0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues88 pages

Introduction à l'histologie générale

Le document présente une introduction à l'histologie générale, décrivant les cinq types de tissus principaux et leur différenciation à partir d'un zygote. Il détaille les caractéristiques des épithéliums, y compris leurs formes cellulaires, leur organisation en couches, et les spécialisations fonctionnelles. Les jonctions cellulaires et leur rôle dans la cohésion et la communication entre les cellules sont également abordés.

Transféré par

Sarah Sou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues88 pages

Introduction à l'histologie générale

Le document présente une introduction à l'histologie générale, décrivant les cinq types de tissus principaux et leur différenciation à partir d'un zygote. Il détaille les caractéristiques des épithéliums, y compris leurs formes cellulaires, leur organisation en couches, et les spécialisations fonctionnelles. Les jonctions cellulaires et leur rôle dans la cohésion et la communication entre les cellules sont également abordés.

Transféré par

Sarah Sou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Histologie générale Y.

Poumay

Histologie générale
Yves Poumay
2020 – 2021

1
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

Module HISTO I
0. Introduction
En histologie, on compte 5 tissus différents :

- Les épithéliums ( de revêtements, glandulaires)


- Les tissus conjonctifs (os, cartilages)
- Les tissus musculaires
- Le tissu nerveux
- Le sang

Dans ces 5 tissus, on estime qu’il y a environ 210 types cellulaires différents. Comment cela se fait-il ?
Lorsqu’on a deux gamètes qui se rencontrent, un œuf fécondé diploïde (zygote) se forme. A partir de
là, on observera une prolifération par de multiples mitoses. Au fur et à mesure de ces divisions, les
cellules vont commencer à se différencier les une des autres (différenciation). On obtient dans un
premier temps, 3 couches :

- Couche externe : ectoblaste


- Couche intermédiaire : mésoblaste
- Couche interne : endoblaste

➔ L’ectoblaste et l’endoblaste fournissent les épithéliums et le tissu nerveux


➔ Le mésoblaste fournit les tissus conjonctifs, musculaires et les cellules sanguines

1. Epithéliums
 Ensemble de cellules jointives, apposées les unes contre les autres sur une grande parties de
leur surface (cellules voisines) qui bordent l’extérieur de l’organisme ou qui bordent les
cavités, il est situé au niveau d’un interface. Un épithélium a donc une base appelée lame
basale et un sommet appelé apex. Du fait que les cellules sont collées les unes aux autres, le
tissu épithélium est non-vascularisé.

I. Les épithéliums de revêtement

2
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

A. Caractéristiques
a. Formes cellulaires

pavimenteux cylindriques

cubiques

Tubes rénaux

- Cellules aplaties = épithéliums pavimenteux (formés de cellules qui sont plus fines en épaisseur
qu’elles ne couvrent de surface)

- Cellules cubiques = épithéliums cubiques (formés de cellules qui ont une hauteur quasi égale à
celle du noyau [sphérique], la hauteur est plus ou moins égale à la largeur mais pas réellement un
cube)

A noter qu’on ne
retrouve des
épithéliums cubiques
simples que sur des
petites surface

- Cellules cylindriques = épithéliums cylindrique (formés de cellules d’une hauteur nettement plus
grande que celle du noyau)

3
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

!!! Pour représenter deux cellules voisines on a tendance à ne dessiner qu’un trait. Les deux
membranes ont beau être accolées, elles restent néanmoins distinctes !!!

b. Nombre et disposition des couches cellulaires


- Epithéliums simples = 1 seule couche de cellules (toutes les cellules sont ancrées sur la lame basale)
- Epithéliums stratifiés = Plus d’une couche de cellules (certaines cellules sont détachées de la lame
basale et sont poussées vers le haut)
- Épithéliums pseudostratifiés = Ce tissu donne l’illusion d’être stratifié mais ne l’est pas en réalité
(dcp toutes les cellules ont bien un ancrage sur la lame basale)

c. Différenciation cellulaires particulières

Ex : Cils vibratiles = épithéliums ciliés/ Kératine = épithéliums kératinisés

B. Spécialisation

Se fait par des différenciation particulières qui donnent des fonctions particulières

4
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

a. Spécialisation apicales
- Microvillosités (intestin grêle)

L’intestin grêle a pour fonction l’absorption de nutriments (= rôle d’échange). Cette partie du
système digestif est très longue (8m). Pour étendre la surface d’échange au maximum,
l’intestin grêle présente de nombreux replis :

• Valvules conniventes (en bleu sur le premier schéma)

• Villosités (en rose) et glandes de Lieberkühn (ou cryptes intestinales)


➔ Épithélium cylindrique simple

- Observables à l’œil nu
(1 mm)
- Surface non lisse
- Les cellules de
l’épithélium sont des
entérocytes

Ces glandes se trouvent entre les villosités (renfoncements).


Régions de sécrétions.

5
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Microvillosités/ Plateau strié

Pas observable au MO (longueur de 1µm et diamètre de 80 nm)

Entre les cellules, le Terminal Web est un peu plus foncé (= ). On appelle cette zone le «cadre
obturant ».

o Terminal Web = réseau terminal de filaments intermédiaires


o Chaque microvillosité est parcourue par une trentaine de microfilaments
d’actine (diamètre de 7 nm) qui viennent se mêler à des filaments intermédiaires
situé dans le Terminal Web

(Schéma moléculaire des microfilaments)

6
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Commentaires de schéma

- La région amorphe dévie fortement les électrons, c’est pourquoi est apparait densément colorée au
microscope
- Un microfilament d’actine est orienté, on ne peut pas le retourner. On dit qu’il est polarisé (une
extrémité positive et une extrémité négative) même si cela n’a RIEN A VOIR AVEC DES CHARGES
ELECTRIQUES
- Les microfilaments se croisent avec des filaments intermédiaires (diamètre 10 nm) au niveau du
Terminal Web
- Les protéines villine et fimbrine servent de lien aux microfilaments qui s’organisent dans le même
sens => stabilise et soutient la microvillosité
- Au niveau de la MP, on retrouve un couple de protéine myosine-calmoduline
• Une fois active, la myosine migre du – vers le + des microfilaments
• La calmoduline permet de détecter le taux d’ion calcium (maintenu très bas dans les cellules)
• On active la myosine grâce à la calmoduline → mais comme la myosine est fixée à la MP, la
MP se soulève et forme des bourgeonnements → libération de membranes dans le bol
alimentaire
- Les molécules de spectrine (= cytosquelette sous-membranaire) lient les microfilaments aux
filaments intermédiaires
- Glycocalyx très abondant (épaississement de la membrane) → rôle de protection de la MP contre les
enzymes
- Le glycocalyx lui-même abrite des enzymes. Lors du bourgeonnement de la membrane les enzymes
qu’il contient sont diffusées dans le bol alimentaire
• Le glycocalyx est mis en évidence par une coloration P.A.S. (Periodic Acid [HIO4] Schiff)

• Les fonctions aldéhydes sont très réactives. En présence, d’aldéhydes la fuchsine décolorée
se colore (= coloration histo-chimique)
 Le plateau strié est PAS+ (la lame basale et les cellules caliciformes aussi) donc il contient des sucres

7
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Stéréocils (épididyme)

• L’épididyme est un canal bordé par un


épithélium pseudostratifié fortement replié
sur lui-même (c’est pour cela que lorsqu’on
observe une coupe, on peut croire qu’il y a
plusieurs canaux)

Stéréocils

• On y retrouve des spermatozoïdes

- Les stéréocils jouent un rôle d’augmentation de la surface


cellulaire (pour absorber le liquide séminal et concentrer les
spermatozoïdes)
- Les stéréocils maintiennent les spermatozoïdes à distance de la
MP car ils possèdent un acrosome facilitant la pénétration dans
les cellules (or on ne veut pas que cela arrive dans le canal)
- Peuvent contenir des microfilament d’actine non-organisés
- Présence de cadres obturants
- ATTENTION : il n’est pas question de Terminal Web ici puisqu’il
n’y a pas de filaments intermédiaires

- Cils vibratiles (système respiratoire)

b. Spécialisation basales
- Invaginations basales (épithélium bordant un canal salivaire)
• Pour produire de la salive, il faut mettre en suspension les protéines, les enzymes et
le mucus dans de l’eau et des ions qui doivent être transportés à travers l’épithélium.

8
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Les mitochondries sont riches en prot (→ acidophiles) et se colorent très bien mais
se ne sont pas les seules responsables de la coloration. Les transporteurs
membranaires ATPase sont eux aussi acidophiles. Ils permettent le transport de l’eau
et des ions. L’association des mitochondries et des replis membranaires est idéale
pour ces transporteurs (= transport actif).

C. Les jonctions cellulaires


- L’espace intercellulaire doit être comblé pour éviter que les molécules ne circulent librement dans
le tissu

a. Les jonctions étanches/ Tight/ jonctions occlusives


- Se situent autour du sommet des cellules
- Les membranes se touchent à l’endroit de la jonction

- Occlusion = fermeture (ex : occlusion intestinale)


- L’espace entre les cellules (en bleu, ci-contre) est un peu plus
important que l’épaisseur de 2-3 MP (ordre de grandeur)

9
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Les jonctions étanches au microscope

- Les fonctions :
• Fermeture de l’espace intermembranaire (ce type de jonctions est étanche dans les 2
sens)

• Maintien de la polarisation des protéines membranaire :


Les protéines situées dans l’apex ne sont pas les mêmes que
celles situées sur les faces basolatérales.

b. Les jonctions d’ancrage (du cytosquelette)


- Les cellules s’accrochent les unes aux autres à certains endroits
- Ces jonctions sont intercellulaires ou entre cellule et matrice
extracellulaire

10
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

Le cytosquelette se fixe sur


les jonctions d’ancrage. Il
peut s’agir soit de
microfilaments d’actine, soit
de filaments intermédiaires.
En fonction de cela, les
jonctions porteront des noms
bien spécifiques repris ci-
contre. →

Cytosquelette

Protéine d’adhésion
membranaire

Protéine d’attachement
cytoplasmique

- Jonctions Adherens

• Les plaques d’attachement contiennent les protéines d’attachement cytoplasmique


(= intermédiaires)
Ex : caténines, vinculines, plakoglobine, α-actinine
• Entre les deux MP se trouvent les protéines d’adhésion transmembranaires appelées
« cadhérines » (adhérence qui dépend des ions calcium)

11
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Les cadhérine sont homophiles, elles s’accrochent entre elles. D’un tissu à l’autre, les
cadhérines ont des caractéristiques légèrement différentes (E-cadhérines dans les
épithéliums)
• DONC : les microfilaments s’accrochent aux cadhérines via les prot d’attachement
cytoplasmique. Les microfilament d’une cellule sont accrochés aux microfilaments
d’une autre cellule.
• Si on a pas assez de Ca, la cadhérine se replie et ne peut pas rencontrer la cadhérine
d’en face pour établir la jonction. Il faut un minimum de 1mM de concentration en Ca.
• Une jonction adherens est une collaboration entre les cadhérines de deux cellules.
Cette composition est très flexible (se casse, se reforme,…)

- Contacts focaux
• Utilise des intégrines pour s’accrocher à la MEC et intégrer le
cytosquelette
• Les intégrines se positionnent au niveau du contact focal
• Il existe plusieurs types d’intégrines dans un contact focal
(mais tjrs avec une chaine α et une chaine β)
Ex : α2β1 → s’accroche au collagène
α3β1 → s’accroche à la laminine (≠ lamine du noyau)
α5β1 → s’accroche à la fibronectine
• Dans la plaque d’attachement cytoplasmique fait collaborer la vinculine, l’α-actinine,
la taline et la paxiline (= intermédiaires)

12
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Desmosomes
• Très nombreux dans l’épiderme, le muscle cardiaque, les entérocytes

• Au niveau des desmosomes, les MP ont tendance à s’écarter (+ ligne dense médiane)
• Au centre, on a une structure à mi-distance appelée une « ligne dense médiane » qui
correspond à une zone riche en protéines transmembranaires de la famille des
cadhérines (desmocollines et desmogléines) accrochées deux à deux
• Dans les plaques d’attachement, on retrouve des plakoglobines, des desmoplakines
et des plakophilines

(Petite parenthèse)

• Pemphigus = maladie bulleuse rare concernant la peau due au


développement d’anticorps contre les desmogléines.
• MALADIE AUTOIMMUNE :

Les cellules présentatrices d’antigènes présentes des molécules qui font


partie de notre propre organisme. Les lymphocytes les reconnaissent comme
étrangères, déclenchent une réaction contre les desmogléines et les empêchent
de remplir leur fonction → les cellules de l’épithélium de dissocient

13
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Hémidesmosomes

• Plaque attachement cytoplasmique


(plectine [~ plakoglobine], dystonine
[= antigène de la pemphigoïde bulleuse
de 230 kda])
• Filaments d’ancrage
• Filaments intermédiaires qui se
prolongent dans le derme (tissu
conjonctif)

• Intégrines α6β4 en collaboration avec un « antigène de la pemphigoïde bulleuse de 180


kda » (= collagène 17 [transmembranaire]) interviennent au niveau des filaments
d’ancrage
• La pemphigoïde (-oïde : ressemble au mot qui le précède) est due aux anticorps. Les
patients atteints de cette pathologie ont aussi des anticorps auto-immuns mais qui
empêche les cellules de s’accrocher par les hémidesmosomes et non pas par les
desmosomes (pemphigus).

La lame basale est composée d’une lamina lucida et d’une lamina densa. Nous y reviendrons plus
tard.

c. Jonctions de communication/ Gap

- Il y a un espace de 15-20nm entre les MP. Au niveau des jonctions de communication, l’espace
intermembranaire est plus petit que l’épaisseur des MP elles-mêmes (3nm). Les MP ne sont donc pas
tout à fait accolées, simplement rapprochées
- Connexon formé de 6 connexines (protéines) => présentent tout autour une zone hydrophobe
- Les connexons d’une membrane se positionnent en face des connexons de l’autre membrane. Une fois
accolés, les connexons forment un petit canal qui laisse passer des molécules d’une taille inférieure à
1000 da (ions, nucléotides, glucose, ATP,...)
- Les propriétés des connexons varient en fonction du type de connexines utilisées. En fonction de cela,
elles laisseront passer telle ou telle molécules plus facilement.
- Si on mélange des connexines, on a des connexons avec des caractéristiques qui leur sont propres
- Cryofracture : les connexons sont brisés → bosses ou creux (car les connexines restent dans le feuillet P
de la cellule où elles se trouvent
-

- Si on utilise un marqueur dense aux e-, il passera quand même à travers les MP (pas comme les adherens)

14
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

d. Complexes de jonctions = cadre obturant


- = ensemble de plusieurs jonctions situé dans la partie supérieure des entérocytes
- Coloration intense car on rassemble pleins de jonctions qui font intervenir pleins de protéines
différentes.

D. Cas particuliers
a. Epithélium pseudostratifié (de transition) appelé urothélium => système urinaire

- 3 types de cellules :
• cellules basales/ germinatives (petites, capables de mitoses pour entretenir le tissu)
• cellules en raquette (noyau plus haut dans le tissu, ancré sur la LB)
• cellules en dôme/ cellules ombrelles (ancrage LB, au contact de l’urine, rôle de
protection)

- Vessie remplie → épithélium s’étend (tissu « fin »)


- Vessie vide → épithélium se rétracte (tissu « épais » car les cellules ombrelles ne sont pas étendues
au max)

b. Epithélium cubique stratifié => canal sudorifère

- Les cellules superficielles (près du bord libre), si elles sont cubiques, on parlera d’épithélium
cubique stratifié (même si les cellules ancrées sur la LB sont différentes)

15
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Même chose pour les épithéliums cylindrique stratifié

c. Epithélium pavimenteux stratifié

- = les plus fréquents (peau, organes sexuels)


- A chaque fois qu’une cellule basale effectue une mitose, il y a une cellule « en trop » sur la LB,
celle-ci est alors expulsée vers le haut = Processus de différenciation. Au fur et à mesure, les
cellules les plus superficielles s’aplatissent.

On distingue les épithéliums non-kératinisés et kératinisés :

- EPS Non-kératinisé = épidermoïde (cavité buccale, œsophage, gland du pénis, paroi vaginale →
rôle de protection contre des agents pathogènes [ex : mycose vaginale due à un champignon])

1. Couche basale
Les cellules qui trouvent naissance dans la lame basale sont appelées des kératinocytes
(paradoxal mais on leur donne ce nom car elles sont très similaires aux kératinocytes de
l’épiderme)
2. Couche intermédiaire
Ce sont des cellules dont le noyau se condense en hétérochromatine [noyau en pycnose] ,
l’ADN ne peut plus être transcrit et les cellules ne fonctionnent plus

3. Couche superficielle
Différenciation se termine sans kératine
Ces cellules superficielles avec un noyau en pycnose se décrochent. C’est ce qu’on appelle la
desquamation (les kératinocytes morts se détachent, desquamare, écailler en latin)

!!! Si les cellules de l’épidermoïde sont exposées à l’air, elles sont capables de se kératiniser !!!

Kératinocytes

- EPS Kératinisé = épiderme (barrière qui doit empêcher les liquides corporels à l’extérieur dès lors
qu’on vit dans un milieu aérien ET doit empêcher les microorganismes de pénétrer dans le corps

16
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

[bactéries infectieuses, virus, champignons] → gros problème pour les grands brûlés dont la
barrière a été détruite)

1. Couche basale de kératinocytes


2. Couche épineuse

Epines qui relient les kératinocytes


les uns aux autres

On observe des tas de desmosomes qui rendent cohésifs les kératinocytes de la couche épineuse, les
filaments intermédiaires viennent s’y fixer. En réalité les nodules de Bizzozero ne sont autres que des
desmosomes.

3. Couche granuleuse : Les cellules s’aplatissent fortement à mesure qu’on monte dans les
couches (+ noyau en pycnose). On y retrouve des grains foncés de kératonhyaline
(basophiles) contenant un précurseur d’une protéine (profilaggrine)

4. Couche cornée : amas de cellules mortes.


On y observe la kératinisation
 moment où les cellules quittent la couche granuleuse (dernière couche vivante) pour aller
mourir dans la couche cornée. Ces cellules pavimenteuses dans lesquelles les noyaux
ont disparu continuent de jouer leur rôle puisqu’elle forment une barrière

17
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

1. Noyau entre en pycnose puis se dégrade (= lyse) avec l’activation des


DNases + dégradation des organites par d’autres enzymes
2. Agrégation(= union) des filaments intermédiaires par la filaggrine →
structure très solide
3. Formation d’une enveloppe cornée faite de protéines (involucrines et
loricrines). Ces protéines sont conjuguées par liaisons covalentes par
une enzyme appelée tranglutaminase. Cette enzyme est activée par
l’augmentation de la concentration en ions [Ca++].
L’enveloppe cornée se dispose sous la MP et renforce encore plus la
cellule. (en //, on observe la désorganisation de la MP)
4. Sécrétion des corps lamellaires (contiennent des céramides et des
enzymes lysosomales). Dans la couche granuleuse et avec
l’augmentation d’ions Ca, ils sont sécrétés par exocytose. Ils remplissent
l’espace intercellulaire (+ des enzymes qui travaillent à pH acide) → les
cellules sont appelées « briques » et les lipides intercellulaires sont
appelés « mortier » (+ jonctions tight entre les cellules granuleuses)

➔ Le pH de l’épiderme vaut 7 (neutre) jusqu’au niveau des jonctions tights


où il est de 5 (acide).

5. (Desquamation de cellules acaryotes [elles seront consommées par les acariens présents
dans la literie, par ex])

 Sur le schéma ci-contre , la couche cornée est énorme car le


processus de desquamation est relativement lent à cet endroit
4
(paume des mains, plante des pieds) = épiderme de type A/ épais.

Sur le schéma ci-contre, la couche cornée est nettement plus →


fine (reste du corps) = épiderme de type B/ mince.
S

Le maintien de la barrière que constitue l’épiderme est assuré par la prolifération des cellules au niveau
de la couche basale. La différenciation est dite terminale car les cellules finissent par mourir à cause
de la kératinisation. Cet équilibre est fragile et peut être fortement perturbé par un excès de
prolifération, un manque de différenciation ou un manque de desquamation (→ problèmes de peau)

18
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Cas des papilles dermiques


• Malgré l’épaisseur du tissu, ces papilles sont vascularisées

- Composition de l’épiderme
Les kératinocytes sont les constituants de l’épiderme à hauteur de 85% - 90%. Les autres
constituants sont les mélanocytes (produisent le pigment de la peau, la mélanine), les cellules de
Langerhans (cellules dendritiques présentatrices d’antigènes provenant des monocytes) et les
cellules de Merkel (cellules en lien avec le système nerveux).
• Les mélanocytes :
o Visibles par la coloration de Fontana appelée « argentaffine »
o Dans certains tissus, l’argent ionisé permet de retrouver des électrons. Ces
électrons vont le rendre métallique et en feront un précipité (se colore en noir).
La mélanine contenue dans des mélanosomes sont justement capable de réduire
l’argent.
o Une fois sécrétés, les mélanosomes sont capturés par les kératinocytes (=
sécrétion cytocrine, sécrétion de cellule à cellule). Ils se positionnent autour du
noyau afin de protéger notre matériel génétique des UV.

Il y a plusieurs types de mélanines :

- Eumélanine (noire) : protège très bien


(→ personnes d’origine africaine, peau
noire)
- Phaeomélanine (brune) : protège très mal
(→ personnes rousses, peau pâle)

Si le mélanocyte devient cancéreux, il devient un


mélanome (cancer de la peau le plus invasif et le
plus grave)

La mélanine est un polymère qui trouve naissance au niveau d’un aa appelé tyrosine. L’enzyme
tyrosinase joue un rôle clé. Si cette tyrosinase est muté, l’individu est albinos oculo-cutané.

19
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

II. Les épithéliums glandulaires


A. Cellules glandulaires
 Cellule sécrétant une substance au profit de l’organisme. Le mécanisme de sécrétion de ces
cellules dépend de la substance sécrétée.
- Un épithélium est défini comme étant glandulaire si il contient des cellules glandulaires

a. Exocrine
 La cellule sécrète à l’extérieur de l’organisme ou dans une cavité qui est en relation avec
l’extérieur de l’organisme (donc le tube digestif, le système respiratoire, le système
reproducteur)
- Intestin
Les cellules caliciformes sont des cellules glandulaires qui se trouvent parmi les entérocytes
de l’intestin. On comprend donc que la frontière entre épithéliums de revêtement et
épithélium glandulaire est parfois difficile à déterminer. Les cellules caliciformes sécrètent du
mucus (au niveau du pôle apical) dans la lumière de l’intestin, on dit qu’elles sont exocrines.

- Estomac
L’ensemble des cellules constituant la paroi de l’estomac sécrètent un mucus protecteur,
l’épithélium est donc glandulaire. Il joue également le rôle d’épithélium de revêtement du
fait qu’il tapisse l’intérieur de l’organe.

b. Endocrine
 La cellule sécrète des substances dans le sang (notamment des hormones)
c. Mode de sécrétion
- Mérocrine (exocytose, souvent régulée)
Sécrétion de protéines, lipoprotéines, protéoglycanes (issues du système cytomembranaire)

- Apocrine (sécrétion de l’apex) – exemple des glandes mammaires (le lait contient des
protéines [mérocrine] et des lipides [apocrine])
Sécrétion de lipides contenus dans le cytosol. Des zones de lipides s’accumulent, finissent par
fusionner les unes avec les autres et occupent tout le sommet de la cellule. Pour maintenir la
cellule en vie tout en libérant ces lipides dans le lait, les cellules glandulaires isolent la partie
apicale.

20
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Holocrine (sécrétion de la cellule entière) – exemple des glandes sébacées


La cellule accumule énormément de lipides dans son cytoplasme, si bien que le noyau va
cesser de fonctionner (pycnose). La cellule meurt et est sécrétée dans son entièreté.

- Eccrine (utilisation de transporteurs, cellule non modifiée) – exemple des glandes


sudoripares
Des molécules transmembranaires (+ ATP) sécrètent des ions, de l’eau

d. Nature de la sécrétion
- Sécrétion séreuse (protéines, enzymes)
• En forme de cône (base large sur la LB et pointe du côté
de la lumière)
• RER abondant, logique puisqu’on sécrète une substance
protéique
• Appareil de Golgi près du noyau
• Vésicules de sécrétion appelées grains de zymogène
accumulées au niveau de l’apex

- Sécrétion muqueuse
• Ensemble de glycoprotéines et de protéoglycanes (= mucopolysaccharides) couplé
avec de l’eau → aspect gélatineux, visqueux
• La présence d’hydrates de carbone dans le mucus le rend PAS+
(par contre les zones riches en mucus sont très mal colorées par
les trichromes)
• Le mucus a un rôle de protection ou de lubrification
• Les cellules caliciformes (en anglais, « goblet-cell ») contiennent
des grains de mucigène. On dit que ces cellules effectuent la
sécrétion ouverte car, en les observant, on a effectivement
l’impression qu’elles sont ouvertes.

21
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• On parle de sécrétion fermée quand la sécrétion se fait lentement


et en permanence (pas d’ouverture brusque). Un grain de mucigène
est formé quand un grain est sécrété, il y a un équilibre.

- Sécrétion lipidique (holocrine) – exemple de la glande sébacée → sébum

La glande sébacée déverse le sébum (triglycérides


+ cires complexes) tout autour du poil. Ce sébum
remonte le long du poil et s’étale en surface de
l’épiderme pour le graisser la zone et la rendre
hydrophobe.

Le sébum est élaboré par des sébocytes


(kératinocytes particuliers)

• L’unité sécrétante sébacée est alvéolaire, elle est formé par des cellules
pavimenteuses (couche basale).
• Une fois au contact de l’air, la bicouche lipides du sébocyte se désintègre et libère le
sébum
• La coloration Oil Red O (= coloration histo-chimique colore les lipides)
!!! On utilise uniquement une coupe à congélation → les lipides sont détruits dans
les coupes à paraffine !!!

22
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Les glandes sébacées contient aussi des cellules qui n’accumulent pas de lipides. On
les appelle les cellules cloisons.

- Glande sudoripare – sécrétion eccrine de la sueur


• Canal sudorifère (épithélium cubique bistratifié) dans le derme
• Canal/glande sudoripare (épithélium cylindrique simple) dans l’hypoderme bordé par
une couche rouge à sa base (cellules myoépithéliales)
• La sueur (eau + ions + urée) permet de réguler la température car c’est une
évaporation endergonique. Transpirer quand il fait trop chaud permet de rafraichir
l’organisme

Canal sudorifère

Canal sudoripare

Cellules
myoépithéliales

• Au moment de l’adolescence apparaissent des glandes sudoripares faussement


apocrines (aisselles, organes sexuels → au niveau des follicules pileux). On dit
« faussement apocrine » car il s’agit en réalité d’une sécrétion mérocrine (le produit
de sécrétion est protéique. Les substances sécrétées par ces glandes peuvent être
malodorantes. La lumière est beaucoup plus large que dans les glandes sudoripares

23
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

eccrines. Les glandes sudoripares faussement apocrines possèdent aussi des cellules
myoépithéliales.

B. Unités sécrétantes
 Regroupement de cellules glandulaires dans des organisations particulières
- Des cellules myoépithéliales se disposent autour des unités sécrétantes.
Elles sont contrôlées par le système nerveux autonome et sont capables de
se contracter pour presser la cellule glandulaire.

a. Exocrines
- Ensemble de cellules formant un tube. La substance sécrétée par le pôle apical des cellules
est collectée dans le tube et se déverse à l’extérieur de l’épithélium → apparition d’une
glande
- L’unité sécrétante est soit en surface, soit plus en profondeur. Dans ce cas-là, un épithélium
de revêtement particulier (canal excréteur) va conduire le produit de sécrétion jusqu’à la
surface. Toutes ces cellules sont ancrées sur la même LB.

- Types d’unités sécrétantes exocrines


• Tubes
o Glande de Lieberkühn

24
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Acinus – généralement des cellules à sécrétion séreuse (zymogène)

• Alvéoles
o Glande sébacée

b. Endocrines
- Les unités sécrétantes perdent la relation avec l’épithélium de revêtement
- Les cellules glandulaires sont alignées dans des cordons. Une LB les sépare des tissus
conjonctifs voisins. On trouve des capillaires sanguins à proximité de ces structures en
cordon. Les cellules glandulaires sécrètent directement dans la circulation sanguine.

• Glandes surrénales – organisées en deux couches concentriques : le cortex et la


moelle

o La zone médullaire produit


l’adrénaline, la noradrénaline,
dopamine
o La zone corticale produit la cortisone

25
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

Le cortex (constitué de cordons)

o Zone glomérulaire
Les cordons se replient sur eux-mêmes.
o Zone fasciculaire (~faisceau)
Zone assez blanche → riche en lipides (cortisone)

Les hormones produites par les capillaires


sont directement diffusées dans les
capillaires sanguins

o Zone réticulaire (~réseaux)


Les cordons se ramifient et s’entremèlent

 Les glandes endocrines préfèrent les structures cordonales car elles permettent une diffusion
rapide des produits de sécrétion dans le sang.
• Thyroïde
o Seule glande endocrine non cordonale
o Son unité sécrétante est appelée « follicule».
On retrouve des cellules glandulaires en
périphérie qui sécrètent des précurseurs
d’hormones vers l’intérieur de la glande
(thyroglobuline), dans la zone (= colloïde) où
ces précurseurs sont accumulés.
o Dans la thyroïde, de l’iode est ajouté à la
thyroglobuline. Un manque d’iode entrave
le bon développement de la glande thyroïde
et peut mener à des anomalies (=crétinisme,
ex « crétin des Alpes » [très peu d’iode à la
montagne]).
o La cellule qui a sécrété la thyroglobuline va ensuite l’endocyter et l’envoyer
aux lysosomes pour la dégrader. La cellule va donc sécréter des dégradations
de thyroglobuline (T3 [triiodothyronine] ou T4 [tétraiodothyronine]) de l’autre
côté (dans le sang)
o En absence d’iode, la glande thyroïde gonfle jusqu’à former un goitre.

26
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

C. Glandes (simples et) composées : le cas des glandes salivaires

 Une glande est un petit organe dont la fonction est de produire une sécrétion. Elle est
constituée de plusieurs tissus : de l’épithélium glandulaire et du tissu conjonctif (contient des
vaisseaux sanguins et des nerfs).

 Une glande simple est une glande qui sécrète directement à la surface d’un épithélium de
revêtement ou qui sécrète dans un unique canal excréteur non-ramifié (ex : glande sébacée,
glande sudoripare).

 Une glande composée associe plusieurs unités sécrétantes à des canaux sécréteurs ramifiés
pour ramener le produit de sécrétion en un même lieu (ex : glandes salivaires, une de chaque
côté)

Le canal collecteur se ramifie dans les lobes (canal interlobulaire/ intralobaire), dans les lobules (canal intralobulaire). Le canal
intralobulaire se ramifie en canaux intercalaires. Chacun de ces canaux intercalaires se termine par une unité sécrétante.

- La salive contient de l’eau, des enzymes (ex : amylase), du mucus (eau + glycoprotéines +
protéoglycanes). Elle protège à la fois les gencives et les dents.
- Les glandes salivaires constituent un ensemble de trois glandes différentes :

a. Parotides – glandes composées pures séreuses


- L’acinus contient des grains de zymogène. Cet acinus est bordé par des cellules glandulaires à
sécrétion séreuse (=épithélium cylindrique, noyaux à la base). Le RER de ces cellules est très
développé. On observe aussi des cellules myoépithéliales.
- Le canal intercalaire ou « canal de Boll » (= épithélium cubique) déverse son contenu dans un
canal intralobulaire ou « canal de Pflüger » (= épithélium cylindrique, noyaux pas à la base car

27
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

les radicelles participent au transport d’eau et d’ions dans le canal). On observe des cadres
obturants au pôle apical de chaque cellule.

b. Sous-maxillaires – glandes composées mixtes séro-muqueuses


- Contient des zones séreuses (acinus séreux) et des zones muqueuses. Principalement
séreuse
- Schéma de l’unité sécrétante muqueuse
• Tube muqueux avec des cellules muqueuses fermées. Les cellules muqueuse
sécrètent les glycoprotéines et protéoglycanes. Le tube est coiffé par une
portion d’acinus (grains de zymogène mais pas de cellules myoépithéliales), on
appelle cela le croissant de Gianozzi. => glande mixte séro-muqueuse
• Les boules de mucigène (sécrétées de façon mérocrine) sont collectées par un
canal intercalaire.

c. Sublinguales – glandes composées mixtes séro-muqueuses


- Beaucoup plus de sous-unités séro-muqueuses que dans la sous-maxillaire. La sublinguale est
donc principalement muqueuse.

28
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

D. Tableaux de synthèse

Canal Nom Epithélium


Collecteur Cylindrique bistratifié
Interlobulaire/ Intralobaire
Intralobulaire Canal de Pflüger Cylindrique simple
Intercalaire Parotide : « canal de Boll » Cubique simple

2. Tissu conjonctif proprement dit et lame


basale
 Tissu mettant en relation d’autres tissus plus spécialisés. Les cellules y sont dispersées dans
une matrice extracellulaire abondante, contrairement aux épithéliums où les cellules sont
conjonctives.

I. Origine des tissus conjonctifs


- Issus de la différenciation du mésenchyme, lui-même d’origine mésoblastique

29
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

II. Tissus conjonctifs proprement dits


A. Cellules
a. Cellules indigènes
- Fibroblastes (« blaste » = qui produit) → on fois mature, on les appelle fibrocytes
• Produit de la MEC (fibres de collagène, substance fondamentale)
• Facile à voir dans le derme
• Les fibroblastes ont un noyau plutôt allongés, sur le schéma on voit bien qu’ils sont
dispersés
• Autour de ce noyau, on observe de fins prolongements du cytoplasme qui donnent à
la cellule un aspect étoilé. Ces prolongements sont invisibles en MO mais bien en
MET

• Le cytoplasme des fibroblastes n’est pas très abondant. En revanche, son


cytosquelette est très développé pour sécréter de la MEC par exocytose constitutive
(collagène type 1, collagène type 3, fibrilline, élastine, substance fondamentale,
glycoprotéine de structure et d’adhésion)

- Cellules mésenchymateuses
• Cellule embryonnaire
- Adipocytes → avant leur maturation, on les appelle adipoblastes
• Accumulation de lipides (triglycérides)
• Adipocytes secondaires dans l’hypoderme
- Cellules réticulaires

30
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

b. Cellules étrangères
- Proviennent de la circulation sanguine
- Lignée histiocytaire → en cas d’infection, des cellules phagocytaires viennent dans le
conjonctif
• Le noyau de l’histiocyte (conjonctif) ressemble à celui du monocyte (sang), càd en
forme de haricot. En réalité, le monocyte est capable de sortir de la circulation
sanguine pour rejoindre le tissu conjonctif où il portera le nom d’histiocyte (donc la
même cellule porte un nom différent en fonction du lieu où elle se trouve)
• Un histiocyte devient rapidement un macrophage (pour la phagocytose). On observe
une grande cellule contenant pleins de noyau phagocytés en pycnose. Le noyaux de
macrophage s’arrondit. On peut aussi voir des pseudopodes. Le macrophage va
présenter des antigènes
• Parfois le macrophage a du mal de dégrader ce qu’il vient de phagocyter → ex : un fil
de suture
Les cellules de la lignée histiocytaire vont entourer le corps étranger et former des
cellules épithélioïdes → elles formeront une « cellule géante » par fusion en
syncytium (mise en commun des cytoplasme, donc beaucoup de noyaux)

• Les histiocytes peuvent également devenir des cellules sentinelles (au lieu de
macrophage) dendritiques. Elles surveillent le tissu et si elles détectent des corps
étrangers, elles se transforment en phagocytes. Elles deviennent, à l’image des
macrophages, des cellules présentatrice d’antigènes. Ex : cellules de Langerhans

- Plasmocytes
• A la base, ce sont des lymphocytes (B) responsables de l’immunité humorale. Quand
un lymphocyte B présente un antigène, il tente de créer un anticorps spécifique à cet
antigène. Si cet anticorps est effectivement spécifique, le lymphocyte va proliférer en
immunoblastes. Ces immunoblastes vont ensuite devenir des plasmocytes.
• Un plasmocyte fabrique la copie de l’anticorps en grande quantité.
• Le plasmocyte a un noyau en damier, une zone claire (à côté du noyau) et un RER
très développé

31
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Mastocyte
• Noyau central
• Cellule dont les granules contiennent :
o De l’histamine : vasodilatateur (si elle est libéré à proximité de vaisseaux
sanguins, elle va relaxer les cellules musculaires lisses et le vaisseaux sera
plus large → vitesse du sang diminue)
o De l’héparine : glycosaminoglycane anticoagulant
o De la tryptase : protéase qui a pour cible, les collagènes (pour digèrer les
fibres de collagène qui les séparent du vaisseau sanguin)
• La dégranulation des grains de mastocytes favorise la sortie des autres cellules
étrangères en ralentissant la circulation sanguine, en ne déclenchant pas la
coagulation et en digérant les fibres de collagène
• Les granules prennent une couleur particulière.
On appelle cela de la métachromasie (= fait
qu’un colorant peut changer de couleur). Le bleu
de toluidine va virer au mauve.
• Phénomène d’allergie :
Si des cellules présentatrices exposent des allergènes (type d’antigènes) et les
présentent à des lymphocytes, on observe une production d’immunoglobuline de type
E. Or sur la MP, on retrouve des récepteurs du Fc des IgE. Les IgE sont donc exposés
en surface du mastocyte. Si les allergènes reviennent (seconde rencontre), la
dégranulation du mastocyte est déclenchée. Les vaisseaux sanguins se dilatent
(l’individu devient tout rouge).

- Polymorphonucléaires (~ globules blancs)


• Neutrophiles (=microphages)
Ils sont capables de sortir de la circulation
sanguine et de devenir des cellules étrangères
dans le conjonctif.
• Eosinophiles
Idem

B. Matrice extracellulaire
- Relativement fluide

32
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Constituants :

Les radicaux hydroxyles permettent d’établir des ponts hydrogènes entre trois chaines protéines
alpha

✓ Type 1 [majoritaire]
(2 x chaine α1 ) + (1 x chaine α2)
S’entrelacent pour former un précurseur de collagène. Les extrémités
du pro-collagène sont appelées des propetides (vont rapprocher les
chaines alpha et empêchent la polymérisation des collagènes). Les
propeptidases permettent de couper les propeptides.

La partie centrale du pro-collagène (= tropo-collagène [en rouge sur


le schéma], longueur moyenne : 300nm) rentrera alors dans la
constitution du collagène. L’ensemble de tropo-collagènes est appelé
fibrille de collagène (300 nm de diamètre). En coloration négative, on
observe une striation caractérisque des fibrilles. Les fibrilles se
rassemblent pour former des fibres (3 µm). Plusieurs fibres forment
des faisceaux de fibres (visibles au MO) mis en évidence par un
trichrome vert (bleu-vert) ou une coloration de Von Gieson (rouge).

33
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

✓ Type 3 [fibres de réticuline]


Idem que type 1 mais les fibrilles vont former un réseaux (= fibres de
réticuline) mis en évidence par une coloration de Wilder
(imprégnation argentique).
Beaucoup plus fin que le faisceau de fibres.

 La fonction du collagène est de résister aux forces de tractions (~ même rôle que les
filaments intermédiaires dans la cellule)

o Elastiques
✓ Basée sur une protéine appelée élastine (forme de tire-bouchon).
Quand on exerce une force de traction sur un ensemble d’élastine,
elles s’allongent.
✓ Présentes dans les vaisseaux sanguins (ex : aorte = artère élastique)

✓ Pour stabiliser l’élastine, la fibrilline permet de former de


microfibrilles pour organiser les fibres élastiques. Si la fibrilline est
mutée, on constate le syndrome de Marfan.
✓ On retrouve aussi beaucoup de proline et de glycine mais pas la
répétition caractéristique du collagène

✓ Mises en évidence par la coloration orcéine (brun)

34
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Substance fondamentale
Elle remplit les espaces clairs entre les faisceaux de fibres de collagène et est riche en
eau (grâce à l’acide hyaluronique) contenant des nutriments et des déchets
métaboliques. Sa fonction est de donner de la résilience aux tissus conjonctifs. La
résilience est la capacité pour un matériau d’être déformé et de reprendre ensuite sa
forme initiale. La substance fondamentale permet aussi le déplacement de cellules
étrangères.
o Glycosaminoglycanes
✓ Répétitions de disaccharides (1 sucre + 1 sucre aminé)

✓ Un seul glycosaminoglycanes est pure et non sulfaté : l’acide


hyaluronique (acide glucuronique + N-acétyl-glucosamine) x 12 500
(n max) => énorme poids moléculaire. L’acide hyaluronique est
hydrophile et se présente souvent sous forme de gel.

o Protéoglycanes
✓ D’autres glycosaminoglycanes sont liées à des protéines centrales (=
core proteins), ils ne sont plus purs et sont sulfatés. On les appelle des
protéoglycanes.

✓ Ici n < 300


➔ Schéma de la substance fondamentale :

35
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Glycoprotéines de structure et d’adhésion


o Fibronectine
Molécule de petite taille produite par les fibroblastes.
Peut migrer au niveau de la LB en cas d’accident.
La fibronectine est reconnue par l’intégrine α5β1 → l’intégrine aide à
refermer le tissu

o Laminines (cf LB)


o Entactine (= nidogène) (cf LB)
o Ténasine (cf embryologie)

C. Classification des tissus conjonctifs proprement dits

T. conj lâches T. conj T. conj denses Gelée de Wharton


(dans les épith) cellulaires (très (cordon ombilical)
fréquents)
Cellules + +++ + +
Fibres + + +++ +
Substance + + + +++
fondamentale

Réguliers Irréguliers

a. Tissu conjonctif lâche


- Sous les épithéliums, au niveau des papilles dermiques par ex
- Pas mal de vaisseaux sanguins pour nourrir les épithéliums

36
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

b. Tissu conjonctif cellulaire


- Tissu mésenchymateux
• Résulte du mésoblaste de l’embryon. Il va ensuite se différencier vers les muscles, les
vaisseaux sanguins, les tissus conjonctifs proprement dits, le cartilage et les os
• Cellules mésenchymateuses : peu de fibres et de substance fondamentale

- Tissu réticulaire
• Dans les organes lymphoïdes (où les lymphocytes reçoivent une info des cellules
présentatrices d’antigènes → se différencient en immunoblastes → plasmocytes)
• Ex : médullaire du ganglion lymphatique

• Les cellules réticulaires forment un réseau, forment l’organe en lui-même. Par la


suite, les petites cellules lymphocytaires circulent dans l’organe.
• Les cellules réticulaires produisent des fibres de collagène (en fines fibrilles) qui les
soutiennent
- Tissu adipeux primaire (graisses brunes)
• Adipocyte primaire

o Cellule mésenchymateuse → adipoblaste → adipocyte primaire


o Seul type cellulaire associé à une LB dans le conjonctif

37
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

o Noyau central + accumulation de gouttelettes de triglycérides (~ aspect de


spongiocyte)
o Lobule adipeux
• La graisse brune permet au nourrisson de réguler sa température (joues, aisselles,…)

- Tissu adipeux secondaire (graisses blanches/ jaunes)


• Dans l’hypoderme
• Adipocyte secondaire

• Noyau repoussé contre la MP + une grande et unique inclusion lipide


• Stockage de triglycéride important, isolation thermique, protection mécanique

c. Tissu conjonctif dense


- Réguliers (ex : tendons, ligaments, cornée de l’oeil)
• Résister à des tractions toujours dans le même sens
• Tous les fibroblastes ont organisé des fibres de
collagène parallèles

2
Tendon Cornée de l’œil

38
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• La cornée de l’œil est constituée d’un épidermoïde (1), d’un épith pavimenteux
simple (2) et d’une tissu conjonctif dense régulier non vascularisé (3). Cette partie
conjonctive doit être transparente. Les fibres de collagènes sont disposées de façon
orthogonales pour laisser passer la lumière sans la dévier.
• T. conj régulier lamellaire : lamelles concentriques (ex : corpuscule de Vater-Pacini)

- Irréguliers (ex : derme réticulaire)


• Peuvent résister à des tractions venant de toutes directions

d. Gelée de Wharton
- S’écoule après le sectionnement du cordon ombilical
- Mélange de cellules, de fibres de collagène et de beaucoup de substance fondamentale

III. Lame basale


- 70 nm d’épaisseur
- ≠ du tissu conjonctif
A. Localisation
- Sous les épithéliums
- Sous les endothéliums (bordent tous les éléments du système circulatoire)
- Autour des adipocytes
- Autour des cellules musculaires
- Autour des cellules de Schwann (dans le système nerveux périphérique)

B. Observation au microscope
a. MO
- LB est PAS+

b. MET
- LB = lamina lucida (claire ; 30 nm d’épaisseur) + lamina densa (foncée ; 30 nm d’épaisseur) +
lamina subbasale (fibrilles ; 10 nm d’épaisseur)

C. Constituants
a. Collagène de type 4
- Les propeptides ne sont pas clivés
- Deux collagène 4 s’associent par leur extrémités C-terminale et quatre collagène 4
s’associent par leur extrémité N-terminale => formation d’un feuillet (ressemble à un treillis
de poules) souple mais résistant

39
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- On le retrouve dans la lamina densa

b. Perlécane/ Héparan sulfate protéoglycane


- Se gonfle d’eau = gel
- PAS+

c. Laminines
- PAS+ car 30% de son poids moléculaire sont des sucres
- Les laminines sont les substrats favoris des intégrines
- On les retrouve dans la lamina lucida
- Laminine 111

d. Entactine/ nidogène
- PAS+
- Intermédiaire qui lie les laminines et le collagène 4

D. Fonctions
- Soutien mécanique (grâce au collagène)
- Favorise l’adhérence des cellules et donc la réparation
- Barrière
- Filtration

E. Retour sur l’hémidesmosme


- L’intégrine α6β4 accroche le collagène 17 avec une laminine 332. Cette même laminine se
fixe au collagène 7 qui formera plus tard des fibrilles d’ancrage

40
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Les filaments d’ancrage traversent la lamina lucida et s’accroche dans la lamina densa
- Les fibrilles d’ancrage se terminent sur une plaque d’ancrage

F. Maladie - Epidermolyse bulleuse


- Origine génétique
- Certains constituants sont déficients → séparation de l’épiderme et du derme
a. Simplex
- Concerne les kératinocytes de la couche basale de l’épiderme
- LB reste entière
- En rouge
b. Jonctionnelle
- Mutation de l’intégrine ou de la laminine
- Une partie de la LB se détache
- En vert
c. Dystrophique
- Mutation du collagène 7
- Toute la LB se détache
- En bleu

3. Tissu cartilagineux
- Le cartilage est entouré par un périchondre (= tissu conjonctif proprement dit)
- Absence de vaisseaux sanguins. Alors comment ce cartilage est-il nourri ?
• Par diffusion
o Grâce aux vaisseaux sanguins du périchondre
o Ex : je place une éponge à la surface d’un seau d’eau, elle se remplit lentement
d’eau
• Par imbibition
o Ex : je plonge mon éponge dans le seau d’eau, elle se gorge d’eau, elle est
imbibée d’eau

- Cartilage de croissance (ou de conjugaison)


• Se trouve à la jonction entre l’épiphyse et la diaphyse
• La partie supérieure du cartilage de croissance convient des groupements
isogéniques axiaux
• La partie inférieure du cartilage de croissance se transformera en tissu osseux

41
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

I. Cellules
A. Chondroblastes
- Produisent le cartilage
- Quand ces cellules ont terminé de produire ce cartilage (et qu’elles y sont d’ailleurs
emprisonnées), on les appellera des chondrocytes
- Les chondrocytes sont emballés dans un chondroplaste

- Inclusions lipidiques
- Le cartilage se forme par
• Métaplasie du périchondre en tissu cartilagineux (apposition de couches = croissance
appositionnelle)
o Forme des groupes de cellules de même origine = groupements isogéniques
coronaire (dans toutes les directions) : au sommet des os (plus large)

42
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Division de chondrocytes dans les chondroplastes (= croissance interstitielle)


o Groupements isogéniques axiaux (une seule direction) : ex cartilage de
croissance

B. Chondroclastes (= ostéoclastes)
- Cellules (étrangères) géantes qui résulte de la lignée histiocytaire
- Jouent un rôle dans l’allongement des os
• Avancent à travers les chondroplastes et les ouvrent (en les
dégradant). Le vaisseaux sanguins s’allonge à travers ce passage.
• Des fibroblastes deviennent des ostéoblastes et produisent du
tissu osseux
• La ligne d’érosion avance progressivement (allongement de la
diaphyse)
• Le nanisme achondroplase survient lors d’une mutation

43
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

C. Matrice extracellulaire
- La substance fondamentale est solide mais déformable → résilience élevée

a. Fibres de collagène de type 2 (20-30%)


- Communes à tous les cartilages
- Cartilage hyalin
• Uniquement des collagènes 2
• Le plus fréquent (pavillon du nez, larynx, trachée, bronches, cartilages costaux,
cartilages articulaires)
- Cartilage fibreux
• Collagène 2 + collagène 1
• Disques intervertébraux (amortisseur), insertions du talon d’Achille, ménisques du
genou

- Cartilage élastique
• Collagène 2 + fibres élastiques
• Pavillon de l’oreille, trompes d’Eustache, cordes vocales, cartilages du larynx

b. Substance fondamentale (60-70%)


- GAG pur et non sulfaté = acide hyaluronique (8. 10^6 da)
- Protéoglycane = aggrécane (3. 10^6 da) sur lequel viennent
s’attacher plus d’une centaine de GAG (une centaine de
chondroïtine sulfate et une trentaine de kératan sulfate)
→Environ 130 GAG qui se fixent sur la protéine centrale de
façon covalente → molécule énorme qui adore se gonfler
d’eau
- L’eau est contenue dans la structure constitue
approximativement ¾ du poids du cartilage

44
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

Information relative aux TP : Le mégacaryocyte

Ces cellules se trouvent dans la moelle osseuse et se fragmentent


pour donner les cellules sanguines.

4. Tissu osseux
- Présence de vaisseaux sanguins
- Le périoste (stérile et fertile) recouvre le
tissu osseux

I. Cellules
A. Ostéoblastes, ostéocytes
- = fibroblastes ou cellules mésenchymateuses différenciés par métaplasie
- Les ostéoblastes sont disposés en épithélioïde
- L’ostéoblaste sécrète la substance préosseuse qui est essentiellement organique
(collagène type 1 + substance fondamentale + phosphatase alcaline (enzyme) →
concentration en ions phosphate élevée)
- Certains ostéocytes se laissent enfermer par la MEC et sont connectés entre eux par
des prolongements cytoplasmiques (dans les canalicules osseux). La matrice osseuse
est sécrétées depuis ces prolongements et englobe donc les ostéocytes.
- Les canalicules osseux sont les seules voies de nutrition des ostéocytes (vaisseaux
sanguins à proximité).

45
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Le phosphate de calcium (ions phosphate de la


phosphatase alcaline + ions calcium de le MEC)
sous forme d’hydroxyapatite qui se situe sous la
substance préosseuse va précipiter pour donner
la substance osseuse organique et minérale. On
peut mettre cette substance en évidence avec la
coloration de Von Kossa. Cette coloration ne
colore ni les ostéocytes, ni le liseré préosseux
(= substance préosseuse)
- La précipitation se fait par nucléation : par de tout petits cristaux (aspect de
granules) qui s’élargissent et finissent par fusionner les uns avec les autres et remplir
la zone minéralisée

B. Ostéoclastes
- Cellules géantes issues de la lignée histiocytaire
- Assurent le remodelage des tissus osseux
- Adhèrent à la MEC par des intégrines αvβ3 et des ostéopontines
- La zone définie entre la substance osseuse et la MP de l’ostéoclaste
est appelée « lacune de Howship » et joue le rôle de lysosome
extracellulaire. La lacune libère des H+ et des enzymes lysosomales
qui vont ronger le tissu osseux.
- La dégradation du tissu osseux est appelée « ostéoclasie »
- Quand on arrive au niveau d’un ostéoplaste contenant un ostéocyte,
L’ostéoclaste va phagocyter cet ostéocyte et le dégrader.

II. Matrice extracellulaire


- Substance fondamentale rigide et minéralisée
A. Portion organique
- 95% de fibres de collagène de type 1
- 5% de substance fondamentale
- Besoin d’une certaine quantité de matrice protéique (collagène) sans quoi les os
deviennent cassants (= ostéoporose ou, cas extrême, la maladie des os de verre)
- = substance préosseuse

B. Portion minérale
- Sels de phosphate de calcium = hydroxyapatite
- Pas assez de matrice minérale (ostéomalacie) → épaississement du liseré préosseux

III. Evolution du tissu osseux


A. Tissu osseux primaire
- Fibreux (surtout chez l’enfant)
- Les fibres de collagène vont dans tous les sens
(irrégulière)

46
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

B. Tissu osseux secondaire


- Lamellaire (chez l’adulte)
- Les fibres de collagène sont concentriques

- On observe un ostéone centré sur le canal de Havers contenant des vaisseaux


sanguins

- Au sein des fibres de collagène, on observe des petits trous reliés entre eux (et au
canal de Havers) par des canalicules osseux qui permettent les échanges de
nutriments au travers des couches de collagène
- Représentation d’un ostéone à la verticale

Le tissu osseux secondaire est plus résistant que


le tissu osseux primaire


D’une couche à l’autre, l’orientation des fibres de collagène varie pour
assurer une résistance suffisante aux forces de torsion subies
- Formation de l’ostéone

47
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Les ostéones ne sont pas isolés les uns des autres. Les vaisseaux sanguins emprisonnés
dans ces ostéones sont en relation (=anastomose). Cette communication entre les
canaux haversiens est établie par le canal de Volkmann.

C. Fonctions
- Soutien et protection du système nerveux central, de la moelle osseuse
- Régulation de la calcémie = taux de calcium dans le sang

5. Tissu musculaire
 Tissu qui crée du mouvement en se contractant. Les fibres musculaires (cellules) sont
allongées
- Myoblastes → myocytes
- « Sarco » = viande, chair

I. Muscles striés squelettiques


- = muscles dits volontaire car on les contrôle (SNC)
A. Un exemple : la langue
- Permet la formation du bol alimentaire et son envoi dans l’œsophage ; rend possible le langage
- Composée de 8 paires de muscles + un muscle traversant la langue de gauche à droite => 17
muscles

B. Myocyte
- Les noyaux des cellules musculaires sont repoussés contre la MP (= « sarcolemme » dans les
tissus musculaires)
- Une LB entoure le sarcolemme de chaque myocyte
- Les myocytes sont des syncytiums de longueur variable (de quelques mm à plusieurs
centimètre) et de diamètre de plus ou moins 100µm. Un myocyte nait de la fusion de plusieurs
myoblastes (cellules satellites situées entre le sarcolemme et la LB) ayant mis en commun leur
cytoplasme.
- Le centre du myocyte est occupé par des myofibrilles de 1µm de diamètre responsables de la
contraction. Ces myofibrilles sont acidophiles car constituées de protéines, de mitochondries
et de réticulum sarcoplasmique.
- Sur ces myofibrilles, on observe des striations transversales régulières de dimension variable

48
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Nos cellules musculaires contiennent de la myoglobine qui permet de capter l’oxygène de


l’hémoglobine
• Fibres rouges = riches en myoglobine (très endurantes)
• Fibres blanches = moins riche en myoglobine (vives mais peu endurantes)
- Chez les Blanc Bleu Belge (vache), la molécule myostatine (>maintien du volume musculaire)
est mutée → surdéveloppement musculaire

C. Myofibrilles et autres composants


- Alternance de régions anisotropes (foncée)
contenant de la myosine et de régions
isotropes (claires).
• Régions anisotropes
Séparée par une bande plus claire
H(pour Hensen) contenant une ligne
M (pour milieu) (en trichtome)
Longueur constante d’1,5µm
• Régions isotropes
Contient une strie Z foncée (en
trichrome), entre deux sarcomères
Se rétrécit lors de la contraction,
longueur variable

- Sarcomère :

[Link]

49
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

(Microscopie à polarisation)

- On place un polariseur qui ne laisse passer que la


lumière qui vibre dans un sens défini.
- En microscopie à polarisation, on place un premier
polariseur et un second filtre analyseur (en position
orthogonale par rapport au premier → la lumière
est arrêtée)
• Pas d’obstacle déviant la lumière → cette
lumière s’arrête après le filtre analyseur
= Isotrope (zones foncées)
• Obstacle déviant la lumière → une partie
de la lumière traverse l
= Anisotrope (zones claires)

!! ATTENTION !! les zones foncées et claires sont inversées


par rapport à ce qu’on observe en trichrome

• Coupe longitudinale du sacromère

• Coupes transversales

Myofilaments épais de myosine Ligne M

Très régulier, aspect de triangles équilatéraux Ponts M reliant les filaments épais
Chevauchement de myofilaments fins et épais Myofilaments fins

6 filaments fins autour de chaque filament épais


Disposition hexagonale au milieu de laquelle peut se
glisser le filament épais

50
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Schéma moléculaire du sarcomère


o Tête de filaments épais de myosine
La myosine a un poids moléculaire de 470 kDa et une longueur de 150 nm.
On peut la cliver avec la trypsine. La partie filamenteuse de la myosine est
dite légère (méromyosine légère) et la partie globuleuse est dite lourde
(méromyosine lourde).
La méromyosine lourde a une activité ATPase (inductible par Ca++) et une
grande affinité pour l’actine F.

Grâce à la papaïne (enzyme digestive), on a pu cliver les parties S1 et S2. La


partie S1 qui possède les propriétés d’ATPase et d’affinité pour l’actine F. La
partie S1 est composée de deux têtes.

o Le myofilament épais de myosine est fait de 360 myosines (180 têtes de


chaque côté)
Un myofilament fin se placera en face de chaque tête S1 (→ d’où la forme
hexagonale)

o Myofilaments fins
La tropomyosine couvre l’actine F pour empêche les têtes S1 de venir s’y
accrocher. La troponine est associé à la troponine (=complexe des parties I
[inhibe l’ATPase de la myosine], C [sensible aux ions calcium], T [ accroche la
tropomyosine]).
En présence d’ions calcium, la tropomyosine s’écarte pour permettre aux
têtes S1 de se fixer sur l’actine

51
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

o Tropomodulines
Stabilisent les myofilaments fins à leur extrémité – (les empêche de
s’allonger)
o Cap Z
Stabilisent les myofilaments fins à leur extrémité +
o Filaments Z
Relient les Cap Z
o Nébuline
= étalon moléculaire, détermine la longueur précise du myofilament fin
Elle est aussi responsable de l’effet de strie en forme de Z

o Ponts M
Solidarisent les myofilaments épais
o Titines
Molécule géante qui assure que la bande A reste strictement au centre du
sarcomère
Ressemble à un ressort, permet la contraction et la relaxation
Une titine à chaque extrémité du myofilament épais
o α-actinine
Maintient les myofilaments fins écartés au niveau de la strie Z

➔ Conclusion

52
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Filaments intermédiaires = desmines


o Orientés perpendiculairement par rapport aux myofibrilles pour les
solidariser
o La plectine accroche entre eux les desmines
o Ces filaments sont reliés d’une part au sarcolemme et d’autre part à la LB

• Cytosquelette sous-membranaire
o Son rôle a été découverte avec la pathologie « dystrophie musculaire de
Duchenne » qui résulte de la mutation d’un gène codant pour la dystrophine
(équivalent de la spectrine) → le cytosquelette sous-membranaire est trop
fragile → les muscles striés responsables de la respiration sont affaiblis →
mort
o Le sarcolemme du myocyte s’abime sans un bon cytosquelette sous-
membranaire →perte de fibres musculaires
• Beaucoup de mitochondries
• Sarcolemme
o Forme un tubule transverse au niveau de l’intersection entre la région I et la
région A
• Lame basale
o Reste en surface

•Réticulum sarcoplasmique
o Stocke du calcium
o Positionne ses citernes de part et d’autre de chaque tubule transverse. Les
structures de couplage fixent le réticulum sarcoplasmique aux tubules T
➔ Forme une triade de Porter et Palade

• Structure de couplage
o On dépolarise la membrane (sarcolemme) → la dépolarisation se propage au
niveau des tubules T → arrive au niveau des structures de couplage

53
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

o Les pores du réticulum sarcoplasmique s’ouvrent pour laisser échapper les


ions calcium → CONTRACTION
o Les ions calcium sont repompés grâce à de l’ATP → RELAXATION

• Interactions ions calcium-myosine : Pivotement des têtes S1


Libération de Ca++ → les têtes S1 se fixent à l’actine et la tirent vers le centre

54
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

D. Organisation du muscle
- Myocytes (entourés d’une LB) + Endomysium (= T. conjonctif
contenant des vaisseaux sanguins et des nerfs qui entoure les
myocytes) + Périmysium (= T. conjonctif contenant de plus gros
vaisseaux sanguins et de plus gros nerfs qui entoure plusieurs
myocytes)
- L’ensemble de plusieurs faisceaux entourés de périmysium est
recouvert d’un épimysium ou fascia musculaire ou aponévroses
musculaires. L’épimysium est l’emballage conjonctif (dense et
régulier) le plus superficiel. Le fascia est une fine membrane
translucide.

II. Muscle strié cardiaque


- = muscle dit involontaire car on ne le contrôle pas
(SNAutonome)
- La structure des myofibrilles est rigoureusement
identiques à celle des myofibrilles des muscles
striés squelettiques
- Le muscle cardiaque ou myocarde entoure les
oreillettes et les ventricules
- Le myocarde est plus épais du côté gauche que du
côté droit

A. Cardiomyocyte
- Entouré par une LB (ne passe pas par les traits intercalaires ou traits scalariforme [=zones
d’attachement de deux cardiomyocyte])

55
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Un seul noyau central (pas de syncytium comme dans le muscle striés squelettique)
- Ne se renouvelle pas (problème en cas d’infarctus par exemple)
- Un seul nucléole très volumineux, fréquemment observable (→ caractéristique des cellules
qui ne se renouvelle pas, c’est aussi le cas dans les neurones)
- Les cardiomyocytes sont des cellules allongées qui présentent des ramifications
(= anastomoses) car elles tirent sur des cellules semblables
- Dans les différentes chambres cardiaques, la contraction du myocarde écrase le sang
contenu et l’expulse vers un autre compartiment. Cela nécessite une forte cohésion et
coopération intercellulaire
- Les myofibrilles parcourent toute la longueur du cardiomyocyte en contournant le noyau.
Ces myofibrilles sont striées (alternance des couches A et I)

- Le noyau est entouré d’un fuseau sarcoplasmique contenant des organites et de la


lipofuscine (= corps résiduels où s’accumulent des déchets membranaires tout au long de la
vie)

B. Traits intercalaires
- En forme de marches et contremarches
- On y observe 3 jonctions différentes
1) Fascia adherens
Les plaques d’attachement cytoplasmique contiennent des microfilaments
d’actine. Des myofilaments fins naissent dans ces plaques et s’associent avec les
myofilaments épais (sarcomère) sur tout le long du cardiomyocyte. La plaque
d’attachement « remplace » la strie Z d’un des deux côtés.

56
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

2) Desmosomes
Les plaques d’attachement cytoplasmique servent d’ancrage aux filaments
intermédiaires. Le réseau cytoplasmique d’une cellule est fixé au réseau de la
cellule voisine.
3) Jonction GAP
Les connexons permettent le passage de nutriments et d’ions d’une cellule à
l’autre. Ce transfert d’ions, notamment de Ca, peut engendrer une
dépolarisation qui se propage dans tout le muscle strié cardiaque

- Les tubules transverse se situent au niveau de la strie Z


- Cette fois-ci la LB longe les tubules de transverse (rentre dedans)
- Le réticulum sarcoplasmique se dispose seulement d’un côté du tubule T (= une seule
citerne)
- Dans le myocarde, on observe non pas des triades mais des dyades (lieu de transmission de
la dépolarisation membranaire)

C. Système cardionecteur
- Le myocarde est uniquement vascularisé par le système
autonome qui permet d’accélérer ou de ralentir le
rythme cardiaque
- Nœud sino-auriculaire de Keith-Flack (1) (formé de cellules
nodales) = « Pace Maker ». Les cellules nodales ont la
faculté de se polariser et de se dépolariser et ainsi de
réguler les contractions. Les oreillettes se contractent
et transmettent la polarisation à l’ensemble des 1
2
cardiomyocytes.
- Nœud auriculo-ventriculaire de Ashoff-Tawara (2) transmet 3
la dépolarisation au faisceau de Hiss (3) et aux fibres de
Purkinje (4). Ces deux structures contiennent des cellules 4
cardionectrice (ou cellules de Purkinje) qui sont en fait
des cardiomyocytes. Ceux-ci ne se contractent plus mais transmettent la dépolarisation aux
ventricules. Les ventricules se contractent

57
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Alternance des contractions auriculaires et ventriculaires


- Les cellules cardionectrices ont très peu de myofibrilles, pas de système transverse,
beaucoup de jonctions GAP et accumulent le glucose sous forme de glycogène (PAS+)

III. Muscles lisses


- Absence de striations transversales car absence de sarcomères
- La contraction de ces muscles est lente et durable (càd que le muscle a besoin d’un certain
temps avant de se relaxer, contrairement au myocarde)
- Contractions rythmiques (ex : péristaltisme)
- Peu de mitochondries et de vaisseaux sanguins
- = Muscles dits involontaires car on ne les contrôle pas (Vie « végétative » → SNAutonome)

A. Cellule fusiforme ou cellule musculaire lisse


- La longueur de cette cellule varie de 15µm à 500µm en fonction des organes dans lesquels
elles se trouvent.
- Noyau central. Dans la majorité des coupes histologiques, ces cellules sont contractées et
leur noyau est compacté/ tirebouchonné
- Fuseau sarcoplasmique sans lipofuscine (car les cellules musculaires lisses se renouvellent)
- Entouré d’une LB
- Ces cellules sont soit isolées dans le conjonctif, soit regroupées en faisceaux
- Contient des myofibrilles non-striées
- En CT, la taille des sections varie fortement → à cause de la forme effilée des cellules

- En MET, on peut observer :

58
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Des plaques d’attachement cytoplasmique (jonctions de type adherens qui


solidarisent les cellules entre elles). Des myofilaments fins d’actine F de longueurs
variables (absence de nébuline) prennent racine dans ces plaques.
• Des corps denses contenant de l’α-actinine qui fixe les myofilaments fins. Attention,
les filaments épais se trouve toujours à une certaine distance de ces corps denses
• Des myofilaments épais désorganisés et dispersés entre les myofilaments fins
• De nombreuses cavéoles (replis de la MP)
• Un peu de réticulum sarcoplasmique

B. Myofibrilles non-striées
a. Myofilaments épais de myosine
- Dispersés (pas organisés au niveau d’une bande anisotrope)
- Longueur maximale : 0,5 µm (plus petit que dans un sarcomère)

b. Myofilaments fins d’actine


- Actine F
- Tropomyosine qui empêche les têtes de myosine de venir se fixer sur l’actine
- Absence de troponine mais une autre sorte de calmoduline

59
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

c. Filaments intermédiaires de desmine (ou de vimentine)


- La desmine et la vimentine sont deux types de filaments intermédiaires très proches
- La cellules musculaires lisses sont très proches des fibroblastes
- Certains fibroblastes deviennent contractiles (=myofibroblastes) avant de redevenir des
fibroblastes

C. Contraction du muscle lisse


- Séquence des événements :
1. Entrée des Ca++
2. Activation de la calmoduline
3. Activation de myosine kinase (= enzyme qui apporte un groupement phosphate sur la
myosine)
4. Phosphorylation des chaines légères de la myosine → déploiement de la queue de la
myosine

5. Formation de myofilaments épais très courts (15 à 20 molécules). Ils sont représentés en
rouge sur le schéma suivant
6. Glissement entre myofilaments fins et épais
7. Rapprochement des extrémités effilées = CONTRACTION

- Les filaments intermédiaires de desmine (ou de vimentine)


vont servir d’ancrage aux corps denses → les corps denses
ne bougent pas. Ces filaments intermédiaires sont
représentés en bleu sur le schéma ci-contre

- La relaxation totale n’existe pas, il y a toujours une petite tension


- La contraction est dite lente du fait qu’il faut un certain temps aux
myofilaments épais pour se mettre en place pour permettre le
glissement
- La contraction dure car, pour permettre la relaxation, il faut
stopper l’entrée de Ca++ pour empêche la suite de tout le
mécanisme → cela demande un certain temps

D. Organisation des cellules musculaires lisses


a. Cellules isolées
- S’accrochent à la MEC par l’intermédiaire de contacts focaux

60
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

b. Cellules en faisceau
- On retrouve des fibres de collagène de type 3 qui s’agencent perpendiculairement aux
cellules musculaires lisses. Ces fibres forment ce que l’on appelle le « manchon péllucide ».
Le manchon, emballage conjonctif des cellules, est observable (en noir) grâce à la coloration
de Wilder.

- Au niveau de petites artères, au niveau du muscle arrecteur du poil (provoque la chair de


poule), au niveau de la musculeuse de l’œsophage, dans la média aortique (entre les fibres
élastiques se trouvent des cellules rameuses) => Tous ces organes agissent de façon
involontaire

Artère Oesophage

Muscle arrecteur du poil Média aortique

Retour sur la cellule myoépithéliale :

La cellule myoépithéliale a des propriétés de cellules musculaires lisses. Elles provoquent des contraction
involontaires notamment au niveau des glandes. (ex : l’expulsion de sueur n’est pas quelque chose de volontaire)

61
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

6. Tissu nerveux
 Le système nerveux est constitué du tissu nerveux. Ce tissu a pour fonction la communication
dans l’organisme, le comportement et la physiologie de l’organisme

I. Distinction anatomique
A. Système nerveux central
- Les organes du système nerveux central sont protégés par du tissu osseux
• Le cerveau : régule les autres systèmes d’organes du corps, siège des fonctions
cognitives
• Le cervelet : coordonne les muscles striés squelettiques
• Le tronc cérébral/ bulbe rachidien : coordonne le SNAutonome
• La moëlle épinière : sert d’ancrage aux nerfs périphérique
- Ces organes sont tous constitués de substance grise et de substance blanche

B. Système nerveux périphérique


- Pas de protection osseuse
• Nerfs
• Ganglions nerveux
• Terminaisons nerveuses (ex : papilles gustatives)
o Sensitives : perçoivent l’information
o Effectrices : exécutent les ordres du cerveau (ex : permettent la contraction
de glandes ou de muscles)

II. Distinction fonctionnelle


A. Système cérébrospinal/ somatique
- Sous contrôle volontaire
B. Système sympathique/ autonome
- Sous contrôle involontaire
a. Orthosympathique
- Réflexes, instinct animal, instinct de survie
- Prépare l’organisme à une activité physique ou intellectuelle (ex : dilate les bronches,
accélère le rythme cardiaque, diminue l’activité digestive)
- Neurotransmetteur : noradrénaline et adrénaline

b. Parasympathique
- Ralentit les fonctions de l’organisme pour conserver l’énergie
- Neurotransmetteur : acétylcholine

62
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

III. Cellules nerveuses - Neurones


 Cette énorme cellule reçoit, transporte et transmet le signal nerveux porteur d’une
information
A. Constituants

- Péricaryon :
• Localisation
o Substance grise
o Ganglions nerveux
• Composants
o Grand noyau avec nucléole bien visible
o Prolongements appelés « dendrites » entourés d’une gaine

- Axone entouré d’une gaine


- Bouton terminal
Libère des neurotransmetteurs

B. Colorations
- Etant donné l’absence de tissu conjonctif, les trichromes n’ont plus beaucoup de sens
- On utilisera la coloration Dominici. Le bleu de toluidine colore les noyaux et le RER (« blocs
de Nissl »)
- On peut aussi utiliser l’imprégnation argentique de Holmes pour mettre en évidence les
neurofibrilles :
• Neurofilaments (= filaments intermédiaires des neurones) comme résistance
mécanique
• Neurotubules (= microtubules des neurones)

C. Motoneurones

La corne antérieure contient le péricaryon du


motoneurone. Le bouton terminal de ce motoneurone
est relié à une cellule striée squelettique.

63
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Blocs de Nissl colorés en bleu. C’est en réalité du RER qui est très
développé car il doit synthétiser les neurotransmetteurs.

Cône d’implantation de l’axone = région plus claire (absence de


blocs de Nissl

Noyau et nucléole unique

- La transmission de l’influx nerveux et cellulipète (se dirige vers la cellule) sauf au niveau de
l’axone où le transport est cellulifuge. Le bouton terminal libère les neurotransmetteurs par
exocytose

- On retrouve des canaux à sodium tout le long du neurolemme (= MP des neurones). La


dépolarisation se propage dans un sens unique car, une fois ouvert, un canal à sodium est
inactif durant un certain temps

- L’appareil de Golgi est repérable dans le cytoplasme du neurone et également dans celui des
cellules gliales

Dictyosomes cellule gliale

Dictyosomes neurone

64
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Les vésicules de sécrétion contenant les précurseurs de neurotransmetteurs se détache du


Golgi et transitent jusqu’au bouton terminal via les neurofibrilles

Les neurotubules font voyager les vésicules. Ils envoient aussi des
mitochondries dans les dendrites et dans l’axone pour produire de
l’ATP en tout point du neurone. Ainsi, les canaux vont pouvoir
s’ouvrir et se refermer.

 Imprégnation argentique de Holmes

- On peut retrouver de la lipofuscine dans le péricaryon des neurones

D. Classification des neurones


- Aujourd’hui, on utilise principalement la nature des neurotransmetteurs produits par le
neurone pour le classer
Ex : neurone cholinergique (acétylcholine), neurone GABAergique (GABA), …
- Traditionnellement, on les décrit aussi en fonction de leur morphologie
• Neurone unipolaire
o 1 long axone

• Neurone bipolaire
o 1 axone
o 1 dendrite plus long

• Neurone faussement bipolaire/ cellule en T


o En vérité, c’est un neurone bipolaire qu’on retrouve dans les ganglions
rachidiens (colorés par la coloration argentique de Holmes)
o Péricaryon décentré
o 1 axone
o 1 dendrite plus long

65
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Neurone multipolaire

o Étoilé (ex : motoneurone) (1)

o Corps cellulaire arrondi (dans les ganglions sympathiques)

o Cellule pyramidales (dans le cerveau)

o Neurones de Purkinje (dans le cervelet)

66
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

IV. Fibres nerveuses


A. Arc réflexe

Un réflexe (ou réflexe rachidien) est une réaction rapide et involontaire effectuée en réponse à un
stimulus. L'arc réflexe est le trajet parcouru par l'influx nerveux lors d'un acte involontaire.

Les cellules sensitives perçoivent un stimulus qui sera transmis à la moelle épinière par un nerf sensitif
(constitué d’un neurone en T dont le péricaryon se trouve dans le ganglion rachidien) . L’arborisation
terminale du nerf sensitif se trouve dans la corne postérieure (matière grise de la moelle épinière) et
transmet le signal à un interneurone. À son tour, l’ interneurone transmet le signal au motoneurone
(neurone unipolaire) qui est relié à une cellule effectrice d’un muscle strié squelettique.

67
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

B. Fibre nerveuse myélinisée du SNP - FNMS


- La myéline sert d’isolant. Elle est composée de lipides (c’est pourquoi elle apparait claire en
MO) et de protéines (on observe des petits dépôts de neurokératine dans le cytoplasme)
- Dans les SNP, la myélinisation est assurée par des cellules de Schwann (cellules
Schwanniennes [1 à 2 mm de long et 0,02 mm d’épaisseur])
- Fibre la plus fréquente
- La fibre est parcourue par un cylindraxe (prolongement dendritique ou axonique) de nature
protéique. Ce cylindraxe est entouré par endroit de myéline.
- Les interruptions de myéline sont appelées des nœuds de Ranvier (entre 2 gaines)
- Le long des gaines de myéline, on retrouve des noyaux périphériques et aplatis entouré du
cytoplasme de la cellule de Schwann. Cette partie est appelée « gaine de Schwann ».
- Les cellules de Schwann sont entourées d’une LB portant le nom de « gaine de Henle »

- Formation de la gaine de myéline :


La membrane de la cellule de Schwann se referme autour du cylindraxe en formant un
mésaxone. Les couches de MP de superposent en repoussant le cytoplasme. On obtient une
couche épaisse principalement constituée de lipides qui isolent l’influx électrique dans le
cylindraxe.

68
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• L’accolement de deux feuillets E


→ Ligne intrapériodique
• L’accolement de deux feuillets P
→ Ligne dense périodique

- On observe des fuites au niveau des nœuds de Ranvier

- Gaine de Mauthner et renflements piriformes

Renflements piriformes

Gaine de Mauthner

• A l'intérieur de la gaine de myéline, une fine bande de cytoplasme entoure le cylindraxe:


la gaine de Mauthner
• A proximité des nœuds de Ranvier, les couches présentent des renflements piriformes
dirigés vers le cylindraxe

- Avantage de la gaine de myéline


• Vitesse de l’influx nerveux
o Sans myéline : moins d’1 m/s
o Avec myéline : 5-120 m/s
Du à la conduction saltatoire (~ sauts de nœuds de Ranvier à nœud de
Ranvier) beaucoup plus rapide que la dépolarisation de proche en proche.
• Economie d’énergie
Si on dépolarise sur toute la longueur de la fibre, le pompes à sodium et potassium
ont besoin de beaucoup plus d’ATP → bénéfice de la conduction saltatoire où on doit
juste dépolariser au niveau des nœuds de Ranvier

- Dégénérescence wallérienne
• Lorsqu'une fibre nerveuse est sectionnée ou écrasée, la partie distale à la lésion
(c'est-à-dire la portion de l'axone séparée du corps cellulaire contenant le noyau) va
dégénérer selon un processus appelé dégénérescence wallérienne.
• Des macrophages viennent phagocyter les restes du cylindraxe
• Les cellules schwanniennes encore valide forment un canal appelé « bande de
Büngner » qui offre un trajet à la repousse du cylindraxe

69
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Si on s’est sectionné un nerf périphérique et qu’on suture au niveau de la lésion →


on pourra récupérer l’innervation

C. Fibre nerveuse myélinisée de la substance blanche - FNMAS


- Dans le substance blanche du SNC, la myélinisation est assurée par des cellules
Aschwanniennes
- C’est la myéline qui est responsable de la couleur blanche

- On ne retrouve plus de gaine de Schwann car la myélinisation se fait par des


oligodendrocytes
- Une quarantaine de prolongements membranaires partent du corps cellulaire de
l’oligodendrocyte pour s’enrouler autour de plusieurs cylindraxes. Cette fois, nous avons
affaire à un enroulement membranaire et plus à un enroulement cellulaire comme c’était le
cas pour les cellules de Schwann.

- Etant donné qu’il n’y a pas de cellules de Schwann, aucune bande de Büngner ne sera formé
et le nerf ne peut pas repousser correctement. Un accident au niveau du SNC est irréversible

70
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

D. Fibre nerveuse amyélinisée du SNP - FNAMS


- Schwanniennes
- Dans le SN sympathique et aux extrémités des nerfs, on retrouve plusieurs cylindraxes sans
myéline

FNMS

FNAMS

- Un cellule de Schwann va replier sa membrane en plusieurs mésaxones et isoler plusieurs


cylindraxes simultanément. Un LB entoure la cellule de Schwann

E. Fibre nerveuse amyélinisée de la substance grise - FNAMAS


- Aschwanniennes
- Dans le SNC, les fibres nerveuse amyélinisées s’entremèlent dans une zone qu’on appelle la
« neuropile »

V. Synapses et terminaisons nerveuses


A. Généralités
On observe des synaptosomes (=vésicules contenant des neurotransmetteurs) au niveau de
la membrane présynaptique. Face à cette membrane présynaptique se trouve une membrane
post-synaptique. La dépolarisation (transmission électrique) va atteindre le bouton terminal
du premier neurone. Quelque synaptosomes vont alors fusionner avec la MP pour libérer les

71
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

neurotransmetteurs dans la fente synaptique (transmission chimique). Au niveau de la MP


post-synaptique, se trouve des récepteurs (en général des canaux à Na+) sur lesquels viennent
se fixer les neurotransmetteurs. Les canaux s’ouvrent, le sodium rentre et dépolarise la MP.
Lorsque le potentiel électrique est suffisamment important, le signal est transmis
(transmission électrique).

- Les synaptosomes contenant les neurotransmetteurs voyagent du Golgi jusqu’au


bouton terminal via les microtubules. Les mitochondries, elles aussi, transitent par
ces voies

72
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

B. Synapse à acétylcholine

Pour stopper la transmission par


acétylcholine, une acétylcholine
estérase s’occupera de cliver la liaison
ester. L’hydrolyse de la molécule
produit de l’acide acétique et de la
choline qui pourront être recyclés par
la suite.

- Les microtubules amènent des vésicules contenant de la cholin-acétyl-transférase (créé un lien


ester entre la choline et s’acide acétique). La cellule effectue l’endocytose pour amener de la
choline (recapture). Simultanément, les mitochondries produisent de l’acétyl-coenzyme A.
Une fois les deux molécules associées les synaptosomes d’acétylcholine se forment.
- La fusion des synaptosomes avec la membrane post-synaptique s’explique par l’union des v-
SNARE (synaptosomes) avec les t-SNARE (MP).
- La membrane postsynaptique est épaissie car elle contient des récepteurs de l’acétylcholine

73
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Dans la membrane pré-synaptique se trouve des canaux calciques voltage-dépendants. Ils


s’ouvrent lorsque la dépolarisation arrive à leur niveau. Les ions Ca++ entrent en masse →
stimulation de l’association v-SNARE et t-SNARE → exocytose → liaison de l’acétylcholine sur
le récepteur → ouverture des canaux à Na+ → dépolarisation de la membrane post-synaptique
- Seule l’acétylcholinestérase peut stopper la transmission. Elle dégrade le neurotransmetteur
une fois qu’il est fixé sur le récepteur → les canaux à Na+ se referment → la membrane post-
synaptique se repolarise
- Certains inhibiteurs peuvent par exemple limiter la recapture du neurotransmetteur
(notamment de la sérotonine)

Fente synaptique

C. Types de neurotransmetteurs
a. Excitateurs
- Acétylcholine
- Sérotonine
- Glutamate
- Noradrénaline
b. Inhibiteurs
- Glycine
- GABA (acide Ƴ-aminobutyrique)
- Neuropeptides

D. Types de synapses

74
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

a. Synapse axo-dendritique (1)


- Le plus fréquent
b. Synapse axo-somatique (2)
- Le bouton terminal se fixe au péricaryon
c. Synapse axo-axonique (3)
- Typique des neurotransmetteurs inhibiteurs

E. Terminaisons nerveuses
a. Terminaisons sensitives (dendrites)

Terminaisons libres

Terminaisons
encapsulées

- Libres
• = terminaisons les plus fréquentes. Utilisent des mécanorécepteurs
très sensibles
• Les dendrites se ramifient et ont un contact étroit avec les
kératinocytes (douleur, température, chatouillements,…)
• La fibre nerveuse se myélinise au fur et à mesure qu’elle s’enfonce
dans le tissu
• Ces terminaisons se restimulent rapidement → RA (rapidly adapting)

- Cellules de Merkel
• = kératinocytes spécialisés (accrochés aux autres kératinocytes
par des desmosomes)
• Mécanorécepteurs sensibles aux mouvements des tissus
Environnants (LTMR = Low Threshold Mecanoreceptor)
• Fonctionnent à la sérotonine
• Noyau repoussé sur le côté à cause des vésicules contenant de
la sérotonine
• Les dendrites se disposent à proximité de la cellule de Merkel

75
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Ces terminaisons prennent un certain temps avant d’être


restimulées → SA (slowly adapting)

- Encapsulées
• Corpuscule de Wagner-Meissner
o Au niveau des papilles dermique, surtout aux extrémités sensibles (doigts)
o Capsule conjonctive
o Le dendrite suit un trajet sinueux. Des cellules de Schwann sont empilées le
long du dendrite

• Corpuscule de Vater-Pacini
o Profond et volumineux
o Sensible aux vibrations
o Capsule conjonctive dense et lamellaire

b. Terminaisons effectrices (axones)


- Libres
• Cellules musculaires lisses
• Cellules myoépithéliales
• Cellules glandulaires

76
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Plaque motrice - Jonctions neuromusculaires


• Le motoneurone transmet l’information à une cellule musculaire striée squelettique
• L’axone du motoneurone se ramifie en plusieurs terminaisons

• Chaque cellule musculaire est reliée à une ramification. La cellule musculaire striée
présente une élévation d'un diamètre de 50 micromètres environ et d'une épaisseur
inférieure à la moitié du diamètre de la cellule musculaire: c'est l'éminence de
Doyère. Les ramifications axoniques occupent les creux de l’éminence de Doyère (il y
a beaucoup de noyaux à ce niveau, pour produire toutes les protéines, notamment
les récepteurs)

• Schéma de la plaque motrice

77
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

o Dans les replis du sarcolemme, on distingue les fentes primaires (10) des
fentes secondaires (11). Toutes ces invaginations permettent d’augmenter la
surface sur laquelle on retrouve des récepteurs à neurotransmetteurs. La LB
se trouve dans la fente primaire

o Exemple des pesticides


Certains pesticides vont inhiber l’activité de l’acétyl-choline-estérase chez les
insectes, le neurotransmetteur ne va plus pouvoir être dégradé et la
contraction perdure (« contraction tétanique »). Cela peut, à terme, affecter
les humains

o Exemple du curare
Le curare se lie aux récepteurs de l’acétylcholine (sur la membrane post-
synaptique). Le neurotransmetteur ne peut pas transmettre l’information au
muscle → effet paralysant. En médecine, on utilise parfois le curare à faible
dose pour relaxer les muscles, avant une intervention par exemple.

o Exemple de la toxine botulique (botox)


Inhibiteur de la contraction musculaire (pour éviter l’apparition de rides). La
toxine est produite par une bactérie anaérobie appelée clostridium
botulinum. Cette bactérie se développe dans des endroits dépourvus
d’oxygène (ex : boîte de conserve mal stérilisée). Elle empêche l’interaction
des v-SNARE avec les t-SNARE

VI. Névroglie – cellules gliales


- Rôle de soutien, de protection, de nutrition, de défense immunitaire (~ tissus conjonctifs par
rapport aux épithéliums)

A. Névroglie du SNC
a. Névroglie épithéliale
- Ependymocytes (autour du canal de l’épendyme)
• Dans le canal de l’épendyme circule le liquide céphalorachidien
• Ce canal est bordé d’épendymocytes et est en lien avec les différents ventricules de
l’encéphale
• Les épendymocytes se disposent à la manière d’un épithélium.
• Leur pôle apical est constitué de microvillosités (absorption) et de cils vibratiles
(circulation du liquide céphalorachidien) qui pointent vers la lumière du canal

78
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Cellules choroïdiennes
• Le plexus choroïde est constitué de replis de la paroi des ventricules. Les replis sont
faits de 2 couches de cellules choroïdiennes cubiques entre lesquelles on retrouve
des capillaires sanguins.
• Le liquide céphalorachidien est le résultat de la captation de molécule au niveau de
la circulation sanguine

79
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

b. Névroglie interstitielle
- Macroglie
• Astrocytes

Les astrocytes sont reliés à la fois à un cylindraxe


et à un capillaire sanguin (pied vasculaire). Ce
complexe est appelé unité angio-glio-neurale.

Du fait que les astrocytes sont reliés aux


capillaires sanguins, ils seront mis en évidence par
la coloration Cajal (en noir)

o Fibreux (substance blanche)


Contiennent des filaments intermédiaire GFAP

80
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

o Protoplasmique (substance grise)


Contient des filaments intermédiaires

- Les astrocytes peuvent proliférer, contrairement aux neurones. On peut observer des
tumeurs d’origine gliale (glioblastomes) qui sont souvent très invasives.
- Les astrocytes jouent un rôle dans l’établissement et le maintien des synapses.

• Oligodendrocytes
o Interfasciculaires : Se trouvent entre les FNMAS (substance blanche)
o Satellites
Viennent au contact de cellules pyramidales

- Microglie
• Microgliocytes capables de phagocytose = macrophages du SNC

B. Névroglie du SNP
a. Cellule de Schwann
Cf début du chapitre

b. Cellule satellite ganglionnaire


- Se disposent autour des péricaryons

81
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

VII. Organisation du tissu nerveux


A. Nerfs
- Constitués de fibres nerveuses et de tissu conjonctif (avec des vaisseaux sanguins)

- Organisation du conjonctif

- L’endonèvre (= fibres conjonctives) entoure


chaque fibre nerveuse
- Le périnèvre entoure chaque faisceau de
fibres nerveuses
- L’épinèvre entoure l’ensemble des faisceaux

épinèvre
endonèvre périnèvre

82
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

B. Ganglions nerveux
- Epaississement du nerf car c’est dans le ganglion qu’on retrouve les péricaryons des fibres
nerveuses

a. Ganglions rachidiens
- Le ganglion rachidien est un noyau ovoïde situé sur la racine sensitive dorsale du
nerf rachidien, et renferme les péricaryons des fibres qui le traversent

b. Ganglions sympathiques
- Sur le trajet de certains nerfs

7. Tissu sanguin
- Tissu liquide

- Hématocrite = volume relatif occupé par les GR dans le


volume sanguin total (trop élevée → sang visquex)
• Les hommes ont une hématocrite beaucoup plus
élevée (jusqu’à 70%)
- Ligne blanche = GB + plaquettes

83
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Le frottis sanguin consiste a déposer une goutte de sang sur une surface. On plonge une petite
lame dans la goutte en on étale le sang qui se sera fixé par capillarité à la lame. Après l’étalage,
on fixe et colore l’échantillon avec une coloration panoptique. Nous ne retiendrons que la
coloration de May-Grünwald-Giemsa
[Link]

- L’hématopoïèse a lieu dans la moelle osseuse dès le quatrième mois de grossesse

I. Eléments figurés
A. Globules rouges/ érythrocytes/ hématies
- Cellules sanguines les plus importantes
• Homme : 5,4 . 10^6 cellules/µl
• Femme : 4,8 . 10^6 cellules/µl
• DONC plus ou moins 25 . 10^12 de GR dans le corps
- Les GR survivent environ 120 jours dans l’organisme, la moelle osseuse doit produire de
nouveaux GR en continu (plus ou moins 2 . 10^11 de GR dégradés et de GR produits chaque
jour)
- Les GR des mammifères sont anucléés

- Les GR ont un diamètre de 7-8 µm, une épaisseur de 2 µm et une surface de 140 µm^2
- Pendant les 24 premières heures de la vie du GR, on retrouve encore des ARNm et des
ribosomes pour synthétiser de l’hémoglobine

84
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

• Les réticulocytes constituent environ 1% des GR.


o Une proportion plus basse atteste d’une
anémie
o Une proportion plus haute laisse à
penser qu’il y a une perte de sang dans
le corps (ex : ulcère gastrique)
• Les GR matures ont une matrice intracellulaire
homogène et dense aux électrons
contrairement aux réticulocytes

- Le diamètre des GR est plus ou moins égal au diamètre des capillaires sanguins → les
membranes étant presque accolées, les échanges (notamment d’oxygène) sont favorisés

B. Globules blancs/ leucocytes


- Environ 7000 cellules/µl

a. Agranulocytes
- Monocytes
• 5-8% des GB
• Les GB les plus grands (15-25 µm de diamètre)
• Noyau réniforme

85
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Lymphocytes
• 20-30% des GB
• Les GB les plus petits (8-10 µm de diamètre)
• Grand noyau monomorphe
• On ne distingue pas les lymphocytes B des lymphocytes T en microscopie

b. Granulocytes/ polymorphonucléaires
- Neutrophiles
• 60-70%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau plurilobulé
• Soldats de premières lignes en cas de blessure (il y en a beaucoup dans le pu)

- Eosinophiles
• 1-3%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau bilobé
• Interviennent dans les infections parasitaires, réponses allergiques
• Les granules contiennent une bande cristalloïde composée de Major Basic Protein
(toxique pour les autres tissus, ex : asthme)

86
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Basophiles
• 0,5%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau en « chou-fleur » caché par des granules basophiles
• Les granules contiennent de l’histamine → vasodilatation au moment de la
dégranulation

C. Plaquettes sanguines/ thrombocytes


- Fragments cellulaires
- 150 000 – 300 000/ µl
- Petite taille, 2-3 µm de diamètre

87
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay

- Le centre des plaquettes est plus coloré : c’est le chromatomère


qui contient des granules denses (sérotonine) et des granules
alpha (Platelet Derived Growth Factors)
- La partie non colorée est appelée hyalomère est contient des
microtubules
- Le rôle est d’intervenir dans l’hémostase (= ensemble des
phénomènes du sang et des vaisseaux sanguins prévenant
ou permettant l'arrêt de l'écoulement du sang et ainsi,
contrôlant physiologiquement le retour à une circulation
normale)
- Les plaquettes sont des fragments de mégacaryocyte (issu du
mégacaryoblaste diploïde qui va copier son ADN jusqu’à ce qu’il
devienne 32n donc polyploïde)

II. Plasma sanguin


- Principalement constitué d’eau mais aussi de protéines (immunoglobulines, anticorps,
facteurs de coagulation, lipoprotéines)
- A ne pas confondre avec le sérum sanguin

88
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur

Vous aimerez peut-être aussi