Module :Théorie des plaques et des coques
Youssef CHERRADI
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1. Théorie des plaques minces
1.1 Rela(ons moments-courbures
1.2 Rela(ons moments-contraintes
1.3 Flexion des plaques sous charges latérales répar(es
2. Théorie des plaques épaisses
Exemple : plaque appuyée sur 4 côtés
Résolu(on avec la théorie des plaques
Résolu(on avec la méthode des éléments finis
Exemple : plancher dalle
Modélisa(on filaire
Modélisa(on surfacique
Théorie des plaques minces
Relations moments-courbures
La théorie de Kirchhoff relative aux plaques minces qui revient à ne pas prendre en compte le
cisaillement transverse, est applicable lorsque le rapport de la plus petite de leurs dimensions
sur l’épaisseur est supérieur ou égal à
Plaques minces de côtés a, b
Théorie des plaques minces
Les déplacements horizontaux peuvent être exprimés en fonction de w en posant que :
Les déformations correspondantes sont donc égales à :
Théorie des plaques minces
La relation précèdent est analogue à l’expression issue de la théorie des poutres . La théorie
de Kirchhoff s’apparente en fait à celle des poutres élancées. Le comportement des
structures planes en flexion relevant de l’hypothèse de contrainte plane , la relation entre
contraintes et déformations normales s’écrit d’après
(a)
D’où l’expression des moments de flexion Mxx et Myy à partir des équations d’équilibre
correspondantes :
(b)
Théorie des plaques minces
En injectant (a) dans (b), on obtient finalement :
Avec
On notera que le paramètre D est assimilable au terme EI de la théorie des poutres, la valeur
e3 /12 correspondant à l’inertie d’une section rectangulaire de largeur unitaire. De la même
façon, on aura pour la contrainte de cisaillement :
On sait par ailleurs que ces
contraintes de cisaillement,
intégrées sur l’épaisseur,
s’équilibrent avec un
moment de torsion noté Mxy
Théorie des plaques minces
Relations moments-contraintes
Les relations ayant des termes communs, les contraintes normales peuvent être directement
reliées aux moments de flexion Mxx et Myy par :
Ce qui donne pour les fibres extrêmes de la plaque z = ± e/2:
L’expression est de plus tout à fait équivalente à celle utilisée pour la vérification des poutres
en flexion simple. En effet, peut être aisément retrouvée en posant que l’inertie I est égale à
e3/12 . De même et pour la contrainte de cisaillement, permettent de déduire :
Soit pour z=±e/2 :
Théorie des plaques minces
Flexion des plaques sous charges latérales réparties
En étudiant l’équilibre d’un tronçon de
plaque soumis à une charge répartie q ,on
obtient :
En sommant les forces par rapport à l’axe z :
Théorie des plaques minces
En sommant les moments par rapport à
l’axe y
Théorie des plaques minces
D’où après simplification :
De la même manière et en étudiant
l’équilibre suivant l’axe x, on trouvera
comme troisième équation d’équilibre :
En reportant les
expressions précédents
, on déduit :
Soit
On obtient la deuxième forme de cette équation en fonction de w :
Théorie des plaques minces
On appelle v(x,y) la flèche de la plaque (suivant l’axez). Les solutions sont données pour des
plaques élastiques de Kirchhoff-Love, valables pour les plaques minces. La flèche vérifie
l’équation :
avec q(x,y) la densité de charge et D la raideur en flexion de la plaque
Moments de flexion :
Efforts tranchants :
Théorie des plaques épaisses
Théorie des plaques épaisses
La théorie de Henky-Mindlin relative aux plaques épaisses s’applique quand les rapports
dimensions-épaisseur sont compris entre 4 et 20
Plaques épaisses de côtés a, b.
Théorie des plaques épaisses
La prise en compte du cisaillement transverse revient à considérer que les points situés sur
la normale au plan moyen de la plaque ne sont plus forcément sur cette même normale
après déformation. Les déplacements horizontaux sont alors fonction de rotations θx(x,y) et
θy (x,y) mesurées par rapport à la normale au plan moyen non déformé d’où :
Les déformations relatives à la flexion sont par définition égales à :
Théorie des plaques épaisses
Supposant les déformations liées au cisaillement transverse constantes sur l’épaisseur, il est
alors possible d’écrire que :
Par conséquent, la non prise en compte du cisaillement transverse (i.e. 𝛾yz = 𝛾xz = 0)
revient à poser
Ce qui permet de retrouver() à partir de ()
L’hypothèse de contrainte plane nous permet donc de déduire :
Pour la flexion :
Théorie des plaques épaisses
Pour le cisaillement :
L’énergie de déformation élastique totale sera alors égale à la somme des énergies de flexion
et de cisaillement :
avec k : facteur de correction de cisaillement.
Ce coefficient k est généralement pris égal à 5/6 ce qui correspond à la section d’effort
tranchant d’une section rectangulaire. Cela signifie que la théorie de Henky-Mindlin
s’apparente à celle de Timoshenko relative aux poutres avec cisaillement transverse
Théorie des plaques épaisses
Soit après intégration sur l’épaisseur :
Avec
Plaque simplement appuyée sur 4νcôtés
Exemple : plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Soit une plaque rectangulaire de largeur a, de longueur b et d’épaisseur e subissant une
charge répartie transversale q , on désire calculer le déplacement vertical w et les moments
Mxx et Myy au centre de la plaque en fonction d’une densité de maillage variable , le but étant
comparer les résultats à ceux de la théorie des plaques. L’effet du cisaillement sera dans ce
cas négligé.
2b
Appuis simples
y
Appuis simples
Appuis simples
A
2a
Appuis simples
b
x
plaque simplement appuyée en flexion.
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Les bords de la plaque étant simplement appuyés, les déplacements w et les moments sont
nuls sur tout le contour
Pour résoudre l’équation générale des plaques avec ce type de conditions d’appui, une
méthode consiste à décomposer les fonctions de déplacement et de charge en séries de
fonctions sinus. On pose alors que :
avec amn et qmn constantes.
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Pour les déplacements
Pour les moments
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Plaque carrée de 2 m de côté
Appliquer à une plaque carrée de 2 m de côté avec des séries de 10 termes, avec E=2.1
1011 N/m2, 𝜈 =0.0,q= –1.104N/m2,a=b=1m,e = 0.02 m permettront d’obtenir au centre de la
plaque :
Déformée (Mathcad) w(x,y)
Moment (Mathcad) Mxx(x,y)
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Plaque rectangulaire de 2 m x 4 m Déformée (Mathcad) w(x,y)
De même, l’étude d’une plaque rectangulaire
de caractéristiques identiques mais de
longueur 4 m donnera au point A :
Moment (Mathcad) Mxx(x,y)
Moment (Mathcad) Myy(x,y)
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Charge ponctuelle au centre de la plaque
Plaque simplement appuyée sur 4 côtés
Charge uniformément répar9e
Plaque Encastrées sur 4 côtés
Charge ponctuelle au centre de la plaque
Plaque Encastrées sur 4 côtés
Charge uniformément répar9e
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Famille C1
Comme pour la famille C0, les fonctions de forme C1 doivent approximer le champ de
déplacement à partir des valeurs nodales et assurer non seulement la continuité des
déplacements nodaux ui,vi,wi mais aussi celle des rotations nodales
De ce fait, les fonctions de forme doivent être au minimum de degré 2 pour satisfaire au
critère de la déformation constante ; la condition de mouvement de corps rigide étant quant à
elle assurée par les deux premiers termes de cette même fonction.
Plaque q4
Sachant que cet élément à trois degrés de liberté par
nœud
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
La démarche est bien évidemment identique à celle vue dans la partie membrane
Il est néanmoins nécessaire de calculer les dérivées correspondant aux rotations nodales, soit :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
En posant que on obtient pour cet élément plaque :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
La division de chacun des côtés de la plaque de la figure en deux segments entraîne la
génération de quatre éléments. De plus et du fait de la symétrie, il est possible de réduire le
problème à un seul élément. On pourra par exemple conserver celui formant le coin supérieur
gauche de la plaque. On a donc : β1y =β3x =β4x =β4y =0.
Les conditions d’appui nous permettent également de poser que w1=w2=w3 = 0. Le problème
se résume donc à cinq inconnues.
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Utiliser un élément Q4 comportant trois champs de déplacement indépendants w(x,y), θx(x,y),
θy(x,y) , qui sous leurs formes isoparamétriques s’écrivent :
Calcul de la matrice jacobienne et de son inverse
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Son déterminant et son inverse ont donc pour expressions :
Matrice de rigidité en repère local
Reprenant l’expression de l’énergie de déformation
La matrice de rigidité en repère local sera obtenue en posant :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Vecteur charges en repère local
La charge répartie s’appliquant transversalement, soit suivant l’axe z, seuls les degrés de liberté
associés à cette direction sont intéressés par ce calcul. Le vecteur des charges nodales peut
alors être établi en ne prenant en compte que les déplacements verticaux w , soit d’après
On trouve ainsi pour chacun des nœuds de l’élément :
Résolution du système [K ].{q} = {F }
Le repère local de l’élément étant confondu avec le repère global, il n’a donc pas lieu
d’effectuer de changement de base. Le système peut donc être résolu directement en posant
[K] = [k1, réduite] matrice de rigidité de l’élément 1 obtenue par intégration réduite et {F}={fzs}.
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Dans le cas de la plaque carrée, l’écriture de cette matrice [K ] = [k1, réduite] est
considérablement simplifiée par le fait de la prise en compte de ν = 0 . On obtient après
intégration :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Après introduction des conditions aux limites w1 = w2 = w3 = 0 et β1y = β3x = β4x = β4y β1y =
β3x = β4x = β4y = 0 , le système devient :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
En appliquant la même démarche au cas de la plaque rectangulaire, on déduit pour les
déplacements et rotations :
Moments – contraintes de flexion
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Avec z correspondant aux fibres inférieure et supérieure de la plaque, soit
On sait par ailleurs que
Ce qui permet de déduire pour les moments :
Pour l’exemple de la plaque carrée, les expressions obtenues pour les moments sont :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
soit en fonction des coordonnées 𝜁, 𝜂 :
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
D’où les valeurs des contraintes pour
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Augmenta)on du maillage :Plaque carrée
Les résultats précèdent n’étant pas conformes avec la
théorie des plaques, il est alors nécessaire d’augmenter
le maillage afin d’approcher au mieux la solu;on
objec;ve. Pour ce faire, chacune des lignes d’appui a été
divisée en un nombre de segments pair.
Il apparaît après calculs que les déplacements sont très
rapidement proches de la valeur escomptée et ce dès un
maillage 4 x 4. Notre élément de plaque ayant une
fonc;on d’approxima;on linéaire en w , cinq points sont
nécessaires pour la recons;tuer soit quatre éléments.
Il est donc recommandé, avec ce type d’élément, d’avoir
au minimum quatre divisions entre lignes d’appui.
Pour ce qui concerne les moments Mxx et Myy qui sont
égaux dans ce cas, le même constat est valable pour le
maillage
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Moment (Mathcad) Mxx(x,y)
Théorie des plaques
Déformée (Mathcad) w(x,y)
Eléments finis
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Augmenta)on du maillage : plaque rectangulaire
Les conclusions pour la plaque rectangulaire sont tout à fait similaires à celles établies à par;r des
résultats du tableau(plaque carrée), les déplacements se rapprochant de la théorie dès un maillage à
quatre divisions. Concernant les moments, la progression est toujours légèrement plus lente puisque les
résultats sont conformes dès six mailles pour les valeurs lissées et quatre pour celles non lissées. On
notera encore une fois une meilleure convergence des résultats non lissés.
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Moment (Mathcad) Mxx(x,y)
Théorie des plaques
Déformée (Mathcad) w(x,y)
Moment (Mathcad) Myy(x,y)
Eléments finis
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
On désire étudier le plancher dalle suivant :
Applica7on numérique :
– a=2m,b=4m. – Module longitudinal E = 1.962 x 1010 N/m2 – Coefficient de Poisson 𝜈 = 0.1.
– Épaisseur de la dalle e = 0.2 m.
– Charge repar7e transversale q = 25000 N/m2 .
– Condi7ons d’appui: appuis simples aux extrémités +4appuis simples( poteaux).
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
Modélisa9on filaire
Dans un premier temps, une modélisa;on filaire de la demi-dalle est effectuée afin de se donner un
référen;el de comparaison. De plus et pour être conforme aux éléments plaques de Henky-Mindlin,
l’élément poutre choisi sera celui avec prise en compte de l’effet de l’effort tranchant . Le modèle dont la
fibre moyenne passe par le segment AA’, recons;tue donc une poutre con;nue de largeur a et de
longueur 2 a+b. Les données à prendre en compte pour le calcul sont alors pour :
L’iner;e
La sec;on d’effort tranchant
La charge linéairement repar;e
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
Sachant que la taille retenue pour chacun des éléments est de 0.5 m, les résultats obtenus sont :
Pour les déplacements
Pour les moments
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
modélisa)on surfacique
Avec l’élément Q4 et des mailles de 0.5 mètre de côté, les résultats obtenus montrent une légère
divergence entre les modèles surfaciques et poutres, le déplacement ver;cal en B étant de 2.21 mm pour
2.11 a^endu. Ceci étant, il faut rela;viser ce constat dans la mesure où la flexion transversale n’est pas
prise en compte par la modélisa;on filaire. Enfin, il y a également un effet minime dû à l’influence du
coefficient de Poisson.
En intégrant le moment sur une coupe correspondant à la demi-largeur de la dalle, on trouve
respec;vement 43685 N.m et – 44023 N.m pour les moments résultants sur appui et en milieu de travée.
Comparée au modèle poutres, la résultante en travée reste conforme aux a^entes. Par contre, celle sur
appui diverge sensiblement de la valeur objec;ve. Ceci peut s’expliquer par le caractère linéaire de
l’élément Q4 u;lisé qui engendre une progression également linéaire du moment sur son domaine. De ce
fait et en raison de la forte varia;on sur appui, celui-ci est incapable de recons;tuer correctement ce^e
courbe. Deux op;ons s’offrent alors à nous, soit augmenter la densité de maillage dans la direc;on
longitudinale, soit u;liser un élément plus performant.
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
modélisation surfacique
On constate alors une légère évolu;on des déplacements et du moment en travée mais également une
ne^e améliora;on de celui sur appui.
Bien évidemment, il serait illusoire de vouloir faire converger exactement les approches filaire et
surfacique. Ces deux modèles, bien que comparables, n’u;lisent pas les mêmes hypothèses, la théorie
des poutres ne prenant pas en compte dans les contraintes normales (et donc dans les moments) les
effets dus au coefficient de Poisson. Pour les quan;fier, une astuce consiste à fixer « provisoirement » ν à
zéro dans le modèle surfacique et de comparer les résultats à ceux du modèle avec ν réel.
Moment longitudinal (Effel) – éléments Q4 Déformée (Effel) – éléments Q4
Résolu5on avec la méthode des éléments finis
Plancher dalle
modélisation surfacique
Elément coque
Une coque est un élément surfacique tridimensionnel prenant en compte simultanément les effets de
membrane et de flexion. Les surfaces à modéliser peuvent être planes ou éventuellement gauches.
On dis;nguera ainsi deux grandes familles d’éléments rela;ves aux coques ; les coques planes ou
courbes qui sont elles-mêmes divisées en deux sous catégories : les coques peu profondes (shallow
shell) ou pro- fondes (deep shell).
Du fait de son caractère tridimensionnel, l’élément coque possède six degrés de liberté par nœud.
Pour les structures formées de surfaces planes telles que les bâ;ments cons;tués de voiles en béton
armé ou les ponts caissons, le recours à un élément de coque plane se jus;fie amplement. Ceci étant, la
même démarche est généralement adoptée pour les surfaces gauches car les éléments de coques
courbes qui sont difficiles à formuler, sont d’une u;lisa;on délicate.
La surface gauche est donc, dans ce cas, recons;tuée par un assemblage de surfaces planes. Ce^e
approche présente néanmoins plusieurs inconvénients. Le premier concerne la précision de ce^e
recons;tu;on qui suppose des éléments de pe;tes tailles et donc un nombre de face^es important.
Les charges appliquées perpendiculairement sur ces face^es ne sont pas non plus parfaitement
représenta;ves de la réalité du fait de la non prise en compte de la courbure dans le calcul des vecteurs
charges.
Elément coque
L’élément membrane amenant deux degrés de liberté en transla;on u et v , la plaque un seul en
transla;on w et deux en rota;on βx et βy , le sixième associé à la normale au plan de la coque βz est
donc absent ce qui pose un réel problème pour les éléments de coques coplanaires puisque les termes
de rigidité associés sont nuls. Il en résulte une singularité de la matrice de rigidité.
Elément coque
Pour résoudre ce problème, une solu;on proposée consiste à associer des termes de rigidité fic;fs
faibles à la rota;on βz assurant ainsi la stabilité numérique du système sans en perturber la solu;on. On
pose alors que l’énergie de déforma;on associée à l’élément est égale à :
Le principe de l’approxima;on polynomiale nous permet également d’écrire que βz peut être exprimée
à par;r des fonc;ons de forme de l’élément et des rota;ons nodales, soit :
Ainsi et pour un élément à quatre nœuds de type Q4 , on aura :
Elément coque
Les déforma;ons associées étant directement dépendantes des varia;ons de βz par rapport à x et y, on
peut écrire pour un élément à n nœuds d’après que :
En s’inspirant du principe u;lisé pour la construc;on des matrices de rigidité
Avec
Elément coque
Matrice [ke ] d’un élément de coque plane à 4 nœuds
Le choix du terme
Ee3 /12provient du
fait que ce^e
démarche s’inspire
de celle retenue
pour le calcul de la
part de rigidité
associée à la flexion.
Le coefficient α qui
varie en fonc;on de
la précision de
l’ordinateur u;lisé,
doit être choisi
suffisamment « pe;t
» pour ne pas
affecter les résultats.
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Avec un maillage 2x2, les condi;ons de symétries et d’appui
perme^ent d’écrire comme pour le modèle maillé en
éléments plaques :
De plus et pour simplifier le problème, on considérera uniquement le déplacement u4 non nul. Il
reste donc six inconnues.
Considérant les mêmes hypothèses de calcul que celles u7lisées au chapitre 9.2.1 (E=2.11011 N/m2, n=0.0,q=–
1104N/m2,a=b=1m, e=0.02m),on ajoute à celles-ci une charge uniformément répar7e qh = 1⋅107 N / m appliquée dans
l’épaisseur de la coque.
Étant donné qu’il s’agit d’une simple superposi7on des effets de membrane et de flexion, on trouve bien évidemment
pour la par7e flexion les mêmes résultats que ceux résultants de (9.45) soit :
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Avec un maillage 2x2, les condi;ons de symétries et d’appui
perme^ent d’écrire comme pour le modèle maillé en
éléments plaques :
De plus et pour simplifier le problème, on considérera uniquement le déplacement u4 non nul. Il
reste donc six inconnues.
Considérant les mêmes hypothèses de calcul que celles u;lisées (E=2.11011 N/m2, 𝜈=0.0,q=–
1.104N/m2,a=b=1m, e=0.02m),on ajoute à celles-ci une charge uniformément répar;e qh = 1⋅107 N/m
appliquée dans l’épaisseur de la coque.
Étant donné qu’il s’agit d’une simple superposi;on des effets de membrane et de flexion, on trouve bien
évidemment pour la par;e flexion les mêmes résultats que ceux résultants de soit :
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Pour ce qui concerne les effets de membrane, le déplacement u3 peut être directement déduit des résultats
de l’exemple pour 𝜈 = 0 en posant que les déplacements du nœud 1 sont nuls. On a donc :
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Ceci étant, l’u;lisa;on d’un élément de coque avec intégra;on réduite (Q4R) pour les par;es membrane
et flexion amènera à une améliora;on sensible des résultats pour le déplacement w et les rota;ons :
w4 =−0.447⋅10−2m;β1x =β3y =0.893⋅10−2rad;β2x =β2y =0.286⋅10−5rad
mais également à une augmenta;on de ceux associés aux effets de membrane (u3 = 0.00317m).
Bien évidemment, l’augmenta;on du maillage amènera encore une fois à la superposi;on des résultats
obtenus à ceux des effets de membrane proprement dits.
Déformée (Abaqus) – élément Q4R.
Elément coque
Exemple : coque plate comprimée fléchie
Déformée (Abaqus) – élément Q4.