Exercices de mathématiques avancées
Exercices de mathématiques avancées
3. Soit A ∈ Mn (C) une matrice triangulaire supérieure dont tous les coeffi-
cients diagonaux sont distincts. Montrer que la matrice A est semblable à
une matrice diagonale D avec D de même diagonale que la matrice A.
Exercice 2 : probabilités
Soient n ∈ N∗ et p ∈]0, 1[.
On considère n pièces de monnaie donnant chacune « pile » avec une probabilité
égale à p. Tous les lancers seront indépendants les uns des autres.
À l’étape 1, on lance les n pièces de monnaie et on note X1 le nombre de pièces
ayant donné « pile ».
À l’étape 2, on lance les n − X1 pièces restantes et on note X2 le nombre de pièces
ayant donné « pile ».
À l’étape k, on lance les n − X1 − · · · − Xk−1 pièces restantes et on note Xk le
nombre de pièces ayant donné « pile ».
Chaque pièce portait un numéro de 1 à n.
Pour tout ℓ ∈ J1, nK, on note Yℓ le numéro de l’étape où la pièce numéro ℓ donnera
« pile ».
1. Expliciter la loi de X1, son espérance et sa variance.
2. Expliciter la loi de X2.
n
3. Simplifier pour tout k ∈ N , la somme 1{Yℓ =k} .
X
∗
ℓ=1
4. Expliciter pour tout s ∈ N∗ et tout ℓ ∈ J1, nK, P(Yℓ = s).
1
5. En déduire pour tout k ∈ N∗, la loi de Xk .
6. En déduire également pour tout k ∈ N∗, la loi de X1 + · · · + Xk .
Exercice 3 : probabilités
Un taupin dispose de 5 livres de Mathématiques, de 4 livres de Physique, de 3
livres de Français, de deux livres d’Informatique et d’un livre d’Anglais.
Ce taupin range aléatoirement ses livres les uns à côté des autres dans sa biblio-
thèque.
1. Quelle est la probabilité que les deux livres d’Informatique ne soient pas
côte à côte ?
2. Quelle est la probabilité que les livres d’une même matière soient rangés
côte à côte ?
3. Quelle est la probabilité qu’un livre de Français soit à côté du livre d’An-
glais ?
Exercice 4 : suites
Les questions suivantes sont indépendantes.
1. On considère les suites u = (un)n∈N et v = (vn )n∈N définies par :
1
un+1 = un +
u0 = v0 = 1 et pour tout n∈N un .
1
vn+1 = vn + 2
vn
α.
n n
2
(c) Déterminer un équivalent de la suite w.
3. On considère la suite x définie par :
1
x0 = 1 et ∀n ∈ N, xn+1 =
2exn + e−xn
.
Exercice 5 : fonctions
Soit f : [0, 1] −→ R une fonction continue.
1
1. On suppose que f = 1 . Montrer que l’équation f (t) = t admet au moins
Z
0 2
une solution dans l’intervalle ]0, 1[.
2. Si L = (a0, a1 , · · · , an ) est un (n + 1)-uplet de réels, on dit que la liste L
présente un changement de signe à l’indice k si ak · ak+1 < 0.
On suppose que pour tout entier naturel n assez grand, la liste
k
L= f ; k ∈ J0, nK
n
admet exactement trois changements de signe. Que peut-on dire du nombre
de solutions à l’équation f (t) = 0, d’inconnue t ∈ [0, 1] ?
Z 1 Z 1
3. On suppose que les intégrales f (t) ch (t) dt et f (t) sh (t) dt sont
nulles.
0 0
3
(a) Montrer que Vect(ch , sh ) = Vect t 7−→ sh (t + a) ; a ∈ R .
(b) En déduire que la fonction f s’annule au moins deux fois sur l’intervalle
]0, 1[.
Montrer qu’il existe des scalaires λ0, · · · , λn tels que la famille de polynômes
(λ0 ·P0, · · · , λn ·Pn ) soit l’orthonormalisée de la base canonique par le procédé
de Gram-Schmidt.
4
3. Calculer les scalaires λk .
4. Montrer en utilisant deux méthodes différentes que chaque polynôme Pk (X)
est scindé à racines simples dans ]0, 1[.
Exercice 8 : divers
On pose la fonction f : t 7−→ 1 +1 et .
Z 1
1. Proposer une primitive F de la fonction f telle que F = 0.
0
2. Montrer qu’il existe une seule suite (Pn (X))n ∈ N de polynômes à coeffi-
cients réels telle que :
Pn (et )
∀n ∈ N, f (n) : t 7−→ .
(1 + et )n+1
Exercice 9 : divers
1. Déterminer de deux manières différentes toutes les fonctions continues f :
R −→ R telles que :
2. Montrer que les suites (sin n)n∈N et (cos n)n∈N sont divergentes.
3. Soient θ ∈ R et n ∈ N. Simplifier les sommes :
n n
n
et
X X
k θk k sin(kθ).
k
k=0 k=0
4. Montrer que pour tout polynôme P (X) ∈ R[X], il existe un seul polynôme
Q(X) ∈ R[X] tel que :
5
6. Montrer qu’il existe une constante ρ telle que :
n
X 1 √
√ = 2 n + ρ + ◦(1),
k=1
k
au voisinage de +∞.
Exercice 10 : informatique
On considère l’ensemble :
n o
Hm = (x, y) ∈]0, +∞[2 | x2 − y 2 = m .
Dans toute la suite, si Ω est un point du plan, on dira que le point Ω est à droite de
Hm si x2 − y 2 > m et on dira que le point Ω est au-dessus de Hm si x2 − y 2 6 m.
On se donne un entier m impair supérieur ou égal à 3.
On définit l’algorithme suivant :
• prendre le point M0 sur l’axe des abscisses, avec M0 ∈ N2 (point à coordon-
nées entières) avec l’abscisse de M0 minimale pour que M0 soit à droite de
Hm : si M0 est sur Hm , stopper le processus, sinon continuer
• prendre le point N0 dans N2 au-dessus de M0 avec N0 d’ordonnée minimale
tel que le point N0 est au-dessus de Hm : si N0 est sur Hm, stopper le
processus, sinon continuer
6
• prendre le point M1 dans N2 à droite de N0 avec l’abscisse de M1 minimale
tel que M1 est à droite de Hm ; si M1 est sur Hm, stopper le processus,
sinon continuer
• prendre le premier point N1 dans N2 au-dessus de M1 et N1 au-dessus de
Hm : si N1 est sur Hm , stopper le processus, sinon continuer
• idem avec les points M2 , N2 , M3 , N3 , · · · si le processus se poursuit.
• à la fin du processus, on regarde si la distance entre les deux coordonnées
du dernier point calculé vaut 1 ou non.
2. Justifier qu’il existe au moins un point à coordonnées entières dans Hm.
3. Donner la liste des points M0, N0 , M1, N1, · · · dans cet ordre, lorsque m =
33.
4. Compléter le script suivant permettant d’implémenter cet algorithme :
def Droite(m,x,y) :
"""calcule à partir du point [x,y] le premier
point [t,y] à droite de [x,y] et sur ou à
droite de l’hyperbole"""
t=x
while ??? :
t+=1
return [t,y]
def Haut(m,x,y) :
"""calcule à partir du point [x,y] le premier
point [x,t] au-dessus de [x,y] et sur ou
au-dessus de l’hyperbole"""
t=y
while ??? :
t+=1
return [x,t]
def Algo(m) :
""" implémente l’algorithme énoncé """
k=0
Liste_M,Liste_N=[],[]
while k**2<m :
k+=1
Liste_M.append([k,0])
alterne= ???
Test_arret= ???
7
x,y=k,0
while not(Test_arret) :
alterne=1-alterne
if alterne :
Liste_M.append(???)
x,y=Liste_M[-1]
else :
Liste_N.append(???)
x,y=Liste_N[-1]
Test_arret=x**2-y**2==m
return x-y==1
nous apprennent que le point M34 (2.3, −0.7) appartient à la fois aux ensembles
A876 et A7 alors que la partie A876 contient au moins les points M34 et M66 .
1. Proposer une requête SQL permettant d’obtenir par ensemble Aℓ le nombre
de points Mk appartenant à cette partie Aℓ , les lignes étant données par
cardinaux décroissants.
2. Proposer une requête SQL donnant des couples (k1, k2) d’indices de points
M avec k1 < k2 et les points Mk et Mk appartiennent à la même partie
1 2
Aℓ .
3. Donner la phrase associée à la requête précédente dans le langage relation-
nel.
4. Déterminer tous les indices de points Mk qui sont situés strictement au-
dessous de la droite affine d’équation y = 1 x + 3.
2
5. Déterminer les ensembles Aℓ pour lesquels l’entier ℓ est un multiple de 10
et la partie Aℓ contient au moins sept points différents parmi les points Mk .
Exercice 13 : dualité
9
Les questions suivantes sont indépendantes.
1. Soient a ∈ C et n ∈ N. On considère une forme linéaire ϕ ∈ L (Cn [X], C)
telle que :
∀P (X) ∈ Cn [X], P (a) = 0 =⇒ ϕ(P ) = 0.
Montrer que la famille (ϕ, eva) est liée.
2. Expliciter la base duale de la base B = ~u = (1, 1, 0), ~v
= (1, 0, 1), w
~ =
(0, 2, 3) de R3 .
Exercice 14 : divers
π π
dt dt
Z Z
1. Calculer l’intégrale et .
2 2
0 2 + cos2 t 0 2 + sin t
2 Z 1
dt dt
Z
2. Calculer et .
0 2 + t + t2 0 −6 + t + t2
10
1
dt
Z
3. Calculer √ .
0 1 + t + t2
4. (a) Montrer que pour tout entier n ∈ N∗, il existe un seul réel xn tel que :
xn
et
Z
dt = n2 .
n t
11
2. Déterminer le DL2 (1) de la fonction :
x+2
g : x 7−→ arcsin .
x+5
et + e6−t − 2e2t−3
4. Calculer t−→3
lim √ √ √ .
t + 6 − t − 2 2t − 3
5. (a) Montrer que pour tout n ∈ N, l’équation :
x
ee + ln x = en
n
√ √
9+
6. On pose γ = 2 et δ = 2 65 .
65 9−
(a) Montrer que la suite (γ n + δn )n∈N vérifie une relation de récurrence li-
néaire d’ordre deux.
(b) Étudier la nature de la série un (γ).
X
Exercice 20 : polynômes
Les questions sont indépendantes.
1. Soit n ∈ N∗. Calculer le reste dans les divisions euclidiennes de P (X) =
(X + 1)n − X n − 1 par (X − 2)2 , par (X 2 + X + 1) ou par X 2 − 3X + 2.
2. Soient p et q deux nombres premiers différents. Calculer le PGCD des po-
lynômes X p+q − 1 et X pq − 1.
3. Soient n ∈ N∗ et a non nul dans R. Calculer en fonction de l’entier n le
cardinal de l’ensemble :
n o
A = ℜe(z) ∈ R | z n = a .
13
4. Factoriser dans C[X] le polynôme X 2n + X n + 1.
5. Soit P ∈ C[X] un polynôme de degré n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ J0, n − 1K,
on note uk la somme des racines comptées avec multiplicités du polynôme
P k (X). Montrer que les nombres u0 , u1, · · · , un−1 sont en progression arith-
métique.
6. Résoudre l’équation :
P (X 2 ) = P (X + 1) · P (X − 1),
(a) Montrer que l’ensemble S peut être vide, avec des polynômes de tout
degré.
(b) Montrer que l’ensemble S est borné.
(c) Montrer que l’ensemble S est fini.
Exercice 21 : arithmétique
Soient a et b deux entiers strictement positifs.
1. Montrer que si N = a2 + b2 et si N est multiple de 4, alors les entiers a et
b sont pairs.
2. En déduire que si n ∈ N, l’équation 4n = a2 + b2 d’inconnue (a, b) ∈ N∗ × N∗
n’admet aucune solution.
3. Soit n ∈ N. Montrer que l’équation 22n+1 = a2 + b2 , d’inconnue (a, b) ∈
N∗ × N∗ admet une unique solution que l’on précisera.
Exercice 22 : divers
√ √
1. Montrer que pour tout entier n ∈ N, la quantité (3 − 5)n + (3 + 5)n est
un entier multiple de 2n . On pourra utiliser les suites récurrentes.
2. (a) Comparer les entiers (1010)! et 1010! .
(b) Combien ont-ils de chiffres en base 10 approximativement ?
(c) Combien ont-ils de zéros consécutivement à partir de la droite ?
3. Soit f : [0, 1] −→ [0, 1] une fonction croissante.
(a) Montrer que si f est continue, alors la fonction f admet un point fixe.
14
(b) Dans le cas général, on pose A = t ∈ [0, 1] | f (t) > t . Montrer que
n o
Exercice 23 : divers
1. Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un seul (n+1)-uplet (λ0, · · · , λn ) dans Rn+1
tel que :
2 n
P (t)
Z X
∀P ∈ Rn [X], √ dt = λk · P (arctan(k)).
1 2 + sin t k=0
2. Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un seul polynôme Q(X) ∈ Rn [X] tel que :
2 n
P (t) · Q(t)
Z X
∀P ∈ Rn [X], √ dt = P (cos k).
1 2 + sh t k=0
+∞ x
3. Montrer que le produit infini est convergent et le calculer.
Y
ch
k=0
2k
4. Tracer dans le plan complexe l’ensemble des complexes z vérifiant :
(a) condition 1 : z − 1 est un imaginaire pur
z+j
15
(b) condition 2 : zz ++2
1
est un réel
(c) condition 3 : les complexes z, z2 et z3 forment un vrai triangle rectangle
[triangle non aplati]
5. On pose la fonction
R −→ R
√
2
f: 2
t + 3t .
t 7−→ t + 1 exp 3
t +t+1
Exercice 25 : divers
On considère la fonction
C \ {−3} −→ C
f: x+2 .
x 7−→
x+3
1. Calculer l’ensemble image de la fonction f .
2. Montrer que la fonction f induit une bijection entre deux ensembles de la
forme C \ {z0 }.
3. Résoudre f (x) = x, d’inconnue x ∈ R. On note ℓ1 < ℓ2 les deux solutions.
4. On pose la suite récurrente u par :
u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
17
(a) Montrer que pour tout n ∈ N, un ∈/ {ℓ1, ℓ2}.
(b) Montrer que la suite u est convergente et calculer sa limite.
(c) On pose pour tout n ∈ N,
u n − ℓ1
vn = .
u n − ℓ2
Montrer que la suite v ainsi définie est géométrique.
(d) Proposer un développement asymptotique de un à trois termes signifi-
catifs, lorsque n tend vers +∞.
Exercice 26 : complexes
1. Soient a, b et c trois complexes différents. Montrer que les assertions sui-
vantes sont équivalentes :
• le triangle abc est équilatéral
• les polynômes X 2 + X + 1 et aX 2 + bX + c ne sont pas premiers entre
eux
• a2 + b2 + c2 = ab + bc + ca
1 1 1
• + + =0
b−c c−a a−b
2. Résoudre l’équation :
z 4 − (5 − 14i)z 2 − 2(5i + 12) = 0,
d’inconnue z ∈ C.
Exercice 27 : algèbre générale
2iπ
Soit p > 3 un nombre premier. On pose ω = exp p
.
1. Quels sont les sous-groupes possibles de Up ?
2. Montrer que l’ensemble I = P ∈ Q[X] | P (ω) = 0 est un idéal de Q[X]
n o
18
7. Montrer que si R(X) = S1 (X)S2(X) est une factorisation dans Z[X], alors
S1 ou S2 est constant.
8. En déduire que les polynômes R(X) et P (X) sont irréductibles dans Q[X].
Exercice 28 : fonctions usuelles
2
1. (a) Montrer que la série est convergente.
X
arctan
n
n2
+∞
2
(b) Calculer la somme .
X
arctan
n=1
n2
2. Résoudre l’équation :
arcsin(3x) = arccos(2x).
3. Résoudre l’équation :
π
arctan(x − 1) + arctan x + arctan(x + 1) = .
2
4. Résoudre l’équation :
√
2
2 arcsin x = arcsin 2x 1 − x .
Exercice 29 : divers
1. Rappeler la définition des polynômes de Tchebychev Pn(X) et leurs pro-
priétés.
2. Rappeler la définition du déterminant de Van der Monde et démontrer la
formule associée.
1
3. Décomposer en éléments simples la fraction P (X) .
n
4. Soient a0 , · · · , an des réels. On pose la matrice :
A = cos(j ai ) ∈ Mn+1 (R).
06i,j6n
Calculer det(A).
19
Exercice 30 : algèbre linéaire
Soient n ∈ N, puis a un complexe.
1. On pose la matrice :
A = aj−i · 1[0,+∞[ (j − i) .
06i,j6n
20
6. Soit n ∈ N∗. On pose l’entier vn = 10 · · · 012 l’écriture en base 2, avec n
chiffres nuls au milieu.
Expliciter les décompositions binaires des entiers u2n, u3n et u3n − u2n + un .
7. (a) Soit p un nombre premier. Montrer que :
(p − 1)! ≡ −1[p].
k=0
polynôme 1 à l’espace F .
2. Dans l’espace R3 habituel, déterminer la matrice de projection orthogonale
sur Vect ~u = (1, 0, 1) et la matrice de symétrie orthogonale par rapport à
~ = (0, 1, −1) .
G = Vect ~v = (2, 0, 1), w
3. Dans Rn habituel, comment calculer la distance entre un vecteur donné x
et un hyperplan donné H ?
4. Soit A une matrice dans Mn(R). Montrer que la matrice A est la matrice
d’une projection orthogonale si et seulement si :
A2 = A = AT .
Exercice 33 : séries
1. Déterminer la nature des séries
X
un
n
√
(a) n4 + 2n2 − 3 P (n) , où P (X) est un polynôme dans R[X]
p
4
un =
n !
k
(b)
Y
un = 1+ 2 −1
k=1
n
πn2
n−1
(c) un = sin 2
+ cos n π ln
n+1 n
n
(−1)n
(−1)
(d) un = ln 1 +
(−1)n + na
+
(−1)n + lna n
, avec a ∈]0, +∞[.
2. Calculer la somme des séries suivantes :
+∞
n+1
(a)
X
n=0
3n
+∞
2n − 1
(b)
X
n=3
n3 − 4n
X √u n
n
série .
n
n
22
+∞ n
!
π X (−1)k
4. Étudier [nature et calcul de somme] la série .
X
−
n=0
4 2k + 1
k=0
5. Soit u une suite complexe ne s’annulant pas à partir d’un certain rang. On
suppose qu’il existe un réel positif ℓ tel que :
un+1
lim = ℓ.
n−→+∞ un
n
si ℓ < 1, alors la série un converge absolument. Peut-on dire quelque
X
n
chose lorsque ℓ = 1 ?
(b) Soit z ∈ C. Déterminer la nature de la série :
−1
X
n 2n
z · .
n
n
Exercice 34 : probabilités
Soient n ∈ N∗ et Xi,j : Ω −→ {−1, 1} des variables aléatoires mutuellement
indépendantes centrées et à valeurs dans {−1, 1}.
On pose pour tout ω ∈ Ω, la matrice :
M(ω) = Xi,j (ω) .
16i,j6n
23
3. Chaque boule porte un numéro : les boules blanches sont numérotées de 1
à a et les boules noires de a + 1 à a + b. On anote l’événement Ai : « la boule
i a été piochée lors du tirage ». Simplifier 1A .
X
i
i=1
4. Calculer E(X).
5. Comparer le résultat avec la même expérience en remplaçant les tirages
simultanés par des tirages avec remise.
Exercice 36 : algèbre linéaire
1. Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L (E) tel que
Ker(u) = Im (u).
(a) Montrer que dim(E) est un entier pair.
(b) Montrer que si F est un espace de dimension finie paire, il existe v ∈
L (F ) tel que Ker(v) = Im (v).
(c) Montrer qu’il existe w ∈ L (E) tel que :
u ◦ w + w ◦ u = idE .
(a) Montrer que les suites (Fk )k∈N et (Nk )k∈N sont monotones pour la rela-
tion d’inclusion et que si Fj = Fj+1 pour un certain j , alors pour tout
entier k > j , alors Fk = Fj et si Nj = Nj+1, alors pout tout k > j ,
Nk = Nj .
(b) On pose N = Nk et F = Fk . Montrer que les ensembles N et F
[ \
k∈N k∈N
sont des espaces stables par u.
24
(c) On suppose que E est de dimension finie. Montrer que E = N ⊕ F .
(d) Le résultat précédent subsiste-t-il dans le cas général ?
n
σ(n)2
série est indépendante de la bijection σ choisie.
3. Peut-on déterminer la nature de la série p 1 ?
X
n σ(n)σ(n + 1)
4. A-t-on toujours : n−→+∞
lim σ(n) = +∞ ?
25
√ √
q
3. lim
x−→+∞
x+ x− x
√
2x2 + 5x + 9 − 3
4. lim
x−→0 x
.
26
(b) On suppose que pour tout (r, s) ∈ Q2 , r < s =⇒ f (r) < f (s). La
fonction f est-elle strictement croissante ?
4. Soit f : [0, +∞[−→ [0, +∞[ une fonction continue telle que :
f (x) 2
lim = .
x−→+∞ x 3
Montrer que f a un point fixe.
Exercice 42 : fonctions réelles
Z ex
1. Montrer que la fonction f : x 7−→ ln(xt) dt est dérivable sur ]0, +∞[ et
2
calculer sa dérivée.
x
27
Exercice 45 : fonctions réelles
On pose les fonctions :
[0, +∞[ −→ R
x
[0, +∞[ −→ R
et f : ,si x > 0
(
g: .
x 7−→ (x − 2)ex + x + 2 x 7−→ ex −1
1 , sinon
P −1 AP = B.
1. Montrer que :
E = Ker(f − idE ) ⊕ Ker(f 2 ).
2. On suppose que Rg(f − idE ) = 2. Montrer que dans une certaine base,
l’endomorphisme f est représenté par l’une des matrices suivantes :
1 0 0 1 0 0
A= 0 0 1 ou B = 0 0 0 .
0 0 0 0 0 0
0, I3 , J2 , A, B ou E1,3.
29
Exercice 49 : séries, familles sommables
Soit z ∈ C \ (−N).
1. Soit n ∈ N. Décomposer en éléments simples la fraction :
1
F (X) = .
X(X + 1) · · · (X + n)
2. En déduire la formule :
+∞ +∞
X 1 X (−1)n
=e· .
n=0
z(z + 1) · · · (z + n) n=0
n! (z + n)
Exercice 50 : séries
Soit u une suite réelle.
1. On suppose la suite u positive. Montrer que les séries un et 1 +unu
X X
n n n
sont de même nature. X
2. On suppose que les séries un et u2n convergent. Montrer que la série
X
n n
un
converge.
X
n
1 + un
Exercice 51 : intégrales
Soit f : [0, 1] −→ R une fonction continue.
1. Justifier la bonne définition des quantités :
Z 1 n1
kf k = sup |f (t)| et pour tout n ∈ N , Nn (f ) =
∗
f n
.
t∈[0,1] 0
30
1. Montrer que :
n−1 n−k−1
2
X X
|S|2 = ω 2pk+p .
k=0 p=−k
n−1
3. Pour tout p ∈ Z, simplifier ω 2pk .
X
k=0
√
4. En déduire que |S| = n.
Exercice 53 : polynômes
Soient A et B dans K[X] deux polynômes non constants et premiers entre eux, où
K est un corps.
1. Les polynômes A′ et B ′ sont-ils encore premiers entre eux ?
2. Les polynômes A(X + 1) et B(X + 1)sont-ils premiers entre eux ?
3. Soit n dans N. Montrer que la famille Ak B n−k est libre dans K[X].
06k6n
31
1. Déterminer l’équation du plan tangent de la surface z = f (x, y) en (0, 0).
2. La fonction f possède-t-elle un plan tangent parallèle au plan d’équation
x = y+z?
l’équation :
∂f ∂f
x =y ,
∂x ∂y
la fonction f étant de classe C 1.
Exercice 57 : fonctions de deux variables
Les questions sont indépendantes.
1. Déterminer les extrema locaux des fonctions suivantes :
• f : (x, y) 7−→ x3 + y 2 − 2xy
• g : (x, y) 7−→ ex sin y
2. On note la fonction :
R2 −→ R
h: .
(x, y) 7−→ (sin x) (sin y) (sin(x + y))
(a) Justifier que la fonction h admet une borne supérieure sur R2. On notera
S cette borne supérieure.
32
(b) Étudier le signe de la fonction h sur le carré C = [0, π]2. En quels points
la fonction h s’annule-t-elle sur C ?
(c) On note T = (x, y) ∈]0, +∞[2 | x + y < π .
n o
Exercice 58 : divers
On pose pout tout entier n dans N :
Z π
sin (2n + 1)t Z π
sin (2n + 1)t
et Jn =
2 2
In = dt dt.
0 t 0 sin t
1. Justifier la bonne définition de ces deux intégrales.
2. CalculerhJn+1i− Jn . En déduire la valeur de Jn .
3. Soit u : 0, π2 −→ R une fonction de classe C 1.
Montrer que : Z π
2
lim u(t) · eint dt = 0.
n−→+∞ 0
7. Montrer que : x
sin t π
Z
lim dt = .
x−→+∞ 0 t 2
33
Planche 59 : ENS
On considère la famille (fn )n∈N de fonctions définies par :
f0 = idR et pour tout n ∈ N, fn+1 = cos ◦fn .
Montrer que la famille (fn )n∈N est libre dans le R-espace vectoriel des fonctions de
R vers R.
Planche 60 : ENS
1. On considère a = (an )n∈N une suite de réels positifs. On définit maintenant
∗
s r
√
q
∀n ∈ N∗ , un = a1 + a2 + ···+ an .
majorée.
n∈N∗
Planche 61 : ENS
Trouver tous les polynômes P (X) ∈ R[X] vérifiant les deux conditions suivantes :
• P ([0, 1]) ⊂ [0, 1] Z 1 Z 1
• pour toute fonction continue f : [0, 1] −→ R, f= f ◦ P.
0 0
Planche 62 : ENS
1. Montrer que pour tout n ∈ N, il existe un seul Tn (X) ∈ R[X] tel que :
1 1
Tn X + = Xn + n .
X X
34
2. Montrer que Tn (X) est à coefficients entiers et de degré n.
1
3. Calculer la décomposition en éléments simples de T (X) .
n
Planche 63 : X
Soit P (X) ∈ R[X] tel que pour tout z ∈ C, si P (z) = 0, alors ℜe(z) < 0. Montrer
que tous les coefficients de P (X) sont de même signe.
Planche 64 : X
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Soit A une partie finie incluse
dans E \ {0}.
Montrer qu’il existe une forme linéaire ϕ ∈ L (E, C) telle que :
Y
ϕ(a) = 1.
a∈A
35
4. Déterminer la loi, l’espérance et la variance de card(X).
5. Faire une simulation permettant d’obtenir E(card(X)) pour N = 1000 ti-
rages et 4 6 n 6 8!.
6. Calculer E et confirmer le résultat obtenu à l’aide d’une simulation.
X
x
x∈X
7. Étudier card(X ∩ Y ) ; on commencera par justifier le code donné.
Syntaxes utiles :
from random import * : importation du module adapté
randint(a,b) : renvoie un nombre entier aléatoire dans Ja, bK
Planche 66 : X
Soit n > 1 un entier.
sin(4nθ)
1. Exprimer sin θ cos θ
sous forme d’un polynôme en cos2 θ.
2n−1
kπ n
2. Montrer que = 4n−3 .
Y
cos2
k=1
4n 2
Planche 67 : Mines-Ponts
1. Soit E un espace de dimension n. Soit u ∈ L (E).
Montrer l’équivalence entre les assertions suivantes :
• un = 0 et un−1 6= 0
• il existe une base B telle que :
0 1 0 ··· 0
0 0
1
. . . ...
J = M atB (u) = ... . . . ... ... 0
.
0 ··· 0 0 1
0 ··· 0 0 0
2. Montrer que la matrice J est semblable à la matrice triangulaire supérieure
de diagonale nulle et remplie de 1 strictement au-dessus de la diagonale.
Planche 68 : Centrale
On rappelle que pour toute forme linéaire ϕ : Mn (C) −→ C, il existe A ∈ Mn (C)
tel que :
∀M ∈ Mn (C), ϕ(M) = Tr(AM) = ϕA (M).
36
On rappelle que dans Mn(C), toute matrice est semblable à une matrice triangu-
laire supérieure.
Pour A donnée dans Mn (C), on note τA (M) = AM − MA.
1. Montrer que si A est nilpotente et non nulle, alors Ker(ϕA ) est un hyperplan
contenant Ker(τA ).
2. Soit A ∈ Mn (C). On suppose qu’il existe B ∈ Mn(C) tel que A = BA−AB .
(a) Pour tout P (X) ∈ C[X], exprimer BP (A) − P (A)B en fonction de A
et P ′(A).
(b) En déduire que la matrice A est nilpotente.
3. Soit A une matrice nilpotente non nulle.
(a) Montrer que les hyperplans de Mn (C) contenant Im (τA ) sont les noyaux
Ker(ϕC ), avec C non nul dans Ker(τA ).
(b) Montrer qu’il existe une matrice B dans Mn (C) telle que :
AB − BA = A.
Planche 69 : Mines-Ponts
Soit α ∈ R. Étudier la convergence de la série :
√
X (−1)⌊ n⌋
.
n
nα
Planche 70 : Mines-Ponts
Soit A une matrice non nulle dans Mn (R). Montrer que la matrice A est inversible
si et seulement si pour toute matrice M ∈ Mn(R),
Rg(AM) = Rg(MA).
Planche 71 : Mines-Ponts
Une urne est remplie de 2n boules numérotées de 1 à 2n. On effectue des tirages
sans remise jusqu’à ce que toutes les boules impaires soient enlevées.
1. Calculer la probabilité que les boules 1, 3, 5, · · · , 2n − 1 aient été tirées dans
cet ordre et consécutivement.
2. Calculer la probabilité que les boules 1, 3, 5, · · · , 2n − 1 aient été tirées dans
cet ordre mais pas forcément consécutivement.
37
3. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirages nécessaires
à l’expérience envisagée. Calculer E(X).
Planche 72 : Centrale
Soit f : R −→ R une fonction. On dit que f vérifie la propriété L si pour tout
a ∈ R, les limites à droite et à gauche de la fonction f existent et sont finies. Ces
limites respectives sont notées alors f (a+) et f (a− ).
1. Montrer que si f est monotone, alors f vérifie la propriété L .
2. On suppose que f vérifie la propriété L .
(a) Soit a ∈ R. On suppose δ = |f (a+) − f (a− )| > 0. Montrer que :
δ
∃η > 0, ∀y ∈ [a − η, a + η] \ {a}, |f (y + ) − f (y − )| 6 .
2
Planche 74 : Mines-Ponts
Déterminer toutes les fonctions continues f : I −→ R définies sur un intervalle I
de R de telle sorte que :
2 a+b n o
∀(a, b) ∈ I , f ∈ f (a), f (b) .
2
Planche 75 : Centrale
On se donne M0 , M1 et M2 trois points du plan.
On définit alors la suite (Mn )n∈N telle que pour tout n ∈ N,
• le point Pn est le milieu du segment [Mn , Mn+1 ]
• le point Mn+3 est le milieu du segment [Mn+2 , Pn ].
38
Montrer que la suite (Mn )n∈N converge et expliciter la limite.
Planche 76 : Mines-Ponts
1. Soit f : I −→ R une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I . Soient
a, b et c trois points distincts de I .
Montrer qu’il existe d ∈ I tel que :
f (a) f (b) f (c) 1
+ + = f ′′ (d).
(a − b)(a − c) (b − c)(b − a) (c − a)(c − b) 2
Planche 77 : X
1. Soit α > 0 un nombre réel tel que pour tout n ∈ N, le nombre nα est encore
un entier. Montrer que α est un entier.
2. Soit k ∈ N. Que dire d’un polynôme P (X) ∈ C[X] vérifiant les deux condi-
tions suivantes :
• le polynôme P (X) est de degré k .
• le polynôme P (X) prend des évaluations entières en (k + 1) entiers
consécutifs.
Planche 78 : X
Soit P (X) un polynôme dans R[X] scindé dans R.
1. Montrer que pour tout α ∈ R, le polynôme P (X) + αP ′(X) est scindé dans
R.
d d
2. On pose P (X) = . Montrer que le polynôme Q(X) =
X X
ak X k
ak P (k) (X)
k=0 k=0
est scindé dans R.
Planche 79 : X
Soit f : [0, 1] −→]0, +∞[ une fonction continue.
39
1. Montrer que pour tout n ∈ N∗, il existe une seule subdivision (a(n) (n) (n)
0 , a1 , · · · , an )
de [0, 1] telle que :
(n)
ak+1 1
1
Z Z
∀k ∈ J0, n − 1K, f= f.
ak
(n) n 0
Planche 82 : ENS
On pose H le demi-plan complexe :
n o
H = z ∈ C | ℑm(z) > 0 .
40
On pose les fonctions f : z 7−→ z + 1 et g : z 7−→ − 1z définies sur H.
On note H l’ensemble des fonctions de la forme h : z 7−→ az + b , avec a, b, c et d
cz + d
quatre entiers tels que ad − bc = 1.
1. Montrer que (H, ◦) est un groupe.
2. Montrer que H est le plus petit groupe pour la loi ◦ contenant les fonctions
f et g .
Planche 83 : X
Soient n ∈ N∗ et T : Mn (C) −→ Mn(C) une application linéaire telle que :
∀A ∈ Mn (C), det(T (A)) = det(A).
Montrer que :
∀A ∈ Mn (C), Rg(T (A)) = Rg(A).
Planche 84 : X
Soit B : R2 × R2 −→ R une forme bilinéaire. On pose :
n o
A = x ∈ R2 | B(x, x) = 0 .
Montrer que A est soit égal à R2 tout entier, soit réduit à {0}, soit une droite
vectorielle, soit la réunion de deux droites vectorielles.
Planche 85 : ENS
Soient (an )n∈N et (bn )n∈N deux suites réelles positives telles que :
• pour toutXn ∈ N, an+1 6 an + bn
• la série bn est convergente.
n
Montrer que la suite (an )n∈N converge.
Planche 86 : X
Un jeu de cartes compte n cartes rouges et n cartes noires. Face au paquet mélangé,
un adulte et un enfant prédisent la carte du dessus. À chaque prédiction, on regarde
la carte et on la défausse. Les prédictions correctes rapportent un point. Le score
final est le nombre de points accumulés par le joueur à la fin du dernier tirage.
L’enfant prédit aléatoirement rouge ou noire, avec une probabilité égale à 12 .
41
L’adulte compte le nombre de cartes rouges et noires déjà tirées et en déduit
les proportions restantes dans le paquet. Il mise systématiquement sur la couleur
majoritaire. En ca d’égalité, il prédit aléatoirement, comme l’enfant.
On note Xe la variable aléatoire donnant le score final de l’enfant et Xa celle
donnant celui de l’adulte.
Montrer que :
1√
E(Xa − Xe ) ∼
n−→+∞ πn.
2
[indication : on pourra fixer une configuration du jeu de cartes et considérer l’ensemble
des chemins dans Z2, où l’abscisse et l’ordonnée représentent respectivement un nombre
de cartes rouges et un nombre de cartes noires.]
Planche 87 : ENS
Soit n dans N∗ .
Pour toute permutation σ ∈ Sn, on note ε(σ) sa signature et ν(σ) son nombre de
points fixes.
Calculer : X ε(σ)
.
σ∈Sn
ν(σ) + 1
42