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Formation CCPA sur les maladies infectieuses

Le module de formation du CCPA sur les maladies infectieuses vise à sensibiliser les utilisateurs d'animaux de laboratoire sur les risques d'introduction et de transmission de maladies infectieuses dans les animaleries. Il aborde les modes de transmission, les sources d'infection, ainsi que les mesures de prévention et de suivi sanitaire nécessaires pour protéger les animaux et garantir l'intégrité des projets de recherche. Ce document est essentiel pour assurer la santé des animaux et la validité des résultats expérimentaux.

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Formation CCPA sur les maladies infectieuses

Le module de formation du CCPA sur les maladies infectieuses vise à sensibiliser les utilisateurs d'animaux de laboratoire sur les risques d'introduction et de transmission de maladies infectieuses dans les animaleries. Il aborde les modes de transmission, les sources d'infection, ainsi que les mesures de prévention et de suivi sanitaire nécessaires pour protéger les animaux et garantir l'intégrité des projets de recherche. Ce document est essentiel pour assurer la santé des animaux et la validité des résultats expérimentaux.

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Notes explicatives

Module de formation du CCPA sur :


les maladies infectieuses
Notes explicatives

Diapositive 1 Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses........................1


Diapositive 2 Pertinence de ce module de formation ............................................................2
Diapositive 3 Objectifs de ce module de formation................................................................2
Diapositive 4 Plan de ce module de formation ......................................................................3
Diapositive 5 Les maladies infectieuses ................................................................................3
Diapositive 6 Les répercussions des maladies sur la recherche ...........................................4
Diapositive 7 Modes de transmission des maladies infectieuses ..........................................5
Diapositive 8 Voies d’infection ...............................................................................................5
Diapositive 9 Voies d’excrétion ..............................................................................................6
Diapositive 10 Enrayer les maladies et les sources d’infection ...............................................6
Diapositive 11 Source d’infection : les animaux ......................................................................7
Diapositive 12 Source d’infection : le milieu ............................................................................7
Diapositive 13 Source d’infection : les humains ......................................................................8
Diapositive 14 Source d’infection : les procédures expérimentales.........................................9
Diapositive 15 Prévention des épidémies..............................................................................10
Diapositive 16 Prévention des épidémies : ce qu’il faut faire.................................................10
Diapositive 17 Prévention des épidémies : ce qu’il ne faut pas faire .....................................11
Diapositive 18 Suivi sanitaire .................................................................................................11
Diapositive 19 Suivi sanitaire.................................................................................................12
Diapositive 20 Suivi sanitaire.................................................................................................12
Diapositive 21 Maladies non infectieuses..............................................................................13
Diapositive 22 Maladies non infectieuses..............................................................................14
Diapositive 23 En bref............................................................................................................14

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

i
Notes explicatives

Module de formation du CCPA sur :


les maladies infectieuses
Notes explicatives

Diapositive 1 Module de formation du CCPA sur :


les maladies infectieuses
Toutes les personnes qui travaillent régulièrement
dans une animalerie (p. ex les techniciens, les cher-
cheurs, le personnel de recherche, les étudiants des
cycles supérieurs) doivent comprendre de quelle
façon les maladies peuvent être introduites et se
transmettre. Le matériel, les lignes directrices de
l’installation et les procédures normalisées de fonc-
tionnement (PNF) sont conçus pour limiter les
risques d’introduction et de transmission de mala-
dies, et cela dot être compris par toutes les per-
sonnes impliquées ils doivent être compris de tous.

Les maladies infectieuses sont une des plus impor-


tantes variables pouvant nuire à un projet de re-
cherche. Elles peuvent avoir des effets dévastateurs
sur un programme de recherche (consultez le Module
de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoires utilisés en recherche biomédicale (2010)). Les possibilités de
partage des animaux entre chercheurs peuvent également être restreintes dues à l’éclosion de maladies infec-
tieuses, que ce soit entre chercheurs d’un même établissement ou non. Après l’éclosion d’une maladie, une
énorme somme de travail, de temps et de coûts est nécessaire pour éliminer le problème.

Avant d’entreprendre un projet de recherche, toutes les personnes y participant doivent recevoir une for-
mation pratique et doivent être capables non seulement d’effectuer leur propre travail adéquatement, mais
aussi de le faire de telle sorte qu’elles minimisent les risques d’introduction et de transmission des agents
infectieux dans les installations.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

1
Notes explicatives

Diapositive 2 Pertinence de ce module de formation


Ce module de formation est pertinent pour tous les
utilisateurs d’animaux qui travaillent avec des ani-
maux hébergés dans un vivarium (un milieu
fermé, notamment un laboratoire) où les animaux
sont hébergés à des fins de recherche, d’enseigne-
ment ou de tests.

Ce module de formation porte sur les rongeurs, les


lapins, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les
primates non humains et les autres mammifères hé-
bergés en vivarium.

Note : Ce module ne porte pas sur les poissons; des


documents de formation s’adressant aux utilisa-
teurs de poissons sont offerts dans le volet Poissons.
Ce module ne porte pas sur les animaux de ferme;
des modules de formation s’adressant aux utilisateurs d’animaux de ferme sont offerts dans le volet Animaux
de ferme.

Diapositive 3 Objectifs de ce module de formation


À la fin de ce module de formation, le lecteur de-
vrait être en mesure de comprendre :

• les voies d’introduction des maladies infectieuses


dans une animalerie et les mesures à prendre
pour éviter l’introduction de telles maladies;

• les modes de transmission des maladies infec-


tieuses et les moyens à prendre pour les enrayer
lorsqu’elles se déclarent dans une animalerie;

• les généralités relatives aux programmes de


suivi sanitaire pour détecter les maladies infec-
tieuses chez les animaux de recherche.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

2
Notes explicatives

Diapositive 4 Plan de ce module de formation


Ce module de formation présente un aperçu des su-
jets suivants :

• Les répercussions des maladies sur la recherche;

• les voies d’infection et l’excrétion et la transmis-


sion des agents infectieux;

• les sources d’infection;

• la prévention des éclosions de maladies; et

• le suivi sanitaire.

Diapositive 5 Les maladies infectieuses


Les maladies infectieuses sont causées par divers
agents pathogènes microbiens, notamment les
virus, les bactéries, les champignons, les proto-
zoaires, les parasites multicellulaires ainsi que les
protéines non conventionnelles connues sous le
nom de prions. Divers facteurs liés à l'agent infec-
tieux et à l'animal hôte, notamment la virulence du
microorganisme et le nombre de particules infec-
tieuses auxquelles l’animal a été exposé, détermine
si un animal de laboratoire sera infecté ou non.
L'animal, selon l’espèce ou la souche, peut être par-
tiellement ou entièrement résistant à l'infection ou
plus sensible à celle-ci en cas d’immunodéficience,
de stress ou de mauvaise alimentation ou encore
compte tenu de ses antécédents génétiques.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

3
Notes explicatives

Diapositive 6 Les répercussions des maladies sur la recherche


Les maladies infectieuses sont une des plus impor-
tantes variables pouvant nuire à un projet de re-
cherche et avoir des effets dévastateurs sur un
programme de recherche. La maladie clinique n’est
qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles les
agents infectieux sont dangereux dans un pro-
gramme de recherche. De plus, l’absence de symp-
tômes cliniques ne devrait pas être interprétée
comme l’absence d’agents infectieux probléma-
tiques. Une infection subclinique (c’est-à-dire la-
tente ou silencieuse) peut perturber les paramètres
essentiels d’une recherche et ainsi avoir des réper-
cussions sur ses résultats, comme le démontrent les
exemples suivants :

• Les infections virales subcliniques chez les rats


peuvent affecter leur poids corporel.

• Le comportement d’un animal sera souvent affecté par une infection subclinique, ce qui entraînera des
erreurs dans les tests en conditions naturelles, etc.

• La présence de certains microorganismes peut provoquer des changements dans les organes, les cellules
ou les paramètres sanguins, ce qui rendra les résultats pathologiques de certaines études plus difficiles
à interpréter.

• La plupart des expériences faisant appel à des animaux requièrent que le système immunitaire des ani-
maux soit normal. Même en l’absence de pathologie clinique, les microorganismes peuvent provoquer
une immunomodulation, ce qui peut entraîner la suppression ou l’activation de fonctions immunitaires,
ou encore les deux en même temps, mais à divers endroits dans le système immunitaire. Les virus sont
décrits comme étant les modulateurs de fonctions immunitaires les plus courants.

• Certains microorganismes ont une incidence particulière sur les paramètres enzymatiques et hématolo-
giques ainsi que sur les autres paramètres mesurés chez les animaux et pour lesquels un suivi est effectué
lors d’une étude.

• Certains microorganismes ont une incidence sur la fertilité, ce qui peut être particulièrement probléma-
tique dans une colonie d’élevage.

• Les agents infectieux peuvent provoquer le cancer, augmenter les effets oncogènes de certains oncogènes
ou réduire l'incidence du cancer chez certains animaux de laboratoire.

Tout animal qui s’est rétabli d’une maladie ou tout animal ayant eu une infection latente peut être porteur
de l’organisme infectieux.

En matière de méthodes de lutte contre les maladies infectieuses, il est important de connaître les modes de
transmission et les voies d’infections de ces maladies ainsi que les voies d’excrétions des agents pathogènes
par l’animal infecté.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

4
Notes explicatives

Diapositive 7 Modes de transmission des maladies infectieuses


Il existe peu de modes de transmission d’un animal
à un autre (ou d’un animal à une personne). Les ma-
ladies se transmettent (a) par :

• contact direct entre des animaux (ou entre un


animal et une personne);

• contact indirect (par l’intermédiaire du milieu


environnant); ou

• des vecteurs passifs.

Contact direct :
Pour qu'une maladie soit transmise, un animal doit
être en contact direct avec un animal infecté. C'est
notamment le cas des maladies cutanées (p. ex. la
teigne), mais aussi de certaines maladies transmissibles sexuellement.

Contact indirect :
Le milieu environnant joue un rôle important dans la transmission des maladies. Les maladies respiratoires
en sont un excellent exemple. Elles sont transmises par des agents infectieux qui sont présents dans l'air
avant d’être inhalés. L'eau et la litière peuvent également être considérées comme des éléments du milieu
environnant et leur contamination peut entraîner la transmission d’une maladie chez les animaux.

Vecteurs passifs :
Les vecteurs passifs sont des objets inanimés qui sont accidentellement contaminés par des agents infectieux.
Si les cages ou les aliments ainsi que les outils ayant servi à les manipuler peuvent être des vecteurs passifs,
bien d'autres objets avec lesquels les animaux entrent en contact peuvent également être contaminés et fa-
voriser la transmission d'agents infectieux.

Diapositive 8 Voies d’infection


Les agents infectieux ne peuvent pénétrer dans
l’animal que par un nombre restreint de voies d'en-
trée. Le plus souvent, ils pénètrent dans les pou-
mons par inhalation ou dans le tube digestif par
ingestion. L'inoculation à travers la peau est un cas
particulier (p. ex. par l’intermédiaire d’un insecte
ou d’une aiguille) et, dans ce cas, la maladie peut
toucher d'autres organes que la peau. Certaines ma-
ladies se transmettent par voie sexuelle. Parfois, une
infection de la peau, des yeux ou des oreilles peut
se propager à d'autres organes.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

5
Notes explicatives

Diapositive 9 Voies d’excrétion


Il existe plusieurs voies d'excrétion des agents pa-
thogènes. Par exemple, les agents pathogènes pro-
venant des poumons sont excrétés par la toux et les
éternuements et ceux qui proviennent du tube di-
gestif sont excrétés par les selles. L'excrétion peut
également se faire par l'urine, la salive, le lait, le pus
ou les sécrétions provenant du système reproduc-
teur, ou encore par l'intermédiaire de vecteurs
comme les moustiques. Dans le cas des maladies cu-
tanées (p. ex. les infections fongiques), les agents
peuvent aussi être excrétés par la peau.

Diapositive 10 Enrayer les maladies et les sources d’infection


De nombreuses caractéristiques dans la conception
des animaleries, du matériel spécialisé ainsi que des
PNF visent avant tout à enrayer les agents indésira-
bles et les maladies qui se déclarent.

• Parmi les nombreuses caractéristiques de la


conception d’une animalerie propres à cette
visée, notons son isolement en restreignant l'ac-
cès au public et à d’autres activités, ou encore la
présence de barrières physiques, de filtres pour
éliminer les microorganismes ou d’un système
de pression positive relative de l'air comme obs-
tacles supplémentaires pour éviter que des
agents infectieux s’infiltrent dans l’animalerie;

• Le matériel spécialisé peut comprendre des


cages avec couvercle à filtre (et ventilées individuellement) ainsi que des stations pour changer les cages
et des couvercles qui isolent les animaux de l’air pouvant être contaminé;

• Les PNF de l’animalerie ayant pour but d’éliminer les organismes indésirables mettent principalement
l’accent sur les procédures d’entrée des personnes (porter certains vêtements de travail uniquement dans
l’animalerie), les produits (pour la désinfection) et les animaux (leur réception et mise en quarantaine),
les modèles de déplacement du personnel dans le cadre du travail en animalerie et les procédures d’en-
trée dans les salles possiblement contaminées.

Il existe quatre sources possibles d’infection : les animaux, le milieu, les humains et les procédures
expérimentales.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

6
Notes explicatives

Diapositive 11 Source d’infection : les animaux


Provenance des animaux :
De façon générale, les animaux devraient provenir
de fournisseurs fiables qui testent les animaux de
façon régulière et qui mettent à la disposition les ré-
sultats de ces tests. Les animaux qui proviennent
d'établissements ne pouvant offrir des garanties sa-
nitaires suffisantes devraient être considérés
comme des porteurs potentiels de maladies infec-
tieuses et des mesures devraient être mises en place
(une quarantaine, une redérivation) pour protéger
les colonies exemptes de maladies.

Transport :
Les animaux d'expérimentation qui arrivent dans
les établissements sont passés par certains endroits où leur état de santé peut avoir été compromis ([Link].
des camions, des aires de chargement des aéroports, des soutes à bagages). Les caisses de transport peuvent
laisser pénétrer des microorganismes. Comme certains aéroports sont infestés de rongeurs, il est donc par-
faitement possible que des animaux qui étaient exempts de maladies lorsqu'ils ont quitté le fournisseur ne
le soient plus lorsqu'ils arrivent à destination. Dans certains cas, lorsque la livraison peut être contrôlée par
le vendeur ou l'acheteur, le risque peut être moindre (p. ex. lorsque le vendeur se trouve à proximité de
l'acheteur et que le transport est effectué dans des véhicules réservés à cet usage).

Quarantaine :
La mise en quarantaine des animaux arrivant à l’établissement permet de déterminer si leur état de santé
répond aux critères d'entrée au sein d’une colonie exempte de maladies. La période de quarantaine devrait
être suffisamment longue pour permettre d’évaluer l’état de santé des animaux et de déterminer si une
contamination s’est produite pendant le transport.

Diapositive 12 Source d’infection : le milieu


Provenance des aliments, de la litière
et de l’eau :
La litière et les aliments peuvent avoir été contami-
nés avant d'arriver à l'animalerie. Les PNF de l’ani-
malerie devraient stipuler que tout sac endommagé
doit être rejeté et que l'emballage des autres sacs
doit être désinfecté. Des agents indésirables peu-
vent être présents dans l'eau potable, ce qui repré-
sente une préoccupation particulière dans le cas des
animaux immunodéprimés. Afin de minimiser les
risques d’introduction d’un agent pathogène, les
aliments, la litière et l’eau peuvent être stérilisés.

Matériel d’hébergement :
Le matériel employé dans l'animalerie doit être maintenu propre pour prévenir la transmission des maladies
au sein d’une colonie. Dans certains cas, on le passe systématiquement à l'autoclave pour compléter les opé-
rations de nettoyage (nettoyage automatique des cages).

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

7
Notes explicatives

Autres animaux :
Souvent, les établissements hébergent des animaux exempts de maladies et des animaux au statut incertain
dans les mêmes sections de l’animalerie. Des PNF doivent alors être mises en place pour réduire le risque
de transmission d'un agent pathogène d'une colonie à l'autre. On peut améliorer l'isolement des colonies
en filtrant l’air et en créant des gradients de pression. Il ne faut pas oublier que l'efficacité des procédures
et du fonctionnement des installations dépend avant tout des personnes travaillant dans l’animalerie et que
des défaillances humaines ou mécaniques sont toujours possibles.

Vermine :
L'intrusion de rongeurs sauvages et d’insectes est une source de préoccupations. Certains de ces animaux
peuvent être porteurs de maladies qui ne doivent pas être présentes dans les animaleries. Non seulement
ces animaux nuisibles peuvent entrer en contact avec les animaux de l’établissement, mais ils peuvent aussi
contaminer la nourriture, la litière ou d'autres matériaux destinés à la colonie. Il est important de disposer
d'un programme de lutte contre les animaux indésirables afin de réduire ce risque.

Diapositive 13 Source d’infection : les humains


Les humains représentent un facteur de risque
important dans l’introduction et dans la trans-
mission des infections.

Restriction de l’accès :
Dans les colonies exemptes de maladies, les per-
sonnes ayant accès aux animaux représentent un
des facteurs de risque d’infection. Il est important
de limiter l’accès aux employés dont la présence est
absolument nécessaire. On peut aussi restreindre
l'accès des personnes qui ont pénétré dans une
autre animalerie récemment. Un certain délai après
la dernière visite dans une autre animalerie peut
être fixé dans les PNF de bioexclusion.

En plus des restrictions mentionnées ci-dessus, on devrait mettre en œuvre des exigences relatives à l'entrée.
Il peut être nécessaire d’introduire du matériel qui ne peut être stérilisé; la désinfection appropriée de celui-
ci devrait alors être effectuée avant son utilisation dans l'animalerie.

Dans certains cas, des microorganismes présents chez des sujets humains sains sans causer de maladies
peuvent être pathogènes pour les animaux. Les animaux immunodéprimés sont souvent sensibles à des
agents qui ne provoquent aucune maladie chez les animaux immunocompétents. Par exemple, certaines
personnes sont porteuses de Staphylococcus aureus et de Klebsiella pneumoniae, deux agents qui peuvent causer
une maladie chez les souris immunodéprimées.

Toutes les personnes qui travaillent avec les animaux devraient porter des vêtements protecteurs. Avant de
pénétrer dans certaines aires, comme celles hébergeant des colonies exemptes d’organismes pathogènes spé-
cifiques (EOPS) ou des colonies d’animaux immunodéprimés, il peut être souhaitable de se changer pour
mettre des vêtements de travail exclusifs à cet endroit. Dans certains cas, il faudra se doucher avant de péné-
trer dans une aire donnée. Parmi les vêtements protecteurs, notons les bonnets, les masques, les gants et les
chaussures. Ceux-ci sont déterminés selon le niveau de protection requis pour les animaux et les personnes.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

8
Notes explicatives

Procédures normalisées de fonctionnement :


Le personnel doit recevoir une formation appropriée et se conformer aux PNF quant à la manipulation adé-
quate des animaux, l'utilisation de l’équipement de protection (p. ex. les cages à microisolation, les stations de
changement de cages ou les enceintes de sécurité biologique) et les procédures d'assainissement (p. ex. la dé-
contamination des surfaces, le nettoyage des cages, l’autoclave, etc.). Ne pas se conformer aux PNF établies
peut constituer une brèche dans la barrière protégeant les animaux contre les contaminations infectieuses.

Animaux de compagnie :
Il a été démontré que les animaux de compagnie de type rongeur sont susceptible d’être infectés par des
virus, des bactéries et des parasites. Les humains peuvent ainsi devenir des vecteurs mécaniques pour ces
agents pathogènes. On recommande aux personnes qui travaillent avec des rongeurs dans un établissement
de recherche de ne pas être en contact avec de tels animaux de compagnie à l’extérieur de l’établissement
(que ce soit des animaux de compagnie ou des aliments pour reptiles).

Diapositive 14 Source d’infection : les procédures expérimentales


Cellules, tissus, liquides ou d’autres
matériaux de ce type :
Les lignées cellulaires peuvent être contaminées par
des mycoplasmes ou des virus propres aux ron-
geurs. Avant d'employer ces substances sur des ani-
maux, ou même avant qu’elles soient utilisées à
proximité des animaux, celles-ci devraient être tes-
tées pour détecter toute infection.

Salles de procédures
(p. ex. installations chirurgicales
et d’imagerie) :
Il s'agit habituellement de locaux partagés qui peu-
vent être un point commun de passage d'animaux
exempts de maladies et d'autres, susceptibles d'être infectés. Il est important de s’assurer qu’une désinfection
appropriée est effectuée entre chaque utilisation bien que ces deux groupes d'animaux aient peu de chances
de se trouver dans cette salle en même temps.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

9
Notes explicatives

Diapositive 15 Prévention des épidémies


Afin d’éviter l’introduction et la transmission de
tout agent pathogène dans une animalerie, il est né-
cessaire de prendre des mesures de protection. Par
exemple, on peut isoler les animaux les uns des au-
tres pour empêcher la transmission directe d'un
agent pathogène. Cette option peut toutefois être
difficile à mettre en application ou elle risque de
nuire au bien-être des animaux.

Le meilleur moyen de prévention se situe au niveau


de la cage. On peut placer les animaux dans des
cages à microisolation pour limiter la transmission
par l'air. Les changements de cages devraient être
effectués sous une hotte ventilée pour éviter que les
particules en provenance d'une cage ouverte ne
contaminent une cage ouverte voisine. Il peut éga-
lement y avoir des barrières de confinement à l’intérieur de la pièce ou de l'animalerie. Pour compléter les
barrières physiques, des procédures précises de maintien du confinement devraient être mises en œuvre.
Ces procédures devraient être rédigées sous la forme de PNF pour toutes les tâches exécutées à l'intérieur
des barrières. Enfin, les employés devraient savoir ce qu'il faut éviter de faire.

Diapositive 16 Prévention des épidémies : ce qu’il faut faire


Pour prévenir les épidémies, il faut :
• mettre en pratique toutes les PNF de l'animalerie;

• nettoyer et désinfecter les aires et le matériel


à usage commun après chaque utilisation
(p. ex., les tables de procédures, les appareils
d'anesthésie);

• porter des vêtements protecteurs (des gants, des


masques, des bonnets, des blouses, des couvre-
chaussures, etc.), conformément aux lignes di-
rectrices de l'animalerie;

• changer de vêtements protecteurs entre les ma-


nipulations d'animaux ou de groupes d'animaux
différents selon les besoins;

• s'assurer que le fonctionnement du matériel de nettoyage et de stérilisation est conforme aux normes; et

• veiller à la mise en place d'un programme de suivi sanitaire (la conception du programme de suivi sa-
nitaire est propre à chaque animalerie).

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

10
Notes explicatives

Diapositive 17 Prévention des épidémies : ce qu’il ne faut pas faire


Pour prévenir les épidémies,
il ne faut pas :
• laisser les portes ouvertes parce que cela affecte
la ventilation (particulièrement pour maintenir
la pression d’air positive dans des zones
spécifiques);

• soulever le couvercle des cages à microisolation


pour quelques raisons que ce soit, sauf dans une
station de changement de cage ventilée;

• remplir à nouveau les bouteilles d'eau (au lieu


de les remplacer);

• replacer dans leur cage les rongeurs qui s’en sont


échappés;

• passer directement d'une zone contaminée à une zone non contaminée à l’intérieur des installations;

• employer les mêmes instruments chirurgicaux sur deux animaux sans les avoir stérilisés avant chaque
utilisation;

• déplacer des dispositifs d'enrichissement d'une cage à l'autre;

• conserver la nourriture d'une trémie lorsque l'ensemble de la cage est remplacé; et

• élever des rongeurs à la maison si vous travaillez dans une installation où sont hébergés des rongeurs
exempts de maladie.

Diapositive 18 Suivi sanitaire


Les animaleries devraient rester exemptes d'un cer-
tain nombre de maladies. Certains agents entraînent
des maladies graves chez les animaux, les rendant
ainsi inutilisables aux fins de la recherche.

D’autres agents peuvent être présents chez l'animal


sans causer de symptômes visibles, et ce, jusqu'à ce
que celui-ci soit stressé, comme après une interven-
tion chirurgicale. Dans certains cas, même s'ils ne
provoquent aucune maladie, les agents indésirables
représentent une menace pour la recherche parce
qu'ils ont des effets sur le système immunitaire.
Enfin, certaines maladies peuvent se transmettre
aux humains et constituent alors un risque pour ces
derniers.

Il est obligatoire de disposer d'un programme de suivi sanitaire pour détecter la présence d'agents qui peuvent
représenter une menace pour les animaux, la recherche ou les personnes. Ce besoin est d'autant plus pressant
que les établissements échangent de plus en plus d'animaux, en particulier des souris. La liste d'agents patho-
gènes à surveiller pourra varier selon les espèces étudiées, voire à l'intérieur d'une même espèce.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

11
Notes explicatives

Diapositive 19 Suivi sanitaire


La fréquence des analyses de dépistage de patho-
gènes effectuées dans une colonie donnée dépend de
divers facteurs. Certains rendent nécessaires d’aug-
menter la fréquence des analyses (p. ex. des arrivées
fréquentes d'animaux provenant de nombreuses
sources), tandis que d'autres la réduisent (p. ex. de
bonnes mesures de quarantaine et de gestion).

Le processus d’analyse peut nécessiter une simple


prise d'échantillons chez les animaux en vue d'exa-
mens sérologiques, de cultures, etc. Les moutons et
les bovins sont généralement testés de cette façon.
Pour les colonies de petits rongeurs, les animaux
sentinelles sont souvent utilisés pour éviter que de
tels tests perturbent l'ensemble de la colonie.

Si le programme de suivi sanitaire repose sur l'utilisation d'animaux sentinelles, ceux-ci doivent être exempts
de tout agent indésirable. En ce qui concerne les animaux sentinelles, l'aspect le plus important est qu'ils
devraient tous avoir la possibilité d'être infectés si l'agent recherché est présent. Leurs cages devraient se
trouver près de l'endroit où l'air sort de la pièce afin qu’ils soient exposés le plus possible aux agents qui se
propagent par la voie aérienne. Comme certaines maladies se propagent par la voie orofécale, la litière souil-
lée en provenance de la colonie peut être placée dans la cage des animaux sentinelles.

Les animaux modifiés par génie génétique ne devraient pas être employés comme sentinelles parce qu'ils
peuvent être incapables de produire des anticorps en quantité mesurable.

Diapositive 20 Suivi sanitaire


Dans le cas où un agent pathogène est détecté, les op-
tions suivantes peuvent être prises en considération :

• tolérer la présence de l'agent s'il ne menace pas la


qualité des résultats de la recherche ou la santé
des autres animaux ainsi que des personnes;

• isoler et confiner la colonie infectée;

• reconstituer la colonie au moyen de césariennes


ou de transferts d’embryon;

• sacrifier la colonie infectée, puis effectuer une


décontamination complète et acquérir des ani-
maux exempts de maladie.

Parmi les mesures prises pour remédier à l'apparition d'une maladie dans une animalerie, on devrait éga-
lement rechercher la source de la contamination.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

12
Notes explicatives

Diapositive 21 Maladies non infectieuses


Les maladies non infectieuses ne sont pas causées
par des agents pathogènes et ne peuvent pas se
transmettre d’un animal à un autre. On peut les di-
viser selon les catégories suivantes :

Maladies physiques :
Ces maladies sont causées par un traumatisme (p.
ex. une blessure lors d’un combat, une fracture d’un
os), par les produits chimiques (p. ex. les brûlures
chimiques causées par des acides ou des bases), par
la température (p. ex. les engelures, les brûlures), et
par l'irradiation (p. ex. les rayons X, les rayons
ultraviolets).

Maladies causées par des agents


toxiques :
Ces maladies sont causées par des poisons, comme les toxines organiques et les toxines inorganiques.

Maladie d’origine alimentaire :


Il existe une variété de carences alimentaires; un bon exemple est celui du scorbut causé par une carence de
la vitamine C chez le cobaye.

Maladies métaboliques et endocriniennes :


Ces maladies sont causées par la perturbation d’une voie métabolique normale ou par un trouble du système
endocrinien (équilibre hormonal), notamment la toxémie de gestation, le diabète, l’hypothyroïdie ou
l’hyperthyroïdie.

Maladies néoplasiques :
Ces maladies sont caractérisées par la croissance anormale et incontrôlée de tissus dans un organe qui se
traduit par la formation d'une tumeur (p. ex. le cancer, les tumeurs bénignes).

Maladies du système immunitaire :


Ces maladies sont causées par des altérations du système immunitaire telles que les maladies auto-immunes
(p. ex. le lupus) ou apparaissent chez des animaux spécifiquement créés avec un système immunitaire dé-
ficient. On les retrouve par exemple chez les souris athymiques [souris de laboratoire privées de thymus]
ou des souris souffrant de l’immunodéficience combinée grave.

Maladies génétiques :
Chez les animaux de laboratoire, il existe une multitude d’anomalies génétiques (p. ex. la dermatite ulcéreuse
chez les souris C57BL/6). Certaines d’entre elles sont bien caractérisées et se sont avérées être des modèles
animaux précieux pour la recherche en laboratoire (p. ex. le rat prédisposé aux accidents vasculaires céré-
braux souffrant d’hypertension grave).

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

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Notes explicatives

Diapositive 22 Maladies non infectieuses


Avec le nombre croissant d'animaux modifiés par
génie génétique qui sont produits, les maladies non
infectieuses gagnent en importance. Les maladies
« secondaires » identifiées chez ces animaux peu-
vent affecter à la fois le bien-être animal et les résul-
tats de la recherche.

Il est important de signaler au personnel vétérinaire


toute anomalie chez un animal de laboratoire,
qu’elle soit d'origine infectieuse ou non infectieuse.

Diapositive 23 En bref
Le rôle des maladies infectieuses comme l’une des
plus importantes variables pouvant nuire à un pro-
jet de recherche a été expliqué dans ce module de
formation.

Les utilisateurs d’animaux devraient s’efforcer d’at-


teindre leurs objectifs scientifiques tout en respec-
tant les meilleures normes possible de gestion des
installations et de la santé et du bien-être des ani-
maux. Ainsi, les objectifs scientifiques et éthiques
seront atteints en utilisant le moins d’animaux pos-
sible pour obtenir des données scientifiques valides
qui pourront être reproduites.

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses

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