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Échec scolaire à l'EPP Ambalaomby

L'échec scolaire est un phénomène mondial touchant divers pays, y compris Madagascar, où des taux d'abandon et d'analphabétisme préoccupants sont observés. À l'EPP Ambalaomby, le taux de réussite est faible et des facteurs tels que la crise sanitaire et des conditions de vie difficiles exacerbent la situation. Cette étude vise à identifier les causes de l'échec scolaire dans cet établissement afin de proposer des solutions pour améliorer la situation.
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Échec scolaire à l'EPP Ambalaomby

L'échec scolaire est un phénomène mondial touchant divers pays, y compris Madagascar, où des taux d'abandon et d'analphabétisme préoccupants sont observés. À l'EPP Ambalaomby, le taux de réussite est faible et des facteurs tels que la crise sanitaire et des conditions de vie difficiles exacerbent la situation. Cette étude vise à identifier les causes de l'échec scolaire dans cet établissement afin de proposer des solutions pour améliorer la situation.
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INTRODUCTION GENERALE

L’échec scolaire, étant un phénomène universel, frappe presque tous les pays du
monde. L’Amérique, même être le plus puissant de pays mondiale, a connu aussi
certains cas d’échec scolaire. En 09 juillet 2013, Rémi T. a publié un article sur une
page web montrant le cas de décrochage scolaire de l’Amérique Latine et du Liban. Il
affirme : « Le décrochage ne se définit pas de la même façon qu’en France. En
moyenne, moins de 50% des élèves finalisent leurs études secondaires, avec des
variations considérables : L’Argentine, le Chili, Cuba et le Pérou ont des taux
d’achèvement du primaire qui avoisine les 100% et sont entre 60 et 90% pour le
secondaire. » Il ajoute : « Le Guatemala, le Nicaragua et le Honduras ont des taux
d’achèvement du primaire de l’ordre de 60/70% et de 20 à 30% pour le secondaire. » 1
Au Cambodge, le taux d’abandon scolaire est en moyenne 52,88% pour les filles
tandis que 47,12% pour les filles selon l’enquête fait par CHANSOPHAT Y. en Avril
2
2005. Les Directions du développement de la Banque mondiale a publié une étude
récente qui s’est penchée sur la déscolarisation et l’abandon scolaire des jeunes
d’Afrique Subsaharienne. Les zones rurales sont les plus touchées d’après MAYS M. :
« un jeune urbain de la tranche d’âge 12-14 ans à une probabilité d’être scolarisé 8%
supérieur à celle d’un jeune rural de la même tranche d’âge » 3

L’enseignement à Madagascar a subi certains cas d’échec dus à des diverses


raisons. Le Ministère de l’éducation Nationale affirme que chez les adolescents de 15 à
19 ans qui ont déjà des enfants, 52,7% sont analphabètes ou non scolarisés, tandis que
31,2% ont achevé l’école primaire contre seulement 12,1% pour le secondaire. Le
ministre de l’éducation nationale, Paul Andrianiaina RABARY a confirmé : « Il est
temps d’apporter sa contribution pour permettre aux élèves de se concentrer sur leur
scolarité et à leur réussite » 4
1
Rémi T. (2013, 9 juillet). Décrochage scolaire : le cas de l’Amérique latine et du Liban (Anne Blasco – CIEP).
Hypothèse. [Link]
2
CHANSOPHAT Y. (2005) Étude des facteurs de l'abandon scolaire au niveau primaire au Cambodge,
Cambodge [Link] pdf page 73
3
MAYS M (2016, 24 Février) Afrique : Les raisons de la déscolarisation et de l’abandon scolaire. MAYS
MOUISSI [Link]
scolaire/#:~:text=%E2%80%93%20L'abandon%20scolaire%20d',y%20ont%20jamais%20%C3%A9t
%C3%A9%20inscrits.
4
Ministère de l’éducation Nationale. [Link]
de-leducation-sexuelle-dans-les-cours-de-sciences-naturelles-a-partir-de-la-classe-de-8eme/ consulté le 16

1
A l’EPP Ambalaomby, l’effectif de candidats pour l’examen CEPE de l’année
scolaire 2018-2019 était 32 et que 14 élèves ont réussi d’où 43,75% de taux de
réussite, les mauvaises notes affluentes embrassent tous les élèves dans les classes
intermédiaires. Les niveaux de ces élèves ont connu une baisse considérable. En plus,
la crise sanitaire de début 2019 est cependant venue accentuer le taux de l’échec
scolaire, elle a eu des impacts négatifs sur l’assiduité et les résultats scolaires de la
plupart des élèves. Certains d'entre eux vivent seuls, loin des parents et parfois ils ont
dû se débrouiller tout seul en cas de manque de vivre, de maladie, etc. Cela entraîne
une déperdition surtout pour les classes de 7e. 5

Ce sont tous ces faits qui nous ont amenée à choisir comme sujet : « l’échec
scolaire à L’EPP Ambalaomby : manifestations et causes ». Ce sujet nous paraît très
pertinent puisque le bout de moment de notre arrivé à ce lieu, nous avions déjà pu
remarquer que l’échec scolaire avait un impact négatif sur les enfants qui devaient être
scolarisés. Par ailleurs, puisque c’est là que nous avons été envoyé pour accomplir
notre tâche d’enseignant et qu’il est plutôt facile d’acquérir les données scolaires de
l’établissement de cette école, on a choisi cette école pour mener notre étude de cas de
l’échec scolaire. Par ailleurs c’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur
actuellement à Madagascar.

L’objectif principale de notre recherche est d’identifier les causes de l’échec


scolaire selon leur apparition afin de pouvoir proposer des solutions pour redresser au
mieux cette situation.

Nous-nous demandons s’il est au moins possible de minimiser au maximum le taux


de l’échec scolaire dans cet établissement. Mais pour parvenir à y répondre, c’est
nécessaire de savoir comment se présente l’échec scolaire à l’EPP Ambalaomby et
quelles en sont les causes. Connaître les réponses à ces questions nous permettra
d’identifier des solutions efficaces pour redresser ce problème d’échec scolaire.

La réalisation de ce mémoire nécessite des recherches en ligne sur le web ou des


visites de bibliothèques pour trouver des informations pertinentes liées à
Avril 2022
5
Archives de l’EPP Ambalaomby. Cf. Tableau montrant le taux de réussite scolaire de l’EPP Ambalaomby de
l’année scolaire 2018-2019

2
l’enseignement et à l’échec scolaire. Il faut lire les article et informations de ces sites
et bibliothèques et les analyser par rapport aux principaux points de recherche dans la
zone à investiguer.

Cependant, la plupart des recherches impliquées dans ce travail ont été limités
pendant la majeure partie du temps où ce mémoire a été conçu. Certains des problèmes
rencontrés lors de cette période, par exemple, le manque d’accès au réseau Internet ou
la bibliothèque étant trop loin de l’endroit à enquêter.

Ainsi, notre travail comporte trois parties. Dans la première partie se fera la
présentation générale du mémoire. Il comprendra la situation géographique,
l’organisation administrative et pédagogique de l’EPP Ambalaomby. On y trouve
également des écrits et des champs théoriques liées aux idées de recherche,
l’hypothèse et la méthodologie de recherche. Dans la deuxième partie, nous retrouvons
les résultats de la recherche. En cela, nous identifierons les informations obtenues à
partir des recherches effectuées et nous discuterons des résultats en fonction des
théories retenues en les comparant à d'autres recherches. Nous vérifierons ensuite
notre hypothèse de départ. Et dans la troisième et dernière partie nous essayerons de
proposer des solutions susceptibles pour pallier le problème de l’échec scolaire à l’EPP
Ambalaomby

PREMIERE PARTIE
PRESENTATION GENERALE DU MEMOIRE

3
CHAPITRE I : SITUATION GEOGRAPHIQUE ET ORGANISATIONNELLE
DE L’EPP AMBALAOMBY
I. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE L’EPP AMBALAOMBY
L’EPP Ambalaomby est située dans la région Alaotra-Mangoro de la province de
Toamasina, dans la CISCO Anosibe An’Ala, et dans la ZAP Ambalaomby. (Cf. carte
n° 1 et 2 Localisation du district d’Anosibe An’Ala et de la Commune Ambalaomby).

Cet établissement scolaire possède environ cinq (05) bâtiments de huit (08) salles
des classe et une pièce pour le bureau de l’administration.

Plan de masse de l’EPP Ambalaomby

BUREAU
T1 T1 T3

T2
T4

Schéma2T3: Plan de masse du CEG Moramanga


T5

T5

Toilette

Source : EPP Ambalaomby

CARTE N°01 : Localisation du District d’Anosibe An’ala

4
Source : Google Map consulté le 27 Aout 2022

5
CARTE N°02 : Localisation de la Commune Ambalaomby

AMBALAOMBY

Source : Google Map consulté le 27 Aout 2022

6
II. ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE DE L’EPP
AMBALAOMBY
L’école possède dix personnels dont une directrice et neuf (09) personnels
enseignant.

Tableau 01 : Les personnels de l’école primaire Ambalaomby

Nombre Statut Sexe

Fonctionnaire ENF Masculin Féminin

10 3 07 02 08

Source : EPP Ambalaomby

Comme le montre le tableau, il y a 10 enseignants dans l'école et il y a plus de


femmes que d'hommes, huit femmes et deux hommes. On constate également que
seuls trois de ces enseignants sont déjà fonctionnaires alors que sept attendent encore
d'être embauchés comme fonctionnaires.

CHAPITRE II : CHAMPS THEORIQUE DE REFERENCE

Des cas d’échec scolaire se retrouvent dans presque toutes les communautés
scolaires du monde, tant dans les pays développés, que dans les pays sous-développés
qui ont l’incidence le plus élevée de ce phénomène.

Mais d’abord qu’est-ce c’est exactement l’échec scolaire ?

Nous allons nous servir des quelques définitions qui sont provenus des sources
respectives pour qu’on puisse mieux discerner le sens de ce concept :

L’échec signifie : Insuccès, non –réussite6 ou le « fait de ne pas réussir, de ne pas


obtenir quelques choses » 7. Ce mot signifie aussi "insuccès, non réussite, ratage,
revers momentané".8

6
Le nouveau petit Larousse 1968 page 299
7
[Link] consulté le 16 Avril 2022
8
[Link] consulté le 16 Avril 2022

7
L’échec scolaire est le phénomène des élèves quittant les systèmes scolaire
moderne sans qualification ou diplôme et plus largement ayant des difficultés
d’apprentissage.9 Il peut désigner un retard dans la scolarité, sous toutes ses formes, il
concerne davantage les enfants issus de milieux défavorisés… 10 On parle d’échec
scolaire quand un enfant ne réussit pas à apprendre ou apprend avec plus de difficultés
que les autres enfants de son âge. L’échec peut comprendre à la fois l’abandon ou le
redoublement (reprise d’une classe). En terme de qualité de l’éducation, l’échec peut
se manifester lorsque les élèves ne maîtrisent pas leur programme scolaire. 11

Le redoublement scolaire (ou doublement scolaire) est le fait, pour un élève, de ne


pas intégrer le niveau de classe supérieur à l’issue de l’année scolaire, mais
d’accomplir une seconde année d’études dans le même niveau de classe 12 tandis que
l’abandon scolaire « s'applique à la situation des élèves ou des étudiants qui par
incapacité, par manque de moyens financiers, etc., ne vont pas jusqu'au bout de la
période d'études en cours. » 13

L’échec scolaire est parmi les problèmes scolaires qui touche beaucoup de pays dans le
monde. On le trouve en Afrique, en Asie et même en Amérique avec un taux
considérable.

I. En Afrique, en Asie et En Amérique


1. En Afrique

L’Afrique est un continent qui couvre 6 % de la surface de la Terre et 20 % de la


surface des terres émergées. En Afrique, plus précisément en Afrique subsaharienne,
c’est la région la plus touchées par l’échec scolaire. Il a 42% des élèves qui quittent
l’école avant même d’avoir achevé son étude en primaires. Ils n’ont même pas acquis
les compétences de base nécessaire. 14

9
[Link] consulté le 16 Avril 2022
10
[Link] consulté le 16 Avril 2022
11
Dr MOHAMED (A) perspective spécifique de l’enseignement primaire aux îles Comores, p13, Edition Belin,
2006
12
[Link] consulté le 16 Avril 2022
13
[Link] consulté le 16 Avril 2022
14
RAZAFINIAINA L. H. (2015) L’échec scolaire au lycée Ambohidratrimo : manifestations et causes p.7 pdf

8
Prenons quelques exemples de pays qui a connu de l’échec scolaire considérable parmi
les pays Africains :

- Le Tchad avec son taux d’abandon de 72 %, est considéré comme le


pays le plus touché par l’échec scolaire en Afrique.
- L’Ouganda suit de près le Tchad puisque son taux d’abandon est à 68 %
- L’Angola, ce pays a le même taux d’abandon scolaire que l’Ouganda,
c’est aussi à 68%

D’ailleurs, les pays de l’Afrique où on trouve le taux d’abandon le plus


faible, sont d’abord, l’île Maurice qui a un taux de 02%, et puis le Botswana
avec un taux de 07%.15

II. En Asie
L’Asie, le continent qui occupe 29,4 % des terres émergées est en fait victime de
l’échec scolaire aussi. En Asie du sud et de l’ouest, 33% des élèves commençant
l’école primaire abandonnent avant d’avoir atteint la dernière année d’études
primaires. 16 Prenons comme exemple un pays asiatique : le Cambodge.

Le Cambodge est un pays essentiellement agricole qui se trouve au Sud-Est de l’Asie.


Pendant trois années scolaires successives (1996-1997, 1997-1998, 1998-1999),
l’éducation au niveau primaire du Cambodge a connu un taux d’abandon scolaire de
7,4% à 21,1% d’après le Ministère de l'Éducation de la Jeunesse et des Sports (1999). 17
CHANSOPHAT Y. a confirmé dans son mémoire : « L'abandon scolaire au niveau
primaire au Cambodge survient surtout entre la cinquième et la sixième année. La
tendance d'abandons massifs survenant au début du cycle primaire est particulièrement
affligeante car les enfants qui n'ont qu'une année ou deux d'enseignement quittent
l'école dans un état proche de l'analphabétisme. »18
15
KANTABAZE (P)/UCAD/ETHOS/FASTEF/CUSE/Thèse, éducation et pauvreté en Afrique
/2009-2010 p 34
16
RAZAFINIAINA L. H. (2015) L’échec scolaire au lycée Ambohidratrimo : manifestations et causes p.7 pdf
17
CHANSOPHAT Y. (2005) Étude des facteurs de l'abandon scolaire au niveau primaire au Cambodge p. 33
18
CHANSOPHAT Y. (2005) Étude des facteurs de l’abandon scolaire au niveau primaire au Cambodge p. 33

9
Le tableau ci-dessous montre le taux d’abandon scolaire de Cambodge pendant trois
années scolaires successives.

Tableau 2 : Taux d'abandon scolaire à l'enseignement primaire de Cambodge de 1996-


199919

Niveau de classe Année scolaire


1996-1997 1997-1998 1998-1999
1 7,4% 11,9% 10,7%
2 8,9% 15,2% 14,0%
3 10,5% 14,9% 14,1%
4 11,6% 17,4% 15,9%
5 19,2% 21,1% 16,2%
Source : Ministère de l'Éducation de la Jeunesse et des Sports (1999). Education
statistics and indicators. PhnomPenh : EMIS Center, Department of Planning.

Ces données nous montrent que l’échec scolaire qui s’est manifesté par l’abandon
scolaire a frappé ce pays depuis même les années 90.

Dans son ouvrage, CHANSOPHAT Y. affirme aussi un autre cas de l’échec scolaire,
dont le redoublement, en disant : « Sur la base de nos données, nous estimons que le
taux de redoublement est de 15,38% en première année d'études et de 22,11% en
sixième année. De manière générale, toutefois, le redoublement scolaire tend à être
répandu en première et en dernière année du cycle primaire cambodgien. »

III. En Amérique
L’Amérique est un continent de l’hémisphère occidental qui a une superficie plus de
42 millions de km², d’où 28,2 % des terres émergées. C’est le deuxième plus vaste
continent de la planète et pourtant, sa vaste surface n’empêche pas l’échec scolaire de
la frapper, surtout l’Amérique Latine. Quand on parle d’échec scolaire, on ne parle pas
seulement l’abandon mais aussi le redoublement. Un article montre le taux d’abandon

19
CHANSOPHAT Y. (2005) Étude des facteurs de l’abandon scolaire au niveau primaire au Cambodge p. 33

10
scolaire au Guatemala, au Nicaragua et au Chili en disant qu'en moyenne 55 % des
jeunes de la région terminent le premier cycle de l'enseignement secondaire, dans ces
pays et que cette estimation tombe à 30 %. Au Chili, il approche les 80 %. Cela prouve
que 20 à 70 élèves sur 100 subissent l’échec scolaire dans ces trois pays. En se référant
aux données statistiques que la Banque interaméricaine de développement (BID),
l'article affirme : « 20 % des élèves entrent à l'école primaire avec une ou plusieurs
années de retard. Au cours de ce cycle, environ 10 % redoublent la 1re et la 2e année
et 8 % redoublent la 3e et la 4e année. Seuls 40 % des enfants entrent à l'école
secondaire à l'âge prévu. Au niveau secondaire, environ 10 % des jeunes de chaque
niveau scolaire redoublent »20

Tableau 3 : le taux d’échec scolaire dans quelques pays d’Afrique francophones en


200721

Pays Taux (%)


Madagascar 38,3
Mali 18,6
Burkina Faso 21,9
Benin 26,8
Maurice 02
Comores 27,1
Côté d’ivoire 26,6
Gabon 34,4
Burundi 40,4
Source : Source : UNESCO, 2007 n° : 312.

Ce tableau montrant le taux d’échec scolaire dans les pays africains représente un taux
entre 02% à 40,4% qui a la moyenne de 26,34%.

20
Jeunesse et réalités changeantes : repenser l’enseignement secondaire en Amérique latine , 15,18, López,
Néstor ; Opertti, Renato ; Vargas Tamez, Carlos, UNESCO. Unesco
21
KANTABAZE (P)/UCAD/ETHOS/FASTEF/CUSE/Thèse/2009-2010

11
Tableau 4 : le taux d’échec scolaire dans quelques pays d’Afrique anglophone en
200722

Pays Taux (%)


Ouganda 68
Lesotho 29,0
Malawi 20,2
Gambie 19,7
Afrique du Sud 18,0
Ghana 15,8
Namibie 15,1
Botswana 14,8
Nigeria 12,9
Source : Source : UNESCO, 2007 n° : 312.

Ce tableau montrant le taux d’échec scolaire dans les pays africains représente un taux
entre 12,9% à 68% qui a la moyenne de 23,68%.

Ces données fournies par l’UNESCO représentent une faible différence de moyenne
entre les pays africains francophone et ceux d’anglophones. Le taux d’échec en
Afrique, d’après cette échantillon de données, est entre 02% (Maurice) et 68%
(Ouganda).

En bref, l’échec scolaire fait l’objet de nombreux discussions au niveau mondial. Ces
dernières entraînent des choix politiques différents en matière de réformes de
l’enseignement. Ce phénomène universelle devrait être très préoccupante pour la
plupart des responsables éducatifs surtout dans les pays en voie de développement
comme Madagascar.

22
Idem

12
IV. MADAGASCAR, PARMI LES PAYS VICTIMES DE L’ÉCHEC SCOLAIRE
DE L’OCÉAN INDIEN
Madagascar, l'île immense situé au large de la côte sud-est de l’Afrique a connu un
taux d’échec scolaire très important ces dernières années que ce soit sur l’abandon
scolaire ou sur la déperdition scolaire ainsi que sur le redoublement. Ce phénomène
constitue une problématique très importante et fort préoccupante pour l’ensemble des
acteurs scolaires à Madagascar.

L’accès à l’éducation de qualité pour tous est parmi les « velirano » du Chef d’Etat
Malagasy, Rajoelina Andry. Le président regrette en disant : « Le taux de déperdition
scolaire reste encore élevé ». Il ajoute que ces deux dernières années, les écoles qui ne
disposent pas de cantine scolaire n’ont pas pu enregistrer une hausse de taux de
scolarisation.23

IV.1. LE REDOUBLEMENT
Depuis 2002, l’enseignement primaire a une structure de trois cours : d’abord, le cours
préparatoire subdivisé en deux classes, CP1 et CP2 (désormais appelées Classe de
onzième et Classe de dixième) ; puis, le cours élémentaire qui comprend la classe de
CE (maintenant Classe de neuvième) ; en enfin le cours moyen subdivisé en deux
classes, CM1 et CM2 (Classe de huitième et Classe de septième). Théoriquement, il
n’y a pas de redoublement intra cours ; autrement dit, la continuation d’apprentissage
intra cours doit s’opérer. 24

D’un côté, le redoublement n’est pas toujours si négatif pour le système scolaire, c’est
aussi une pratique mise en place qui a pour but d’aider les élèves en difficulté
d’apprentissage afin qu’ils puissent rattraper leur retard par rapport aux objectifs
pédagogiques. Par contre, il a des implications sur l’économie, affecte le taux
d’abandon scolaire et ne permet généralement pas aux redoublants de rattraper leur
retard scolaire par rapport aux non-redoublants.

23
RANAIVOSON G. (07 Octobre 2021) L’Express de Madagascar en ligne
[Link] , Éducation –
Rajoelina fait le pari d’éradiquer l’abandon scolaire, consulté le 21 Avril 2022
24
PASEC (2017). Performances du système éducatif malgache : Compétences et facteurs de réussite au primaire.
PASEC, CONFEMEN, Dakar. p.15

13
L’échec scolaire se manifeste par le redoublement scolaire et Madagascar est aussi un
pays où on trouve ce cas. D’après l’UNESCO, le taux redoublement à Madagascar en
2000 à 2013 au niveau primaire se représente comme suit :

Graphique 1 : Évolution du taux de redoublement et du taux d’abandon au primaire en

2000 à 2013

Source : UNESCO (2015). Examen national de l’Éducation Pour Tous : Madagascar.

En 2001, le taux de redoublement a considérablement chuté. C’est sûrement dû à la


politique de Gouvernement et notamment la restructuration des cinq années du
primaire en trois cours avec continuité d’apprentissage et passage automatique vers la
classe supérieure à l’intérieur d’un même cours. 25

IV.2. L’ABANDON
L’abandon scolaire des élèves au cours de leur étude est toujours parmi les problèmes
que l’État Malagasy essaye de résoudre pour éradiquer l’échec scolaire à Madagascar.

25
PASEC (2017). Performances du système éducatif malgache : Compétences et facteurs de réussite au
primaire. PASEC, CONFEMEN, Dakar. P.15

14
En 2018, l’UNICEF a déclaré une statistique de taux d’achèvement scolaire que ce soit
au niveau national ou régional. D’où le reste du taux d’achèvement scolaire c’est donc
le taux d’abandon scolaire. 26

Tableau 5 : Taux d'achèvement et d’abandon scolaire au niveau national en 2018 à


Madagascar au niveau primaire, secondaire premier cycle et second cycle27

Niveau Taux d’achèvement Taux d’abandon scolaire


scolaire (%) (%)
Primaire 56% 44%
Secondaire premier cycle 26% 74%
Secondaire second cycle 15% 85%
Source : MICS UNICEF 2018

Ces données montrent qu’au niveau national, le taux d’abandon scolaire s’accroît au
fur et à mesure jusqu’au niveau secondaire second cycle. Au niveau primaire, 44
élèves sur 100 abandonnent l’école tandis que au niveau secondaire, ce chiffre
augmente jusqu’à 85 parmi les 100 élèves.

CHAPITRE III : L’HYPOTHESE ET LA METHODOLOGIE DE


RECHERCHE
I. L’HYPOTHESE

Notre hypothèse est que l’’échec scolaire à l’EPP Ambalaomby est comme la
plupart de phénomène de l’échec scolaire universel. Que ce soit les problèmes
météorologique ou familiaux, ils font tous partie des causes de l’échec scolaire. Il se
pourrait alors que la collaboration de tous les personnes concernées dans le monde de
l’éducation (les enseignants, les parents, les administrateurs, l’État…) soient
nécessaires à la résolution de ce problème ; en se tenant la main, elles peuvent aider les
élèves en difficulté que ce soit sur la modification partielle vers un système scolaire
adéquat ou sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement-apprentissage.

26
UNICEF MICS6-Madagascar-2018-Education
27
UNICEF MICS6-Madagascar-2018-Education,

15
II. METHODOLOGIE

Tout d'abord, nous collectons un maximum d'informations liées à l'échec scolaire.


Il faut pour cela, par exemple, faire des recherches sur divers sites Internet, visiter de
nombreuses bibliothèques, lire des articles dans des livres ou des magazines. Toute
information jugée pertinente pour la recherche et jugée utile doit également être
enregistrée.

Ensuite, il faut aussi développer des outils pour recueillir des informations sur
place. C’est la conception des questionnaires. Cela est nécessaire pour que les
informations obtenues soient aussi précises que possible et plus claires

Il faut aussi descendre sur le terrain pour pouvoir rassembler davantage les
informations nécessaires pour notre étude, consulter les dossiers scolaires disponibles
dans le milieu scolaire, se renseigner auprès du personnel administratif de l’école (le
directeur et les enseignants), lire et analyser tous les documents collectés, effectuer des
enquêtes par questionnaires auprès de 25 parents d’élèves sur les obstacles que leurs
28
enfants font face en accédant l’école. , effectuer des enquêtes par questionnaires
auprès de 40 élèves de la classe de 7 e sur les obstacles qu’ils font face en accédant
l’école29, et enfin, effectuer des enquêtes par questionnaire auprès des 3 enseignants
tenant la classe de 7e, 11e et Préscolaire 30

28
Cf. Annexe 3
29
Cf. Annexe 1
30
Cf. Annexe 2

16
DEUXIÈME PARTIE :
LES RESULTATS DE LA RECHERCHE ET ANALYSE

CHAPITRE IV : RESULTATS A PARTIR DE CONSULTATIONS DES


ARCHIVES DE L’ECOLE
Nous pensons surtout aux milliers d’élèves qui sortent du système scolaire sans
qualification lorsque nous parlons d’échec scolaire, il faut donc savoir ce qui se passe
après leur inscription au milieu scolaire ; si certains ne vont plus à l’école, c’est qu’il y
a de l’abandon scolaire ; si certains reste dans son niveau précédent au lieu passer à un
autre niveau, c’est là que le redoublement s’aperçoit ; et si l’effectif des élèves au
début de l’année scolaire diminue au fur et à mesure jusqu’à la fin de l’année scolaire,
c’est sûrement la déperdition scolaire, même si seulement un de ces cas est apparu
dans un milieu scolaire, cela veut dire qu’il y a de l’échec scolaire.

Ces cas d’échec scolaire ont tous les trois frappé l’école primaire Ambalaomby
depuis de dizaines d’années d’après les documents archivés consultés de
l’établissement en question. C’est certains que tous les responsables éducatifs
concernés ont tous essayer d’apporter de solutions pour améliorer cette situation.
Pourtant, après avoir effectué une enquête auprès des personnes en charge de
l’éducation dans ce lieu, nous pouvons affirmer que l’objectif d’éradiquer l’échec
scolaire à Ambalaomby n’est pas encore tout à fait atteint.

III. L’ABANDON SCOLAIRE


L’abandon scolaire est un problème sans frontière, et Ambalaomby, etant une zone
rurale difficilement accessible dans le district d’Anosibe An’Ala, n’a pas pu échapper
au problème d’abandon scolaire au niveau primaire.

I.1. Année scolaire 2018-2019


Tableau 6 : L’effectif des élèves primaire à Ambalaomby de 2018-2019 et le taux
d’abandon scolaire par classe de préscolaire31 au 7e ou CM2

Année Niveau Effectif au Nombre d’élèves Taux


31
Le niveau préscolaire et le primaire sont tous les deux préoccupés par un seul comité de responsable éducatif,
le chef d’établissement, les adjoints ainsi que les membres de la FRAM

17
scolaire début de qui a abandonné d’abandon %
l’année scolaire
2018-2019 11e 109 7 6,42
10e 48 0 0
9e 75 6 8
8e 61 8 13,11
7e 32 0 0
Total 325 21 6,46
Source : Archives de L’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

Le taux moyenne de l’abandon scolaire pendant l’année scolaire 2018-2019 est à


6,46%. Le taux maximum est retrouvé dans la classe de 8e.

Ce chiffre pourrait être dû à l’avis des certains parents que la capacité à l’écriture et à
la lecture est suffisant pour la vie entière de ses enfants.

I.2. Année scolaire 2019-2020


Tableau 7 : L’effectif des élèves primaire à Ambalaomby de 2019-2020 et le taux
d’abandon scolaire par classe de 11e au 7e ou CM2

Année Niveau Effectif au Nombre d’élèves Taux


scolaire début de qui a abandonné d’abandon %
l’année scolaire
2019-2020 11e 78 6 7,69
10e 62 0 0
9e 63 9 14,28
8e 44 0 12,5
7e 46 1 0
Total 290 16 5,51
Source : Archives de l’Epp Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

18
I.3. Année scolaire 2020-2021
Tableau 8 : L’effectif des élèves primaire à Ambalaomby de 2020-2021 et le taux
d’abandon scolaire par classe de 11e au 7e ou CM2

Année Niveau Effectif au Nombre d’élèves Taux


scolaire début de qui a abandonné d’abandon %
l’année scolaire
2019-2020 11e 81 2 2,47
10e 65 1 1,54
9e 70 11 15,71
8e 40 5 12,5
7e 25 0 0
Total 281 19 5,84
Source : Archives de l’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

Avec le taux moyenne de 5,84%, cette année scolaire a le taux d’abandon qui n’est pas
très loin de ceux des deux années scolaires précédente. Pourtant, l’année 2020-2021 a
le taux maximum le plus élevé car le taux d’abandon en classe de 9e est à 15,71%.

En observant les données sur les trois tableaux, l’effectif des élèves s’affaiblit au cours
de ces trois dernières années scolaires ; en 2018-2019 l’effectif des élèves inscrits est
325, l’année suivante, 290 élèves puis 281 élèves la dernière année. Le taux d’abandon
est d’abord à 6,46%, s’est affaibli 5,51% l’année suivante, mais il s’est accru à 5,84%
en 2020-2021.

Les classes les plus touchées par l'abandon scolaire sont la classe de 9 e et 8e durant ces
trois années scolaires. L’utilisation de la langue française comme langue
d’enseignement depuis la classe de 9e est une raison possible pour cette situation.

IV. LE REDOUBLEMENT
Le redoublement n’est pas forcément mauvais pour un élève. Quand il a de difficulté
qui l’empêche d’atteindre l’objectif pour passer au niveau suivant, c’est mieux pour lui
de rester et essayer de rattraper son retard en obtenant de l’aide de son enseignant.

19
Mais puisque le redoublement fait partie des manifestations de l’échec scolaire, il
apporte aussi sa part sur la nuisance de la vie scolaire d’un élève, surtout lorsque ce cas
se répète. Le cas de l’EPP Ambalaomby se montre comme suit pendant trois années
scolaires successives :

II.1. Année scolaire 2018-2019


Tableau 9 : Effectifs des élèves à la fin de l’année scolaire 2018-2019 ainsi que le taux
de redoublement

Année Niveau Effectif à la fin Nombre de Taux de


scolaire de l’année redoublants redoublement
scolaire %
2018-2019 11e 102 35 34,31
10e 48 19 39,58
9e 69 36 52,17
8e 53 21 39,62
7e 32 18 56,25
Total 304 129 42,43
Source : Archives de l’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

Le taux de redoublement est entre 34,31% et 56,25%. Le résultat CEPE de cette année
est donc à 43,75%.

II.2. Année scolaire 2019-2020


Tableau 10 : Effectifs des élèves à la fin de l’année scolaire 2019-2020 ainsi que le
taux de redoublement

Année Niveau Effectif à la fin Nombre de Taux de


scolaire de l’année redoublants redoublement
scolaire %
2019-2020 11e 72 30 41,66
10e 62 11 17,74
9e 50 22 44,00

20
8e 44 10 22,73
7e 45 13 28,89
Total 273 86 31,50
Source : Archives de l’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

La situation s’est un peu amélioré cette année mais le taux est resté encore élevé.

II.3. Année scolaire 2020-2021


Tableau 11 : Effectifs des élèves à la fin de l’année scolaire 2020-2021 ainsi que le
taux de redoublement

Année Niveau Effectif à la fin Nombre de Taux de


scolaire de l’année redoublants redoublement
scolaire %
2020-2021 11e 79 24 30,38
10e 64 11 17,19
9e 59 9 15,25
8e 35 9 25,71
7e 25 1 4,00
Total 262 54 20,61
Source : Archives de l’Epp Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

L’année scolaire 2020-2021 a le taux de redoublement le plus faible parmi ces trois
années. Mais on trouve quand même que 30 élèves sur 100 ont dû redoubler.

21
CHAPITRE V : FACTEUR DU A L’IMPERFECTION DE
L’ETABLISSEMENT, SALLES DE CLASSE ET MOBILIERS SCOLAIRES
Le fait que l’échec scolaire se trouve dans le monde entier, des résultats d’enquête,
des statistiques ainsi que des rapports proviennent montrent différentes causes qui
poussent les élèves à abandonner leurs études précocement. Par exemple, au Brésil
d’après l’enquête de Robert E. et Ana M. P. auprès des directeurs d'école, des
instituteurs et des parents d'enfants de première année d'études primaires, les
principales causes sont le désintérêt des parents et des élèves, les conditions physiques
de l'élève, la nécessité pour l’enfant de travailler, l’instruction des parents, la
fréquentation scolaire irrégulière, la manque de fournitures scolaires, le changement de
résidence, la difficultés d’apprentissage, la préparation insuffisante des enseignants et
la pénurie d’écoles ou difficultés d’accès à l’école.

I- L’ETABLISSEMENT DE L’EPP AMBALAOMBY


L’école devrait être un endroit paisible, sûr, protecteur et favorable au bien-être et
au développement de l’enfant. Cependant, l’établissement de l’école primaire
d’Ambalaomby n’est pas très sûr et paisible surtout pour les élèves. L’établissement
comportait cinq bâtiments dont huit salles de classe et une salle pour l’administration.
Il a aussi un terrain de sport. L’EPP Ambalaomby est considérée comme le centre de la
zone administratif.

Ambalaomby est un village où se cache derrière des montagnes, et il y a des


rivières coulent à son travers. On peut y avoir une bonne vue de paysage par
l’établissement. Malheureusement, cette école n’est pas du tout clôturée alors qu’elle
se situe même dans le fokontany Ambalaomby. Cette absence de clôture est une source
sûre de perturbation et insécurité.

Des gens du village font de raccourci en marchant à travers l’enceinte scolaire


même pendant le cours de l’enseignement-apprentissage et les élèves dans la classe les
voient à travers les portes ou les fenêtres alors que l’attention et la concertation des
élèves en classe sont très faciles à briser. Quand les élèves sont déconcentrés et ont

22
perdu leur attention pendant l’enseignement-apprentissage, ils n’auront quasiment pas
de capacité à la mémorisation tout simplement parce qu’ils n’ont rien retenu.

Photo n° 1 : Vue partielle de l’établissement scolaire primaire d’Ambalaomby avec


son terrain de sport

Source : cliché de l’auteur (07 Avril 2022)

Nous pouvons bien constater grâce à cette photo qu’à travers l’enceinte scolaire, il y a
des raccourcis où les gens du village vont et viennent à travers et il n’y a pas de clôture
et même en voyant une bicyclette qui roule de loin pourrait nuire leur concentration.
Pourtant, le temps de concentration d’un élève primaire est limité d’où l’enfant n’est
capable de consacrer à une tâche en faisant abstraction de son environnement que très
peu de temps.

En plus, l’absence de clôture n’est pas la seule raison de perturbation pour ces
élèves, il y a aussi la présence d’une rivière tout près de l’école. La carte suivante
montre où coule cette rivière par rapport à l’enceinte scolaire.

23
CARTE N°03 : L’EPP Ambalaomby vue satellite

Source : Google Map consulté le 27 Aout 2022

La photo montre la cour de l’établissement avec l’absence de clôture de l’EPP


Ambalaomby et une rivière coule à quelques mètres. Quand il fait beaucoup très

24
chaud, des enfants ou des adultes du village se baignent dans l’eau même pendant
l’heure d’apprentissage. Donc, l’inexistence de clôture et la présence de cette rivière
peuvent être une source de perturbation pour eux.

II- LES BATIMENT ET MOBILIERS SCOLAIRES

II.1. Les bâtiments scolaires


Il est très important d’avoir des infrastructures scolaires suffisants. Les salles de
classes devraient être assez nombreux par rapport à l’effectif des élèves. Pourtant, elles
ne devraient pas seulement suffisants mais aussi de bonne qualité pour assurer le bon
déroulement de l’enseignement-apprentissage. Il est évident que tous les élèves
Malagasy a le droit d’étudier dans une bonne condition de milieu scolaire. Ainsi,
VICKERY et DAVID J. confirment après avoir cité de nombreux conditions d’une
meilleure qualité de milieu scolaire : « Les normes et standards des aménagements ont
souvent pour résultat un tel entassement des enfants dans les salles de classe que toute
possibilité d'enseigner de façon efficace est exclue, alors que, parallèlement, les
normes de construction stipulent qu'en aucun cas, les planchers des salles de classe ne
doivent risquer de s'effondrer ! Voilà bien l'ironie de la situation pour des centaines
de salles de classe dans des dizaines de pays…. Il est indispensable d'offrir des
bâtiments scolaires de bonne qualité si l’on ne veut pas qu’ils fassent obstacle au
développement optimum des élèves. »32

L’EPP Ambalaomby comprenait cinq (05) bâtiments dont quatre pour les salles de
classes et un pour le bureau. La photo suivante montre l’état d’un de ces bâtiments.

32
UNICEF 1985, Matériels didactiques en planification et administration de l'éducation et constructions
scolaires pp. 3,4

25
Photo n° 2 : Un bâtiment de l’EPP Ambalaomby, vue partielle

Source : cliché de l’auteur (07 Avril 2022)

Les bâtiments de l’EPP Ambalaomby sont tous en mauvais état à l’intérieur aussi qu’à
l’extérieur. Il est trop poussiéreux et les murs sont plein de petit troues. Ce n’est pas
facile en effet de respecter l’hygiène. Pendant la période de pluie où les élèves sont
presque mouillés et ont froid en arrivant à l’école, ils ne pourraient pas se concentrer
pleinement sur l’apprentissage en restant pendant 5 bonnes heures dans ce bâtiment.
D’ailleurs, le plancher n’est pas ni en bois ni en ciment, mais en poussière et cela
pourrait affecter la santé des élèves ainsi de de l’enseignant. Les bâtiments ne sont
donc pas idéaux pour pouvoir bien se concentrer. Cependant, les élèves et les
enseignants continuent d’effectuer leur tâche respective.

II.2. Les mobiliers scolaires


Les mobiliers scolaires sont l’ensemble des meubles utilisées par les élèves et
les enseignants durant les enseignement-apprentissage et les toutes les activités
éducatives.

26
Les mobiliers scolaires de l’EPP Ambalaomby ne répondent pas aux critères
pour une éducation de qualité que ce soit en nombre ou en qualité. Presque dans toutes
les classes, quatre à sept élèves sont assis sur un banc sauf dans les classes de 7 ème,
alors que normalement un banc de 120 cm est fait pour seulement deux élèves.
Certains n’ont plus de place sur un banc et sont obligés d’écrire sur le sol avec des
poussières dessus.

Photo n° 3 : Élèves de CP1, EPP Ambalaomby, 2022

Source : cliché de l’auteur (07 Avril 2022)

Beaucoup d’élèves abandonnent au cours de l’années scolaire à cause de cette


situation. Ils ne sont plus motivés et préfèrent aider leur parent dans leur travail que
d’être frustrés à l’école.

27
CHAPITRE VI : AUTRES COSTATATION DE FACTEURS DE L’ECHEC
SCOLAIRE
I. LES RESSOURCES HUMAINES
La charge de travail d’un enseignant peut dépendre de l’effectif des élèves qu’il
va enseigner. Un effectif surchargé des élèves dans une classe pourrait entrainer
beaucoup de difficultés sur la gestion de temps, de l’espace et des élèves. Il ne serait
pas facile de gérer le temps pour des activités scolaires avec un effectif pléthorique.
Par exemple, au cours d’un travail de groupe, l’enseignant devrait suivre les étapes
d’enseignement-apprentissage dans sa fiche de préparation. Cependant, le surnombre
des élèves pourrait rendre cela très difficile voire impossible. L’enseignent n’aura donc
le choix que de prolonger le temps dédié à cette séance ou bien brûler certaines étapes
d’enseignement-apprentissage.
L’EPP Ambalaomby a effectivement ce cas de surcharge des nombres des
élèves.
Tableau 12 : L’effectif maximal des élèves dans une classe de l’EPP Ambalaomby

Année scolaire Effectif maximum Abandon scolaire (%) Redoublement


(%)
2018-2019 61 6,46 42,43
2019-2020 62 5,51 28,89
2020-2021 65 5,84 20,61
Source : Archives de L’EPP Ambalaomby consulté le 05 Avril 2022

L’effectif surchargé est généralement constaté dans les classes de 11 ème pendant
ces trois années scolaires. L’effectif diminue au fur et à mesure jusqu’à la classe de
7ème. Cette déperdition d’effectif est alors un signe de l’échec scolaire.

II. PROBLEMES METEOROLOGIQUE ET D’ELOIGNEMENT


II.1. PROBLEMES METEOROLOGIQUE
Chaque année, le village d’Ambalaomby ainsi que ses villages voisines ne sont
pas non plus à l’abri des effets des intempéries et des cyclones. Comme mentionné
précédemment, ce village est entouré de rivières et de ruisseaux. Après avoir enquêté

28
auprès des parent d’élèves ainsi que leurs enfants, la plupart d’entre eux ont déclaré
qu’ils traversent des eaux au moins deux fois pour se rendre à l’école.

Tableau 13 : Les élèves qui traversent des eaux pour aller à l’école

Nombre des fois Nombre d’élèves enquêtés


Une fois 0
Deux fois 10
Trois fois ou plus 21
Source : enquêtes de l’auteur

Selon les informations fournies par les parents, ils ne permettent jamais à leurs
enfants de se livrer à l’école lorsque la pluie ne s’arrête jamais. Après tout, l’eau monte
très vite et atteints même les rizières au bord. Non seulement l’eau s’approfondit l’été
et pendant la saison de pluie, mais la surface de l’eau augmente car elle remonte dans
les rizières sur ses rives. Cependant, ce n’est pas le seul obstacle qui les empêche de
réussir. Il n’y a pas que le mauvais temps qui ne leur permet pas d’aller à l’école mais
aussi ses impacts négatifs. Les routes, les ponts et les infrastructures scolaire n’en sont
pas exempts. Pendant ou après ces intempéries, de nombreux glissement de terrain se
sont produit, de nombreux ponts ont été brisés et des bâtiments scolaires se sont
effondrés. Le cyclone Batsiray a par exemple réussi à couper le pont reliant
Ambalaomby et certains villages environnants, détruit un bâtiment scolaire et un
chalet.

29
Photo n° 4 : Élèves de CP1, EPP Ambalaomby, 20223 : Un très vieux bâtiment de
l’EPP Ambalaomby, détruite par le cyclone BATSIRAY

Source : cliché de l’auteur (07 Avril 2022)

La photo ci-dessus montre la destruction d’un bâtiment scolaire de l’école


primaire d’Ambalaomby. Le chalet était à côté du bâtiment qui n’a pas été détruit mais
qui n’est plus là après le passage de Batsiray.

II.2. PROBLEME D’ELOIGNEMENT


Ceux qui vivent à Ambalaomby et ses environs sont comme tous les écoliers de
la plupart des villages du district d’Anosibe An’Ala. Beaucoup de ces élèves doivent
affronter la distance chaque jour pour pouvoir jouir de leur droit d’enfant, ce qui est
d’aller à l’école. Ils ne sont pas comme les écoliers urbains qui n’ont pas à marcher
loin pour se rendre à l’école, et même si c’est un peu loin, ces élèves urbains peuvent
prendre le bus. Pourtant, ces élèves d’Ambalaomby sont complètement différents.

Tableau 14 : Durée de trajet du domicile à l’école

DUREE Entre 10 – 30 Vers Vers Plus de 2h Nombre total des


minutes 1h 2h élevés enquêtés
Nombre 9 12 15 04 40

30
d’élèves
Pourcentage 22,5% 30% 37,5% 10% 100%
Source : enquêtes de l’auteur

Près de 77% d’entre eux doivent mettre une heure à trois heures ou plus pour se
rendre à l’école pour apprendre comme tous les enfants malgaches. Ils n’utilisent
aucun moyen de transport tel que voitures, motos ou vélos… Ils n’ont que leurs
jambes. La paresse ou la fatigue causée par le long trajet jusqu’à l’école pourrait être la
raison pour laquelle ces écoliers ne concentrent pleinement sur l’éducation à l’école.
Cela réduit leur motivation et leur volonté de poursuivre leurs études et peut même
affecter leur santé.

III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE


Faire face à la vie rurale n’est pas toujours facile, tant pour les parents que pour
les élèves. Qu’il s’agisse de problèmes courant au sein de la famille ou de la façon
dont chaque élève gère sa vie et son étude, ils affectent tous l’apprentissage d’un
enfant.

III.1. PROBLEME FAMILIALE


L’importance d’avoir beaucoup d’enfants se reflète souvent dans la culture et
l’idéologie Malagasy. Les enfants sont considérés comme leur véritable richesse. Il y a
aussi beaucoup de Malagasy qui aiment enseigner leurs enfants. C’est pourquoi ils
utilisent le fameux dicton : « L’éducation est le meilleur héritage ».

Environ 90% de la population d’Ambalaomby est composée de familles


d’agriculteurs. Leur subsistance dépend entièrement de l’agriculture et seuls quelques-
uns d’entre eux sont impliqués dans le commerce et l’exploitation minière. Il y a aussi
ceux qui élèvent des animaux comme des poulets, des canards, des vaches et des
cochons, mais en raison de l’incapacité et du manque d’argent pour s’occuper des
animaux, les maladies animales surviennent souvent chaque année et exterminent leur
bétail. En ce qui concerne l’éducation et les connaissances que la plupart des parents
ont acquises, il y en a quelques-uns qui ont terminé le niveau secondaire, il y en a aussi
qui ont terminé le niveau primaire, mais il y en a beaucoup qui n’ont jamais fréquenté

31
l’école ou à peine terminer la première année du primaire selon une enquête auprès des
acteurs locaux de l’éducation.

Il est donc à réfléchir et à se demander si de telles difficultés familiales, leur


économie, l’éducation que les parents ont complétée sont parmi les raisons de l’échec
scolaire et aussi, si être né au sein d’une famille nombreuse constitué-t-il un obstacle
pour le parcours scolaire ?

III.1.1. Le niveau d’instruction des parents et leur manque de supervision, de soutien


et d'encouragement des enfants
Lorsque les parents et leurs enfants ont été interrogé, il est ressorti que l’échec
scolaire des enfants vient aussi de la famille. Chacun a un rôle à jouer que ce soit
l’enseignant, les enfants à instruire ou les parents si on veut que les élèves réussissent.
Les parents ont d’autres responsabilités que de souscrire leurs enfants à l’école, de leur
fournir des fournitures scolaires et de les nourrir. Ils sont également chargés de
surveiller les études de leurs enfants, de les aider à faire leurs devoirs. Beaucoup
d’entre eux ne sont jamais allés à l’école ou savaient à peine lire et écrire et abandonné
l’école, alors bien sûr, il leur est difficile, voire impossible, d’aider leurs enfants à faire
leurs devoirs. Les parents valorisent peu l'école et s'impliquent peu dans l’encadrement
scolaire de leur enfant et moins les parents sont scolarisés, plus ils sont démunis
financièrement. Ils ne pourraient pas effectivement satisfaire les besoins scolaires de
leurs enfants.

Tableau 15 : Le niveau d’instruction des 25 parents enquêtés

Niveau d’instruction
Ceux qui n’ont jamais fréquenté 4 16%
l’école
Primaire 19 76%
Secondaire 2 8%
Supérieur 0 0%
Source : enquête de l’auteur
32
A l’issue de l’enquête, il a été constaté qu’une grande partie des parents
interrogés étaient allés à l’école, 76% avaient réussi le niveau primaire, 8% avaient
complété quelques années du collège, aucun d’entre eux n’a fait d’études supérieures,
et malheureusement 16% des personnes interrogées n’ont même jamais mis les pieds à
l’école. Cette situation peut résulter de l’idée que certains parents se font qu’il n’est
pas nécessaire de poursuivre l’étude très longtemps, mais la capacité de lire et d’écrire
suffit pour quitter l’école par la suite.

III.1.2. La scolarité et la situation matrimoniale


Dans une famille, l’éclatement familial et le décès d'un parent entraînent
surement des effets perturbateurs chez chacun des membres de la famille. Les jeunes
transportent leurs problèmes à l'école, ils sont inquiets, agressifs ou déprimés. La
violence conjugale, le divorce ainsi que les ruptures familiales entraînent des séries de
problèmes. : les enfants et les adolescents souffrent des conséquences, par exemple, un
parent manquant, un besoin d'argent, etc. Tout cela peuvent être la cause d’une baisse
importante de leur motivation à poursuivre leurs études et peuvent même les inciter à
abandonner l'école.

Tableau 16 : La situation matrimoniale des 25 parents d’élèves enquêtés

Situation matrimoniale
Marié (légitime ou illégitime) 6 24%
Divorcé 0 0%
Veuf 3 12%
Père ou mère célibataire 16 64%
Source : enquête de l’auteur

Si nous parlons des résultats de l’enquête, il n’y a jamais eu un père ou une


mère qui a divorcé légalement. Cependant, il y avait trois veuves et six étaient
33
légalement mariés ou non. 16 ou 64% d’entre eux sont des mères ou des pères
célibataires. Parmi eux, les mères célibataires sont plus nombreuses, tandis que les
pères célibataires élevant seuls leurs enfants étaient quasi inexistants.

III.1.3. La pauvreté
Le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) a créé l’IPH
ou l’Indicateur de la Pauvreté Humaine pour mesurer le niveau de pauvreté au sein
d’un pays et la condition de vie est parmi les indicateurs.
Comme nous l’avons vu précédemment, la majorité des habitants
d’Ambalaomby travaillent dans le secteur primaire. Beaucoup d’entre eux sont des
agriculteurs et éleveurs. Cependant, les maladies animales, les catastrophes naturelles
et les intempéries affectent leurs moyens de subsistance. En conséquence, il y a une
baisse importante des revenus, divers besoins ne sont pas satisfaits, il est très difficile
de se procurer les choses essentielles comme les fournitures scolaires et surtout une
alimentation adéquate et saine.
Tableau 17 : Alimentation des élèves et les parents enquêtés

Personne Nourriture Alimentation Riz toute Manioc toute


enquêtée suffisante propre et saine l’année ou la l’année
plupart de
temps
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
25 parents 8 17 7 18 10 15 00 25
40 élèves 13 27 16 24 13 27 00 40
Source : enquête de l’auteur

Selon les informations de l’enquête, 8 parents sur 25 ont déclaré avoir suffisamment de
nourriture pendant la majeure partie de l'année, tandis que 13 enfants sur 40 interrogés
ont dit la même chose. Cependant, cela signifie que plus de la moitié d'entre eux
souffrent de malnutrition. 60% des élèves interrogés et 70% des parents ont également
déclaré que leur alimentation n'est pas toujours propre et saine. Bien qu’aucun d’eux
n’ait déclaré ne manger que du manioc tout au long de l'année, il a été constaté que
67,5% des élèves interrogés n’étaient pas en mesure d’obtenir suffisamment d’aliment
nutritif jusqu’au moment de récolte. Certains ont expliqué que soit ils mangent du riz
mais très peu le matin, le midi et le soir, soit ils ne mangent pas du tout le matin et le
soir sauf à midi. Les patates douces, le maïs, le manioc et le sagou sont ce qu'ils
mangent le matin à la place du riz. Selon certains parents, ils vont jusqu'à manger du «

34
Viha » (bananier d’eau) et du « Ovitra » (cœur du « Ravinala ») lorsque le riz, le maïs
ou d'autres cultures ne sont pas prêts à être récoltés.

La difficulté de nourrir et de prendre soin de la famille peut aussi venir du


nombre d'enfants, de sorte qu'il n'est plus possible de subvenir à leurs besoins, surtout
si les revenus du ménage ne sont pas suffisants.

Tableau 18 : Nombre d’enfants des 25 parents enquêtées


1-3 enfants 4-6 enfants 7-9 enfants 10 enfants ou plus
3 18 4 0
12% 72% 16% 0%
Source : enquête de l’auteur

70% des parents interrogés ont de 4 à 6 enfants et certains ont même jusqu'à huit
enfants. Il est vrai que les enfants sont précieux et constituent un véritable trésor, mais
si cela cause des difficultés pour s’occuper d’eux, mieux vaut en avoir quelques-uns
mais en prendre bien soin afin de veiller à l'avenir des enfants plutôt que de donner
naissance à beaucoup mais les enfants obtiennent à peine ce dont ils ont besoin.
Cependant, le contraire est observé chez les habitants d'Ambalaomby selon certains de
ceux qui ont été interrogés. La plupart des parents ont du mal à joindre les deux bouts,
mais ils donnent naissance à tellement d'enfants qu'ils ne sont pas correctement pris en
charge. Un proverbe malgache dit que quand l’estomac a faim, l’âme vagabonde. Cela
signifie que la malnutrition chez les élèves est un facteur qui leur fait perdre leur
concentration à l'école et qu'il leur est facile d'échouer dans leurs études.

Cependant, le poids de la pauvreté ne se reflète pas seulement dans les carences


nutritionnelles, mais aussi dans l'état du lieu de résidence. Tout d'abord, il est vrai que
la qualité et la solidité de la maison ne sont pas déterminées par le matériau de la
maison. Ses performances et sa réponse aux besoins des personnes qui l'utilisent en
tant que lieu de vie sont ce qu'il faut considérer. La maison est nécessaire pour
s'abriter, pour protéger la famille du froid glacial et de la chaleur extrême. Le toit ne
doit pas non plus laisser échapper d'eau lorsqu'il pleut. La plupart des maisons
d'Ambalaomby sont faites de "falafa", de bambou, de tiges de palmier ou de
"rotsopeta". Après l'enquête, 60% des étudiants interrogés ont déclaré que leur

35
logement est solide et capable de les protéger du froid, de la chaleur extrême ou de la
pluie. Mais cela signifie aussi que 40% des étudiants interrogés rencontrent des
problèmes dus à l'imperfection de leur logement. Cela rend l'apprentissage difficile, le
froid ou la chaleur extrême ou une maison qui fuit peut être un facteur majeur de
l'échec scolaire des enfants.

III.2. PROBLEME DU A LA CONDITION D’ETUDE


Le succès vient de la persévérance individuelle. Des efforts et le recours à
diverses formes de soutien sont nécessaires à tous les élèves qu'il s'agisse d'un soutien
mental et moral ou d'un soutien financier et matériel. Lorsqu'un élève n'est pas
soutenu, cela ne signifie pas nécessairement qu'il échouera, mais cela rendra
simplement sa réussite plus difficile et il est plus susceptible de se décourager et
d'abandonner à mi-chemin. Le quotidien d'un élève n'est pas toujours à l'école. Il y a
tellement de choses qui peuvent les fasciner que rester à la maison peut être une perte
de temps. Afin que les élèves assimilent les leçons qui leur sont enseignées, les
enseignants essaient toujours de leur donner des devoirs différents pour les faire
pratiquer. Les étudiants sont toujours encouragés à réviser à la maison. Quelques
conditions doivent être remplies pour que les étudiants réussissent. Nous allons
découvrir comment les élèves de l’école primaire d’Ambalaomby s’en sortent selon
ces critères.

III.2.1. La nécessité de fournitures scolaires

Il est nécessaire d'avoir du matériel d'étude adéquat. Cependant, lorsque les


élèves d'Ambalaomby ont été interrogés, aucun d'entre eux n'a répondu qu'il disposait
de tout le matériel nécessaire pour l'école. Selon les informations données par
l'enseignant interrogé, une des raisons pour lesquelles certaines activités éducatives
sont impossible est que les élèves n'ont pas le matériel. Certains enseignants ont
expliqué que lorsque certains contenus nécessitent l'utilisation d'équipements que les
enfants n'ont pas, ils doivent vivre avec la réalité, c'est-à-dire qu'ils utilisent ce qui est
là ou doivent arrêter l’activité qui devrait être faite.

36
Une leçon de mathématiques, par exemple, nécessite de dessiner une figure
géométrique, et il est très utile dans cette leçon d'utiliser des outils tels qu’un compas
et un rapporteur pour calculer et dessiner les angles d'une figure géométrique. Parce
qu'ils n'ont pas d'équipement, soit ils se contentent de regarder ce que leur professeur
fait au tableau, soit ils ne font rien. C'est un facteur qui ralentit l'apprentissage et
engendre de la frustration surtout si cela arrive fréquemment.

III.2.2. Le droit de s’habiller normalement


L'habillement est un droit légal que tout le monde a. Comme une maison, les
vêtements protègent les enfants du froid et du soleil. L'enquête a révélé que seuls 4
des 40 étudiants interrogés ont des vêtements à changer quand il pleut ou lorsque leur
vêtement se salit.
C'est pendant la saison des pluies que ces enfants souffrent le plus car parfois ils
portent encore des vêtements mouillés lorsqu'ils vont à l'école. Il leur est difficile de se
concentrer car leurs vêtements mouillés les gardent glacials. Malheureusement, très
peu d'entre eux ont des vêtements de rechange. L'inattention causée par les
imperfections vestimentaires peut contribuer à l'échec, même si elle peut être
considérée comme insignifiante.

III.2.3. Conditions d’étude à la maison


En plus d’acquérir les connaissances et l'éducation dispensés par l'enseignant à
l'école, les élèves doivent également renforcer leurs connaissances et leur mémoire des
leçons qui leur sont données lorsqu'ils sont à la maison. Ils devraient prendre le temps
de faire leurs devoirs et de réviser les leçons. Ils ont expliqué qu'ils étaient gênés par
l'exiguïté et le bruit des gens dans la maison.
De plus, seuls 9 étudiants sur 40 ont une table d'étude à la maison alors que plus
de 70% n'ont personne qui puisse les aider à étudier à la maison. La plupart d'entre
eux ont un moyen d'obtenir des informations comme la radio. 100% des étudiants
interrogés utilisent des équipements d'éclairage à énergie solaire

Tableau 19 : Les condition d’études des élèves Ambalaomby


OUI NON
Avoir assez de fournitures scolaires 0 40

37
Avoir des vêtements de rechange 4 36
Avoir un endroit tranquille pour étudier à la maison 0 40
Avoir une table de travail à la maison 9 31
Avoir quelqu’un pour aider dans les études à la maison 5 35
Etre toujours capable de terminer les devoirs à la maison 32 8
Avoir accès à des moyens d’information (radio, télévision, journaux) 37 3
Source : enquête de l’auteur

38
TROISIEME PARTIE
LES MESURES DESTINEES A REDRESSER LA SITUATION DE L’ECHEC
SCOLAIRE A L’EPP AMBALAOMBY
CHAPITRE VII : DES SOLUTIONS POUR AMELIORER L’ECOLE ET SES
EQUIPEMENTS
I. SOLUTION POUR L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT
L'école est un lieu unique, propre au monde naturel, à la société des hommes et des
familles. Si l'école doit être séparée de la nature, c'est qu'elle doit protéger «
l'association des enfants ». « L'école » veut un jardin, c'est la nature créée, définie par
l'homme. Tout le travail est consacré au travail scolaire et au jeu, sans souci de
33
productivité ou de sécurité. L’école doit préserver le “peuple enfant” de l’extérieur,
34
elle doit amoindrir les “forces” qui viendraient le contrarier. C'est pourquoi l'école
est un lieu hermétique vis-à-vis de l'extérieur, un milieu clos, privé. 35

Afin de rendre les élèves d'Ambalaomby égaux à tous les élèves, il est nécessaire
de les protéger de ce qui peut les faire échouer à l'école. Il faut avant tout mobiliser la
communauté villageoise. Il faut les inciter en partenariat avec les enseignants et les
responsables scolaires à respecter l'école et le processus d'apprentissage. Le directeur
d'école peut encourager les parents d'élèves à respecter l'école que fréquentent leurs
enfants en leur disant respectueusement que la cour de l'école ne doit pas être utilisée
comme route. Cela réduira davantage l'habitude de certaines personnes de prendre des
raccourcis sur les terrains de l'école. Le directeur et ses assistants doivent essayer de le
faire aussi souvent que possible et cela servira de rappel. Lorsqu'on demande aux
parents d'élèves de ne pas prendre de raccourcis dans l'enceinte de l'école, ils peuvent
encourager les autres résidents. Même si l'école n'a pas de clôture à ce moment-là, cela
réduira le dérangement causé par le mouvement des personnes et les élèves pourront se
concentrer davantage sur leurs études.

33
Propos I, “Paniques d’enfants”, p.663
34
Propos sur l’éducation, XV, p.42

35
Propos I, “Paniques d’enfants”, p.663

39
Mais il ne suffit pas d'encourager les gens à respecter l'enceinte de l'école. Certains
d'entre eux peuvent encore passer. Il faudra un certain temps pour que les habitants
s'habituent à ne pas y prendre de raccourcis. De plus, même si la sensibilisation
empêchera les résidents d'emprunter des raccourcis dans la zone scolaire, cela ne
signifie pas qu'ils seront protégés du danger causé par la présence de la rivière à
proximité. Par conséquent, l'école doit être clôturée et fermée pour protéger ces élèves
et faciliter leur surveillance. En début d'année scolaire, il est préférable de discuter de
la mise en place de la sécurité scolaire immédiatement lors de la rencontre avec les
parents des élèves. La construction de la clôture de l'école le plus tôt possible doit faire
partie du projet de l'école tout au long de l'année. Les personnes impliquées dans la
mise en œuvre du travail pour l'école doivent travailler en étroite collaboration. Elle
touche tous les membres du FRAM, les enseignants et tous les acteurs de l'éducation.

II. SUGGESTIONS D’AMELIORATIONS POUR LES BATIMENTS ET


MOBILIERS SCOLAIRE
II.1. Les bâtiments scolaires

Les bâtiments scolaires sont importants pour la qualité de l’éducation. Ils


doivent être conçus pour être sûrs et confortables pour les élèves. Il est également
important qu’ils soient esthétiques et inspire la créativité des élèves.
La solution au problème des bâtiments scolaires de l’Epp Ambalaomby en
mauvais état est de construire de nouvelles écoles. Un problème majeur avec cette
solution est qu’il n’y a pas assez de fonds disponibles pour la construction. D’autres
solutions pourraient être envisagées, comme rénover l’ancien bâtiment. Rénover
l’ancien bâtiment et l’utiliser comme école serait bénéfique car cela offrirait plus
d’espace pour les étudiants et les enseignants. Cela permettrait également
d’économiser de l’argent car il ne serait pas nécessaire de construire une autre école.
Les bâtiments scolaires de l’Epp Ambalaomby sont vieux et manquent d’équipements
de base.
Les villageois peuvent agir en premier. Les résidents, y compris les parents des
élèves, devraient faire des projets pour améliorer les bâtiments scolaires qui sont
encore utilisables. Il devrait y avoir une réunion au début de l’année scolaire pour
discuter de la façon dont le projet sera réalisé. Cependant, il ne suffit pas d’avoir un
projet d’amélioration des bâtiments scolaires. Il est très important de définir le travail
à faire en détail, le délai de réalisation et les superviseurs et exécutants de chaque
travail. Mais ils doivent également considérer à l’avance ce qui est déjà à portée de

40
main, comme les opportunités financières et matérielles. Il sera plus sûr de terminer les
travaux prévus. Cependant, des problèmes peuvent survenir avant ou pendant les
travaux. Le manque d’argent, d’outils et de matériaux nécessaires à la construction est
l’un des problèmes qui peuvent arrêter les travaux. Il peut être nécessaire à ce moment-
là de rechercher une coopération avec des organisations caritatives ou des partenaires
pour l’amélioration de l’école.
Cependant, l’amélioration du bâtiment existant ne résout pas forcément le
problème du mauvais état du bâtiment de l’école d’Ambalaomby. Les bâtiments
scolaires qui sont en si mauvais état qu’ils ne sont plus utilisables peuvent devoir être
démolis. Parfois, la construction d’un nouveau bâtiment scolaire moderne est une
solution plus efficace. Il peut être difficile pour les habitants d’Ambalaomby de
construire un nouveau bâtiment pour l’école. Ils n’ont pas assez d’argent, d’outils ou
de matériaux pour construire. C’est là que l’aide et les soutiens du gouvernement sont
nécessaires. Le gouvernement devrait apporter une solution pour les bâtiments
scolaires en mauvais état. La solution devrait être de construire de nouvelles écoles
avec de meilleures installations et de rénover celles qui existent déjà afin qu’elles
puissent être utilisées à des fins éducatives. C’est l’État qui décide du type de bâtiment
à construire et de son emplacement.

II.2. Les mobiliers scolaires


Le mobilier scolaire est un élément crucial de tout environnement scolaire. Il
doit être de bonne qualité et en quantité suffisante pour aider les enfants à apprendre, à
grandir et à se développer. Les écoles doivent s’assurer qu’elles ont suffisamment de
bancs pour que tous les élèves puissent participer à ces activités et profiter de leur
temps à l’école. Les prix des équipements sont élevés et les budgets des écoles sont
limités.
Le conseil des parents devrait rechercher des moyens abordables de fabriquer
des bancs ou des tables.
Les gouvernements cherchent de plus en plus à fournir un financement et un soutien
pour le développement et la fabrication de bancs d’école. Des politiques de
supervision et d’assurance qualité sont nécessaires pour améliorer l’efficacité et la
fiabilité du processus de fabrication.
CHAPITRE VIII : LES MESURES A PRENDRE POUR LES AUTRES
RAISONS DE L’ÉCHEC SCOLAIRES
I. LES RESSOURCES HUMAINES
L'une des principales garanties pour mener à bien le travail d'enseignement dans
les écoles d'enseignement est d'avoir des enseignants, la présence d'un nombre
suffisant d'enseignants pour élever et éduquer les enfants en nombre approprié. En fait,

41
il vaut mieux avoir trop d'enseignants que pas assez. L'éducation ne consiste pas
seulement à transmettre et à construire des connaissances pour les enfants, mais il y a
aussi de nombreux aspects qui doivent être bien maîtrisés. Une partie très importante
de ceci est le contrôle du temps et de l'espace. La gestion du temps commence
principalement lorsque les élèves sont amenés en classe, pendant leurs cours et même
pendant la récréation. Il est également de la responsabilité de l'enseignant de contrôler
l'espace. Après tout, tous ses élèves doivent être assis correctement. Les problèmes
liés au nombre d'étudiants sont souvent liés aux problèmes liés au manque de places
pour les étudiants. S'il y a trop d'élèves, il se peut qu'il n'y ait pas assez de chaises et
de bancs pour s'asseoir. Mais non seulement ceux-ci ne suffiront pas, mais aussi les
enseignants. Pendant de nombreuses années, le manque d'enseignants a toujours été un
problème dans le secteur de l'éducation. Il y a toujours eu des recrutements
d'enseignants dans la fonction publique, mais cela n'a jamais répondu au besoin
d'effectifs suffisants dans toutes les écoles. Lorsqu'aucune solution n'a été trouvée pour
recruter des enseignants dans la fonction publique, car le nombre d'enseignants est
encore insuffisant, notamment dans les zones rurales comme Ambalaomby, la
communauté a dû trouver une solution.
Il y avait aussi l'embauche d'enseignants payés par les parents d'élèves, ces
enseignants étaient appelés enseignants FRAM. Ils ne sont pas payés par le
gouvernement, mais l'association des parents décide de leur allocation. Ils doivent
attendre longtemps, voire des années, pour les embaucher comme fonctionnaires. Ce
que l'on peut dire d'abord, c'est que l'embauche d'enseignants payés par les parents
d'élèves n'est plus une solution. Il y a beaucoup de parents d'élèves qui ne peuvent pas
faire face à la charge de payer les salaires des enseignants. Ces enseignants deviennent
un fardeau insupportable pour les parents des élèves. Non seulement cela, mais la
rémunération des enseignants n'est pas suffisante pour les soutenir. Ces enseignants
font de leur mieux, mais ils ne reçoivent qu'un salaire qui ne dure même pas un mois.
Cela signifie qu'il est non seulement nécessaire d'avoir suffisamment d'enseignants
pour enseigner dans les écoles, mais il est également nécessaire de les recruter comme
fonctionnaires.
Lorsqu'il existe un programme de recrutement d'enseignants dans la fonction
publique, leur nombre est limité. Parfois, il n'y a que quelques nouveaux enseignants
pour certaines écoles ou pas du tout, et ce sont souvent les écoles les moins bien
desservies qui ne reçoivent pas ces nouveaux enseignants. Il faut donc répartir les
enseignants embauchés comme fonctionnaires selon les besoins de chaque région. Les
besoins de l'école doivent être pris au sérieux par les autorités à tous les niveaux.
Cependant, malgré les efforts du gouvernement pour recruter des enseignants
comme fonctionnaires, les jeunes et tous ceux en âge de travailler devraient être
encouragés à intégrer ces centres de formation des enseignants afin qu'il y en ait le
plus possible où les enseignants formés puissent être embauchés comme
fonctionnaires. Des dispositions ont été prises par le gouvernement par l'intermédiaire

42
du ministère de l'Éducation pour permettre aux candidats de passer des concours pour
entrer dans des instituts de formation des enseignants tels que le CRINFP et l'ENS.
Bref, il est de la responsabilité du gouvernement d'augmenter le nombre
d'enseignants embauchés comme fonctionnaires et de les répartir dans les différentes
zones, y compris l'EPP Ambalaomby. Tous les enseignants FRAM doivent être traités
comme des fonctionnaires sans exception à Madagascar. Cependant, non seulement le
gouvernement a le devoir de le faire, mais aussi les membres du public. Les jeunes et
ceux qui sont capables de travailler sont encouragés à passer des concours pour entrer
dans les instituts de formation des enseignants. Si chacun prend ses responsabilités,
même si le problème du manque d'enseignants ne peut pas être résolu maintenant, il
devrait être résolu dans peu de temps.

II. DES MESURES POUR FAIRE FACE AUX PROBLEMES


METEOROLOGIQUE ET D’ELOIGNEMENT
II.1. PROBLEMES METEOROLOGIQUE
Le mauvais temps perturbe vraiment le processus d'apprentissage. Cependant,
il ne sera pas possible d'éliminer les intempéries, mais la capacité à y faire face pour
qu'elles n'aient pas trop de conséquences peut être envisagée.
Quant aux parents, ils sont les premiers responsables lorsque leurs enfants sont
à la maison. Ils peuvent avoir besoin d'escorter leurs enfants à l'école pour les protéger
des intempéries et de la montée des eaux. Les enfants peuvent être sujets aux méfaits,
surtout quand personne ne les surveille. Si, par exemple, l'eau monte même après que
le mauvais temps soit passé, il vaut mieux qu'un adulte emmène les enfants à l'école
pour les protéger. Cependant, ces enfants peuvent ne pas être en mesure d'aller à
l'école par mauvais temps, il est donc de la responsabilité de leurs parents de les aider
à faire leurs devoirs et à apprendre les leçons. Si les parents ne peuvent pas l'aider
parce qu'il n'est peut-être pas très éduqué, il serait bon qu'il rappelle à son enfant de
lire et de faire ses devoirs. Les parents peuvent toujours surveiller leurs enfants même
s'ils sont analphabètes. Il est toujours du devoir des parents de subvenir aux besoins
vestimentaires de leurs enfants. S'il y a du vent ou de la pluie par exemple en allant à
l'école, il est bon que les parents essaient d'apporter des vêtements imperméables pour
leurs enfants. Ils sont conçus pour protéger leurs enfants afin que leurs enfants
puissent se concentrer à l'école. Un autre problème rencontré par ces étudiants comme
nous l'avons vu est de traverser toutes les rivières en amont. C'est bien si les habitants
essaient de construire un pont pour que la rivière ne soit pas un obstacle pour les
élèves qui vont à l'école.
Nous allons maintenant parler de ce que les enseignants peuvent faire pour aider
les étudiants à gérer les mauvaises journées dans leurs études. Bien sûr, les
enseignants ne peuvent rien faire si leurs élèves ne viennent pas à l'école. Cependant,

43
ils peuvent donner plus de devoirs à faire à ces élèves lorsqu'ils sont à la maison.
Alors le temps de ne pas pouvoir aller à l'école ne sera pas perdu.

II.2. PROBLEME D’ELOIGNEMENT


Le problème de la distance entre les écoles et les résidences des étudiants ne
sera peut-être pas résolu de sitôt. Jusqu'à ce qu'il y ait une solution permanente, il
serait bon que les parents des élèves essaient de toujours donner à leurs enfants une
alimentation saine. Ses enfants seront alors plus forts. Après tout, lorsqu'un problème
est encore difficile à résoudre, mieux vaut prévenir les conséquences du problème. Il
est également bon que les parents aident leurs enfants à être prêts pour l'école plus tôt
afin qu'ils ne se précipitent pas et ne soient pas en retard.
Mais il n'y a pas que les parents d'élèves qui peuvent faire quelque chose. Les
enseignants et les administrateurs scolaires peuvent également apporter leur soutien.
Les horaires et les heures d'entrée peuvent être aménagés afin que les élèves éloignés
puissent rejoindre l'heure d'entrée de l'école.
Cependant, malgré les efforts des parents et des enseignants, cela peut ne pas
être une solution efficace et permanente. Quand il est difficile pour les enfants de se
rendre à l'école, il est bon que l'école les rejoigne. Il faut donc construire une école
non loin des élèves. Nous avons vu précédemment qu'une des solutions à la
détérioration des bâtiments scolaires est la construction de nouveaux bâtiments
scolaires. Il résout le problème de la distance entre l'école et la résidence de l'étudiant.
III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE
III.1. PROBLEME FAMILIALE
Le faible niveau d'alphabétisation des parents a été cité comme l'une des raisons
de l'échec scolaire. Certains parents ne considèrent pas l'éducation comme importante,
ils n'ont donc que peu ou pas de contrôle sur l'éducation de leurs enfants. Il est
difficile d'encourager les parents à retourner à l'école. Cependant, il est possible de les
inciter à considérer l'éducation de leurs enfants comme importante. Les parents
doivent prendre conscience qu'ils doivent surveiller et soutenir leurs enfants s'ils
veulent que leurs enfants réussissent. Par exemple, si leurs enfants rentrent à la
maison, ils devront peut-être jeter un coup d'œil aux cahiers de leurs enfants. Ils
rappellent également à leurs enfants s'il y a des devoirs à faire.
L'instabilité familiale est un problème qui peut causer des problèmes
supplémentaires dans l'éducation des enfants. Les parents doivent se rendre compte
que les problèmes de leurs enfants affectent leur éducation. Si possible, les parents ne
doivent pas se disputer devant leurs enfants. Cependant, il y a des problèmes qui ne
peuvent pas être surmontés. Cela inclut, par exemple, le décès de l'un des parents. Il
est bon que les enseignants et les autres adultes qui peuvent les soutenir apportent un
soutien émotionnel et moral aux enfants qui sont touchés par de tels problèmes. Les
enfants de parents divorcés sont également confrontés à des problèmes similaires. Les
44
enseignants doivent bien traiter ces enfants afin qu'ils se sentent partie intégrante de
tous les élèves

La pauvreté est également un problème majeur dans la famille, ce qui rend


difficile pour les enfants de terminer leurs études. Ces élèves peuvent même devenir
moins motivés à aller à l'école. Le manque de nourriture est l'une des principales
formes de pauvreté à Ambalaomby et ses environs. Là encore, le gouvernement peut
apporter une solution qui atténue le problème. Le gouvernement a toujours fait cela et
ce serait bien que cela continue. Ce n'est rien d'autre que le repas de l'école. Le
gouvernement a pris des dispositions par l'intermédiaire des ministères compétents
pour fournir une aide alimentaire aux étudiants qui, par exemple, est montré par le site
officiel du ministère de l'Éducation quand il dit :"Près de deux mille établissements
scolaires des régions Sud et des agglomérations urbaines bénéficient de la cantine
scolaire, mise en œuvre par le Ministère de l’Education Nationale (MEN) en
partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies. Dans
le cadre des appuis alimentaires dans le Sud et en milieu urbain, le PAM a doté en
matériel informatique, en pièces de rechange pour véhicule et en moto, les
responsables de la cantine scolaire tant au niveau central que déconcentré, au vu
d’améliorer le système de suivi et de contrôle de ces écoles." 36
Lorsque les élèves viennent à l'école, ils peuvent bénéficier de cette aide. Les
autorités scolaires et leurs collègues de l'éducation locale s'organisent pour que ces
élèves puissent manger le midi. Ce soutien nutritionnel doit être poursuivi.

III.2. AMELIORATION DE LA CONDITION D’ETUDE


La possibilité d'acheter des fournitures scolaires a toujours été une
préoccupation pour certains parents d'élèves. La plupart d'entre eux s'inquiètent de
savoir comment trouver assez d'argent pour acheter des fournitures scolaires, surtout
au début de l'année scolaire. Par conséquent, il y a beaucoup d'étudiants qui n'ont pas
assez d'équipement ou qui n'en ont pas du tout lorsqu'ils étudient. Envoyer les élèves à
l'école est devenu un fardeau pour la plupart des parents d'élèves à Ambalaomby car le
prix des fournitures scolaires est toujours élevé. Mais c'est un devoir sacré d'enseigner
aux enfants dans les écoles d'enseignement. Ils ne baissent pas les bras mais font de
leur mieux pour que leurs enfants puissent aller à l'école. Les parents doivent être
soutenus en conséquence afin que leurs enfants puissent obtenir suffisamment de
matériel pour leur éducation. Il peut être utile de les aider à trouver des offres moins
chères à des prix que la plupart des parents peuvent se permettre d'acheter les
fournitures scolaires dont leurs enfants ont besoin. Les parents peuvent mettre de

36
[Link]
perennisation-du-programme/ consulté le 1er septembre 2022

45
l'argent en commun pour acheter des fournitures scolaires et bénéficier d'un rabais.
Cela les soulage du fardeau des fournitures scolaires coûteuses lorsqu'ils s'unissent. Il
est également important de savoir que la ville d'Ambalaomby est plus éloignée du
marché, donc la sélection de fournitures scolaires vendues localement augmente en
conséquence. Il est donc parfois préférable que les parents travaillent ensemble pour
acheter du matériel moins cher, même si le marché est éloigné pour obtenir du matériel
moins cher. Mais ce n'est pas la seule chose qui puisse être faite pour atténuer leurs
difficultés. Ils peuvent également conserver et utiliser certaines fournitures scolaires
qui ont été utilisées l'année précédente afin de ne pas avoir à en acheter de nouvelles.
Mais s'ils veulent que les fournitures scolaires soient utilisables l'année prochaine, ils
doivent surveiller de près leurs enfants afin qu'ils ne jettent pas ou n'endommagent pas
les fournitures scolaires. Cependant, les efforts des parents ne résoudront peut-être pas
le problème du manque de matériel d'apprentissage pour les élèves d'Ambalaomby. Ils
ont surtout besoin de soutien. Le gouvernement a fait de nombreux efforts pour aider
les élèves et les parents, en particulier ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des
fournitures scolaires. « L’Etat malgache n’a pas ménagé ses efforts afin d’offrir à nos
enfants ces fournitures scolaires. Près de 1,8 millions unités de kits seront distribués
cette année grâce à des efforts propres du Gouvernement. Les kits scolaires apportés
par les partenaires de l’Education viendront également », a expliqué le ministre de
l’Education nationale Paul Andrianiaina RABARY lorsqu’il a donné le coup d’envoi
de la remise de ces matériels scolaires à l’occasion de sa visite dans la Cisco
d’Ambohidratrimo lors du lancement officiel.37
Comme nous l'avons vu, les problèmes rencontrés par les élèves d'Ambalaomby
ne sont pas les seuls problèmes d'équipement scolaire. Il y a aussi le fait qu'ils n'ont
pas de vêtements de rechange surtout quand il pleut et qu'ils sont mouillés et froids.
Afin d'atténuer les problèmes causés par cela, il peut être bon que les parents essaient
d'abord de réfléchir davantage aux besoins vestimentaires des enfants. Certaines
dépenses peuvent être déduites, par exemple pour leur acheter des vêtements
supplémentaires. L'habillement fait partie des besoins fondamentaux. Il existe
également des organisations caritatives telles que AKAMASOA, AINA et ZAZANY
avec lesquelles les responsables scolaires et les parents d'élèves qui travaillent peuvent
travailler. Certaines de ces organisations collectent des vêtements qui ne sont plus
utilisés par certaines personnes et peuvent être distribués à ceux qui en ont besoin.
Les conditions d'apprentissage ont également un effet significatif sur les
performances des élèves. Il a été observé que de nombreux écoliers ne peuvent pas
réviser et terminer correctement leurs devoirs à la maison en raison des distractions à
la maison. Certains de ces étudiants ont déclaré qu'ils n'avaient même pas de table
d'étude. Ils se sont peu à peu habitués à ne pas avoir de table ou autre meuble d'étude
comme ils disaient. Mais le bruit des gens à la maison dérange la plupart des enfants

37
[Link]
kits-scolaires/ consulté le 02 septembre 2022

46
interrogés. Les parents ou tuteurs de ces élèves doivent être conscients de s'assurer que
les élèves ne sont pas dérangés pendant qu'ils étudient à la maison.

CONCLUSION GENERALE
Ce travail a porté entièrement sur l'échec scolaire constaté à l'école primaire
d'Ambalaomby. Le phénomène courant de l'échec scolaire à l'étranger et sur l'île a été
expliqué ici, sa survenue à Ambalaomby. Certaines des raisons de cet échec local ont
été étudiées.
Il y avait au moins deux formes d'échec scolaire dans l'EPP Ambalaomby : le
redoublement et l’abandon scolaire. Les outils de collecte d'informations sur l'échec
scolaire en EPP Ambalaomby devaient être réalisés. Un questionnaire a ensuite été
créé pour interroger les élèves, leurs parents et quelques enseignants. Il fallait aussi se
rendre sur place pour vérifier la situation et discuter avec les autorités scolaires pour
voir les documents concernant l'école et les résultats des examens des années
précédentes. Il a fallu beaucoup de travail pour arriver à ce résultat, donc les
hypothèses précédentes ont été confirmées. On peut voir que les problèmes causés par
le mauvais temps et les problèmes familiaux sont les deux causes de l'échec scolaire.
Au cours des trois années, les 3e et 4e années affichaient les taux de décrochage les
plus élevés. Le taux de remboursement annuel a également atteint de 20% à 42,43% au
cours de ces années.
On sait qu'il y a plusieurs raisons à cet échec scolaire quand l'enquête a été faite
à Ambalaomby. Ces raisons comprennent le mauvais état du bâtiment scolaire et de
ses environs, l'absence de clôtures et le mobilier médiocre et inadéquat utilisé par les
élèves et les enseignants. Non seulement cela, mais il y a aussi un nombre excessif
d'étudiants par rapport au nombre d'enseignants. Ces élèves sont également confrontés
à des difficultés au sein de leur famille et de leurs conditions d'apprentissage à la
maison.
Il y avait donc une proposition pour résoudre le problème. Afin de protéger les élèves,
tous les acteurs de l'éducation, qu'ils soient locaux ou éloignés, doivent faire quelque
chose pour sécuriser l'école, améliorer l'école, les bâtiments scolaires et ses environs et
protéger ces élèves des catastrophes naturelles et des intempéries. Il faut construire un
bâtiment scolaire à la base proche des élèves qui habitent loin. Le gouvernement et les
parents ont la grande et sacrée responsabilité d'améliorer les conditions d'apprentissage
de ces enfants.
Cependant, ce travail ne prétend pas pouvoir identifier tous les aspects de
l'échec scolaire. Seule une petite partie en est présentée ici, et de nombreux rapports et
écrits ont été produits par d'autres qui ont contribué à l'étude de l'échec scolaire.

47
Table des matières
INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................1
Nous-nous demandons.......................................................................................................................2
PREMIERE PARTIE..........................................................................................................................4
CHAPITRE I : SITUATION GEOGRAPHIQUE ET ORGANISATIONNELLE DE L’EPP
AMBALAOMBY..............................................................................................................................4
I. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE L’EPP AMBALAOMBY...........................................4
L’EPP Ambalaomby est située...........................................................................................................4
Cet établissement scolaire possède environ cinq (05) bâtiments de huit (08) salles des classe et une
pièce pour le bureau de l’administration.............................................................................................4
Plan de masse de l’EPP Ambalaomby................................................................................................4
Schéma2 : Plan de masse du CEG Moramanga..................................................................................4
Source : EPP Ambalaomby................................................................................................................4
II. ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE DE L’EPP
AMBALAOMBY...........................................................................................................................7
CHAPITRE II : CHAMPS THEORIQUE DE REFERENCE.....................................................7
I. En Afrique, en Asie et En Amérique......................................................................................8
II. En Asie...................................................................................................................................9
III. En Amérique.....................................................................................................................11
IV. MADAGASCAR, PARMI LES PAYS VICTIMES DE L’ÉCHEC SCOLAIRE DE
L’OCÉAN INDIEN......................................................................................................................13
CHAPITRE III : L’HYPOTHESE ET LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE...............15
DEUXIÈME PARTIE :......................................................................................................................17
CHAPITRE IV : RESULTATS A PARTIR DE CONSULTATIONS DES ARCHIVES DE
L’ECOLE........................................................................................................................................17
III. L’ABANDON SCOLAIRE..............................................................................................17
IV. LE REDOUBLEMENT....................................................................................................19
CHAPITRE V : FACTEUR DU A L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT, SALLES
DE CLASSE ET MOBILIERS SCOLAIRES..............................................................................22
I- L’ETABLISSEMENT DE L’EPP AMBALAOMBY...........................................................22
II- LES BATIMENT ET MOBILIERS SCOLAIRES...........................................................25
CHAPITRE VI : AUTRES COSTATATION DE FACTEURS DE L’ECHEC SCOLAIRE...27
I. LES RESSOURCES HUMAINES.......................................................................................27
II. PROBLEMES METEOROLOGIQUE ET D’ELOIGNEMENT..........................................28
III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE.............................30
TROISIEME PARTIE.......................................................................................................................38

48
CHAPITRE VII : DES SOLUTIONS POUR AMELIORER L’ECOLE ET SES
EQUIPEMENTS............................................................................................................................38
I. SOLUTION POUR L’IMPERFECTION DE L’ETABLISSEMENT..................................38
II. SUGGESTIONS D’AMELIORATIONS POUR LES BATIMENTS ET MOBILIERS
SCOLAIRE..................................................................................................................................39
CHAPITRE VIII : LES MESURES A PRENDRE POUR LES AUTRES RAISONS DE
L’ÉCHEC SCOLAIRES................................................................................................................40
I. LES RESSOURCES HUMAINES.......................................................................................40
II. DES MESURES POUR FAIRE FACE AUX PROBLEMES METEOROLOGIQUE ET
D’ELOIGNEMENT.....................................................................................................................42
III. PROBLEME FAMILIALE ET CONDITION D’ETUDE ET DE VIE.............................43
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................46

49

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