0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues6 pages

DM 6 : Révisions en algèbre linéaire

Le document présente un devoir de mathématiques sur l'algèbre linéaire, comprenant trois problèmes principaux : la trigonalisation et les matrices de Hessenberg, la réduction de Jordan, et des méthodes de transformation de matrices. Chaque problème a un niveau de difficulté croissant et inclut des questions théoriques et pratiques. Des suggestions de travail supplémentaire sont également fournies pour renforcer les compétences des étudiants.

Transféré par

aboubacar berthe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues6 pages

DM 6 : Révisions en algèbre linéaire

Le document présente un devoir de mathématiques sur l'algèbre linéaire, comprenant trois problèmes principaux : la trigonalisation et les matrices de Hessenberg, la réduction de Jordan, et des méthodes de transformation de matrices. Chaque problème a un niveau de difficulté croissant et inclut des questions théoriques et pratiques. Des suggestions de travail supplémentaire sont également fournies pour renforcer les compétences des étudiants.

Transféré par

aboubacar berthe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Lycée Lakanal, Sceaux Pour le 19/11/2025

MP – Mathématiques
A. Troesch

DM no 6 : Révisions et compléments d’algèbre linéaire

Remarques et consignes :

• Le DM est constitué de 3 problèmes :


1. Problème 1 (difficulté 3/5) : sujet adapté d’un collègue sur les classes de similitude dans Mn pRq. Conçu
pour la MPSI, ce sujet commence par prouver un certain nombre de résultats du cours de MP.
2. Problème 2 (difficulté 3.5/5) : sujet personnel sur la réduction de Jordan (résultat classique).
3. Problème 3 (difficulté 4/5) : adapté d’un ancien sujet d’X avec quelques questions et indications en plus.

• Les problèmes 1 et 2 sont obligatoires pour tous


• Le problème 3 est facultatif, mais fortement conseillé au groupe I.

Suggestions de travail supplémentaire (à ne pas me rendre) :


DM 9 de l’année dernière constitué de 3 problèmes rangés par ordre croissant de difficulté.

Problème 1 – Trigonalisation, matrices de Hessenberg et tridiagonalisation

Soit n P N˚ . Nous montrons dans ce problème que toute matrice de Mn pCq est trigonalisable (c’est un résultat du
cours de MP), c’est-à-dire semblable à une matrice triangulaire supérieure. Nous montrons ensuite que dans Mn pRq,
toute matrice est semblable à une matrice de Hessenberg, c’est-à-dire une matrice M “ pmi,j q1ďi,jďn telle que mi,j “ 0
dès lors que i ą j ` 1. Ainsi, une matrice M est une matrice de Hessenberg si et seulement si tous ses coefficients situés
strictement sous sa diagonale sont nuls, à l’exception eventuelle des coefficients situés sur la première sous-diagonale.
Pour terminer nous étudions le cas particulier des matrices symétriques S : dans ce cas, la classe de similitude de S
contient au moins une matrice tridiagonale M “ pmi,j q1ďi,jďn , c’est-à-dire telle que mi,j “ 0 dès lors que |i ´ j| ą 1.

Question préliminaire
Soit K “ R ou C. Justifier que toute matrice M P Mn pKq est équivalente à une matrice triangulaire supérieure.

Partie I – Autour du polynôme minimal


Soit K “ R ou C. Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie.

1. Justifier l’existence d’un polynôme Q non nul annulateur de u, c’est-à-dire tel que Qpuq “ 0.

2. Justifier l’existence d’un unique polynôme unitaire P divisant tout polynôme annulateur de u. Ce polynôme P
est appelé polynôme minimal de u.
3. Soit P le polynôme minimal de u.
(a) Justifier que si λ P K est racine de P , alors u ´ λId n’est pas un automorphisme.
(b) En déduire que λ est racine de P si et seulement s’il existe x P E non nul tel que upxq “ λx. On dit dans
ce cas que λ est une valeur propre de u, et que x est un vecteur propre associé à la valeur propre λ.
4. On suppose ici K “ R, et on considère P0 un facteur irréductible de degré 2 de P .
(a) Montrer que KerpP0 puqq est non réduit à t0u, et est stable par u.
(b) En considérant la famille px, upxqq, pour un vecteur x bien choisi, montrer qu’il existe un plan P de E,
stable par u.

1
Partie II – Trigonalisation dans Mn pCq
Soit E un C-espace vectoriel de dimension n, et u P LpEq.

1. (a) Montrer qu’il existe une base pb1 , . . . , bn q de E relativement à laquelle la matrice de u n’a que des coefficients
nuls sur sa première colonne, à l’exception éventuelle du coefficient en position p1, 1q.
(b) En déduire que toute matrice de Mn pCq est trigonalisable dans Mn pCq.
(c) Soit B une base relativement à laquelle la matrice M de u soit triangulaire. En étudiant le noyau de M ´λIn ,
montrer que les coefficients diagonaux de M sont des valeurs propres de u (notion définie en partie 1), donc
des racines du polynôme minimal.
2. On recherche maintenant une forme plus spécifique de matrice triangulaire représentant u.
(a) (Lemme des noyaux)
Soit A et B deux polynômes premiers entre eux. À l’aide d’une relation de Bézout, montrer que

KerpApuq ˝ Bpuqq “ KerpApuqq ‘ KerpBpuqq.

(b) En considérant une décomposition en facteurs irréductibles du polynôme minimal de u, en déduire qu’il
existe une décomposition
E “ E1 ‘ E2 ‘ ¨ ¨ ¨ ‘ Ek
de E en somme directe de k sous-espaces Ei , i P v1, kw, telle que :
(i) chaque Ei est stable par u
(ii) pour tout i P v1, kw, l’endomorphisme ui de Ei induit par u admet une unique valeur propre λi (notion
définie en partie 1)
(iii) Les λi , i P v1, kw sont deux à deux distincts.
3. En déduire que toute matrice de Mn pCq est semblable à une matrice diagonale par blocs, chaque bloc étant
une matrice triangulaire supérieure à diagonale constante, deux blocs différents ayant des coefficients diagonaux
différents.
4. On dit qu’une matrice M est diagonalisable si et seulement si elle est semblable à une matrice diagonale.
Montrer qu’une matrice M est diagonalisable dans Mn pCq si et seulement si son polynôme minimal est à racines
simples.

Partie III – Matrices de Hessenberg


On note Hn l’ensemble des matrices de Hessenberg de Mn pRq, définies en début de problème.

1. (a) Montrer que Hn est un sous-espace de Mn pRq. Quelle est sa dimension ? Est-ce une sous-algèbre ?
(b) Soit M P Hn et T une matrice triangulaire supérieure. Montrer que M T et T M appartiennent à Hn .
2. (a) Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie n, et soit u P LpEq. En adaptant la preuve de II-1, montrer
qu’il existe une base relativement à laquelle la matrice de u est triangulaire par blocs, les blocs diagonaux
étant des blocs carrés 1 ˆ 1 ou 2 ˆ 2.
(b) En déduire que toute matrice réelle est sembable à une matrice de Hessenberg.
3. Dans cette question, on redémontre le même résultat par une méthode purement algorithmique. Cet algorithme
donne une façon effective de trouver une matrice de Hessenberg semblable à une matrice M donnée. Soit M P
Mn pRq.
(a) À l’aide d’opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes, montrer qu’il existe P P GLn pRq telle que
les coefficients de P M P ´1 en position pi, 1q pour i ě 3 soient tous nuls.
Indication : puisqu’on recherche une matrice semblable, et non seulement équivalente, à chaque opération
effectuée sur les lignes, il faut associer une opération sur les colonnes adaptée de sorte à ce que l’opération
totale corresponde bien à une opération du type P AP ´1 . Il faut donc analyser pour chaque opération sur
les lignes, codée par une matrice P , à quelle opération sur les colonnes correspond à P ´1 .
(b) Conclure une nouvelle fois que toute matrice de Mn pRq est semblable à une matrice de Hessenberg.
(c) On suppose définies en Python les 4 fonctions suivantes :
• echange_lignes(A,i,j),
• echange_colonnes(A,i,j),

2
• combine_lignes(A,i,j,a),
• combine_colonnes(A,i,j,a)
retournant une matrice obtenue de A, respectivement par l’échange des lignes i et j, par l’échange des
colonnes i et j, par l’opération sur les lignes Li Ð Li `aLj , et par l’opération sur les colonnes Ci Ð Ci `aCj .
Écrire une fonction hessenberg(A) retournant une matrice de Hessenberg équivalente à la matrice A.

Partie IV – Méthode de Householder


Soit k P v1, nw.
1. Soit X P Mk,1 pRq une matrice colonne non nulle.
(a) Montrer que X J X est un réel strictement positif.
?
La norme de X est définie par }X} “ X J X.
2
(b) Vérifier que la matrice SX “ Ik ´ XX J est une matrice de symétrie, ainsi que la matrice TX définie
}X}2
par blocs : ˆ ˙
In´k 0n´k,k
TX “ ,
0k,n´k SX
où 0i,j désigne la matrice nulle de Mi,j
2. Soit E1 la première matrice de la base canonique de Mk,1 pRq, Y P Mk,1 pRq non colinéaire à E1 et X “ Y `}Y }E1 .
Montrer que la matrice SX Y est colinéaire à E1 .
3. Soit M une matrice de Mn pRq.
(a) Montrer que pour tout r P v1, n ´ 1w, il existe une matrice Pr obtenue comme produit de matrices de
symétrie telle que Pr M Pr´1 soit de la forme par blocs
¨ ˛
˚
˚ Hr Ar ‹

˚ ‹
˚ ‹,
˚ ‹
˚ ‹
˝ 0n´r,r´1 Y Br ‚

avec Hr P Hr , Ar P Mr,n´r pRq, Br P Mn´r,n´r pRq et Y P Mn´r,1 pRq.


(b) Retrouver que toute matrice de Mn pRq est semblable à une matrice de Hessenberg.
4. Montrer que toute matrice symétrique de Mn pRq est semblable à une matrice tridiagonale.

Problème 2 – Réduction de Jordan


Soit u un endomorphisme d’un C-espace vectoriel E de dimension finie n.
Soit µu “ pX ´ λ1 qα1 ¨ ¨ ¨ pX ´ λk qαk le polynôme minimal de u, les λi étant deux à deux distincts.
Le but du problème est de montrer qu’il existe une base B relativement à laquelle la matrice de u s’écrit par blocs :
¨ ˛
¨ ˛ λ 1 0 ¨¨¨ 0
J1 0 ¨¨¨ 0 .. .. ‹
. .‹
˚
. . .. ‹ ˚0 λ 1
. . ‹
˚
˚ 0 J2 . .
˚ ‹
MatB puq “ ˚ . ‹ , où tout bloc Jℓ est de la forme Jℓ “ ˚
˚ .. .. ‹
.. .. ˚0 0 0‹
˚ ‹
˝ .. . . ˚. .. ..

0 ‚
˝ .. . .

0 ¨¨¨ 0 Jℓ 1‚
0 ¨¨¨ 0 0 λ
On notera au passage que la preuve permettrait de retrouver le théorème des noyaux itérés, indissociable de ce résultat.

Partie I – Réduction du problème

1. Soit, avec les notations de l’introduction, pour tout i P v1, kw, Ei “ Kerppu ´ λi idqαi q. Justifier que
k
à
E“ Ei
i“1

et montrer que Ei est stable par u et u ´ λi id.

3
2. Soit pour tout i P v1, kw, ui l’endomorphisme de Ei induit par u sur Ei . Justifier que si pour tout i P v1, kw, Bi
est une base de Ei , et si B est la base de E obtenue en juxtaposant dans cet ordre les bases, B1 , B2 , . . . , Bk , alors
on a la représentation par blocs :
¨ ˛
˚ MatB1 pu1 q 0 ¨¨¨ 0 ‹
˚ ‹
˚ ‹
˚ ‹
.. ..
˚ ‹
. .
˚ ‹
˚ 0 MatB2 pu2 q ‹
MatB puq “ ˚ ‹.
˚ ‹
.. .. ..
˚ ‹
. .
˚ ‹
˚
˚ . 0 ‹

˚ ‹
˚ ‹
˝ 0 ¨¨¨ 0 MatBk puk q ‚

3. Soit vi l’endomorphisme de Ei induit par u ´ λi id sur Ei . Montrer que vi est nilpotent.


4. Montrer que si tout endomorphisme nilpotent de tout C-ev de dimension finie admet une réduction de Jordan,
alors tout endomorphisme de tout C-ev de dimension finie admet une réduction de Jordan.

Partie II – Réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent


D’après la partie précédente, on peut donc se limiter à l’étude de la réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent.
Soit donc u P LpEq un endomorphisme nilpotent.

1. Soit p l’indice de nilpotence de u, c’est-à-dire le plus petit entier positif tel que up “ 0. En particulier,
up´1 ‰ 0. Soit S un supplémentaire de Kerpup´1 q dans E. Soit x non nul dans S. Montrer que la famille
pup´1 pxq, up´2 pxq, . . . , upxq, xq est libre. On note F le sous-espace engendré par cette famille.
2. Montrer que F est stable par u.
3. Montrer que pour tout k P v1, pw, on a Kerpuk´1 q ‘ Vectpup´k pxqq Ă Kerpuk q
4. Soit Sp un supplémentaire de Kerpup´1 q ‘ Vectpxq dans Kerpup q. Montrer qu’il existe un supplémentaire Sp´1
de Kerpup´2 q ‘ Vectpupxqq dans Kerpup´1 q contenant upSp q.
5. Montrer plus généralement qu’on peut construire une suite pSk qkPv1,pw , Sk étant un supplémentaire de Kerpuk´1 q‘
Vectpup´k pxqq dans Kerpuk q, et tel que upSk`1 q Ă Sk , pour tout k P v1, p ´ 1w
6. Montrer que T “ S1 ` ¨ ¨ ¨ ` Sp est un supplémentaire de F dans E, stable par u.
7. Terminer la preuve de l’existence d’une décomposition de Jordan, par récurrence.

Problème 3 – (Trigonalisation des algèbres nipotentes, d’après X 1996)

Soit K un corps. Si E et F sont deux espaces vectoriels sur K, on note LpE, F q l’espace vectoriel des applications
linéaires de E dans F . Si E “ F , on notera plus simplement LpEq “ LpE, Eq l’espace vectoriel des endomorphismes
sur E. Pour tout élément u de LpE, F q, on note Kerpuq et Impuq respectivement le noyau de u dans E, et son sous-
espace image dans F . Un élément t de LpEq est dit nilpotent s’il existe un entier positif r tel que tr “ 0. La valeur
minimale de r est appelée indice de nilpotence de t.

On appelle sous-algèbre de LpEq tout sous-espace vectoriel stable par multiplication (i.e. par composition). Une sous-
algèbre A est dite commutative si l’on a st “ ts pour tous s et t dans A. Enfin, A est dite nilpotente s’il existe un
entier strictement positif r tel que le produit de r éléments quelconques de A soit nul. On appelle ordre de nilpotence
de A la valeur minimale de r vérifiant cela.

Le but de ce problème est de montrer que toute sous-algèbre nilpotente de LpEq est simultanément s”trictement trigo-
nalisable, c’est-à-dire qu’il existe une base B (commune à tous les éléments t de A) telle que pour tout t P A, MatB ptq
soit strictement triangulaire supérieure.

On note Tn` le sous-espace de Mn pKq formé des matrices triangulaires supérieures, et Tn`` le sous-espace de Mn pKq
formé des matrices strictement triangulaires supérieures.

4
Étant donnée une décomposition E1 ‘ ¨ ¨ ¨ ‘ Ek d’un espace E, on dira que B est une base de E adaptée à cette
décomposition si B est obtenue par juxtaposition de bases de E1 , E2 , . . ., Ek , dans cet ordre.

Toute utilisation de théorème de réduction de Jordan est illicite, ce résultat n’étant pas au programme.

Partie I – Questions préliminaires

1. Soit A une sous-algèbre nilpotente de LpEq. Montrer que tout élément t de A est un endomorphisme nilpotent.
Comparer l’indice de nilpotence de t et l’ordre de nilpotence de A.
2. Soit E un espace vectoriel de dimension n et B une base de E. Montrer que T “ tt P LpEq | MatB ptq P T `` pEqu
est une sous-algèbre nilpotente de LpEq, et déterminer son ordre de nilpotence.
3. En trouver une autre S, vérifiant T X S “ t0u
4. Trouver, si n ě 3, une sous-algèbre nilpotente de LpEq non nulle et strictement incluse dans T .

Partie II – Le cas de la dimension 2


Dans cette partie, E est un espace vectoriel sur K de dimension 2.

1. Soit t un endomorphisme nilpotent non nul de E, et r son indice de nilpotence.


(a) t est-elle injective ? surjective ?
(b) Déterminer les dimensions de Kerptq et Imptq.
ˆ ˙
0 1
(c) Construire une base B de E dans laquelle t est représentée par la matrice MatB ptq “ , et préciser
0 0
la valeur de r.
2. Soit A une sous-algèbre commutative
ˆ ˙ nilpotente non nulle de LpEq. Soit t0 un élément non nul de A, et B “
0 1
pb1 , b2 q telle que MatB pt0 q “ .
0 0
(a) Montrer que pour tout t P A, tpb1 q et b1 sont colinéaires, puis que tpb1 q “ 0
(b) En déduire que A “ Vectpt0 q.
3. Justifier que le résultat reste vrai si A est une sous-algèbre nilpotente non nulle de LpEq, non nécessairement
commutative.

Partie III – Trigonalisation des endomorphismes nilpotents


Dans cette partie, E est de dimension n ą 0. On considère un endomorphisme t nilpotent non nul de E, et on note r
son indice de nilpotence. On pose E1 “ Imptq X Kerptq.

1. Vérifier que E1 est distinct de t0u et E.


2. Pour quelles valeurs de r a-t-on E1 “ Imptq ?
3. Dans cette question, on suppose r ě 3, et on note E2 un supplémentaire de E1 dans Imptq et E3 un sous-espace
vectoriel supplémentaire de Imptq dans E.

(a) Justifier que E “ E1 ‘ E2 ‘ E3 .


(b) Soit B une base de E adaptée à la décomposition E “ E1 ‘E2 ‘E3 . Montrer que la matrice de t relativement
à la base B admet une représentation par blocs de la forme suivante :
¨ ˛
0 T1,2 T1,3
MatB ptq “ ˝0 T2,2 T2,3 ‚.
0 0 0

On précisera la taille des blocs en fonction des dimensions de E1 , E2 et E3 .


(c) Montrer que T2,2 est nilpotente, et comparer son indice de nilpotence à r.

5
4. En déduire qu’il existe une base B de E telle que MatB ptq P Tn`` (i.e. soit strictement triangulaire supérieure).
5. Comparer r et n.
6. Appliquer la méthode précédente pour trouver une base B ¨ telle que MatB pT˛q P Tn , lorsque t est l’endomor-
``

´1 1 1 0
˚´3 2 3 1‹
phisme de R4 dont la matrice dans la base canonique est ˚
˝ 2 ´1 ´1 0‚.

´2 1 1 0

Partie IV – Trigonalisation d’une sous-algèbre nilpotente de LpEq


Dans cette dernière partie, E désigne toujours un espace vectoriel de dimension n sur K.
Nous utiliserons les notations suivantes : Si X et Y sont deux espaces vectoriels sur K, et si Z est un sous-ensemble
non vide de LpX, Y q, nous désignerons par KpZq l’intersection des noyaux des éléments de Z, et par IpZq la somme
des sous-espaces vectoriels images des éléments de Z.
On considère une sous-algèbre nilpotente non nulle A de LpE, Eq, où E “ K n ; on note r son ordre de nilpotence et
on pose E1 “ IpAq X KpAq.

1. (a) Justifier que si IpAq “ E, et si F est un sous-espace vectoriel strict de E, il existe u P A tel que Impuq Ć F
(b) En déduire que IpAq est distinct de E
2. Vérifier que E1 est distinct de t0u et de E.

3. Pour quelles valeurs de r a-t-on E1 “ IpAq ?

Dans la suite du problème, on suppose r ě 3 ; on note E2 un supplémentaire de E1 dans IpAq et E3 un supplémentaire


de IpAq dans E. Soit B une base adaptée à la décomposition E “ E1 ‘ E2 ‘ E3 , et B1 , B2 et B3 les bases associées
de E1 , E2 et E3 respectivement.

4. ¨
Justifier que pour
˛ tout t P A, la matrice de t dans la base B admet une représentation par blocs de la forme
0 T1,2 T1,3
˝0 T2,2 T2,3 ‚, où T2,2 est une matrice nilpotente.
0 0 0

On note Ai,j l’espace vectoriel des endomorphismes u de LpEj , Ei q tels qu’il existe t P A tel que MatBj ,Bi puq “ Ti,j ,
les Ti,j étant définis à partir de t par la représentation ci-dessus.
5. (a) Vérifier que A2,2 est une sous-algèbre nilpotente de LpE2 q.
(b) Montrer que si A2,2 est nulle, alors r “ 3.
(c) Réciproquement, montrer que si A2,2 ‰ t0u, alors r ą 3.
(d) Montrer qu’il existe une base C de E telle que tout élément t de A vérifie MatC ptq P Tn`` .
(e) Comparer r et n.
À partir de maintenant, on suppose que r ě 4.

6. Montrer que l’ordre de nilpotence r1 de A2,2 est égal à r ´ 2.


Indication : On pourra procéder par double-inégalité, en explicitant le produit de n matrices du même type que
dans la question 4.
7. (a) Soit t P A. Soit s l’endomorphisme de E2 défini par le bloc T2,2 de la matrice T de t. Démontrer que l’on a
spIpA2,3 qq Ă IpA2,3 q.
(b) Démontrer que l’on a IpA2,3 q “ E2 .
Indication : On pourra montrer que pour tout k ě 1, E2 Ă I k pA2,2 q ` IpA2,3 q, où I k pZq est la somme des
images des composées à k termes d’éléments de Z.
8. On suppose de plus que A est nilpotente. Soit t un élément de A tel que T2,3 “ 0.

(a) Démontrer que T2,2 et T1,2 sont nuls.


(b) T1,3 est-il nul aussi ?

Vous aimerez peut-être aussi