Floriculture
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December 24, 2025
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Contents
1 Historique 3
2 La floriculture 3
2.1 l’introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Le Rosier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.1 1. Origines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.2 2. Domestication et évolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.3 3. Morphologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.4 4. Exigences climatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2.5 5. Exigences du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2.6 6. Floraison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2.7 7. Ravageurs et maladies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 8. Types de rosiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.1 8.1. Rosiers buissons à grandes fleurs (Hybrides de thé) . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.2 8.2. Rosiers à fleurs groupées (Floribunda) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.3 8.3. Rosiers grimpants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.4 8.4. Rosiers paysagers / Arbustes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.5 8.5. Rosiers miniatures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.6 8.6. Rosiers tiges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.7 8.7. Rosiers pleureurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.8 9. Plantation des rosiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Rosier pour fleurs coupées (sous serre) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4.1 1. Besoins climatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4.2 2. Production des plants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.3 3. Conduite des plantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.5 Normes UE – Roses coupées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 L’Œillet (Dianthus caryophyllus) 6
3.0.1 1. Données économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.0.2 2. Classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.0.3 3. Exigences de culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.4 4. Cycle de culture (simplifié) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.5 5. Multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.6 6. Installation de la culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.7 7. Irrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.8 8. Nutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.0.9 9. Travaux culturaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.0.10 10. Principales maladies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1 Possibilités d’Optimisation de la Production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.1 1. Causes des faibles rendements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.2 2. Transport : optimiser les coûts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.3 3. Limiter les écarts de triage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.4 4. Contraintes à résoudre en production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.1.5 5. Optimisation de l’environnement de la serre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.1.6 6. Gestion de la croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.1.7 7. Facteur humain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2.1 1. Morphologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.2 2. Exigences et entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.3 3. Floraison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.4 4. Usages paysagers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.5 5. Valeur esthétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
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1 Historique
La floriculture marocaine, née dans les années 1970, s’est appuyée sur un climat favorable, une main-
d’œuvre bon marché et la proximité de l’Europe. Initialement centrée sur la rose, elle s’est diversifiée
(œillets, strelitzia, alstroméria. . . ). Malgré cela, les exportations ont reculé, surtout pour les rosiers.
Le secteur occupe environ 300 ha, majoritairement sous serres dans les régions du Souss, Azemmour,
Haouz et Tadla. La production est dominée par les roses (63 %) et les œillets (25 %), avec près de 79
millions de tiges, dont 41 % exportées, principalement vers l’UE (France en tête), mais loin du quota
européen disponible.
L’organisation repose sur les producteurs eux-mêmes, dont 80 % sont regroupés dans AMPEX
Fleurs. Les entreprises vont des investisseurs étrangers aux horticulteurs traditionnels, avec certaines
sous licences européennes.
Le transport s’effectue par vols charters et camions frigorifiques. Le camion est plus économique
(18 % du coût contre 30 % par avion), et l’État soutient l’exportation par une subvention saisonnière.
2 La floriculture
2.1 l’introduction
L’horticulture ornementale se distingue par des cultures intensives menées sous serre, sous abri ou en
plein champ. Elle joue un rôle essentiel dans l’amélioration du cadre de vie, en offrant verdure, fleurs
et espaces de détente indispensables en milieu urbain.
Ce secteur englobe plusieurs catégories de produits : fleurs et feuillages coupés, plantes en pots,
plantes à massif, couvre-sol, grimpantes, haies, ainsi que les productions de pépinières d’ornement.
Les fleurs coupées se répartissent en plusieurs groupes :
Plantes bulbeuses (ex. : arum, freesia, lys, tulipe, glaı̈eul).
Plantes herbacées ou ligneuses de serre (rosier, œillet, alstroemeria, gerbera, strelitzia. . . ).
Plantes vivaces d’extérieur (aster, pivoine, phlox. . . ).
Plantes annuelles ou bisannuelles (pâquerettes, giroflées. . . ).
Fleurs destinées au séchage (gypsophile, avoine, blé. . . ).
Plantes ligneuses (mimosa, lilas, camélia. . . ).
2.2 Le Rosier
2.2.1 1. Origines
Le genre Rosa est présent exclusivement dans l’hémisphère nord (Europe, Asie, Amérique du Nord,
Moyen-Orient), avec une forte diversité en Chine. Les fossiles de roses remontent à 35 millions d’années.
Aucune espèce n’est originaire de l’hémisphère sud.
2.2.2 2. Domestication et évolution
Les roses sont cultivées depuis 2000–3000 ans, notamment dans les civilisations du Moyen-Orient
et de Rome. Les premières grandes classes européennes (Gallica, Alba, Damask, Centifolia, Moss) se
distinguaient par leur parfum, rusticité et floraison printanière. À partir du XVIII siècle, les croisements
avec les roses chinoises ont introduit des nouveautés : floraison continue, couleurs vives et feuillage
brillant. Ces croisements ont conduit à la création de nouvelles classes : Hybrides perpétuels, Thé,
puis Hybrides de thé (dont ≪ La France ≫, 1867), Floribunda, Polyantha, Miniatures. . . Aujourd’hui,
plus de 20 000 cultivars existent, utilisés en fleurs coupées ou en aménagement paysager.
2.2.3 3. Morphologie
Le rosier est un arbuste épineux, parfois grimpant.
Feuilles : alternes, caduques, 3–13 folioles dentées.
Fleurs : solitaires ou en grappes, généralement à 5 pétales (couleurs : blanc, rose, rouge ou jaune).
Fruits (cynorrhodons) : rouges ou noirs, riches en vitamine C selon l’espèce.
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2.2.4 4. Exigences climatiques
Températures : idéales 18–20°C la nuit, 25–30°C le jour.
Le froid (¡ 15°C) provoque fleurs déformées et pousses aveugles.
Le chaud (¿21°C) réduit taille des fleurs et affaiblit les tiges.
Lumière : forte exigence ; faible lumière = pousses aveugles faible photosynthèse.
2.2.5 5. Exigences du sol
pH optimal : 6,0 à 7,0
Texture : sol drainant mais retenant l’humidité ; éviter sols trop argileux ou trop sableux.
2.2.6 6. Floraison
Plante non photopériodique, floraison souvent remontante.
La floraison dépend du nombre de nœuds laissés après la coupe.
Température, lumière et CO influencent fortement le développement.
2.2.7 7. Ravageurs et maladies
Ravageurs fréquents :
Pucerons : sur jeunes pousses et bourgeons.
Tétranyques : dégâts argentés sur feuilles.
Thrips : fleurs décolorées et déformées.
Tordeuses : perforations sur feuilles et fleurs.
Maladies principales :
Oı̈dium : feutrage blanc, fleurs déformées.
Mildiou : taches pourpres, croissance déformée.
Rouille : pustules orangées sous les feuilles.
Botrytis : pourriture grise des fleurs.
Galles bactériennes, anthracnose, moisissures noires, etc.
2.3 8. Types de rosiers
2.3.1 8.1. Rosiers buissons à grandes fleurs (Hybrides de thé)
Grandes fleurs solitaires, très décoratives.
Floraison en mai-juillet puis remontée à l’automne.
Hauteur : 0,70 à 1,50 m.
Utilisation : massifs, isolés, bouquets, bacs.
2.3.2 8.2. Rosiers à fleurs groupées (Floribunda)
Fleurs en grappes nombreuses, simples à doubles.
Très florifères, idéals pour massifs et bordures.
Moins parfumés, hauteur 0,50 à 1,50 m.
2.3.3 8.3. Rosiers grimpants
Les rosiers dits sarmenteux ne grimpent pas seuls : ils doivent être palissés (murs, pergolas, tonnelles).
Ils se divisent en trois groupes :
1) Grimpants remontants à grandes fleurs
Distance de plantation : 3 à 6 m selon vigueur.
Principalement utilisés pour façades et clôtures.
Les variétés précédées de Gpt sont issues de mutations.
2) Grimpants remontants à petites fleurs
Effet recherché : effet de masse plus que beauté individuelle.
Idéals pour tonnelles : variétés non remontantes, à longues branches souples.
Exemple : American Pillar.
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3) Grimpants non remontants à petites fleurs
Une seule floraison (mai–juillet), très abondante.
Grande vigueur, feuillage fin, branches souples.
Conviennent aux pergolas, arches, grillages, guirlandes.
Exemples : Gpt Superstar, Pierre de Ronsard.
2.3.4 8.4. Rosiers paysagers / Arbustes
Regroupe couvre-sol, arbustes érigés ou retombants. Usage : isolés, groupes, talus, rocailles, haies.
Peu d’entretien : simple taille légère en fin d’hiver.
2.3.5 8.5. Rosiers miniatures
Plantes de 0,20 à 0,50 m, très florifères, parfois parfumées. Utilisation : pots, terrasses, balcons,
rocailles, bordures. Entretien facile : taille très légère.
2.3.6 8.6. Rosiers tiges
Greffés sur tiges d’églantier (90–120 cm). Plantation en bordures, allées, pelouses. Distance : 1,50 à
2 m. Existe aussi en tiges courtes (50–60 cm) pour terrasse/patio.
2.3.7 8.7. Rosiers pleureurs
Greffés sur hautes tiges (1,40–1,80 m) avec variétés souples. Demandent un support métallique solide.
Très décoratifs isolés sur pelouse. Exemples : Dorothy Perkins, Excelsa.
2.3.8 9. Plantation des rosiers
9.1. Sol
Préfèrent sols argilo-siliceux, bien drainés.
Redoutent sols calcaires (chlorose) et argiles compactes.
9.2. Exposition
Soleil indispensable.
Éviter les variétés rouges plein sud.
À l’ombre → floraison réduite.
9.3. Préparation du terrain
Terrain vierge : défoncement plusieurs semaines à l’avance.
Terrain cultivé : simple bêchage + engrais.
9.4. Période de plantation
Novembre–décembre idéal.
En terrain lourd → planter plus tard.
Rosiers en conteneur : plantation possible toute l’année.
9.5. Plantation
Racines habillées (raccourcies à 20–25 cm).
Trempage dans un pralin (argile + nutritifs).
9.6. Entretien
Taille, binage, arrosage, traitements phytosanitaires.
2.4 Rosier pour fleurs coupées (sous serre)
2.4.1 1. Besoins climatiques
Température : croissance optimale selon calendrier (14–21°C).
HR idéale : 77 %, mais HR élevée ↑ Botrytis.
Gestion climatique informatisée recommandée.
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2.4.2 2. Production des plants
Techniques
Mini-greffage / stenting : greffage + enracinement simultané (25°C, HR 100 %).
Greffage à l’œil.
Bouturage (moins coûteux).
Culture in vitro.
Porte-greffes (PG)
Choix selon sol, vigueur, résistance, régénération racinaire.
Au Maroc : R. indica ‘Major’ et R. manetti.
Cultivars
Grandes différences selon : type (HT, Floribunda. . . ), longueur tiges, rendement (100–450 fleurs/m²),
tenue en vase (8–18 jours).
2.4.3 3. Conduite des plantes
Densité : 6 à 8 plants/m² selon cultivar et type de plant.
Taille en montant, descendant, ou à ras selon objectif (production ou qualité).
Coupes réglées
Synchronisation pour fêtes (Noël, Saint-Valentin. . . ).
Gestion programmée des tailles + climat.
Conduite en continu
Production homogène toute l’année.
Tous les stades présents sur la plante.
2.5 Normes UE – Roses coupées
3 catégories :
Extra : qualité supérieure, tiges droites, sans défauts.
Catégorie I : bonne qualité, défauts très légers.
Catégorie II : tolère légers défauts sans affecter usage.
Calibrage
Longueurs de 5 cm → ¿ 120 cm.
Tolérances selon longueur (2,5 à 10 cm).
3 L’Œillet (Dianthus caryophyllus)
3.0.1 1. Données économiques
Culture mondiale, 2 fleur coupée après la rose.
Origine méditerranéenne, cultivé depuis 2000 ans.
Grands producteurs : Chine, Colombie, Mexique.
Au Maroc :
Première culture à Azemmour (1987), surtout sur le littoral atlantique.
107 ha sous serre ( 41% de la superficie floricole).
Représente de la valeur des exportations floricoles et 80% vers l’UE.
Production nationale 133 millions de tiges (2013).
Contraintes : maladies, difficultés d’export.
3.0.2 2. Classification
Genre Dianthus, famille Caryophyllacées, +300 variétés.
Deux types principaux :
Standard : 1 tige = 1 grosse fleur terminale.
Spray : bourgeon terminal supprimé → plusieurs fleurs.
Principaux groupes d’œillets :
Œillet des fleuristes (D. caryophyllus) : fleurs doubles parfumées, 50–70 cm.
Œillet de poète (D. barbatus).
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Œillet nain ”Lillipot” : compact, 20–25 cm.
Œillet de Chine (D. chinensis) : annuel ou bisannuel.
Œillet marguerite / grenadin : floraison été, très parfumé.
3.0.3 3. Exigences de culture
Origine subtropicale → climat frais.
Température idéale : 16–30°C (écart ¿10°C = anomalies du calice).
Lumière : ¿ 21,5 klux.
Sol : fertile, bien drainé, pH 6–7, supporte calcaire.
Exposition : plein soleil.
Humidité excessive → maladies racinaires.
3.0.4 4. Cycle de culture (simplifié)
Semis selon période de floraison :
Floraison juillet → semis janvier
Floraison septembre → semis mars
Floraison mai–août → semis août
Levée : graines non couvertes, germination exige lumière.
3.0.5 5. Multiplication
Semis : pour création de nouveaux cultivars.
Bouturage (méthode principale) :
Boutures 8–10 cm, traitement fongicide + hormone (ANA/AIB).
Enracinement : 4–5 semaines dans sable stérile.
Marcottage : facile, en été.
3.0.6 6. Installation de la culture
Serre
Hauteur gouttière : 2,5–3,5 m.
Surface optimale par bloc : 5 000 m².
Film PEBD 200 microns anti-UV.
Filet anti-insectes obligatoire.
Sol et plantation
Travail du sol à 40 cm, racines pouvant atteindre 1 m.
Désinfection (Rhizoctonia, Fusarium. . . ).
Densité : 20–25 plants/m².
Plantation en quinconce, en après-midi.
Irrigation 2–3 fois/jour au début.
3.0.7 7. Irrigation
Après plantation : brumisation 2 semaines.
Puis irrigation localisée (goutte-à-goutte).
Besoin : 4–5 L/m²/jour pour plantes adultes.
Éviter la stagnation d’eau (maladies).
3.0.8 8. Nutrition
Besoins élevés en N, P, K, Ca et oligoéléments.
Carences typiques :
Azote : tiges fines, feuilles jaunies, floraison retardée.
Phosphore : plantes rabougries, jaunissement.
Potassium : brûlure du limbe, déformation des fleurs.
Calcium : tiges fragiles, nécroses, sensibilité à Fusarium.
Bore : calice fendu, avortement de boutons.
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3.0.9 9. Travaux culturaux
Palissage
• Filets superposés (7,5 à 15 cm), 3–4 couches.
• Évite la casse des tiges.
Ébourgeonnage
• Standard : conserver bourgeon terminal.
• Spray : supprimer bourgeon terminal, garder latéraux.
Pincements
• Simple : garder 5 paires de feuilles → 4–5 pousses.
• Un et demi : pour étaler la production.
• Double : plus de pousses, mais qualité moindre.
3.0.10 10. Principales maladies
• Rhizoctonia solani : pourriture sèche du collet.
• Phytophthora, Fusarium, Pythium.
• Favorisées par humidité élevée + chaleur.
3.1 Possibilités d’Optimisation de la Production
3.1.1 1. Causes des faibles rendements
a) Contraintes climatiques
Températures estivales sous serre ¿ 35°C.
Manque de luminosité en été dans les zones côtières (brouillard, poussière).
Insuffisance de lumière → tiges faibles (œillets/rosiers).
b) Problèmes techniques
Mauvaises pratiques : taille, irrigation, fertilisation irrégulière.
Salinité élevée des sols/eaux (Rabat, Azemmour, Tadla, Marrakech. . . ).
Maladies : nématodes, botrytis, fusarium. . .
Mauvaise gestion post-récolte : hydratation sale, chaleur, éthylène.
c) Problèmes économiques
Marchés difficiles, concurrence forte, exportations en baisse.
Transport aérien très coûteux ( 35
3.1.2 2. Transport : optimiser les coûts
Camions frigorifiques → coût divisé par 3, mais nécessitent du groupage entre producteurs.
Besoin de meilleure organisation commerciale.
Prétraitements indispensables : anti-botrytis, anti-éthylène, hydratation correcte.
3.1.3 3. Limiter les écarts de triage
Couper les fleurs au stade optimal pour éviter le vieillissement.
Réduire flétrissement : eau propre, pas d’exposition au soleil, éviter la déshydratation.
Contrôler l’éthylène (sources, gaz d’emballage).
Renforcer la lutte contre botrytis.
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3.1.4 4. Contraintes à résoudre en production
a) Coûts élevés
Serres, chauffage, plants, palissage, royalties.
Solutions : serres canariennes améliorées, double paroi, production locale de plants.
b) Qualité des plants
Pépinières parfois non conformes (plants affaiblis, maladies).
Plants importés chers et pas toujours fiables.
Solution : contrôle des pépinières + production interne de plants.
c) Densités faibles et pertes
Taux de pertes élevés après plantation (jusqu’à 35
Causes : mauvaise qualité des plants, plantation en été, manque d’humidité.
Solution : mist / fog systems pour une meilleure reprise.
3.1.5 5. Optimisation de l’environnement de la serre
Humidité
Forte humidité = maladies (botrytis, mildiou).
Faible humidité = mauvais démarrage.
Solutions : ventilation tôt le matin, chauffage, double paroi, nébulisation contrôlée.
Chaleur estivale
Problème majeur : chergui + serres mal adaptées.
Solutions : ombrage, chaulage, fermeture contre vents, submersion au sol.
Lumière
Serres poussiéreuses/chaulées : baisse de lumière jusqu’à –40 %.
Besoin des rosiers → 20 à 53 klux.
Dans certaines zones (Massa), ¡ 11 klux en hiver → fortement limitant.
CO
Défaut fréquent en hiver sous plastique.
Solutions indirectes : fumier, paille.
3.1.6 6. Gestion de la croissance
Taille/pincement selon état végétatif.
Arcure, paillage, irrigation → maintien de la vigueur et retarde le vieillissement.
Bonne fertilisation selon sol, eau, variété (rarement respectée).
Hors-sol abandonné à cause de la chaleur et mauvais substrats.
3.1.7 7. Facteur humain
Manque de techniciens qualifiés.
Faible suivi des opérations.
Limite majeure pour la progression du secteur.
Conclusion synthétique
L’amélioration de la production floricole dépend de :
Une maı̂trise technico-climatique (température, humidité, lumière).
Une meilleure qualité des plants et un contrôle des pépinières.
Une organisation commerciale pour réduire les coûts de transport.
Un renforcement des compétences humaines.
Des choix économiques optimisés, adaptés au contexte réel des producteurs.
La fleur coupée reste rentable mais nécessite organisation, rigueur et innovation, plutôt que l’abandon
des cultures.
3.2 comparaison
Le rosier et l’œillet sont deux plantes ornementales très utilisées en espaces verts, mais elles diffèrent
fortement par leur morphologie, leurs exigences culturales et leurs usages paysagers.
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3.2.1 1. Morphologie
Rosier (Rosa sp.) : arbuste ligneux, port érigé ou buissonnant, tiges épineuses, fleurs grandes, souvent
très parfumées, couleurs variées.
Œillet (Dianthus sp.) : plante herbacée, tiges fines, feuillage linéaire, fleurs plus petites mais
nombreuses, souvent très décoratives, au parfum épicé caractéristique.
3.2.2 2. Exigences et entretien
Rosier : demande un sol riche, bien drainé, une exposition ensoleillée et une taille régulière. Sensible
aux maladies (oı̈dium, taches noires).
Œillet : préfère les sols légers et calcaires, tolère mieux la sécheresse, entretien plus simple, faible
sensibilité aux maladies.
3.2.3 3. Floraison
Rosier : floraison étalée du printemps à l’automne, fleurs emblématiques utilisées en massifs, haies
fleuries et bouquets.
Œillet : floraison de longue durée, fleurs nombreuses et colorées, idéal pour bordures, rocailles et
floriculture.
3.2.4 4. Usages paysagers
Rosier : plante structurelle, apporte volume, élégance et points focaux dans les jardins.
Œillet : couvre-sol ou plante de remplissage, apporte couleur et texture fine, parfait pour souligner
les lignes et les bordures.
3.2.5 5. Valeur esthétique
Rosier : symbolique forte (romantisme, prestige), fleurs imposantes.
Œillet : esthétique délicate, aspect léger et harmonieux.
Conclusion: En résumé, le rosier est une plante noble, structurante et expressive, tandis que l’œillet
est une plante plus simple, résistante et polyvalente. Leur association en aménagement permet de
combiner volume, couleur et continuité florale, tout en équilibrant entretien et esthétique.
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