Orthographe
🌿 1. La nature (classe grammaticale)
La nature d’un mot, c’est ce qu’il [Link] change jamais, même si le mot change de place dans
la phrase.
Les principales natures de mots :
1. Le nom➡️Désigne une personne, un animal, une chose, une idée.
Ex. : chat, liberté, école, Sarah
2. Le déterminant➡️Introduit le nom.
3. L’adjectif qualificatif➡️Donne une précision sur le nom et se situe derrière lui.
Ex. : une robe rouge
4. Le pronom➡️Remplace un nom.
Ex. : il, elle, les, celui, leur, chacun…
5. Le verbe➡️Indique une action ou un état.
Le verbe sert à exprimer une action ou un état. Il existe des modes
personnels – l’indicatif (action réelle), le subjonctif (incertitude, souhait),
le conditionnel (éventualité), l’impératif (ordre) – et des modes
impersonnels : l’infinitif, le participe et le gérondif.
trois groupes :
1er groupe : verbes en -er sauf aller ;
2e groupe : verbes en -ir avec participe présent en -issant ;
3e groupe : verbes irréguliers (en -ir, -re, -oir).
Un verbe peut apparaître sous des formes simples (une seule unité) ou composées (avec un
auxiliaire), et à différentes voix : active, passive ou pronominale.
Certains verbes présentent des particularités :
pronominaux,
impersonnels (toujours à la 3ᵉ personne),
auxiliaires (être et avoir).
verbe =variable : change selon le temps, la personne, le nombre et le mode.
6. L’adverbe➡️Modifie un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.
L’adverbe apporter un complément d’information à un autre mot ou à une phrase entière. Il
peut exprimer différentes circonstances :
manière (ex. : lentement), lieu (ex. : ici), temps (ex. : souvent), quantité ou intensité (ex. :
beaucoup), affirmation (ex. : certainement), négation (ex. : ne… pas), doute (ex. : peut-être),
interrogation (ex. : où), exclamation (ex. : comme), liaison (ex. : enfin).
Les adverbes=invariables : ne s’accordent ni en genre ni en nombre (ex. : Ils parlent fort /
Elles parlent fort). Leur placement est variable. Un adverbe peut même être supprimé, comme
dans l’exemple tiré du Petit Poucet de Charles Perrault :
« Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s’éloignèrent d’eux insensiblement, et
puis s’enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné. »
7. La préposition➡️Introduit un complément.
La préposition est un mot invariable qui introduit un complément (nom, groupe nominal,
pronom, verbe à l’infinitif) et établit un lien entre ce complément et un autre élément de la
phrase. Ce lien peut exprimer :
le lieu (dans, sur, sous, à côté de…), le temps (pendant, avant, après, depuis…), la cause (à
cause de, grâce à, par…), le but (pour, afin de…), la manière ou le moyen (avec, en, par…).
Il existe des prépositions simples (un seul mot : à, de, en, sur, sous, avec, pour, chez, par,
sans, entre, vers, devant, derrière) des prépositions composées (plusieurs mots : à côté de, en
face de, à cause de, à partir de, grâce à, au-dessus de, au-dessous de, autour de).
Les prépositions =invariables, ne possèdent pas de fonction grammaticale propre : c’est le
groupe prépositionnel qu’elles introduisent qui assure une fonction (complément de verbe, de
nom, d’adjectif ou complément circonstanciel). Elles sont toujours suivies d’un complément
(nom, pronom, infinitif, groupe nominal…). Elles peuvent introduire :
un complément de verbe (Je pense à mes amis.), un complément de nom (Le livre de
Marie…), un complément d’adjectif (Fière de son succès), un complément de phrase ou
circonstanciel (Je pars en vacances…).
8. La conjonction➡️Sert à relier des mots ou des propositions.
mots invariables qui relient deux éléments de même nature grammaticale. Les sept principales
conjonctions se mémorisent avec l’acronyme « Mais, ou, et, donc, or, ni, car » :
Mais : opposition, Ou : alternative, Et : addition, Donc : conséquence, Or :
transition/contraste, Ni : succession de négations, Car : explication = invariables.
Fonction : Elles n’ont pas de fonction grammaticale propre :servent uniquement à relier deux
éléments de même nature syntaxique. Elles se placent entre les éléments coordonnés. Elles
servent à éviter les répétitions (verbes, sujets…). On peut ajouter une virgule pour marquer
une pause, surtout avec mais, or.
Le cas particulier de « donc »est souvent reclassé en connecteur logique plutôt qu’en
conjonction de coordination. Fonction syntaxique différente : il agit comme un marqueur
argumentatif, indiquant une progression logique. Place variable : contrairement aux
conjonctions classiques (toujours entre les segments), « donc » peut apparaître :
au début : Donc, il vient, au milieu : Il a réussi, donc il est heureux.
déplacé dans la phrase : Il mérite donc une récompense. Cette mobilité le rapproche d’un
adverbe de conséquence.
2. La conjonction de subordination
Les conjonctions de subordination introduisent une proposition subordonnée, qui dépend
d’une proposition principale. Elles créent une relation asymétrique : la subordonnée ne peut
être isolée.
Types de propositions subordonnées
1. Subordonnée complétive (introduite par que) Je sais que tu es là.
2. Subordonnée circonstancielle
Cause : Il est parti parce que tu es en retard, But : Il travaille afin que ses enfants réussissent,
Temps : Je t’appellerai lorsque je rentrerai.
3. Subordonnée relative (introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où) La maison que
j’ai achetée…
Types de relations logiques exprimées
Cause : parce que, puisque, comme, Conséquence : si bien que, de sorte que, Condition : si, à
condition que, pourvu que, But : pour que, afin que, Temps : lorsque, avant que, après que,
tant que, Opposition / concession : bien que, quoique, alors que
La subordonnée peut être placée :Avant la principale : Quand il est fatigué, il s’endort.
Après la principale : Il s’endort quand il est fatigué. Inversée dans certains cas : Ce que je
veux, c’est du calme.
les conjonctions de subordination =invariables, mais la nature de la subordonnée peut varier
selon le contexte.
DONC les conjonctions de coordination relient deux éléments de même nature. Les
conjonctions de subordination créent une relation hiérarchique : la subordonnée dépend de la
principale et n’a pas de sens seule.
9. L’interjection➡️Sert à exprimer un sentiment.
Ex. : Oh ! Zut ! Aïe = invariable, exprime sentiments, émotions, réactions spontanées. Sert à
attirer l’attention et aucune fonction syntaxique : ne s’intègre pas grammaticalement à la
phrase Ex : Oh !, Ah !, Hé !, Zut !, Bravo !, Oups !
Émotions exprimées : Joie : Hourra !, Surprise : Oh !, Douleur : Aïe !, Peur : Ah !, Mépris :
Pff !
Onomatopées : Imite un son ex: Miaou, Clic, Vroum
Ponctuation : Point d’exclamation si isolée : Bravo !, Virgule si introduit une phrase : Ah, je
comprends.
Types d’interjections : Interjections simples (Un seul mot : Hé !, Zut !, Oups !), Locutions
interjectives(Plusieurs mots, même rôle expressif : Mon Dieu !, Oh là là !, Parbleu !)
Place dans la phrase : Peut apparaître seule, peut ouvrir une phrase sans lien grammatical
La fonction grammaticale
C’est le rôle qu’il joue dans la phrase, peut changer selon la phrase. Les principales fonctions
Sujet du verbe➡️C’est qui fait l’action ou subit l’état.
Accord avec le verbe, le sujet détermine l’accord du verbe :→ Le verbe est au pluriel car le
sujet est pluriel. En général, le sujet est placé avant le verbe mais il peut être placé après :
Dans une question
Impersonnel Collectif Sujet et proposition
Le pronom ne désigne rien Un nom collectif peut prêter Dans une phrase complexe,
de précis. à confusion pour l’accord chaque proposition possède
son propre sujet
Il faut travailler. Un groupe de patients est... Le chien dort et le chat joue.
Le groupe verbal = un ensemble de mots organisé autour d’un verbe, il indique ce que fait le
sujet ou dans quel état il se trouve.
Structure du groupe verbal : Le groupe verbal peut contenir plusieurs éléments
- Le verbe principal : Il exprime l’action ou l’état du sujet. Ex : L’étudiant lit.
- Les auxiliaires : Les verbes être et avoir (et parfois aller, venir, etc.) servent à former :
les temps composés, la voix passive, certaines périphrases verbales. Exemple : Elle est
en train de rédiger un rapport.
- Les compléments du verbe : Ils complètent le sens du verbe. COD : complément
d’objet direct, COI : complément d’objet indirect, Compléments circonstanciels
(temps, lieu, manière, cause...). Exemple : Il parle à son professeur. → COI : à son
professeur.
- Les modificateurs : Des mots, souvent des adverbes, qui précisent l’action. Exemple :
Elle lit lentement son texte. → lentement précise la manière.
Le groupe verbal sert à former le prédicat, c’est-à-dire la partie de la phrase qui donne
l’information principale sur le sujet : ce qu’il fait, ce qu’il subit, ou son état.
Le complément d’objet = groupe de mots qui complète le verbe. Il désigne l’élément sur
lequel porte l’action. Il répond aux questions :
COD : qui ? / quoi ?
COI : à qui ?, à quoi ?, de qui ?, de quoi ?
Le COD (Complément d’Objet Direct)=Relié au verbe sans préposition et directement touché
par l’action
Le COI (Complément d’Objet Indirect, introduit par une préposition (souvent à ou de) et
indirectement concerné par l’action
Le complément d’objet se place généralement après le verbe mais il peut être déplacé : En
interrogation : Quels résultats analyse-t-elle ? Ou être séparé par d’autres mots.
Particularités du COI : Toujours introduit par une préposition donc plus mobile dans la phrase
et souvent utilisé avec des verbes exprimant une relation indirecte (parler à, penser à,
dépendre de, se souvenir de…) Exemples :Elle parle de ses observations. Il s’intéresse aux
méthodes modernes
Le complément d’objet second (COS) apparaît quand un verbe a deux compléments :
un COD, un COI introduit par une préposition Exemple : Le professeur explique la méthode
à ses étudiants. la méthode = COD - à ses étudiants = COS
La fonction attribut
L’attribut est un mot ou un groupe de mots qui donne une info sur le
sujet ou sur le COD grâce à un verbe attributif. Il sert à décrire une
qualité, un état, caractéristique ou une identité.
L’attribut est toujours relié par un verbe d’état. Ces verbes ne décrivent
pas une action mais établissent un lien entre le sujet (ou le COD) et sa
caractéristique.
être
sembler, paraître
devenir, rester
avoir l’air, demeurer, passer pour, se révéler, s’avérer
Types d’attributs
a) Attribut du sujet Il qualifie le sujet à travers un verbe d’état. Exemple :
Cet enfant semble fatigué. → fatigué décrit le sujet.
b) Attribut de l’objet (COD)Il qualifie le COD après certains verbes,
notamment : verbes d’opinion : trouver, juger, considérer, croire ou verbes
comme : nommer, rendre, élire, appeler, imaginer…
Exemple :Ils considèrent l’exercice facile.→ facile qualifie le COD
l’exercice.
Nature de l’attribut
un adjectif : Elle est patiente.
un groupe nominal : Il est un excellent thérapeute.
un pronom : C’est lui.
un infinitif : Son rêve est de parler couramment.
une subordonnée : L’important est que le patient progresse.
Différence entre attribut et épithète
Épithète : directement attachée au nom
→ un enfant joyeux
Attribut : séparé du nom par un verbe d’état
→ Cet enfant est joyeux
Accord de l’attribut : L’attribut s’accorde en genre et en nombre avec le
mot qu’il qualifie
- avec le sujet :Les patients semblent motivés.
avec le COD : Elle trouve ses exercices intéressants.
Position de l’attribut : Il se place généralement après le verbe attributif,
mais peut être déplacé pour insister
Le complément circonstanciel (CC)
Le complément circonstanciel est un groupe de mots qui précise les circonstances de l’action
exprimée par le verbe. Il apporte des informations sur le contexte : lieu, temps, manière,
cause, but, etc.
Il répond à des questions comme : où ? quand ? comment ? pourquoi ? avec qui ? dans quel
but ?
Exemples : L’orthophoniste travaille à Paris. → lieu
Les principaux types de CC
CC de lieu : indique l’endroit → où ? d’où ? par où ? Il travaille dans son bureau.
CC de temps : indique le moment ou la durée → quand ? depuis quand ? Elle consulte chaque
mardi.
CC de manière : précise comment se fait l’action→ comment ?Elle parle calmement.
CC de cause : explique la raison→ pourquoi ?Il est en retard à cause de la circulation.
CC de but : indique l’objectif→ dans quel but ?Elle répète pour améliorer sa diction.
CC de moyen : montre par quel moyen→ avec quoi ?Il apprend avec un logiciel spécialisé.
CC de condition : précise une condition= Elle viendra si elle a le temps.
CC de conséquence : indique le résultat = Il a tellement travaillé qu’il est épuisé.
CC de comparaison : établit une comparaison= Il articule comme un acteur professionnel.
CC d’accompagnement : indique avec qui = Elle s’entraîne avec ses collègues.
Le CC peut prendre différentes formes :
Groupe nominal : le matin, Groupe prépositionnel : avec conviction, Adverbe : bientôt,
Gérondif : En forgeant, on devient forgeron, Proposition subordonnée : quand les enfants
dorment
Le complément circonstanciel est mobile : il peut être déplacé dans la phrase sans en changer
le sens principal. Exemples : Elle relit ses notes avec attention ou Avec attention, elle relit ses
notes.
Il est aussi souvent facultatif : la phrase reste grammaticale même si on le supprime.
Les expansions du nom
Les expansions du nom sont tous les éléments grammaticaux qui complètent un nom en lui
apportant des informations supplémentaires. Elles dépendent du nom et servent à le préciser,
le qualifier ou l’enrichir.
Elles permettent de : donner des qualités (un livre passionnant), préciser la nature (une salade
de fruits), indiquer l’origine (un étudiant de Bruxelles), marquer la possession (la voiture de
mon père), apporter une description détaillée (la maison où j’ai grandi)
Les expansions du nom servent à : rendre le nom plus précis, ajouter des détails, enrichir le
sens et le contexte de la phrase.
Les principaux types d’expansions du nom
a) L’épithète=C’est un adjectif qualificatif qui accompagne le nom et s’accorde avec lui.
Exemple : Un chat noir → noir complète le nom chat.
b) Le complément du nom=Il est relié au nom par une préposition (souvent de, à, en).
Il précise l’origine, le contenu, la possession, la destination, etc.
Exemple : Le livre de grammaire→ de grammaire précise le nom livre.
c) La proposition subordonnée relative= Introduite par un pronom relatif (qui, que, dont,
où…), elle donne une information plus développée sur le nom.
Exemple :L’étudiant qui prépare son examen→ La relative complète le nom étudiant.
d) L’apposition=C’est un groupe nominal placé à côté du nom pour lui apporter une précision
supplémentaire, souvent entre virgules.
Exemple :Pierre, un excellent étudiant, a réussi.→ un excellent étudiant précise le nom Pierre.
La fonction apostrophe
L’apostrophe est un mot ou un groupe de mots qui sert à interpeller directement une personne,
un être, un objet ou une idée, elle est isolée et indépendante. Elle sert uniquement à nommer
celui ou ce à qui l’on s’adresse.
Attirer l’attention de l’interlocuteur, Marquer une adresse directe, Exprimer une émotion ou
une intention particulière
Exemples : Mes amis, écoutez-moi bien !, Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom !
Place dans la phrase : au début : Marie, ferme la porte, au milieu : Je t’en prie, Marie, écoute-
moi, à la fin : Écoute-moi, Marie, Elle est généralement séparée par une virgule.
Elle ne fait pas partie de la syntaxe, contrairement au sujet ou au complément, l’apostrophe :
ne remplit aucune fonction grammaticale, n’est ni sujet, ni complément, est seulement un
élément d’adresse.
L’apostrophe renforce :l’émotion (Ô tristesse !), la solennité (Seigneur, ayez pitié !), la
proximité (Mon frère, viens ici.)
Différence avec le sujet
Apostrophe Sujet
Sert à interpeller Réalise ou subit l’action
Isolée Intégrée à la phrase
Non essentielle à la syntaxe Essentielle
> Inès, viens ici !➡ Inès = apostrophe ➡ sujet réel = tu (implicite)
🎯 Résumé simple
• Nature = ce qu’est le mot
• Fonction = ce que le mot fait dans la phrase
✅ 1. Définition et caractéristiques d’une phrase
Une phrase : unité syntaxique complète qui exprime une idée,
commence par une majuscule et se termine par une ponctuation
forte (., ?, !, …).
Caractéristiques essentielles :
9. Présence d’un verbe conjugué (noyau de la structure).
Ex. : Marie lit un livre.
10. Éléments fondamentaux : sujet + prédicat (souvent le
groupe verbal).
Ex. : Le chat dort.
11. Sens complet : doit transmettre une idée
compréhensible.
Ex. : Pierre joue au football.
12. Ponctuation : majuscule au début, signe fort à la fin.
Exceptions : phrases non verbales (ou averbales), ex. : Silence,
danger ! (phrases nominales).
Structure :
o Phrase simple : un seul verbe conjugué.
o Phrase complexe : plusieurs propositions (donc plusieurs
verbes), reliées par coordination, subordination ou
ponctuation.
✅ 2. Formes de phrases (construction grammaticale)
Affirmative : action positive, sans négation.
o Ex. : Les élèves révisent leurs leçons.
Négative : action niée (ne… pas, jamais, rien, etc.).
o Ex. : Les étudiants ne prennent pas leurs devoirs à la légère.
Active : le sujet fait l’action.
o Ex. : Le professeur distribue les copies.
Passive : le sujet subit l’action (complément d’agent possible).
o Ex. : Les copies sont distribuées par le professeur.
Neutre : énoncé factuel, sans insistance.
o Ex. : Les élèves ont terminé leurs exercices.
Emphatique : met en valeur un élément (tournure « C’est… qui »).
o Ex. : C’est le directeur qui a pris cette décision.
Personnelle : contient un pronom personnel.
o Ex. : Nous allons organiser une sortie.
Impersonnelle : tournure « Il est… » (fait général).
o Ex. : Il est interdit de manger en classe.
Combinaisons possibles : ex. négative + passive + neutre.
🔍 Zoom sur la négation
Exemples : ne… pas, ne… jamais, ne… plus, ne… rien, ne…
personne, ne… aucun, ne… du tout.
Ex. : Non, il n’articule pas encore tous les sons.
✅ 3. Types de phrases (fonction communicative)
Déclarative : affirme ou nie un fait.
o Ponctuation : point.
o Ex. : Les élèves étudient sérieusement. / Les élèves n’étudient
pas.
Interrogative : pose une question.
o Ponctuation : ?
o Types :
Totale (oui/non) : Est-ce que tu viens demain ?
Partielle (élément précis) : Où as-tu mis ton livre ?
o Formes : directe, indirecte, avec inversion ou mot interrogatif.
Impérative : ordre, demande, conseil, interdiction.
o Ponctuation : . ou !
o Sujet implicite, verbe à l’impératif (tu, nous, vous).
o Ex. : Lisez ce chapitre ! / Veuillez éteindre votre téléphone.
Exclamative : exprime émotion forte ou met en valeur.
o Ponctuation : !
o Marques : mots exclamatifs (Quel, comme, combien),
interjections (Oh ! Zut !).
o Ex. : Quel beau travail tu as fait !
✅ Points clés à retenir
Forme = manière dont la phrase est construite (affirmative,
négative, active, passive…).
Type = intention communicative (déclarative, interrogative,
impérative, exclamative).
Une phrase peut cumuler plusieurs formes.
La ponctuation et la structure sont essentielles pour identifier type
et forme.
✅ I. Les principaux temps du passé en français
Passé récent (pseudo-temps)
Passé composé
Imparfait
Plus-que-parfait
Passé simple
Passé antérieur
1. Passé récent
Formation : venir de + infinitif
Emploi : action qui vient juste de se produire.
Exemples :
o Le patient vient de terminer la séance.
o La maman vient de signaler une régression.
2. Passé composé
Formation : auxiliaire être/avoir au présent + participe passé.
Emploi : action ponctuelle, achevée, bilan, événement daté.
Exemples :
o Le patient a produit correctement les sons.
o Nous avons observé une amélioration.
3. Imparfait
Formation : base du nous (présent) – ons + terminaisons (-ais, -ait,
-ions, -iez, -aient).
Emploi : description, habitude, action longue, contexte.
Exemples :
o L’enfant faisait souvent des omissions.
o La famille rapportait des difficultés.
4. Plus-que-parfait
Formation : auxiliaire être/avoir à l’imparfait + participe passé.
Emploi : action antérieure à une autre action passée.
Exemples :
o L’enfant avait déjà consulté un autre logopède avant notre
première séance.
o Le patient avait acquis les sons oraux avant de travailler les
nasales.
5. Passé simple
Formation : radical + terminaisons (-a, -i, -u selon groupe).
Emploi : récit littéraire, compte rendu formel écrit.
Exemples :
o L’orthophoniste expliqua les résultats.
o Elle administra les épreuves.
6. Passé antérieur
Formation : auxiliaire au passé simple + participe passé.
Emploi : action antérieure à une autre dans un récit littéraire.
Exemples :
o Lorsqu’il eut terminé la tâche, l’enfant se détendit.
o Quand elle eut reçu l’anamnèse, la logopède entama le bilan.
✅ II. Accord du participe passé
1. Sans auxiliaire
S’accorde en genre et nombre avec le nom (fonction adjectif).
Ex. : Corrigés, les troubles facilitent la communication.
2. Avec auxiliaire être
Accord avec le sujet.
Verbes conjugués avec être : devenir, revenir, monter, rester, sortir,
venir, aller, naître, descendre, entrer, rentrer, tomber, retourner,
arriver, mourir, partir, passer (sans COD).
Attention : certains verbes peuvent être transitifs/intransitifs →
choix de l’auxiliaire dépend du sens.
Ex. : Je suis montée au grenier. / J’ai monté la valise.
3. Avec auxiliaire avoir
Jamais d’accord avec le sujet.
Accord avec le COD si placé avant le verbe.
Exemples :
o J’ai mangé des pommes. (pas d’accord)
o Les pommes que j’ai mangées étaient délicieuses. (accord)
o Il nous a quittés hier.
Méthode pour justifier l’accord
7. Identifier l’emploi (seul, avec être, avec avoir).
8. Rappel règle : avec avoir → accord si COD avant.
9. Application : Les mots que le patient a répétés → COD « les mots »
avant → accord au masculin pluriel.
✅ Exercices proposés
Concordance des temps (imparfait / passé composé / plus-que-
parfait).
Texte lacunaire (bilan logopédique).
Production libre avec contraintes (Arthur & Zoé).
Transformation des infinitifs en participes passés +
justification des accords.
📌 En résumé :
Emploi des temps du passé : chaque temps a une formation et
une valeur spécifique (ponctualité, durée, antériorité, narration).
Accord du participe passé : dépend de l’auxiliaire et de la position
du COD.
Règles clés :
o Avec être → accord avec sujet.
o Avec avoir → accord avec COD si avant le verbe.
o Sans auxiliaire → accord comme adjectif.