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Exercices de mathématiques avancées

Le document contient une série d'exercices couvrant divers sujets en mathématiques, y compris l'algèbre linéaire, les probabilités, les suites, les fonctions, et l'informatique. Chaque exercice présente des problèmes à résoudre, des démonstrations à fournir, et des algorithmes à implémenter. Les exercices sont conçus pour tester la compréhension et l'application des concepts mathématiques et informatiques.

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Exercices de mathématiques avancées

Le document contient une série d'exercices couvrant divers sujets en mathématiques, y compris l'algèbre linéaire, les probabilités, les suites, les fonctions, et l'informatique. Chaque exercice présente des problèmes à résoudre, des démonstrations à fournir, et des algorithmes à implémenter. Les exercices sont conçus pour tester la compréhension et l'application des concepts mathématiques et informatiques.

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Planches de révisions

Exercice 1 : algèbre linéaire


Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L (E).
1. Soient P (X) et Q(X) deux polynômes premiers entre eux dans C[X]. Mon-
trer l’égalité :
     
Ker (P × Q)(u) = Ker P (u) ⊕ Ker Q(u) .

2. En déduire une base de l’espace :


n o
N
F = v ∈ C | ∀n ∈ N, vn+3 = 3vn+1 + 2vn .

3. Soit A ∈ Mn (C) une matrice triangulaire supérieure dont tous les coeffi-
cients diagonaux sont distincts. Montrer que la matrice A est semblable à
une matrice diagonale D avec D de même diagonale que la matrice A.
Exercice 2 : probabilités
Soient n ∈ N∗ et p ∈]0, 1[.
On considère n pièces de monnaie donnant chacune « pile » avec une probabilité
égale à p. Tous les lancers seront indépendants les uns des autres.
À l’étape 1, on lance les n pièces de monnaie et on note X1 le nombre de pièces
ayant donné « pile ».
À l’étape 2, on lance les n − X1 pièces restantes et on note X2 le nombre de pièces
ayant donné « pile ».
À l’étape k, on lance les n − X1 − · · · − Xk−1 pièces restantes et on note Xk le
nombre de pièces ayant donné « pile ».
Chaque pièce portait un numéro de 1 à n.
Pour tout ℓ ∈ J1, nK, on note Yℓ le numéro de l’étape où la pièce numéro ℓ donnera
« pile ».
1. Expliciter la loi de X1, son espérance et sa variance.
2. Expliciter la loi de X2.
n
3. Simplifier pour tout k ∈ N , la somme 1{Yℓ =k} .
X

ℓ=1
4. Expliciter pour tout s ∈ N∗ et tout ℓ ∈ J1, nK, P(Yℓ = s).
1
5. En déduire pour tout k ∈ N∗, la loi de Xk .
6. En déduire également pour tout k ∈ N∗, la loi de X1 + · · · + Xk .
Exercice 3 : probabilités
Un taupin dispose de 5 livres de Mathématiques, de 4 livres de Physique, de 3
livres de Français, de deux livres d’Informatique et d’un livre d’Anglais.
Ce taupin range aléatoirement ses livres les uns à côté des autres dans sa biblio-
thèque.
1. Quelle est la probabilité que les deux livres d’Informatique ne soient pas
côte à côte ?
2. Quelle est la probabilité que les livres d’une même matière soient rangés
côte à côte ?
3. Quelle est la probabilité qu’un livre de Français soit à côté du livre d’An-
glais ?
Exercice 4 : suites
Les questions suivantes sont indépendantes.
1. On considère les suites u = (un)n∈N et v = (vn )n∈N définies par :
1

 un+1 = un +

u0 = v0 = 1 et pour tout n∈N un .
1
 vn+1 = vn + 2

vn

(a) Étudier les suites u et v.


(b) Déterminer la nature des séries uαn et vnα , selon le paramètre réel
X X

α.
n n

2. On considère la suite w définie par :


1 ln(1 + wn − wn2 )
w0 =
2
et ∀n ∈ N, wn+1 =
1 + wn2
.

(a) Montrer que la suite w converge et déterminer sa limite.


!
1 1
(b) Trouver deux réels β > 0 et ℓ 6= 0 tels que la suite ξn = β

wn+1 wnβ
soit convergente de limite ℓ.
n∈N

2
(c) Déterminer un équivalent de la suite w.
3. On considère la suite x définie par :
1
x0 = 1 et ∀n ∈ N, xn+1 =
2exn + e−xn
.

On pose la fonction f : x 7−→ x 1 −x .


2e + e
(a) Montrer que la fonction f est contractante sur l’intervalle stable I =
[0, 1].
(b) Montrer que la suite x converge vers le seul point fixe ℓ de la fonction f
sur I .
(c) On pose ρ = f ′(ℓ) puis pour tout n ∈ N, an = xxn+1−−ℓ ℓ et bn = |ρ|n .
n
 
an bn
i. Montrer que la suite cn = ln
bn+1 n∈N
est bien définie et que la
série est convergente.
X
cn
n
ii. En déduire l’existence d’une constante C > 0 telle que :
xn − ℓ ∼
n−→+∞ C ρn .

Exercice 5 : fonctions
Soit f : [0, 1] −→ R une fonction continue.
1
1. On suppose que f = 1 . Montrer que l’équation f (t) = t admet au moins
Z

0 2
une solution dans l’intervalle ]0, 1[.
2. Si L = (a0, a1 , · · · , an ) est un (n + 1)-uplet de réels, on dit que la liste L
présente un changement de signe à l’indice k si ak · ak+1 < 0.
On suppose que pour tout entier naturel n assez grand, la liste
   
k
L= f ; k ∈ J0, nK
n
admet exactement trois changements de signe. Que peut-on dire du nombre
de solutions à l’équation f (t) = 0, d’inconnue t ∈ [0, 1] ?
Z 1 Z 1
3. On suppose que les intégrales f (t) ch (t) dt et f (t) sh (t) dt sont
nulles.
0 0

3
(a) Montrer que Vect(ch , sh ) = Vect t 7−→ sh (t + a) ; a ∈ R .
 

(b) En déduire que la fonction f s’annule au moins deux fois sur l’intervalle
]0, 1[.

Exercice 6 : algèbre linéaire


Soient n > 2 un entier puis la matrice :
 
1 0 ··· 0
 2 0 ··· 0 
A =  .. .. .
.  ∈ Mn (R).
 
 . . .
n 0 ··· 0

1. Expliciter deux matrices inversibles P et Q et un entier naturel r tels que :


Q−1 AP = Jr .

2. La matrice A est-elle semblable à la matrice Jr ? Si oui, expliciter une ma-


trice de passage convenable.
3. Soit B ∈ Mn (R) une matrice telle que :
Com(B) = A.

(a) Expliciter une base de F = Im (AT ) et de G = Ker(AT ).


(b) Montrer que les espaces F et G sont stables par la matrice B .
(c) Donner un exemple de matrice B vérifiant la condition proposée.

Exercice 7 : algèbre bilinéaire


Soit n ∈ N.
Z 1
1. Montrer que l’application Φ : (P, Q) 7−→ P (t)Q(t) dt est un produit
0
scalaire sur E = Rn [X].
2. On pose pour tout k ∈ J0, nK, le polynôme :
h i(k)
Pk (X) = X k (X − 1)k .

Montrer qu’il existe des scalaires λ0, · · · , λn tels que la famille de polynômes
(λ0 ·P0, · · · , λn ·Pn ) soit l’orthonormalisée de la base canonique par le procédé
de Gram-Schmidt.
4
3. Calculer les scalaires λk .
4. Montrer en utilisant deux méthodes différentes que chaque polynôme Pk (X)
est scindé à racines simples dans ]0, 1[.

Exercice 8 : divers
On pose la fonction f : t 7−→ 1 +1 et .
Z 1
1. Proposer une primitive F de la fonction f telle que F = 0.
0
2. Montrer qu’il existe une seule suite (Pn (X))n ∈ N de polynômes à coeffi-
cients réels telle que :
Pn (et )
∀n ∈ N, f (n) : t 7−→ .
(1 + et )n+1

3. Expliciter le degré des polynômes Pn (X).


4. Montrer que chaque polynôme Pn (X) est scindé à racines simples dans R+ .

Exercice 9 : divers
1. Déterminer de deux manières différentes toutes les fonctions continues f :
R −→ R telles que :

∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).

2. Montrer que les suites (sin n)n∈N et (cos n)n∈N sont divergentes.
3. Soient θ ∈ R et n ∈ N. Simplifier les sommes :
n   n
n
et
X X
k θk k sin(kθ).
k
k=0 k=0

4. Montrer que pour tout polynôme P (X) ∈ R[X], il existe un seul polynôme
Q(X) ∈ R[X] tel que :

Q(2X + 1) + Q(5 − 3X) = P (X).

5. Montrer que la suite est dense dans [−1, 1].


 
cos(ln n)
n∈N∗

5
6. Montrer qu’il existe une constante ρ telle que :
n
X 1 √
√ = 2 n + ρ + ◦(1),
k=1
k

au voisinage de +∞.
Exercice 10 : informatique
On considère l’ensemble :
n o
Hm = (x, y) ∈]0, +∞[2 | x2 − y 2 = m .

1. Indiquer un code Python permettant d’avoir la représentation graphique


ci-après de l’ensemble H7.

Dans toute la suite, si Ω est un point du plan, on dira que le point Ω est à droite de
Hm si x2 − y 2 > m et on dira que le point Ω est au-dessus de Hm si x2 − y 2 6 m.
On se donne un entier m impair supérieur ou égal à 3.
On définit l’algorithme suivant :
• prendre le point M0 sur l’axe des abscisses, avec M0 ∈ N2 (point à coordon-
nées entières) avec l’abscisse de M0 minimale pour que M0 soit à droite de
Hm : si M0 est sur Hm , stopper le processus, sinon continuer
• prendre le point N0 dans N2 au-dessus de M0 avec N0 d’ordonnée minimale
tel que le point N0 est au-dessus de Hm : si N0 est sur Hm, stopper le
processus, sinon continuer

6
• prendre le point M1 dans N2 à droite de N0 avec l’abscisse de M1 minimale
tel que M1 est à droite de Hm ; si M1 est sur Hm, stopper le processus,
sinon continuer
• prendre le premier point N1 dans N2 au-dessus de M1 et N1 au-dessus de
Hm : si N1 est sur Hm , stopper le processus, sinon continuer
• idem avec les points M2 , N2 , M3 , N3 , · · · si le processus se poursuit.
• à la fin du processus, on regarde si la distance entre les deux coordonnées
du dernier point calculé vaut 1 ou non.
2. Justifier qu’il existe au moins un point à coordonnées entières dans Hm.
3. Donner la liste des points M0, N0 , M1, N1, · · · dans cet ordre, lorsque m =
33.
4. Compléter le script suivant permettant d’implémenter cet algorithme :
def Droite(m,x,y) :
"""calcule à partir du point [x,y] le premier
point [t,y] à droite de [x,y] et sur ou à
droite de l’hyperbole"""
t=x
while ??? :
t+=1
return [t,y]

def Haut(m,x,y) :
"""calcule à partir du point [x,y] le premier
point [x,t] au-dessus de [x,y] et sur ou
au-dessus de l’hyperbole"""
t=y
while ??? :
t+=1
return [x,t]

def Algo(m) :
""" implémente l’algorithme énoncé """
k=0
Liste_M,Liste_N=[],[]
while k**2<m :
k+=1
Liste_M.append([k,0])
alterne= ???
Test_arret= ???

7
x,y=k,0

while not(Test_arret) :
alterne=1-alterne
if alterne :
Liste_M.append(???)
x,y=Liste_M[-1]
else :
Liste_N.append(???)
x,y=Liste_N[-1]
Test_arret=x**2-y**2==m
return x-y==1

5. Montrer brièvement que l’algorithme implémenté précédemment se termine


en un nombre fini d’étapes.
6. Indiquer quelle est l’utilité de la fonction Algo(m), lorsque m est un entier
impair et justifier brièvement la réponse.
Exercice 11 : informatique
1. Rédiger une fonction Decompo(n) qui à partir d’un entier naturel n donne
la décomposition binaire de l’entier n. Par exemple, Decompos(6) donne
[1,1,0], car 6 = 1102 .
On note A l’ensemble de tous les entiers naturels strictement positifs n tels que
la décomposition binaire de n ne comporte pas deux chiffres 1 côte à côte.
2. Montrer qu’il existe une seule suite strictement croissante (uk )k∈N telle que :
n o
A = uk ; k ∈ N .

3. Rédiger une fonction U(k) qui calcule le terme uk , lorsque le paramètre


k ∈ N est donné.
4. On note pour tout N ∈ N, la quantité :
N
X 1
SN = .
k=0
uk

(a) Rédiger une fonction S(N) qui calcule la quantité SN .


(b) Rédiger une fonction Seuil(s) qui à partir d’un réel s > 0 calcule le
plus petit indice N tel que SN > s. Faire des essais avec plusieurs valeurs
numériques de s.
8
Exercice 12 : informatique
On considère n points du plan M1 , · · · , Mn . Chaque point Mk est déterminé par
son couple de coordonnées (xk , yk ).
On considère par ailleurs des parties A1 , · · · , As du plan.
On considère finalement la table suivante nommée Appartenances qui comporte
quatre colonnes :
• une colonne id donnant l’indice k du point Mk
• une colonne abscisses donnant les abscisses xk des points Mk
• une colonne ordonnees donnant les ordonnées yk des points Mk
• une colonne id_ens donnant un indice ℓ d’une partie Aℓ contenant le point
Mk . Les données pour cette colonne sont des chaînes de caractères.
Par exemple, les lignes suivantes :
id abscisses ordonnees id_ens
... ... ... ...
34 2.3 -0.7 "876"
761 -10.3 12 "54"
66 9 8 "876"
34 2.3 -0.7 "7"
... ... ... ...

nous apprennent que le point M34 (2.3, −0.7) appartient à la fois aux ensembles
A876 et A7 alors que la partie A876 contient au moins les points M34 et M66 .
1. Proposer une requête SQL permettant d’obtenir par ensemble Aℓ le nombre
de points Mk appartenant à cette partie Aℓ , les lignes étant données par
cardinaux décroissants.
2. Proposer une requête SQL donnant des couples (k1, k2) d’indices de points
M avec k1 < k2 et les points Mk et Mk appartiennent à la même partie
1 2
Aℓ .
3. Donner la phrase associée à la requête précédente dans le langage relation-
nel.
4. Déterminer tous les indices de points Mk qui sont situés strictement au-
dessous de la droite affine d’équation y = 1 x + 3.
2
5. Déterminer les ensembles Aℓ pour lesquels l’entier ℓ est un multiple de 10
et la partie Aℓ contient au moins sept points différents parmi les points Mk .
Exercice 13 : dualité
9
Les questions suivantes sont indépendantes.
1. Soient a ∈ C et n ∈ N. On considère une forme linéaire ϕ ∈ L (Cn [X], C)
telle que :
∀P (X) ∈ Cn [X], P (a) = 0 =⇒ ϕ(P ) = 0.
Montrer que la famille (ϕ, eva) est liée.
2. Expliciter la base duale de la base B = ~u = (1, 1, 0), ~v

= (1, 0, 1), w
~ =
(0, 2, 3) de R3 .


3. Soit B = (e1, · · · , en ) une base d’un espace vectoriel E .


On note C = (ε1, · · · , εn) la famille définie par :
 ek , si X

k 6= j0
∀k ∈ J1, nK, εk = λi · ei .
 ej0 +
i6=j0

(a) Montrer que la famille C reste une base de E .


(b) Comment peut-on obtenir la base duale C ∗ à partir de la base duale
B∗ ?
4. Soit n > 3 un entier. On travaille dans l’espace E = Cn [X].
On pose les espaces :
F = Ker(ev2 ) et G = Vect(X + 1, X 2 + X 3).
(a) Déterminer une base des espaces F et G.
(b) Déterminer une base de l’espace F ∩ G.
(c) Montrer que F ⊕ H = E , avec H = Vect(1 + X + X 2).
(d) Expliciter la projection p sur F parallèment à H .
(e) Déterminer la dimension du commutant de p ainsi que la dimension de :
et H
n o n o
G = f ∈ L (E) | f ◦ p = 0 = f ∈ L (E) | p ◦ f ◦ p = 0 .

Exercice 14 : divers
π π
dt dt
Z Z
1. Calculer l’intégrale et .
2 2

0 2 + cos2 t 0 2 + sin t
2 Z 1
dt dt
Z
2. Calculer et .
0 2 + t + t2 0 −6 + t + t2

10
1
dt
Z
3. Calculer √ .
0 1 + t + t2
4. (a) Montrer que pour tout entier n ∈ N∗, il existe un seul réel xn tel que :
xn
et
Z
dt = n2 .
n t

(b) Déterminer un équivalent de la quantité xn , lorsque n tend vers +∞.


(c) Proposer un développement asymptotique à deux termes de la quantité
xn , lorsque n tend vers +∞.
cos2 x
et
Z
5. Calculer x−→0
lim dt.
cos x ln t

Exercice 15 : algèbre linéaire


Soit n > 1 un entier. On pose l’application
Cn [X] −→ Cn [X]
f: .
P (X) 7−→ (X 2 + X + 1)P ′(X) − (nX + 1)P (X)

1. Montrer que f est un endomorphisme de E = Cn [X].


2. Soit λ ∈ C. En passant dans C(X), trouver une base de Eλ (f ) = Ker(f −
λ · idE ).
3. En déduire une base de E selon laquelle la matrice représentant f est une
matrice diagonale.
4. Soit D ∈ Mn (C) une matrice diagonale dont tous les coefficients diagonaux
sont différents. On note d1 , · · · , dn les coefficients diagonaux.
(a) Montrer que C[D] est un espace de dimension n.
(b) Montrer que C[D] est exactement l’ensemble des matrices M ∈ Mn (C)
qui commutent avec la matrice D.
5. En déduire la dimension du commutant de l’endomorphisme f .
Exercice 16 : développement limités
π
1. Déterminer le DL3 4
de la fonction :
f : x 7−→ ln(tan x).

11
2. Déterminer le DL2 (1) de la fonction :
 
x+2
g : x 7−→ arcsin .
x+5

3. Étudier les asymptotes éventuelles de la courbe d’équation :



3

y= x3 + 1 + x2 + x + 1.

et + e6−t − 2e2t−3
4. Calculer t−→3
lim √ √ √ .
t + 6 − t − 2 2t − 3
5. (a) Montrer que pour tout n ∈ N, l’équation :
x
ee + ln x = en

admet une seule solution que l’on note xn .


(b) Donner un développement asymptotique à deux termes significatifs de
la quantité xn , lorsque n tend vers +∞.
Exercice 17 : informatique
1
1. Implémenter la méthode d’Euler avec un pas de h = 100 sur l’intervalle de
résolution [0, 6π] en vue de la résolution approchée du problème de Cauchy
suivant :  ′′
x +x=0
.
x(0) = 3, x′ (0) = 0
2. Donner la courbe solution sur l’intervalle spécifié.
3. Donner l’allure du portrait de phase donnant la vitesse en fonction de la
position. Comment interpréter ce que l’on obtient ?
Exercice 18 : divers
On pose dans toute la suite pour tout réel α :
 
∀n ∈ N, un (α) = sin π αn .

On considère α = 9 + 65.
1. Montrer que l’ensemble Q[α] = P (α) ; P (X) ∈ Q[X] est un corps.
n o

2. Calculer la dimension du Q-espace vectoriel Q[α].


12
3. Calculer le déterminant

de l’endomorphisme de la multiplication par α.
4. On pose β = 9 − 65. Montrer que pour tout n ∈ N, la quantité αn + β n
est un entier. √ 
5. Étudier la nature de la série un 9 + 65 .
X 

n
√ √
9+
6. On pose γ = 2 et δ = 2 65 .
65 9−

(a) Montrer que la suite (γ n + δn )n∈N vérifie une relation de récurrence li-
néaire d’ordre deux.
(b) Étudier la nature de la série un (γ).
X

Exercice 19 : algèbre linéaire


On considère la fonction
4,1 (R)
M  −→ M
 4,1 (R) 
x −x + 3y + t
f:  y   −4x + 9y + z + 3t  .
  7−→  
 z   −2x + 3y + z + t 
t 10x − 21y − 3z − 7t
1. Montrer que f est une projection ou une symétrie vectorielle.
2. Donner une base de F = Im (f ) et une base de K = Ker(f ).
3. Donner la matrice A de l’application linéaire f selon la base canonique.
4. Donner la dimension des espaces :
H = {M ∈ M4 (C) | AM = MA} et L = {M ∈ M4 (C) | AMA = 0} .

Exercice 20 : polynômes
Les questions sont indépendantes.
1. Soit n ∈ N∗. Calculer le reste dans les divisions euclidiennes de P (X) =
(X + 1)n − X n − 1 par (X − 2)2 , par (X 2 + X + 1) ou par X 2 − 3X + 2.
2. Soient p et q deux nombres premiers différents. Calculer le PGCD des po-
lynômes X p+q − 1 et X pq − 1.
3. Soient n ∈ N∗ et a non nul dans R. Calculer en fonction de l’entier n le
cardinal de l’ensemble :
n o
A = ℜe(z) ∈ R | z n = a .

13
4. Factoriser dans C[X] le polynôme X 2n + X n + 1.
5. Soit P ∈ C[X] un polynôme de degré n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ J0, n − 1K,
on note uk la somme des racines comptées avec multiplicités du polynôme
P k (X). Montrer que les nombres u0 , u1, · · · , un−1 sont en progression arith-
métique.
6. Résoudre l’équation :
P (X 2 ) = P (X + 1) · P (X − 1),

d’inconnue P (X) ∈ R[X].


7. Soit P (X) ∈ R[X]. On note S = x ∈ R | P (x) = ex .
n o

(a) Montrer que l’ensemble S peut être vide, avec des polynômes de tout
degré.
(b) Montrer que l’ensemble S est borné.
(c) Montrer que l’ensemble S est fini.

Exercice 21 : arithmétique
Soient a et b deux entiers strictement positifs.
1. Montrer que si N = a2 + b2 et si N est multiple de 4, alors les entiers a et
b sont pairs.
2. En déduire que si n ∈ N, l’équation 4n = a2 + b2 d’inconnue (a, b) ∈ N∗ × N∗
n’admet aucune solution.
3. Soit n ∈ N. Montrer que l’équation 22n+1 = a2 + b2 , d’inconnue (a, b) ∈
N∗ × N∗ admet une unique solution que l’on précisera.

Exercice 22 : divers
√ √
1. Montrer que pour tout entier n ∈ N, la quantité (3 − 5)n + (3 + 5)n est
un entier multiple de 2n . On pourra utiliser les suites récurrentes.
2. (a) Comparer les entiers (1010)! et 1010! .
(b) Combien ont-ils de chiffres en base 10 approximativement ?
(c) Combien ont-ils de zéros consécutivement à partir de la droite ?
3. Soit f : [0, 1] −→ [0, 1] une fonction croissante.
(a) Montrer que si f est continue, alors la fonction f admet un point fixe.

14
(b) Dans le cas général, on pose A = t ∈ [0, 1] | f (t) > t . Montrer que
n o

la borne supérieure de A est un point fixe de la fonction f .


4. Montrer que pour tous réels x1 , · · · , xn strictement positifs,
n
! n
!
X X 1
xk × > n2 .
k=1 k=1
xk

5. Soit x un réel non nul. Calculer la limite :


n
X n
lim .
n−→+∞
k=1
n2 + k 2 x2

6. (a) Montrer que pour tout x > 0 :


x2
x− 6 ln(1 + x) 6 x.
2
(b) Calculer : !
n p
Y k(n − k)
lim 1+ .
n−→+∞
k=1
n2

Exercice 23 : divers
1. Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un seul (n+1)-uplet (λ0, · · · , λn ) dans Rn+1
tel que :
2 n
P (t)
Z X
∀P ∈ Rn [X], √ dt = λk · P (arctan(k)).
1 2 + sin t k=0

2. Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un seul polynôme Q(X) ∈ Rn [X] tel que :
2 n
P (t) · Q(t)
Z X
∀P ∈ Rn [X], √ dt = P (cos k).
1 2 + sh t k=0

+∞ x
3. Montrer que le produit infini est convergent et le calculer.
Y
ch
k=0
2k
4. Tracer dans le plan complexe l’ensemble des complexes z vérifiant :
(a) condition 1 : z − 1 est un imaginaire pur
z+j

15
(b) condition 2 : zz ++2
1
est un réel
(c) condition 3 : les complexes z, z2 et z3 forment un vrai triangle rectangle
[triangle non aplati]
5. On pose la fonction
R −→ R

 2 
f: 2
t + 3t .
t 7−→ t + 1 exp 3
t +t+1

(a) Étudier les branches infinies de la fonction f au voisinage de ±∞.


(b) Montrer que la fonction f n’admet pas de minimum global sur son do-
maine de définition.
(c) Montrer qu’il existe un entier n0 tel que pour tout entier n > n0 , l’équa-
tion f (t) = n admet une solution minimale que l’on note an et une
solution maximale que l’on note bn .
(d) Proposer un développement asymptotique à trois termes significatifs
pour an , lorsque n tend vers +∞.
(e) Proposer un développement asymptotique à trois termes significatifs
pour bn , lorsque n tend vers +∞.
6. Soit α > 0 un nombre irrationnel. On note {·} la partie décimale. Soit n > 1
un entier. On pose :
n o
A = {k α} ; k ∈ J1, nK .

(a) Montrer que A contient n éléments.


(b) Montrer que l’une des deux assertions suivantes est vraie :
1
• il existe de A strictement inférieur à ;
n
• il existe deux éléments a et b de A tels que :
1
|a − b| < .
n
(c) En déduire qu’il existe r ∈ J1, nK et s ∈ N tels que :
1
|r α − s| < .
n

Exercice 24 : équations différentielles


Les questions sont indépendantes.
16
1. Résoudre l’équation différentielle :
y ′ sh t − y ch t = 1

sur R en faisant apparaître la structure affine des solutions.


2. Résoudre sur R l’équation différentielle :
t y ′ − 2 y = t3

en faisant apparaître la structure affine des solutions.


3. Résoudre l’équation différentielle :
my ′′ + (m + 1)y ′ + my = cos x + ch (x)

où y : R −→ C est deux fois dérivable, selon le paramètre réel m.


4. Soit f : R −→ R une fonction de classe C 1 telle que :
lim f (t) + f ′ (t) = 0.
t−→+∞

Montrer en utilisant une équation différentielle du type y ′ + y = ϕ que la


fonction f tend vers 0 en +∞.
5. Trouver toutes les fonctions f : R −→ R dérivables telles que :
Z x
∀x ∈ R, f (t) dt = f ′ (x) + f (0).
0

Exercice 25 : divers
On considère la fonction
C \ {−3} −→ C
f: x+2 .
x 7−→
x+3
1. Calculer l’ensemble image de la fonction f .
2. Montrer que la fonction f induit une bijection entre deux ensembles de la
forme C \ {z0 }.
3. Résoudre f (x) = x, d’inconnue x ∈ R. On note ℓ1 < ℓ2 les deux solutions.
4. On pose la suite récurrente u par :
u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).

17
(a) Montrer que pour tout n ∈ N, un ∈/ {ℓ1, ℓ2}.
(b) Montrer que la suite u est convergente et calculer sa limite.
(c) On pose pour tout n ∈ N,
u n − ℓ1
vn = .
u n − ℓ2
Montrer que la suite v ainsi définie est géométrique.
(d) Proposer un développement asymptotique de un à trois termes signifi-
catifs, lorsque n tend vers +∞.
Exercice 26 : complexes
1. Soient a, b et c trois complexes différents. Montrer que les assertions sui-
vantes sont équivalentes :
• le triangle abc est équilatéral
• les polynômes X 2 + X + 1 et aX 2 + bX + c ne sont pas premiers entre
eux
• a2 + b2 + c2 = ab + bc + ca
1 1 1
• + + =0
b−c c−a a−b
2. Résoudre l’équation :
z 4 − (5 − 14i)z 2 − 2(5i + 12) = 0,

d’inconnue z ∈ C.
Exercice 27 : algèbre générale
 
2iπ
Soit p > 3 un nombre premier. On pose ω = exp p
.
1. Quels sont les sous-groupes possibles de Up ?
2. Montrer que l’ensemble I = P ∈ Q[X] | P (ω) = 0 est un idéal de Q[X]
n o

non réduit à {0}.


3. Montrer qu’il existe un polynôme µ(X) ∈ Q[X] tel que I = µ(X) · Q[X].
4. Montrer que le polynôme µ(X) est irréductible dans Q[X].
5. Montrer que µ(X) divise le polynôme P (X) = 1 + X + · · · + X p−1.
6. Montrer que le polynôme R(X) = P (X + 1) vaut X p−1 dans Z/pZ[X].

18
7. Montrer que si R(X) = S1 (X)S2(X) est une factorisation dans Z[X], alors
S1 ou S2 est constant.
8. En déduire que les polynômes R(X) et P (X) sont irréductibles dans Q[X].
Exercice 28 : fonctions usuelles
2
1. (a) Montrer que la série est convergente.
X
arctan
n
n2
+∞
2
(b) Calculer la somme .
X
arctan
n=1
n2
2. Résoudre l’équation :
arcsin(3x) = arccos(2x).

3. Résoudre l’équation :
π
arctan(x − 1) + arctan x + arctan(x + 1) = .
2
4. Résoudre l’équation :
√  
2
2 arcsin x = arcsin 2x 1 − x .

5. Montrer que pour tout x ∈ R :


√  π
arctan x + 2 arctan 1+ x2 −x = .
2

Exercice 29 : divers
1. Rappeler la définition des polynômes de Tchebychev Pn(X) et leurs pro-
priétés.
2. Rappeler la définition du déterminant de Van der Monde et démontrer la
formule associée.
1
3. Décomposer en éléments simples la fraction P (X) .
n
4. Soient a0 , · · · , an des réels. On pose la matrice :
 
A = cos(j ai ) ∈ Mn+1 (R).
06i,j6n

Calculer det(A).
19
Exercice 30 : algèbre linéaire
Soient n ∈ N, puis a un complexe.
1. On pose la matrice :
 
A = aj−i · 1[0,+∞[ (j − i) .
06i,j6n

Montrer que la matrice A est inversible et calculer A−1.


2. On pose la matrice :
  
j j−i
B= a .
i 06i,j6n

Montrer que la matrice B est inversible et calculer B −1.


Exercice 31 : divers
Les questions sont indépendantes.
 
1 0 0
1. Les matrices A =  −1 1 1  et AT sont-elles semblables dans M3(R) ?
1 2 −2
2. Soit f : R −→ R une fonction continue telle que :
∀x ∈ R, f (3x + 4) = f (x).

Montrer que la fonction f est constante.


3. Soit f : R −→ R une fonction de classe C 1 telle que :
x
∀x ∈ R, f ◦ f (x) = + 3.
2

(a) Montrer que pour tout x ∈ R, f x2 + 3 = f (x) + 3.


 
2
(b) Montrer que la fonction f est affine.
4. Soit n > 2 un entier. On considère X et Y deux variables aléatoires indé-
pendantes suivant chacune la loi uniforme sur J1, nK. Expliciter la loi des
variables U = min(X, Y ) et V = max(X, Y ) ainsi que leur espérance.
5. Soit p ∈ N∗. On considère l’entier up dont l’écriture décimale en partant
de la gauche comporte p chiffres 4, puis (p − 1) chiffres 8, puis le chiffre 9.
Montrer que l’entier up est un carré parfait.

20
6. Soit n ∈ N∗. On pose l’entier vn = 10 · · · 012 l’écriture en base 2, avec n
chiffres nuls au milieu.
Expliciter les décompositions binaires des entiers u2n, u3n et u3n − u2n + un .
7. (a) Soit p un nombre premier. Montrer que :
(p − 1)! ≡ −1[p].

(b) Montrer la réciproque de la question précédente.


8. Soit X : Ω −→ R une variable aléatoire telle que la variable |X| admet une
espérance finie. Montrer que :
 
1
P(|X| > t) = O ,
t
au voisinage de +∞.
9. Soit x un nombre réel.
(a) Montrer que :  
1
⌊x⌋ + x + = ⌊2x⌋.
2
(b) Montrer que pour tout entier n > 2,
n−1  
X k
x+ = ⌊nx⌋.
n
k=0

10. Les ensembles suivants admettent-ils une borne inférieure, supérieure, un


plus petitélément, un grand élément ?
n
• A = ; (n, m) ∈ N∗ × N∗
 mn + 1 
n 2
• B= ; (n, m) ∈ N
mn + 1
√ √ √
11. Le nombre 2 + 3 + 5 est-il irrationnel ?
Exercice 32 : espaces euclidiens
Les questions sont indépendantes.
1. (a) Soient a0 , · · · , an des réels tous différents. Montrer que l’application :
n
X
(P | Q) = P (ak ) · Q(ak )
k=0

définit un produit scalaire sur Rn [X].


21
( n
)
(b) On pose F = P ∈ Rn [X] | P (ak ) = 0 . Calculer la distance du
X

k=0
polynôme 1 à l’espace F .
2. Dans l’espace R3 habituel, déterminer la matrice de projection orthogonale
sur Vect ~u = (1, 0, 1) et la matrice de symétrie orthogonale par rapport à
 

~ = (0, 1, −1) .
 
G = Vect ~v = (2, 0, 1), w
3. Dans Rn habituel, comment calculer la distance entre un vecteur donné x
et un hyperplan donné H ?
4. Soit A une matrice dans Mn(R). Montrer que la matrice A est la matrice
d’une projection orthogonale si et seulement si :
A2 = A = AT .

Exercice 33 : séries
1. Déterminer la nature des séries
X
un
n
√
(a) n4 + 2n2 − 3 P (n) , où P (X) est un polynôme dans R[X]
p 
4
un =
n  !
k
(b)
Y
un = 1+ 2 −1
k=1
n
πn2
    
n−1
(c) un = sin 2
+ cos n π ln
n+1 n
n
(−1)n
 
(−1)
(d) un = ln 1 +
(−1)n + na
+
(−1)n + lna n
, avec a ∈]0, +∞[.
2. Calculer la somme des séries suivantes :
+∞
n+1
(a)
X

n=0
3n
+∞
2n − 1
(b)
X

n=3
n3 − 4n

3. Soit un une série à termes positifs convergente. Étudier la nature de la


X

X √u n
n

série .
n
n

22
+∞ n
!
π X (−1)k
4. Étudier [nature et calcul de somme] la série .
X

n=0
4 2k + 1
k=0
5. Soit u une suite complexe ne s’annulant pas à partir d’un certain rang. On
suppose qu’il existe un réel positif ℓ tel que :
un+1
lim = ℓ.
n−→+∞ un

(a) Montrer que si ℓ > 1, alors la série un diverge grossièrement et que


X

n
si ℓ < 1, alors la série un converge absolument. Peut-on dire quelque
X

n
chose lorsque ℓ = 1 ?
(b) Soit z ∈ C. Déterminer la nature de la série :
 −1
X
n 2n
z · .
n
n

Exercice 34 : probabilités
Soient n ∈ N∗ et Xi,j : Ω −→ {−1, 1} des variables aléatoires mutuellement
indépendantes centrées et à valeurs dans {−1, 1}.
On pose pour tout ω ∈ Ω, la matrice :
 
M(ω) = Xi,j (ω) .
16i,j6n

1. Déterminer la loi de Tr(M), ainsi que son espérance et sa variance.


2. On considère la variable det(M). Déterminer son espérance et sa variance.
3. Calculer la probabilité que la matrice M soit de rang un.
Exercice 35 : probabilités
Soient a et b deux entiers strictement positifs, et 1 6 k 6 a + b un entier.
Un sac contient a boules blanches et b boules noires. On pioche k boules simulta-
nément. On note X le nombre de boules blanches piochées.
1. Expliciter la loi de X .
a+b    
a b
2. Simplifier la somme : .
X
·
i k−i
i=0

23
3. Chaque boule porte un numéro : les boules blanches sont numérotées de 1
à a et les boules noires de a + 1 à a + b. On anote l’événement Ai : « la boule
i a été piochée lors du tirage ». Simplifier 1A .
X
i
i=1
4. Calculer E(X).
5. Comparer le résultat avec la même expérience en remplaçant les tirages
simultanés par des tirages avec remise.
Exercice 36 : algèbre linéaire
1. Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L (E) tel que
Ker(u) = Im (u).
(a) Montrer que dim(E) est un entier pair.
(b) Montrer que si F est un espace de dimension finie paire, il existe v ∈
L (F ) tel que Ker(v) = Im (v).
(c) Montrer qu’il existe w ∈ L (E) tel que :
u ◦ w + w ◦ u = idE .

2. Soit E un R-espace vectoriel de dimension n > 2.


(a) Montrer qu’il existe une infinité d’hyperplans de E .
(b) Soient (Fi)i∈I une famille finie de sous-espaces vectoriels de E vérifiant :
∀i ∈ I, 1 6 dim(Fi ) < dim(E).

Montrer que la réunion des Fi est différent de E et montrer qu’il existe


un hyperplan H de E tel que :
∀i ∈ I, dim(Fi ∩ H) = dim(Fi ) − 1.

3. Soit E un espace vectoriel. Soit u ∈ L (E). Pour tout k ∈ N, on pose :


Fk = Im (uk ) et Nk = Ker(uk ).

(a) Montrer que les suites (Fk )k∈N et (Nk )k∈N sont monotones pour la rela-
tion d’inclusion et que si Fj = Fj+1 pour un certain j , alors pour tout
entier k > j , alors Fk = Fj et si Nj = Nj+1, alors pout tout k > j ,
Nk = Nj .
(b) On pose N = Nk et F = Fk . Montrer que les ensembles N et F
[ \

k∈N k∈N
sont des espaces stables par u.
24
(c) On suppose que E est de dimension finie. Montrer que E = N ⊕ F .
(d) Le résultat précédent subsiste-t-il dans le cas général ?

Exercice 37 : algèbre générale


On considère un corps K et un polynôme irréductible non constant µ(X) ∈ K[X].
On définit la relation R sur K[X] par :
∀(P, Q) ∈ K[X]2 , P RQ ⇐⇒ le polynôme µ(X) divise P − Q
1. Montrer que R est une relation d’équivalence.
2. Pour tout P ∈ K[X], expliciter la classe d’équivalence P du polynôme
P (X).
3. Montrer qu’en définissant les opérations P + Q = P + Q, λ · P = λ · P et
P × Q = P × Q, l’ensemble quotient E/R est un corps.
4. Montrer qu’en prenant K = R et µ(X) = X 2 +1, quel est le corps R[X]/R ?
5. Le polynôme µ(X) = X 3 + 2X + 7 est-il irréductible dans Q[X] ?
Exercice 38 : séries
Soit σ : N∗ −→ N∗ une bijection.
X σ(n)
1. Montrer que la série n2
est divergente en considérant S2n − Sn .
n
1
2. Montrer que la série est convergente et que la somme de cette
X

n
σ(n)2
série est indépendante de la bijection σ choisie.
3. Peut-on déterminer la nature de la série p 1 ?
X

n σ(n)σ(n + 1)
4. A-t-on toujours : n−→+∞
lim σ(n) = +∞ ?

Exercice 39 : fonctions réelles


Calculer les limites suivantes :
e3x − 2x + 7
1. lim
x−→+∞ ch 3 (x)

1 + x − 1 − x2
2. lim
x−→0 x2

25
√ √
q
3. lim
x−→+∞
x+ x− x

2x2 + 5x + 9 − 3
4. lim
x−→0 x
.

Exercice 40 : fonctions réelles


R −→ R
1. On pose la fonction f : p
x 7−→ ⌊x⌋ + x − ⌊x⌋.
.
Étudier la continuité de la fonction f sur R.
2. Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par continuité à R tout en-
tier ?
(a) g : x 7−→ (sin x) sin x1
(b) h : x 7−→ (cos x) cos x1
(c) i : x 7−→ sin(x + 1) ln |1 + x|.
3. Montrer que la fonction indicatrice de Q est discontinue en tout point de
R.

Exercice 41 : fonctions réelles


1. Soit f : R −→ R une fonction continue admettant une limite finie ℓ, lorsque
x tend vers +∞.
(a) Montrer que la fonction f est bornée sur tout intervalle de la forme
[a, +∞[. Est-elle bornée sur R ?
Z x
(b) On suppose ℓ non nul. Montrer que la quantité f (t) dt est équivalente
à ℓ x, lorsque x tend vers +∞.
0

2. Soit f : R −→ R une fonction continue en x0.


(a) Montrer avec les quantificateurs que |f | est continue en x0 .
(b) La réciproque est-elle vraie ?
3. Soient f et g deux fonctions continues définies de R vers R.
(a) On suppose que pour tout r ∈ Q, f (r) < g(r). Montrer que pour tout
x ∈ R, f (x) 6 g(x) et que l’on n’a pas forcément inégalité stricte pour
tout x ∈ R.

26
(b) On suppose que pour tout (r, s) ∈ Q2 , r < s =⇒ f (r) < f (s). La
fonction f est-elle strictement croissante ?
4. Soit f : [0, +∞[−→ [0, +∞[ une fonction continue telle que :
f (x) 2
lim = .
x−→+∞ x 3
Montrer que f a un point fixe.
Exercice 42 : fonctions réelles
Z ex
1. Montrer que la fonction f : x 7−→ ln(xt) dt est dérivable sur ]0, +∞[ et
2
calculer sa dérivée.
x

2. Les fonctions suivantes sont-elles dérivables en 0 ou C 1 sur R ?


(a) g : x 7−→ x
1 + |x|
(b) h : x 7−→ |x| sinx 
(c) i : x 7−→ x2 sin 1 si x non nul et 0 sinon.
x

Exercice 43 : fonctions réelles


(a) Soit f : R −→ R une fonction dérivable en x0 .
Montrer que :
f (x0 + h) − f (x0 − h)
lim = f ′ (x0 ).
h−→0 2h
(b) Peut-on énoncer une réciproque ?
(c) Soit f : R −→ R une fonction dérivable en x0 . Montrer que la limite :
xf (x0 ) − x0 f (x)
lim
x−→x0 x − x0
existe et la calculer.
Exercice 44 : fonctions réelles
Soit f : [0, 1] −→ R une fonction de classe C 1 telle que f (0) = 0 et pour tout
x ∈ [0, 1], f ′ (x) > 0. Montrer qu’il existe 0 < m < M deux réels tels que :
∀x ∈ [0, 1], mx 6 f (x) 6 Mx.

27
Exercice 45 : fonctions réelles
On pose les fonctions :
[0, +∞[ −→ R
x
[0, +∞[ −→ R
et f : ,si x > 0
(
g: .
x 7−→ (x − 2)ex + x + 2 x 7−→ ex −1
1 , sinon

1. Montrer que g > 0 sur son domaine de définition.


2. Montrer que f est de classe C 1. Que vaut f ′(0) ?
3. Vérifier que : x
e
∀x > 0, f ′′ (x) = g(x).
(ex − 1)3
4. En déduire que :
1
∀x > 0, |f ′ (x)| 6 .
2
5. On définit la suite u par :
u0 = 0 et pour tout n ∈ N, un+1 = f (un).
Montrer que pour tout n ∈ N,
ln 2
|un − ln 2| 6 .
2n

Exercice 46 : fonctions réelles


On pose pour tout n ∈ N les fonctions :
x
hn : x 7−→ xn e−x et Ln : x 7−→ en! h(n)
n (x).

1. Montrer que pour tout n ∈ N, la fonction Ln est polynomiale. Préciser son


terme dominant.
2. Montrer que pour tout n ∈ N, la fonction Ln est solution de l’équation
différentielle :
x y ′′ + (1 − x) y ′ + n y = 0.

Exercice 47 : algèbre linéaire


28
On considère les matrices :
   
2 1 0 1 −4 1 1 2
 0 2 0 0   −14 7 2 3 
A=
 0

0 −1 −1 
et B == 
 −28 17 4 5 
, dans M4(C).
0 0 0 −1 93 −62 −8 −5

1. Montrer que les matrices A et B sont semblables et déterminer une matrice


P de passage – sans calculer P −1 – telle que :

P −1 AP = B.

2. Calculer la matrice P −1.


3. Montrer que la matrice A est semblable à la matrice :
 
2 1 0 0
 0 2 0 0 
C=
 0
.
0 −1 1 
0 0 0 −1

4. Montrer que le commutant des matrices A et C sont de même dimension.


5. Calculer cette dimension.
Exercice 48 : algèbre linéaire
Soient E un K-espace vectoriel de dimension 3, puis f ∈ L (E) tel que :
f 2 = f 3.

1. Montrer que :
E = Ker(f − idE ) ⊕ Ker(f 2 ).
2. On suppose que Rg(f − idE ) = 2. Montrer que dans une certaine base,
l’endomorphisme f est représenté par l’une des matrices suivantes :
   
1 0 0 1 0 0
A= 0 0 1  ou B =  0 0 0 .
0 0 0 0 0 0

3. Plus généralement, montrer que dans une certaine base, l’endomorphisme


f est représenté par l’une des matrices suivantes :

0, I3 , J2 , A, B ou E1,3.
29
Exercice 49 : séries, familles sommables
Soit z ∈ C \ (−N).
1. Soit n ∈ N. Décomposer en éléments simples la fraction :
1
F (X) = .
X(X + 1) · · · (X + n)
2. En déduire la formule :
+∞ +∞
X 1 X (−1)n
=e· .
n=0
z(z + 1) · · · (z + n) n=0
n! (z + n)

Exercice 50 : séries
Soit u une suite réelle.
1. On suppose la suite u positive. Montrer que les séries un et 1 +unu
X X

n n n
sont de même nature. X
2. On suppose que les séries un et u2n convergent. Montrer que la série
X

n n
un
converge.
X

n
1 + un

Exercice 51 : intégrales
Soit f : [0, 1] −→ R une fonction continue.
1. Justifier la bonne définition des quantités :
Z 1  n1
kf k = sup |f (t)| et pour tout n ∈ N , Nn (f ) =

f n
.
t∈[0,1] 0

2. En utilisant le fait que la borne supérieure précédente est atteinte en un


réel t0 et en travaillant avec les ε > 0, montrer que :
lim Nn (f ) = kf k.
n−→+∞

Exercice 52 : nombres complexes


Soit n un entier naturel impair. On pose :
  n−1
2iπ
et S = 2
X
ω = exp ωk .
n k=0

30
1. Montrer que :
n−1 n−k−1
2
X X
|S|2 = ω 2pk+p .
k=0 p=−k

2. Montrer que pour tout k ∈ J0, n − 1K,


n−k−1 n−1
2pk+p2 2
X X
ω = ω 2kp+p .
p=−k p=0

n−1
3. Pour tout p ∈ Z, simplifier ω 2pk .
X

k=0

4. En déduire que |S| = n.

Exercice 53 : polynômes
Soient A et B dans K[X] deux polynômes non constants et premiers entre eux, où
K est un corps.
1. Les polynômes A′ et B ′ sont-ils encore premiers entre eux ?
2. Les polynômes A(X + 1) et B(X + 1)sont-ils premiers entre eux ?
3. Soit n dans N. Montrer que la famille Ak B n−k est libre dans K[X].

06k6n

Exercice 54 : fonctions de deux variables


Soit f : R2 −→ R une fonction de classe C 1 .
1. Calculer la dérivée de la fonction :
ϕ : x 7−→ f (x, f (x, x)),
à l’aide des dérivées partielles de la fonction f .
2. Calculer la dérivée de la fonction :
 
ψ : x 7−→ cos f (ex , arctan x) .

Exercice 55 : fonctions de deux variables


On considère la fonction :
R2 −→ R
f: .
(x, y) 7−→ ex+y (x − y + 1)

31
1. Déterminer l’équation du plan tangent de la surface z = f (x, y) en (0, 0).
2. La fonction f possède-t-elle un plan tangent parallèle au plan d’équation
x = y+z?

Exercice 56 : fonctions de deux variables


Les questions sont indépendantes.
1. Soit ϕ : R −→ R une fonction continue.
Déterminer toutes les fonctions f : R2 −→ R de classe C 1 telles que :
∂f ∂f
∀(x, y) ∈ R2 ,
∂x
(x, y) = −ϕ(x) et ∂y
(x, y) = ϕ(y).

2. Résoudre sur R2 , grâce au changement de variables (u, v) = (x + y, x − y)


l’équation :
∂f ∂f
+ = f,
∂x ∂y
avec la condition :
∀x ∈ R, f (x, 0) = sin x,
la fonction f étant de classe C 1.
u v2
 
3. Résoudre sur ]0, +∞[ , par le changement de variables (x, y) = v , u ,
2

l’équation :
∂f ∂f
x =y ,
∂x ∂y
la fonction f étant de classe C 1.
Exercice 57 : fonctions de deux variables
Les questions sont indépendantes.
1. Déterminer les extrema locaux des fonctions suivantes :
• f : (x, y) 7−→ x3 + y 2 − 2xy
• g : (x, y) 7−→ ex sin y
2. On note la fonction :
R2 −→ R
h: .
(x, y) 7−→ (sin x) (sin y) (sin(x + y))

(a) Justifier que la fonction h admet une borne supérieure sur R2. On notera
S cette borne supérieure.

32
(b) Étudier le signe de la fonction h sur le carré C = [0, π]2. En quels points
la fonction h s’annule-t-elle sur C ?
(c) On note T = (x, y) ∈]0, +∞[2 | x + y < π .
n o

Représenter graphiquement l’ensemble T .


(d) Montrer que S est la borne supérieure de h sur T .
(e) On admet dans cette √ question que la fonction h possède un maximum.
Montrer que S = 3 8 3 .
(f) Montrer la partie admise dans la question précédente.

Exercice 58 : divers
On pose pout tout entier n dans N :
   
Z π
sin (2n + 1)t Z π
sin (2n + 1)t
et Jn =
2 2
In = dt dt.
0 t 0 sin t
1. Justifier la bonne définition de ces deux intégrales.
2. CalculerhJn+1i− Jn . En déduire la valeur de Jn .
3. Soit u : 0, π2 −→ R une fonction de classe C 1.
Montrer que : Z π
2
lim u(t) · eint dt = 0.
n−→+∞ 0

4. Montrer que la fonction :


i πi
0, −→ R
u: 2
1 1
t 7−→ −
sin t t
est prolongeable par continuité en 0. On note dans la suite de nouveau u,
cette fonction prolongée. h i
5. Montrer que la fonction u : 0, π −→ R est de classe C 1 .
2
6. En déduire que :  
lim In − Jn = 0.
n−→+∞

7. Montrer que : x
sin t π
Z
lim dt = .
x−→+∞ 0 t 2

33
Planche 59 : ENS
On considère la famille (fn )n∈N de fonctions définies par :
f0 = idR et pour tout n ∈ N, fn+1 = cos ◦fn .
Montrer que la famille (fn )n∈N est libre dans le R-espace vectoriel des fonctions de
R vers R.

Planche 60 : ENS
1. On considère a = (an )n∈N une suite de réels positifs. On définit maintenant

la suite u = (un )n∈N par :


s r

q
∀n ∈ N∗ , un = a1 + a2 + ···+ an .

Montrer que la suite u converge si et seulement si la suite est


 
a2n
−n

majorée.
n∈N∗

2. On pose pour tout n ∈ N∗ :


v s
u r

u q
t
vn = 1 + 2 1 + 3 1 + 4 · · · + (n − 1) 1 + n.

Montrer que la suite v converge vers 3. [indication : poser f (n) = n(n + 2)


et exprimer f (n) en fonction de f (n + 1) et d’une racine carrée. Obtenir alors
f (n) comme une expression de racines imbriquées.]

Planche 61 : ENS
Trouver tous les polynômes P (X) ∈ R[X] vérifiant les deux conditions suivantes :
• P ([0, 1]) ⊂ [0, 1] Z 1 Z 1
• pour toute fonction continue f : [0, 1] −→ R, f= f ◦ P.
0 0

Planche 62 : ENS
1. Montrer que pour tout n ∈ N, il existe un seul Tn (X) ∈ R[X] tel que :
 
1 1
Tn X + = Xn + n .
X X

34
2. Montrer que Tn (X) est à coefficients entiers et de degré n.
1
3. Calculer la décomposition en éléments simples de T (X) .
n

Planche 63 : X
Soit P (X) ∈ R[X] tel que pour tout z ∈ C, si P (z) = 0, alors ℜe(z) < 0. Montrer
que tous les coefficients de P (X) sont de même signe.
Planche 64 : X
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Soit A une partie finie incluse
dans E \ {0}.
Montrer qu’il existe une forme linéaire ϕ ∈ L (E, C) telle que :
Y
ϕ(a) = 1.
a∈A

Planche 65 : Centrale – avec Python


Soient n > 2 un entier, puis (Ω, A , P) un espace probabilisé. On considère deux
variables aléatoires X et Y indépendantes et de loi uniforme sur l’ensemble des
parties de J1, nK.
1. Donner le nombre de parties de J1, nK et justifier le résultat.
2. Qu’obtient-on grâce au code :
def Parties(ens) :
if ens==[] :
return [[]]
else :
paux=ens[1 :]
P=Parties(paux)
return P+[[ens[0]]+x for x in P]
3. On donne une suite (Ui)i∈N de variables aléatoires indépendantes de même
loi finie que U .
Montrer que :
N
!
1 X
∀ε > 0, lim P Ui − E(U) > ε = 0.
N −→+∞ N i=1

35
4. Déterminer la loi, l’espérance et la variance de card(X).
5. Faire une simulation permettant d’obtenir E(card(X)) pour N = 1000 ti-
rages et 4 6 n 6 8!.
6. Calculer E et confirmer le résultat obtenu à l’aide d’une simulation.
X
x
x∈X
7. Étudier card(X ∩ Y ) ; on commencera par justifier le code donné.
Syntaxes utiles :
from random import * : importation du module adapté
randint(a,b) : renvoie un nombre entier aléatoire dans Ja, bK
Planche 66 : X
Soit n > 1 un entier.
sin(4nθ)
1. Exprimer sin θ cos θ
sous forme d’un polynôme en cos2 θ.
2n−1
kπ n
2. Montrer que = 4n−3 .
Y
cos2
k=1
4n 2

Planche 67 : Mines-Ponts
1. Soit E un espace de dimension n. Soit u ∈ L (E).
Montrer l’équivalence entre les assertions suivantes :
• un = 0 et un−1 6= 0
• il existe une base B telle que :
0 1 0 ··· 0
 

 0 0

1
. . . ...
J = M atB (u) =  ... . . . ... ... 0

.
 
 
 0 ··· 0 0 1 
0 ··· 0 0 0
2. Montrer que la matrice J est semblable à la matrice triangulaire supérieure
de diagonale nulle et remplie de 1 strictement au-dessus de la diagonale.
Planche 68 : Centrale
On rappelle que pour toute forme linéaire ϕ : Mn (C) −→ C, il existe A ∈ Mn (C)
tel que :
∀M ∈ Mn (C), ϕ(M) = Tr(AM) = ϕA (M).

36
On rappelle que dans Mn(C), toute matrice est semblable à une matrice triangu-
laire supérieure.
Pour A donnée dans Mn (C), on note τA (M) = AM − MA.
1. Montrer que si A est nilpotente et non nulle, alors Ker(ϕA ) est un hyperplan
contenant Ker(τA ).
2. Soit A ∈ Mn (C). On suppose qu’il existe B ∈ Mn(C) tel que A = BA−AB .
(a) Pour tout P (X) ∈ C[X], exprimer BP (A) − P (A)B en fonction de A
et P ′(A).
(b) En déduire que la matrice A est nilpotente.
3. Soit A une matrice nilpotente non nulle.
(a) Montrer que les hyperplans de Mn (C) contenant Im (τA ) sont les noyaux
Ker(ϕC ), avec C non nul dans Ker(τA ).
(b) Montrer qu’il existe une matrice B dans Mn (C) telle que :
AB − BA = A.

Planche 69 : Mines-Ponts
Soit α ∈ R. Étudier la convergence de la série :

X (−1)⌊ n⌋
.
n

Planche 70 : Mines-Ponts
Soit A une matrice non nulle dans Mn (R). Montrer que la matrice A est inversible
si et seulement si pour toute matrice M ∈ Mn(R),
Rg(AM) = Rg(MA).

Planche 71 : Mines-Ponts
Une urne est remplie de 2n boules numérotées de 1 à 2n. On effectue des tirages
sans remise jusqu’à ce que toutes les boules impaires soient enlevées.
1. Calculer la probabilité que les boules 1, 3, 5, · · · , 2n − 1 aient été tirées dans
cet ordre et consécutivement.
2. Calculer la probabilité que les boules 1, 3, 5, · · · , 2n − 1 aient été tirées dans
cet ordre mais pas forcément consécutivement.
37
3. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirages nécessaires
à l’expérience envisagée. Calculer E(X).

Planche 72 : Centrale
Soit f : R −→ R une fonction. On dit que f vérifie la propriété L si pour tout
a ∈ R, les limites à droite et à gauche de la fonction f existent et sont finies. Ces
limites respectives sont notées alors f (a+) et f (a− ).
1. Montrer que si f est monotone, alors f vérifie la propriété L .
2. On suppose que f vérifie la propriété L .
(a) Soit a ∈ R. On suppose δ = |f (a+) − f (a− )| > 0. Montrer que :
δ
∃η > 0, ∀y ∈ [a − η, a + η] \ {a}, |f (y + ) − f (y − )| 6 .
2

(b) En déduire que le nombre de points où la fonction f est discontinue est


fini ou dénombrable.
Planche 73 : ENS
Soit n ∈ N∗. Déterminer l’entier naturel k maximal vérifiant la condition suivante :
« il existe des parties E1, · · · , Ek de J1, nK telles que :
∀i ∈ J1, nK, #(Ei ) est impair et ∀(i 6= j), #(Ei ∩ Ej ) est pair. »

Planche 74 : Mines-Ponts
Déterminer toutes les fonctions continues f : I −→ R définies sur un intervalle I
de R de telle sorte que :
 
2 a+b n o
∀(a, b) ∈ I , f ∈ f (a), f (b) .
2

Planche 75 : Centrale
On se donne M0 , M1 et M2 trois points du plan.
On définit alors la suite (Mn )n∈N telle que pour tout n ∈ N,
• le point Pn est le milieu du segment [Mn , Mn+1 ]
• le point Mn+3 est le milieu du segment [Mn+2 , Pn ].

38
Montrer que la suite (Mn )n∈N converge et expliciter la limite.
Planche 76 : Mines-Ponts
1. Soit f : I −→ R une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I . Soient
a, b et c trois points distincts de I .
Montrer qu’il existe d ∈ I tel que :
f (a) f (b) f (c) 1
+ + = f ′′ (d).
(a − b)(a − c) (b − c)(b − a) (c − a)(c − b) 2

2. Soit f : [a, b] −→ R une fonction de classe C n telle que :


∀k ∈ J0, n − 1K, f (k) (a) = 0 et f (b) = 0.
Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que f (n) (c) = 0.

Planche 77 : X
1. Soit α > 0 un nombre réel tel que pour tout n ∈ N, le nombre nα est encore
un entier. Montrer que α est un entier.
2. Soit k ∈ N. Que dire d’un polynôme P (X) ∈ C[X] vérifiant les deux condi-
tions suivantes :
• le polynôme P (X) est de degré k .
• le polynôme P (X) prend des évaluations entières en (k + 1) entiers
consécutifs.
Planche 78 : X
Soit P (X) un polynôme dans R[X] scindé dans R.
1. Montrer que pour tout α ∈ R, le polynôme P (X) + αP ′(X) est scindé dans
R.
d d
2. On pose P (X) = . Montrer que le polynôme Q(X) =
X X
ak X k
ak P (k) (X)
k=0 k=0
est scindé dans R.
Planche 79 : X
Soit f : [0, 1] −→]0, +∞[ une fonction continue.

39
1. Montrer que pour tout n ∈ N∗, il existe une seule subdivision (a(n) (n) (n)
0 , a1 , · · · , an )
de [0, 1] telle que :
(n)
ak+1 1
1
Z Z
∀k ∈ J0, n − 1K, f= f.
ak
(n) n 0

2. Étudier la limite de la quantité :


n−1
1 X (n)
ak ,
n
k=0

lorsque n tend vers +∞.


Planche 80 : Mines-Ponts
Soient n ∈ N∗ , puis z1 , · · · , zn des complexes différents et de module 1.
On considère un n-uplet de réels positifs (a1, · · · , an ) dont la somme fait 1 et tel
que :
n
X
ak zk = 1.
k=1

Montrer que le n-uplet (a1, · · · , an ) est un vecteur de la base canonique de Rn .


Planche 81 : ENS
1. Soit K une partie de R. On suppose que K vérifie les conditions suivantes :
• l’ensemble K est d’intérieur non vide c’est-à-dire qu’il existe t ∈ K et
ε > 0 tels que ]t − ε, t + ε[⊂ K ;
• on a K + 1 = K et 2K = K .
Montrer que K = R.
2. Montrer que pour tout ε > 0, il existe a > 0 tel que :
∀x ∈ [a, +∞[, d(x, N ln 2 + N ln 3) 6 ε.

Planche 82 : ENS
On pose H le demi-plan complexe :
n o
H = z ∈ C | ℑm(z) > 0 .

40
On pose les fonctions f : z 7−→ z + 1 et g : z 7−→ − 1z définies sur H.
On note H l’ensemble des fonctions de la forme h : z 7−→ az + b , avec a, b, c et d
cz + d
quatre entiers tels que ad − bc = 1.
1. Montrer que (H, ◦) est un groupe.
2. Montrer que H est le plus petit groupe pour la loi ◦ contenant les fonctions
f et g .

Planche 83 : X
Soient n ∈ N∗ et T : Mn (C) −→ Mn(C) une application linéaire telle que :
∀A ∈ Mn (C), det(T (A)) = det(A).

Montrer que :
∀A ∈ Mn (C), Rg(T (A)) = Rg(A).

Planche 84 : X
Soit B : R2 × R2 −→ R une forme bilinéaire. On pose :
n o
A = x ∈ R2 | B(x, x) = 0 .

Montrer que A est soit égal à R2 tout entier, soit réduit à {0}, soit une droite
vectorielle, soit la réunion de deux droites vectorielles.
Planche 85 : ENS
Soient (an )n∈N et (bn )n∈N deux suites réelles positives telles que :
• pour toutXn ∈ N, an+1 6 an + bn
• la série bn est convergente.
n
Montrer que la suite (an )n∈N converge.
Planche 86 : X
Un jeu de cartes compte n cartes rouges et n cartes noires. Face au paquet mélangé,
un adulte et un enfant prédisent la carte du dessus. À chaque prédiction, on regarde
la carte et on la défausse. Les prédictions correctes rapportent un point. Le score
final est le nombre de points accumulés par le joueur à la fin du dernier tirage.
L’enfant prédit aléatoirement rouge ou noire, avec une probabilité égale à 12 .
41
L’adulte compte le nombre de cartes rouges et noires déjà tirées et en déduit
les proportions restantes dans le paquet. Il mise systématiquement sur la couleur
majoritaire. En ca d’égalité, il prédit aléatoirement, comme l’enfant.
On note Xe la variable aléatoire donnant le score final de l’enfant et Xa celle
donnant celui de l’adulte.
Montrer que :
1√
E(Xa − Xe ) ∼
n−→+∞ πn.
2
[indication : on pourra fixer une configuration du jeu de cartes et considérer l’ensemble
des chemins dans Z2, où l’abscisse et l’ordonnée représentent respectivement un nombre
de cartes rouges et un nombre de cartes noires.]
Planche 87 : ENS
Soit n dans N∗ .
Pour toute permutation σ ∈ Sn, on note ε(σ) sa signature et ν(σ) son nombre de
points fixes.
Calculer : X ε(σ)
.
σ∈Sn
ν(σ) + 1

42

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