Comprendre l'atmosphère et ses paramètres
Comprendre l'atmosphère et ses paramètres
METEOROLOGIE
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METOROLOGIE BIA
L’atmosphère :
L’atmosphère est constituée d’une mince pellicule de gaz qui entoure le globe
terrestre.
Elle ne possède pas de dimension verticale, mais le gaz se raréfie avec l’altitude.
Une épaisseur approximative 15 kilomètres contient 99% de la masse totale de l’atmosphère,
elle est 200 fois plus petite que le rayon terrestre.
L’atmosphère peut être considérée comme une fine peau.
Pour information, la plupart des avions de ligne volent (environ) à 12000 m (40000 ft)
d’altitude, et le Concorde vole (environ) à 15000 m (50000 ft).
L’air atmosphérique est un mélange d’air sec et de vapeur d’eau en quantité assez
variable.
Composition volumétrique de l’air sec
Azote 78%
Oxygène 21%
Argon 0.9%
Gaz carbonique traces
Hélium traces
Hydrogène traces
Ozone traces concentrées
entre 10 et 50 km
Les gaz et les poussières diverses provenant de combustions générées par l’activité
industrielle, l’évaporation des embruns, la décomposition des matières azotées, la floraison de
certaines plantes, les éruptions volcaniques, constituent des impuretés qui servent, entre
autres, de support à la condensation de la vapeur d’eau.
L’atmosphère comme tout gaz peut être décrite par un certain nombre de paramètres.
Les paramètres qui caractérisent l’état de l’atmosphère sont:
-la pression (P), dont l’unité est l’hecto Pascal, est mesurée par un baromètre et est
représentée par la hauteur d’une colonne de mercure, elle exprime le
poids de la colonne d’air située au-dessus du lieu de la mesure. Certains
baromètres sont gradué en mm de mercure
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METOROLOGIE BIA
Il existe une formule approchée, que les pilotes utilisent souvent pour
calculer la densité de l’air à une altitude donnée z.
-la température. °C. dont l’unité est le degré Celsius. Elle est mesurée à l’aide d’un
thermomètre. La température absolue
est chiffrée à l’aide de 0°C = 273.13 K l’échelle Kelvin :
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
Sur la carte ci dessous , nous pouvons voir un anticyclone, une dépression et le champ
de pression correspondant.(fig.2)
Les pressions sont en hPa. Les champs des différentes pressions sont représentés par
des isobares fermés
Anticyclone: c’est une zone de hautes pressions. Sur les cartes isobares ou
d’isohypse, l’anticyclone est matérialisé par la lettre A ou par la lettre H (High), et par des
lignes isobares ou isohypses fermées, dont les cotes sont croissantes vers le centre.
Dépression : zone de basses pressions. Sur les cartes isobares ou d’isohypse, l’anticyclone est
matérialisé par la lettre D, ou par la lettre L (Low), et par des lignes isobares ou isohypses
fermées dont les cotes sont décroissantes vers le centre.
Anticyclone et dépression peuvent être dits dynamiques, dans le cas d’un affaissement
ou d’une ascendance d’origine mécanique. Le phénomène s’accentuera alors en altitude. Ils
peuvent être également qualifiés de thermiques si résultant d’un refroidissement ou d’un
réchauffement (respectivement). Le phénomène diminuera alors avec l’altitude.
Isobare :les surfaces isobares sont des surfaces passant par des points d’égale pression. Un
avion en vol suivant une altitude barométrique constante, suit une surface isobare. Les lignes
isobares sont des lignes au sol passant par des points d’égale pression. Sur une carte isobare,
chaque ligne représente donc le tracé d’une surface isobare différente au niveau zéro. C’est
donc l’intersection de la surface horizontale zéro avec les différentes surfaces. Sur une carte
d’isohypse, au contraire, on part d’une seule surface isobare donnée, par exemple 500 hPa, et
l’on représente les différentes altitudes de cette surface (qui n’est pas plane), sous forme de
courbes de niveau (les isohypses) représentant des points de même altitude géopotentielle —
le tout exprimé en mètres géopotentiels.
1 mgp = 9,81 joules/ kg. Le géopotentiel d’un point est l’énergie qu’il faut dépenser contre la
pesanteur pour apporter l’unité de masse en ce point. On peut donc, en approximation,
convertir directement un géopotentiel (mgp) en altitude exprimée en mètres, l’écart n’étant
jamais supérieur à 0,5% dans les basses couches de l’atmosphère.
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
Une masse d’air est un vaste volume d’air en sein duquel les paramètres de
températures et d’humidité sont proches.
Il existe 4 types de masses d’air, les masses d’air arctique, les masses d’air polaire, les
masses d’air tropicale et enfin les masses d’air équatoriale. Les deux premières sont froides et
sèches, alors que les deux dernières sont humides et chaudes.
Ces masses d’air se déplacent l’une par rapport à l’autre, et changent de nature, en
traversant les ceintures terrestres (latitudes), et les altitudes.
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METOROLOGIE BIA
Sur la figure suivante, on remarque que les masses d’air chaudes se retrouvent en
altitude, alors que les froides restent en « surfaces ». On retrouve ce phénomène avec les
mongolfières gonflées à l’air chaud, ce qui leurs permet de monter en altitude.
Sur le globe terrestre, les masses d’air chaud ont tendance à se déplacer vers les
pôles(en passant sur l’air froid), alors que les masses d’air froides se dirigent vers l’équateur,
où elles vont se réchauffer, comme le montre le dessin suivant.
Air froid
Air chaud
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METOROLOGIE BIA
Les fronts
Aux latitudes moyennes (entre le 40ème et le 50ème parallèle nord), deux masses d’air
coexistent, l’une sèche et froide d’origine polaire, l’autre humide et chaude d’origine
tropicale.
La limite entre ces deux masses d’air est le siège de phénomènes météorologiques
particuliers, on lui a donné le nom de front polaire. Elle n’est pas rectiligne : elle subit des
ondulations. Ce sont ces ondulations qui génèrent les perturbations qui affectent l’Europe de
l’Ouest.
Stade I
Une descente d’air polaire enfonce le front polaire vers le sud-est, entraînant par
contrecoup une remontée d’air chaud tropical vers le nord-est. Cet air chaud, léger, surmonte
l’air froid polaire, tout en engageant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre un
mouvement de rotation des masses d’air .
Stade 2
L’ondulation s’amplifie, ainsi que la rotation dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
es masses d’air et le mouvement vers le haut de I’air chaud.
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METOROLOGIE BIA
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METOROLOGIE BIA
L’air froid à l’arrière du système se déplace plus vite que l’air chaud. Il arrive un
moment où l’air froid postérieur rattrape l’air froid antérieur.
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METOROLOGIE BIA
Stade 4
La zone où l’air chaud est en contact avec le sol s’appelle le secteur chaud. Ce
secteur chaud occupe un e surface au sol de plus en plus restreinte au fur et à mesure de
l’allongement de l’occlusion. C’est la fin de la perturbation .
Fin de la perturbation
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METOROLOGIE BIA
Nous allons maintenant voir plus en détails les caractéristiques des fronts.
Définition
Stabilité
Supposez une tranche d’atmosphère où la décroissance verticale de
température est inférieur à 1°C par 100 mètres, par exemple 16°C au sol et 13°C à 500 m.
Supposez qu‘il soit possible de donner à une particule prise au niveau du sol une énergie
capable de la transporter à l’altitude de 500 m. Par suite de la détente adiabatique, elle se
retrouvera à 11°C, soit 2°C plus froide que l’air ambiant, donc plus dense. Dans ces
conditions, et pour ces raisons, elle descendra d’elle-même à son niveau d’origine. Cette
tranche d’atmosphère est dite stable.
Les particules y subissant une sollicitation vers le haut, se retrouvent plus froides que
l’air ambiant, et retournent à leur niveau de départ. Dans ces tranches d’atmosphère, les
phénomènes de convection ne peuvent se développer. Les isothermies et les inversions en
sont un cas particulier et sont des tranches d’air très stables.
Instabilité
Supposez maintenant une tranche d’atmosphère non saturée où la décroissance
verticale de température serait de plus d’ 1°C par 100m. Par exemple 16°C au sol et 9°C à
500m. Une particule partant du sol à 16°C et s’élevant jusqu’à 300 m se trouverait par suite de
la détente adiabatique à 13°C, soit 1°C plus chaude que l’air ambiant, donc moins dense que
ce dernier. Elle poursuivrai alors son ascension. Cette tranche d’atmosphère est dite instable.
Les particules y subissant la moindre sollicitation vers le haut se retrouvent plus chaudes que
l’air ambiant et leur mouvement ascendant se poursuit.
En général, l’atmosphère est constituée d’une succession de couches d’air instables et
stables. Ces dernières bloquant les mouvements de convection.
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METOROLOGIE BIA
Le front chaud
L’air chaud se déplace généralement vers le nord-est et pousse devant lui l’air froid
situé à l’avant de la perturbation.
Dans le même temps, il glisse au-dessus de cet air froid. Il y a formation de nuages : la
pente de la surface frontale chaude est toujours faible, inférieure à 5 % . Les nuages suivent la
ligne de séparation air chaud/air froid.
Si vous volez vers l’aggravation, vous observez donc d’abord de nombreux cirrus.
Puis le plafond s’abaisse. Après environ une heure de vol, les conditions s’aggravent
franchement avec des plafonds bas. La poursuite du vol est le plus souvent compromise et un
demi-tour ou un déroutement est à envisager.
Dans certaines conditions, principalement en été, la masse d’air est instable, le secteur
nuageux lié au front chaud peut être le siège de nuages cumuliformes (altocumulus pré-
orageux, cumulo-nimbus) noyés dans les nuages d’autres genres et, par conséquent, difficiles
à déceler.
Ce phénomène se caractérise en vol par des abaissements locaux importants du
plafond (qui peut être de quelques centaines de pieds), les pluies prennent un caractère
d’averses, il y a parfois de l’orage et il sera alors nécessaire d’interrompre le vol, par un
déroutement ou un demi-tour.
Remarque : sur les schémas suivants, faites attention au rapport d’échelle « altitude /
distance ». altitude en ft ; distance en km
cirrus
Cirro-stratus
Altocumulus
Altostratus
Nimbo-
stratus Cumulus Isotherme 0°C
Strato-cumulus Strato-cumulus
Stratus
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METOROLOGIE BIA
Cirrus
Cumulo-Nimbus
Cumulus Altocumulus
Nimbo-stratus
Strato-Cumulus
Strato-
cumulus Cumulus Isotherme 0°C
stratus
Le secteur chaud
Cette partie de la perturbation présente une grande variabilité. Toutefois, elle est le
siège des mouvements turbulents à l’origine de strato-cumulus.
La nébulosité varie de « couvert » (overcast) avec parfois de la bruine (près du centre
dépressionnaire par exemple) à « fragmenté » (broken) ou « épars » en particulier (mais pas
seulement) du (scattered) dans les zones peu actives. La visibilité météorologique est souvent
médiocre (3 à 6 km), parfois mauvaise (inférieure à 3 km).
Il existe un cas particulier de situation génératrice de brouillard que nous étudierons
ultérieurement. Le vol dans un secteur chaud peut être tout à fait envisageable, comme il peut
ne pas l’être. prendrez la décision adéquate pour chaque cas spécifique en fonction de l’étude
du dossier de vol, et en particulier (mais pas seulement) du dossier météorologique.
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METOROLOGIE BIA
Le front froid
Il est lié à un soulèvement importance d’air chaud par de l’air froid. La limite entre les
deux masses d’air a une pente assez accentuée.
Ci
Cb
Cs
Ac
c As Ns
Cu
Sc
St
Si vous volez vers le front froid, de Strasbourg vers Paris par exemple, vous débuterez
le vol dans un secteur chaud puis un abaissement rapide du plafond, des précipitations, un net
refroidissement et une rotation des vents marquent le passage du front froid.
Toutefois, il y a une forte probabilité pour que vous ne puissiez pas franchir le front
froid à cause principalement des plafonds bas.
Le soulèvement de l’air chaud, en saturant l’air; peut faire apparaître des couches
instables. Des nuages cumuliformes seront alors noyés dans la masse nuageuse. Dans ce cas,
les précipitations continues se transformeront en averses temporaires . c’est un front froid
instable.
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METOROLOGIE BIA
Ci
Cb Cb
Cs
Ac
Ac
Cu Ns
St
Nous voyons qu’en plaine, il sera le plus souvent très difficile de maintenir les
conditions de vol à vue dès qu’il existe le moindre relief, il est impensable de franchir le
front froid.
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METOROLOGIE BIA
La traîne
C’est la partie de la perturbation à l’arrière du front froid. Elle est caractérisée par des
nuages instables cumuliformes, bien séparés les uns des autres.
Une traîne peu active se limitera par exemple à un peu moins de la moitié du ciel
occupé par des cumulus d’une épaisseur de 1 500 pieds, mais une traîne active pourra être le
siège de nombreux cumulo-nimbus (par exemple 5 individus visibles à l’œil autour de soi).
Ils donneront des averses (de pluie ou de neige, en fonction de l’altitude de l’isotherme
O °C) et même des orages parfois accompagnés de grêle.
Si, dans le premier cas, voler est un réel plaisir dans le second cas, il faut contourner
les cumulonimbus, ce qui allonge le temps de vol (prendre alors garde à la jauge de carburant
et à la tombée de la nuit), et rend plus difficile le suivi de la route. Dans une traîne active, le
VFR est donc sujet à d’importantes difficultés.
Il convient alors d’attendre au sol son passage (il faudra donc vous poser si vous êtes
en vol) plutôt que d’essayer de contourner cette ligne en cherchant un improbable passage
dans le front froid secondaire.
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METOROLOGIE BIA
L’occlusion
La surface frontale matérialise une vallée d’air chaud en altitude, marquée par une
masse d’air nuageuse souvent pluvieuse. A proximité du point triple (occlusion, front chaud,
front froid) se trouvent généralement des plafonds bas et de la pluie, conditions peu propices à
la pratique du vol VFR .
Par contre, au dernier stade de la perturbation, les conditions sont souvent peu
gênantes : strato-cumulus et altocumulus par exemple .
Il arrive que l’occlusion s’enroule au centre de la dépression et donne lieu à des retours d’est
caractérisés par un retour des nuages en sens inverse du déplacement de la perturbation.
Ci Ci
Cs
Ns
Cu
Ac / As
Sc
Sc / Cu
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METOROLOGIE BIA
Ci
Ci
Cs
Cs
Ac
As
Cu / Sc Sc Cu / Sc
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METOROLOGIE BIA
les nuages
• de son altitude qui est comprise entre le sol et environ 36 000 pieds (la tropopause)
aux alentours du 45e parallèle Nord (l’altitude de la tropopause dépend indirectement de la
latitude du lieu).
La tranche d’altitudes dans laquelle le nuage prend place détermine la température et donc la
composition du nuage : gouttelettes d’eau, cristaux de glace, ou les deux
• de l’état de stabilité de l’atmosphère dans lequel il s’est formé : en atmosphère
stable, les nuages ont une forme allongée, un aspect flou, des contours diffus. Leur base est
souvent mal définie. On parlera de nuage stable, leur dénomination comportera le mot
"strat".
En atmosphère instable, le nuage présente des contours très nets, l’aspect d’un chou-fleur, ou
de petites balles bien séparées les unes des autres. On parlera de nuage instable et leur
dénomination comportera le mot cumul.
En fonction de ces critères, il est possible de dresser le tableau qui décrit les 10 genres de
nuages et qui montre leur extension verticale moyenne et leur mode de formation. Ce tableau
indique aussi les précipitations que l’on peut rencontrer sous un type de nuage.
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METOROLOGIE BIA
• Le CIRRUS ( Ci )
En forme de filaments, ils se déplacent généralement en bancs. Leur épaisseur est faible et ils
ne cachent jamais complètement le soleil.
cirrus
• Le CIRRO-CUMULUS (Cc)
Ce sont des bancs, nappes ou couches de nuage blancs, sans ombre propre, composés de très
petits éléments en forme de granules, rides,…. Ce sont des nuages instables.
cirro-cumulus
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METOROLOGIE BIA
• Le CIRRO-STRATUS (Cs)
Ils ont l’aspect de voiles nuageux transparents et blanchâtres assez uniformes. Ils créent
fréquemment un phénomène de halo autour du soleil . ce sont des nuages stables.
cirro-stratus
• L’ ALTOCUMULUS (Ac)
Ils peuvent être d’origine stable et se présentent alors sous forme de nappes, blancs ou
couches de couleur grise ou blanche et forme des éléments en forme de galets, lamelles ou
rouleaux.
Ils peuvent aussi être d’origine instable et présentent des bourgeonnements en forme de tours
ou de flocons. Ils sont pré-orageux.
alto-cumulus
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METOROLOGIE BIA
L’ ALTOSTRATUS (As)
Ce sont des nuages gris qui se présentent sous la forme de nappes étendues, d’aspect souvent
uniforme, ne laissant que voir vaguement le soleil. Ils sont stables.
alto-stratus
Ce sont des nuages de turbulence en bancs, nappes ou couches, gris ou blanchâtres, possédant
presque toujours des parties plus épaisses et plus sombres.
strato-cumulus
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METOROLOGIE BIA
• Le STRATUS (St)
Souvent très bas, ils ont l’aspect d’une couche nuageuse généralement grise, à base assez
floue et uniforme. On dit souvent que les stratus sont semblables à un brouillard ne reposant
pas sur le sol.
En été, dans les régions humides, il se forme souvent des stratus matinaux qui se dissipent en
fin de matinée, lorsque l’échauffement du sol est suffisant.
Ce sont des nuages stables. Ils sont dangereux pour l’aéronautique (en vol à vue) car leur
base peut être très basse (à 100 mètres du sol) et recouvrir le sommet de reliefs.
stratus
• Le CUMULUS (Cu)
Ce sont des nuages séparés, à contours bien délimités se développant verticalement en forme
de chou-fleur. Les parties de ces nuages éclairés par le soleil sont d’un blanc éclatant, alors
que leur base est souvent sombre et horizontale.
Les cumulus peuvent être d’épaisseur extrêmement variable, de quelques dizaines de mètres à
plusieurs kilomètres. Ce sont des nuages instables.
Le processus de formation des cumulus est le suivant : nous avons vu précédemment que
l’échauffement du sol pouvait entraîner de l’instabilité dans les basses couches. Des
mouvements convectifs ont lieu et peuvent entraîner la formation de nuages : ce sont des
cumulus.
Si la tranche d’atmosphère instable est étendue, l’épaisseur des cumulus peut être très
importante, comme pour le cumulus congestus (ou TCU) . Ils peuvent évoluer en cumulo-
nimbus
Sous le nuage, il existe un courant ascendant et autour de lui des courants descendants,
synonymes de turbulences, qui peuvent entraîner une gêne pour les passagers et le pilote.
Le cumulus est le plus souvent, un nuage d’évolution diurne, lié à l’échauffement du sol par le
soleil. Le nuage prend naissance vers la fin de matinée, puis quand le soleil baisse sur
152
METOROLOGIE BIA
quelques cumulus
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METOROLOGIE BIA
nimbo stratus
C’est un nuage dense et puissant, à extension verticale considérable, en forme d’énorme tour
Sa partie supérieure présente fréquemment une forme d’enclume. Sa base est souvent doublée
de nuages bas et déchiquetés.
cumulo-nimbus
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METOROLOGIE BIA
Le cumulus congestus, cumulus de forte taille, est le stade précédant la formation du cumulo-
nimbus.
cumulus congestus
Le cumulo-nimbus est un nuage générateur de grains et d’orages. Il est très dangereux pour
l’aéronautique. C’est un nuage instable.
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METOROLOGIE BIA
Le vent
Le vent est un déplacement d’air directement associé aux variations du champ de pression
atmosphérique.
Souvent, nous nous représentons le vent comme étant un écoulement d’air dans le plan
horizontal. Sachons qu’il existe aussi des vents à composante verticale, parfois appelés «
ascendances » ou « descendances »
Si la Terre était immobile, le vent se dirigerait directement des hautes pressions vers les
basses pressions. Par suite de la rotation terrestre, il se produit une déviation des mouvements
de l’air vers la droite dans l’hémisphère nord, et vers la gauche dans l’hémisphère sud.
Ainsi, dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre autour
des anticyclones, et en sens inverse autour des dépressions .
Dans l’hémisphère nord, un observateur qui se place face au vent a les basses pressions à sa
droite et les hautes pressions à sa gauche.
Ce phénomène est inversé dans l’hémisphère sud, où le vent tourne autour des anticyclones
dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
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METOROLOGIE BIA
Ce sont les différences de pression qui créent les forces mettant l’air en mouvement. Ces
forces sont plus importantes que, sur une distance les variations de pression sont plus
autrement dit que les isobares sont plus les unes des autres.
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METOROLOGIE BIA
Le vent de surface, dont l’origine peut être variable (champ de pression, brise thermique, etc.),
est un déplacement d’air dont la direction et la vitesse subissent l’influence du sol (relief,
rugosité, etc.).
Le vent d’altitude dont l’origine est la différence de pression atmosphérique existant entre
plusieurs lieux est appelé « vent du gradient ».
Unité
Notons que l’on utilise parfois improprement le terme « force » pour désigner la vitesse du
vent. Retenons que le vent est un déplacement d’air, et qu’un déplacement est quantifié par
une vitesse, et non une force.
Direction du vent
C’est la direction d’où vient le vent. Elle est exprimée en degrés, et a pour référence le nord
géographique dans les messages météo, le nord magnétique dans les messages transmis par
un organisme de la circulation aérienne. L’angle est toujours mesuré dans le sens des aiguilles
d’une montre. La direction du vent a donc une valeur comprise entre 1° et 360°.
Appareils de mesure
Deux ensembles différents d’appareils sont utilisés suivant que l’on détermine le vent en
surface ou le vent en altitude.
• La direction du vent en surface est mesurée à l’aide d’une girouette, sa vitesse est
déterminée à l’aide d’un anémomètre.
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METOROLOGIE BIA
• Des images satellitaires sont utilisées pour avoir une idée approchée du vent sur les
océans et les régions désertiques.
Observation du vent
Attention en présence de relief le vent au sol et en altitude sont souvent très différents et
l’extrapolation indiquée n’est plus valable.
Exemple :
On constate d’après l’observation d’une fumée au sol que la direction du vent (d’où
vient le vent) est approximativement du 315°. Nous pouvons déduire que le vent en
altitude (au-dessus de 1000 ft AGL est de l’ordre du 330°
Au sol, le déplacement plus ou moins rapide des nuages et l’observation de leur trajectoire
donne une idée de la direction et de la vitesse du vent. Mais l’observation de la manche à air
permet une estimation plus précise du vent en surface, en particulier pour la détermination de
sa vitesse. Chaque bande, rouge ou blanche, symbolise environ 5 kt de vitesse.
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METOROLOGIE BIA
Le givrage
Le givrage est la formation plus ou moins rapide d’un dépôt de glace sur certaines parties de
l’avion (cellule, entrées d’air moteur). Ce dépôt de glace :
Le verglas
Une masse d’air de température négative peut être observée au-dessus d’une masse
d’air de température positive : c’est en effet le cas d’un côté et de l’autre d’un front (froid, par
exemple).
En amont du front (froid), l’air est chaud, l’isotherme 0°C est donc élevée. En aval,
l’air est plus froid, l’isotherme 0°C est donc plus basse.
Dans la zone où les deux isothermes 0°C se chevauchent, les précipitations qui se produisent
dans l’air chaud traversent la masse d’air de température inférieure à 0°C. les gouttes de pluie,
en traversant set air froid, peuvent rester à l’état liquide bien que leur température soit
inférieure à 0°C
C’est le phénomène de surfusion. Cet état d’équilibre très précaire est rompu si on
apporte à la goutte d’eau une très faible quantité d’énergie, sous la forme d’un choc par
exemple. L’eau change d’état, et passe à l’état solide.
Ainsi, un avion qui traverse une zone de pluie surfondue apporte à toutes les gouttes
d’eau qu’il touche assez d’énergie pour qu’elles passent à l’état solide : l’avion se couvre de
glace en très peu de temps. C’est le verglas.
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METOROLOGIE BIA
C’est le givrage le plus dangereux : il est très rapide et on ne s’y attend pas, si on n’est pas
informé du passage d’un front, puisque l’on vole hors des nuages, dans une zone de pluie. Le
risque de verglas est indiqué sur la carte TEMSI par le symbole noté (pluie se
congelant figure 34) lorsqu’il se produit au sol seulement (FZRA dans les METAR). Il est
rarement signalé en altitude, car considéré comme accompagnant systématiquement tout front
actif.
Le givre mou
C’est une couche de glace opaque et friable. Son principe de formation est
sensiblement le même que celui du verglas, mais l’eau liquide en surfusion est constituée par
les gouttelettes constituant le nuage, beaucoup plus petites que les gouttes de pluie. Ainsi ce
givrage est plus lent et ne se produit qu’en conditions de vol aux instruments.
En outre des bulles d’air sont emprisonnées au cours de la congélation ce qui explique
son aspect opaque.
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METOROLOGIE BIA
La gelée blanche
Si un avion séjourne dans une masse d’air dont la température est inférieure à 0°C et
s’il traverse ensuite une atmosphère chaude et humide, la vapeur d’eau peut se congeler par le
phénomène de condensation solide (passage de l’état gazeux à l’état solide).
Ce type de givrage peut aussi se produire lorsque l’avion reste au sol en hiver. Il
convient alors de soigneusement retirer tout dépôt de glace, même léger, avant le départ.
• Dans la plupart des nuages lorsque ceux-ci sont à une température négative et plus
particulièrement dans les nuages instables. Ce risque ne concerne pas les pilotes volant
en VFR
• En VFR, comme en IFR, dans de la pluie surfondue liée à un front.
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METOROLOGIE BIA
La nuance est très importante car les deux systèmes s’utilisent complètement
différemment. L’un est préventif, et il faudra l’actionner avant d’entrer en conditions
givrantes ; l’autre est curatif, et il ne faudra l’utiliser qu’après que le givrage soit apparu sur
la cellule.
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METOROLOGIE BIA
Le givrage carburateur
C’est finalement le givrage le plus fréquent en VFR, mais les conditions de son
apparition sont radicalement différentes. En effet il peut survenir lors de températures
atmosphériques largement positives.
Comment se produit-il?
Ces deux effets combinés peuvent refroidir de 20 °C l’air qui pénètre dans le moteur.
Le risque d’apparition du givrage est plus important lorsque la manette des gaz est sur
« réduit »(papillon fermé) : car le laminage de l’air par le papillon, et donc la dépression, est
plus important. Le refroidissement dû à la dépression dans le conduit est ainsi d’autant plus
fort.
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METOROLOGIE BIA
• une température dans le conduit d’air du carburateur comprise entre O°C et –15°C, la
température la plus favorable à la formation de glace étant de -5°C. Il peut donc y
avoir apparition du givrage carburateur par des températures extérieures comprises
entre -5 °C et +20 °C
• une atmosphère humide. Attention : l’humidité peut être élevée même en ciel clair.
Notons que les basses couches de l’atmosphère contiennent une plus grande quantité
d’eau par litre d’air que les couches élevées, c’est donc là que le risque de givrage
carburateur est le plus important.
Dans le cas d’une hélice à calage fixe, une légère baisse du régime moteur et de la
vitesse indiquée sont les premiers signes du givrage. Si rien n’est fait, le moteur a des ratés et
peut alors rapidement s’arrêter. Lorsque vous vous trouverez en condition de givrage du
carburateur, vous devrez surveillez le tachymètre (compte-tours) et l’anémomètre
(indicateur de vitesse de l’avion, ou « badin »)
Si vous constatez une légère chute du régime moteur, avant de corriger à la manette
des gaz ;posez-vous la question du givrage et dans le doute, commencer par essayer de
réchauffer le carburateur.
Dans le cas d’une hélice à calage variable, c’est la pression d’admission qui chute
d’abord (à cause de la diminution de la section du conduit d’air dans le carburateur). Le
régulateur d’hélice maintient régime du moteur constant malgré la chute de puissance, donc
on ne constate pas de chute de régime tout de suite.
Pour éviter le givrage du carburateur, tous les avions (à carburateur) sont équiper d’un
système de réchauffage d’air.
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METOROLOGIE BIA
LA TURBULENCE
La turbulence thermique
Lorsque le sol s’échauffe sous l’effet d’une forte insolation, les couches d’air à son
contact deviennent instables et des mouvements ascendants, compensés par des mouvements
descendants, entraînent la formation de tourbillons qui rendent turbulente toute cette partie de
l’atmosphère. C’est le phénomène de convection.
Si l’air est très sec, la turbulence peut être très active sans que l’élévation de l’air
chaud ne provoque sa condensation, et par conséquent la formation de nuages. Nous pourrons
donc trouver de l’air turbulent même lorsqu’ aucun cumulus n’est présent, dans le cas où
l’air est très sec. On dit alors qu’il y a des « thermiques purs »
Ces ascendances sont, bien entendu, compensées par des descendances au-dessus des surfaces
relativement moins chaudes. Tous ces mouvements créent des turbulences dites (le « basses
couches » aux heures de meilleur ensoleillement.
166
METOROLOGIE BIA
Au cas où il n ‘est pas possible d’éviter la turbulence, rappelons que l’avion qui
pénètre dans une rafale verticale subit un facteur de charge d’autant plus grand que la
vitesse de la rafale est élevée (c’est-à-dire que la turbulence est forte), l’avion va plus vite.
La conduite à tenir est donc de réduire la vitesse en dessous de la VNO (velocity
normal operating), en respectant, si elle est indiquée; celle recommandée dans le manuel de
vol section limitation
Il convient également de ne pas agir systématiquement sur les commandes. Il faut en
tout cas éviter de réagir à chaque rafale, car les rafales successives ont tendance à annuler
leurs effets respectifs.
167
METOROLOGIE BIA
la turbulence dynamique.
Ce type de turbulence est l’un des plus dangereux pour un avion léger, à part égale
sans doute avec la turbulence de sillage que nous allons aborder après. Son intensité varie
selon trois facteurs principaux
• la forme du relief : en effet plus sa hauteur et sa largeur sont importantes plus
l’intensité des mouvements verticaux est forte,
• la vitesse du vent,
• le caractère stable de l’atmosphère favorise l’apparition de systèmes ondulatoires qui à
proximité du sol dégénèrent en rotors ou rabattants .
Quand le vent est fort (supérieur à 25 kt), la turbulence peut devenir très forte et
affecter des tranches d’atmosphère allant jusqu’à 10000 pieds dans les régions montagneuses
(massif alpin, par exemple). Elle donne alors souvent naissance à des strato-cumulus ou à des
cumulus surmontés d’altocumulus lenticulaires, très caractéristique, qui permettent
d’identifier et de localiser la turbulence.
Notons que la turbulence dynamique existe parfois sans qu’il y ait un relief marqué pour la
générer : la couche d’air la plus voisine du sol est, la plupart du temps, le siège de
mouvements tourbillonnaires. Cette agitation est due au sol dont l’influence se manifeste sous
un double aspect :
• par la nature de son revêtement plus ou moins rugueux,
• par son relief, plus ou moins accidenté.
L’orage
168
METOROLOGIE BIA
Le grain
169
METOROLOGIE BIA
La turbulence
Elle est directement liée aux courants ascendants et descendants voisins et aux fortes
rafales de vent.
Elle est souvent très violente et peut se jusqu’à 20 km autour du Cb. Il est donc
important de contourner largement le nuage
La pluie
Elle est souvent d’une extrême violence sous les nuages très actifs. Elle réduit la
visibilité centaines de mètres parfois : le vol VFR n’est plus possible. Les précipitations liées
aux Cb peuvent être de la neige, la visibilité en vol est alors quasiment nulle. Ne jamais s’y
aventurer en VFR.
La grêle
C’est un phénomène peu fréquent mais très dangereux. La plupart du temps, la taille
des grêlons est telle qu’ils n’endommagent pas la cellule de l’avion (grésil), mais il arrive
parfois qu’un avion soit totalement inutilisable après un passage de courte durée dans une
averse de grêle importante.
170
METOROLOGIE BIA
La foudre
Dans quelques cas, heureusement rares, la foudre a occasionné des dégâts majeurs à la
structure de l’avion.
Le Cb noyé dans la couche frontale n’est repérable que par un abaissement local du
plafond et une couleur plus sombre, ainsi qu’une recrudescence des précipitations. Il est
dangereux car difficilement repérable.
Dans tous ces cas, le relief augmente l’activité du cumulo-nimbus. Il faut donc éviter
les massifs lorsque l’on se trouve dans des conditions favorable à l’apparition de tels nuages.
Le passage sous le nuage est très dangereux (plafond bas, visibilité très faible,
présence de rafales, etc.) on risque d’être pris dans des courants ascendants sans pouvoir
descendre (même en piquant) et monter à 5 000 pieds/ minute jusqu’à des altitudes élevées.
La turbulence très forte peut faire dépasser les limites de résistance structurale de l’avion.
Le contournement doit se faire à une distance suffisante (10 NM), pour éviter de
rencontrer de fortes turbulences.
171
METOROLOGIE BIA
Les précipitations
La pluie (RA) modérée ou forte (+ RA) peut réduire la visibilité jusqu’à 400 mètres, voire
moins. Ces précipitations sont rencontrées dans les conditions suivantes
Pluie associée à des nimbo-stratus (Ns) dans un front actif. Ce cas est assez fréquent en
hiver et peut durer plusieurs heures.
Averses (SH) dans un front, qui aggravent alors temporairement les conditions, médiocres
par ailleurs.
Averses dans une traîne : les réductions de visibilité ne durent que quelques dizaines de
minutes, il sera alors possible de les contourner et se trouver dans des conditions excellentes.
La neige (SN), quand elle est très faible, réduit immédiatement la visibilité à 2 ou 3
kilomètres. Une averse de neige (+ SN) la réduit à quelques mètres : cette forme de
précipitation interdit le vol en VFR.
La bruine (Cz) ne réduit pas la visibilité par sa présence mais est souvent associée à des
situations à brume ou à brouillard (secteur chaud de perturbation).
La brume (BR)
172
METOROLOGIE BIA
En conditions anticycloniques, par contre, le matin la nébulosité est généralement faible. Une
amélioration est obtenue grâce à l’échauffement par le soleil (rapide en été, beaucoup plus
lent en hiver). Un autre phénomène vient apporter une amélioration diurne
• Le matin, les rayons du soleil, bas sur l’horizon, doivent traverser une distance L1 et
rencontrent un grand nombre de particules diffusantes : la visibilité est mauvaise.
• L’après-midi, le soleil est haut, il traverse une distance plus faible L2 de brume, donc
peu de particules diffusantes la visibilité s’améliore.
• Le soir, la visibilité se détériore à nouveau car le soleil baisse sur l’horizon. Il traverse
une distance L3 de brume.
173
METOROLOGIE BIA
174
METOROLOGIE BIA
La visibilité vers le sol est mauvaise, surtout face soleil qui se réfléchit dans la brume.
On ne voit alors le sol que dans un cône plus ou moins large sous l’avion.
Le vol dans la brume est difficile et pénible car les visibilités obliques ou horizontales
sont toutes mauvaises, surtout face au soleil. Il peut arriver de ne voir le sol que dans un cône
très étroit sous l’avion .
Le brouillard (FG)
Par définition, on dit qu’il y a brouillard quand la visibilité est inférieure à I km.
D’après leur mode de formation on distingue plusieurs types de brouillard.
Le brouillard de rayonnement
Sous nos climats, c’est le plus fréquent. Les conditions propices à sa formation sont :
• vent faible,
• ciel dégagé,
• forte humidité relative (température voisine du point de rosée).
Ces conditions sont réunies en présence d’un anticyclone ou d’une dorsale. Le soir, la
température peut s’abaisser fortement (4°C en une heure au coucher du soleil) par
rayonnement du sol vers l’atmosphère.
175
METOROLOGIE BIA
Dans de nombreux cas, il se dissipe près du sol pour former une couche de stratus.
En terrain accidenté, le brouillard occupe surtout le fond des vallées dans lesquelles
l’air froid, plus lourd, s’écoule par pesanteur. Le brouillard peut donc être dissipé sur
l’aérodrome mais pas encore dans les vallées humides ou les zones forestières. Il est conseillé
d’attendre d’avoir un écart d’environ 3 °C entre la température et le point de l’osée pour être
assuré d’une amélioration suffisante pour le vol.
176
METOROLOGIE BIA
Le brouillard d’advection
Le brouillard de pente
le brouillard de pente
La brume sèche
Elle est due à un grand nombre de particules diffusantes en suspension dans l’air.
Vous ne le trouverez qu’exceptionnellement en France, mais parfois près des centres
industriels en Allemagne ou dans les régions sèches d’Afrique.
177
METOROLOGIE BIA
Le stratus (St)
C’est un nuage très dangereux pour l’aéronautique. Il convient donc d’en faire une
étude particulière.
Leur formation est liée à l’évaporation des précipitations. Ils prennent la forme de
paquets gris, défilant rapidement très près du sol (200 pieds). Ils se déplacent avec le front et
s’évacuent avec lui. Le VFR est bien entendu totalement impossible.
Dans les secteurs chauds en hiver, les mouvements turbulents des basses couches
peuvent entraîner la formation de stratus. Ils ont alors une grande étendue géographique et
une forte nébulosité. Ils sont associés à de la brume ou parfois à du brouillard.
178
METOROLOGIE BIA
En début de traîne, une masse d’air froid arrive sur le sol chaud et humide,
l’évaporation entraîne localement la formation de stratus qui ne durent généralement pas. Le
vent et la convection les éloignent. La traîne (cumulus, bonne visibilité) s’établit.
Vous rencontrerez ces stratus dans certaines régions propices et humides (Nivernais,
par exemple). Notez que dans de nombreux cas la pression remonte vite dans la traîne, il
s’agit d’une dorsale. et le matin suivant, du brouillard de rayonnement se forme.
Les conditions de brouillard et de stratus ne se présentent pas dans tous les cas de
perturbations (brouillard de secteur chaud, ou stratus) ou de conditions anticycloniques
(brouillard de rayonnent). Les conditions locales (hydrologie, relief,
géologie...) ont une grande importance, mais il faut compter aussi avec les paramètres du
moment (pression, vent, etc.).
Pour se garder une certaine marge de manœuvre, il ne faut pas débuter son vol dès
l’amélioration des conditions météorologiques sur l’aérodrome mais attendre, par exemple, un
écart de 2 à 3 degrés entre la température et le point de rosée qui confirmera l’amélioration.
SOLUTION
179
METOROLOGIE BIA
L’ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE
Ces observations sont utilisées par les Centres Météorologiques Aéronautiques (CMA)
pour établir des prévisions, diffusées par les messages TAF, CAFOR, SIGMET, les cartes
TEMS1, les cartes en altitudes, etc.
LE DOSSIER DE VOL
L’exposé verbal
Il doit décrire la situation générale. Il comprend une analyse de flux en altitude, une
description frontale, et les conditions prévues pour la durée du vol. Vous devez donc préciser
clairement votre trajet et vos heures de départ et d’arrivée.
La qualité de la prévision est d’autant plus fiable que l’échéance est courte. Si vous
êtes amené à retarder votre départ, renouvelez votre demande d’information peu avant votre
nouvelle heure de départ.
Cet exposé s’appuie sur des messages d’observations et de prévisions, ainsi que de
cartes décrivant le temps prévu en surface et en altitude.
Le METAR
180
METOROLOGIE BIA
Exemple 1
0800Z : jour + heure de l’observation en heur minutes UTC, suivi de la lettre Z (pour
Zoulou)
32004KT: signifie un vent en surface du 320° (direction d’où vient le vent), de vitesse 04
nœud (moyenne sur 10 minutes).
S’il n’y a pas de nuages, mais que CAVOK pas utilisable (visibilité inférieure à 10 km
par exemple) on utilisera l’abréviation : SKC
181
METOROLOGIE BIA
Exemple 2
Si l’une des conditions du CAVOK n’est pas rempli, chaque élément est développé :
LFBA 1000Z 18010G20KT 3500 RA 0VC023 03/M01 Q1015
Agen Heure Vent Visibilité Temps Nuages Températures GNH
présent
Successivement on trouve les groupes suivants :
18010G20KT :le vent vient du 180°, vitesse 10kt avec rafales (G pour Gusting= rafale) à 20
kt.
Lorsque la différence entre la vitesse moyenne et la vitesse maximale est
supérieur à 10 kt pendant l’observation, les deux valeurs sont indiquées.
3500 : c’est la visibilité horizontale minimale sur le tour d’horizon mesurée en
mètres ; si elle est supérieur à 10 km, elle est noté 9999.
RA : les phénomènes caractéristiques, tels que pluie, brouillard etc. Les abréviations
utilisées sont regroupées dans le tableau,
METEO France OBSERVATION METAR / SPECI
Temps significatifs
QUALIFICATIF PHENOMENES METEOROLOGIQUES
Intensité ou Descripteur Précipitations Obscurcissement Autres phénomènes
proximité
1 2 3 4 5
- Faible MI Mince DZ Bruine BR Brume PO tourbillons de
poussière/ sable
PR Partiel caractérisés
DS Tempête de
SH Averse(s) PE Granules de poussière
glace SA Sable
TS Orage
GR Grêle
GS Grésil et/ou HZ Brume sèche
FZ Surfondu neige roulée
En cas de précipitations mêlées, les deux symboles sont accolés, dans un même groupe.
Les groupes W’W’ sont codés en respectant l’ordre des colonnes 1,2,3,4 et 5
tableau récapitulatif des codes du temps significatif
182
METOROLOGIE BIA
Exemple 3
Ce groupe est rajouté si la visibilité minimale est inférieure à 1 500 m dans une direction et
supérieure à 5 000 m dans une autre direction.
f: Portée visuelle de piste R07/0800N : RVR (Portée Visuelle de Piste) 800 m sur le seuil
de piste 07, sans changement.
On précise la variation de la RVR lorsque celle-ci varie de 100 m ou plus pendant les 10
minutes qui précèdent l’observation. U : IJP, D : DOWN et N : pas de variation significative
de la RVR.
g: Portée visuelle de piste R25/P1 500: RVR supérieure à 1 500 m sur le seuil de piste
25.
183
METOROLOGIE BIA
h: Temps présent significatif (voir fiche 3) PRFG : brouillard partiel (une grande partie
de
l’aérodrome est couverte alors que le reste est dégagé).
i: Nébulosité et hauteur des nuages OVCOO6 : 8 octas (8ème), base 180 m (600 ft).
j: Température/point de rosée 10/10 : température +10 °C, point de rosée +10 °C.
184
METOROLOGIE BIA
Message SPECI
Pour des variations importantes dans certains groupes constituant le message METAR,
vent, visibilité, RVR, plafond, nébulosité des nuages bas et phénomènes significatifs, un
message SPECI est établi. Il reprend les règles de rédaction du METAR et se termine par un
groupe Mx (aggravation) et Bx (amélioration).
Exemple de SPECI
C’est un message de prévision toujours précédé d’un METAR ou d’un SPECI, valable
pour les deux heures qui suivent l’observation. Il décrit des changements significatifs
concernant le vent, la visibilité, tout phénomène important (orage. glaçante, grêle...), le
plafond ou la nébulosité (tableau figure 53).
185
METOROLOGIE BIA
Exemples de tendances que l’on peut trouver à la suite d’un METAR ou d’un SPECI
voici quatre exemples de METAR, dont les trois derniers sont suivis d’un groupement «
tendance »
Le SIGMET
Le sigmet est un avis de phénomène dangereux. Il est rédigé par les services météo
spécialisés, sur le plan régional ou national. Il peut intéresser le vol en condition VFR quand il
informe de la présence de cumulo-nimbus, d’orages ou de lignes d’orages forts, de givrage
fort, de forte grêle d’ondes orographiques marquées ou de turbulences fortes.
186
METOROLOGIE BIA
MOVNE IOKT:
se déplaçant vers le nord-est à une vitesse moyenne de 10 KT
INTSF:
phénomène dont l’intensité augmente.
Le SIGMET est un message qui comporte (cf. exemple) quatre parties majeures
187
METOROLOGIE BIA
Le TAF
C’est un message de prévision. Il décrit le temps prévu sur l’aérodrome pour une durée
de 9 heures (TAF court) ou de 18 heures (TAF long). Toutes les trois heures un nouveau TAF
réactualise les prévisions précédentes. Ils sont disponibles une heure auparavant, ainsi le TAF
valable de O900UTC jusqu’à 1800UTC est écrit dès O800UTC.
Exemple 1
140500Z:
message rédigé le 14, à 5 heures UTC.
0615:
valable de 0600 à 1500 heures UTC. Ce message est un TAF court (validité de 9 heures).
188
METOROLOGIE BIA
Exemple 2
BECMG 0810:
évolution progressive à partir de 8 jusqu’à 10 heures UTC. Les conditions seront 6000
OVC030 jusqu’à 8 heures UTC et deviendront « 9999 BKNO26 à partir de 10 heures UTC.
On ne précise que les conditions qui varient par exemple, le vent restera du 260 10KT de 03 à
12 heures UTC, puisqu’il n’est pas inclus dans le changement.
Exemple 3
TEMPO : n‘est pas accompagné d’un groupe horaire, il faut donc se reporter au groupe
horaire précédant soit 0018 UTC TAF long valable 18 heures.
189
METOROLOGIE BIA
PROB 30 : ce terme est utilisé dans les TAF pour indiquer les risques de voir les conditions
décrites plus loin se réaliser, PROB 30 est un risque fort, PROB 40 un risque très fort. On
trouve aussi le groupe PROB TEMPO,
Entre 14 et 18 heures UTC il y aura temporairement les conditions suivantes : vent du 260° à
25 kt et rafales à 40 kt, visibilité 3 000 mètres, orages avec grêle et pluie, cumulo-nimbus.
Exemple 4
NSW SKC : BR est remplacé par des conditions non significatives (NSW). SKC : ciel
clair
FM1430 00 / 15Z CAVOK à 14h30 les conditions devraient être CAVOK et il est
prévu qu’à partir de 15h00 UTC, la température soit de O°C. 00/15Z est un groupe
facultatif situé immédiatement après le groupe d’évolution (FM, BECMG, TEMPO ou
PROB).
Dans les messages TAF on n’utilise pas le groupe NOSIG, seul FM, BECMG,
TEMPO, PROB TEMPO sont employés.
LFLY 080800Z 0918 VRBO3KT 6000 BKNO2O OVCJOO BECMG 1013 9999 BKN033
BKN100 BECMG 1317 18010KT 9999 SCTO4O BKNIOO
LFRK 310500Z 1524 24008KT 9999 0VC025 TEMPO 6000 DZ BKNOO5 BKNO2O
LFOT 010500Z 0615 210V30005KT 4000NW OVC006 BKN050 PROB30 TEMPO 0608
2000 BR OVC003 BECMG 0912 30012KT 6000 OVC020 OVC050 TEMPO 1215 2500 +RA
OVC005 OV050
190
METOROLOGIE BIA
La carte TEMSI
Les informations disponibles sur une carte TEMSI EUROC et TEMSI France
3 Position des fronts en surface avec indication du déplacement voir les symboles
utilisés.
4 Limite de temps significatif marquée par une ligne festonnée avec à l’intérieur
l’indication des nuages associés (AC, CU, NS...), de la nébulosité (SKC, SCT,
BKN, OVC), des indications morphologiques (LYR, EMBD...), niveau de la base et
du sommet des nuages.
FRQ ST 005-010 / xxx signifie « stratus fréquents »dont la base varie entre 500 ou
1000 ft par rapport à la surface 1013 hPa et dont le sommet est indéterminé .
6 Turbulence en air clair TAC (ou CAT en anglais). C’est un phénomène de haute
altitude qui n’intéresse pas les vols VFR.
Il est à noter que toutes les indications de niveaux (base et sommet des nuages, isotherme
0°C...), sont données par rapport à la référence 1013,25 hPa sur la carte TEMSI EUROC et
doivent donc être converties en altitude en fonction du QNH pour une meilleure exploitation
de l’information (position des nuages par rapport au relief). On peut obtenir des confirmations
avec les hauteurs données par les messages TAF et METAR qui se réfèrent à l’altitude de
l’aérodrome.
191
METOROLOGIE BIA
192
METOROLOGIE BIA
Carte TEMSI FRANCE simplifiée, éditée par Météo France, destinée aux pilotes privés sur la zone
France (l'altitude de référence est celle de la mer)
193
METOROLOGIE BIA
194
METOROLOGIE BIA
195
METOROLOGIE BIA
Trois niveaux intéressent plus particulièrement les VFR, 950, 850 et 700 hPa soient
respectivement 2 000 ft, 5 000 ft et 10 000 fi. Etudions les informations contenues dans ces
cartes.
1 Niveau considéré 850 hPa. Date et heure de validité, cette carte est valable à 12 heures
UTC.
2 Centre de pression (H : anticyclone ; L : dépression).
3 Température inscrite dans un cercle. Si elle est précédée du signe + elle est positive,
sinon elle est négative. Sur notre exemple au niveau 850 hPa, à la verticale de
Marseille, la température est de + 6°C.
Pour estimer la température à un niveau peu différent de 700 hPa, utiliser la variation
verticale de température standard soit 2 °C par 1000 ft.
Pour connaître la température en un lieu où elle n’est pas indiquée, une
interpolation est nécessaire. Par exemple, on estime à la verticale de Toulouse une
température de - 5 °C, interpolée entre Marseille (-4°C) et San Sebastian (-6°C)
4 Le vent : pour la lecture du symbole voir le tableau suivant. Par exemple, à Brest le
vent souffle du 030° pour 30 kt. Les isohypses s’interprètent de la même façon que les
isobares :
• Dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre,
autour des anticyclones et dans le sens inverse autour des dépressions (
information déjà décrite précédemment)
• Lignes isohypses serrées : vent fort ;lignes isohypses espacées : vent faible.
(déjà vue également)
• Le vent est tangent aux isohypses.
Sur les cartes prévues à 950, 850 et 700 hPa, deux isohypses sont séparées de 40 mètres.
symboles et codes utilisés dans les cartes des vents et températures en altitude
196
METOROLOGIE BIA
197
METOROLOGIE BIA
198
METOROLOGIE BIA
199
METOROLOGIE BIA
Nous nous ramenons dans ce cas à l’exposé verbal d’un prévisionniste déjà décrit dans
le dossier de vol les mêmes recommandations s’imposent.
• indiquer le trajet, les escales prévues, l’heure de départ et d’arrivée avec précision
• connaître le vocabulaire météorologique (thalweg, dorsale...).
Pour une bonne compréhension vous devez aussi avoir une carte de France sur
laquelle vous positionnerez les zones aéronautiquement gênantes (fronts, orages, stratus...).
Vous devez aussi pouvoir prendre des notes. Ce service est accessible par un numéro de
téléphone figurant clans la partie GEN 71 à 76 de l’atlas VAC.
Téléphoniques
Pour utiliser ce système, vous trouverez tous les renseignements utiles dans les pages
GEN -de l’atlas VAC ou dans l’Aide Mémoire édité par METEO-FRANCE.
Dans les stations météorologiques ne disposant pas de service de prévision, vous avez
aussi accès à ce type d’information. De plus, vous consulter des cartes TEMSI, de vent et
températures prévus mais elles ne seront pas commentées et nécessiteront donc une parfaite
connaissances des codes, des symboles etc.
MINITEL
Par Minitel, vous pouvez aussi obtenir des prévisions et des messages METAR ou
TAF. Les prévisions sont données par zone ou par trajet.
Les prévisions de visibilité et hauteur des nuages sur les zones VFR sont données
selon le code O, D, M, X (ou GAFOR). Les zones VFR sont désignés par des numéros. Le
numéro d’appel du Minitel, le code et les numéros des zones figurent sur des imprimés
disponibles auprès de Météo-France, ou dans les pages GEN 71 à 76 des atlas VAC
200
METOROLOGIE BIA
201
METOROLOGIE BIA
L’accès à ce service est également possible sur certains aérodromes (liste en page
GEN74 des atlas VAC), grâce à des bornes télématiques utilisées pour la consultation de
l’information aéronautique ou de la transmission des plans de vol.
Les bulletins par téléphone ou Minitel ont une validité de 6 heures. Trois bulletins
l’hiver, et quatre l’été, sont enregistrés à 06 h UTC (05 h UTC l’été), 09 h UTC, 12 h UTC et
15 h UTC en été. Lord d’un voyage aérien, la prévision doit être notée sur un imprimé
spécifique disponible dans les stations météorologiques. Cet imprimé doit être emporté en vol.
TELECOPIEUR
Quelle que soit la manière dont vous vous êtes procuré la prévision météorologique
pour votre voyage, la documentation que vous avez constituée est la preuve, en cas de
contrôle d’un service officiel, que vous avez effectué l’action préliminaire au vol exigée par
les Règles de l’Air. Vous devez en outre vérifier que la prévision couvre la durée et le trajet
entier du vol.
85/94 O/D2 LOC TEMPO D3 RA/SHRA MON X LOC SHSN ISOL TEMPO 0915 CB/TS
Interprétation
202
METOROLOGIE BIA
Pendant le vol, vous pourrez être amenés à actualiser les informations météorologiques
dont vous disposez.
Vous avez plusieurs possibilités :
Le message VOLMET
Les fréquences des VOLMET sont données dans la partie GEN de l’atlas VAC.
Le message ATIS
C’est un message enregistré en clair; radiodiffusé (fréquence disponible sur les cartes
VAC, contenant des informations météorologiques d’aérodrome (vent, plafond, visibilité,
température, QNH et QFE, état des pistes, etc.
La fréquence des ATlS ainsi que leur numéro d’appel téléphonique (lorsqu’un tel
accès est possible) sont publiés sur les cartes VAC.
Ce service peut être rendu par tout organisme de la circulation aérienne, et à ce titre
vous pouvez obtenir les derniers renseignements météorologiques notamment pour les
aérodromes de destination ou de déroutement. Il est cependant préférable d’utiliser les
fréquences ATIS ou VOLMET si cela s’avère possible.
203
METOROLOGIE BIA
204