Introduction à l'histologie générale
Introduction à l'histologie générale
Poumay
Histologie générale
Yves Poumay
2020 – 2021
1
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Module HISTO I
0. Introduction
En histologie, on compte 5 tissus différents :
Dans ces 5 tissus, on estime qu’il y a environ 210 types cellulaires différents. Comment cela se fait-il ?
Lorsqu’on a deux gamètes qui se rencontrent, un œuf fécondé diploïde (zygote) se forme. A partir de
là, on observera une prolifération par de multiples mitoses. Au fur et à mesure de ces divisions, les
cellules vont commencer à se différencier les une des autres (différenciation). On obtient dans un
premier temps, 3 couches :
1. Epithéliums
Ensemble de cellules jointives, apposées les unes contre les autres sur une grande parties de
leur surface (cellules voisines) qui bordent l’extérieur de l’organisme ou qui bordent les
cavités, il est situé au niveau d’un interface. Un épithélium a donc une base appelée lame
basale et un sommet appelé apex. Du fait que les cellules sont collées les unes aux autres, le
tissu épithélium est non-vascularisé.
2
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
A. Caractéristiques
a. Formes cellulaires
pavimenteux cylindriques
cubiques
Tubes rénaux
- Cellules aplaties = épithéliums pavimenteux (formés de cellules qui sont plus fines en épaisseur
qu’elles ne couvrent de surface)
- Cellules cubiques = épithéliums cubiques (formés de cellules qui ont une hauteur quasi égale à
celle du noyau [sphérique], la hauteur est plus ou moins égale à la largeur mais pas réellement un
cube)
A noter qu’on ne
retrouve des
épithéliums cubiques
simples que sur des
petites surface
- Cellules cylindriques = épithéliums cylindrique (formés de cellules d’une hauteur nettement plus
grande que celle du noyau)
3
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
!!! Pour représenter deux cellules voisines on a tendance à ne dessiner qu’un trait. Les deux
membranes ont beau être accolées, elles restent néanmoins distinctes !!!
B. Spécialisation
Se fait par des différenciation particulières qui donnent des fonctions particulières
4
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
a. Spécialisation apicales
- Microvillosités (intestin grêle)
L’intestin grêle a pour fonction l’absorption de nutriments (= rôle d’échange). Cette partie du
système digestif est très longue (8m). Pour étendre la surface d’échange au maximum,
l’intestin grêle présente de nombreux replis :
- Observables à l’œil nu
(1 mm)
- Surface non lisse
- Les cellules de
l’épithélium sont des
entérocytes
5
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Entre les cellules, le Terminal Web est un peu plus foncé (= ). On appelle cette zone le «cadre
obturant ».
6
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Commentaires de schéma
- La région amorphe dévie fortement les électrons, c’est pourquoi est apparait densément colorée au
microscope
- Un microfilament d’actine est orienté, on ne peut pas le retourner. On dit qu’il est polarisé (une
extrémité positive et une extrémité négative) même si cela n’a RIEN A VOIR AVEC DES CHARGES
ELECTRIQUES
- Les microfilaments se croisent avec des filaments intermédiaires (diamètre 10 nm) au niveau du
Terminal Web
- Les protéines villine et fimbrine servent de lien aux microfilaments qui s’organisent dans le même
sens => stabilise et soutient la microvillosité
- Au niveau de la MP, on retrouve un couple de protéine myosine-calmoduline
• Une fois active, la myosine migre du – vers le + des microfilaments
• La calmoduline permet de détecter le taux d’ion calcium (maintenu très bas dans les cellules)
• On active la myosine grâce à la calmoduline → mais comme la myosine est fixée à la MP, la
MP se soulève et forme des bourgeonnements → libération de membranes dans le bol
alimentaire
- Les molécules de spectrine (= cytosquelette sous-membranaire) lient les microfilaments aux
filaments intermédiaires
- Glycocalyx très abondant (épaississement de la membrane) → rôle de protection de la MP contre les
enzymes
- Le glycocalyx lui-même abrite des enzymes. Lors du bourgeonnement de la membrane les enzymes
qu’il contient sont diffusées dans le bol alimentaire
• Le glycocalyx est mis en évidence par une coloration P.A.S. (Periodic Acid [HIO4] Schiff)
• Les fonctions aldéhydes sont très réactives. En présence, d’aldéhydes la fuchsine décolorée
se colore (= coloration histo-chimique)
Le plateau strié est PAS+ (la lame basale et les cellules caliciformes aussi) donc il contient des sucres
7
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Stéréocils (épididyme)
Stéréocils
b. Spécialisation basales
- Invaginations basales (épithélium bordant un canal salivaire)
• Pour produire de la salive, il faut mettre en suspension les protéines, les enzymes et
le mucus dans de l’eau et des ions qui doivent être transportés à travers l’épithélium.
8
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Les mitochondries sont riches en prot (→ acidophiles) et se colorent très bien mais
se ne sont pas les seules responsables de la coloration. Les transporteurs
membranaires ATPase sont eux aussi acidophiles. Ils permettent le transport de l’eau
et des ions. L’association des mitochondries et des replis membranaires est idéale
pour ces transporteurs (= transport actif).
9
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Les fonctions :
• Fermeture de l’espace intermembranaire (ce type de jonctions est étanche dans les 2
sens)
10
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Cytosquelette
Protéine d’adhésion
membranaire
Protéine d’attachement
cytoplasmique
- Jonctions Adherens
11
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Les cadhérine sont homophiles, elles s’accrochent entre elles. D’un tissu à l’autre, les
cadhérines ont des caractéristiques légèrement différentes (E-cadhérines dans les
épithéliums)
• DONC : les microfilaments s’accrochent aux cadhérines via les prot d’attachement
cytoplasmique. Les microfilament d’une cellule sont accrochés aux microfilaments
d’une autre cellule.
• Si on a pas assez de Ca, la cadhérine se replie et ne peut pas rencontrer la cadhérine
d’en face pour établir la jonction. Il faut un minimum de 1mM de concentration en Ca.
• Une jonction adherens est une collaboration entre les cadhérines de deux cellules.
Cette composition est très flexible (se casse, se reforme,…)
- Contacts focaux
• Utilise des intégrines pour s’accrocher à la MEC et intégrer le
cytosquelette
• Les intégrines se positionnent au niveau du contact focal
• Il existe plusieurs types d’intégrines dans un contact focal
(mais tjrs avec une chaine α et une chaine β)
Ex : α2β1 → s’accroche au collagène
α3β1 → s’accroche à la laminine (≠ lamine du noyau)
α5β1 → s’accroche à la fibronectine
• Dans la plaque d’attachement cytoplasmique fait collaborer la vinculine, l’α-actinine,
la taline et la paxiline (= intermédiaires)
12
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Desmosomes
• Très nombreux dans l’épiderme, le muscle cardiaque, les entérocytes
• Au niveau des desmosomes, les MP ont tendance à s’écarter (+ ligne dense médiane)
• Au centre, on a une structure à mi-distance appelée une « ligne dense médiane » qui
correspond à une zone riche en protéines transmembranaires de la famille des
cadhérines (desmocollines et desmogléines) accrochées deux à deux
• Dans les plaques d’attachement, on retrouve des plakoglobines, des desmoplakines
et des plakophilines
(Petite parenthèse)
13
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Hémidesmosomes
La lame basale est composée d’une lamina lucida et d’une lamina densa. Nous y reviendrons plus
tard.
- Il y a un espace de 15-20nm entre les MP. Au niveau des jonctions de communication, l’espace
intermembranaire est plus petit que l’épaisseur des MP elles-mêmes (3nm). Les MP ne sont donc pas
tout à fait accolées, simplement rapprochées
- Connexon formé de 6 connexines (protéines) => présentent tout autour une zone hydrophobe
- Les connexons d’une membrane se positionnent en face des connexons de l’autre membrane. Une fois
accolés, les connexons forment un petit canal qui laisse passer des molécules d’une taille inférieure à
1000 da (ions, nucléotides, glucose, ATP,...)
- Les propriétés des connexons varient en fonction du type de connexines utilisées. En fonction de cela,
elles laisseront passer telle ou telle molécules plus facilement.
- Si on mélange des connexines, on a des connexons avec des caractéristiques qui leur sont propres
- Cryofracture : les connexons sont brisés → bosses ou creux (car les connexines restent dans le feuillet P
de la cellule où elles se trouvent
-
- Si on utilise un marqueur dense aux e-, il passera quand même à travers les MP (pas comme les adherens)
14
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
D. Cas particuliers
a. Epithélium pseudostratifié (de transition) appelé urothélium => système urinaire
- 3 types de cellules :
• cellules basales/ germinatives (petites, capables de mitoses pour entretenir le tissu)
• cellules en raquette (noyau plus haut dans le tissu, ancré sur la LB)
• cellules en dôme/ cellules ombrelles (ancrage LB, au contact de l’urine, rôle de
protection)
- Les cellules superficielles (près du bord libre), si elles sont cubiques, on parlera d’épithélium
cubique stratifié (même si les cellules ancrées sur la LB sont différentes)
15
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- EPS Non-kératinisé = épidermoïde (cavité buccale, œsophage, gland du pénis, paroi vaginale →
rôle de protection contre des agents pathogènes [ex : mycose vaginale due à un champignon])
1. Couche basale
Les cellules qui trouvent naissance dans la lame basale sont appelées des kératinocytes
(paradoxal mais on leur donne ce nom car elles sont très similaires aux kératinocytes de
l’épiderme)
2. Couche intermédiaire
Ce sont des cellules dont le noyau se condense en hétérochromatine [noyau en pycnose] ,
l’ADN ne peut plus être transcrit et les cellules ne fonctionnent plus
3. Couche superficielle
Différenciation se termine sans kératine
Ces cellules superficielles avec un noyau en pycnose se décrochent. C’est ce qu’on appelle la
desquamation (les kératinocytes morts se détachent, desquamare, écailler en latin)
!!! Si les cellules de l’épidermoïde sont exposées à l’air, elles sont capables de se kératiniser !!!
Kératinocytes
- EPS Kératinisé = épiderme (barrière qui doit empêcher les liquides corporels à l’extérieur dès lors
qu’on vit dans un milieu aérien ET doit empêcher les microorganismes de pénétrer dans le corps
16
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
[bactéries infectieuses, virus, champignons] → gros problème pour les grands brûlés dont la
barrière a été détruite)
On observe des tas de desmosomes qui rendent cohésifs les kératinocytes de la couche épineuse, les
filaments intermédiaires viennent s’y fixer. En réalité les nodules de Bizzozero ne sont autres que des
desmosomes.
3. Couche granuleuse : Les cellules s’aplatissent fortement à mesure qu’on monte dans les
couches (+ noyau en pycnose). On y retrouve des grains foncés de kératonhyaline
(basophiles) contenant un précurseur d’une protéine (profilaggrine)
17
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
5. (Desquamation de cellules acaryotes [elles seront consommées par les acariens présents
dans la literie, par ex])
Le maintien de la barrière que constitue l’épiderme est assuré par la prolifération des cellules au niveau
de la couche basale. La différenciation est dite terminale car les cellules finissent par mourir à cause
de la kératinisation. Cet équilibre est fragile et peut être fortement perturbé par un excès de
prolifération, un manque de différenciation ou un manque de desquamation (→ problèmes de peau)
18
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Composition de l’épiderme
Les kératinocytes sont les constituants de l’épiderme à hauteur de 85% - 90%. Les autres
constituants sont les mélanocytes (produisent le pigment de la peau, la mélanine), les cellules de
Langerhans (cellules dendritiques présentatrices d’antigènes provenant des monocytes) et les
cellules de Merkel (cellules en lien avec le système nerveux).
• Les mélanocytes :
o Visibles par la coloration de Fontana appelée « argentaffine »
o Dans certains tissus, l’argent ionisé permet de retrouver des électrons. Ces
électrons vont le rendre métallique et en feront un précipité (se colore en noir).
La mélanine contenue dans des mélanosomes sont justement capable de réduire
l’argent.
o Une fois sécrétés, les mélanosomes sont capturés par les kératinocytes (=
sécrétion cytocrine, sécrétion de cellule à cellule). Ils se positionnent autour du
noyau afin de protéger notre matériel génétique des UV.
La mélanine est un polymère qui trouve naissance au niveau d’un aa appelé tyrosine. L’enzyme
tyrosinase joue un rôle clé. Si cette tyrosinase est muté, l’individu est albinos oculo-cutané.
19
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
a. Exocrine
La cellule sécrète à l’extérieur de l’organisme ou dans une cavité qui est en relation avec
l’extérieur de l’organisme (donc le tube digestif, le système respiratoire, le système
reproducteur)
- Intestin
Les cellules caliciformes sont des cellules glandulaires qui se trouvent parmi les entérocytes
de l’intestin. On comprend donc que la frontière entre épithéliums de revêtement et
épithélium glandulaire est parfois difficile à déterminer. Les cellules caliciformes sécrètent du
mucus (au niveau du pôle apical) dans la lumière de l’intestin, on dit qu’elles sont exocrines.
- Estomac
L’ensemble des cellules constituant la paroi de l’estomac sécrètent un mucus protecteur,
l’épithélium est donc glandulaire. Il joue également le rôle d’épithélium de revêtement du
fait qu’il tapisse l’intérieur de l’organe.
b. Endocrine
La cellule sécrète des substances dans le sang (notamment des hormones)
c. Mode de sécrétion
- Mérocrine (exocytose, souvent régulée)
Sécrétion de protéines, lipoprotéines, protéoglycanes (issues du système cytomembranaire)
- Apocrine (sécrétion de l’apex) – exemple des glandes mammaires (le lait contient des
protéines [mérocrine] et des lipides [apocrine])
Sécrétion de lipides contenus dans le cytosol. Des zones de lipides s’accumulent, finissent par
fusionner les unes avec les autres et occupent tout le sommet de la cellule. Pour maintenir la
cellule en vie tout en libérant ces lipides dans le lait, les cellules glandulaires isolent la partie
apicale.
20
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
d. Nature de la sécrétion
- Sécrétion séreuse (protéines, enzymes)
• En forme de cône (base large sur la LB et pointe du côté
de la lumière)
• RER abondant, logique puisqu’on sécrète une substance
protéique
• Appareil de Golgi près du noyau
• Vésicules de sécrétion appelées grains de zymogène
accumulées au niveau de l’apex
- Sécrétion muqueuse
• Ensemble de glycoprotéines et de protéoglycanes (= mucopolysaccharides) couplé
avec de l’eau → aspect gélatineux, visqueux
• La présence d’hydrates de carbone dans le mucus le rend PAS+
(par contre les zones riches en mucus sont très mal colorées par
les trichromes)
• Le mucus a un rôle de protection ou de lubrification
• Les cellules caliciformes (en anglais, « goblet-cell ») contiennent
des grains de mucigène. On dit que ces cellules effectuent la
sécrétion ouverte car, en les observant, on a effectivement
l’impression qu’elles sont ouvertes.
21
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• L’unité sécrétante sébacée est alvéolaire, elle est formé par des cellules
pavimenteuses (couche basale).
• Une fois au contact de l’air, la bicouche lipides du sébocyte se désintègre et libère le
sébum
• La coloration Oil Red O (= coloration histo-chimique colore les lipides)
!!! On utilise uniquement une coupe à congélation → les lipides sont détruits dans
les coupes à paraffine !!!
22
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Les glandes sébacées contient aussi des cellules qui n’accumulent pas de lipides. On
les appelle les cellules cloisons.
Canal sudorifère
Canal sudoripare
Cellules
myoépithéliales
23
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
eccrines. Les glandes sudoripares faussement apocrines possèdent aussi des cellules
myoépithéliales.
B. Unités sécrétantes
Regroupement de cellules glandulaires dans des organisations particulières
- Des cellules myoépithéliales se disposent autour des unités sécrétantes.
Elles sont contrôlées par le système nerveux autonome et sont capables de
se contracter pour presser la cellule glandulaire.
a. Exocrines
- Ensemble de cellules formant un tube. La substance sécrétée par le pôle apical des cellules
est collectée dans le tube et se déverse à l’extérieur de l’épithélium → apparition d’une
glande
- L’unité sécrétante est soit en surface, soit plus en profondeur. Dans ce cas-là, un épithélium
de revêtement particulier (canal excréteur) va conduire le produit de sécrétion jusqu’à la
surface. Toutes ces cellules sont ancrées sur la même LB.
24
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Alvéoles
o Glande sébacée
b. Endocrines
- Les unités sécrétantes perdent la relation avec l’épithélium de revêtement
- Les cellules glandulaires sont alignées dans des cordons. Une LB les sépare des tissus
conjonctifs voisins. On trouve des capillaires sanguins à proximité de ces structures en
cordon. Les cellules glandulaires sécrètent directement dans la circulation sanguine.
25
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
o Zone glomérulaire
Les cordons se replient sur eux-mêmes.
o Zone fasciculaire (~faisceau)
Zone assez blanche → riche en lipides (cortisone)
Les glandes endocrines préfèrent les structures cordonales car elles permettent une diffusion
rapide des produits de sécrétion dans le sang.
• Thyroïde
o Seule glande endocrine non cordonale
o Son unité sécrétante est appelée « follicule».
On retrouve des cellules glandulaires en
périphérie qui sécrètent des précurseurs
d’hormones vers l’intérieur de la glande
(thyroglobuline), dans la zone (= colloïde) où
ces précurseurs sont accumulés.
o Dans la thyroïde, de l’iode est ajouté à la
thyroglobuline. Un manque d’iode entrave
le bon développement de la glande thyroïde
et peut mener à des anomalies (=crétinisme,
ex « crétin des Alpes » [très peu d’iode à la
montagne]).
o La cellule qui a sécrété la thyroglobuline va ensuite l’endocyter et l’envoyer
aux lysosomes pour la dégrader. La cellule va donc sécréter des dégradations
de thyroglobuline (T3 [triiodothyronine] ou T4 [tétraiodothyronine]) de l’autre
côté (dans le sang)
o En absence d’iode, la glande thyroïde gonfle jusqu’à former un goitre.
26
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Une glande est un petit organe dont la fonction est de produire une sécrétion. Elle est
constituée de plusieurs tissus : de l’épithélium glandulaire et du tissu conjonctif (contient des
vaisseaux sanguins et des nerfs).
Une glande simple est une glande qui sécrète directement à la surface d’un épithélium de
revêtement ou qui sécrète dans un unique canal excréteur non-ramifié (ex : glande sébacée,
glande sudoripare).
Une glande composée associe plusieurs unités sécrétantes à des canaux sécréteurs ramifiés
pour ramener le produit de sécrétion en un même lieu (ex : glandes salivaires, une de chaque
côté)
Le canal collecteur se ramifie dans les lobes (canal interlobulaire/ intralobaire), dans les lobules (canal intralobulaire). Le canal
intralobulaire se ramifie en canaux intercalaires. Chacun de ces canaux intercalaires se termine par une unité sécrétante.
- La salive contient de l’eau, des enzymes (ex : amylase), du mucus (eau + glycoprotéines +
protéoglycanes). Elle protège à la fois les gencives et les dents.
- Les glandes salivaires constituent un ensemble de trois glandes différentes :
27
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
les radicelles participent au transport d’eau et d’ions dans le canal). On observe des cadres
obturants au pôle apical de chaque cellule.
28
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
D. Tableaux de synthèse
29
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Cellules mésenchymateuses
• Cellule embryonnaire
- Adipocytes → avant leur maturation, on les appelle adipoblastes
• Accumulation de lipides (triglycérides)
• Adipocytes secondaires dans l’hypoderme
- Cellules réticulaires
30
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
b. Cellules étrangères
- Proviennent de la circulation sanguine
- Lignée histiocytaire → en cas d’infection, des cellules phagocytaires viennent dans le
conjonctif
• Le noyau de l’histiocyte (conjonctif) ressemble à celui du monocyte (sang), càd en
forme de haricot. En réalité, le monocyte est capable de sortir de la circulation
sanguine pour rejoindre le tissu conjonctif où il portera le nom d’histiocyte (donc la
même cellule porte un nom différent en fonction du lieu où elle se trouve)
• Un histiocyte devient rapidement un macrophage (pour la phagocytose). On observe
une grande cellule contenant pleins de noyau phagocytés en pycnose. Le noyaux de
macrophage s’arrondit. On peut aussi voir des pseudopodes. Le macrophage va
présenter des antigènes
• Parfois le macrophage a du mal de dégrader ce qu’il vient de phagocyter → ex : un fil
de suture
Les cellules de la lignée histiocytaire vont entourer le corps étranger et former des
cellules épithélioïdes → elles formeront une « cellule géante » par fusion en
syncytium (mise en commun des cytoplasme, donc beaucoup de noyaux)
• Les histiocytes peuvent également devenir des cellules sentinelles (au lieu de
macrophage) dendritiques. Elles surveillent le tissu et si elles détectent des corps
étrangers, elles se transforment en phagocytes. Elles deviennent, à l’image des
macrophages, des cellules présentatrice d’antigènes. Ex : cellules de Langerhans
- Plasmocytes
• A la base, ce sont des lymphocytes (B) responsables de l’immunité humorale. Quand
un lymphocyte B présente un antigène, il tente de créer un anticorps spécifique à cet
antigène. Si cet anticorps est effectivement spécifique, le lymphocyte va proliférer en
immunoblastes. Ces immunoblastes vont ensuite devenir des plasmocytes.
• Un plasmocyte fabrique la copie de l’anticorps en grande quantité.
• Le plasmocyte a un noyau en damier, une zone claire (à côté du noyau) et un RER
très développé
31
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Mastocyte
• Noyau central
• Cellule dont les granules contiennent :
o De l’histamine : vasodilatateur (si elle est libéré à proximité de vaisseaux
sanguins, elle va relaxer les cellules musculaires lisses et le vaisseaux sera
plus large → vitesse du sang diminue)
o De l’héparine : glycosaminoglycane anticoagulant
o De la tryptase : protéase qui a pour cible, les collagènes (pour digèrer les
fibres de collagène qui les séparent du vaisseau sanguin)
• La dégranulation des grains de mastocytes favorise la sortie des autres cellules
étrangères en ralentissant la circulation sanguine, en ne déclenchant pas la
coagulation et en digérant les fibres de collagène
• Les granules prennent une couleur particulière.
On appelle cela de la métachromasie (= fait
qu’un colorant peut changer de couleur). Le bleu
de toluidine va virer au mauve.
• Phénomène d’allergie :
Si des cellules présentatrices exposent des allergènes (type d’antigènes) et les
présentent à des lymphocytes, on observe une production d’immunoglobuline de type
E. Or sur la MP, on retrouve des récepteurs du Fc des IgE. Les IgE sont donc exposés
en surface du mastocyte. Si les allergènes reviennent (seconde rencontre), la
dégranulation du mastocyte est déclenchée. Les vaisseaux sanguins se dilatent
(l’individu devient tout rouge).
B. Matrice extracellulaire
- Relativement fluide
32
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Constituants :
Les radicaux hydroxyles permettent d’établir des ponts hydrogènes entre trois chaines protéines
alpha
✓ Type 1 [majoritaire]
(2 x chaine α1 ) + (1 x chaine α2)
S’entrelacent pour former un précurseur de collagène. Les extrémités
du pro-collagène sont appelées des propetides (vont rapprocher les
chaines alpha et empêchent la polymérisation des collagènes). Les
propeptidases permettent de couper les propeptides.
33
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
La fonction du collagène est de résister aux forces de tractions (~ même rôle que les
filaments intermédiaires dans la cellule)
o Elastiques
✓ Basée sur une protéine appelée élastine (forme de tire-bouchon).
Quand on exerce une force de traction sur un ensemble d’élastine,
elles s’allongent.
✓ Présentes dans les vaisseaux sanguins (ex : aorte = artère élastique)
34
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Substance fondamentale
Elle remplit les espaces clairs entre les faisceaux de fibres de collagène et est riche en
eau (grâce à l’acide hyaluronique) contenant des nutriments et des déchets
métaboliques. Sa fonction est de donner de la résilience aux tissus conjonctifs. La
résilience est la capacité pour un matériau d’être déformé et de reprendre ensuite sa
forme initiale. La substance fondamentale permet aussi le déplacement de cellules
étrangères.
o Glycosaminoglycanes
✓ Répétitions de disaccharides (1 sucre + 1 sucre aminé)
o Protéoglycanes
✓ D’autres glycosaminoglycanes sont liées à des protéines centrales (=
core proteins), ils ne sont plus purs et sont sulfatés. On les appelle des
protéoglycanes.
35
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Réguliers Irréguliers
36
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Tissu réticulaire
• Dans les organes lymphoïdes (où les lymphocytes reçoivent une info des cellules
présentatrices d’antigènes → se différencient en immunoblastes → plasmocytes)
• Ex : médullaire du ganglion lymphatique
37
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
2
Tendon Cornée de l’œil
38
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• La cornée de l’œil est constituée d’un épidermoïde (1), d’un épith pavimenteux
simple (2) et d’une tissu conjonctif dense régulier non vascularisé (3). Cette partie
conjonctive doit être transparente. Les fibres de collagènes sont disposées de façon
orthogonales pour laisser passer la lumière sans la dévier.
• T. conj régulier lamellaire : lamelles concentriques (ex : corpuscule de Vater-Pacini)
d. Gelée de Wharton
- S’écoule après le sectionnement du cordon ombilical
- Mélange de cellules, de fibres de collagène et de beaucoup de substance fondamentale
B. Observation au microscope
a. MO
- LB est PAS+
b. MET
- LB = lamina lucida (claire ; 30 nm d’épaisseur) + lamina densa (foncée ; 30 nm d’épaisseur) +
lamina subbasale (fibrilles ; 10 nm d’épaisseur)
C. Constituants
a. Collagène de type 4
- Les propeptides ne sont pas clivés
- Deux collagène 4 s’associent par leur extrémités C-terminale et quatre collagène 4
s’associent par leur extrémité N-terminale => formation d’un feuillet (ressemble à un treillis
de poules) souple mais résistant
39
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
c. Laminines
- PAS+ car 30% de son poids moléculaire sont des sucres
- Les laminines sont les substrats favoris des intégrines
- On les retrouve dans la lamina lucida
- Laminine 111
d. Entactine/ nidogène
- PAS+
- Intermédiaire qui lie les laminines et le collagène 4
D. Fonctions
- Soutien mécanique (grâce au collagène)
- Favorise l’adhérence des cellules et donc la réparation
- Barrière
- Filtration
40
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Les filaments d’ancrage traversent la lamina lucida et s’accroche dans la lamina densa
- Les fibrilles d’ancrage se terminent sur une plaque d’ancrage
3. Tissu cartilagineux
- Le cartilage est entouré par un périchondre (= tissu conjonctif proprement dit)
- Absence de vaisseaux sanguins. Alors comment ce cartilage est-il nourri ?
• Par diffusion
o Grâce aux vaisseaux sanguins du périchondre
o Ex : je place une éponge à la surface d’un seau d’eau, elle se remplit lentement
d’eau
• Par imbibition
o Ex : je plonge mon éponge dans le seau d’eau, elle se gorge d’eau, elle est
imbibée d’eau
41
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
I. Cellules
A. Chondroblastes
- Produisent le cartilage
- Quand ces cellules ont terminé de produire ce cartilage (et qu’elles y sont d’ailleurs
emprisonnées), on les appellera des chondrocytes
- Les chondrocytes sont emballés dans un chondroplaste
- Inclusions lipidiques
- Le cartilage se forme par
• Métaplasie du périchondre en tissu cartilagineux (apposition de couches = croissance
appositionnelle)
o Forme des groupes de cellules de même origine = groupements isogéniques
coronaire (dans toutes les directions) : au sommet des os (plus large)
42
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
B. Chondroclastes (= ostéoclastes)
- Cellules (étrangères) géantes qui résulte de la lignée histiocytaire
- Jouent un rôle dans l’allongement des os
• Avancent à travers les chondroplastes et les ouvrent (en les
dégradant). Le vaisseaux sanguins s’allonge à travers ce passage.
• Des fibroblastes deviennent des ostéoblastes et produisent du
tissu osseux
• La ligne d’érosion avance progressivement (allongement de la
diaphyse)
• Le nanisme achondroplase survient lors d’une mutation
43
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
C. Matrice extracellulaire
- La substance fondamentale est solide mais déformable → résilience élevée
- Cartilage élastique
• Collagène 2 + fibres élastiques
• Pavillon de l’oreille, trompes d’Eustache, cordes vocales, cartilages du larynx
44
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
4. Tissu osseux
- Présence de vaisseaux sanguins
- Le périoste (stérile et fertile) recouvre le
tissu osseux
I. Cellules
A. Ostéoblastes, ostéocytes
- = fibroblastes ou cellules mésenchymateuses différenciés par métaplasie
- Les ostéoblastes sont disposés en épithélioïde
- L’ostéoblaste sécrète la substance préosseuse qui est essentiellement organique
(collagène type 1 + substance fondamentale + phosphatase alcaline (enzyme) →
concentration en ions phosphate élevée)
- Certains ostéocytes se laissent enfermer par la MEC et sont connectés entre eux par
des prolongements cytoplasmiques (dans les canalicules osseux). La matrice osseuse
est sécrétées depuis ces prolongements et englobe donc les ostéocytes.
- Les canalicules osseux sont les seules voies de nutrition des ostéocytes (vaisseaux
sanguins à proximité).
45
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
B. Ostéoclastes
- Cellules géantes issues de la lignée histiocytaire
- Assurent le remodelage des tissus osseux
- Adhèrent à la MEC par des intégrines αvβ3 et des ostéopontines
- La zone définie entre la substance osseuse et la MP de l’ostéoclaste
est appelée « lacune de Howship » et joue le rôle de lysosome
extracellulaire. La lacune libère des H+ et des enzymes lysosomales
qui vont ronger le tissu osseux.
- La dégradation du tissu osseux est appelée « ostéoclasie »
- Quand on arrive au niveau d’un ostéoplaste contenant un ostéocyte,
L’ostéoclaste va phagocyter cet ostéocyte et le dégrader.
B. Portion minérale
- Sels de phosphate de calcium = hydroxyapatite
- Pas assez de matrice minérale (ostéomalacie) → épaississement du liseré préosseux
46
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Au sein des fibres de collagène, on observe des petits trous reliés entre eux (et au
canal de Havers) par des canalicules osseux qui permettent les échanges de
nutriments au travers des couches de collagène
- Représentation d’un ostéone à la verticale
•
D’une couche à l’autre, l’orientation des fibres de collagène varie pour
assurer une résistance suffisante aux forces de torsion subies
- Formation de l’ostéone
47
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Les ostéones ne sont pas isolés les uns des autres. Les vaisseaux sanguins emprisonnés
dans ces ostéones sont en relation (=anastomose). Cette communication entre les
canaux haversiens est établie par le canal de Volkmann.
C. Fonctions
- Soutien et protection du système nerveux central, de la moelle osseuse
- Régulation de la calcémie = taux de calcium dans le sang
5. Tissu musculaire
Tissu qui crée du mouvement en se contractant. Les fibres musculaires (cellules) sont
allongées
- Myoblastes → myocytes
- « Sarco » = viande, chair
B. Myocyte
- Les noyaux des cellules musculaires sont repoussés contre la MP (= « sarcolemme » dans les
tissus musculaires)
- Une LB entoure le sarcolemme de chaque myocyte
- Les myocytes sont des syncytiums de longueur variable (de quelques mm à plusieurs
centimètre) et de diamètre de plus ou moins 100µm. Un myocyte nait de la fusion de plusieurs
myoblastes (cellules satellites situées entre le sarcolemme et la LB) ayant mis en commun leur
cytoplasme.
- Le centre du myocyte est occupé par des myofibrilles de 1µm de diamètre responsables de la
contraction. Ces myofibrilles sont acidophiles car constituées de protéines, de mitochondries
et de réticulum sarcoplasmique.
- Sur ces myofibrilles, on observe des striations transversales régulières de dimension variable
48
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Sarcomère :
[Link]
49
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
(Microscopie à polarisation)
• Coupes transversales
Très régulier, aspect de triangles équilatéraux Ponts M reliant les filaments épais
Chevauchement de myofilaments fins et épais Myofilaments fins
50
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
o Myofilaments fins
La tropomyosine couvre l’actine F pour empêche les têtes S1 de venir s’y
accrocher. La troponine est associé à la troponine (=complexe des parties I
[inhibe l’ATPase de la myosine], C [sensible aux ions calcium], T [ accroche la
tropomyosine]).
En présence d’ions calcium, la tropomyosine s’écarte pour permettre aux
têtes S1 de se fixer sur l’actine
51
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
o Tropomodulines
Stabilisent les myofilaments fins à leur extrémité – (les empêche de
s’allonger)
o Cap Z
Stabilisent les myofilaments fins à leur extrémité +
o Filaments Z
Relient les Cap Z
o Nébuline
= étalon moléculaire, détermine la longueur précise du myofilament fin
Elle est aussi responsable de l’effet de strie en forme de Z
o Ponts M
Solidarisent les myofilaments épais
o Titines
Molécule géante qui assure que la bande A reste strictement au centre du
sarcomère
Ressemble à un ressort, permet la contraction et la relaxation
Une titine à chaque extrémité du myofilament épais
o α-actinine
Maintient les myofilaments fins écartés au niveau de la strie Z
➔ Conclusion
52
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Cytosquelette sous-membranaire
o Son rôle a été découverte avec la pathologie « dystrophie musculaire de
Duchenne » qui résulte de la mutation d’un gène codant pour la dystrophine
(équivalent de la spectrine) → le cytosquelette sous-membranaire est trop
fragile → les muscles striés responsables de la respiration sont affaiblis →
mort
o Le sarcolemme du myocyte s’abime sans un bon cytosquelette sous-
membranaire →perte de fibres musculaires
• Beaucoup de mitochondries
• Sarcolemme
o Forme un tubule transverse au niveau de l’intersection entre la région I et la
région A
• Lame basale
o Reste en surface
•Réticulum sarcoplasmique
o Stocke du calcium
o Positionne ses citernes de part et d’autre de chaque tubule transverse. Les
structures de couplage fixent le réticulum sarcoplasmique aux tubules T
➔ Forme une triade de Porter et Palade
• Structure de couplage
o On dépolarise la membrane (sarcolemme) → la dépolarisation se propage au
niveau des tubules T → arrive au niveau des structures de couplage
53
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
54
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
D. Organisation du muscle
- Myocytes (entourés d’une LB) + Endomysium (= T. conjonctif
contenant des vaisseaux sanguins et des nerfs qui entoure les
myocytes) + Périmysium (= T. conjonctif contenant de plus gros
vaisseaux sanguins et de plus gros nerfs qui entoure plusieurs
myocytes)
- L’ensemble de plusieurs faisceaux entourés de périmysium est
recouvert d’un épimysium ou fascia musculaire ou aponévroses
musculaires. L’épimysium est l’emballage conjonctif (dense et
régulier) le plus superficiel. Le fascia est une fine membrane
translucide.
A. Cardiomyocyte
- Entouré par une LB (ne passe pas par les traits intercalaires ou traits scalariforme [=zones
d’attachement de deux cardiomyocyte])
55
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Un seul noyau central (pas de syncytium comme dans le muscle striés squelettique)
- Ne se renouvelle pas (problème en cas d’infarctus par exemple)
- Un seul nucléole très volumineux, fréquemment observable (→ caractéristique des cellules
qui ne se renouvelle pas, c’est aussi le cas dans les neurones)
- Les cardiomyocytes sont des cellules allongées qui présentent des ramifications
(= anastomoses) car elles tirent sur des cellules semblables
- Dans les différentes chambres cardiaques, la contraction du myocarde écrase le sang
contenu et l’expulse vers un autre compartiment. Cela nécessite une forte cohésion et
coopération intercellulaire
- Les myofibrilles parcourent toute la longueur du cardiomyocyte en contournant le noyau.
Ces myofibrilles sont striées (alternance des couches A et I)
B. Traits intercalaires
- En forme de marches et contremarches
- On y observe 3 jonctions différentes
1) Fascia adherens
Les plaques d’attachement cytoplasmique contiennent des microfilaments
d’actine. Des myofilaments fins naissent dans ces plaques et s’associent avec les
myofilaments épais (sarcomère) sur tout le long du cardiomyocyte. La plaque
d’attachement « remplace » la strie Z d’un des deux côtés.
56
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
2) Desmosomes
Les plaques d’attachement cytoplasmique servent d’ancrage aux filaments
intermédiaires. Le réseau cytoplasmique d’une cellule est fixé au réseau de la
cellule voisine.
3) Jonction GAP
Les connexons permettent le passage de nutriments et d’ions d’une cellule à
l’autre. Ce transfert d’ions, notamment de Ca, peut engendrer une
dépolarisation qui se propage dans tout le muscle strié cardiaque
C. Système cardionecteur
- Le myocarde est uniquement vascularisé par le système
autonome qui permet d’accélérer ou de ralentir le
rythme cardiaque
- Nœud sino-auriculaire de Keith-Flack (1) (formé de cellules
nodales) = « Pace Maker ». Les cellules nodales ont la
faculté de se polariser et de se dépolariser et ainsi de
réguler les contractions. Les oreillettes se contractent
et transmettent la polarisation à l’ensemble des 1
2
cardiomyocytes.
- Nœud auriculo-ventriculaire de Ashoff-Tawara (2) transmet 3
la dépolarisation au faisceau de Hiss (3) et aux fibres de
Purkinje (4). Ces deux structures contiennent des cellules 4
cardionectrice (ou cellules de Purkinje) qui sont en fait
des cardiomyocytes. Ceux-ci ne se contractent plus mais transmettent la dépolarisation aux
ventricules. Les ventricules se contractent
57
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
58
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
B. Myofibrilles non-striées
a. Myofilaments épais de myosine
- Dispersés (pas organisés au niveau d’une bande anisotrope)
- Longueur maximale : 0,5 µm (plus petit que dans un sarcomère)
59
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
5. Formation de myofilaments épais très courts (15 à 20 molécules). Ils sont représentés en
rouge sur le schéma suivant
6. Glissement entre myofilaments fins et épais
7. Rapprochement des extrémités effilées = CONTRACTION
60
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
b. Cellules en faisceau
- On retrouve des fibres de collagène de type 3 qui s’agencent perpendiculairement aux
cellules musculaires lisses. Ces fibres forment ce que l’on appelle le « manchon péllucide ».
Le manchon, emballage conjonctif des cellules, est observable (en noir) grâce à la coloration
de Wilder.
Artère Oesophage
La cellule myoépithéliale a des propriétés de cellules musculaires lisses. Elles provoquent des contraction
involontaires notamment au niveau des glandes. (ex : l’expulsion de sueur n’est pas quelque chose de volontaire)
61
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
6. Tissu nerveux
Le système nerveux est constitué du tissu nerveux. Ce tissu a pour fonction la communication
dans l’organisme, le comportement et la physiologie de l’organisme
I. Distinction anatomique
A. Système nerveux central
- Les organes du système nerveux central sont protégés par du tissu osseux
• Le cerveau : régule les autres systèmes d’organes du corps, siège des fonctions
cognitives
• Le cervelet : coordonne les muscles striés squelettiques
• Le tronc cérébral/ bulbe rachidien : coordonne le SNAutonome
• La moëlle épinière : sert d’ancrage aux nerfs périphérique
- Ces organes sont tous constitués de substance grise et de substance blanche
b. Parasympathique
- Ralentit les fonctions de l’organisme pour conserver l’énergie
- Neurotransmetteur : acétylcholine
62
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Péricaryon :
• Localisation
o Substance grise
o Ganglions nerveux
• Composants
o Grand noyau avec nucléole bien visible
o Prolongements appelés « dendrites » entourés d’une gaine
B. Colorations
- Etant donné l’absence de tissu conjonctif, les trichromes n’ont plus beaucoup de sens
- On utilisera la coloration Dominici. Le bleu de toluidine colore les noyaux et le RER (« blocs
de Nissl »)
- On peut aussi utiliser l’imprégnation argentique de Holmes pour mettre en évidence les
neurofibrilles :
• Neurofilaments (= filaments intermédiaires des neurones) comme résistance
mécanique
• Neurotubules (= microtubules des neurones)
C. Motoneurones
63
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Blocs de Nissl colorés en bleu. C’est en réalité du RER qui est très
développé car il doit synthétiser les neurotransmetteurs.
- La transmission de l’influx nerveux et cellulipète (se dirige vers la cellule) sauf au niveau de
l’axone où le transport est cellulifuge. Le bouton terminal libère les neurotransmetteurs par
exocytose
- L’appareil de Golgi est repérable dans le cytoplasme du neurone et également dans celui des
cellules gliales
Dictyosomes neurone
64
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Les neurotubules font voyager les vésicules. Ils envoient aussi des
mitochondries dans les dendrites et dans l’axone pour produire de
l’ATP en tout point du neurone. Ainsi, les canaux vont pouvoir
s’ouvrir et se refermer.
• Neurone bipolaire
o 1 axone
o 1 dendrite plus long
65
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Neurone multipolaire
66
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Un réflexe (ou réflexe rachidien) est une réaction rapide et involontaire effectuée en réponse à un
stimulus. L'arc réflexe est le trajet parcouru par l'influx nerveux lors d'un acte involontaire.
Les cellules sensitives perçoivent un stimulus qui sera transmis à la moelle épinière par un nerf sensitif
(constitué d’un neurone en T dont le péricaryon se trouve dans le ganglion rachidien) . L’arborisation
terminale du nerf sensitif se trouve dans la corne postérieure (matière grise de la moelle épinière) et
transmet le signal à un interneurone. À son tour, l’ interneurone transmet le signal au motoneurone
(neurone unipolaire) qui est relié à une cellule effectrice d’un muscle strié squelettique.
67
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
68
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Renflements piriformes
Gaine de Mauthner
- Dégénérescence wallérienne
• Lorsqu'une fibre nerveuse est sectionnée ou écrasée, la partie distale à la lésion
(c'est-à-dire la portion de l'axone séparée du corps cellulaire contenant le noyau) va
dégénérer selon un processus appelé dégénérescence wallérienne.
• Des macrophages viennent phagocyter les restes du cylindraxe
• Les cellules schwanniennes encore valide forment un canal appelé « bande de
Büngner » qui offre un trajet à la repousse du cylindraxe
69
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Etant donné qu’il n’y a pas de cellules de Schwann, aucune bande de Büngner ne sera formé
et le nerf ne peut pas repousser correctement. Un accident au niveau du SNC est irréversible
70
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
FNMS
FNAMS
71
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
72
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
B. Synapse à acétylcholine
73
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
Fente synaptique
C. Types de neurotransmetteurs
a. Excitateurs
- Acétylcholine
- Sérotonine
- Glutamate
- Noradrénaline
b. Inhibiteurs
- Glycine
- GABA (acide Ƴ-aminobutyrique)
- Neuropeptides
D. Types de synapses
74
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
E. Terminaisons nerveuses
a. Terminaisons sensitives (dendrites)
Terminaisons libres
Terminaisons
encapsulées
- Libres
• = terminaisons les plus fréquentes. Utilisent des mécanorécepteurs
très sensibles
• Les dendrites se ramifient et ont un contact étroit avec les
kératinocytes (douleur, température, chatouillements,…)
• La fibre nerveuse se myélinise au fur et à mesure qu’elle s’enfonce
dans le tissu
• Ces terminaisons se restimulent rapidement → RA (rapidly adapting)
- Cellules de Merkel
• = kératinocytes spécialisés (accrochés aux autres kératinocytes
par des desmosomes)
• Mécanorécepteurs sensibles aux mouvements des tissus
Environnants (LTMR = Low Threshold Mecanoreceptor)
• Fonctionnent à la sérotonine
• Noyau repoussé sur le côté à cause des vésicules contenant de
la sérotonine
• Les dendrites se disposent à proximité de la cellule de Merkel
75
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Encapsulées
• Corpuscule de Wagner-Meissner
o Au niveau des papilles dermique, surtout aux extrémités sensibles (doigts)
o Capsule conjonctive
o Le dendrite suit un trajet sinueux. Des cellules de Schwann sont empilées le
long du dendrite
• Corpuscule de Vater-Pacini
o Profond et volumineux
o Sensible aux vibrations
o Capsule conjonctive dense et lamellaire
76
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
• Chaque cellule musculaire est reliée à une ramification. La cellule musculaire striée
présente une élévation d'un diamètre de 50 micromètres environ et d'une épaisseur
inférieure à la moitié du diamètre de la cellule musculaire: c'est l'éminence de
Doyère. Les ramifications axoniques occupent les creux de l’éminence de Doyère (il y
a beaucoup de noyaux à ce niveau, pour produire toutes les protéines, notamment
les récepteurs)
77
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
o Dans les replis du sarcolemme, on distingue les fentes primaires (10) des
fentes secondaires (11). Toutes ces invaginations permettent d’augmenter la
surface sur laquelle on retrouve des récepteurs à neurotransmetteurs. La LB
se trouve dans la fente primaire
o Exemple du curare
Le curare se lie aux récepteurs de l’acétylcholine (sur la membrane post-
synaptique). Le neurotransmetteur ne peut pas transmettre l’information au
muscle → effet paralysant. En médecine, on utilise parfois le curare à faible
dose pour relaxer les muscles, avant une intervention par exemple.
A. Névroglie du SNC
a. Névroglie épithéliale
- Ependymocytes (autour du canal de l’épendyme)
• Dans le canal de l’épendyme circule le liquide céphalorachidien
• Ce canal est bordé d’épendymocytes et est en lien avec les différents ventricules de
l’encéphale
• Les épendymocytes se disposent à la manière d’un épithélium.
• Leur pôle apical est constitué de microvillosités (absorption) et de cils vibratiles
(circulation du liquide céphalorachidien) qui pointent vers la lumière du canal
78
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Cellules choroïdiennes
• Le plexus choroïde est constitué de replis de la paroi des ventricules. Les replis sont
faits de 2 couches de cellules choroïdiennes cubiques entre lesquelles on retrouve
des capillaires sanguins.
• Le liquide céphalorachidien est le résultat de la captation de molécule au niveau de
la circulation sanguine
79
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
b. Névroglie interstitielle
- Macroglie
• Astrocytes
80
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Les astrocytes peuvent proliférer, contrairement aux neurones. On peut observer des
tumeurs d’origine gliale (glioblastomes) qui sont souvent très invasives.
- Les astrocytes jouent un rôle dans l’établissement et le maintien des synapses.
• Oligodendrocytes
o Interfasciculaires : Se trouvent entre les FNMAS (substance blanche)
o Satellites
Viennent au contact de cellules pyramidales
- Microglie
• Microgliocytes capables de phagocytose = macrophages du SNC
B. Névroglie du SNP
a. Cellule de Schwann
Cf début du chapitre
81
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Organisation du conjonctif
épinèvre
endonèvre périnèvre
82
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
B. Ganglions nerveux
- Epaississement du nerf car c’est dans le ganglion qu’on retrouve les péricaryons des fibres
nerveuses
a. Ganglions rachidiens
- Le ganglion rachidien est un noyau ovoïde situé sur la racine sensitive dorsale du
nerf rachidien, et renferme les péricaryons des fibres qui le traversent
b. Ganglions sympathiques
- Sur le trajet de certains nerfs
7. Tissu sanguin
- Tissu liquide
83
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Le frottis sanguin consiste a déposer une goutte de sang sur une surface. On plonge une petite
lame dans la goutte en on étale le sang qui se sera fixé par capillarité à la lame. Après l’étalage,
on fixe et colore l’échantillon avec une coloration panoptique. Nous ne retiendrons que la
coloration de May-Grünwald-Giemsa
[Link]
I. Eléments figurés
A. Globules rouges/ érythrocytes/ hématies
- Cellules sanguines les plus importantes
• Homme : 5,4 . 10^6 cellules/µl
• Femme : 4,8 . 10^6 cellules/µl
• DONC plus ou moins 25 . 10^12 de GR dans le corps
- Les GR survivent environ 120 jours dans l’organisme, la moelle osseuse doit produire de
nouveaux GR en continu (plus ou moins 2 . 10^11 de GR dégradés et de GR produits chaque
jour)
- Les GR des mammifères sont anucléés
- Les GR ont un diamètre de 7-8 µm, une épaisseur de 2 µm et une surface de 140 µm^2
- Pendant les 24 premières heures de la vie du GR, on retrouve encore des ARNm et des
ribosomes pour synthétiser de l’hémoglobine
84
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Le diamètre des GR est plus ou moins égal au diamètre des capillaires sanguins → les
membranes étant presque accolées, les échanges (notamment d’oxygène) sont favorisés
a. Agranulocytes
- Monocytes
• 5-8% des GB
• Les GB les plus grands (15-25 µm de diamètre)
• Noyau réniforme
85
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Lymphocytes
• 20-30% des GB
• Les GB les plus petits (8-10 µm de diamètre)
• Grand noyau monomorphe
• On ne distingue pas les lymphocytes B des lymphocytes T en microscopie
b. Granulocytes/ polymorphonucléaires
- Neutrophiles
• 60-70%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau plurilobulé
• Soldats de premières lignes en cas de blessure (il y en a beaucoup dans le pu)
- Eosinophiles
• 1-3%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau bilobé
• Interviennent dans les infections parasitaires, réponses allergiques
• Les granules contiennent une bande cristalloïde composée de Major Basic Protein
(toxique pour les autres tissus, ex : asthme)
86
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
- Basophiles
• 0,5%
• 10-12 µm de diamètre
• Noyau en « chou-fleur » caché par des granules basophiles
• Les granules contiennent de l’histamine → vasodilatation au moment de la
dégranulation
87
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur
Histologie générale Y. Poumay
88
Ayline Desmet – MED – Bac1 Q1 - Unamur