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Mobilisation des recettes douanières en RDC

Ce document traite de la problématique de la mobilisation des recettes douanières en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la DGDA Haut-Katanga. Il examine les défis liés à la maximisation des recettes publiques, les réformes nécessaires pour moderniser le code des douanes, ainsi que les facteurs influençant la mobilisation des recettes. L'étude vise à identifier les composantes les plus importantes des recettes douanières et les obstacles à leur mobilisation.

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Micheal Kissimba
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Mobilisation des recettes douanières en RDC

Ce document traite de la problématique de la mobilisation des recettes douanières en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la DGDA Haut-Katanga. Il examine les défis liés à la maximisation des recettes publiques, les réformes nécessaires pour moderniser le code des douanes, ainsi que les facteurs influençant la mobilisation des recettes. L'étude vise à identifier les composantes les plus importantes des recettes douanières et les obstacles à leur mobilisation.

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CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERAL

1. Sujet de recherche

Problématique de la mobilisation des recettes douanières. Cas de la DGDA HAUT-KATANGA.

2. Phénomène observé

3. Revue de littérature

4. Problématique

La problématique se défini comme ensemble des problèmes se posant sur un sujet déterminé.
L'objectif primordial de l'Etat est de maximiser des recettes publiques perçues en termes d'impôts
et taxes sur les activités des résidents d'un territoire, d'une région et/ou d'une nation. La
maximisation des recettes du trésor public est assurée par l'emploi exceptionnel, courant et
permanant garantissant la mission de l'Etat, celle de percevoir des recettes et effectuer de
paiements des dépenses publiques. Chaque pays a le souci de mobiliser des recettes suffisantes
pour le financement de son budget, ce qui lui permet de participer au financement de ses
dépenses publiques dans tous les domaines tel que la justice, l'éducation, La Défense
(fonctionnement de l'armée), la santé, les infrastructures (ex. Ecoles, routes, ponts, hôpitaux), le
recensement, les élections ainsi que de nombreux autres services publics que nous utilisons
quotidiennement. C'est pourquoi tout le monde même les chômeurs doivent aussi contribuer au
financement des dépenses de l'Etat. Cependant la douane reste le grand pourvoyeur des recettes
de l'Etat Congolais, elle fournit à ce dernier les ressources financières pour qu'il parvienne à
réaliser ses objectifs sur le plan de construction des hôpitaux et les écoles; d'aménagement des
routes; de versements de salaires aux fonctionnaires et les soldes aux militaires et aux policiers
etc. De ce fait chaque province est tenue de participer activement en termes de réalisation des
recettes dans les budgets de l'Etat à concurrence d'un pourcentage assigné par apport à ses
responsabilités. La province douanière du Nord-Kivu ne peut se soustraire de cette mesure.?C)
C'est ainsi que, le législateur a doté la douane d'un pouvoir important, appuyé par des textes
légaux et réglementaires permettant à ce dernier de lui fournir des moyens nécessaires pour faire
face à ses multiples charges.
Pour rappel, les formalités et les régimes applicables aux marchandises franchissant les frontières
nationales ont toujours été régies par le décret du 29 Janvier 1949 coordonnant et révisant le
régime douanier de la République Démocratique du Congo, ainsi que par son règlement
d'exécution, à savoir l'ordonnance n°33/9 du 06 janvier 1950. Pendant près de 60 ans, notre
douane a fonctionné sur base de cet instrument juridique pendant que l'environnement
commercial international qui prévalait lors de sa promulgation connaissait d'importantes
mutations, si bien que de nombreuses révisionsopérées sur la législationdouanière de 1949 n'ont
pas réussi à adopter au contexte de l'heure, marque notamment par les phénomènes de la
mobilisation des échanges et de la régionalisation du commerce ainsi que le cours aux nouvelles
technologie de l'information et de a communication.
Pourremédier à cette situation et permettre à la douane congolaise de se moderniseren fin de
répondre aux exigences de l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) dont la RDC est
membre, la DGDA a mis en place un nouveau code des douanes promulgué par le chef de l'Etat
el 20 Aout 2010 par l'ordonnance-loi n°10/002. Ce code devait entrer en vigueur six mois après
sa promulgation, selon l'article 403 du titre 5 du même code, soit le 20 février 2011 où il
devenait impérieux de doter le pays d'un instrument juridique moderne, qui s'inscrive dans le
cadre de facilitation et de la simplification des procédures douanières, en vue de stimuler la
croissance économique. Le nouveau code des douanes s'inspire beaucoup de la convention
internationale pour la simplification des régimesdouaniersrévisés en juin 1999, dite « Convention
de Tokyorévisée » élaborée par l'OMD. Il comprend 15 titres, 46 chapitres, 403 articles et
contient beaucoup d'innovations.8(-)
En tenant compte de réalité sur terrain la DGDA travaille sous un contrat programme c'est-à-dire
un montant exprimé en pourcentage des recettes à réaliserconcourir significativement au budget
de l'Etat et la DGDA arrive à réaliser ce montant pour la plus part des cas.
Etant donné que la maximisation recettes reste l'objet essentiel de toute entreprise oeuvrant dans
un pays en développement, notre aspiration s'est orienté à la DGDA/NK, c'est dans un même
angle d'idée que nous voudrions faire une analyse sur la mobilisation de composantes ses
recettes.
Pour se faire, ce présent travail va s'orienter sur ses différentes questions :
1) Quelle est la composante des recettes plus importante que d'autres composantes des
recettes ?
2) Quels sont les problèmes liés à la non mobilisation des composantes des recettes
douanières ?

5. Hypothèse

L'hypothèse du travail est une réponse provisoire à la question et peut être affirmée ou infirmée
ou rejetée après l'analyse.
Il s'agit d'une proposition prise apriori qui pourra ensuite être vérifié ou non par une
démonstration théorique ou une démarche expérimentale.9)
Partant des préoccupations ci-haut, nous avons émis les hypothèses suivantes:
1. Les recettes d'importation occuperaient une place importante dans la structure des recettes
douanières.
2. L'insécurité, le non-paiement de la totalité des agents, des facilitées douanières et le manque
du civisme fiscal seraient les défis majeurs à la mobilisation des composantes des recettes
douanières.

6. Objectif de l’étude

Ce travail a comme objectif de connaitre la composante des recettes la plus importante et de


connaître les problèmes liés à la mobilisation des composantes douanières.

Choix et intérêt du travail


a. Choix du sujet
Le choix de ce sujet se justifie par le fait que nous poursuivons les études en finance et banque,
la DGDA est parmi les institutions publiques mobilisatrices des recettes de l'Etat, cela est dû à
son rôle traditionnel qui est celui des recettes douanières.

b. Intérêt du sujet
En portant notre choix sur ce sujet, notre soucie étant faire une étude sur la problématique de la
mobilisation des composantes des recettes douanières à la DGDA/NK, C'est ainsi que, après
l'analyse les résultats que nous trouverions :
1. Sur le plan personnel
Entant qu'économiste c'est un plaisir de traiter un sujet du domaine, car nous estimons que nos
recherches sur ce sujet contribueront à notre expérience.

Le choix de ce sujet de recherche nous a été passionné personnellement par rapport à notre
formation en finance et banque, et d'autre part par rapport à son étroitement lié à la mobilisation
des recettes douanières.
2. Sur le plan scientifiquement
Ses résultats serviront d'une documentation importante aux futurs chercheurs et lecteurs et un
point de départ sur leurs recherches.

3. Sur le plan managerial

Méthodologie de recherche

a. Méthode
Toute recherche ou application scientifique dès sa conception jusqu'à sa démonstration nécessite
une méthodologie appropriée qui garantit l'objectivité des résultats. 10(2)
Il existe plusieurs conceptions : « Le propre de la méthode dit A. Kaplan (1964), est d'aider à
comprendre au sens large, non les résultats de la recherche scientifique, mais le processus de
recherche lui-même. »11C)
Ainsi donc la méthode se défini comme un ensemble des opérations intellectuelles pour
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les
vérifie.
Pour vérifier nos hypothèses, nous avons utilisé les méthodes suivantes :
 Méthode comparative : nous a été utile pour comparer les différentes composantes des
recettes douanières.

b. Technique
La technique se situe au niveau des faits ou des étapes pratiques. C'est l'opérationnalisation ou concrétisation de la méthode. Elle
est à la récolte et le traitement des données de recherche pour produire les résultats.12()
Pour accéder aux données nécessaires nous avons utilisé:
 La technique documentaire : nous a permis de récolter les données relatives à notre travail en consultant certains
ouvrages et documents, rapport, publications;
 Entretien libre : nous a permis d'entrer en contact avec les agents de la DGDA

CHAPITRE 2 : CADRE CONPTUEL ET THEORIQUE

2.1. Définition des concepts

a. La concession
Appelée communément « Société a charte », elle est celle dans laquelle Etat (le concédant)
concède aux particuliers concessionnaires) le pouvoir d'exploiter une entreprise dans les
conditions spéciales.
Un cahier de charte précise alors les clauses favorables : à l'Etat, les redevances ; au
concessionnaires, un monopole; c'est-à-dire les privilèges exclusives de fabriquer, de vendre ou
exploiter dans un secteur déterminé.

b. Etablissement public
L'établissement public se conçoit comme une personne publique a vocation spéciales distincte
des collectivités publiques.

Collectivités publiques se défini comme ; Etat, les collectivités locales; parlant de la collectivité
on fait allusion a des personnes liées par une organisation commune.

Ce mode de gestion se distingue de l'exploitation d'une régie par l'octroi de la personnalité


morale au service public

La notion d'établissement public coïncide avec une large application d'un régime du droit privé.
Elle tend à favoriser une gestion efficace par l'autonomie de la nature et a permettre la
participation des intéressés à la gestion.
Il importe de s'intéresser aux principes fondamentaux du fonctionnement. Il y a pour cela trois
principes : l'autonomie, la spécialité, et le rattachement gouvernent le fonctionnement des
entreprises publiques
 L'autonomie : Tant financière qu'administrative, conférées l'établissement public par
l'Etat traduit par la volonté qu'il lui faut pour la rentabilité et l'efficacité que l'on veut
atteindre;
 La spécialité : De l'établissement public stipule que ce dernier ne possède qu'une
compétence d'attribution strictement déterminé, dans les statuts se limitant à la gestion
d'un service public ou des plusieurs autres biens définis dans les statuts;
 Le rattachement : Est le principe qui illustre le lien de l’établissement public à une
collectivité publique.
c. L'office
L'office ressemble à la régie; à la seule différence ou l'office possède plus d'indépendance du
point de vue administratif et financier à l'égard de l'Etat.
Cependant, les deux entreprises se heurtent à des difficultés de manque d'initiatives, par crainte
des responsabilités et d'ingérences politiques dans les nominations et les activités.

d. Régie
La régie se définie comme étant l'exploitation directe de services publics par l'administration
avec ses biens et son personnel. Son budget est intègre à celui de la collectivité dont relève les
services.

Ce mode de gestion jadis a l'apanage de l'administration s'applique encore dans certains


domaines à savoir : l'arrière, la défense nationale, la police, les finances. Il est parfois applique
dans la gestion des services publics industriels et commerciaux.
II existe quatre catégories de régies selon l'intervention de l'Etat :

 La Régie directe : Le capital appartient à l'Etat qui assure directement la gestion. Elle
soumise aux règles de la comptabilité publique ;
 La Régie autonome : Le capital appartient à la puissance de publique. Elle dispose d'une
autonomie financière et une responsabilité morale. La puissance publique n'exerce qu'un
contrôle.
 La Régie d'entreprise : appelée encore « travail en Régie », c'est une forme de
concession dans les marchés publics. Si une entreprise privée exécute des travaux
annexes non prévus dans le détail du contrat qui lie à la puissance publique, les travaux
qui lui seront remboursés avec une prime. Cette prime de régie d'entreprise existe pour le
secteur privé.
La concession est appelée aussi société de charte. Dans ce cas, l'Etat (le concédant) concède au
particulier (concessionnaire), le pouvoir d'exploitation une entreprise dans des conditions
spéciales. Un Cahier de charges précise les clauses favorables. A l'Etat les redevances, au
concessionnaire le monopole, c'est-à-dire le privilège exclusif de fabriquer, de vendre ou
exploiter dans un secteur déterminé et parfois au public qui bénéficie des tarifs spéciaux.

2.2. Théories sur les problèmes de mobilisation des recettes


Les causes et/ou les raisons qui sont à la base de la faiblesse de la mobilisation des ressources
fiscales et douanières sont nombreuses et proviennent de plusieurs manières. Il y a des causes
exogènes et endogènes.
a. Les causes exogènes
Parmi les causes exogènes de la faiblesse de la mobilisation des ressources fiscales et douanières,
nous citerons notamment :
- L'Etat congolais n'offre pas convenablement à sa population les biens publics indispensables au
développement économique et social.
Sur ce point précis, le devoir d'un Etat de droit est d'offrir à sa population une bonne éducation et
santé, les infrastructures collectives de base par l'application d'une bonne gouvernance.
L'éducation et la santé sont les éléments moteurs du développement d'un Etat. Un Etat qui
investit dans ses deux secteurs est un Etat qui doit prospérer. Le prélèvement de l'impôt aussi
dépend. Un niveau d'éducation peu élevé s'avère un obstacle important à l'application d'une
fiscalité moderne. Autant dire qu'un faible niveau d'éducation constitue un facteur de rareté de
l'écrit et de la difficulté de repérage de des contribuables. Au Congo, depuis des années 1990 à
nos jours, pour financer les dépenses d'éducation, à l'école primaire comme à l'école secondaire,
les populations sont admis facilement de cotiser a des associations des parents d’élèves pour
prendre en charge la plupart des couts salariaux liés aux enseignants, de même qu'aux universités
et instituts supérieurs par exemple, le manque d'internant, bourse d'études, etc. à cause de
l'insuffisance des ressources affectées à l'éducation et de l'abandon de l'Etat dans ce secteur ainsi
que dans le domaine de la santé publique ou des hôpitaux sont insuffisant par rapport au niveau
de la population et les existants sont mal équipés.
Quant aux infrastructures de base au sens large, il faut entendre des biens d'équipements en
réseau routier, en téléphone, en énergie électrique parce que ces biens facilitent la réaction des
opérations de production et de distribution qui sont censé avoir un impact positif sur l'initiation
des investisseurs au pays ceci aura pour conséquence, la création d'emploi et ricocher la
mobilisation des ressources fiscales. L'Etat a l'obligation de créer des voies de communication
pour permettre l'inter connectivité entre les hommes en créant les routes, les rails, les aéroports,
et les ports. Ceci va permettre l'incitation des hommes d'affaires pour investir au pays afin de
gagner des impôts intérieurs.

Cependant, au Congo, dans le cadre des impôts directs, il ya deux catégories d'impôts qui sont
des impôts réels et des impôts cédulaires sur les revenus. S'agissant des impôts réels, ce sont des
impôts qui ont trait à la richesse détenue par l'assujetti. Il peut s'agir des biens immobiliers ou
mobiliers nommément déterminés par la loi. C'est la superficie des propriétésfoncièresbâties et
non bâties situés en RDC, la superficie des concessions minières et hydrocarbures et les
véhicules.
S'agissant de deux premiers impôts assissent sur la terre, on pourrait, d'emblée, penser que sa
perception serait aisée, dans la mesure où la terre constitué une matière imposable « Fixe », qui
ne se déplace pas et donc facilement identifiable considère qu'en RDC, il n'en pas le cas. Il est à
noter que la loi foncière Congolaise pose le principe de l'apparence du sol et du sous-sol à l'Etat,
les congolais pensent dans leurs imaginaires collectifs que la terre est la chose qui leur
appartienne de manière intime et inaliénable, leur ayant été légué par les ancêtres. D'où la
difficulté de penser qu'ils puissent payer à qui que ce soit un impôt sur la terre. En outre, il faut
reconnaitre que La possession d'une terre ou d'un bâtiment dans un centre urbain est un indice
indiscutable de richesse, qui doit normalement exposer le titulaire au paiement de l'impôt, quand
on connait par exemple le nombre de sans domicile fixe dans nos centres urbains. A ce sujet, si
dans les autres cieux, l'Etat favorise le développement minimum nécessaires pour l'aménagement
des avenues en eau potable, en électricité et en canalisation, au Congo, il n'en est pas le cas, ce
sont les populations qui semble devancer l'Etat en construisant les maisons dans les nouvelles
cités ensuite elles se prennent en charge pour s'alimenter en eau potable et en électricité en
achetant eux même leurs tuyaux de raccordement en eau et câbles en électricité sans
l'intervention de l'Etat d'une part et d'autre en aménageant leurs avenues en construisant les
canalisations pour protéger leurs habitations contre les inondations et érosions. En outre, ces
constructions se font sans aide ni de l'Etat, ni aussi d'un crédit bancaire. Ceci a comme
conséquence le rejet total de payement des impôts fonciers. Ces mêmes arguments sont valables,
mutatis mutandis aux impôts cédulaires sur les revenus en matière des impôts sur les revenus
locatifs. Quant aux impôts directs comme les droits de douane, si à l'ouest du pays il y a
l'application d'une douane classique du fait que la conduite en douane de la marchandise se fait
sans aucun effort du moment où du capitaine du navire conduit il en est pas de même à l'Est du
pays. Au Congo, sur 9 pays limitrophes, l'est du pays en est 6 pays limitrophes dont le Rwanda,
le Burundi, la Zambie, la Tanzanie, l'Ouganda, et le Sud Soudan. Les frontières de tous ces pays
sont poreuse, non contrôlées et non surveillées. Tous les pays voisins ont des routes carrossables
exceptées le Congo. Les transporteurs de marchandises de ports de Mombassa ou Dar es Salam
sont des étrangers et ont des difficultés pour traverser les frontières à cause des mauvaises routes.
Ils préfèrent se limiter au niveau des frontières voisines pour décharger les marchandises dans les
entrepôts des pays voisins.
Conséquence, ces marchandises commenceront à traverser les frontières marchandises faisant
à traverser les frontières marchandises faisant commerce frontalier et seront appliquées le tarif
simplifié à l'importation.
C'est le cas entrepôt agrées du Rwanda et aussi le cas des marchés fontainiers à LUFU ou luvio
entre l'Angola et la RDC. Il est recommandé à l'Etat d'invertir dans la construction des routes et
des entrepôts aux frontières gage de maximisation des recettes douanières.31C)
- La RDC est affectée par une forte pauvreté, ce qui réduit la capacité contributive de la
population.
Le manque d'emploi d'une grande partie de la population congolaise et aussi les infrastructures
de communication de base qui inter-relient le pays crée la faiblesse du niveau de vie d'une
grande partie importante de la population Congolaise et constitue un obstacle fondamental à la
mobilisation des ressources fiscales. Il est difficile de prélever les impôts sur les pauvres et
quand bien même les riches n'aiment payer l'impôt, le cout de collecte risque de constituer d'une
part excessive du produit de l'impôt. En ce qui concerne l'impôt direct par exemple, une personne
qui n'a qu'une maison où il tire le loyer pour subvenir aux besoins de ses enfants et les membres
de sa famille, prélever un impôt sur son revenu constitue un poids supplémentaire du fait que
seul cette maison lui procure un peu de revenu par manque d'emploi. En plus, même s'il peut
avoir de l'emploi en qualité de fonctionnaire par exemple, le revenu issu de la rémunération
nouer les deux bouts du mois par rapport au cout de la vie, d'où le rejet de l'impôt sur le revenu
locatif.

b. Causes endogènes

Il est constaté que dans la plupart des pays anglophones, les services des douanes et des impôts
constituent un même service. Dans le monde francophone en général le Congo en particulier ce
deux services sont séparés et leurs séparation se confirme par les métiers des douanes et des
impôts qui présentent des spécificités très remarquables du point de vue de l'assiette, de
contribuables et des transactions.
Cependant, ce deux administrations doivent être à la recherche de l'efficacité. Cette efficacité
nécessitée la séparation des taches de conception et d'opération d'une part et d'autre part la
recherche de la performance et de la promotion de l'éthique. C'est pourquoi les administrations
douanières et des impôts sont composés de services centraux et les services extérieurs à
l'administration centrale ou opérationnelle communément appelés des directions provinciales.
Les services centraux ont comme principales fonctions : la fonction stratégique c’est-à-dire, ils
analysent le contexte et définissent les orientations prioritaires. C'est le cas notamment de plan
d'action prioritaire de chaque régie élaborée par le ministre des finances ;la fonction contrôle de
budget de gestion et pilotage de réseau est de fixer les objectifs aux services opérationnels,
contrôler leurs exécution, la fonction gestion des ressources c'est-à-dire doit mobiliser les
moyens et les repartir en fonction de charge et enjeux et la fonction soutient qui permet de
soutenir les services opérationnels techniquement, en formation professionnelle et diffusion des
bonnes pratiques. Les services opérationnels sont implantes sur l'ensemble du territoire national
et ils sont en compétence territoriale et/ou en compétence fonctionnelle (grand bureau de douane,
centre des impôts-synthétiques et Direction des grandes entreprises,.). Il est à noter que les
services centraux devraient consacrer essentiellement leurs ressources à analyser les résultats des
services opérationnels, à définir le plan d'action prioritaire et voir comment accroitre les niveaux
des échanges avec les autres administrations
(OCC, OGEFREM, BCC, SENAREF, FPI,...).
Dans la pratique, il est constaté que les services centraux de nos deux régies financières sont
souvent absorbes par les taches opérationnelles qui sont une faiblesse fondamentale de nos
administrations fiscales et douanières. Cette même faiblesse affecte la mobilisation accrue des
recettes. En second lieu, la gestion de ces administrations financières doit être orientée vers la
performance en adoptant des instruments de gestion appropriée. Si les données de
l'administration douanière sont informatisés à travers le système de sydoniaword et offrent des
possibilités d'analyse fiable et rapide, il n'en est pas totalement de même pour les données
fiscales. Les services centraux disposent encore peu d'outils pour orienter, suivre et contrôler
l’activité opérationnelle des services de base. Les actions sont souvent orientées sur base de
statistiques globales (assiette globale, recettes du mois sans disposer de l’indicateur de gestion
permettant de juger des aspects quantitatifs et permettant de juger des aspects quantitatifs et
qualitatifs des travaux réalisés). La professionnalisation est une orientation nécessaire pour
accroitre efficacité des administrations financières. Elle implique un recrutement et une
formation spécialisée, un effort de formation initiale et continue. Dans la pratique, le recrutement
et la formation ne se font pas d'une manière efficace ce qui occasionne la faible mobilisation des
recettes se trouvant devant des agents ne possédant pas des capacités requises pour recouvrer
l'impôt. En outre, les administrations fiscales et douanières doivent opter pour une gestion
orientée vers l'éthique professionnelle. A ce sujet, la corruption est à l origine des pertes directes
de recettes fiscales et douanières, mais aussi de la disposition de marché créant ainsi la
concurrence déloyale au détriment des entreprises et/ou des opérateurs économiques ayant payés
les impôts correctement sans pratique de la corruption. Cette disposition du marché des produits
frauduleux empêchant les opérateurs économiques ayant payés leurs impôts a une bonne
compétitivité.
Qu'à cela ne tienne, la corruption sape et discrédite les administrations en général et les régies
financières en particuliers et constitue un facteur fondamental de rejet de l'impôt par les
contribuables. C'est pourquoi, les causes de la corruption des administrations douanières et
fiscales sont multiples parmi lesquelles nous citerons :

Des textes complexes, des pouvoirs discriminatoires mal contrôles confiés à des échelons
inférieurs de la hiérarchie, le manque de transparence et de suivi des opérations, des taux
d'impositions excessifs, des exonérations, des procédures bureaucratiques complexes laissant une
large place au discrétionnaire, le manque d'incitation aux fonctionnaires des douanes et des
impôts (retard ou faiblesses de salaires), la rareté des sanctions disciplinaires effectives etc. Ces
éléments constituent des facteurs de corruption auquel on pourrait jouer des facteurs plus
globaux comme le faible niveau de vie de la population, la pression sociale de la famille élargie
et aussi la faiblesse de la gouvernance. Ceci étant, l'offre de la corruption de la part des
contribuables et d'opérateurs économiques est d'autant plus fréquente lorsque la probabilité de
sanction est faible. [Link] estime que pour lutter contre la corruption en amenant les
actions en faveur d'un établissement de l'éthique, les dirigeants des administrations financières
doivent s'engager dans les voies qui sont complémentaires les unes aux autres aux trois actions
ci-après : action d'incitation, de la prévention et de la sanction.
Quant à l'action d'incitation, la motivation constitue un élément essentiel de l'efficacité des
agents. Le terme motivation évoque immédiatement l'idée de ce qui est à la base des actions ou
du comportement de l'homme. Elle repose notamment sur la garantie et la régularité de la
rémunération digne de soi ainsi que sur la modulation de cette rémunération en relation avec la
responsabilisation et la mobilisation au service des objectifs. D'où il faut l'application d'une
motivation extrinsèque en adoptant de récompenses (psychologiques et matérielles) pour les
agents méritants.

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