Échec scolaire à l'EPP Ambalaomby
Échec scolaire à l'EPP Ambalaomby
L’échec scolaire, étant un phénomène universel, frappe presque tous les pays du
monde. L’Amérique, même être le plus puissant de pays mondiale, a connu aussi
certains cas d’échec scolaire. En 09 juillet 2013, Rémi T. a publié un article sur une
page web montrant le cas de décrochage scolaire de l’Amérique Latine et du Liban. Il
affirme : « Le décrochage ne se définit pas de la même façon qu’en France. En
moyenne, moins de 50% des élèves finalisent leurs études secondaires, avec des
variations considérables : L’Argentine, le Chili, Cuba et le Pérou ont des taux
d’achèvement du primaire qui avoisine les 100% et sont entre 60 et 90% pour le
secondaire. » Il ajoute : « Le Guatemala, le Nicaragua et le Honduras ont des taux
d’achèvement du primaire de l’ordre de 60/70% et de 20 à 30% pour le secondaire. » 1
Au Cambodge, le taux d’abandon scolaire est en moyenne 52,88% pour les filles
tandis que 47,12% pour les filles selon l’enquête fait par CHANSOPHAT Y. en Avril
2
2005. Les Directions du développement de la Banque mondiale a publié une étude
récente qui s’est penchée sur la déscolarisation et l’abandon scolaire des jeunes
d’Afrique Subsaharienne. Les zones rurales sont les plus touchées d’après MAYS M. :
« un jeune urbain de la tranche d’âge 12-14 ans à une probabilité d’être scolarisé 8%
supérieur à celle d’un jeune rural de la même tranche d’âge » 3
1
A l’EPP Ambalaomby, l’effectif de candidats pour l’examen CEPE de l’année
scolaire 2018-2019 était 32 et que 14 élèves ont réussi d’où 43,75% de taux de
réussite, les mauvaises notes affluentes embrassent tous les élèves dans les classes
intermédiaires. Les niveaux de ces élèves ont connu une baisse considérable. En plus,
la crise sanitaire de début 2019 est cependant venue accentuer le taux de l’échec
scolaire, elle a eu des impacts négatifs sur l’assiduité et les résultats scolaires de la
plupart des élèves. Certains d'entre eux vivent seuls, loin des parents et parfois ils ont
dû se débrouiller tout seul en cas de manque de vivre, de maladie, etc. Cela entraîne
une déperdition surtout pour les classes de 7e. 5
Ce sont tous ces faits qui nous ont amenée à choisir comme sujet : « l’échec
scolaire à L’EPP Ambalaomby : manifestations et causes ». Ce sujet nous paraît très
pertinent puisque le bout de moment de notre arrivé à ce lieu, nous avions déjà pu
remarquer que l’échec scolaire avait un impact négatif sur les enfants qui devaient être
scolarisés. Par ailleurs, puisque c’est là que nous avons été envoyé pour accomplir
notre tâche d’enseignant et qu’il est plutôt facile d’acquérir les données scolaires de
l’établissement de cette école, on a choisi cette école pour mener notre étude de cas de
l’échec scolaire. Par ailleurs c’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur
actuellement à Madagascar.
2
l’enseignement et à l’échec scolaire. Il faut lire les article et informations de ces sites
et bibliothèques et les analyser par rapport aux principaux points de recherche dans la
zone à investiguer.
Cependant, la plupart des recherches impliquées dans ce travail ont été limités
pendant la majeure partie du temps où ce mémoire a été conçu. Certains des problèmes
rencontrés lors de cette période, par exemple, le manque d’accès au réseau Internet ou
la bibliothèque étant trop loin de l’endroit à enquêter.
Ainsi, notre travail comporte trois parties. Dans la première partie se fera la
présentation générale du mémoire. Il comprendra la situation géographique,
l’organisation administrative et pédagogique de l’EPP Ambalaomby. On y trouve
également des écrits et des champs théoriques liées aux idées de recherche,
l’hypothèse et la méthodologie de recherche. Dans la deuxième partie, nous retrouvons
les résultats de la recherche. En cela, nous identifierons les informations obtenues à
partir des recherches effectuées et nous discuterons des résultats en fonction des
théories retenues en les comparant à d'autres recherches. Nous vérifierons ensuite
notre hypothèse de départ. Et dans la troisième et dernière partie nous essayerons de
proposer des solutions susceptibles pour pallier le problème de l’échec scolaire à l’EPP
Ambalaomby
PREMIERE PARTIE
PRESENTATION GENERALE DU MEMOIRE
3
CHAPITRE I : SITUATION GEOGRAPHIQUE ET ORGANISATIONNELLE
DE L’EPP AMBALAOMBY
I. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE L’EPP AMBALAOMBY
L’EPP Ambalaomby est située dans la région Alaotra-Mangoro de la province de
Toamasina, dans la CISCO Anosibe An’Ala, et dans la ZAP Ambalaomby. (Cf. carte
n° 1 et 2 Localisation du district d’Anosibe An’Ala et de la Commune Ambalaomby).
Cet établissement scolaire possède environ cinq (05) bâtiments de huit (08) salles
des classe et une pièce pour le bureau de l’administration.
BUREAU
T1 T1 T3
T2
T4
T5
Toilette
4
Source : Google Map consulté le 27 Aout 2022
5
CARTE N°02 : Localisation de la Commune Ambalaomby
AMBALAOMBY
6
II. ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE DE L’EPP
AMBALAOMBY
L’école possède dix personnels dont une directrice et neuf (09) personnels
enseignant.
10 3 07 02 08
Des cas d’échec scolaire se retrouvent dans presque toutes les communautés
scolaires du monde, tant dans les pays développés, que dans les pays sous-développés
qui ont l’incidence le plus élevée de ce phénomène.
Nous allons nous servir des quelques définitions qui sont provenus des sources
respectives pour qu’on puisse mieux discerner le sens de ce concept :
6
Le nouveau petit Larousse 1968 page 299
7
[Link] consulté le 16 Avril 2022
8
[Link] consulté le 16 Avril 2022
7
L’échec scolaire est le phénomène des élèves quittant les systèmes scolaire
moderne sans qualification ou diplôme et plus largement ayant des difficultés
d’apprentissage.9 Il peut désigner un retard dans la scolarité, sous toutes ses formes, il
concerne davantage les enfants issus de milieux défavorisés… 10 On parle d’échec
scolaire quand un enfant ne réussit pas à apprendre ou apprend avec plus de difficultés
que les autres enfants de son âge. L’échec peut comprendre à la fois l’abandon ou le
redoublement (reprise d’une classe). En terme de qualité de l’éducation, l’échec peut
se manifester lorsque les élèves ne maîtrisent pas leur programme scolaire. 11
L’échec scolaire est parmi les problèmes scolaires qui touche beaucoup de pays dans le
monde. On le trouve en Afrique, en Asie et même en Amérique avec un taux
considérable.
9
[Link] consulté le 16 Avril 2022
10
[Link] consulté le 16 Avril 2022
11
Dr MOHAMED (A) perspective spécifique de l’enseignement primaire aux îles Comores, p13, Edition Belin,
2006
12
[Link] consulté le 16 Avril 2022
13
[Link] consulté le 16 Avril 2022
14
RAZAFINIAINA L. H. (2015) L’échec scolaire au lycée Ambohidratrimo : manifestations et causes p.7 pdf
8
Prenons quelques exemples de pays qui a connu de l’échec scolaire considérable parmi
les pays Africains :
II. En Asie
L’Asie, le continent qui occupe 29,4 % des terres émergées est en fait victime de
l’échec scolaire aussi. En Asie du sud et de l’ouest, 33% des élèves commençant
l’école primaire abandonnent avant d’avoir atteint la dernière année d’études
primaires. 16 Prenons comme exemple un pays asiatique : le Cambodge.
9
Le tableau ci-dessous montre le taux d’abandon scolaire de Cambodge pendant trois
années scolaires successives.
Ces données nous montrent que l’échec scolaire qui s’est manifesté par l’abandon
scolaire a frappé ce pays depuis même les années 90.
Dans son ouvrage, CHANSOPHAT Y. affirme aussi un autre cas de l’échec scolaire,
dont le redoublement, en disant : « Sur la base de nos données, nous estimons que le
taux de redoublement est de 15,38% en première année d'études et de 22,11% en
sixième année. De manière générale, toutefois, le redoublement scolaire tend à être
répandu en première et en dernière année du cycle primaire cambodgien. »
III. En Amérique
L’Amérique est un continent de l’hémisphère occidental qui a une superficie plus de
42 millions de km², d’où 28,2 % des terres émergées. C’est le deuxième plus vaste
continent de la planète et pourtant, sa vaste surface n’empêche pas l’échec scolaire de
la frapper, surtout l’Amérique Latine. Quand on parle d’échec scolaire, on ne parle pas
seulement l’abandon mais aussi le redoublement. Un article montre le taux d’abandon
19
CHANSOPHAT Y. (2005) Étude des facteurs de l’abandon scolaire au niveau primaire au Cambodge p. 33
10
scolaire au Guatemala, au Nicaragua et au Chili en disant qu'en moyenne 55 % des
jeunes de la région terminent le premier cycle de l'enseignement secondaire, dans ces
pays et que cette estimation tombe à 30 %. Au Chili, il approche les 80 %. Cela prouve
que 20 à 70 élèves sur 100 subissent l’échec scolaire dans ces trois pays. En se référant
aux données statistiques que la Banque interaméricaine de développement (BID),
l'article affirme : « 20 % des élèves entrent à l'école primaire avec une ou plusieurs
années de retard. Au cours de ce cycle, environ 10 % redoublent la 1re et la 2e année
et 8 % redoublent la 3e et la 4e année. Seuls 40 % des enfants entrent à l'école
secondaire à l'âge prévu. Au niveau secondaire, environ 10 % des jeunes de chaque
niveau scolaire redoublent »20
Ce tableau montrant le taux d’échec scolaire dans les pays africains représente un taux
entre 02% à 40,4% qui a la moyenne de 26,34%.
20
Jeunesse et réalités changeantes : repenser l’enseignement secondaire en Amérique latine , 15,18, López,
Néstor ; Opertti, Renato ; Vargas Tamez, Carlos, UNESCO. Unesco
21
KANTABAZE (P)/UCAD/ETHOS/FASTEF/CUSE/Thèse/2009-2010
11
Tableau 4 : le taux d’échec scolaire dans quelques pays d’Afrique anglophone en
200722
Ce tableau montrant le taux d’échec scolaire dans les pays africains représente un taux
entre 12,9% à 68% qui a la moyenne de 23,68%.
Ces données fournies par l’UNESCO représentent une faible différence de moyenne
entre les pays africains francophone et ceux d’anglophones. Le taux d’échec en
Afrique, d’après cette échantillon de données, est entre 02% (Maurice) et 68%
(Ouganda).
En bref, l’échec scolaire fait l’objet de nombreux discussions au niveau mondial. Ces
dernières entraînent des choix politiques différents en matière de réformes de
l’enseignement. Ce phénomène universelle devrait être très préoccupante pour la
plupart des responsables éducatifs surtout dans les pays en voie de développement
comme Madagascar.
22
Idem
12
IV. MADAGASCAR, PARMI LES PAYS VICTIMES DE L’ÉCHEC SCOLAIRE
DE L’OCÉAN INDIEN
Madagascar, l'île immense situé au large de la côte sud-est de l’Afrique a connu un
taux d’échec scolaire très important ces dernières années que ce soit sur l’abandon
scolaire ou sur la déperdition scolaire ainsi que sur le redoublement. Ce phénomène
constitue une problématique très importante et fort préoccupante pour l’ensemble des
acteurs scolaires à Madagascar.
L’accès à l’éducation de qualité pour tous est parmi les « velirano » du Chef d’Etat
Malagasy, Rajoelina Andry. Le président regrette en disant : « Le taux de déperdition
scolaire reste encore élevé ». Il ajoute que ces deux dernières années, les écoles qui ne
disposent pas de cantine scolaire n’ont pas pu enregistrer une hausse de taux de
scolarisation.23
IV.1. LE REDOUBLEMENT
Depuis 2002, l’enseignement primaire a une structure de trois cours : d’abord, le cours
préparatoire subdivisé en deux classes, CP1 et CP2 (désormais appelées Classe de
onzième et Classe de dixième) ; puis, le cours élémentaire qui comprend la classe de
CE (maintenant Classe de neuvième) ; en enfin le cours moyen subdivisé en deux
classes, CM1 et CM2 (Classe de huitième et Classe de septième). Théoriquement, il
n’y a pas de redoublement intra cours ; autrement dit, la continuation d’apprentissage
intra cours doit s’opérer. 24
D’un côté, le redoublement n’est pas toujours si négatif pour le système scolaire, c’est
aussi une pratique mise en place qui a pour but d’aider les élèves en difficulté
d’apprentissage afin qu’ils puissent rattraper leur retard par rapport aux objectifs
pédagogiques. Par contre, il a des implications sur l’économie, affecte le taux
d’abandon scolaire et ne permet généralement pas aux redoublants de rattraper leur
retard scolaire par rapport aux non-redoublants.
23
RANAIVOSON G. (07 Octobre 2021) L’Express de Madagascar en ligne
[Link] , Éducation –
Rajoelina fait le pari d’éradiquer l’abandon scolaire, consulté le 21 Avril 2022
24
PASEC (2017). Performances du système éducatif malgache : Compétences et facteurs de réussite au primaire.
PASEC, CONFEMEN, Dakar. p.15
13
L’échec scolaire se manifeste par le redoublement scolaire et Madagascar est aussi un
pays où on trouve ce cas. D’après l’UNESCO, le taux redoublement à Madagascar en
2000 à 2013 au niveau primaire se représente comme suit :
2000 à 2013
IV.2. L’ABANDON
L’abandon scolaire des élèves au cours de leur étude est toujours parmi les problèmes
que l’État Malagasy essaye de résoudre pour éradiquer l’échec scolaire à Madagascar.
25
PASEC (2017). Performances du système éducatif malgache : Compétences et facteurs de réussite au
primaire. PASEC, CONFEMEN, Dakar. P.15
14
En 2018, l’UNICEF a déclaré une statistique de taux d’achèvement scolaire que ce soit
au niveau national ou régional. D’où le reste du taux d’achèvement scolaire c’est donc
le taux d’abandon scolaire. 26
Ces données montrent qu’au niveau national, le taux d’abandon scolaire s’accroît au
fur et à mesure jusqu’au niveau secondaire second cycle. Au niveau primaire, 44
élèves sur 100 abandonnent l’école tandis que au niveau secondaire, ce chiffre
augmente jusqu’à 85 parmi les 100 élèves.
Notre hypothèse est que l’’échec scolaire à l’EPP Ambalaomby est comme la
plupart de phénomène de l’échec scolaire universel. Que ce soit les problèmes
météorologique ou familiaux, ils font tous partie des causes de l’échec scolaire. Il se
pourrait alors que la collaboration de tous les personnes concernées dans le monde de
l’éducation (les enseignants, les parents, les administrateurs, l’État…) soient
nécessaires à la résolution de ce problème ; en se tenant la main, elles peuvent aider les
élèves en difficulté que ce soit sur la modification partielle vers un système scolaire
adéquat ou sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement-apprentissage.
26
UNICEF MICS6-Madagascar-2018-Education
27
UNICEF MICS6-Madagascar-2018-Education,
15
II. METHODOLOGIE
Ensuite, il faut aussi développer des outils pour recueillir des informations sur
place. C’est la conception des questionnaires. Cela est nécessaire pour que les
informations obtenues soient aussi précises que possible et plus claires
Il faut aussi descendre sur le terrain pour pouvoir rassembler davantage les
informations nécessaires pour notre étude, consulter les dossiers scolaires disponibles
dans le milieu scolaire, se renseigner auprès du personnel administratif de l’école (le
directeur et les enseignants), lire et analyser tous les documents collectés, effectuer des
enquêtes par questionnaires auprès de 25 parents d’élèves sur les obstacles que leurs
28
enfants font face en accédant l’école. , effectuer des enquêtes par questionnaires
auprès de 40 élèves de la classe de 7 e sur les obstacles qu’ils font face en accédant
l’école29, et enfin, effectuer des enquêtes par questionnaire auprès des 3 enseignants
tenant la classe de 7e, 11e et Préscolaire 30
28
Cf. Annexe 3
29
Cf. Annexe 1
30
Cf. Annexe 2
16
DEUXIÈME PARTIE :
LES RESULTATS DE LA RECHERCHE ET ANALYSE
Ces cas d’échec scolaire ont tous les trois frappé l’école primaire Ambalaomby
depuis de dizaines d’années d’après les documents archivés consultés de
l’établissement en question. C’est certains que tous les responsables éducatifs
concernés ont tous essayer d’apporter de solutions pour améliorer cette situation.
Pourtant, après avoir effectué une enquête auprès des personnes en charge de
l’éducation dans ce lieu, nous pouvons affirmer que l’objectif d’éradiquer l’échec
scolaire à Ambalaomby n’est pas encore tout à fait atteint.
17
scolaire début de qui a abandonné d’abandon %
l’année scolaire
2018-2019 11e 109 7 6,42
10e 48 0 0
9e 75 6 8
8e 61 8 13,11
7e 32 0 0
Total 325 21 6,46
Source : Archives de L’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022
Ce chiffre pourrait être dû à l’avis des certains parents que la capacité à l’écriture et à
la lecture est suffisant pour la vie entière de ses enfants.
18
I.3. Année scolaire 2020-2021
Tableau 8 : L’effectif des élèves primaire à Ambalaomby de 2020-2021 et le taux
d’abandon scolaire par classe de 11e au 7e ou CM2
Avec le taux moyenne de 5,84%, cette année scolaire a le taux d’abandon qui n’est pas
très loin de ceux des deux années scolaires précédente. Pourtant, l’année 2020-2021 a
le taux maximum le plus élevé car le taux d’abandon en classe de 9e est à 15,71%.
En observant les données sur les trois tableaux, l’effectif des élèves s’affaiblit au cours
de ces trois dernières années scolaires ; en 2018-2019 l’effectif des élèves inscrits est
325, l’année suivante, 290 élèves puis 281 élèves la dernière année. Le taux d’abandon
est d’abord à 6,46%, s’est affaibli 5,51% l’année suivante, mais il s’est accru à 5,84%
en 2020-2021.
Les classes les plus touchées par l'abandon scolaire sont la classe de 9 e et 8e durant ces
trois années scolaires. L’utilisation de la langue française comme langue
d’enseignement depuis la classe de 9e est une raison possible pour cette situation.
IV. LE REDOUBLEMENT
Le redoublement n’est pas forcément mauvais pour un élève. Quand il a de difficulté
qui l’empêche d’atteindre l’objectif pour passer au niveau suivant, c’est mieux pour lui
de rester et essayer de rattraper son retard en obtenant de l’aide de son enseignant.
19
Mais puisque le redoublement fait partie des manifestations de l’échec scolaire, il
apporte aussi sa part sur la nuisance de la vie scolaire d’un élève, surtout lorsque ce cas
se répète. Le cas de l’EPP Ambalaomby se montre comme suit pendant trois années
scolaires successives :
Le taux de redoublement est entre 34,31% et 56,25%. Le résultat CEPE de cette année
est donc à 43,75%.
20
8e 44 10 22,73
7e 45 13 28,89
Total 273 86 31,50
Source : Archives de l’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022
La situation s’est un peu amélioré cette année mais le taux est resté encore élevé.
L’année scolaire 2020-2021 a le taux de redoublement le plus faible parmi ces trois
années. Mais on trouve quand même que 30 élèves sur 100 ont dû redoubler.
21
CHAPITRE V : FACTEUR DU A L’IMPERFECTION DE
L’ETABLISSEMENT, SALLES DE CLASSE ET MOBILIERS SCOLAIRES
Le fait que l’échec scolaire se trouve dans le monde entier, des résultats d’enquête,
des statistiques ainsi que des rapports proviennent montrent différentes causes qui
poussent les élèves à abandonner leurs études précocement. Par exemple, au Brésil
d’après l’enquête de Robert E. et Ana M. P. auprès des directeurs d'école, des
instituteurs et des parents d'enfants de première année d'études primaires, les
principales causes sont le désintérêt des parents et des élèves, les conditions physiques
de l'élève, la nécessité pour l’enfant de travailler, l’instruction des parents, la
fréquentation scolaire irrégulière, la manque de fournitures scolaires, le changement de
résidence, la difficultés d’apprentissage, la préparation insuffisante des enseignants et
la pénurie d’écoles ou difficultés d’accès à l’école.
22
perdu leur attention pendant l’enseignement-apprentissage, ils n’auront quasiment pas
de capacité à la mémorisation tout simplement parce qu’ils n’ont rien retenu.
Nous pouvons bien constater grâce à cette photo qu’à travers l’enceinte scolaire, il y a
des raccourcis où les gens du village vont et viennent à travers et il n’y a pas de clôture
et même en voyant une bicyclette qui roule de loin pourrait nuire leur concentration.
Pourtant, le temps de concentration d’un élève primaire est limité d’où l’enfant n’est
capable de consacrer à une tâche en faisant abstraction de son environnement que très
peu de temps.
En plus, l’absence de clôture n’est pas la seule raison de perturbation pour ces
élèves, il y a aussi la présence d’une rivière tout près de l’école. La carte suivante
montre où coule cette rivière par rapport à l’enceinte scolaire.
23
CARTE N°03 : L’EPP Ambalaomby vue satellite
24
chaud, des enfants ou des adultes du village se baignent dans l’eau même pendant
l’heure d’apprentissage. Donc, l’inexistence de clôture et la présence de cette rivière
peuvent être une source de perturbation pour eux.
L’EPP Ambalaomby comprenait cinq (05) bâtiments dont quatre pour les salles de
classes et un pour le bureau. La photo suivante montre l’état d’un de ces bâtiments.
32
UNICEF 1985, Matériels didactiques en planification et administration de l'éducation et constructions
scolaires pp. 3,4
25
Photo n° 2 : Un bâtiment de l’EPP Ambalaomby, vue partielle
Les bâtiments de l’EPP Ambalaomby sont tous en mauvais état à l’intérieur aussi qu’à
l’extérieur. Il est trop poussiéreux et les murs sont plein de petit troues. Ce n’est pas
facile en effet de respecter l’hygiène. Pendant la période de pluie où les élèves sont
presque mouillés et ont froid en arrivant à l’école, ils ne pourraient pas se concentrer
pleinement sur l’apprentissage en restant pendant 5 bonnes heures dans ce bâtiment.
D’ailleurs, le plancher n’est pas ni en bois ni en ciment, mais en poussière et cela
pourrait affecter la santé des élèves ainsi de de l’enseignant. Les bâtiments ne sont
donc pas idéaux pour pouvoir bien se concentrer. Cependant, les élèves et les
enseignants continuent d’effectuer leur tâche respective.
26
Les mobiliers scolaires de l’EPP Ambalaomby ne répondent pas aux critères
pour une éducation de qualité que ce soit en nombre ou en qualité. Presque dans toutes
les classes, quatre à sept élèves sont assis sur un banc sauf dans les classes de 7 ème,
alors que normalement un banc de 120 cm est fait pour seulement deux élèves.
Certains n’ont plus de place sur un banc et sont obligés d’écrire sur le sol avec des
poussières dessus.
27
CHAPITRE VI : AUTRES COSTATATION DE FACTEURS DE L’ECHEC
SCOLAIRE
I. LES RESSOURCES HUMAINES
La charge de travail d’un enseignant peut dépendre de l’effectif des élèves qu’il
va enseigner. Un effectif surchargé des élèves dans une classe pourrait entrainer
beaucoup de difficultés sur la gestion de temps, de l’espace et des élèves. Il ne serait
pas facile de gérer le temps pour des activités scolaires avec un effectif pléthorique.
Par exemple, au cours d’un travail de groupe, l’enseignant devrait suivre les étapes
d’enseignement-apprentissage dans sa fiche de préparation. Cependant, le surnombre
des élèves pourrait rendre cela très difficile voire impossible. L’enseignent n’aura donc
le choix que de prolonger le temps dédié à cette séance ou bien brûler certaines étapes
d’enseignement-apprentissage.
L’EPP Ambalaomby a effectivement ce cas de surcharge des nombres des
élèves.
Tableau 12 : L’effectif maximal des élèves dans une classe de l’EPP Ambalaomby
L’effectif surchargé est généralement constaté dans les classes de 11 ème pendant
ces trois années scolaires. L’effectif diminue au fur et à mesure jusqu’à la classe de
7ème. Cette déperdition d’effectif est alors un signe de l’échec scolaire.
28
auprès des parent d’élèves ainsi que leurs enfants, la plupart d’entre eux ont déclaré
qu’ils traversent des eaux au moins deux fois pour se rendre à l’école.
Tableau 13 : Les élèves qui traversent des eaux pour aller à l’école
Selon les informations fournies par les parents, ils ne permettent jamais à leurs
enfants de se livrer à l’école lorsque la pluie ne s’arrête jamais. Après tout, l’eau monte
très vite et atteints même les rizières au bord. Non seulement l’eau s’approfondit l’été
et pendant la saison de pluie, mais la surface de l’eau augmente car elle remonte dans
les rizières sur ses rives. Cependant, ce n’est pas le seul obstacle qui les empêche de
réussir. Il n’y a pas que le mauvais temps qui ne leur permet pas d’aller à l’école mais
aussi ses impacts négatifs. Les routes, les ponts et les infrastructures scolaire n’en sont
pas exempts. Pendant ou après ces intempéries, de nombreux glissement de terrain se
sont produit, de nombreux ponts ont été brisés et des bâtiments scolaires se sont
effondrés. Le cyclone Batsiray a par exemple réussi à couper le pont reliant
Ambalaomby et certains villages environnants, détruit un bâtiment scolaire et un
chalet.
29
Photo n° 4 : Élèves de CP1, EPP Ambalaomby, 20223 : Un très vieux bâtiment de
l’EPP Ambalaomby, détruite par le cyclone BATSIRAY
30
d’élèves
Pourcentage 22,5% 30% 37,5% 10% 100%
Source : enquêtes de l’auteur
Près de 77% d’entre eux doivent mettre une heure à trois heures ou plus pour se
rendre à l’école pour apprendre comme tous les enfants malgaches. Ils n’utilisent
aucun moyen de transport tel que voitures, motos ou vélos… Ils n’ont que leurs
jambes. La paresse ou la fatigue causée par le long trajet jusqu’à l’école pourrait être la
raison pour laquelle ces écoliers ne concentrent pleinement sur l’éducation à l’école.
Cela réduit leur motivation et leur volonté de poursuivre leurs études et peut même
affecter leur santé.
31
l’école ou à peine terminer la première année du primaire selon une enquête auprès des
acteurs locaux de l’éducation.
Niveau d’instruction
Ceux qui n’ont jamais fréquenté 4 16%
l’école
Primaire 19 76%
Secondaire 2 8%
Supérieur 0 0%
Source : enquête de l’auteur
32
A l’issue de l’enquête, il a été constaté qu’une grande partie des parents
interrogés étaient allés à l’école, 76% avaient réussi le niveau primaire, 8% avaient
complété quelques années du collège, aucun d’entre eux n’a fait d’études supérieures,
et malheureusement 16% des personnes interrogées n’ont même jamais mis les pieds à
l’école. Cette situation peut résulter de l’idée que certains parents se font qu’il n’est
pas nécessaire de poursuivre l’étude très longtemps, mais la capacité de lire et d’écrire
suffit pour quitter l’école par la suite.
Situation matrimoniale
Marié (légitime ou illégitime) 6 24%
Divorcé 0 0%
Veuf 3 12%
Père ou mère célibataire 16 64%
Source : enquête de l’auteur
III.1.3. La pauvreté
Le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) a créé l’IPH
ou l’Indicateur de la Pauvreté Humaine pour mesurer le niveau de pauvreté au sein
d’un pays et la condition de vie est parmi les indicateurs.
Comme nous l’avons vu précédemment, la majorité des habitants
d’Ambalaomby travaillent dans le secteur primaire. Beaucoup d’entre eux sont des
agriculteurs et éleveurs. Cependant, les maladies animales, les catastrophes naturelles
et les intempéries affectent leurs moyens de subsistance. En conséquence, il y a une
baisse importante des revenus, divers besoins ne sont pas satisfaits, il est très difficile
de se procurer les choses essentielles comme les fournitures scolaires et surtout une
alimentation adéquate et saine.
Tableau 17 : Alimentation des élèves et les parents enquêtés
Selon les informations de l’enquête, 8 parents sur 25 ont déclaré avoir suffisamment de
nourriture pendant la majeure partie de l'année, tandis que 13 enfants sur 40 interrogés
ont dit la même chose. Cependant, cela signifie que plus de la moitié d'entre eux
souffrent de malnutrition. 60% des élèves interrogés et 70% des parents ont également
déclaré que leur alimentation n'est pas toujours propre et saine. Bien qu’aucun d’eux
n’ait déclaré ne manger que du manioc tout au long de l'année, il a été constaté que
67,5% des élèves interrogés n’étaient pas en mesure d’obtenir suffisamment d’aliment
nutritif jusqu’au moment de récolte. Certains ont expliqué que soit ils mangent du riz
mais très peu le matin, le midi et le soir, soit ils ne mangent pas du tout le matin et le
soir sauf à midi. Les patates douces, le maïs, le manioc et le sagou sont ce qu'ils
mangent le matin à la place du riz. Selon certains parents, ils vont jusqu'à manger du «
34
Viha » (bananier d’eau) et du « Ovitra » (cœur du « Ravinala ») lorsque le riz, le maïs
ou d'autres cultures ne sont pas prêts à être récoltés.
70% des parents interrogés ont de 4 à 6 enfants et certains ont même jusqu'à huit
enfants. Il est vrai que les enfants sont précieux et constituent un véritable trésor, mais
si cela cause des difficultés pour s’occuper d’eux, mieux vaut en avoir quelques-uns
mais en prendre bien soin afin de veiller à l'avenir des enfants plutôt que de donner
naissance à beaucoup mais les enfants obtiennent à peine ce dont ils ont besoin.
Cependant, le contraire est observé chez les habitants d'Ambalaomby selon certains de
ceux qui ont été interrogés. La plupart des parents ont du mal à joindre les deux bouts,
mais ils donnent naissance à tellement d'enfants qu'ils ne sont pas correctement pris en
charge. Un proverbe malgache dit que quand l’estomac a faim, l’âme vagabonde. Cela
signifie que la malnutrition chez les élèves est un facteur qui leur fait perdre leur
concentration à l'école et qu'il leur est facile d'échouer dans leurs études.
35
logement est solide et capable de les protéger du froid, de la chaleur extrême ou de la
pluie. Mais cela signifie aussi que 40% des étudiants interrogés rencontrent des
problèmes dus à l'imperfection de leur logement. Cela rend l'apprentissage difficile, le
froid ou la chaleur extrême ou une maison qui fuit peut être un facteur majeur de
l'échec scolaire des enfants.
36
Une leçon de mathématiques, par exemple, nécessite de dessiner une figure
géométrique, et il est très utile dans cette leçon d'utiliser des outils tels qu’un compas
et un rapporteur pour calculer et dessiner les angles d'une figure géométrique. Parce
qu'ils n'ont pas d'équipement, soit ils se contentent de regarder ce que leur professeur
fait au tableau, soit ils ne font rien. C'est un facteur qui ralentit l'apprentissage et
engendre de la frustration surtout si cela arrive fréquemment.
37
Avoir des vêtements de rechange 4 36
Avoir un endroit tranquille pour étudier à la maison 0 40
Avoir une table de travail à la maison 9 31
Avoir quelqu’un pour aider dans les études à la maison 5 35
Etre toujours capable de terminer les devoirs à la maison 32 8
Avoir accès à des moyens d’information (radio, télévision, journaux) 37 3
Source : enquête de l’auteur
38
TROISIEME PARTIE
LES MESURES DESTINEES A REDRESSER LA SITUATION DE L’ECHEC
SCOLAIRE A L’EPP AMBALAOMBY
CHAPITRE VII : DES SOLUTIONS POUR AMELIORER L’ECOLE ET SES
EQUIPEMENTS
I. SOLUTION POUR L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT
L'école est un lieu unique, propre au monde naturel, à la société des hommes et des
familles. Si l'école doit être séparée de la nature, c'est qu'elle doit protéger «
l'association des enfants ». « L'école » veut un jardin, c'est la nature créée, définie par
l'homme. Tout le travail est consacré au travail scolaire et au jeu, sans souci de
33
productivité ou de sécurité. L’école doit préserver le “peuple enfant” de l’extérieur,
34
elle doit amoindrir les “forces” qui viendraient le contrarier. C'est pourquoi l'école
est un lieu hermétique vis-à-vis de l'extérieur, un milieu clos, privé. 35
Afin de rendre les élèves d'Ambalaomby égaux à tous les élèves, il est nécessaire
de les protéger de ce qui peut les faire échouer à l'école. Il faut avant tout mobiliser la
communauté villageoise. Il faut les inciter en partenariat avec les enseignants et les
responsables scolaires à respecter l'école et le processus d'apprentissage. Le directeur
d'école peut encourager les parents d'élèves à respecter l'école que fréquentent leurs
enfants en leur disant respectueusement que la cour de l'école ne doit pas être utilisée
comme route. Cela réduira davantage l'habitude de certaines personnes de prendre des
raccourcis sur les terrains de l'école. Le directeur et ses assistants doivent essayer de le
faire aussi souvent que possible et cela servira de rappel. Lorsqu'on demande aux
parents d'élèves de ne pas prendre de raccourcis dans l'enceinte de l'école, ils peuvent
encourager les autres résidents. Même si l'école n'a pas de clôture à ce moment-là, cela
réduira le dérangement causé par le mouvement des personnes et les élèves pourront se
concentrer davantage sur leurs études.
33
Propos I, “Paniques d’enfants”, p.663
34
Propos sur l’éducation, XV, p.42
35
Propos I, “Paniques d’enfants”, p.663
39
Mais il ne suffit pas d'encourager les gens à respecter l'enceinte de l'école. Certains
d'entre eux peuvent encore passer. Il faudra un certain temps pour que les habitants
s'habituent à ne pas y prendre de raccourcis. De plus, même si la sensibilisation
empêchera les résidents d'emprunter des raccourcis dans la zone scolaire, cela ne
signifie pas qu'ils seront protégés du danger causé par la présence de la rivière à
proximité. Par conséquent, l'école doit être clôturée et fermée pour protéger ces élèves
et faciliter leur surveillance. En début d'année scolaire, il est préférable de discuter de
la mise en place de la sécurité scolaire immédiatement lors de la rencontre avec les
parents des élèves. La construction de la clôture de l'école le plus tôt possible doit faire
partie du projet de l'école tout au long de l'année. Les personnes impliquées dans la
mise en œuvre du travail pour l'école doivent travailler en étroite collaboration. Elle
touche tous les membres du FRAM, les enseignants et tous les acteurs de l'éducation.
40
main, comme les opportunités financières et matérielles. Il sera plus sûr de terminer les
travaux prévus. Cependant, des problèmes peuvent survenir avant ou pendant les
travaux. Le manque d’argent, d’outils et de matériaux nécessaires à la construction est
l’un des problèmes qui peuvent arrêter les travaux. Il peut être nécessaire à ce moment-
là de rechercher une coopération avec des organisations caritatives ou des partenaires
pour l’amélioration de l’école.
Cependant, l’amélioration du bâtiment existant ne résout pas forcément le
problème du mauvais état du bâtiment de l’école d’Ambalaomby. Les bâtiments
scolaires qui sont en si mauvais état qu’ils ne sont plus utilisables peuvent devoir être
démolis. Parfois, la construction d’un nouveau bâtiment scolaire moderne est une
solution plus efficace. Il peut être difficile pour les habitants d’Ambalaomby de
construire un nouveau bâtiment pour l’école. Ils n’ont pas assez d’argent, d’outils ou
de matériaux pour construire. C’est là que l’aide et les soutiens du gouvernement sont
nécessaires. Le gouvernement devrait apporter une solution pour les bâtiments
scolaires en mauvais état. La solution devrait être de construire de nouvelles écoles
avec de meilleures installations et de rénover celles qui existent déjà afin qu’elles
puissent être utilisées à des fins éducatives. C’est l’État qui décide du type de bâtiment
à construire et de son emplacement.
41
il vaut mieux avoir trop d'enseignants que pas assez. L'éducation ne consiste pas
seulement à transmettre et à construire des connaissances pour les enfants, mais il y a
aussi de nombreux aspects qui doivent être bien maîtrisés. Une partie très importante
de ceci est le contrôle du temps et de l'espace. La gestion du temps commence
principalement lorsque les élèves sont amenés en classe, pendant leurs cours et même
pendant la récréation. Il est également de la responsabilité de l'enseignant de contrôler
l'espace. Après tout, tous ses élèves doivent être assis correctement. Les problèmes
liés au nombre d'étudiants sont souvent liés aux problèmes liés au manque de places
pour les étudiants. S'il y a trop d'élèves, il se peut qu'il n'y ait pas assez de chaises et
de bancs pour s'asseoir. Mais non seulement ceux-ci ne suffiront pas, mais aussi les
enseignants. Pendant de nombreuses années, le manque d'enseignants a toujours été un
problème dans le secteur de l'éducation. Il y a toujours eu des recrutements
d'enseignants dans la fonction publique, mais cela n'a jamais répondu au besoin
d'effectifs suffisants dans toutes les écoles. Lorsqu'aucune solution n'a été trouvée pour
recruter des enseignants dans la fonction publique, car le nombre d'enseignants est
encore insuffisant, notamment dans les zones rurales comme Ambalaomby, la
communauté a dû trouver une solution.
Il y avait aussi l'embauche d'enseignants payés par les parents d'élèves, ces
enseignants étaient appelés enseignants FRAM. Ils ne sont pas payés par le
gouvernement, mais l'association des parents décide de leur allocation. Ils doivent
attendre longtemps, voire des années, pour les embaucher comme fonctionnaires. Ce
que l'on peut dire d'abord, c'est que l'embauche d'enseignants payés par les parents
d'élèves n'est plus une solution. Il y a beaucoup de parents d'élèves qui ne peuvent pas
faire face à la charge de payer les salaires des enseignants. Ces enseignants deviennent
un fardeau insupportable pour les parents des élèves. Non seulement cela, mais la
rémunération des enseignants n'est pas suffisante pour les soutenir. Ces enseignants
font de leur mieux, mais ils ne reçoivent qu'un salaire qui ne dure même pas un mois.
Cela signifie qu'il est non seulement nécessaire d'avoir suffisamment d'enseignants
pour enseigner dans les écoles, mais il est également nécessaire de les recruter comme
fonctionnaires.
Lorsqu'il existe un programme de recrutement d'enseignants dans la fonction
publique, leur nombre est limité. Parfois, il n'y a que quelques nouveaux enseignants
pour certaines écoles ou pas du tout, et ce sont souvent les écoles les moins bien
desservies qui ne reçoivent pas ces nouveaux enseignants. Il faut donc répartir les
enseignants embauchés comme fonctionnaires selon les besoins de chaque région. Les
besoins de l'école doivent être pris au sérieux par les autorités à tous les niveaux.
Cependant, malgré les efforts du gouvernement pour recruter des enseignants
comme fonctionnaires, les jeunes et tous ceux en âge de travailler devraient être
encouragés à intégrer ces centres de formation des enseignants afin qu'il y en ait le
plus possible où les enseignants formés puissent être embauchés comme
fonctionnaires. Des dispositions ont été prises par le gouvernement par l'intermédiaire
42
du ministère de l'Éducation pour permettre aux candidats de passer des concours pour
entrer dans des instituts de formation des enseignants tels que le CRINFP et l'ENS.
Bref, il est de la responsabilité du gouvernement d'augmenter le nombre
d'enseignants embauchés comme fonctionnaires et de les répartir dans les différentes
zones, y compris l'EPP Ambalaomby. Tous les enseignants FRAM doivent être traités
comme des fonctionnaires sans exception à Madagascar. Cependant, non seulement le
gouvernement a le devoir de le faire, mais aussi les membres du public. Les jeunes et
ceux qui sont capables de travailler sont encouragés à passer des concours pour entrer
dans les instituts de formation des enseignants. Si chacun prend ses responsabilités,
même si le problème du manque d'enseignants ne peut pas être résolu maintenant, il
devrait être résolu dans peu de temps.
43
ils peuvent donner plus de devoirs à faire à ces élèves lorsqu'ils sont à la maison.
Alors le temps de ne pas pouvoir aller à l'école ne sera pas perdu.
36
[Link]
perennisation-du-programme/ consulté le 1er septembre 2022
45
l'argent en commun pour acheter des fournitures scolaires et bénéficier d'un rabais.
Cela les soulage du fardeau des fournitures scolaires coûteuses lorsqu'ils s'unissent. Il
est également important de savoir que la ville d'Ambalaomby est plus éloignée du
marché, donc la sélection de fournitures scolaires vendues localement augmente en
conséquence. Il est donc parfois préférable que les parents travaillent ensemble pour
acheter du matériel moins cher, même si le marché est éloigné pour obtenir du matériel
moins cher. Mais ce n'est pas la seule chose qui puisse être faite pour atténuer leurs
difficultés. Ils peuvent également conserver et utiliser certaines fournitures scolaires
qui ont été utilisées l'année précédente afin de ne pas avoir à en acheter de nouvelles.
Mais s'ils veulent que les fournitures scolaires soient utilisables l'année prochaine, ils
doivent surveiller de près leurs enfants afin qu'ils ne jettent pas ou n'endommagent pas
les fournitures scolaires. Cependant, les efforts des parents ne résoudront peut-être pas
le problème du manque de matériel d'apprentissage pour les élèves d'Ambalaomby. Ils
ont surtout besoin de soutien. Le gouvernement a fait de nombreux efforts pour aider
les élèves et les parents, en particulier ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des
fournitures scolaires. « L’Etat malgache n’a pas ménagé ses efforts afin d’offrir à nos
enfants ces fournitures scolaires. Près de 1,8 millions unités de kits seront distribués
cette année grâce à des efforts propres du Gouvernement. Les kits scolaires apportés
par les partenaires de l’Education viendront également », a expliqué le ministre de
l’Education nationale Paul Andrianiaina RABARY lorsqu’il a donné le coup d’envoi
de la remise de ces matériels scolaires à l’occasion de sa visite dans la Cisco
d’Ambohidratrimo lors du lancement officiel.37
Comme nous l'avons vu, les problèmes rencontrés par les élèves d'Ambalaomby
ne sont pas les seuls problèmes d'équipement scolaire. Il y a aussi le fait qu'ils n'ont
pas de vêtements de rechange surtout quand il pleut et qu'ils sont mouillés et froids.
Afin d'atténuer les problèmes causés par cela, il peut être bon que les parents essaient
d'abord de réfléchir davantage aux besoins vestimentaires des enfants. Certaines
dépenses peuvent être déduites, par exemple pour leur acheter des vêtements
supplémentaires. L'habillement fait partie des besoins fondamentaux. Il existe
également des organisations caritatives telles que AKAMASOA, AINA et ZAZANY
avec lesquelles les responsables scolaires et les parents d'élèves qui travaillent peuvent
travailler. Certaines de ces organisations collectent des vêtements qui ne sont plus
utilisés par certaines personnes et peuvent être distribués à ceux qui en ont besoin.
Les conditions d'apprentissage ont également un effet significatif sur les
performances des élèves. Il a été observé que de nombreux écoliers ne peuvent pas
réviser et terminer correctement leurs devoirs à la maison en raison des distractions à
la maison. Certains de ces étudiants ont déclaré qu'ils n'avaient même pas de table
d'étude. Ils se sont peu à peu habitués à ne pas avoir de table ou autre meuble d'étude
comme ils disaient. Mais le bruit des gens à la maison dérange la plupart des enfants
37
[Link]
kits-scolaires/ consulté le 02 septembre 2022
46
interrogés. Les parents ou tuteurs de ces élèves doivent être conscients de s'assurer que
les élèves ne sont pas dérangés pendant qu'ils étudient à la maison.
CONCLUSION GENERALE
Ce travail a porté entièrement sur l'échec scolaire constaté à l'école primaire
d'Ambalaomby. Le phénomène courant de l'échec scolaire à l'étranger et sur l'île a été
expliqué ici, sa survenue à Ambalaomby. Certaines des raisons de cet échec local ont
été étudiées.
Il y avait au moins deux formes d'échec scolaire dans l'EPP Ambalaomby : le
redoublement et l’abandon scolaire. Les outils de collecte d'informations sur l'échec
scolaire en EPP Ambalaomby devaient être réalisés. Un questionnaire a ensuite été
créé pour interroger les élèves, leurs parents et quelques enseignants. Il fallait aussi se
rendre sur place pour vérifier la situation et discuter avec les autorités scolaires pour
voir les documents concernant l'école et les résultats des examens des années
précédentes. Il a fallu beaucoup de travail pour arriver à ce résultat, donc les
hypothèses précédentes ont été confirmées. On peut voir que les problèmes causés par
le mauvais temps et les problèmes familiaux sont les deux causes de l'échec scolaire.
Au cours des trois années, les 3e et 4e années affichaient les taux de décrochage les
plus élevés. Le taux de remboursement annuel a également atteint de 20% à 42,43% au
cours de ces années.
On sait qu'il y a plusieurs raisons à cet échec scolaire quand l'enquête a été faite
à Ambalaomby. Ces raisons comprennent le mauvais état du bâtiment scolaire et de
ses environs, l'absence de clôtures et le mobilier médiocre et inadéquat utilisé par les
élèves et les enseignants. Non seulement cela, mais il y a aussi un nombre excessif
d'étudiants par rapport au nombre d'enseignants. Ces élèves sont également confrontés
à des difficultés au sein de leur famille et de leurs conditions d'apprentissage à la
maison.
Il y avait donc une proposition pour résoudre le problème. Afin de protéger les élèves,
tous les acteurs de l'éducation, qu'ils soient locaux ou éloignés, doivent faire quelque
chose pour sécuriser l'école, améliorer l'école, les bâtiments scolaires et ses environs et
protéger ces élèves des catastrophes naturelles et des intempéries. Il faut construire un
bâtiment scolaire à la base proche des élèves qui habitent loin. Le gouvernement et les
parents ont la grande et sacrée responsabilité d'améliorer les conditions d'apprentissage
de ces enfants.
Cependant, ce travail ne prétend pas pouvoir identifier tous les aspects de
l'échec scolaire. Seule une petite partie en est présentée ici, et de nombreux rapports et
écrits ont été produits par d'autres qui ont contribué à l'étude de l'échec scolaire.
47
Table des matières
INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................1
Nous-nous demandons.......................................................................................................................2
PREMIERE PARTIE..........................................................................................................................4
CHAPITRE I : SITUATION GEOGRAPHIQUE ET ORGANISATIONNELLE DE L’EPP
AMBALAOMBY..............................................................................................................................4
I. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE L’EPP AMBALAOMBY...........................................4
L’EPP Ambalaomby est située...........................................................................................................4
Cet établissement scolaire possède environ cinq (05) bâtiments de huit (08) salles des classe et une
pièce pour le bureau de l’administration.............................................................................................4
Plan de masse de l’EPP Ambalaomby................................................................................................4
Schéma2 : Plan de masse du CEG Moramanga..................................................................................4
Source : EPP Ambalaomby................................................................................................................4
II. ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE DE L’EPP
AMBALAOMBY...........................................................................................................................7
CHAPITRE II : CHAMPS THEORIQUE DE REFERENCE.....................................................7
I. En Afrique, en Asie et En Amérique......................................................................................8
II. En Asie...................................................................................................................................9
III. En Amérique.....................................................................................................................11
IV. MADAGASCAR, PARMI LES PAYS VICTIMES DE L’ÉCHEC SCOLAIRE DE
L’OCÉAN INDIEN......................................................................................................................13
CHAPITRE III : L’HYPOTHESE ET LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE...............15
DEUXIÈME PARTIE :......................................................................................................................17
CHAPITRE IV : RESULTATS A PARTIR DE CONSULTATIONS DES ARCHIVES DE
L’ECOLE........................................................................................................................................17
III. L’ABANDON SCOLAIRE..............................................................................................17
IV. LE REDOUBLEMENT....................................................................................................19
CHAPITRE V : FACTEUR DU A L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT, SALLES
DE CLASSE ET MOBILIERS SCOLAIRES..............................................................................22
I- L’ETABLISSEMENT DE L’EPP AMBALAOMBY...........................................................22
II- LES BATIMENT ET MOBILIERS SCOLAIRES...........................................................25
CHAPITRE VI : AUTRES COSTATATION DE FACTEURS DE L’ECHEC SCOLAIRE...27
I. LES RESSOURCES HUMAINES.......................................................................................27
II. PROBLEMES METEOROLOGIQUE ET D’ELOIGNEMENT..........................................28
III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE.............................30
TROISIEME PARTIE.......................................................................................................................38
48
CHAPITRE VII : DES SOLUTIONS POUR AMELIORER L’ECOLE ET SES
EQUIPEMENTS............................................................................................................................38
I. SOLUTION POUR L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT..................................38
II. SUGGESTIONS D’AMELIORATIONS POUR LES BATIMENTS ET MOBILIERS
SCOLAIRE..................................................................................................................................39
CHAPITRE VIII : LES MESURES A PRENDRE POUR LES AUTRES RAISONS DE
L’ÉCHEC SCOLAIRES................................................................................................................40
I. LES RESSOURCES HUMAINES.......................................................................................40
II. DES MESURES POUR FAIRE FACE AUX PROBLEMES METEOROLOGIQUE ET
D’ELOIGNEMENT.....................................................................................................................42
III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE.............................43
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................46
49