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Arithmétique et Matrices en Terminale S

Le document présente un cours sur l'arithmétique et les matrices destiné aux élèves de Terminale S, avec des objectifs d'apprentissage en divisibilité, congruences, PGCD, PPCM, et opérations matricielles. Il inclut des activités pédagogiques, des définitions, des théorèmes et des exercices pratiques pour renforcer la compréhension des concepts mathématiques. L'approche éducative favorise la discussion en groupe et la réflexion critique pour développer des compétences en mathématiques.

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Arithmétique et Matrices en Terminale S

Le document présente un cours sur l'arithmétique et les matrices destiné aux élèves de Terminale S, avec des objectifs d'apprentissage en divisibilité, congruences, PGCD, PPCM, et opérations matricielles. Il inclut des activités pédagogiques, des définitions, des théorèmes et des exercices pratiques pour renforcer la compréhension des concepts mathématiques. L'approche éducative favorise la discussion en groupe et la réflexion critique pour développer des compétences en mathématiques.

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DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

TERMINALE S

CHAPITRE: ARITHMETIQUE ET MATRICE

Objectif général : L’apprenant doit être capable de (d’) :


- établir des propriétés élémentaires de nombres entiers ;
- résoudre des exercices et / ou des problèmes d’arithmétique.
- effectuer quelques opérations matricielles
Objectifs spécifiques : L’apprenant doit être capable de connaitre
 Connaitre l’importance de la Divisibilité dans ℤ
Utiliser les congruences modulo n à la résolution de certains exercices

Trouver le PGCD et le PPCM de deux ou plusieurs nombres

 Résoudre l’équation diophantienne

 Effectuer des opérations dans ℤ/nℤ

 Résoudre des problèmes de numération


Connaitre les opérations sur les matrices carrées d’ordre n

-Puissance n-ième
Apprentissage en EDD:

Apprendre à savoir

-apprendre à faire

Apprendre à poser des questions critiques

Approche en EDD :

- Discussions en groupe

- débat

Valeur : estime de soi et confiance en soi

Compétences en EDD :

- pensée systémique

-réflexion critique

- Notions de base sur les opérations sur les matrices carrées


Principes de EDD :

Souci d’un Avenir collectif et d’un développement pour tous les hommes

-principe de précaution
1
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- Encourager la participation du public par la sensibilisation et la diffusion d’informations sur
l’environnement

Contenus Activités Support/Outils

 Multiples d’un entier - Définir un multiple d’un


entier relatif et l’ensemble
ℤ des relatifs multiple de n
- Donner quelques exemples DOCUMENT 1 :

 Divisibilité dans ℤ Donner la définition de ARITHMETIQUE


divisibilité dans ℕ et dans ℤ,
théorème, exemple

Laisser les apprenants se EXERCICE N°1


discutent ensemble D’ARITHMETIQUE
 Division Euclidienne des
entiers Expliquer bien la
Division euclidienne dans ℤ
REFERENCE : COURS DE
A l’aide des exemples
SPÉCIALITÉMATHÉMATIQUES
 Nombres premiers Terminale S
Définir ce que nombre
Valère BONNET
premier, déterminer les
(postmaster@[Link])
nombres premiers inférieur à
1er novembre 2006
100
Lycée
 Congruences dans ℤ Dite ce nombres premiers
entre eux

définir la congruence, donner


des exemples, faire participer
 PPCM et PGCD
les apprenants

Faire participer les


apprenants pour déterminer
le PPCM et PGCD de deux
entiers donnés

. Tirer la relation entre PPCM


et PGCD

Enoncer le Théorème de
Bézout et le Théorème de
Gauss

 L’ensemble ℤ/ ℤ
Définition Définir l’ensemble ℤ/ ℤ
- Opérations
Et ses opérations

2
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- Propriétés Définir et résoudre l’équation
diophantienne (du type
+ = avec ≠ 0 , b
et ∈ ℤ )

Propriétés vis-à-vis Utiliser les théorèmes de


des opérations dans ℤ Bézout et de Gauss.
et équation dans
ℤ×ℤ Donner la définition et
théorème, exemple
 Base de numération d’application

Faire participer les


apprenants

Expliquer comment écrire un


nombre en base 16

 Travail de groupe
 Donner la définition d’une
matrice carrée dans le cas
générale
 Système hexadécimal  Traiter la matrice carrée
d’ordre 3 au maximum
 Faire remarquer la non DOCUMENT 2 :
 Notion sur les commutativités des produits
matrices carrées de matrices MATRICE ET OPERATIONS
d’ordre 2 ou 3
 Utiliser la Méthode de
 Somme
Sarrus pour calculer le
 Produit
déterminant d’une matrice  REFERENCE : Livre :
 Déterminant carrée d’ordre 3 Déclic Hachette éducation
 Transposition  Faire comprendre les Terminale S
 Inverse matrices nilpotentes  ErfolgimMathe-Abi
 Trace
(Übungsbuch,Analysis ,
 Puissance n-ième Geometrieundstochastik)
Freierburger Ver lag GmbH

Basiswissen Grundkurs
 Théorie et application de
l’analyse
(Murray [Link])
 Einfürungund die
[Link]
(Schröder Uchtmann)
 Mathématiques Terminale S
Enseigment de spécialité

3
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Edition Bréal

 machines non
programmables

CONNAISSANCE A TRANSMETTRE

DOCUMENT 1 : ARITHMETIQUE

I] Multiples d’un entier


1º Multiples d’un entier relatif-Ensemble ℤ _
a)Définition
Un entier relatif est un multiple d’un entier relatif si et seulement si
∃ ∈ ℤ tel que =
b)Ensemble ℤ _
Soit ∈ ℕ, on désigne par ℤ l’ensemble des entiers relatifs multiples de c’est -à-dire
ℤ = {… … . . , − , … , −3 , −2 , − , 0, ,2 ,3 ,…, ,….….}
2º Divisibilité
a) Divisibilité dans ℕ
Soient deux entiers naturels, on dit que
, , si et seulement si
∃ ∈ ℤtel que = et on écrit / lire " "
Exemple : 0 divise 0 car 0 = 0 × 0
b) Divisibilité dans ℤ
Soient deux entiers relatifs, on dit que
, 〱 , si et seulement si
∃ ∈ ℤtel que = et on écrit / lire " "
Exemple : 5 ∕ −20 car −20 = 5(−4)
c) Théorème
Soient , , trois entiers relatifs tels que ∕ ∕ alors ⁄ + quels que soient les entiers
relatifs
d) Ensemble ( )
Soit un entier relatif, on désigne par ( ) l’ensemble des entiers relatifs diviseurs de
Ex : (8) = {−8, −4, −2, −1, 1, 2, 4, 8}
II] Division euclidienne
1º Division euclidienne dans ℕ
= +
∀ ∈ ℕ ∀ ∈ ℕ∗ ∃! ( , ) ∈ ℕ × ℕtels que (1)
0≤ <
La relation (1) est appelée division euclidienne dans ℕ de
∶ ∶ ∶ ∶
Exemple : Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de 17 3
On a 17 = 3(5) + 2 donc = 5 =2
2º Division euclidienne dans ℤ
= +
∀ ∈ ℤ ∀ ∈ ℕ∗ ∃! ( , ) ∈ ℤ × ℕtels que (2)
0≤ <
La relation (2) est appelée division euclidienne dans ℤ de
∶ ∶ ∶ ∶
Exemple : Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de −17 3
4
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On a −17 = 3(−6) + 1 donc = −6 =1
III] Congruences arithmétiques
1º Définition
Soit ∈ ℕ∗
L’entier relatif est congru à l’entier relatif ′ modulo si et seulement si − ′ ∈ ℤ et on écrit
≡ ′[ ]ou ≡ ′ ( ) ou ≡ ′( ) lire " à ′ "

Exemple : 24 ≡ 9[5] car 24 − 9 = 5 × 3 c.-à-d. 24 − 9 = 15 ∈ 5ℤ

Remarques
 1) ≡ ′[ ] ⇔ ∃ ∈ ℤ − ′=
 2) ≡ 0[ ] ⇔ ∕
2ºpropriétés
a) si ≡ ′[ ] alors + ≡ ′+ [ ]
b) si ≡ ′[ ] alors ≡ ′ [ ]
c) si ≡ ′[ ] et ≡ ′ [ ] alors + ≡ ′ + ′[ ]
d) si ≡ ′[ ] et ≡ ′ [ ] alors ≡ ′ ′[ ]
e) si ≡ [ ] et ≡ [ ] alors ≡ [ ]
f) si ≡ [ ] alors ≡ [ ] où ∈ℕ
g) si ≡ ′[ ] alors ( ) ≡ ( ) [ ] ù 㑦

ô à
3º Théorème
≡ [ ]
) ⇔
0≤ <

b) ê ⇔ ≡ ′[ ]

IV] Ensemble ℤ/ ℤ
1º Définition
Soit un entier naturel on désigne par l’ensemble des entiers relatifs tels que le reste de la division
euclidienne par soit égal à . L’ensemble quotient ℤ/ ℤ (lire ℤ ℤ) est défini par
ℤ/ ℤ = {0, 1, … , − 1}
Exemple : ℤ/5ℤ = {0, 1, 2, 3, 4} avec :
0 = {… . . , −10, −5, 0, 5, 10, 15, … . . }
1 = {… . . , −9, −4, 1, 6, 11, 16, … … }

2 = {… . . , −8, −3, 2, 7, 12, 17, … … }


3 = {… . . , −7, −2, 3, 8, 13, 18, … … . }
4 = {… . . , −6, −1, 4, 9, 14, 19, … … . }
2º Opérations dans ℤ/ ℤ
Par définition :
+ = +
=
Remarque
= ℤ/ ℤ ⇔ ≡ [ ]

Exemple : Dresser les tables d’addition et de multiplication dans ℤ/5ℤ


Tables d’addition dans ℤ/ ℤ Tables de multiplication dansℤ/ ℤ

× 0 1 2 3 4

5
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0 0 0 0 0 0
+ 0 1 2 3 4
1 0 0 0 0 0
0 0 1 2 3 4
2 0 0 4 1 3
1 1 2 3 4 0
3 0 3 1 4 1
2 2 3 4 0 1
4 0 4 3 2 1
3 3 4 0 1 2

4 4 0 1 2 3

EXERCICES N°1 : ARITHMETIQUE


Exercice 1
Le diviseur d’une division euclidienne est égal à 45, le reste est le carré du quotient
Déterminer les dividendes entiers naturels non nuls possibles
Exercice 2
Soient un entier supérieur ou égal à 3 et un entier supérieur ou égal à 2. On désigne par le
quotient et le reste de la division euclidienne de − 1 par
Déterminer le reste et le quotient de la division euclidienne de − 1 par +1 où ∈ ℕ
Exercice 3
Démontrer par deux méthodes différentes que pour tout entier naturel , l’entier naturel
= 106 +2 + 103 +1 + 1est divisible par 111

CORRIGES N°1
Corrigé1
On désigne par le dividende et le quotient de la division euclidienne donc
= 45 + 2
0 ≤ 2 < 45
Alors
= 45 + 2 = 45 + 2
c.-à-d.
0≤ <7 0≤ ≤6
=6 = 45 × 6 + 36 = 306
=5 = 45 × 5 + 25 = 250
=4 = 45 × 4 + 16 = 196
………………………………………………………………….
Si = 1 = 45 × 1 + 1 = 46
Donc les dividendes possibles sont : 306, 250, 196, 144, 94, 46
Corrigé 2
Par hypothèse
−1= + −1= +

0≤ < 0≤ ≤ −1
− = +1 + (1)
Alors
0≤ ≤ +1 − (2)
D’après (1)
− = + donc −1= + + −1

Or ≥ 2 donc − 1 ≥ 0 alors + −1≥0

D’après (2)
6
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≤ − donc + ≤ < alors

+ −1≤ −1< on a donc


+1
−1= + + −1
donc le reste est = + − 1 et le quotient =
0≤ + − 1 < +1

Corrigé 3
Méthode 1 : raisonnement par récurrence sur
= 106n+2 + 103n+1 + 1
-Pour = 0
2 1
0 = 10 + 10 + 1 = 111donc111/
-Supposons que 111/ c.-à-d. ∃ = 111
-Démontrons que +1 est divisible par 111
= 106( +1)+2 + 103 +1 +1 + 1 − 106 +2 − 103 +1 − 1
( )
+1 −
= 10 + 10 − 10 − 10
= 10 − 10 + 10 − 10
= 10 (10 − 1) + 10 (10 − 1)
= 10 (10 − 1)(10 + 1) + 10 (10 − 1)
= (10 − 1)[10 (10 + 1) + 10 ]
= 999[10 (10 + 1) + 10 ]
= 111 × 9[10 (10 + 1) + 10 ]
= 111 ′
Et d’après l’hypothèse de récurrence = 111
Donc +1 − 111 = 111 ′
Alors +1 = 111 + ′ = 111 cqfd
Conclusion : pour tout entier naturel l’entier naturel = 106 +2 + 103 +1 + 1 est divisible par 111
Méthode 2
A l’aide d’une calculatrice on peut trouver le reste de chacune des divisions euclidiennes de 106 103 pa
111 donc on peut écrire 106 ≡ 1[111] 103 ≡ 1[111] d’après une propriété de congruence on
peut écrire 106 ≡ 1[111] 103 ≡ 1[111]
Donc 106 102 ≡ 100[111]
103 10 ≡ 10[111]
1 ≡ 1[111]en additionnant membre à membre
106 +2 + 103 +1 + 1 ≡ 111[111]
c.-à-d. 106 +2 + 103 +1 + 1 ≡ 0[111]donc = 106 +2 + 103 +1 + 1 est divisible par 111

V] PGCD et PPCM
1º Définition 1
Soient deux entiers relatifs non nuls
( , )= 昰 c.-à-d.
( , )= ( )∩ ( )

Exemple : Déterminer le (8,6)


On sait que (8) = {−8, −4, −2, −1, 1, 2, 4, 8}
(6) = {−6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6}
(8) ∩ (6) = { −2, −1, 1, 2} alors (8,6) = (8) ∩ (6) = 2

2º Définition 2
Soient deux entiers naturels non nuls
( て, ) = c.-à-d.
7
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( , )= ℕ∗ ∩ ℕ∗
Exemple : Déterminer le (8,6)
8ℕ∗ = {8, 16, 24, 32, 40, … . . }
6ℕ∗ = {6, 12, 18, 24, 30, … . . }
(8,6) = ∗ ∗
D’où 8ℕ ∩ 6ℕ = 24
3º Méthode pratique de détermination de PGCD à l’aide de l’algorithme d’Euclide
Le PGCD de deux entiers naturels non nuls est égal au dernier reste non nul des divisions euclidiennes
successives de , , ainsi de suite
Exemple : Déterminer le (280,176)

quotients 1 1 1 2 4

Dividendes et 280 176 104 72 32 8


diviseurs

restes 104 72 32 8 0

280 = 1(176) + 104


176 = 1(104) + 72
104 = 1(72) + 32
72 = 2(32) + 8
32 = 4(8) + 0
D’où (280,176) = 8
4º Nombres premiers entre eux
a) Définition
Deux entiers relatifs non nuls sont premiers entre eux si et seulement si ( , )=1
Exemple : PGCD(49,40) = 1 donc 49 et 40 sont premiers entre eux
b) Théorème de Bézout
Deux entier relatifs sont premiers entre eux si et seulement si
∃ ∈ℤ ∃ ∈ℤ +《 =1
Exemple : pour tout entier naturel non nul les deux entiers 2 + 1 sont premiers entre eux car
∃ = 1 ∃ = −2 tels que 1(2 + 1) + (−2) =1
5º propriétés de PGCD et PPCM
a) ∀ ∈ ℕ∗ ( , )= ( , )
∗ ( , )=
b) ∀ ∈ ℕ ( , )
∗ ∗ ( ) ( , )=
c) ∀ ∈ ℕ ∀ ∈ ℕ , ×
= ′
d) 眔 ( , ) = ⇔ ∃( , ) = ′
( , )=1
6º Théorème de Gauss
Soient , , trois entiers relatifs.
Si / et ( , ) = 1 alors /

7º Nombres premiers
Un entier ≥ 2 est un nombre premier si et seulement si les seuls diviseurs entiers naturels de sont 1
Exemple : les entiers 2 ,3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23 sont des nombres premiers
VI] Equation + = dans ℤ × ℤ
1º ℎé è
L’équation + = admet de solutions dans ℤ × ℤ si et seulement si ( , )/
8
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2º Résolution (exemple)
On considère dans ℤ × ℤ deux équations (1) : 29 − 11 = 1
(2) : 29 − 11 = 5
A laide de l’algorithme d’Euclide relatif aux nombres 29 et 11 trouver une solution particulière de l’équation
(1), en déduire une solution particulière de (2), et résoudre dans ℤ × ℤ l’équation (2)
Recherche d’une solution particulière de (1) puis de l’équation (2)

2 1 1 1
29 11 7 4 3
7 4 3 1

29 = 2(11) + 7 ⇔ 7 = 29 − 2(11)
11 = 1(7) + 4 ⇔ 4 = 11 − 1(7)
7 = 1(4) + 3 ⇔ 3 = 7 − 1(4)
4 = 1(3) + 1 ⇔ 1 = 4 − 1(3)
On a donc
1 = 4 − 1(3) = 4 − (7 − 4) = 11 − 7 − [7 − (11 − 7)]
= 11 − [29 − 2(11)] − [ 29 − 2(11) − [11 − (29 − 2(11)] ]
= −29(3) + 11(8)
= 29(−3) − 11(−8)
Par conséquent le couple (−3 , −8) est une solution particulière de l’équation (1)
On a 29(−3) − 11(−8) = 1 en multipliant les deux membres par 5, on obtient
29(−15) − 11(−40) = 5 donc le couple (−15 , −40) est une solution particulière de (2)
Résolution de l’équation (2)
29 − 11 = 5

29(−15) − 11(−40) = 5
29( + 15) − 11( + 40) = 0 ou 29( + 15) = 11( + 40) (3)
D’après cette dernière égalité 29 divise 11( + 40) or 29 et 11 sont premiers entre eux et d’ après le théorèm
de Gauss 29 divise + 40 donc + 40 = 29 ( est un entier relatif quelconque) alors = 29 − 40
Et d’après l’égalité (3) 29( + 15) = 11(29 ) donc 刴 + 15 = 11 d’où = 11 − 15
= {(11 − 15 , 29 − 40) / ∈ ℤ}

VII] Numération
1º Théorème et définition
étant un entier naturel supérieur ou égal à 2
Tout entier naturel peut se mettre sous la forme
= + + ⋯+ + Les sont des entiers naturels strictement inférieurs à
c.-à-d. 0 ≤ < et on écrit = … =( … )
Cette écriture est appelée représentation ou représentation réduite du nombre dans le système de numératio
de base
Les sont appelés chiffres
Remarques
-Si = 10 le système est appelé système de numération décimal (dans ce système l’écriture d’un nombre est
l’écriture quotidienne d’un entier naturel)
-Si = 2 le système est appelé système de numération binaire
2º Exemple de changement de base
Soit un entier naturel tel que dans le système de numération de base 4, = 3021
1) Donner l’écriture de dans le système de numération décimal
2) En déduire l’écriture de dans le système de numération de base 8
9
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1) on a = 3021 et par définition


= 3×4 +0×4 +2×4 +1
= 201
Donc dans le système décimal = 201
2) on va faire des divisions euclidiennes successives par 8
201 = 8 × 25 + 1
25 = 8 × 3 + 1
3=8×0+3
Les restes consécutifs des divisions euclidiennes sont 1 ; 1 ; 3 donc
= 311
Remarque : pour trouver les restes on pourra faire des divisions successives de 201 par 8, de 25 par 8 et de 3
par 8 comme dans l’enseignement primaire

3° Système hexadécimal
Pour écrire un nombre en base 16, l’ensemble des chiffres utilisé est :
{0;1;2;3;4;5;6;7;8;9;A;B;C;D;E;F}
Les chiffres A, B, C, D, E et F représentent respectivement les nombres 10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14 et 15.

Exercice1
Convertir en base dix le nombre : 椠 .
Solution
16
On a : = 11×162 +10×161 +12×160 = 2 816+160+12 = 2 988

Exercice 2. Convertir en base seize le nombre : 51966.


Solution
Effectuons des divisions successives par 16 en commençant par 51 966, comme indiqué sur la figure cicontre

51966 16
14 3247 16
15 202 16
10 12 16
12 0

16
On en déduit que : 51 966 = .

EXERCICES N°2 : ARITHMETIQUE

Exercices1
On considère dans ℤ × ℤ deux équations (1) : 29 + 11 = 1
(2) : 29 + 11 = 4

A laide de l’algorithme d’Euclide relatif aux nombres 29 et 11 trouver une solution particulière de l’équation
(1), en déduire une solution particulière de (2), et résoudre dans ℤ × ℤ l’équation (2)
Exercice2
A l’aide des tables de multiplication et d’addition dans ℤ/5ℤ résoudre dans ℤ/5ℤ × ℤ/5ℤ le système

10
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3 +2 =1
2 +4 =3

Exercice3
+ = 75
Résoudre dans ℕ × ℕ le système
( , ) = 15

Exercice4
Dans le système décimal on donne = 8216
Donner l’écriture de dans le système de numération de base 7

Exercice 5
Dans un système de numération de base on donne
= 211 = 312 = 133032
1º Sachant que = montrer que divise 8
2º En déduire la valeur de
3º Ecrire dans le système décimal
4º Donner l’écriture du nombre dans le système de numération de base 6
Exercice 6
Déterminer la base du système de numération dans lequel le nombre 12551 du système décimal s’écrit
30407
CORRIGES N°2

Corrigé 1
On considère dans ℤ × ℤ deux équations (1) : 29 + 11 = 1
(2) : 29 + 11 = 4
A laide de l’algorithme d’Euclide relatif aux nombres 29 et 11 trouver une solution particulière de l’équation
(1), en déduire une solution particulière de (2), et résoudre dans ℤ × ℤ l’équation (2)
Recherche d’une solution particulière de (1) puis de l’équation (2)

2 1 1 1
29 11 7 4 3
7 4 3 1
Donc, on a les équivalences suivantes
29 = 2(11) + 7 ⇔ 7 = 29 − 2(11)
11 = 1(7) + 4 ⇔ 4 = 11 − 1(7)
7 = 1(4) + 3 ⇔ 3 = 7 − 1(4)
4 = 1(3) + 1 ⇔ 1 = 4 − 1(3)
On a alors
1 = 4 − 1(3) = 4 − (7 − 4) = 11 − 7 − [7 − (11 − 7)]
= 11 − [29 − 2(11)] − [ 29 − 2(11) − [11 − (29 − 2(11)] ]
= −29(3) + 11(8)
= 29(−3) + 11(8)
Par conséquent le couple (−3 , 8) est une solution particulière de l’équation (1)
On a 29(−3) + 11(8) = 1 en multipliant les deux membres par 4, on obtient
11
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29(−12) + 11(32) = 4 donc le couple (−12 , 32) est une solution particulière de (2)
Résolution de l’équation (2)
29 + 11 = 4

29(−12) + 11(32) = 4
29( + 12) + 11( − 32) = 0 ou 29( + 12) = −11( − 32) (3)
D’après cette dernière égalité 29 divise −11( − 32) or 29 et −11 sont premiers entre eux et d’ après le
théorème de Gauss 29 divise − 32 donc − 32 = 29 ( est un entier relatif quelconque) alors =
29 + 32
Et d’après l’égalité (3) 29( + 12) = −11(29 ) donc + 12 = −11 d’où = −11 − 12
= {(− − , + ) / ∈ ℤ}

Corrigé 2
Tables d’addition dans ℤ/ ℤ Tables de multiplication dansℤ/ ℤ
+ 0 1 2 3 4 × 0 1 2 3 4

0 0 1 2 3 4 0 0 0 0 0 0

1 1 2 3 4 0 1 0 0 0 0 0

2 2 3 4 0 1 2 0 0 4 1 3

3 3 4 0 1 2 3 0 3 1 4 1

4 4 0 1 2 3 4 0 4 3 2 1

3 +2 =1 (1)
On considère dans ℤ/5ℤ × ℤ/5ℤ le système
2 +4 =3 (2)
(1)+(2) : 0 + 1 = 4
donc =4
d’après (2) 2 + 4 = 3
donc 2 + 4(4) = 3
alors2 + 1 = 3
2 +1+4=3+4
2 +0=2
3 2 = (3)2
1 = 1donc, =1

D’où = {( , )}

Corrigé 3
+ = 75 (1)
Soit à résoudre dans ℕ × ℕ le système
( , ) = 15 (2)

12
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= 15 ′
D’après une propriété de ∃( , ) tel que = 15 ′
( , )=1
D’après (1) 15 + 15 = 75
′ + ′ = 5avec ′ ′ sont premiers entre eux donc
( , ) ∈ {(1,4); (4,1); (2,3); (3,2)}
D’où = {(15,60); (60,15); (30,45); (45,30)}
Corrigé 4
Soit = 8216
On va effectuer les divisions par 7 successives
8216 = 7(1173) + 5
1173 = 7(167) + 4
167 = 7(23) + 6
23 = 7(3) + 2
3 = 7(0) + 3
Les restes consécutifs des divisions euclidiennes sont : 5, 4, 6, 2, 3 donc l’écriture de 〰 dans la base 7 est
=

Corrigé 5
Soient = 211 = 312 = 133032
1º Sachant que = , montrons que divise 8
= ⇔ x + 3x + 3x + 3x + 2 = (2x + x + 1)(3x + x + 2)
⇔ +3 =6 +2 +8
⇔ −3 −2 −8 =0
⇔ ( −3 − 2 − 8) = 0
⇔ −3 −2 −8=0
⇔ −3 −2 =8
⇔ ( − 3 − 2) = 8 (1) donc divise 8
2º Déduisons la valeur de x
divise 8 et est une base de numération donc =2 =4 =8
Or doit supérieur aux chiffres donc >3 =4 =8
L’entier 8 ne vérifie pas la condition (1), seul l’entier naturel 4 vérifie (1) d’où =4
3º Ecritures de dans le système décimal
= 211 = 2 × 4 + 1 × 4 + 1 = 37
= 312 = 3 × 4 + 1 × 4 + 2 = 54
4º L’écriture du nombre dans le système de numération de base 6

= = 37 × 54 = 1998 et d’après des divisions euclidiennes successives (division par 6)

13
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0n a =

DOCUMENT 2 : MATRICE ET OPERATIONS

1. Définitions.

a. Définition :

Soit un entier naturel n non nul.


Une matrice carrée A d’ordre n est un tableau de nombres réels comportant n lignes et n
colonnes.
Le nombre placé à l’intersection de la i-ème ligne et de la j-ième colonne est noté ai, j et s’appelle
coefficient d’indice ( ; ).
,

Numéro de la ligne Numéro de la colonne

, ; … ,昷… ,
⎡ , , , ,

⎢. . . .⎥
⎢. . . .⎥
=⎢ ⎥← −è
⎢ , , , ⎥
⎢. . . .⎥
⎢. . . .⎥
⎣ , , … , … , ⎦

− è

La « diagonale » de la matrice A est formée de tous les coefficients de A dont les numéros de
ligne et de colonne sont égaux : 1,1 ; 2,2 ; … , .

Cas particuliers :

 La matrice carrée d’ordre n dont tous les coefficients sont nuls ( , = 0 ) est
appelée matrice nulle et est notée 0 .
 Une matrice carrée dont tous les coefficients sont nuls, sauf éventuellement le coefficient de
la diagonale, est appelée « matrice diagonale ».
 La matrice diagonale d’ordre n dont les coefficients sur la diagonale sont égaux à 1 est
appelée matrice identité d’ordre n et est notée .

1 0 0 1 0 00
1 0 0 1 00
2 = 3 = 0 1 0 4 =
0 1 0 0 10
0 0 1 0 0 0 1
b. Propriété :

14
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Deux matrices carrées sont égales si, et seulement si, elles sont de mêmes ordres n et si, pour
tous entiers i et j variant de 1 à n, les coefficients d’indice ( , ) sont égaux.

c. Définition :

Soit un entier n non nul. Une matrice colonne C (ou « vecteur colonne ») de dimension n est
un tableau de nombres réels possédant lignes et 1 colonne. Le coefficient à la i-ème ligne est
noté ci est appelé coefficient d’indice i.

⎛ .. ⎞
⎜ .⎟
=⎜ ⎟← −è
⎜ .. ⎟
.
⎝ ⎠
2. Somme et produit par un réel.

Définition : Soit un entier naturel n non nul.


On considère des matrices carrées A et B de même ordre n et un réel k.
 La somme des matrices A et B, notée A + B, est la matrice carrée d’ordre n dont le
coefficient d’indice ( , ) pour tous entiers i et j entre 1 à n, est égal à , + , .
 Le produit de la matrice A par le réel k, est la matrice carrée d’ordre n notée k x A, dont le
coefficient d’indice ( , ) pour tous entiers i et j entre 1 et n, est égal à × , .

4 −2 −2 0
Exemple : Soit les matrices = et =
3 1 4 1
4 −2 −2 0 8 −4 8 0 16 −4
Alors : 2 − 4 = 2 × + (−4) × = + = .
3 1 4 1 6 2 −16 −4 −10 −2
3. Produit d’une matrice carrée par une matrice colonne.

Définition : Soit un entier naturel n non nul.


On considère une matrice carrée A d’ordre n et une matrice colonne B de même dimension n. Le
pro duit de la matrice carrée A par la matrice colonne B, noté A x B, est la matrice colonne P de
dimension n dont, pour tout entier i entre 1 et n, le coefficient d’indice i est égal à :

= ,1 × 1 + ,2 × 2 + ⋯+ , × = , × .
=1
4. Produit de deux matrices carrées.
a. Définition : Soit un entier naturel n non nul.
On considère deux matrices carrées A et B de même ordre n.
Le produit de la matrice carrée A par la matrice carrée B, notée A x B, est la matrice carrée P
d’ordre n dont le coefficient d’indice ( , ) pour tous entiers i et j variant A à n, est égal à :

= ,1 × 1, + ,2 × 2, + ⋯+ , × , = , × , .
=1
Chaque coefficient est donc obtenu selon le même principe que le produit de la matrice carrée A
par une matrice colonne. En effet, la 1re colonne du produit A x B est égale au produit de la
15
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matrice A par la 1re colonne de la matrice B, la 2ème colonne du produit A x B est égale au
produit de la matrice A par la 2ème colonne de la matrice B, etc.

1 2 0 3
Exemple : On considère les matrices = et = .
3 4 1 −2
Calculer A x B et B x A.

1 2 0 3 1 × 0 + 2 × 1 1 × 3 + 2 × (−2) 2 −1
= × = = .
3 4 1 −2 3 × 0 + 4 × 1 3 × 3 + 4 × (−2) 4 1
0×1+3×3 0×1+3×4

= 0 3 × 1 2 = 1 × 1 + (−2) × 3 1 × 2 + (−2) × 4 = 9 12 .
1 −2 3 4 −5 −6

On constate ici que les produits A x B et B x A sont différents. On dit dans ce cas-là que les matrices A
et B ne commutent pas. On retient que en général A x B ≠ B x A. Il faut donc faire très attention à
l’ordre dans lequel sont effectués les calculs.

b. Propriétés (admises):

Soit un entier naturel n non nul.


On considère des matrices carrées A, B et C de même ordre n. Alors :
 Propriété de distributivité : ( + ) × = × + ×
×( + )= × + ×
 Propriété d’association : × ( × ) = ( × ) ×
 Pour tout réel k : × ( × ) = ( × ) × = × ( × )
 × = × = , où In est la matrice identité d’ordre n.

5. Inverse d’une matrice carrée.

a. Définition :

Soit un entier naturel n non nul.


Une matrice carrée A d’ordre n est dite inversible s’il existe une matrice carrée B d’ordre n
telle que A x B = B x A = In.
La matrice B est alors unique et s’appelle inverse de A. On la note A-1.

b. Propriétés :

Soit un entier naturel n non nul.


Pour toutes matrices A et B carrées d’ordre n,
 Si A est inversible, alors la matrice A-1 est inversible et (A-1)-1 = A.
 Si A et B sont inversibles, alors la matrice A x B est inversible et (A x B)-1 = B-1 x A-1.
c. Ecriture matricielle d’un système d’équation.

Un système de deux équations à deux inconnues x et y peut se traduire matriciellement :


11 12
= 1
.
21 22 2

16
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En posant : = , = = .
Et si A est inversible (on va étudier l’invisibilité d’une matrice au plus tard), alors : 〱 =
× .

Exemple :

3 2 −
Soient = et = .
4 1 −

1. Montrer que Q est l’inverse de P.

2. On considère le système ( ):

3 +2 =8
.
4 + =2

a. Ecrire ce système sous forme matricielle A x X = B.

b. En utilisant l’inverse de Q, résoudre S.

Solution :

1. Montrons que P x Q = Q x P = I2.

1 2 1 4 2 3
− 3× − +2× 3 × + 2 × (− )
3 2 5 5 5 5 5 5 1 0
× = × = =
4 1 4 3 1 4 2 3 0 1
− 4× − +1× 4 × + 1 × (− )
5 5 5 5 5 5
1 2 1 2 1 2
− − ×3+ ×4 − ×2+ ×1
5 5 × 3 2 = 5 5 5 5 1 0
× = =
4 3 4 1 4 3 4 3 0 1
− ×3+ − ×4 ×2+ − ×1
5 5 5 5 5 5
D’où : P x Q = Q x P = I2. C’est-à-dire Q est l’inverse de P, plus précisément P-1 = Q.

2. L’écriture de S sous forme matricielle :


3 +2 =8
peut s’écrire 3 2 = 8
.
4 + =2 4 1 2

C'est-à-dire, en posant = et =
On obtient : =
D’où : = × .
X=QxB
− − ×8+ ×2
= × = = .
− × 8 + 2 × (− )
4
−5
C’est-à-dire : = 26
5

D’où : = − , .
17
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6. Puissance n-ième d’une matrice carrée.
a. Définition.
On considère un entier naturel n non nul et une matrice carrée A. La puissance n-ième de A,
notée An, est la matrice : = × ×…×

Remarque : Par associativité des produit de matrices, pour tout entier ≥ 0: = ×


= × , ce qui rend variable la définition. Cette relation permet de calculer de proche à
proche les puissances de A. En effet, il n’existe pas une formule explicite pour la puissance
n-ième d’une matrice carré en général.
b. Corollaire

Pour tous entiers naturels n et m et toute matrice carrée A :


× = +

c. Cas des matrices diagonales.

0 … 0
0 ⋱ ⋮
Soit une matrice diagonale A d’ordre k. On pose =
⋮ ⋱ ⋱ 0
0 … 0
1 0 … 0
0 2 ⋱ ⋮
Alors pour tout entier naturel n, =
⋮ ⋱ ⋱ 0
0 … 0
Dans le cas général, comme nous avons déjà su qu’ il n’existe pas de formule explicite
donnant la puissance n-ième d’une matrice A. En pratique, on peut utiliser :
- Le raisonnement par récurrence
- Des propriétés particulières de la matrice A

Exemple :
5 −4 1 −1
Soient les matrices : = et = .
4 −3 1 −1
a/ Calculer A2.

b/ démontrer que A = I2 + 4P.

c/ Démontrer que pour tout entier ≥ 0:

An = I2 + 4nP.

a/ Calculons A2 :
On sait que A2 = A x A = 5 −4 × 5 −4 = 9 −8
4 −3 4 −3 8 −7
b/ On a : I2 + 4P = 1 0 +4 1 −1 = 1 0 + 4 −4 = 5 −4 =
0 1 1 −1 0 1 4 −4 4 −3
n
c/ Montrons par récurrence que : A = I2 + 4nP.
On se propose de démontrer par récurrence la proposition Pn :
18
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« Pour tout entier naturel n, An = I2 + 4nP »
1°/ Initialisation : pour n = 0.
A0 = I2 + 4 x 0 x P = I2.
Donc, P0 est vraie.
2°/ hérédité :
Soit un entier ≥ 0 tel que Pn est vraie
+1
= × = ×( 2+4 ) = 1 0 +4 1 −1 = 1 0 + 4 −4
0 1 1 −1 0 1 4 −4
= × 4 + 1 −4 = 5 −4 4 + 1 −4
4 1−4 4 −3 4 1−4
= 4 + 5 −4 − 4 = 2 + 4( + 1)
4 + 4 −4 − 3
Donc, Pn+1 est vraie.
3°/ Conclusion :
Par récurrence pour tout entier ≥ 0, est vraie.

7. Trace d’une matrice.

On considère deux matrices carrées d’ordre n, = ( , ) , et = ( , ) , . Les nombres


, et , (1 ≤ ≤ , 1 ≤ ≤ ), ainsi que le nombre k, sont réels.
Par définition : trace de A noté ( )=∑ , et trace de B noté ( )=∑ , .

1 2 3
Exemple : = 4 5 8
1 3 2
( ) = 1 + 5 + 2.

( ) = 8.

Exercice :

Soit = et = avec , et , des réels.

Soit ë ∈ ℝ, montrer que :

1. (ë ) = ë ( ).

2. ( + )= ( )+ ( ).

Solution :

1. On a : ë = ë

ë ë
ë = .
ë ë

D’où : (ë ) = ë +ë

= ë( + ).

19
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( )=ë ( ).

On a : + = +

+ +
+ = .
+ +

D’où : ( + )=( + )+( + )

( + )=( + )+( + ).

( + )= ( )+ ( ).

8. Calcul des déterminants.

La valeur d’un déterminant det(A) d’ordre n est donnée par un développement suivant :
Une ligne i : det(A)=∑ =1 × ∆ où une colonne j : det(A)=∑ =1 ×∆ .

11 12
Exemple 1: pour n = 2, soit la matrice d’ordre 2 : 2 = =
21 22

Si on effectue un développement suivant la 1ère ligne, nous avons :

11 12 1+1 | 1+2 |
det( 2) = = 1 1 ∆1 1 + 1 2 ∆1 2 = 1 1 (−1) 1 1| + 1 2 (−1) 1 2|
21 22

Ainsi, det( 2) = 11 22 − 1 2 2 1.

Exemple 2:

Calculer 3 7 = 3 × 1 − 7 × 2 = 3 − 14 = −11.
2 1
GEOMETRIE PLANE

CHAPITRE : GEOMETRIE PLANE


Objectif général : L’apprenant doit être capable de résoudre des problèmes métriques et d’effectuer
des calculs vectoriels dans le plan et dans l’espace.

Objectifs spécifiques : L’apprenant doit être capable de :

- Déterminer la nature des transformations par ses expressions analytiques et complexe


-Établir les expressions analytiques et complexes :
-D’une similitude directe
-D’une similitude inverse
- Déterminer les éléments géométriques d’une similitude définie par une expression complexe
-Utiliser une similitude dans des activités géométriques
-Calculer le produit scalaire de deux vecteurs
- Déterminer le barycentre de n points par construction
- Calculer les coordonnées barycentriques d’un point
-Déterminer les lignes de niveau
-Étudier quelques types de fonctions

20
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

Apprentissage en DD : apprendre à savoir


-apprendre à poser des questions critiques
-apprendre à se représenter des perspectives et plus durables
- apprendre à répondre par l’apprentissage appliqué
Approche en EDD :
- discussions en groupe
-débat
- compte rendus réflexifs
Connaissances en EDD :
-Défis et enjeu du DD
Valeur en EDD :
-Estime de soi et confiance en soi
Compétences en EDD :
- pensée systémique
-réflexion critique
Principes de EDD :
souci d’un Avenir collectif et d’un développement pour tous les hommes
-principe de précaution
Contenus Activités /stratégies Support/outils

BARYCENTRE :  Définir ce que point pondéré DOCUMENT3 :


- Rappel sur les produits  Donner l’existence du point G BARYCENTRE
scalaires barycentre de système S
- Barycentre de n points REFERENCE :Site Maths
 Préciser la place du point G et donner
pondérés : un exemple de Adama Traoré Lycée
Définition  Caractériser le barycentre G en Technique Bamako
Propriétés donnant ses composantes et son DOCUMENT4 : LES
Coordonnées, affixes Affixe et donner quelques exemples ISOMETRIES

- Fonction vectorielle de -Définir la fonction vectorielle de STARK Abiturprüfung


Leibniz Leibniz et donner un exemple Bayern 2021 -
Mathematik (Deutsch)
2 Taschenbuch – 26. August
fonction scalaire ∑ á ⃗
-définir la fonction scalaire de L 2020
Donner quelques ensembles des
Points M, déterminer la valeur de
f(G)

 Ligne de niveau :
⃗. ⃗ =
Expliquer les lignes de niveau et
⃗. ⃗ = ;
traiter les différents cas
MA=k
MA=kMB avec k ∈ ℝ

Etude de quelques
 Travail de groupe
21
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
applications affines :  Exemple et contre exemple sur les
- Translation points invariants de quelques
- Homothétie DOCUMENT5 :
transformations
- Rotation SIMILITUDE
 Faire remarquer par les apprenants
- Réflexion les transformations des angles REFERENCE :
- Symétrie centrale orientés qui peuvent être en ses
opposés selon la transformation STARK Abiturprüfung
(similitude inverses, Bayern 2021 -
antidéplacement Mathematik (Deutsch)
 Résoudre les problèmes par Taschenbuch – 26. August
méthode géométrique ainsi que 2020
par méthode complexe
 Travail par groupe pour qu’il
s’agit d’un empirisme
 Expliquer toutes les
compositions possibles des
transformations
Renforcer les identités des
transformations dans les géométries
planes
 Définir la translation ; la rotation
et la symétrie orthogonale ou
réflexion
Isométrie plane
 Dire la composée de deux
translations est une translation
 ⃗ ⃗ = ⃗+ ⃗

- déplacement è è′ = è+è′ è + è′ ≠ 0[2ð]

è =
è′ è + è′ = 0[2ð]
- antidéplacement  Figurer que la droite(∆) est
- Symétrie orthogonale l’ensemble des points invariants
Ou Réflexion
Dire que Symétrie glissée est la
- Symétrie glissée
Composée d’une réflexion et d’une
translation
= ∆ ⃗= ⃗ ∆

⃗ est un vecteur directeur de (∆)


Similitudes planes :
- Similitude plane directe
- Similitude plane Donner la définiront, expression
indirecte analytique et complexe,

Expliquer comment déterminer les


éléments caractéristiques.

22
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
Etudier les cas particuliers des
similitudes

 Utiliser le barycentre pour trouver


le point invariant pour quelques
transformations

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE

DOCUMENT 3 : BARYCENTRE

1. Définitions

Appelons point pondéré le couple ( A , ∝ ) formé d’un point A du plan et d’un coefficient réel ∝ ou masse
de A .

( A , ∝ ) se lit « A affecté de coefficient ∝ »

Le système = {( , á ); ( ,á )……..;( , á )} est appelé système des points pondérés

2. Existence du point G barycentre de S

Soit = {( , á ); ( , á );∙∙∙∙∙∙; ( , á )} un système des points pondérés

Si =∑ á ≠ 0 , il existe l’unique point G barycentre de système S tel que

á ⃗ = á1 1
⃗ + á2 ⃗ + ⋯+ á
2
⃗ = 0⃗
=1

3. Places du point G

On choisit O un point quelconque de S comme l’origine.

En décomposant ∑ á ⃗=á ⃗+á ⃗ +⋯+ á ⃗ = 0⃗ suivant O on obtient :

1
⃗= á ⃗

Exemple : A et B sont 2 points du plan

Soit = {( ,2) ; ( , −1)}

Comme = 2 − 1 = 1 ≠ 0 donc il existe l’unique point G barycentre de S tel que 2 ⃗ − ⃗ = 0⃗

Prenons comme origine le point A et utilisons la relation de Chasles en introduisant A

On a : ⃗= ⃗+ ⃗

Donc 2 ⃗ − ⃗− ⃗ = 0⃗

Alors ⃗=− ⃗

23
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
G est bien la symétrique de B par rapport à A

4. Coordonnées du point G

Dans le repère cartésien ( , ⃗, ⃗) , on a ( , ) ou ( , )

∑ á. ∑ á.
G( , ) avec = et =

5. Affixe du point G

Dans le plan complexe, on a les points ( ) ou ( )

∑ á.
L’affixe du point G est : =

Remarques

On ne change donc pas le barycentre en multipliant ou en divisant les coefficients par un même nombre non nul.

Exemple : 1) G1 barycentre du système {(P ,-1) ; (D,2) ; (Q,3)}

P(2 ;3), D(1 ;2) et Q(2 ;5)

Déterminons les coordonnées de G1 :

× × ×

× × ×

Les coordonnée de G1 est: ( ; 4)

2) barycentre du système {(A ,1) ; (B,2) ; (C,-1)}

A, B et C les points d’affixes respectives 2 − ; ; 2 +

Déterminons les coordonnées de G2

+2 −
= =0
1+2−1

2 est donc l’origine


3) 3 barycentre du système {( ,2) ; ( , 7) ; ( , −3)}
E,R et T les points d’affixes respectives 3 − ; 3 ; 2 + 4

Déterminons les coordonnées de G3

2 +7 −3 2(3 − ) + 7(3 ) − 3(2 + 4 ) 6 − 2 + 21 − 6 − 12 7


′ = = = =
2+7−3 6 6 6
7
′ =
6
6. Fonction vectoriel de Leibniz
définition : On appelle fonction vectorielle de Leibniz associée à la famille ( ; á )i=1à n, l’application
24
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
⃗: → ⃗
⟼ ⃗( ) = á ⃗+á ⃗ + ⋯+ á ⃗
⃗( ) = ∑ á ⃗
=1

Dans cette définition, désigne un plan et ⃗ désigne l’ensemble des vecteurs.

Remarque :

1er cas : Si ∑ á = 0 alors est un vecteur constant indépendant de M c’est-dire

⃗( ) = ⃗ ( 1) = ⃗( 2) = ⋯ = ⃗( )= ⃗

Exemple : ⃗( ) = 2 ⃗− ⃗− ⃗

2-1-1=0 donc ⃗( ) = ⃗( ) = ⃗( ) = ⃗( ) = ⃗

⃗( ) = − ⃗ − ⃗ =2 ⃗− ⃗ =2 ⃗− ⃗= ⃗

⃗( ) est un vecteur constant.

2eme cas : Si ∑ á ≠ 0 alors ⃗ est bijective. Donc G existe barycentre de S= {( , á ); ( , á ) ∙∙∙∙; ( , á )}


vérifiant ⃗( ) = ⃗

et ⃗ s’exprime par ⃗( )=(∑ á ) ⃗

Exemple : ⃗( ) = 2 ⃗−2 ⃗+ ⃗

2 − 2 + 1 = 1 ≠ 0 donc G barycentre de {(A,2) ; (B,-2) ; (C,1)}

⃗( ) = ⃗

7) Fonction scalaire de Leibniz


Définition : On appelle fonction scalaire de Leibniz associée à la famille ( ; á )i = à n, l’application

ö: → ℝ

⟼ ö( ) = ∑ 獜 á ²

ö( ) = á ²= á ⃗ = á

Pour tous points M et O du plan , on décompose ö( )suivant O.


on a : ö( ) = ö( ) + ⃗. ö⃗( ) + (∑ á) 〱

1er cas : Si ∑ á = 0 alors ∑ á ⃗ = ⃗( ) = ⃗ est un vecteur constant

Donc ö( ) = ⃑. ⃗ + ö( )
Remarque :
Si ⃗ = ⃗ alors la fonction scalaire est une constante.
25
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2eme cas : si ∑ á ≠ alors il existe un point unique G barycentre de


= {( 1 , á1 ); ( 2 , á2 ) … … . . ; ( , á )} telque ∑ á ⃗ = 0⃗
Ona :
ö( ) = ö( ) + ∑ á
Calcul de f(G) :
On fait le calcul pour =
Soit {( ; á ), ( ; á )? ( ; á )} un système de trois points pondérés de barycentre G
2
∀ ∈ , ö( ) = ö( ) + (á + á + á )

ö( ) = ö( ) + (á1 + á2 + á3 ) á1 ö( ) = á1 ö( ) + á1 (á1 + á2 + á3 )
ö( ) = ö( ) + (á1 + á2 + á3 ) ⇔ á2 ö( ) = á2 ö( ) + á2 (á1 + á2 + á3 )
ö( ) = ö( ) + (á1 + á2 + á3 ) á3 ö( ) = á3 ö( ) + á3 (á1 + á2 + á3 )

En faisant la somme membre à membre on déduit que:


á á +á á +á á
( )=
á +á +á
Remarques:
Soit k un réel, on pose ö( ) =
ö( )
On a ö( ) + ∑ á = ⇔ ⃗ =
∑ á
ö( )
 Si

= 0, alors l’ensemble (E) des points M cherchés est { }
á

ö( )
 Si

< 0, alors l’ensemble (E) des points M cherchés est vide
á

ö( ) ö( )
 Si
∑㊊
> , alors = ∑
, l’ensemble (E) des points M cherchés est un cercle
á á

(respectivement la sphère) de centre G et de rayon =


Exemple:

ö( ) = 2 −2 + ²

2-2+1=1≠0 et G barycentre de {(A,2) ; (B,-2) ; (C,1)}

Donc ö( ) = +2 −2 + ²

EXERCICES

Le plan est rapporté au repère orthonormé. A, B et C sont les points d’affixes respectives

1 + ;3 + 1+3
26
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G le barycentre de {(A,1) ; (B,-1) ; (C,-1)}

1) Déterminer l’affixe de G
2) Déterminer les ensembles suivants :
a) 1 ={ ㅳ⃗ − ⃗− ⃗ ⃗+ ⃗−2 ⃗ = 0}
2 2 2
b) 2 ={ − − = −2}
2 2 2
c) 3 ={ + −2 = −4}

CORRIGE

1) Affixe de G
− −
= = 3+3
1−1−1
2) a) = { ⃗− ⃗− ⃗ ⃗+ ⃗−2 ⃗ = 0}

On pose ⃗( ) = ⃗− ⃗− ⃗ ⃗( ) = ⃗+ ⃗−2 ⃗ (fonctions vectorielles de Leibniz)

1 − 1 − 1 = −1 ≠ 0 1+1−2=0

⃗( ) = − ⃗ et ( ) = ⃗( ) = ⃗ − 2 ⃗ = ⃗ et ⃗ = −6

Donc − ⃗. ⃗ = 0

E1 est la droite passant par G et de vecteur normal ⃗

b) ={ − − = −2}

Posons ö( ) = − − ² une fonction scalaire de Leibniz

1 − 1 − 1 = −1 ≠ 0

Donc ö( ) = − + ö( ) = − + − − =− + 8 − 4 − 4 = −2

D’où =2

E2 est le cercle de centre G et de rayon √2

c) ={ + −2 = −4}

Posons ö( ) = + −2 ² une fonction scalaire de Leibniz

1+1−2 = 0

ö( ) = 2 ⃗. ⃗( ) + ö( ) = 2 ⃗ ⃗−2 ⃗ + −2 = −4

Donc 2 ⃗. ⃗ = 0

E3 est la droite passant par A et de vecteur normal ⃗−2 ⃗

DOCUMENT4 : LES ISOMETRIES

II/ La réflexion.

27
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1. Définition.
M’ est l’image du M par la réflexion d’axe∆ signifie que :
 Si M appartient à l’axe ∆ alors M’ est confondu avec M.
 Si M ne fait pas partie de l’axe ∆ alors ∆ est la médiatrice du segment [MM’].
 la réflexion conserve l’alignement, les longueurs et distances, le parallélisme et
l’orthogonalité. Bref, elle ne déforme pas les figures.

B’
∆ B

C’ C

Mais à la différence de la translation et de la rotation, la symétrie axiale ne conserve pas les angles
orientés. Sur notre figure, l'angle orienté ( 映⃗, ⃗ ) et son image ( ⃗, ⃗) sont opposés en sens et
donc en mesure. La translation et la rotation sont des déplacements par contre la réflexion est un
antidéplacement .

Une réflexion d’axe ∆ est sa propre réciproque (involution) : ∆ ∆ = .

2. Composée de deux symétries axiales.

Deux cas peuvent se présenter suivant que les axes soient parallèles ou non. Nous considérons
donc deux symétries axiales ∆ et ∆′ . Intéressons-nous à ∆′ ∆.

1er cas :Les deux axes ∆ et∆′ sont parallèles :


Si M est un point du plan alors on appelle M’ son symétrique par rapport à ∆. M’’ est
′′
l’image de M’ par ∆′ . Ainsi avons-nous : ∆′ ∆( )= .


∆ ∆′

M I J M’’
M’

28
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Il est évident que les points M, M’ et M’’ sont alignés. Le point I, intersection de l’axe ∆
⃗′ = 2. ′ ⃗
avec la droite (MM’), est aussi le milieu du segment [MM’]. Donc .De même,
si on appelle J le point d’intersection de l’axe ∆′ avec la droite (MM’) alors ce point est
également le milieu du segment [MM’]. Donc, ′ ′′⃗ = 2. ′ ⃗.
Utilisant ces deux égalités, nous pouvons écrire que :
⃗′ ′⃗
′′⃗ = ⃗′ + ′ ′′⃗ = 2. ⃗′ + 2. ′⃗ = 2 + = 2. ⃗.
Le vecteur ⃗ ne dépend pas du point M mais des seuls axes ∆ et ∆′ . L’isométrie <∆′ ∆ est
donc la translation de vecteur 2. ⃗.

Conclusion : La composée de deux réflexions d’axes parallèles est une translation.

2ème cas :Les deux axes sont sécants en un point O

Les axes ∆ et ∆′ se coupent en O. Pour tout point M du plan, on appelle M’ son image par ∆.
M’’ est l’mage de M’ par ∆′ .
⃗ et ⃗ sont deux vecteurs directeurs des axes ∆ et ∆′ .
á est la valeur de l’angle orienté ( ⃗, ⃗).
è est celle de l’angle orienté ⃗, ⃗ .

M
M’’
M’

M’ est le symétrique de M par rapport à la droite ∆,


C'est-à-dire l’axe ∆est la médiatrice du segment [MM’].
Plus précisément , le triangle OMM’ est isocèle en O.
Ceci implique que :
= ′
⃗, ⃗ = ⃗, ⃗′ = è.

29
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De façon analogue, M’’ étant le symétrique de M’ par rapport à la droite ∆′, le triangle
OM’M’’ est isocèle en O. Cela nous ramèneaussi à :

= ′′
⃗, ′′⃗ = ⃗′, ⃗ = á − è.

Plus précisément :
= = ,
M’’ est sur le cercle de centre O passant par M.
De plus :

⃗, ′′⃗ ⃗, ⃗ + ⃗ , ⃗′ ⃗′ ′′⃗
= + , ⃗ + ⃗,
⃗, ′′⃗
=è+è+á−è+á−è
⃗, ′′⃗
= 2. á

C'est-à-dire les deux axes (∆) et (∆ ) ne dépendent que de á. qui est l’angle formé par les
deux axes .
Ceci nous ramène à la relation suivante :
= ′′
⃗, ′′⃗ .
= 2. á

C'est-à-dire, M’’ est l’image de M par la rotation de centre O et de l’angle 2. á

Autrement dit , si les deux axes sont sécantes :

∆′ ∆ est donc la rotation de centre O et d’angle 2. á.

Conclusion : La composée de deux réflexions d’axes sécants est une rotation.

3/LE THEOREME DE DECOMPOSITION :


Nous avons vu que les compositions de deux symétries orthogonales peuvent etre soit une
translation ou une rotation. Mais comment est la réciproque ?
Les résultats auxquels nous sommes parvenus, vont bien au-delà d’une simple composée car
ils permettent de dire qu’une translation ou une rotation peuvent être vues comme les
composées de deux réflexions.

 Avec la translation de vecteur ⃗


On appelle ∆ une droite dont un vecteur normal est ⃗. La droite ∆′ est son image par la

translation de vecteur 2.

30
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∆ ∆′

2

De part ce qui a été fait précédemment, nous pouvons dire que la composée ∆′ ∆ est la

translation de vecteur 2. = ⃗.
 Avec la translation de centre A et d’angle á
Appelons ∆ une droite passant par le point A. ∆′ est son image par la rotation de centre A et
á
d’angle 2.

∆′
A
á
2

En utilisant ce qui a été fait, nous pouvons dire que ∆′ ∆ est aussi la rotation ( ,á) .
Conclusion : Toute translation et toute rotation est la composée de deux réflexions.
Par la suite, nous réutiliserons ce ``théorème de décomposition’’.

3. La réflexion sous un angle complexe.

Nous allons déterminer la forme complexe d’une réflexion ∆. Pour y parvenir, nous procédons
en deux étapes.

a. L’axe de symétrie ∆ passe par l’origine.

La droite ∆ passe par l’origine. ⃗ est l’un de ses vecteurs directeurs. On appelle á une mesure
de l’angle orienté qu’elle fait avec des abscisses ,⃗ .
On note è l’argument du point M. Enfin, M’ est l’image de M par la réflexion ∆.

31
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M’ ∆

⃗ M

á è

Comme M’ est le symétrique de M par rapport à la droite ∆ alors cette dernière est la
médiatrice du segment [ ] et le triangle OMM’ est isocèle en O.
Ceci implique que = ′ et aussi que les angles ( ⃗, ⃗) et ( ⃗, ⃗) sont égaux.
D’un point de vue angulaire, nous avons :
⃗, ⃗ =è

⃗, ⃗) = ⃗, ⃗′
( =á−è
Donc :
⃗, ⃗′ ⃗ + ⃗, ⃗ + ⃗ , ⃗′
= ⃗,

⃗, ⃗′
=è+á−è+á−è
⃗, ⃗′
= 2. á − è
Notons z et z’ les affixes respectifs des points M et M’, nous savons :
| | = | ′| car = .
arg( z’) =2. á − è.
Par suite, nous pouvons écrire :
′ = ′ × .(2.á−è)

.á .è
= | |× ×
= . á×| |× .è

′ = . á. ̅
Conclusion : La réflexion ∆ a pour expression complexe ∆ ( ) = 2 .á .

b. L’axe de symétrie ∆ ne passe pas par l’origine.

Soit ∆l’axe de symetrie ne passant pas l’origine, Notons∆′ sa parallèle passant par O.
Le point O’ est le symétrique de l’origine O par rapport à l’axe ∆.
Soit ⃗est un vecteur directeur de ∆.Il est évident que ⃗est aussi un vecteur directeur pour ∆′ .
Et en suite , posonsá= ⃗, ⃗ .
32
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’( )

∆′

⃗ ⃗
á
⃗ á

O ⃗

la réflexion ∆′ est une involution, c’est-à-dire :


∆′ ∆′ = .
∆ = ∆ ∆′ ∆′

Comme leurs deux axes sont parallèles, la composée des réflexions ∆ et ∆′ est la translation
de vecteur ⃗′.
L’égalité précédente devient donc :
= ∆⃗′ ∆′

∆′ est une réflexion dont l’axe passe par l’origine. Son expression complexe est : ∆( )=
2 .á .

De plus, la translation ⃗′ a pour expression complexe :

⃗′ ( ) = +

où b est l’afiixe du point O’ qui est le symétrique de l’origine par rapport à l’axe ∆. Pour tout
nombre complexe z, nous pouvons donc écrire :
)= ( ) = 2 .á . + = 2 .á . +
∆( ⃗′ ∆′
谶〱
>D’où l’expression complexe d’une réflexion.

Conclusion : La droite ∆ a pour de vecteur directeur ⃗. á est une mesure de l’angle orienté
⃗, ⃗ . Le point O’ qui est l’image de l’origine par réflexion , a pour affixe b.
∆′
)= 2 .á . + .
Pour tout nombre complexe z, ∆(

La constante complexe b est l’affixe du point O’ symétrique de l’origine par rapport à l’axe
∆. Cela implique que la droite (OO’) est perpendiculaire à l’axe ∆.

33
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ð
ð . á±
Donc, un argument du nombre complexe b est á ± . Par suite : =| |× =| |×
ð

× ± . = | | × .á × (± )

Cette constante b est donc de la forme : = × . où k est un nombre réel quelconque.

Conclusion : Si l’angle orienté de l’axe ∆ avec l’axe des abscisses a pour mesure á alors :
pour tout nombre complexe z, ∆ ( ) = 2 .á . + á × . = á. . á. . + . où k est une
constante réelle.

Dans cette dernière expression complexe, les plus perspicaces d’ entre nous verront la
composée d’une réflexion d’axe celui des abscisses, d’une rotation de centre O et d’angle á,
puis d’une translation verticale de verticale de vecteur . ⃗ et enfin d’une nouvelle rotation de
centre O et d’angle á. Cela, car ils auront remarqué l’enchainement :
⃗ ( ,á) .⃗ ( ,á) á.
⎯ .⎯⎯ á.
á. . + . ⎯⎯ ㈵ . á. . + .
Réciproquement, il est aisé de prouver qu’une application complexe f de la forme : ( ) =
.á ð
. ̅+ où b est un nombre complexe ayant pour argument 가 ± , est géométriquement
une réflexion.

4. Composée de deux rotations, d’une rotation et d’une translation.

a. Composée de deux rotations.


THEOREME :
1 est une rotation d’angle è1 et de centre Ω1 .
2 est aussi une rotation d’angle è2 et de centre Ω2 .
Si θ1 + è2 ≠ 0[2ð], 1 2 est une rotation de centre Ω et d’angle θ1 + è2 .
Si θ1 + è2 = 0[2ð], 1 2 est une translation de vecteur ⃗ (à déterminer).

b. Composée d’une rotation et d’une translation.


THEOREME :
T est une translation de vecteur ⃗ et R une rotation de centre Ω et d’angle è avec è ≠ 2 ð.
Alors, est une rotation de centre Ω′ et d’angle è.

5. Composée d’une translation et symétrie orthogonale.

Nous allons nous pencher sur les composées ⃗ Δ et Δ ⃗ . En fait, nous parlerons
d’abord pour la première composée, puis nous en déduirons des choses pour la seconde.
Nous devons envisager plusieurs cas suivant ce qu’est le vecteur de translation par rapport à
l’axe de symétrie.

a. Le vecteur ⃗ est un vecteur normal de Δ.

Etre un normal à une droite signifie avoir de directeur perpendiculaire. Appelons Δ′



l’image de la droite Δ par la translation de vecteur 2.

34
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∆ ∆′

2

La translation ⃗ peut être vue comme étant la composée Δ′ Δ . Par suite :


⃗ ∆ = ∆′ ∆ ∆ = ∆′ car la réflexion est une involution.

Quoiqu’il en soit, la composée d’une translation par une symétrie axiale est une autre
symétrie axiale. Voyons ce qu’il en est avec l’autre composée ∆ ⃗.
La situation est à peu près similaire sauf que nous appellerons ∆′′ l’image de la droite ∆ par

la translation de vecteur − .

∆′ ∆′′

2

La translation ⃗ est aussi la composée de symétrie axiale ∆ ∆′′ . Il vient alors : ∆ ⃗ =


∆ ∆ ∆′′ = ∆′′
Donc : ∆ ⃗ est une réflexion.

Conclusion : Lorsque le vecteur de translation est normal à l’axe de symétrie alors la


composée d’une translation et d’une réflexion (ou le contraire) est une autre réflexion dont
l’axe est parallèle au premier.

b. Le vecteur ⃗ est un vecteur directeur de ∆.


Donc = ∆ ⃗ ou = ⃗ o ∆ est une symétrie glissée dont les éléments
caractéristiques sont : (∆) et ⃗. Dans ce cas, ∆ et ⃗ se commutent.
c. Le vecteur ⃗ n’est pas vecteur directeur de ∆ et n’y est pas normal.

35
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Le vecteur ⃗ peut être vu comme étant la somme d’un vecteur directeur ⃗ de ∆ et de l’un
de ses vecteurs normaux ⃗.

⃗ ⃗

Si nous parlions de géométrie analytique, nous pourrions dire que nous décomposons le
vecteur ⃗ dans un repère orthonormé dont ∆ est l’axe des abscisses. Quoiqu’il en soit, nous
avons la double égalité : ⃗ = ⃗ + ⃗ = ⃗ + ⃗.
D’un point de vue translation, elle se traduit par : ⃗ = ⃗ ⃗ = ⃗ ⃗.
A partir de là, nous pouvons nous prononcer sur les composées qui nous intéressent :
D’abord : ∆ ⃗ = ∆ ⃗ ⃗ = ∆ ⃗ ⃗ = ∆′ ⃗
⃗ est normal à ∆ ⃗ est parallèle à ∆′
C’est une réflexion C’est une symétrie
d’axe ∆′ parallèle à glissée

Ensuite : ⃗ ∆ = ⃗ ⃗ ∆ = ∆ ⃗ = ⃗ ∆′
⃗ est normal à ∆ ⃗ est parallèle à ∆′
C’est une réflexion C’est une symétrie
d’axe ∆′ parallèle à glissée

Conclusion : Les deux composées ⃗ ∆ et ∆ ⃗ sont des symétries glissées.

Résume :
La composée de ∆ ⃗ :
est une symétrie glissée de droite (∆)
Si (∆) // ⃗ et de vecteur ⃗.

⃗ ⊥ (∆): est une réflexion d’axe (∆ ) à


Si (∆) ⃗ è déterminer

⃗ ( ∆) ℎ :
est une symétrie glissée
= ∆ ⃗ avec ∆′ // ⃗ à
déterminer

36
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6. La détermination des isométries.

Si est une isométrie alors :


 Si n’a aucun point fixe alors est soit une translation, soit une symétrie glissée.
 Si a un unique point fixe alors est une rotation.
 Si a au moins deux points fixes et que tous sont alignés alors est une
réflexion.
 Si a au moins trois fixes non alignés alors est l’application identique.

EXERCICE SUR : ∆ ⃗:

Soit ABCD un carré de centre O. E, F, J et h les milieux respectifs de [AB], de [BC], de


[DC] et de [DA]. Déterminer les natures er les éléments caractéristiques des transformations
suivantes :

1. = ( ) ⃗;

2. = ( ) ⃗

3. ø = ⃗ ( )

4. ö = ( ) ⃗

5. = ⃗ ( )

1) = ( ) ⃗ ;
est une symétrie glissée de droite (AC) et de vecteur ⃗ = ⃗:
( ), ⃗

2) = ( ) ⃗;
( )⊥( )
= ( ) ( ) ( )
⃗ = ( ) ( )

( ) ⎯ ( )


( ) ⎯⎯ ( )
= ( ) ( ) ( )
= ( )
est une symétrie orthogonale d’axe (D) avec ( ) = 1
−2 ⃗

3) ø = ⃗ ( )
( )⊥( )
ø= ( ) ( ) − ( )

37
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⃗ = ′ ( )


( ) ⎯ ( ′)

ø est une symétrie orthogonale d’axe (D’) avec = 1 ⃗
2

4) ö = ( ) ⃗
( ) et ( ) ne sont pas parallèles c’est-à-dire ö est une symétrie glissée
ö= ( ) ⃗ ⃗
ö= ( ) ⃗ ⃗
ö= ( ) ⃗ ⃗
( )⊥( )
⃗ = ( ) ′′ .
1 ⃗
2
( ) ⎯ ( ).

( ) ⎯⎯ ( ′′)
ö= (뼾 ) ( ) ⃗

ö= ⃗
⃗. ′′
ö est une symétrie glissée de centre (D’’) et de vecteur ⃗ = ′′ avec = 1 ⃗.
, ⃗ −2

5) = ⃗ ( )
( ) et ( ) ne sont pas parallèles c’est-à-dire m est une symétrie glissée.
= ⃗ ⃗ ( )
= ⃗ ⃗ ( )
( )⊥ 첮
⃗ = ( ′′′) ( )

( ) ⎯ ( ′′′).
= 쎐⃗ ( ) ( ).

= ⃗ .
⃗. ′′′
est une symétrie glissée de droite (D’’’) et de vecteur ⃗ = ′′′ avec = 1 ⃗.
, ⃗ 2

DOCUMENT5: SIMILITUDE

Une classification des similitudes :

Propriété : Une similitude converse les angles géométriques : elle transforme un angle orienté en un
angle orienté égal ou opposé.

Définition :

Une similitude directe est une similitude qui conserve les angles orientés.

38
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Une similitude indirecte est une similitude qui transforme un angle orienté en un angle opposé.

L’image d’un triangle par une similitude directe est un triangle directement semblable et son
image par une similitude indirecte est un triangle inversement semblable.

Les Similitudes directes :

Propriété : a-Soit une similitude directe et deux points distincts et d’images respectives ′ et ′.
Quel que soit le point , si ′
= ( ), alors : ⃗, ′ ⃗′ = ⃗, ′ ⃗′ + ë2ð (ë ∈ ℤ).

L’angle 许⃗, ′ ⃗′ est appelé angle de la similitude directe .

b- Toute similitude plane directe, autre qu’une translation , admet un point fixe unique. Ce
point fixe est appelé centre de la similitude.

Propriété caractéristique :

Une transformation est une similitude directe si , et seulement si, son écriture complexe est de la
forme → + , où et sont des nombres complexes ( non nul). Le rapport de la similitude est
égal au module de , et son angle est un argument de .

Théorème :

Une similitude plane directe de rapport et d’angle è est :

- soit une translation si = 1 et è = 0 ;


- soit la composée dans un ordre quelconque d’une rotation de centre Ω et d’angle è et d’une
homothétie de même centre Ω et de rapport .

Elle admet une écriture complexe de la forme :


′ − ù = ( − ù) avec | | = et arg a = θ + λ2π(ë ∈ ℤ).

Propriété :

Etant donnés quatre points , , ′ et ′ tels que ≠ et ′ ≠ ′, il existe une unique similitude
directe transformant en ′ et en ′.
′ ′
Elle a pour rapport et pour angle ( ⃗ , ⃗).

Définition : Une similitude directe de rapport 1 est appelée déplacement.

Similitudes planes inverses

Propriété :

a- Etant donnée une droite ∆, toute similitude inverse est la composée de la symétrie ó d’axe ∆ et
d’une similitude directe ′.
b- Une transformation est une similitude indirecte si, et seulement si, son écriture complexe est de
la forme → ̅ + ( ≠ 0). Le rapport est égal à | |.
Similitude ayant deux points fixes distincts
39
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Une similitude ayant deux points fixes distincts est l’identité ou une symétrie axiale.
Effet d’une similitude sur des configurations
Toute similitude de rapport ( > 0) :
1-multiplie les distances par et les aires par ² ;
2-conserve les angles géométriques, donc le parallélisme et l’orthogonalité ;
3- conserve les alignements, les milieux, les intersections ;
4-transforme une droite en une droite et un segment en un segment ;
5- transforme un cercle et de rayon en un cercle de centre ′ image de et de rayon ;
6-conserve le barycentre d’un système de points pondérés.
7. Similitude.

Figures clés de la similitude : De par leurs angles remarquables, le triangle équilatéral et le


triangle rectangle isocèle ou le carré suggèrent l’utilisation d’une similitude directe. Ce sont donc
les figures clés de la similitude directe.

Exemple 1

ABC est un triangle équilatéral direct de centre de gravité G. I est le milieu de [AB]. Pour
chacune des similitudes directes suivantes préciser son rapport et son angle.

A B

1) S1 a pour centre B et S1 (I) = C :


On obtient alors pour rapport et d’angle :
ð
= = 2 et è = −
2) S2 a pour centre I et S2 (A) = C :
On obtient alors pour rapport et d’angle :
.√ ð
= = × = √3 et è = −
3) S3 a pour centre A et S3 (G) = C :
On obtient alors pour rapport et angle :
40
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ð
= = .√
= √3 et è =
×

Exemple 2:

ABCD est un carré direct de centre O est le centre de ABCD et I le milieu de [AB]. Pour
chacune des similitudes directes préciser son rapport et son angle.

D C

A B

1) S1 a pour centre C et S1 (A) = B :


On obtient alors pour rapport et d’angle :
√ ð
= = et è =
2) S2 a pour centre O et S2 (I) = C :
On obtient alors pour rapport et d’angle :
ð
= = √2 et è =
Exemple sur les similitudes

Soit un triangle rectangle isocèle en .

, sont les milieux respectifs de [ ], [ ] [ ]. Pour la figure on prend =8

Le but de cet exercice est de déterminer la nature de la transformation qui est définie par:

= ( ) ° ℎ( ; ) avec ( ) la symétrie orthogonale de ( ) et ℎ( ;2) l’homothétie de centre


B et de rapport = 2.

1°/ Quelle est la nature de ? Et donner son rapport.

2°/ Déterminer ( ) et ′ tel que ( ) = .

3°/ Soit un point fixe du plan tel que :

Γ( ) = { ∈ |4 −| ( )| = 0} où est définie à la première question.

a- Déterminer Γ( ) et Γ( ).
b- Soit Ω le centre de . Montrer que Ω ∈ Γ( ) ∩ Γ( ).
c- Justifier la position Ω.

41
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4°/ En déduire la droite ( ) l’ensemble des points invariants de .

5°/ Conclure.

REPONSES

1°/ Nature de et son rapport :

est la composition d’une symétrie orthogonale et d’une homothétie de rapport = 2 ≠ 1.

Donc est une similitude inverse de rapport = 2.



2°/ Déterminons ( ) et .

( )= ( )° ℎ( ; )( )

ℎ( ,2) = est un point invariant

( )= ( )

タ est un triangle rectangle isocèle en . Par hypothèse : sont le milieux respectifs de [ ] et et


[ ] d’après le théorème de droite des milieux réciproque ( ) ∥ ( ). A est un sommet principale et
le milieu de [ ] donc ( ) ⊥ ( ). 가é ( ) ⊥ ( ).

Donc : ( ) = .

( )=

( )= ( ) °ℎ( ; ) ( )

ℎ( ;2) ( )= 1 ≐⊳ ⃗=2
1

( )= ( )

( )= ′

4°/ a- Déterminons Γ( ) et Γ( )

Γ( ) = { ∈ |4 −| ‫ = |) (ﭬ‬0}

Γ( ) = { ∈ |4 −| ( )| = 0}

Γ( ) = { ∈ |4 − = 0}

Soit = {( ; 4); ( ; −1)}

( )⃗ = 4 ⃗− ⃗

á = 4−1 =3 ≠0

( )⃗ = 3 ⃗
42
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3 ⃗= 4 ⃗ − ⃗

Posons =

3 ⃗=4 ⃗

4
⃗= 牰⃗
3
( ) = ( )+3

( )=4 − +3

1
4 ⃗ − ⃗ +3 =0
3
4 2 2 2
− +3 =0
27
23
− +3 =0
27
23
3 =
27
23
=
81

√23 2 √2
= ( )
9 3

Γ( 가) est un cercle de centre et de rayon = avec = {( ; 4), ( ; −1)}

Γ( ) = { ⁄4 −[ ( )] = 0}

4 − =0

Soit = {( ; 4), ( ; −1)}

⃗′
( )⃗ = 4 ⃗−

á = 4−1 =3 ≠0

( )⃗ = 3 ⃗

3 ⃗=4 ⃗− ⃗

Posons = ′

3 ′⃗ = 4 ′ ⃗ − ′ ⃗

43
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
3 ′⃗ = 4 ′ ⃗

4 ⃗
′⃗ = ′
3
( ) = ( )+4

( )=4 − +4

1 4
4 ⃗ − ⃗ +4 =0
3 3
4 ′2 16 ′2 2
− ㌰ +4 =0
9 9
12
− +4 =0
9


Avec = 1 =

12
4 =
9
3
=
9

= √3
3

Γ( ) est un cercle de centre et de rayon = √3 avec = {( ; 4), ( ; −1)}

b) On a ( ) = et (Ω) = Ω

D’où : ΩH = 2ΩB

Ω = 4Ω

Ω − 4Ω =0

D’où Ω ∈ Γ( )

De même (A) = A′ et (Ω) = Ω



D’où : Ω = 2ΩA

Ω = 4Ω

4Ω −Ω ′ =0

D’où Ω ∈ Γ( )

Donc : Ω ∈ Γ( )⋂Γ( )
44
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
c) Nous savons que est une similitude inverse c'est-à-dire
c'est dire que c’est une composition d’un
antidéplacement et d’une homothétie c'est-à-dire,
c'est dire, elle transforme les angles orientés en son opposé. On
a:

(A) = A′

(B) = H

(Ω) = Ω

D’où : (Ω ⃗; Ω ⃗ ) = −(ΩA⃗; ΩH
H⃗)

D’où la justification de Ω.

4. Comme est une similitude plane inverse

Donc : la droite ( ) est la bissectrice de (Ω ⃗; Ω ⃗′) car


(A) = A′

5. Donc est une similitude plane inverse de centre Ω de droite ( ) et de rapport = 2 avec ( ) la
bissectrice de (Ω ⃗; Ω ⃗′).

SOLIDE DE REVOLUTION

CHAPITRE : SOLIDE DE REVOLUTION


45
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Objectif généraux : l’apprenant doit être capable de (d’) : Calculer une primitive et une intégrale
d’une fonction numérique

Objectifs spécifiques : L’apprenant doit être capable de :


connaître quelques utilisations des intégrales de fonctions
calculer le Volume d’un solide de révolution
Apprentissage en DD :
-apprendre à savoir
-apprendre à poser des questions critiques
-apprendre à se représenter des perspectives et plus durables
- apprendre à répondre par l’apprentissage appliqué
Approche en EDD :
- discussions en groupe
-débat
- compte rendus réflexifs
Connaissances en EDD :
-Défis et enjeu du DD
Valeur en EDD :
-Estime de soi et confiance en soi
Compétences en EDD :
- pensée systémique
-réflexion critique
Principes d’EDD :
Souci d’un Avenir collectif et d’un développement pour tous les hommes
principe de précaution

Contenu Activités d’apprentissage Support s/ Outils


 Volume d’un solide de Expliquer comment calculer DOCUMENT 6 :
révolution par rapport à le volume d’un solide par SOLIDE DE REVOLUTION
l’axe des abscisses rapport à l’axe des abscisses
en utilisant la courbe d’une et
la formule

CONNAISSANCE A TRANSMETTRE

DOCUMENT6 : SOLIDE DE REVOLUTION

En géométrie, un solide de révolution est engendré par une surface plane fermée tournant autour
d'un axe situé dans le même plan qu'elle et ne possédant en commun avec elle aucun point ou seulement
des points de sa frontière.

Notre programme est le calcul du volume par rapport à l’axe des abscisses.

46
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

=ð [ ( )]²

Exemple :

Une société veut confectionner un verre . Dans ce cas , on l’a proposé d’un solide de
d abscisses de la fonction = √ . L’unité est le
révolution par rapport à l’axe des .

1) Tracer ( ) la courbe représentative, dans un repère orthonormé ( , ⃗ , ⃗⃗) avec ⃗ =


⃗ =1

47
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

2) Pour 0 ≤ ≤8

a) Tracer du solide de révolution par rapport à l’axe des abscisses.

b) Calculer le volume du solide en


.

Solution :

1)

48
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

2) a)

b) = ð∫ √

²

2

64

2
64ð
= .
2
avec . =1 ( . = unité de volume)

49
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

GEOMETRIE DE L’ESPACE

CHAPITRE : GEOMETRIE DE L’ESPACE

Objectif général : L’apprenant doit être capable de choisir une décomposition pertinente dans le cadre
de la résolution de problèmes d’alignement ou la coplanarité

Objectif spécifique:

Apprentissage en DD : apprendre à savoir

-apprendre à poser des questions critiques

-apprendre à se représenter des perspectives et plus durables

- apprendre à répondre par l’apprentissage appliqué

Approche en EDD :

- discussions en groupe

-débat

- compte rendus réflexifs

Connaissances en EDD :

-Défis et enjeu du DD

Valeur en EDD :

-Estime de soi et confiance en soi

Compétences en EDD :

- pensée systémique

-réflexion critique

Principes de EDD :

souci d’un Avenir collectif et d’un développement pour tous les hommes

principe de précaution

Contenus Activités Supports/outils

50
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 Vecteurs et points de  Modéliser quelques corps en
l’espace 3D, par le biais des origamis DOCUMENT 7
 Décomposition de (cube parallélépipèdes, des Référence :
vecteurs pyramides,…)  Declis TS
 Produit scalaire :  Si possible, visualiser le Mathématiques
analytique et géométrique corps 3D numériquement enseignement
 Produit vectoriel :  Participer les apprenants à spécifique et de
analytique et géométrique l’aide d’un travail d’équipe spécialité
 Colinéarités de deux pour distinguer les différentes
vecteurs de l’espace position d’une droite et d’un  STARK
 Orthogonalité de deux plan Abiturprüfung
vecteurs de l’espace  distinguer les positions Niedersachsen
possibles de deux plan de 2021 - Physik
façon pragmatiques GA/EA (Deutsc
h) Taschenbuch
 Expliquer physiquement, les
vecteurs normaux et les
– 26. August
 Equations cartésiennes et
équations paramétriques vecteurs directeurs 2020
d’une droite et d’un plan  Diriger les apprenants à
dans l’espace étudier les produits scalaires et
les produits vectoriels
théoriquement et pratiquement,

 Positions relatives de deux


plans (vecteurs normaux)
Positions relatives d’un plan
et d’une droite (vecteur
directeur et vecteur normal

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE

Document 7

1) Positions relatives de droites et de plans


a- Positions relatives de deux droites
Deux droites de l’espace sont soit coplanaires, soit non coplanaires.
Non coplanaires : aucun plan ne le contient toutes les deux.

51
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Leur intersection est vide.


Coplanaires : elles sont sécantes ou parallèles.

Elles ont un seul point commun.

Positions relatives de deux plans

Deux plans 1 et 2 de l’espace sont soit sécants, soit parallèles.

Leur intersection est une droite.

P1 et P2 sont parallèles

P2

52
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Il existe deux droites sécantes de P1et deux droites sécantes de P2 parallèles deux à deux.

Propriété d’incidence : lorsque deux plans sont parallèles, tout plan coupant l’un coupe l’autre et les
droites d’intersection sont parallèles.

b- Positions relatives d’une droite et d’un plan


Une droite et un plan de l’espace sont soit sécants, soit parallèles.
Sécants : Leurs intersections

Parallèles : et disjoints ou incluse dans .

Propriété : Une droite est parallèle à un plan si, et seulement si, il existe une droite parallèle à
et incluse dans le plan .

53
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2) Caractérisations vectorielles
a- Vecteur de l’espace :
Définition 1 : Multiplication par un réel
Soit ë un réel et un vecteur non nul ⃗ = ⃗.
 On définit le vecteur ë ⃗ par ë ⃗ = ⃗, où est le point d’abscisse ë dans le repère ( , ) de la
droite ( ).
 De plus, pour tout réel ë, on pose ë ⃗ = ⃗.
RAPPEL : On dit que les vecteurs ⃗ et ë ⃗ sont colinéaires.
Définition 2 : Somme de deux vecteurs
Soient ⃗ et ⃗ deux vecteurs de l’espace, on définit la somme ⃗ + ⃗ comme la somme vectorielle de
leurs représentants respectifs ⃗ et ⃗ dans un même plan. On a donc : ⃗ + ⃗ = ⃗ + ⃗ = ⃗ .
b- Caractérisations vectorielles d’une droite, d’un plan
Propriété 1 : caractérisation d’une droite
Soit un point de l’espace et ⃗ un vecteur non nul. L’ensemble des points de l’espace tels que
⃗ = ⃗, ∈ ℝ est la droite ( ), où ⃗ = ⃗.
C'est-à-dire ⃗ est un vecteur directeur de la droite ( ).
Propriété 2 : caractérisation d’un plan
Soit un point de l’espace, ⃗ et ⃗ deux vecteurs non colinéaires de l’espace. L’ensemble des
points de l’espace tels que ⃗ = ⃗ + ⃗, où ∈ ℝ et ∈ ℝ , est le plan ( ), où ⃗ = ⃗
et ⃗ = ⃗.
Conséquences
1- Deux droites sont parallèles si, et seulement si, leurs vecteurs directeurs sont colinéaires.
2- Deux plans ayant même couple de vecteurs directeurs sont parallèles.
3- Une droite et un plan sont parallèles si, et seulement si, un vecteur directeur de est un
vecteur du plan .

Exercice :
On considère un pavé droit .
1) Construire les point et définis par :
3 ⃗ = 2 ⃗ et 2 ⃗ = 2 ⃗ + ⃗.
2) En exprimant les vecteurs ⃗ et ⃗ en fonction de ⃗ et ⃗, démontrer que les point , et
sont alignés.
3) Soient et 昳 les symétriques respectifs de par rapport à et .
a- Démontrer que les droite ( ) et ( ) sont parallèles.
b- Justifier ⃗ = 1 ⃗ + 1 ⃗.
que 2 2

c- Le point appartient-il au plan ( )?

J
H G

I
K

D 54 C
L
F
E
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

Solution :

1) est sur le segment [ ] au « deux tiers » en partant de .

1
Comme ⃗= ⃗ , on obtient ⃗ = ⃗ et, par suite, est le milieu de[ ].
2
2
2) ⃗= ⃗+ ⃗=− ⃗+ ⃗+ ⃗ ,
3

⃗=
3 ⃗.
D’où, Le point appartient donc à la droite ( ).
2

2) a. Comme ⃗ = ⃗ = ⃗, est un parallélogramme et on à l’égalité ⃗= ⃗, ce qui


prouve le parallélisme des droites ( ) et ( ).
J
H G

I
K

D C
L
F
E

A B

1 1
b. ⃗= ⃗+ ⃗= ⃗+ ⃗= ⃗+ ⃗.
2 2

⃗=2 ⃗=1 ⃗
c. On peut donc 3 3 d’après b.
écrire 1 ⃗
+
3

est donc un point du plan ( ) : c’est le point de 1 1 dans le repère ( , , ) de ce


;
coordonnés 3 3 plan.

55
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
c- Décomposition de vecteur

 Vecteur coplanaires
Définition : On dit que trois vecteurs ⃗, ⃗ et ⃗de l’espace sont coplanaires lorsqu’il existe quatre
points , , , appartenant à un même plan et tels que : ⃗ = ⃗, ⃗ = ⃗et ⃗ = ⃗.
Propriété1 :Soient ⃗, ⃗ et ⃗ trois vecteurs de l’espace, tels que ⃗ et ⃗ne sont pas colinéaires.
Les vecteurs ⃗, ⃗ et ⃗ sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels et tels que
⃗ = ⃗ + ⃗.

 Vecteurs non coplanaires


Propriétaire : Soient ⃗, ⃗ et ⃗trois vecteur non coplanaires de l’espace, alors pour tout vecteurs ⃗
de l’espace, il existe un unique triplet ( ; ; ) de réels tels que : ⃗ = ⃗ + 〰⃗ + ⃗.

3)Repères de l’espace

a- Coordonnées d’un point, d’un vecteur

Théorème et définition : Soit un point de l’espace et ⃗, ⃗, et ⃗ trois vecteurs non coplanaires de


l’espace. Pour tout point de l’espace, il existe un unique triplet ( ; ; ) de réels tel que :

⃗= ⃗+ ⃗+ ⃗. ( ; ; ) est le triplet des coordonnées du point dans le


repère( , ⃗, ⃗, ⃗).

Formulaire : L’espace est muni d’un repère( , ⃗, ⃗, ⃗ ).



 Pour deux points ( ; ; ) et ( ; ; ) on a : ⃗ − .

 Coordonnées de , milieu de + + +
; ;
2 2 2
[ ]:

 Coordonnées de , centre de gravité du triangle :


+ + + + + +
; ;
3 3 3
′ + ′ ë
 Si ⃗ et ⃗ ′ , alors +
⃗ ⃗ + ′ et , pour tout réel ë, ë ⃗ ë .
′ + ′ ë

b- Représentation paramétrique d’une droite

Propriété : L’espace est muni d’un repère( , ⃗, ⃗, ⃗ ).

Soit d’une droite passant par un point ( ; ; ) et dirigée par le vecteur ⃗ et soit un

point de l’espace de coordonnées( ; ; ).


= +
On a l’équivalence : ∈ ⟺il existe un réel tel que : = + .
= + 㣒

56
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
Ce système s’appelle une « représentation paramétrique » de la droite .

c-Représentation paramétrique d’un plan

Propriété : L’espace est muni d’un repère( , ⃗, ⃗, ⃗ ).

Un plan est défini par un pont par lequel, il passe et deux vecteurs non colinéaires, appelés vecteurs
directeurs.


M appartient au plan par A et de vecteur directeur ⃗ et ⃗ ′

= + + ′
On a l’équivalence : ∈ ⟺il existe deux réels tel que : = + + ′ .
= + + ′

Exemple :

L’espace est muni d’un repère( , ⃗, ⃗, ⃗ ).

On donne les points suivants A (2,-1,-3),B(0,1,4) et C(-3,0,0)

1) Donner la représentation paramétrique du plan (ABC)


2) Donner la représentation paramétrique de la droite (AB)
3) Donner les coordonnés de l’intersection de la droite (AB) avec le plan (O, ⃗, ⃗).

Réponse :
1) Soit M(x, y,z) , ∈( ) alors il existe s et t deux réels tels que :

⃗= . ⃗+ . ⃗

D’où :

−2 −2 5
+1 = 2 + 1
+3 7 3
Ceci se ramène à :

=2−2 −5
= −1 + + .
= 3+ +
2) La représentation paramétrique de la droite (BC)

Soit M(x,y,z) , ∈( ) alors il existe un réel t tel que :

⃗= . ⃗

D’où :

57
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
−2 −2
+1 = . 2
+3 7
C'est-à-dire :

= 2−2
= −1 +
=3+

3) L’intersection de la droite (BC) avec le plan (O, ⃗, ⃗).

On a :

0 =2−2
= −1 +
=3+
D’où : t=1 et en remplaçant t par 1 on a :

= −1 + 2(1)=1

= 3 + 7.1 = 10

D’où les coordonnés sont :

(0; 1; 10)

1 / Produit vectoriel

Définition

Si ⃗ ⃗ sont deux vecteurs non colinéaires, le produit vectoriel de ⃗ ⃗ est le vecteur,noté ⃗ ⋀ ⃗, tel
que :

-le vecteur ⃗ ⋀ ⃗ esy ortjogonal à ⃗ ⃗;

-la base ( ⃗ , ⃗, ⃗ ⋀ ⃗) est directe ;

- la norme du vecteur ⃗ ⋀ ⃗ est :

‖ ⃗ ⋀ ⃗‖=‖ ⃗‖‖ ⃗‖ sin ∝(où∝ est la mesure de l’angle avec ⃗ = ⃗ ⃗= ⃗

58
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
-Si ⃗ ⃗ sont colinéaires, ⃗ ⋀ ⃗ = 0⃗

Propriétés du produit vectoriel

 Deux vecteurs ⃗ sont colinéaires si et seulement si, leur produit vectoriel est le vecteur nul.
⃗ ⋀ ⃗ = 0⃗
 Quels que soit les vecteurs ⃗ ⃗, ⃗ ⋀ ⃗ = − ( ⃗ ⋀ ⃗)
 Bilinéarités :

Quels que soit les vecteurs ⃗ , ⃗, ⃗ et le nombre réel k ;

 ⃗ ⋀ ⃗ = ( ⃗ ⋀ ⃗)
 ⃗ ⋀ ⃗ = ( ⃗ ⋀ ⃗)
 ⃗ ⋀( ⃗ + ⃗) = ⃗ ⋀ ⃗ + ⃗ ⋀ ⃗
 ( ⃗ + )⃗ ⋀ ⃗ = ⃗ ⋀ ⃗ + ⃗ ⋀ ⃗

Exemple

( ⃗ − ⃗) ⋀( ⃗ + ⃗)=( ⃗ − ⃗) ⋀ ⃗ + ( ⃗ − ⃗) ⋀ ⃗

= ⃗ ⋀ ⃗ − ⃗ ⋀ ⃗+ ⃗ ⋀ ⃗ − ⃗ ⋀ ⃗

Donc on a :

( ⃗ − ⃗) ⋀( ⃗ + ⃗) = 2( ⃗ ⋀ ⃗)

Théorème admis :

 A, B et C sont alignés si et seulement si ,


⃗⋀ ⃗ = 0⃗

⃗⋀ ⃗ est un vecteur normal au plan (ABC)

 L’aire du parallélogramme construit sur [AB] et [CD] est ⃗⋀ ⃗

Expression analytiques du produit vectoriel

Soit ⃗ 晜 ⃗ deux vecteurs de coordonnées respectives (x,y,z) et (x’,y’,z’) dans une base orthonormale
directe .

Le vecteur ⃗ ⋀ ⃗ a

coordonnées (yz’-zy’ ;zx’-xz’ ;xy’-yz’)

Exemple :

59
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
Le produit vectoriel des produits des vecteurs , ⃗(3 ;1 ;2) et , ⃗(1 ;2 ;4 ) est :

1 2
3 1 2 4 0
⎛ 3 1⎞=
⃗ 1 ⃗ 2 = ⎜− ⎟ 10
⎜ 2 4⎟
2 4 3 1 5
⎝ 1 2⎠
Exemple sur l’Application sur les produits vectoriels :

ABCDEFGH est un cube de coté1 de l’espace orienté .

Calculer ⃗⋀ ⃗, ⃗⋀ ⃗, ⃗⋀ ⃗et ⃗⋀ ⃗

On constate que tous les vecteurs qui interviennent dans ces produits vectoriels ont des représentants
dans le plan (ABC).

On pourra donc exprimer chacun des produits vectoriels en fonction de ⃗

Pour la première relation, on a :

⃗ ⃗ = ð
. . sin( ) = 1
2

( ⃗, ⃗ ⃗ ) est une base directe donc :

⃗ ⃗= ⃗

Pour la deuxième :

⃗ ⃗ = ð
. . sin( ) = 1
2

60
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
( ⃗ ⃗
, , ⃗ ) est une base indirecte donc :

⃗ ⃗=− ⃗

Pour la troisième relation on a :

ð
〱⃗ ⃗ = . . sin( ) = 1
4

( ⃗, ⃗ ⃗ ) est une base directe donc :

⃗ ⃗= ⃗

Pour la quatrième relation, on a :

⃗ ⃗ =
ð
. . sin( ) = 2. 2. 1 = 2
2

( ⃗, ⃗ ⃗ ) est une base directe donc : ⃗⋀ ⃗=2 ⃗

Remarque : Pour démontrer qu’une droite (D) de vecteur directeur ⃗ est orthogonale à un plan, (P),

 Il suffit de trouver deux vecteurs directeurs 1⃗ 2⃗ de (P) tels que :

⃗ . 1⃗ = 0 ⃗ . 2⃗ = 0

 Il suffit de prouver que (D) admet pour vecteur directeur un vecteur normal à (P)

Exemple :

Dans l’espace muni d’un repère orthonormal direct, on donne les points :

A(1,-2,4) , B(-2,-6,5), C(5,1,2) ,D(1,-5,-8) et E(-4,0,-3)

1) Démonter que la droite (AE) est orthogonale au plan (ABC)

2) Prouver que la droite (DE) est orthogonale au plan (ABE)

Réponse :

1) Démontrons que la droite (AE) est orthogonale au plan (ABC)

−3 4
⃗ −4 ⃗ 3 ne sont pas colinéaires.
1 −2

Les points A, B et C définissent un plan dont les deux vecteurs non nuls ⃗ ⃗ sont des vecteurs
directeurs.

61
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH

Démonterons que le vecteur 〱 , vecteur directeur de la droite (AE) est orthogonal à chacun des
vecteurs directeurs ⃗ ⃗ du plan (ABC)

De plus ∶

−5
⃗ 2
−7
On a, d’après les calculs :

⃗. ⃗ = (−5). (−3) + (2). (−4) + (−7). 1 = 0

⃗. ⃗ = (−5). (4) + (2). (3) + (−7). (−2) = 0

Le vecteur ⃗ est orthogonal à chacun des vecteurs ⃗ ⃗du plan (ABC).

2) cherchons un vecteur normal au plan (ABE) :

Le produit vectoriel des vecteurs ⃗ ⃗ est un vecteur normal au plan (ABE).

D’après ce qui précède , on a :

−3 −5
⃗ −4 ⃗ 2
1 −7
Posons :

⃗= ⃗⋀ ⃗

−3 −5
⃗= ⃗⋀ ⃗= −4 ⋀ 2
1 −7
−4 2
1 −7 26
⎛ −3 −5 ⎞ =
⃗ = ⎜− ⎟ −26
⎜ 1 −7 ⎟
−3 −5 −26
⎝ −4 2 ⎠

Cherchons un vecteur directeur de la droite (DE) :

−5
Le vecteur ⃗ 5 est un vecteur directeur de (DE)
5
On a :

26 ⃗
⃗=−
5
Donc, on en conclut que la droite (DE) est orthogonale au plan (ABE).
62
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
PROBABILITE

Chapitre : Probabilité (Probabilité concernant la loi de probabilité continue)

Objectif général : L’apprenant doit être capable de déterminer la probabilité d’un évènement

Objectifs spécifiques : L’apprenant doit être capable de Calculer directement les caractéristiques
d’une loi normale
Apprentissage en EDD:

Apprendre à savoir

-apprendre à faire

Apprendre à poser des questions critiques

Approche en EDD :

- Discussions en groupe

- débat

Valeur en EDD :

estime de soi et confiance en soi

Compétence en EDD : réflexion critique

Principe de DD :

Souci d’un Avenir collectif et d’un développement pour tous les hommes

Contenu Activité Support/Outils

 Introduire la loi de DOCUMENT 4 : Loi à


probabilité continue densité sur un intervalle
 Notion sur la loi borné
 Continue
 Loi à densité sur un Référence : STARK
intervalle borné Abiturprüfung Niedersachsen
 Loi uniforme sur [a,b] 2021 - Physik
 La loi exponentielle GA/EA (Deutsch)
 La loi centrée réduite Taschenbuch – 26. August
2020
Déclic Mathématiques
enseigment spécifique et de
spécialité

Hachette éducation

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE

63
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
DOCUMENT 4 : Loi à densité sur un intervalle borné

Définition

Soit = [ , ] un intervalle borné de ℝ , avec < , et f un fonction positive sur I, telle que ,
∫ ( )= [Link] définit une loi de probabilité sur un intervalle I ,modélisant le choix d’un réel x dans I
, en posant pour tout intervalle J ,d’extrémités c et d , avec ≤ ≤ ≤ ;

({ ∈ }) = ( )

On dit que f est la densité de cette loi de probabilité sur I.

Exemple :

On considère la fonction f définie sur [0,2] :

( )=2 >0

1) Trouver la valeur k pour que soit une densité de loi de probabilité sur un intervalle [0,2].
2) Soit X une variable aléatoire suivant la loi de probabilité définie par la densité
a)Calculer (1 ≤ X ≤ 2)
b) Déterminer le réel a de [0,2] tel que :
(0 ≤ ≤ ) = (1 ≤ ≤ 2)

Réponse :

1) est une fonction positive et aussi continue comme fonction polynome sur [0,2]
2 3
Dans ce cas , il nous faut que ∫0 2 = 1 si et seulement si , on a :

1 2
2 =1 2 =1
4 0

D’où :

8 =1

1
=
8

D’où il faut que K= pour que f soit une densité

D’où :

1
( )= [0,2]
4

64
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
a) Le calcul de (1 ≤ ≤ 2)

On a (1 ≤ X ≤ 2) = ∫ =

b) La détermination de a,
21 1 15
3 3
= =
1 4 0 4 16

D’où :

1 4
15
=
16 16

C'est-à-dire :

= √15 ≈ 1.97

Exemple des lois usuelles

Loi uniforme

Loi uniforme sur [a,b] avec a<b , est la loi de probabilité de densité constante définie sur un intervalle
[a,b] par la fonction suivante :

1
( )=

1 +
(X) = . =
− 2

La loi exponentielle

Soit ë un réel strictement positif ?

La loi exponentielle de paramètreë est la loi de probabilité sur [0; +∞[ définie par la fonction densité :

( )= ë ë

Si T est une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètreë :

Pour tout intervalle J d’extrémités 0 ≤ ≤ :

( ∈ )= ë
ë

Pour tout réel ≥0:

( ≤ )= ( < )=∫ ë ë
=1− ë
65
DS COURS ET ACTIVITES TS 2021 LA REUSSITE MATH
ë
1
( )= .ë =
ë

Loi normale centrée réduite

Soit ( ) =
√ ð

Alors +∞ ∫ ( ) = +∞ ∫ ( ) =

La fonction f permet de définir une densité de probabilité sur ℝ .

La loi normale centrée réduite N(0,1) est la loi de probabilité ayant une densité de la fonction f définie
sur IR par :

1
( )=
√2ð
( )=0 ( ) = ( − ( ))2

La loi normale N(m,ó )

Définition :

Soit un réel m et un réel strictement positif ó.



On dit qu’une variable aléatoire X suit la loi normal N(m,ó2 ), si ó
suit la loi normale N(0,1)

L’espérance de X est égale à ( ) = et sa variance ( ) = ó

Exemple :

Une variable aléatoire X suit la loi normale centrée réduite .On note ö la densité associé.

L’objectif de cet exercice est de montrer un unique réel α ∈ ]0; 1[, il existe un seul réel positif á tel que
(− á ≤ ≤ á ) = 1 − á .

Dans ce cas, on considère la fonction f définie sur [0, +∞[ par :

( 〰) = (− ≤ ≤ )

1) Justifier que 1- á ∈ ]0; 1[


2) Justifier que pour tout ≥ 0 , ( ) = 2 ∫ ö( )
3) Etudier la variation de f sur [0, +∞[ puis conclure.

Réponse :

1) Par, hypothèse, α∈ ]0; 1[,

Donc,

0< á<1

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−1 < − á < 0

0<1− á<1

D’où :

á ∈ ]0; 1[

2) Justifions que ( ) = 2 ∫0 ö( )

Montrons que ö admet une parité,

On a:

1 ( )
ö(− ) = = ö( )
√2ð
Donc ö est paire, d’après les propriétés des intégrales, on a :

( )=2 ö( )

2) L’étude de variation de f sur [0, +∞[

est continue et dérivable sur[ 0, +∞[

On a :

( ) = 2 ö( )
2
′ 2 −2
( )=
√2ð

Donc, son tableau de variation est :

0 ∝ +∞
′ +
()

( ) 1

C'est-à-dire, d’après le théorème des valeurs intermédiaires on a, le résultat obtenu.

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