Culture Entrepreneuriale : Concepts Clés
Culture Entrepreneuriale : Concepts Clés
com
Introduction
Pouvoir d’action:
Projet
entrepreneurial
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Le module « Culture Entrepreneuriale » vise à sensibiliser l’apprenant aux principaux
concepts à la base des comportements, des motivations et des actions des entrepreneurs. Il
vise également la compréhension des notions d’entrepreneuriat, d’esprit d’entreprise et de
culture entrepreneuriale ainsi que leurs implications dans la société. Donc, il permettra aux
apprenants de trouver des définitions utiles de ces principaux concepts utiles à la culture
entrepreneuriale.
Ensuite, ce module consiste à définir, à saisir les contours de la culture amorçant, favorisant
et institutionnalisant l’esprit d’entreprise et d’entreprendre, à savoir notamment les attitudes
suivantes : la responsabilité, la prise de risque, l’autonomie, la confiance, la solidarité et
l’entraide. Il ne s’agit pas de proposer ou d’avancer une liste de facteurs clés de succès ou
d’attitudes souhaitées mais plutôt de pousser chacun à puiser en lui même des atouts, des
forces et des compétences, à arrimer avec l’être et le devenir d’un entrepreneur. Bref,
d’éveiller et développer le potentiel entrepreneurial de chacun.
La diffusion de la culture entrepreneuriale permettra de « déplacer » les apprenants (jeunes
générations) de la logique de demandeurs d’emploi à celle de pourvoyeurs d’emploi. Elle les
incitera à devenir entrepreneurs de leur vie et à leur donner l’envie de prendre leur avenir en
main. Etre entrepreneur de soi constitue l’objectif ultime de ce module.
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Chapitre 1 : Sensibilisation à l’entrepreneuriat et à la
culture entrepreneuriale
Durant ces dernières années, il est argué que l’entrepreneuriat et l’entreprise sont devenus
des facteurs importants et critiques de la compétitivité et de la croissance à long terme des
économies des pays. Tous les pays se sont penchés à la recherche des façons de promouvoir
et faciliter une dynamique d’entrepreneuriat et une culture entrepreneuriale vibrante et
éveilleuse de potentialités pour stimuler plus d’activités entrepreneuriales. Ainsi, augmenter
les niveaux et les taux d’activités entrepreneuriales nécessite des entrepreneurs, hommes ou
femmes preneur(se)s de décisions pour créer et développer leurs entreprises.
Nul ne saurait aujourd’hui mettre en doute le rôle primordial que jouent les entrepreneurs et
leurs entreprises (petites, PME et grandes) dans le système économique mondial. Ces
entrepreneurs sont aujourd’hui perçus comme étant les piliers de l’économie de marché et
leurs activités, comme créatrices de valeur, d’emplois et d’avantages pour les
consommateurs.
La culture entrepreneuriale prévalant dans un milieu apparaît comme un des facteurs les plus
susceptibles d’influencer la propension d’une personne à créer, reprendre une entreprise et
plus généralement à entreprendre dans des domaines social, culturel, sportif, et associatif
autre que le domaine économique.
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(groupe, organisation, etc.). Il correspond à une diversité de situations et de pratiques :
entreprendre pour son propre compte ; entreprendre pour le compte d’une entreprise
(intraprendre) ; entreprendre pour le compte de la société en général (actions humanitaires et
de bénévolat, associatives…).
Bref, entreprendre ne s’applique pas uniquement qu’aux activités d’affaires, mais aussi à
toute activité humaine.
1.1. L’ENTREPRISE
L’entreprise peut être définie de différentes façons :
– Entité autonome qui produit des biens et des services marchands : Synonyme : firme.
Créer une enterprise; entreprise publique, petites et moyennes entreprises.
– Projet, action ou réalisation plus ou moins complexes. Synonyme : Tentative, aventure,
manœuvre, essai. Le succès est une entreprise de longue haleine.
– Travail: opération, oeuvre
Le terme d’entreprise est utilisé aussi dans « le monde de l’entreprise » pour décrire
l’ensemble représentatif des entités autonomes productrices de biens et de services
marchands.
1.2. L’ENTREPRENEUR
Selon le Grand Dictionnaire, l’entrepreneur est défini comme étant une « personne ou
groupe de personnes qui crée, développe et implante une entreprise dont il assume les
risques, et qui met en œuvre des moyens financiers, humains et matériels pour en assurer
le succès et pour réaliser un profit ».
L’entrepreneur, c’est quelqu’un qui sait percevoir (identifier, sélectionner et exploiter) une
opportunité et créer une organisation pour l’exploiter. Il contribue à la création de valeur
nouvelle. Entrepreneur, est une fonction, et non pas un statut social.
L’entrepreneur ne peut l’être, nous semble-t-il, qu’à travers ce qu’il fait (et aussi, où et
comment il le fait). Est entrepreneur, par conséquent, celui qui entreprend.
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de rupture comme des innovations incrémentales, et enfin, il participe au renouvellement et
à la restructuration du tissu économique.
L’entrepreneur est souvent étroitement associé aux termes de prise de risque, d’innovation,
et de proactivité (anticipations des événements), et chasseur d’opportunités d’affaires. Il est
un agent de changement.
1.3. L’ENTREPRENEURIAT
L’entrepreneuriat est un terme à l’origine issu du terme d’entrepreneur qui est passé à la
langue anglaise : entrepreneurship.
2.1. LA CULTURE
La culture est définie comme étant un ensemble d’informations partagé et transmis entre des
individus et des générations d’individus. C’est un socle de références portent sur des valeurs,
des aspirations, des croyances, des modes de comportement et des relations
interpersonnelles.
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– Les croyances, valeurs et normes
Ils font référence au passé de l’entreprise et se transmettent sous la forme de récits idéalisés
basés sur des faits réels. Le mythe joue un rôle sécurisant. Il est le reflet d’un passé, mais
aussi le garant d’un avenir.
– Les tabous
Ce sont des sujets qui constituent les manifestations d’une peur collective. Les tabous
peuvent se matérialiser sous la forme « d’événements-catastrophes pouvant affecter les
produits de l’entreprise et que les dirigeants sont incapables de prévoir parce qu’un tel
exercice est pour eux trop anxiogène ».
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La culture entrepreneuriale ne doit plus être considérée uniquement comme un moyen de
créer de nouvelles entreprises, mais plutôt comme une attitude générale qui constitue un atout
précieux dans la vie quotidienne et professionnelle de tout citoyen, compte tenu de la portée
des caractéristiques qui la définissent.
Avant de passer la troisième section, il s’agit à ce stade de définir d’autres concepts dérivés
comme par exemple : L’esprit d’entreprise vs esprit entrepreneurial. L’esprit d’entreprise
concerne la connaissance de l’entreprise et de l’entrepreneur, alors que l’esprit
entrepreneurial consiste essentiellement en une volonté d’agir pour créer du changement, de
la nouveauté, pour fixer des buts et réaliser des projets.
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3.2. LES FONDEMENTS
Pour pouvoir engager un processus de changement, il faut mobiliser différentes de ressources
personnelles, à savoir : les ressources émotives ;les ressources cognitives et les ressources
interactionnelles.
Les ressources émotives sont le moteur de l’action. L’esprit d’entreprise trouve en elles sa
motivation première et son déclenchement. Les ressources cognitives servent à penser
l’action, à donner forme à l’avenir par l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet. Elles
donnent sens au projet entrepreneurial. Le passage à l’acte nécessite une action concrète et
la mobilisation des ressources des différents milieux (Ressources interactionnelles). En effet,
on ne peut pas entreprendre seul, avec uniquement l’énergie tirée de la motivation, avec
uniquement l’intelligence de sa vision et de projet. Ce dernier fait appel à la capacité de
l’entrepreneur de tisser des liens avec son environnement.
➢ Repères
✓ Identification des opportunités d’affaires;
✓ Définition des visions;
✓ Expression de différenciations ; • Évaluation des risques ; • Gestion de
relations.
Ces valeurs sont définissables par les attitudes et les comportements qui les expriment.
▪ la confiance en soi;
▪ Se sentir capable de faire quelque chose, d’entreprendre et de mener à terme un
projet, grâce à ses connaissances et à ses compétences.
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▪ le leadership;
▪ Proposer des actions, des idées.
▪ Influencer « positivement » les autres dans la réalisation de la tâche.
▪ Prendre les décisions nécessaires et passer à l’action. – l’esprit d’équipe ;
▪ Travailler et coopérer avec les autres tout en étant respectueux. C’est créer avec
d’autres en synergie d’action.
▪ La motivation;
▪ Avoir des raisons d’apprendre et de relever un défi. – le sens de la responsabilité
;
▪ Respecter ses engagements en faisant ce qui doit être fait et ce qui a été convenu
par le groupe.
▪ La solidarité;
▪ Se sentir responsable des choix et des décisions du groupe dans l’atteinte d’un but
commun.
– le débrouillardise ;
• Mettre en action ses ressources internes (compétences, connaissances et habiletés)
et ses ressources externes (outils, personnes-ressources, organismes, entreprises,
etc.) lorsque surgissent des difficultés et des embûches. C’est recourir à ses
connaissances et à ses habiletés pour faire face à l’imprévu
– l’effort ;
• Avoir la volonté de travailler fort. – l’initiative ;
• Faire des choix, devenir autonome et prendre des décisions sans avoir besoin de
supervision. C’est passer à l’action
– le sens de l’organisation ;
• Choisir de bonnes méthodes pour être efficace dans la réalisation du travail.
– la créativité ;
• Exprimer des idées, proposer des solutions novatrices, des pistes de recherche, etc.
– la détermination ;
• Se concentrer sur ce qu’il y a à faire, sur l’atteinte d’un objectif. – la persévérance
;
• Continuer/terminer ce qui a été commencé jusqu’à l’obtention d’un résultat
satisfaisant.
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• Faire preuve de constance et de ténacité afin de mener à terme un projet et
d’atteindre l’objectif fixé.
– des connaissances partagées par des individus d’une même société qui veulent relever des
défis ;
– des attitudes et des valeurs (créativité, sens de la responsabilité, autonomie, confiance en
soi, solidarité, leadership, tolérance à l’échec, etc.) ;
– des compétences de savoir-faire, savoir être et savoir agir.
En conclusion, Il est importe de dire que l’entrepreneuriat peut être « le fruit », alors que la
culture entrepreneuriale peut être comparée à « l’arbre » ; l’analogie du « champ » et de la «
moisson » illustre aussi très bien ces réalités distinctes, mais interdépendantes.
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Chapitre 2 : Connaissance de l’entrepreneuriat et de ses formes
Nous assistons à une mutation dans le contexte d’affaires et des entreprises. En effet, les
entreprises cherchent de plus en plus à se recentrer (sur les métiers et les compétences de
base) et à externaliser. L’externalisation par exemple est un phénomène qui s’amplifie et qui
entraîne, à travers la formule d’essaimage, une croissance des PME. Pour les individus, on
voit de nouvelles formes et d’organisation du travail : travail indépendant et/ou autonome ;
le travail à domicile ; à temps partiel et partagé.
Nous assistons aussi à des mutations dans le contexte social, des exigences fortes
apparaissent et s’imposent aux organisations et aux individus, les mots d’ordre : changement
; incertitude et complexité.
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2. LES MYTHES, METAPHORES ET PARADOXES DE L’ENTREPRENEURIAT
Plusieurs idées reçues (mythes à défaire), des images/métaphores ainsi que des paradoxes
sont associés à l’entrepreneuriat. La connaissance du phénomène passe nécessairement par
leur compréhension.
La première idée reçue la plus connue : « Entrepreneurs are born, not made » ou “les
individus naissent entrepreneurs et ne le devinent pas” est à banner. En effet, les individus
ne naissent pas entrepreneurs mais ils le deviennent. Leur culture, environnement et
éducation permettent de faciliter l’émergence de ce type de profil.
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de l’échec ; nécessite de la pensée, préparation et planification, mais il se base sur un
événement non planifié ; il faut un sens de l’urgence, biais dans l’action, mais aussi de la
patience et de la persévérance.
La reprise d’entreprise est définie par Fayolle (2004 : 133) comme étant « une situation qui
relève de l’esprit d’entreprendre et qui appartient au champ de l’entrepreneuriat…un
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processus par lequel une personne physique ou morale, le repreneur, acquiert la propriété
d’une entreprise ou d’une activité existante et occupe les fonctions de direction générale ».
C’est Pinchot (1985) qui est le premier qui a introduit le mot « intrapreneuriat » ; Pour lui,
l’intrapreneuriat revient à entreprendre dans une structure existante en développant des
pratiques et comportements entrepreneuriaux à l’intérieur d’une grande entreprise. Le
personnage-clé de ce phénomène est l’Intrapreneur. Drucker (1985) est l’un des premiers à
observer cette tendance : « Today’s businesses, especially the large ones, simply will not
survive in this period of rapid change and innovation unless they acquire entrepreneurial
competence ».
Les entreprises coopératives et collectives offrent des voies de rechange quant aux modes de
créer, de gérer et de développer des organisations.
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Chapitre 3 : Connaissance et conscience de soi et de son potentiel
Lao Tseu
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– Passion pour un produit, une activité ;
– Challenge, défi, fun ;
– Recherche du pouvoir.
– Psychologiques et de personnalité;
– Managériales;
– Entrepreneuriales.
– Psychologiques et de personnalité;
– Managériaux ;
– Entrepreneuriaux.
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La connaissance de soi est indispensable pour pouvoir s’interroger :
Profil idéal de l’entrepreneur : Est-ce que l’on naît entrepreneur ou est-ce qu’on le devient ?
Si oui, quelles sont les connaissances spécifiques et les compétences utiles afin de réussir en
tant qu’entrepreneur ?
Les entrepreneurs ne sont ni des génies ni des hommes parfaits, nous apprennent les
biographies écrites par les entrepreneurs. Une analyse de ces récits suggère des pistes
intéressantes pour favoriser l’esprit entrepreneurial.
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– Ventes ;
– Créativité ;
– Gestion globale du projet ;
– Refléxion stratégique ;
– Intuition et prise de décision dans un contexte d’incertitude ; – Se mettre en réseau.
Il ne s’agit de lister tous les comportements à l’origine de l’acte d’entreprendre mais plutôt
d’en présenter quelques uns qui sont :
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3.3. L’ELABORATION/DEVELOPPEMENT
Le diagnostic de son propre profil entrepreneurial conduit l’apprenant, (le futur entrepreneur)
à se situer et à élaborer son plan d’action en vue de poser les actions, en termes de formation
ou autres, nécessaires.
Tableau 1 : Les activités les plus courantes et communes du métier d’un entrepreneur
2. Concevoir des visions Imagination, indépendance, Conception, pensée Evaluation des ressources
passion systématique
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8. Vendre Flexibilité Adaptation Connaissance du client
Fortin (2004)
L’entrepreneur doit considérer son milieu comme une ressource pour lui et se considérer
lui-même comme une ressource pour son milieu.
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1.1 LA FAMILLE
Il s’agit d’un groupement primaire important qui façonne énormément la personnalité et le
comportement du futur entrepreneur. Elle joue un rôle important dans la satisfaction des
besoins d’appartenance. Au sein de notre culture Arabo-Musulmane, elle facilite largement
la solidarité sociale même si l’empreinte paternelle et des frères l’emportent sur celle des
femmes et des sœurs. En outre, chaque type de famille peut être plus au moins libérale,
conservatrice ou preneuse de risque. Souvent elle peut influencer le choix de la carrière de
ses membres. C’est aussi le lieu d’apprentissage à l’action et à l’expression normalisée
(normes à respecter, mais non formalisée (non écrite). Les conflits de rôles, d’intérêts et de
statuts en son sein peuvent entacher leur fonctionnement mais ils peuvent aussi constituer un
lieu d’apprentissage à la résolution de leurs conflits en groupes. Souvent nous pouvons
rencontrer des familles spécialisées dans un ou plusieurs domaines d’activités telles que les
familles agricoles, industrielles, artisanales, commerciales, de tourisme, de service
(médicale, de transport, de consulting) religieuses ou même artistiques. La famille « kharraz
» se spécialise à titre d’exemple dans la fabrication de faïence pour revêtement mural.
1.2. LE RESEAU D’AMIS
De nos jours nous vivons dans l’ère des réseaux. C’est une réalité sociale mais aussi
culturelle. Les groupes d’amis ou communautaires ou de’ membres de familles constituent
un groupement social qui est secondaire La base de fonctionnement de ce dernier est la valeur
de confiance, de coopération et de respect de l’intérêt général partagé. Les individus en
question peuvent nous orienter vers des projets et vers la recherche du travail en groupe. Les
apports pour la constitution d’une société son plus faciles que ce soit en numéraire, en
industrie ou en nature. L’échange des idées peut déboucher sur des opportunités
d’investissement. Cependant les contrats d’affaires doivent se faire à la lumière de contrats
minutieusement ficelés et rédigés car dans les affaires en réseau, il n’y a pas de sentiments
et les intérêts peuvent être divergents. De nos jours on parle d’affaires en réseaux virtuels.
Exemple un réseau d’anciens d’une faculté ou d’un club voire même de membres de conseils
d’administrations en sociétés. A ce niveau un carnet d’adresse peut être fort utile.
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d’inspiration pour la création d’un projet. Le professionnalisme est un facteur clef de succès
offert par le milieu professionnel
De nos jours chaque fonctionnaire disposant d’un projet innovant et voulant le concrétiser
peut disposer d’un congé d’affaires. L’essaimage proposé par le chef de l’entreprise publique
est aussi l’une des pratiques qui peut aider tout employé remplissant certaines conditions
requises de créer son projet avec le parrainage de son patron.
C’est un milieu d’apprentissage par excellence. C’est le milieu ou l’on peut perfectionner ses
connaissances et ses compétences ainsi que ses modes de communication verbale et non
verbale. On parle de grappe stratégique ou de groupes de professionnels solidaires qui suit
une stratégie d’action commune envers les intrus et les instances de contrôle. L’exemple
lustre à ce niveau est le climat d’affaires dans l’enceinte de vieille ville de Sfax, Sousse,
Tunis qui constituent des vrais centres de formation gratuits aux affaires notamment dans
tout commerce et plus spécialement dans le domaine de l’artisanat, du cuir et chaussures et
en textile.
De nos jours ce dernier connaît une évolution rapide dans le sens d’une complexité et d’une
interdépendance entre ses différentes composantes. Les entreprises seront obligées de
maîtriser et de piloter le cadre réglementaire et institutionnel pour profiter des opportunités
et évoluer dans le cadre de la légalité.
Les entrepreneurs doivent s’adapter à ces différentes réalités voir même essayer de les
intégrer dans leur stratégie. Il est important d’étudier en premier lieu les fondements
théoriques de l’environnement institutionnel pour proposer dans un deuxième temps des
méthodes pour l’évaluation des menaces et des opportunités (évolution et hostilité)
Il est aussi important d’étudier le contexte institutionnel des affaires (les années 70 ; 80,90
jusqu’à 2010 et plus) pour détecter les contraintes de la création de l’entreprise dans les
différents secteurs (problème de transfert technologique, fragilité de la culture
d’entreprise….)
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Dans une dernière phase nous allons essayer de comprendre le fonctionnement des
institutions qui s’occupent du lancement des projets du soutien de leur capacité d’innovation
et de la rationalisation de leur financement et accompagnement.
Les structures d’accompagnement offrent des services, entre autres, pour la nouvelle
entreprise et les projets innovants : pépinières d’entreprises…
Les structures d’information sont des structures nouvellement créées dans le paysage
institutionnel tunisien, nous pouvons mentionner les : Centres d’affaires régionaux (CAR).
4. MILIEU ASSOCIATIF
Le milieu associatif peut être scindé en deux catégories : les associations et les clubs.
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5. SYNTHESE : MODELE DES 4 M
Observateurs et académiciens s’entendre pour dire que le succès du couple entrepreneur-
projet dépend de la capacité de chaque individu de créer et de mobiliser son capital social,
c’est-à-dire de se connecter à son milieu avec un grand M. Les parties prenantes de l’activité
entrepreneuriale sont résumés dans la figure 3.
Concurrents
Clients Pouvoirs
Consommate Publics
urs Structures
Fournisseurs Éducation
formation
Enseignemen
Culture
Entrepreneuriale
Banques Agences
Assurances de Promotion
et d’appui
Famille Structures
Proches Pairs de la région
Ami(e)s
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Chapitre 5 : Connaissance du projet entrepreneurial
Un projet entrepreneurial peut être défini comme suit : « Produire de la nouveauté, innover,
mener des actions en vue d’un bien, d’un service, d’un événement à créer qui a une valeur
dans le milieu parce qu’il répond à un besoin ».
Au point de départ, le projet entrepreneurial s’appuie sur l’idée d’une production, d’une
action productive qui crée un bien, un service, un événement. L’événement peut être une
exposition, un spectacle, une semaine thématique, une production artistique, un symposium,
un festival, un concours ou quoi que ce soit d’autre que les élèves auront à préparer et à
réaliser avec toute la motivation et la compétence dont ils sont capables.
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2.1. L’UNITE
Elle est liée aux auteurs du projet ; elle se développe au fur et à mesure de l’élaboration du
projet. Elle associe la conception et la réalisation, marie l’idée à la réalité.
2.2. LA COMPLEXITE
Elle est liée à ce qui est imprévisible, parce que le projet contient beaucoup d’éléments qui
l’influencent. Elle requiert analyse, mobilisation, audace d’agir malgré l’incertitude qui
demeure.
Si un projet peut être défini comme une vision qui sert à organiser le futur, c’est bien parce
que le futur est incertain et en partie imprévisible, et c’est justement cela qui fait la valeur du
projet.
La complexité et l’incertitude introduisent dans le projet une tension qui mobilise les
ressources cognitives de l’analyse et de l’anticipation, de la créativité et du réalisme.
2.3. LA SINGULARITE
Elle est liée à la fois aux contextes et aux particularités des personnes, des lieux et du
moment. Chacun des apprenants impliqués dans un projet arrive avec son histoire
personnelle, ses particularités, ses manières d’agir et de réagir. C’est l’incarnation du projet
si l’on peut dire, avec toute la réalité qui le fait être.
– Le projet entrepreneurial:
• développe des caractéristiques entrepreneuriales;
• A une portée et des répercussions ;
• Est innovant;
• a de l’envergure;
• Peut être jugé à l’aide d’indicateurs entrepreneuriaux.
– Bases d’un projet entrepreneurial réussi :
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• Innovation;
• Envergure;
• Mobilisation.
3.1. L’INNOVATION
Un projet entrepreneurial doit apporter une solution originale (inédite) à un problème ou une
action novatrice qui souhaite répondre à un réel besoin... Il peut se traduire dans la manière
de fabriquer, de concevoir ou de présenter la production.
Pour être entrepreneuriale, il faudrait que l’action soit novatrice et s’inscrive dans une
problématique économique, communautaire ou technologique, et réponde à un besoin du
milieu, à la nécessité d’un meilleur fonctionnement ou même à un simple souhait de bienêtre.
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3.2 L’ENVERGURE
L’envergure d’un projet s’exprime par son élargissement : Un projet peut s’élargir par la
complexification de la production en cherchant à ajouter un produit, un service, un
événement ou une activité économique à la production initiale tout en recrutant et en
rejoignant un plus grand nombre de personnes.
3.3 LA MOBILISATION
La sollicitation des pairs signifie que le promoteur doit :
– s’assurer que le projet peut avoir un réel effet et qu’il amènera à une reconnaissance
sociale ;
– faire connaître le résultat concret de son projet entrepreneurial aux autres est un premier
pas vers la réussite du projet ;
– montrer à ses pairs la production réalisée.
4.2. L’ELABORATION
L’élaboration : planifier et surprendre
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– l’étude de faisabilité technique
– l’étude de viabilité financière
– l’étude juridique
Bref, une démarche entrepreneuriale est une démarche d’innovation et de changement et qui
admet le projet comme principe fondateur.
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Conclusion
Ce module vise à mettre les balises d’une culture entrepreneuriale « Made in Tunisia » à
travers des actions de formation s’adressant à une population estudiantine (les villages, les
conférences). La sensibilisation en matière d’entrepreneuriat constitue la pierre angulaire de
l’instauration de la culture entrepreneuriale. Toutefois, elle doit être accompagnée par
d’autres actions, de promotion, de formation et d’implication.
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Références bibliographiques
1. LECTURES DE BASE
2 LECTURES COMPLEMENTAIRES
DESCHAMP B., PATUREL, R., (2001), Reprendre une entreprise … saine ou en difficulté,
Série les entrepreneurs, Dunod, Paris, 244p.
LORRAIN, J., BELLEY, A., DUSSAULT, L., (1998), « Les compétences des entrepreneurs
: élaboration et validation d’un questionnaire (QCE) », 4ème Congrès International
Francophone sur la PME, Nancy-Metz 22, 23 et 24 octobre.
SANCHEZ ARNAU, J.C., DESJEUX, D., (1994), La culture, clé du développement, Paris :
L’Harmattan.
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Annexe
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Annexe 1 :
Série de monographies d’entrepreneurs tunisiens et étrangers
Jeune fondateur de la société XXX, émanant d’un milieu modeste et ancien maîtrisard de la
FSEG de Sfax, Mr Maher a eu l’idée de lancer un projet de représentation d’une marque de
peinture de voitures sans avoir suffisamment d’argent. Il croyant énormément à l’appui
psychologique de ses amis adhérant aux différentes associations professionnelles (Jeune
chambre internationale -JCI-, Association internationale des étudiants en sciences
économiques et commerciales -AISEC-) et sportives ainsi qu’ celui de ses parents. Il a
souvent compté sur ses aptitudes personnelles (forte personnalité, sens de responsabilité, et
d’ouverture sur l’environnement économique) ainsi que sur ses aptitudes relationnelles. Il
décida de se lancer sans hésitation dans la concrétisation de son projet. Conscient de l’appui
offert par son environnement institutionnel des affaires, il consulta l’API et le CEPEX. Il
entreprit un voyage en Allemagne en compagnie de son enseignant avec lequel il s’entendait
bien afin qu’il l’aide à débattre en Anglais avec les propriétaires d’une enseigne dans le
domaine de la peinture de voitures. Il arracha ainsi la représentation exclusive moyennant en
même temps d’un stock gratuit de peintures. Cependant Mr Maher, après présentation d’une
étude assez précise du projet parvint à disposer d’un minimum de crédit de départ pour
investir dans les machines de mélange qui sont à commande numériques. Après quelques
années de labeur et de gestion efficace et malgré les contraintes socioprofessionnelles
(rotation importante du personnel ou « Tunover ») et commerciales, il diversifia son activité
en montant une huilerie tout en disposant d’autres richesses. De nos jours son seul souci le
tracasse. C’est l’établissement d’un équilibre entre sa vie professionnelle et d’affaire.
Après avoir obtenu sa maîtrise en sciences de gestion, Mr Samir a été recruté par
l’organisation européenne de développement des PME en Tunisie. Il loua avec Mr Zouhir un
studio à la cité « EL Khadhra » à Tunis. Comme il venait d’acheter une voiture Golf
d’occasion, il peinait souvent à la fin de chaque mois comme tout fonctionnaire. Il décida
lancer un petit projet dans le domaine de l’industrie du cuir et de chaussures auprès de sa
famille à Sfax. Se rendant compte de l’intensité des concurrents et de l’entrée potentielle de
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nouveaux créateurs d’entreprise dans le domaine en question qu’il connaissait à peine suite
à des travaux à mi temps pendant l’été qui lui servait de source d’argent de poche, il trouva
une idée géniale suite à maintes observations et consultations des connaisseurs du domaine.
Et ce fût l’idée de construire un entrepôt franc pour l’entreposage de quantités énormes de
rouleaux de cuirs moyennant de sommes satisfaisantes de valeurs locatives. Après quelques
années et avec la baisse de sa marge suite à une concurrence acharnée dans le domaine, il
lança un autre projet substituant le premier. Il s’agit d’un magasin local de vente de cuir en
gros dans la zone industrielle « poudrière 1 » à Sfax et un autre de détail dans la vieille ville.
Il gagna largement le pari de la compétitivité et devient une référence dans son domaine.
Maintenant il se rend compte que le minable salaire d’un employé quel qu’il soit ne lui
suffisait même pas pour s’occuper de son jardin.
Annexe 2 :
Modèle de compte rendu d’une séance de témoignage
Voici le modèle de compte rendu suivant. Vous pouvez l’enrichir en proposant d’autres
suggestions
Tâches de l’Equipe :
• préparer ensemble un compte rendu (max 10 pages avec quelques références,
informations et contacts des témoins…)
• répartir le travail entre les membres de l’équipe :
٭une personne bien choisie pour animer avec le témoin
٭une personne pour prendre note lors du témoignage
٭une personne pour s’assurer de la bonne conduite et de la rédaction du compte
rendu et du bon déroulement du témoignage. Critères de choix du témoignage, et raisons
du choix. Vous pouvez donner quelques raisons d’un tel choix. Processus entrepreneurial
étudié :
S’agit-il d’une :
• création d’une nouvelle entreprise,
• reprise d’une entreprise,
• essaimage,
• intrapreneuriat,
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• franchising…
Processus entrepreneurial récent (pas plus de 3 années)
Vous devez insister sur le caractère récent du projet entrepreneurial et de ses circonstances :
• déclenchement du processus,
• engagement de l’acteur et de ses partenaires
• et le résultat du processus : est-il actuellement un succès, un échec, ou même
développement du projet entrepreneurial.
Informations concernant le témoin
Vous pouvez présenter en un page (max) le CV du témoin, et vous précisez essentiellement
sur :
• Son niveau d’instruction
• Son expérience professionnelle (moments forts de sa trajectoire professionnelle)
• Son implication sur d’autres activités extra-professionnelles
• Sexe, age…
Informations concernant le processus étudié
Vous devez préciser les rubriques suivantes :
• Historique de l’acte entrepreneurial,
• Principaux problèmes rencontrés lors du déroulement du processus et moments
critiques.
• Acteurs actifs et déterminants dans le processus.
• …
Autres précisions :
Toutes autres précisions intéressant le débat autour du témoignage sont les bienvenues. Elles
n’auront qu’à provoquer le témoin et lui permettre d’alimenter le débat et évoquer des
questions sérieuses et critiques pour tout individu entreprenant seul, en équipe…
Annexe 3 :
La visite d’un entrepreneur ou d’une entrepreneure
Mise en situation
L’entrepreneuriat et la création d’entreprises peuvent paraître vagues aux yeux des étudiants.
Leur proposer de rencontrer une personne qui a fait de l’entrepreneuriat son choix de carrière
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peut s’avérer une méthode intéressante. Cette personne témoignera de toutes les facettes de
son expérience comme entrepreneur et répondra aux questions sur sa vie professionnelle,
personnelle, familiale et sociale. Dynamique, cette méthode constitue une façon originale de
regarder vers l’avenir. Objectif
L’activité a pour but d’inciter les étudiants à s’informer des différents aspects qui
caractérisent les entrepreneurs. Durée de l’activité
Démarche proposée
Il s’agit de dresser une liste de personnes capables d’intéresser les étudiants et avec qui ils
auront de la facilité à converser. Le texte de l’encadré propose certains critères qui peuvent
vous guider dans le choix de la personne à inviter.
Préférez une personne qui a déjà été assise sur les mêmes bancs d’école que vos étudiants.
Votre équipe de collègues et des personnes-ressources d’organismes voués à l’entrepreneuriat
peuvent vous aider à trouver l’entrepreneur(e) qui pourrait devenir un modèle.
Une rencontre préalable avec la personne choisie serait souhaitable afin de l’informer de la
composition du groupe d’étudiants, des objectifs de la rencontre et des sujets à aborder au
cours de son témoignage.
Vous pouvez lui suggérer d’apporter des échantillons de produit fini, des petits outils, de la
matière première ou le logo de son entreprise. Ces objets permettront à la personne invitée
d’attirer l’attention et aux élèves de mieux concevoir l’entreprise.
Le succès de cette rencontre réside toutefois dans le choix de l’invitée ou de l’invité et des
thèmes qui sauront captiver les auditoires des divers ordres d’enseignement. Éléments à
considérer pour le choix de l’entrepreneur(e)
– Cette personne a-t-elle de l’entregent ?
– S’exprime-t-elle facilement ?
– Son entreprise intéressera-t-elle les élèves ?
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– Son entreprise est-elle liée au métier ou à la technique de votre groupe (surtout en
formation professionnelle) ?
– Les élèves s’identifieront-ils facilement à cette personne ?
– Pensez à son âge, à la taille de son entreprise, à l’école où elle a étudié, etc.
– Cette personne est-elle connue et appréciée dans son milieu ?
– Est-elle intéressée par l’activité et prête à partager son expérience ?
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15. Quelles sont vos principales sources de motivation ?
16. Quel rôle joue l’argent dans votre motivation ?
17. Quels sont vos points forts et vos points faibles comme entrepreneur ?
18. Votre rôle d’entrepreneur vous a-t-il imposé des sacrifices ? Si oui, lesquels ?
19. Jusqu’à maintenant, quel a été votre moment de gloire ? Votre pire moment ?
20. Vous considérez-vous comme un casse-cou, un parieur ? Comment réagissez-vous
face au risque ?
21. En tant qu’entrepreneur, qu’est-ce qui vous comble et vous satisfait personnellement
?
22. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir entrepreneur ?
23. Recommandez-vous l’entrepreneuriat comme mode de vie ?
24. L’entreprise que vous décrivez aujourd’hui constitue-t-elle votre première
expérience en entrepreneuriat ? Si non, quel bilan faites-vous de vos autres
expériences ?
25. Avez-vous déjà échoué dans une entreprise ? Si oui, quelle leçon en avez-vous tirée
?
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