférieurs aux premiers
(Voir écriture de versement des loyers)

LECON 5

GENERALITE

C’est un contrat de location dans lequel le transfert de risques et avantages de l’utilisation du


bien n’est pas effectif au profit du preneur.

Les contrats de location simple ou service sont les contrats remplissant les conditions
spécifiques suivantes :

 Le contrat de crédit-bail, le contrat de location – vente et tout autre contrat de location


assortie d’une option d’achat ayant une durée inférieure ou égale à douze (12) mois.
 Le contrat de crédit – bail et tout autre contrat de location assortie d’une option
d’achat dont la levée d’option en fin de contrat est hypothétique
 Le contrat de crédit – bail, le contrat de location- vente et tout autre contrat de location
assortie d’une option d’achat dont le montant n’est pas significatif

En cas, de contrat de location simple ou de contrat de service le bien n’est pas inscrit
dans le bilan du preneur.

1- LA COMPTABILISATION
2-1- Lors de la mise en location du bien
2-1-1- chez le preneur

De façon générale, les loyers payés sont comptabilisés en charges. Le montant total du bien
est reparti linéairement sur toute la durée du contrat.

622 Location et charges locatives B

4454 TVA sur service C

521 Banque D

(versement de la redevance)

2-1-2-Le bailleur
Le bien mis en location –simple doit être toujours inscrit au bilan du bailleur. Les loyers
versés par le preneur sont comptabilisés en produit.

521 Banque D

7073 Location B

4431 TVA facturée sur vente C

(réception de la redevance)

2-2- En cas de la levée de l’option par le preneur en fin de contrat

2-2-1- Chez le preneur

Dans ce cas, il y’a acquisition d’une immobilisation par le preneur. Cette immobilisation est
acquise à la valeur du bien à la fin du contrat (valeur résiduelle). Cette valeur résiduelle est
généralement le prix de rachat fixé dans le contrat (pour le crédit-bail). L’immobilisation
rentre dans le bilan du preneur.

2… Immobilisation … P

4451 TVA récupérable sur immobilisation G

481 Fournisseur d’investissement B

(Le paiement du prix de rachat)

P : le prix de rachat ; G : la TVA calculée sur le prix de rachat / B = P + G

2-2-2- Chez le bailleur

C’est une vente de bien (marchandise ou produit fini). Le bien vendu sorti du stock du bailleur
selon la méthode d’inventaire pratiqué.

411 Client B

70 Vente….. P

4431 TVA facturée sur vente G

(Le paiement du prix de rachat)

.
2-3- En cas de non levée de l’option

Deux cas ce présentent :

- La fin des loyers si le bien est restitué au bailleur (Pas d’écriture)


- La prolongation des loyers si l’entreprise décide de continuer le système de crédit-
bail. (voir écriture de versement des loyers).
EXERCICE 1

La SUCAF désire acquérir un matériel industriel d’une valeur de 25 000 000 F HT et ayant
une durée d’utilisation de 5 ans.

Elle le fait acheter par la SOGEFIBAIL dès le 01/09/N.

Les redevances annuelles du crédit-bail s’élève à 6 125 000 F HT pendant 4 ans à compter du
01/09/N.

A la fin de la 5ème année, la valeur de rachat est de 3 125 000 F HT.

Le taux mentionné au contrat est de 15% (taux apparent).

NB : La valeur brute des immobilisations au bilan le 01/09/N est 312 500 000 F.

Taux de TVA 18%

Travail à faire
1- Déterminez le taux réel ou le taux équivalent de l’emprunt
2- Présentez le tableau d’amortissement de l’emprunt
3- Passez les écritures nécessaires au 01/09/N, au 31/12/N et au 01/01/N+1

EXERCICE 2

La SARL West African Group a signé un contrat de leasing (crédit bail) avec la société
Locabail. Ce contrat est stipulé de la façon suivante :
Matériel industriel : Prix H.T. de 5.000.000 amortissable linéairement sur 10 ans.
Ce matériel a été livré par Locabail. le 1er septembre N et mis en service par la SARL
West Africain Group le même jour.
Redevances annuelles : 1.575.000 HT payable par chèque bancaire le 1er septembre de
chaque année sur 5 ans ; valeur de la levée d’option (rachat) 170.910 HT.
La première redevance a été payée le 1er septembre N+1.
Total brut des immobilisations de West Africain Group : 80.000.000
Travail à faire :
1) Après avoir déterminé le taux de l’emprunt appelé ‘’ taux réel ‘’ ; présenter le tableau
d’amortissement de l’emprunt et passer toutes les écritures que vous jugerez
nécessaires en N, N+1 et N+2 chez le preneur et chez le fournisseur.
2) Passer les écritures de fin de contrat en retenant les deux hypothèses suivantes :
- cas de levée d’option ;
- cas de non levée d’option.

Exercice 3

Une entreprise souscrit un contrat de crédit-bail, le 30/06/N, pour l’obtention d’un matériel de
fabrication (que la société de crédit-bail achète dans ce but) d’une durée normale d’utilisation
de 8 ans. Le prix total d’acquisition et installation de ce matériel est indiqué dans le contrat :
200 000 000 F CFA.

Le contrat de crédit – bail porte sur une durée de 6 ans et fait mention d’un taux du contrat de
13 % l’an ; il prévoit :

- Le versement d’une redevance annuelle constante, le 30 juin de chacune des années N


à N+5, d’un montant de 44 762 000 F CFA.
- La possibilité pour l’entreprise d’acheter le bien à l’issue de la sixième année
(30/06/N+6), moyennant le versement d’une somme égale à 6% de la valeur initiale,
soit 12 000 000 F CFA.
Travail à faire :
1- Déterminez le taux équivalent
2- Passez les écritures :
2-1- d’entrée du bien
2-2- du versement de la première redevance
2-3- du retraitement en fin d’exercice N
3- Passez les écritures d’amortissement de l’immobilisation en fin N
4- Enregistrez le versement de la redevance de N+1
5- Passez toutes les écritures de fin d’exercice N+1

Chapitre 4: Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice


1. Définitions et dispositions juridiques
1.1. Définitions
Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice : les événements postérieurs à la clôture de
l’exercice sont les événements, favorables et défavorables, qui se produisent entre la fin de la clôture
de la date d’arrêté des états financiers.

Date de clôture de l’exercice


La date de clôture de l’exercice est fixée uniformément, par l’Acte uniforme, au 31 décembre de
chaque année (art. 7 de l’AUDICIF). Le principe de spécialisation des exercices conduit à rattacher à
l’exercice toutes les charges et les produits le concernant et ceux-là seulement.

Date d’arrêté des états financiers


La date d’arrêté des états financiers par les organes dirigeants, légalement responsables, ne peut
être que postérieure de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à la date de clôture, la limite fixée
par le présent Acte uniforme étant de quatre mois après la clôture, soit à fin avril (art. 23 de
l’AUDCIF et art. 137 de l’AUSCGIE).

Date d’approbation
La date d’approbation est celle de la décision d’adoption des états financiers par les associés (cas des
sociétés). Elle doit intervenir dans les six mois à compter de la date de clôture de l’exercice (art. 72
de l’AUDCIF et art. 140 de l’AUSCGIE).

1.2. Dispositions juridiques


Selon les dispositions de l’article 49 de l’AUDCIF, il doit être tenu compte des risques, charges et
produits intervenus au cours de l’exercice ou d’un exercice antérieur, même s’ils sont connus
seulement entre la date de clôture de l’exercice et celle de l’arrêté des comptes.

1.3. Période de référence


Les événements postérieurs à la clôture de l’exercice sont les événements favorables et
défavorables, qui se produisent entre la fin de la clôture de l’exercice et la date d’arrêté des états
financiers.

Exercice N Exercice N+1 Exercice N+2

31/12/N 30/04/N+1 15/06/N+1 30/06/N+1 31/12/N+1

Clôture de Arrêté des Documents Assemblée Clôture de l’exercice N+1

l’exercice N comptes mis à disposition générale

annuels des actionnaires

Période 1 Période 2 Période 3

Période 1 : période de référence des événements postérieurs à la clôture de l’exercice.


1.4. Principes comptables de base
Les principaux principes comptables mobilisés lors de l’application de la théorie des évènements
postérieurs sont les suivants :

 Postulat de séparation des exercices (art. 59 de l’AUDCIF) : toutes les charges et


produits relatifs à l’exercice doivent lui être rattachées même s’ils sont connus après la date
de clôture ;
 Convention de l’importance significative (art. 33 de l’AUDCIF ) l’entité ne doit tenir
compte que des évènements qui ont une importance significative sur les états financiers
annuels ;
 Convention de prudence (art. 3 & 6 de l’AUDCIF) : les pertes probables liées à l’exercice
doivent être rattachées à l’exercice considéré mais pas les gains probables.

En dehors des principes comptables, application de la théorie des évènements postérieurs doit tenir
compte de l’hypothèse de base de continuité d’exploitation (art. 39 de l’AUDCIF) : Un évènement,
même non rattachable directement à l’exercice clos, s’il remet en cause la continuité de l’exploitation
qui est l’hypothèse sous laquelle sont établis les comptes annuels, ceux-ci doivent être repris en
valeurs liquidatives.

2 Typologie et traduction comptable des évènements postérieurs à la clôture


de l’exercice
2.1. Typologie des évènements postérieurs à la clôture de l’exercice
Les critères d’appréciation sont les suivants :

 Evènements contribuant à confirmer ou non (rattachables ou non) des situations qui


existaient à la fin de la clôture de l’exercice,
 Remise en cause de la continuité d’exploitation,
 Caractère significatif.

On peut distinguer deux types d’évènements :

 Ceux qui contribuent à confirmer des


situations qui existaient à la fin de la
clôture de l’exercice (événements
postérieurs à la clôture de l’exercice
donnant lieu à des ajustements), et
Evènements
post-clôture
 Ceux qui indiquent des situations
apparues postérieurement à la fin de la
clôture de l’exercice (événements
postérieurs à la clôture de l’exercice ne
donnant pas lieu à des ajustements.
ATTENTION
Le SYSCOHADA précise que les événements favorables ou défavorables postérieurs à la clôture contribuant à
confirmer une situation existant à la date de clôture peuvent avoir des impacts sur la valeur des actifs et
passifs à la clôture de l’exercice.

2.2. Traduction comptable des événements postérieurs à la clôture de l’exercice

2.2.1. Énervements postérieurs à la clôture de l’exercice donnant lieu à des ajustements

a) Nature des événements postérieurs

Ce sont les événements qui viennent confirmer ou infirmer une situation qui avait pris naissance
avant la clôture de l’exercice et qui fournissent ainsi des informations complémentaires sur
l’évaluation des actifs et des passifs de l’entité à la clôture de l’exercice.

b) Conséquence comptable

Une entité doit ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers pour refléter des
événements postérieurs à la fin de la clôture de l’exercice donnant lieu à des ajustements.

Exemple

 Le règlement, après la clôture de l’exercice, d’une action en justice qui confirme que l’entité
avait une obligation actuelle à la date de clôture. L’entité ajuste toute provision
comptabilisée antérieurement liée à cette action en justice, selon les dispositions relatives
aux provisions. L’entité ne se contente pas d’indiquer dans ses notes annexes un passif
éventuel, parce que le règlement de l’affaire fournit des indications complémentaires qui
doivent être traitées selon les dispositions relatives aux provisions.
 La réception, après la clôture de l’exercice, d’informations indiquant qu’un actif s’était
déprécié à la fin de la clôture de l’exercice, ou que le montant d’une perte de valeur
préalablement comptabilisée au titre de cet actif doit être ajusté. Par exemple :
- Ia faillite d’un client survenant après la clôture de l’exercice confirme généralement
qu’une perte sur une créance existait à la fin de la clôture de l’exercice et que l’entité
doit ajuster la valeur comptable de la créance ;
- la vente de stocks après la fin de la clôture de l’exercice peut donner des indications sur
leur valeur nette de réalisation à la fin de la clôture de l’exercice ;
 L’expertise, évaluations, cessions amenant à dégager une valeur inférieure à la valeur nette
comptable d’une immobilisation à la clôture ;
 La détermination, après la clôture de l’exercice, du coût d’actifs achetés ou des produits
actifs vendus avant la fin de la clôture de l’exercice ;
 La détermination, après la clôture de l’exercice, du montant des paiements à effectuer au
titre de l’intéressement ou de primes si, à la fin de la clôture de l’exercice, l’entité avait une
obligation actuelle juridique ou implicite d’effectuer ces paiements du fait d’événements
antérieurs à cette date ;
 Les retours de marchandises livrées avant la clôture ;
 Les faits ou informations sur l’existence ou le montant d’un risque existant à la clôture.
 La découverte de fraude ou d’erreurs montrant que les états financiers sont incorrects.

APPLICATION

Parmi les créances de la société CREANCAS figure un montant représentant la créance de FAILLITAS
d’une valeur de 25 000 000 qui est dépréciée à la hauteur de 60%. La société CREANCIAS apprend un
mois plus tard avant l’arrêté des comptes que la société FALLITAS est tombée en faillite. Selon une
décision de la justice, FAILLITAS ne devra payer que 60% de ces dettes. La datte d’arrêté des comptes
est le 30 avril N+1.

Mission : Procéder les écritures de régularisation nécessaires.

CORRIGE

Il s’agit d’un événement qui survient après la clôture de l’exercice et avant l’arrêté des comptes. Cet
événement confirme qu’une perte existait déjà sur cette créance à la date de clôture. Au 31/12/N,
une dépréciation avait été enregistrée à la hauteur de : 15 000 000 (25 000 000x60%).

L’écriture était la suivante :

31/12/N

4162 Créances douteuses 25 000 000

4111 Clients 25 000 000


(pour transfert en créances

Douteuse)

31/12/N

6594 Charges pour dép. et prov. Sur 15 000 0000

créances

4912 Dépréciations des créances


douteuses 15 000 000

(Dépréciation des créances)

On passe une écriture comptable pour traduire l’événement survenant après le 31/12/N. Il faut
ajuster la valeur comptable de la créance au bilan, en constatant une perte sur créance irrécouvrable
de 10 000 000 (25 000 000 x 40%) pour la partie perdue. Et, par prudence, une dépréciation est
maintenue au bilan à la hauteur de 15 000 000 tant que le client n’aura pas payé. Cette dépréciation
sera reprise au fur et à mesure de l’apurement de la créance.

L’écriture relative à la perte est la suivante :


31/12/N

6511 Pertes sur créances clients 10 000 000

4162 Créances douteuses 10 000 000

(Pertes sur créances irrécouvrables)

2.2.2. Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice ne donnant pas lieu des ajustements

a) Principe

Si des événements font apparaître une situation nouvelle postérieure à la date de fin de la clôture de
l’exercice (situation ayant pris naissance après la clôture de l’exercice), aucun ajustement ne doit être
constaté dans les états financiers de l’exercice N, mais une mention dans les Notes annexes doit être
fournie s’ils sont significatifs.
b) Caractère significatif

Cet événement postérieur à la clôture de l’exercice est significatif si l’absence d’indication dans les
Notes annexes peut influencer les décisions prises par les utilisateurs sur la base des financiers.

Exemple
 un incendie détruisant une partie importante de l’outil de production ;
 litige, procs dont la cause est postérieure l’exercice ;
 un regroupement d’entités ;
 une cession de
 l’annonce ou mise en œuvre d’un plan de restructuration ;
 une modification du taux d’impôt qui n’aurait pas été adoptée ou quasi-adoptée à la clôture ;
 la baisse de la valeur de négociation de placements financiers entre la date de fin de la
clôture de l’exercice et la date d’arrêté des états financiers.

APPLICATION

La société LITIGAS a un litige avec un fournisseur qui a fait l’objet d’une provision au passif du
bilan au 31/12/N pour un montant de 50 000 000. Une décision de justice intervient le
30/09/N+1 condamnant la société LITIGAS à verser 75 000 000. L’arrêté des comptes est
intervenu le 30/04/N+1.
Mission : Procéder aux régularisations nécessaires.

CORRIGE

Cette décision du tribunal en date du 30/09/N+1 ne constitue pas un événement postérieur à la


clôture de l’exercice dès lors qu’elle intervient postérieurement à la date d’arrêté des comptes
(30/04/N+1).

2.2.3. Schéma récapitulatif du mode opératoire

Le schéma ci-dessous résume le mode opératoire relatif à l’application de la théorie des


événements postérieurs à la clôture de l’exercice :

Evénements postérieurs à la date de clôture


Evénements qui se produisent entre la date de clôture et la date d’arrêté des états financiers

Evénement contribuant à Evénement indiquant

Confirmer une situation existante une situation postérieure à la

A la date de clôture date de clôture

Si l’événement remet si l’événement ne remet

en cause la continuité pas en cause la continuité

d’exploitation

Pas d’ajustement des états

Ajustement des états financiers financiers mais information dans

la Note 38 si impact significatif

RAPPORT DE GESTION :

Mention de tous les événements

Importants

(1) Evènement ayant un lien direct avec l’exercice clos (dépendant de l’exercice clos), donc rattachable à
l’exercice,
(2) Evènement n’ayant pas de lien direct avec l’exercice clos (indépendant de l’exercice clos), donc non
rattachable à l’exercice,
(3) Le modèle de la Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice est présenté à la fin de ce
thème (Note additive aux Notes annexes de base selon l’avis CNC OHADA devenue CNPC OHADA).

APPLICATION
Opération 1 : La société ABELAS évalue au 31 décembre N après la constatation d’une dépréciation,
les stocks de marchandises en utilisant la méthode du CMUP à 40 000 000 dans une situation de
récession et d’autres tendances négatives du marché. Ces stocks dépréciés n’ont pas pu être vendus
au mois de janvier N+1. La société ABELAS vend enfin le 20 février N+1 ses stocks de marchandises
pour 28 000 000. La date d’arrêté des comptes est le 30 Mars N+1.
Opération 2 : Un incendie survient fin février N+1 dans la société DETRUITAS et détruit un atelier de
stockage matières premières représentant 25% de la capacité de production. Les dommages sont
estimés à 75 000 000 mais ne remettent en cause la continuité d’exploitation.
Opération 3 : En mars N+1, la société LITIGAS débute un litige peu important résultant d’évènements
survenus après la date de clôture. La date d’arrêté des comptes de la société LITIGAS est le 15 Avril
N+1.
Opération 4 : La société PORTAS détenant un portefeuille de titres à la clôture de l’exercice constate
une chute des cours de bourse début N+1. A la date d’arrêté des comptes, le portefeuille titre a baissé
de 60%. L’impact sur les comptes annuels est jugé significatif.
Mission : Procéder aux régularisations nécessaires.

CORRIGE
Opération 1 : La perte probable de 12 000 000 (40 000 000-28 000 000) doit être comptabilisée dans
les comptes de l’exercice N au 31 décembre parce qu’elle intervient avant la date d’arrêté des
comptes. Ainsi, il convient de constater une dépréciation des stocks dans les comptes annuels de
l’exerce N pour un montant (supplémentaire) de 12 000 000.
L’écriture de dépréciation supplémentaire est la suivante :

31/12/N
6593 Charges pour dépréciations de stocks 12 000 000

3911 Dépréciations des stocks de marchandises 12 000 000

(Suivant dépréciation des stocks)

Opération 2 : L’incendie n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture (évènement indiquant une
situation postérieure à la clôture de l’exercice) et remet pas en cause la continuité d’exploitation : il ne donne
pas lieu à un ajustement des comptes annuels de l’exercice N. Cependant, l’événement étant significatif, une
information dans la Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice est nécessaire.

Opération 3 : Le litige n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture et n’est pas d’une importance
significative. Il ne donne donc pas lieu à un ajustement dans les comptes annuels, ni à une information dans la
Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice de l’exercice N (car l’impact sur les comptes annuels
est jugé non significatif).

Opération 4 :

Une chute brutale début N+1 des cours de bourse en pleine période d’arrêté des comptes annuels de l’exercice
N n’affecte pas l’évaluation des actifs. En effet, l’événement est relatif à l’année N+1 et ne remet pas en cause
la valeur annuelle du cours des titres au 31 décembre. Toutefois, dès lors que les sur l’activité, de la
chute des cours sont jugées significatives, l’entité doit les expliquer dans la Note 38 Evènements postérieurs à
la clôture de l’exercice N.

3 Spécialités liées à la théorie des évènements postérieurs


D’une manière générale, trois cas particuliers sont envisagés :

 L’attribution de dividendes ;
 La remise en cause du principe de continuité d’exploitation ;
 Evènements importants intervenus entre la date d’arrêté des comptes et la date de l’Assemblée
générale ordinaire.

3.1. Attribution de dividendes


Lorsque des dividendes sont déclarés après la clôture de l’exercice mais avant d’arrêté des états
financiers, les dividendes ne sont pas comptabilisés comme des passifs à la fin de la clôture de l’exercice,
car aucune obligation à ce moment. Ces dividendes sont mentionnés dans la Note 38 Evènements
postérieurs à la clôture de l’exercice.

3.2. Remise en cause de l’hypothèse de base de continuité d’exploitation


3.2.1. Principe
Entre la date de clôture de l’exercice et la date d’arrêté des comptes, la continuité d’exploitation est
définitivement compromise, l’article 39 de l’AUDCIF et du système OHADA obligent l’entité à :

 Ne pas établir et présenter les états financiers sur une base de continuité d’exploitation, mais en
valeur liquidatives,
 Indiquer dans la partie C de la Note 38 : Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice, la nature
de l’événement(ou des événements) ayant entraîné la remise en cause de la continuité d’exploitation.

Est de rappeler que la situation d’une entité est réputée définitivement compromise lorsque les dirigeants
sociaux ont l’intention, ou n’ont pas d’autre réalité, que de liquider l’entité ou cesser son activité.

3.2.2. Cas d’incertitudes significatives sur l’entité à poursuivre son exploitation

Si entre la date de clôture et la date d’arrêté des comptes, l’entité e »st dans une situation d’incertitudes
significatives qui pourrait jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation, elle
doit indiquer ces incertitudes dans la partie C de la Note 38 : Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice.
L’entité doit décrire les jugements importants qui ont conduit à conclure que l’hypothèse de continuité
d’exploitation comme base de préparation des états financiers est appropriée malgré les incertitudes
existantes.

3.2.3 Faits de nature à remettre en cause la continuité d’exploitation

Nous présentons ci-dessous certains faits à considérer comme susceptibles de remettre en cause la continuité
d’exploitation de l’entité.

 Pertes d’exploitation récurrentes ;


 Capitaux propres ou fonds de roulement négatifs ;
 Situation de trésorerie négative – flux de trésorerie d’exploitation négatifs ;
 Impossibilité de payer les créanciers (notamment d’exploitation) à échéance ;
 Poids de l’endettement (remboursement de la dette et frais financiers) trop important ;
nécessité de restructurer la dette ;
 Défaillance d’un débiteur majeur de la société ;
 Distributions de dividendes financées par une dégradation de l’endettement net ;
Eléments  Extinction des sources courantes de financement ;
financiers  Suppression du soutien financier du groupe ou d’une société liée ;
 Absorption d’une filiale en difficulté remettant en cause les équilibres financiers de
l’entreprise ;
 Garanties financières accordées à un tiers et susceptibles d’être activées.

 Perte de clients - marchés majeurs pour l’entreprise ;


 Permanence d’un chiffre d’affaires ne permettant pas d’atteindre le point mort
d’exploitation (sous-activité) ;
 Perte de brevets, licences et droits d’exploitation indispensables à l’exploitation ;
Eléments
 Disparition ou indisponibilité d’un dirigeant ou homme clé de l’entreprise indispensable
D’exploitation
pour la continuité de l’exploitation ;
 Existence de conflits sociaux majeurs ;
 Sinistres affectant de manière irréversible l’outil industriel ;
 Conséquences attendues de procédures judiciaires en cours ;
 Rupture dans l’approvisionnement des matières premières essentielles à l’exploitation.
 Réforme de la législation ayant des impacts négatifs sur l’activité de l’entité ;
Eléments  Problèmes liés à la perte de la moitié du capital non résolus ;
juridique  Problèmes environnementaux susceptibles d’entraîner la fermeture de l’entité ;
 Procédures judiciaires en cours avec des incidences financières au dessus des moyens de
l’entité.

3.3. Evènements importants intervenus entre la datte d’arrêté des comptes et la date de
l’Assemblée ordinaire.
Selon les dispositions du SYSCOHADA, si de tels événements importants interviennent après l’arrêté des
comptes jusqu’à la datte de l’Assemblée générale, paraît prudent loyal, pour les dirigeants :

 De rédiger un complément au rapport de gestion ;


 De procéder à un nouvel arrêté des comptes et des états financiers et rédiger un nouveau rapport de
gestion, si ces événements sont particulièrement graves et remettent en cause la continuité de
l’exploitation.

Nota : Du point de vue fiscal, les législations fiscales admettent en général le dépôt d’un bilan rectificatif.
Toutefois, il convient dans ce cas tirer les conséquences fiscales conformément aux dispositions du Code
général des dépôts en matière de dépôt de bilan rectificatif.

3.4. Modification du taux de l’impôt sur les bénéfices


Lorsque le vote de l’impôt modifiant le taux sur les bénéfices existant survient après la clôture de l’exercice et
avant l’arrêté des comptes, les effets de cette modification affectent l’exercice pendant lequel la modification
du taux de l’impôt a lieu et non l’exercice clôturé.

3.5. Modèle de la Note 38 Evènements postérieurs à la clôture de l’exercice

Date d’arrêté des états financiers :……………..


Organe ayant autorisé la publication des comptes :……………
A- EVENEMENTS POSTERIEURS A LA DATE DE CLOTURE DONNANT LIEU A DES AJUSTEMENTS DES
ETATS FINACIERS
Commentaire :
Indiquer la nature des événements postérieurs à la date de clôture donnant lieu à des ajustements des états
financiers.
Pour chaque événement, donnez des précisions sur les comptes qui ont fait l’objet d’un ajustement.
B- EVENEMENTS PORSTERIEURS A LA DATE DE CLOTURE NE DONNANT PAS LIEU A DES
AJUSTEMENTS DES ETATS FINANCIERS
Commentaire :
Procéder à une estimation de l’impact financier de chaque événement ou l’indication que une estimation ne
peut être fournie.
C- EVENEMENTS REMETTANT EN CAUSE L’HYPOTHESE DE BASE DE CONTINUITE D’EXPLOITATION
Commentaire :
Indiquer la nature de l’événement (ou des événements) ayant entrainé la remise en cause de la continuité
d’exploitation.

BLOC NOTES
Validation des écritures comptables
La validation peut être effectuée après chaque saisie, mensuellement ou à
défaut annuellement avant clôture. Des écritures complémentaires peuvent
être enregistrées pour corriger les écritures validées tant l’exercice n’est
pas clôturé. L’écriture initiale est toujours conservée et la correction doit
être conforme aux dispositions de l’article 20 de l’AUDCIF.

Arrêté et édition du grand - livre et des journaux de clôture

 Totalisation des mouvements inscrits dans les comptes (cumuls


Ecriture de regroupement

Lors de la clôture de l’exercice, après l’annulation des comptes de gestion

soustractifs les comptes de charges et de produits sont soldés et la


différence représente le résultat net de l’exercice.

Arrêté et la clôture des comptes


L’opération de clôture rend impossible la saisie d’écritures dans l’exercice
clôturé.

Les écritures ultérieures seront obligatoirement saisies sur l’exercice


suivant.

L’arrêté des comptes est la date où les comptes annuels, sont figés par les
dirigeants (conseil d’administration, gérant…) avant d’être présentés à
l’AGO.

Réouverture de l’exercice comptable suivant

Réouverture des soldes du bilan : lors de l’ouverture des comptes de


l’exercice suivant, les soldes de chaque compte du bilan (classe 1 à 5) à la
clôture de l’exercice précédent sont repris dans le journal des A-nouveaux.

Contre-passation : des écritures de régularisation des comptes de gestion


et d’écarts de convention liés aux opérations en devises sont
concjbcontrepassées.

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