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Production d'énergie électrique et centrales

Le document traite de la production d'énergie électrique, en mettant l'accent sur les centrales hydroélectriques et solaires. Il explique les concepts d'énergie et de puissance, les différents types de centrales, ainsi que leurs avantages et inconvénients. Enfin, il présente les centrales hydroélectriques en République du Congo et les types d'énergie solaire disponibles.
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Production d'énergie électrique et centrales

Le document traite de la production d'énergie électrique, en mettant l'accent sur les centrales hydroélectriques et solaires. Il explique les concepts d'énergie et de puissance, les différents types de centrales, ainsi que leurs avantages et inconvénients. Enfin, il présente les centrales hydroélectriques en République du Congo et les types d'énergie solaire disponibles.
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Chapitre I : Production de l’énergie électrique


Introduction :
Aujourd'hui, l'électricité est devenue une énergie incontournable. Sans elle, plus d'éclairage, ni de
force motrice, ni de distribution d'eau, ni de communication ....

Notions d’énergie et de puissance :


L'énergie (du grec ancien ἐνέργεια) est, de manière générale, la capacité de faire un travail, c'est-à-
dire d'agir. Au sens de la science physique, l'énergie est une mesure de la capacité d'un système à
modifier un état, à produire un travail entraînant un mouvement, un rayonnement électromagnétique
ou de la chaleur. Au sens de l'écologie et de l'économie, on appelle énergie une ressource énergétique
naturelle (énergie éolienne, énergie nucléaire, énergie solaire, gaz naturel, pétrole) ou son produit
(électricité), lorsqu'ils sont consommés par les sociétés humaines pour divers usages industriels et
domestiques (transport, chauffage...).

Dans le système international d'unités (SI), l'énergie s'exprime en joules. Le joule (symbole : J) étant
une très petite quantité d'énergie par rapport à celles mises en jeu dans certains domaines, on utilise
plutôt les kilojoules (kJ) ou les calories en nutrition, et le kilowatt-heure est l’unité la plus utilisée pour
quantifier l’énergie électrique.

La puissance est la quantité d'énergie par unité de temps fournie par un système à un autre. La
puissance correspond donc à un débit d'énergie : deux systèmes de puissances différentes pourront
fournir le même travail (la même énergie), mais le système le plus puissant sera le plus rapide.

Conversion entre différentes unités de l’énergie :

Tableau 1 Relation entre les unités de l'énergie


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Conversion entre différentes unités de la puissance :

Multiples et sous-multiples des unités

Tableau 2. Multiples et sous multiples des unités

Hormis dans les centrales photovoltaïques, la génération d'électricité est assurée par un alternateur
entraîné par une turbine ou exceptionnellement par un moteur Diesel stationnaire (cas du groupe
électrogène). L’énergie électrique est produite dans une centrale électrique.

I.1. Centrale électriques


Une centrale électrique est un site industriel dédié à la production d'électricité. Les centrales
électriques transforment diverses sources d'énergie primaire en énergie électrique afin d'alimenter en
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électricité, au moyen du réseau électrique, les consommateurs, particuliers ou industriels éloignés de


la centrale.

Celles-ci transforment l'énergie primaire (thermique, nucléaire, hydraulique, éolien) en énergie


électrique que l'on appelle énergie secondaire.

I.2. Différents types de centrales


I.2.1. Centrale hydroélectrique
Dans la centrale hydroélectrique, l’énergie électrique est produite en convertissant l’énergie primaire
qui est l’énergie hydraulique, en électricité. L'énergie cinétique du courant d'eau est transformée en
énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur.

L'énergie hydraulique est l'énergie fournie par le mouvement de l'eau, sous toutes ses formes : chute,
cours d'eau, marée. Ce mouvement peut être utilisé directement, par exemple avec un moulin à eau,
ou plus couramment être converti, par exemple en énergie électrique dans une centrale
hydroélectrique.

Figure 1 Vue en coupe d'une centrale hydroélectrique

Principe :

 L’eau s’accumule dans le lac derrière le barrage


 Quand les vannes sont ouvertes, l’eau passe dans la conduite forcée qui l’amène vers la
centrale
 L’eau arrivant avec une grande force, entraine la rotation de la turbine
 La turbine entraine en rotation l’alternateur qui produit de l’énergie électrique
 Le transformateur élève la tension de l’énergie électrique pour faciliter le transport.

I.2.1.1. Constitution d’une centrale hydroélectrique


Une centrale hydroélectrique est essentiellement constituée de trois parties : le barrage, la centrale et
le transformateur.
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a. Le barrage hydraulique
Le barrage est avant tout un ouvrage de génie civile. Il est l’élément clé du fonctionnement d’une
centrale hydroélectrique. C’est lui qui va gérer et canaliser l’eau afin de créer l’électricité. Installé au
niveau d’une rivière ou de tout autre cours d’eau naturel, il peut prendre différentes appellations : Le
barrage au fil de l’eau, ce qui signifie qu’il ne retient pas l’eau, le barrage « éclusé » dans ce cas l’apport
en eau dépend des crues des marées et enfin, lorsqu’il retient l’eau, il est appelé « barrage de
rétention ».

Ce dernier est plus intéressant, car il permet de produire de grandes quantités d’électricité. Il est
installé dans des endroits stratégiques pour former un lac de retenue. L’eau stockée dans ce lac va être
déversée dans des conduites forcées et acheminée vers la centrale hydroélectrique.

Il existe différents types de barrage hydrauliques :

 Barrage en poids : c’est un barrage dont la propre masse suffit à résister à la pression exercée
par l'eau. Ce sont des barrages souvent relativement épais, dont la forme est généralement
simple (leur section s'apparente dans la plupart des cas à un triangle rectangle.

 Barrage voûte : La poussée de l’eau est reportée sur les flancs de la vallée au moyen d'un mur
de béton arqué horizontalement, et parfois verticalement (on la qualifie alors de voûte à
double courbure). La technique de barrage-voûte nécessite une vallée plutôt étroite (même si
des barrages-voûtes ont été parfois construits dans des vallées assez larges, poussant cette
technologie à ses limites) et un bon rocher de fondation.
 Barrage en remblai : On appelle barrages en remblais tous les barrages constitués d'un
matériau meuble, qu'il soit très fin ou très grossier (enrochements). Cette famille regroupe
plusieurs catégories, très différentes. Les différences proviennent des types de matériaux
utilisés, et de la méthode employée pour assurer l'étanchéité.
 Barrage contrefort ou multi voutes : Lorsque les appuis sont trop distants, ou lorsque le
matériau local est tellement compact qu'une extraction s'avère presque impossible, la
technique du barrage à contreforts permet de réaliser un barrage à grande économie de
matériaux. Le mur plat ou multi voûtes (Vezins, Migoëlou ou Bissorte) en béton s’appuie sur
des contreforts en béton armé encastrés dans la fondation, qui reportent la poussée de l’eau
sur les fondations inférieures et sur les rives.

Figure 2. Types de barrages hydraulique


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b. Usine ou centrale hydroélectrique :


Elle se situe en contrebas du barrage. La force de la chute de l’eau va ainsi permettre d’actionner la
turbine, qui va ensuite faire fonctionner l’alternateur. Ce dernier va alors produire de l’énergie
électrique en courant alternatif qui va être envoyé au transformateur électrique.

La puissance de la centrale dépend essentiellement de la force de l’eau. Ainsi les barrages au fils de
l’eau dépendants des courants d’eau vont produire une puissance électrique moindre que les barrages
de rétention.

C’est dans la centrale que se trouvent l’alternateur, les différents mécanismes de réglage et de
régulation, les appareils de contrôle, bref, tout ce qui est nécessaire au bon fonctionnement.

Différents types de turbines :

Une turbine est un moteur rotatif entraîné par une veine d'eau qui transforme la plus grande partie de
l'énergie hydraulique en énergie mécanique. Il existe quatre principaux types de turbines.

La turbine Pelton : Elle est utilisée pour des hautes chutes (10 à 500 m) et des faibles débits (20 à 1
000 l/s). Elle est équipée d'augets en forme de cuillère qui sont placées autour de la roue et reçoivent
l'eau par l'intermédiaire d'un ou plusieurs injecteurs.
Sa vitesse de rotation est comprise entre 500 et 1 500 tr/min.

Figure 3 Turbine Pelton

La turbine Francis :
La turbine Francis est généralement utilisée pour des moyennes chutes (10 à 100 m) et des débits
moyens (100 à 6 000 l/s).
L'eau rentre à la périphérie de la roue et ressort sur le côté. Elle a de bons rendements et sa vitesse
de rotation est rapide (jusqu'à 1 000 tr/min). Elle est généralement utilisée lorsque le débit à
disposition varie faiblement au cours du temps.
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Figure 4. Turbine Francis

Les turbines Kaplan et hélices : Elles sont les plus appropriées pour le turbinage des faibles chutes
(moins de 10 m) et des débits importants (300 à 10 000 l/s). Elles se caractérisent par leur roue qui est
similaire à une hélice de bateau dont les pales sont réglables en marche (Kaplan) ou fixes (hélices).
L'eau est dirigée vers le centre de la roue par un distributeur orientable ou fixe. Ces turbines dont la
vitesse de rotation est faible présente l'avantage d'avoir de très bons rendements.

Figure 5. Turbine Kaplan

La turbine Crossflow : Elle convient pour des débits de 20 à 7000 l/s et des chutes de 10 à 150 m. Elle
est de construction très simple ce qui a permis son développement. Cependant à cause de moins
bons rendements et dû à sa vitesse de rotation (généralement basse) cette turbine est, actuellement,
peu utilisée par les constructeurs.

Figure 6. Turbine Crossflow


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c. Transformateur de puissance
Le transformateur est le dernier élément clé qui permet de générer de l’hydroélectricité. Celle-ci va
élever le niveau de la tension de l’électricité produite par l’alternateur. Cette électricité va ensuite être
transportée par les lignes à haute et très haute tension.

I.2.1.2. Avantages et inconvénients d’une centrale hydroélectrique


Avantages :
 L’énergie hydraulique est renouvelable et propre
 Les petites centrales hydrauliques ne rejettent pas de CO2, ni de gaz nocifs ou de substances
polluantes. Elles ne produisent pas de déchets.
 Une centrale hydraulique au fil de l’eau fonctionne en continu, jour et nuit, toute l’année.
 Economiquement, l’énergie hydraulique est compétitive. Le combustible ne coûte rien et les
frais de fonctionnement sont peu élevés.
 Les centrales hydroélectriques ont un excellent bilan énergétique. Pendant leur durée de vie,
qui peut dépasser cent ans, elles amortissent jusqu’à 150 fois leur construction.
 La technologie de l'énergie hydroélectrique est une technologie éprouvée, simple et bien
maîtrisée.
 Les petites centrales hydrauliques « certifiées » répondent à des normes sévères pour
protéger l’écosystème de la rivière.

Inconvénients :
 Les grands barrages entraînent de gros dommages environnementaux et humains par
l’inondation de vallées entières.
 Les lacs d’accumulation tropicaux émettent beaucoup de CO2 et de méthane à cause de la
décomposition des végétaux dans les zones inondées.
 Le paysage est parfois dégradé par les murs de retenue, les prises d’eau ou les conduites
forcées.
 Les centrales qui ne respectent pas un débit résiduel minimal ou qui ne sont pas équipées
d’une échelle à poissons portent atteinte à la faune piscicole.
 Les rejets d’eau brutaux provoquent des marnages et des dépôts de sédiments préjudiciables
à l’écosystème des environs de la centrale.

I.2.1.3. Centrales hydroélectriques au Congo.


La République du Congo compte trois centrales hydroélectriques :

 La centrale de Moukoukoulou dans le département de la Bouenza ayant une puissance de 74


MW ;
 La centrale d’Imboulou dans le département des Plateaux ayant une puissance de 120 MW ;
 La centrale de Liouesso dans le département de la Sangha ayant une puissance de 19,2 MW.

I.2.2. Centrales solaires


On utilise l'énergie solaire en captant les rayons du soleil et en les transformant en électricité ou en
utilisant leur chaleur. Il existe trois types d'énergie solaire :
 Énergie solaire photovoltaïque
 Énergie solaire thermique
 Énergie solaire thermodynamique
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I.2.2.1. Energie solaire photovoltaïque


Des panneaux solaires piègent les rayons du soleil qui sont ensuite transformés par des absorbeurs
métalliques en électricité.
La centrale solaire photovoltaique est constituée de modules solaires photovoltaïques reliés entre eux
(série et parallèle) et utilise des onduleurs pour être raccordée au réseau.
Les centrales solaires sont de plus en plus puissantes (jusqu'à 84 MWc en 2011). À l'opposé, les
systèmes solaires photovoltaïques autonomes sont destinés à l'alimentation en électricité de
bâtiments ou d'installations isolées, ils ont des puissances généralement inférieures à 100 kWc.

Figure 7. Principe de la centrale photovoltaïque

I.2.2.2. Energie solaire thermodynamique


Le solaire thermodynamique est l'une des valorisations du rayonnement solaire direct. Cette technologie
consiste à concentrer le rayonnement solaire pour chauffer un fluide à haute température et produire ainsi de
l’électricité ou alimenter en énergie des procédés industriels.
L'énergie solaire étant peu dense, il est nécessaire de la concentrer, via des miroirs réflecteurs, pour obtenir
des températures exploitables pour la production d'électricité. Le rayonnement peut être concentré sur un
récepteur linéaire ou ponctuel. Le récepteur absorbe l'énergie réfléchie par le miroir et la transfère au fluide
thermodynamique. Les systèmes à concentration en ligne ont généralement un facteur de concentration
inférieur à celui des concentrateurs ponctuels.

Le facteur de concentration
Une caractéristique du système est son facteur de concentration. Ce coefficient permet d’évaluer l’intensité de
la concentration solaire : plus le facteur de concentration est élevé, plus la température atteinte sera
importante.

𝑺𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒓𝒆𝒄𝒆𝒑𝒕𝒆𝒖𝒓
𝐅𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 =
𝑺𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒎𝒊𝒓𝒐𝒊𝒓

Principe :
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Figure 8. Principe d'une centrale solaire thermodynamique

I.[Link]. Types de centrales solaires thermodynamiques

Figure 9. Différents types de centrales solaires thermodynamique

Les centrales à collecteurs cylindro-paraboliques


Ce type de centrale se compose de rangées parallèles de longs miroirs cylindro-paraboliques qui tournent autour
d’un axe horizontal pour suivre la course du soleil. Les rayons solaires sont concentrés sur un tube récepteur
horizontal, dans lequel circule un fluide caloporteur dont la température atteint en général 400 °C. (Voir figure
ci-dessus). Ce fluide est ensuite pompé à travers des échangeurs afin de produire de la vapeur surchauffée qui
actionne une turbine ou un générateur électrique.

Les centrales solaires à miroir de Fresnel


Un facteur de coût important dans la technologie des collecteurs cylindro-paraboliques repose sur la mise en
forme du verre pour obtenir sa forme parabolique. Une alternative possible consiste à approximer la forme
parabolique du collecteur par une succession de miroirs plans.
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C’est le principe du concentrateur de Fresnel. Chacun des miroirs peut pivoter en suivant la course du soleil pour
rediriger et concentrer en permanence les rayons solaires vers un tube ou un ensemble de tubes récepteurs
linéaires fixes.
En circulant dans ce récepteur horizontal, le fluide thermodynamique peut être vaporisé puis surchauffé jusqu’à
500 °C. La vapeur alors produite actionne une turbine qui produit de l’électricité. Le cycle thermodynamique est
généralement direct, ce qui permet d'éviter les échangeurs de chaleur.

Les centrales à tour


Les centrales solaires à tour sont constituées de nombreux miroirs concentrant les rayons solaires vers une
chaudière située au sommet d'une tour. Les miroirs uniformément répartis sont appelés héliostats. Chaque
héliostat est orientable, et suit le soleil individuellement et le réfléchit précisément en direction du receveur au
sommet de la tour solaire.
Le facteur de concentration peut dépasser 1000, ce qui permet d'atteindre des températures importantes, de
600 °C à 1000 °C. L’énergie concentrée sur le receveur est ensuite soit directement transférée au fluide
thermodynamique (génération directe de vapeur entraînant une turbine ou chauffage d’air alimentant une
turbine à gaz), soit utilisée pour chauffer un fluide caloporteur intermédiaire. Ce liquide caloporteur est ensuite
envoyé dans une chaudière et la vapeur générée actionne des turbines. Dans tous les cas, les turbines entraînent
des alternateurs produisant de l'électricité.

Les centrales à capteurs paraboliques


Ayant la même forme que les paraboles de réception satellite, les capteurs paraboliques fonctionnent d'une
manière autonome. Ils s’orientent automatiquement et suivent le soleil sur deux axes afin de réfléchir et de
concentrer les rayons du soleil vers un point de convergence appelé foyer. Ce foyer est le récepteur du
système. Il s’agit le plus souvent d’une enceinte fermée contenant du gaz qui est monté en température sous
l'effet de la concentration. Cela entraîne un moteur Stirling qui convertit l’énergie solaire thermique en énergie
mécanique puis en électricité.
Le rapport de concentration de ce système est souvent supérieur à 2000 et le récepteur peut atteindre une
température de 1000 °C.
Un de leurs principaux avantages est la modularité : ils peuvent en effet être installés dans des endroits isolés,
non raccordés au réseau électrique. Pour ce type de système, le stockage n'est pas possible.

Un cas particulier : la tour solaire à effet de cheminée


Dans ce concept, les rayons solaires ne sont pas concentrés. L'air est chauffé par une surface de captage solaire
formée d’une couverture transparente et agissant comme une serre. L’air chaud étant plus léger, il s'échappe
par une grande cheminée centrale. La différence de température entre la partie basse et la partie haute de la
cheminée donne lieu à un déplacement perpétuel de l’air (phénomène de la convection naturelle). Cette
circulation d’air permet alors à des turbines situées à l’entrée de la cheminée de produire de l’électricité.
Le principal avantage de ce système est qu’il peut fonctionner sans intermittence en utilisant le rayonnement
du soleil le jour et la chaleur emmagasinée dans le sol la nuit.

I.[Link]. Le potentiel, les ressources


Les zones les plus favorables à l'utilisation de l'énergie solaire concentrée sont celles où l'ensoleillement direct
est supérieur à 1 900 kWh/m2/an. Les régions adaptées sont très nombreuses et recèlent un potentiel très
important. Elles se situent principalement en Afrique du Nord et septentrionale, au Proche et Moyen-Orient, en
Australie, dans le sud-ouest des États-Unis, en Inde ou encore en Asie centrale.
En France, seul l’ensoleillement direct du pourtour méditerranéen permet d’envisager des projets sur le territoire
national.
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Figure 10. Zones les plus favorables à l'utilisation de l'énergie solaire à concentration. Source (Stine et Geyer, 2001)

I.2.3. Centrales thermiques

Une centrale thermique est une centrale électrique qui produit de l'électricité à partir d'une source de
chaleur. Cette source peut être soit un combustible (tel que du gaz naturel, du fioul, certaines huiles
minérales, du charbon, des déchets industriels ou agricoles, des déchets ménagers), soit la fission de
noyaux d'uranium 235 ou de plutonium 239. Le combustible dégage de la chaleur en brûlant. La chaleur
transforme l'eau liquide en vapeur d'eau. La vapeur fait tourner une turbine qui entraine l'alternateur
qui produit l'électricité.

Figure 11Principe de la centrale thermique

Avantages :
 Facile à construire et à utiliser
 Indépendante des conditions météorologiques
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 Energie thermique produite permet de chauffer des usines, des habitations

Inconvénients :
 Utilise une énergie non renouvelable
 Dépendance par rapports aux pays producteurs de pétrole, gaz naturel et charbon
 Pollue (dioxyde de carbone, oxydes de soufre ...)

I.2.4. Centrales nucléaires


Une centrale nucléaire est un site industriel qui utilise la fission de noyaux atomiques (uranium 235 ou
de plutonium 239) pour produire de la chaleur, qui produira de la vapeur d'eau, laquelle entrainera la
rotation d'un générateur producteur à son tour d' électricité. Autrement dit, l'uranium dégage de la
chaleur lors d'une réaction nucléaire. La vapeur ainsi crée fait tourner une turbine qui entraine
l'alternateur.
Une centrale nucléaire est constituée d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires dont la puissance
électrique varie de quelques mégawatts à environ 1 500 mégawatts (pour les réacteurs actuellement
en service).

Figure 12. Principe d'une centrale nucléaire

Avantages :
 Indépendante des conditions météorologiques
 Energie thermique produite permet de chauffer des usines, des habitations
 1 g d'uranium produit autant d'énergie que 2 tonnes de pétrole

Inconvénients :
 Utilise une énergie non renouvelable
 Déchets radioactifs à très longue durée de vie
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 Accidents graves possibles


 Demande un certain niveau de technologie qui n'est pas accessible à tous les pays du monde

I.2.5. Les éoliennes


Le vent fait tourner les pales, elles entraînent l'alternateur qui produit l'électricité.

Principe :

Figure 12. Vue en coupe d'une éolienne

Constitution
Une éolienne se compose de 4 éléments :

 Le rotor
 Le freinage et la régulation de la vitesse (30 tr/mn)
 La nacelle et l'alternateur
 Le mat ou tour

Avantages :
 Facile à construire et à utiliser
 Utilise une énergie renouvelable
Inconvénients :
 Dépendante des conditions météorologiques
 Pollution lors de la conception
 Pollution visuelle et sonore

I.2.6. Les hydroliennes


Une hydrolienne est une turbine sous-marine (ou subaquatique, ou posée sur l'eau et à demi-
immergée) qui utilise l'énergie cinétique des courants marins ou de cours d'eau, comme une éolienne
utilise l'énergie cinétique de l'air.
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Puissance théorique récupérable sur une turbine


La puissance cinétique d'un fluide traversant un disque de section S est :
1
𝑃𝑐𝑖𝑛 = 𝜌 ∗ 𝑆 ∗ 𝑉 3
2
Puissance réelle récupérée sur une turbine
1
𝑃𝑟 = 𝜌 ∗ 𝑆 ∗ 𝑉 3 ∗ 𝐶𝑝
2
Avec :

ρ: Masse volumique de l’eau (1000 kg.m-3)


S : Section de la turbine (m²)
V : Vitesse de l’eau (m²/s)
Cp : Coefficient de performance dépendant du profil de la pale

Figure 13. l'hydrolienne

Avantages

 Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance,
cela étant dû à la masse volumique de l'eau qui est environ 800 fois supérieure à celle de
l'air.
 Les courants marins sont prévisibles (notamment en consultant les éphémérides), on peut
donc estimer avec précision la production d'électricité.
 Les potentiels des courants marins sont très importants, EDF estime que 5 GW (soit environ
3 réacteurs nucléaires de type EPR) peuvent être installés à proximité des côtes françaises.
 L’hydrolienne utilise une énergie renouvelable (le courant marin) et elle ne pollue pas, en
termes de déchets issus de combustion tels que CO2 ou de déchets radioactifs.
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 De nouveaux modèles d'hydroliennes semi-immergés peuvent être adaptés aux rivières,


même modestes, sans avoir les impacts écologiques des turbines classiques dont les
pêcheurs craignent qu'elles aient des impacts sous-estimés sur les poissons1.

Inconvénients

 Le développement des algues et organismes encroûtent sur l'hydrolienne, La technique utilisé


(l’antifouling) pour éviter cela est toxique pour la faune et la flore marine.

 Dans les eaux turbides, du fait de la présence de sable en suspension, l’érosion des pales
d’hélice ou des pièces mobiles par le sable est très forte.

 Les hydroliennes créent des zones de turbulences, qui modifient la sédimentation et le


courant, avec de possibles effets sur la flore et faune juste en aval de leur positionnement.
 Des poissons ou mammifères marins pourraient heurter les hélices. Ces dernières peuvent
néanmoins tourner très lentement.

I.2.7. Centrale géothermique :


Une centrale géothermique produit de l’électricité grâce à la chaleur de la terre qui transforme l’eau
contenue dans les nappes souterraines en vapeur et permet de faire tourner une turbine et un
alternateur.

Figure 14. Principe de la centrale géothermique

Principe :
1. L’infiltration d’eau : de l’eau de pluie ou de mer s’infiltre dans les fractures de la croute
terrestre pour constituer un réservoir dans le sous-sol, appelé nappe aquifère, à haute
température de 150° à 350°.
2. Le pompage de l’eau : Grace à un forage dans le sous-sol, l’eau chaude est pompée jusqu’à la
surface. Pendant sa remontée, elle perd de sa pression et se transforme en vapeur.
3. La production de l’électricité : La pression de cette vapeur fait tourner une turbine qui fait à
son tour fonctionner un alternateur. Grace à l’énergie fournie par la turbine, l’alternateur
produit un courant électrique alternatif.
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4. L’adaptation de la tension : Un transformateur élève la tension du courant électrique produit


par l’alternateur pour qu’il puisse être plus facilement transporté dans les lignes haute tension.
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Chapitre II : Transport de l’énergie électrique

II.1. Présentation générale :


Pour être acheminée depuis les centres de production vers les consommateurs, l'électricité emprunte
des chemins successifs : le réseau de grand transport, destiné à transporter des quantités importantes
d'énergie sur de longues distances et le réseau de répartition, destiné à répartir l'énergie en quantité
moindre, sur de courtes distances. Le transport à l'échelle locale est assuré en moyenne tension (6600
ou 20 000 volts) et basse tension (380 volts et 220 volts) par les réseaux de distribution.
L’ensemble des lignes et câbles reliés entre eux par l’intermédiaire des postes (ou sous stations)
constitue un réseau.
Deux réseaux de tension différente peuvent être connectés entre eux au moyen des transformateurs.
Sur une grande échelle, l’énergie électrique n’est pas stockable !
C’est cette constatation qui est à la base de notre réflexion qui conduit à la trilogie production,
transport et distribution de l’énergie électrique.
Dans beaucoup de pays, on rencontre encore une grande variété de tensions ; on trouve ce pendant
trois types de réseaux :
 Réseau de transport (225 kV, 400 kV et plus)
 Réseau de répartition (45, 63, 90 kV)
 Réseau de distribution (30 kV, 20 kV et moins)
L’organisation est hiérarchisée et structurée de la manière suivante :
 THT : U ≥ 110 kV
 HT: 36 kV < U < 110 kV
 MT: 1kV < U ≤ 36 kV
 BT: U ≤1000 V

II.2. Configuration des réseaux


Les contraintes du transport, de la répartition et de la distribution de l’énergie obligent la conception,
la construction et l’exploitation d’une diversité de réseaux électriques selon les objectifs à atteindre.
On distingue :
 Le réseau radial : il assure simplement le transport ou la distribution de l’énergie,
 Le réseau à dérivation : il peut assurer le transport, la répartition et ou la distribution,
 Le réseau bouclé : c’est un réseau dont les charges peuvent être alimentées de deux côtés,
c'est-à-dire qu’il existe des arrivées A et B possibles pour l’alimentation des charges. On parle
alors de poste en boucle ou en coupure d’artère.

II.3. Le réseau de transport THT

Le transport doit être sûr et économique :


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1. Sûreté : Elle exige un réseau cohérent, où toute défaillance peut aussitôt être remplacé par une
autre ; l’emploi d’un appareillage de qualité et d’appareils de protection efficaces ; l’existence d’un
réseau de télécommunications permettant à un service départemental ou central de s’informer et
d’ordonner.
2. Economie : Elle exige l’emploi de la HT et de la THT pour limiter les pertes, et une conception des
lignes, des pylônes et leurs fondations, des postes, des bâtiments telle que tout ce qui n’est pas
indispensable doit être évité.

L’énergie électrique peut être transportée soit en courant continu soit en courant alternatif.

II.3.1. Le transport en courant continu


Au-delà de 200 km et parfois bien avant, le transport à courant alternatif nécessite des
compensations série et parallèle liées au transfert du réactif, le problème accru en cas de liaisons
souterraines. Ce problème n’existe pas en courant continu, qui peut transporter l’énergie sur de très
longues distances sans compensateurs.
Une liaison à courant continu de 2 000 km existe en RDC.

Avantages :
Le transport en courant continu présente les avantages de la diminution des pertes Joule et des chutes
de tension car, l’effet pelliculaire n’existe pas et le courant circule bien à l’intérieur des conducteurs. Il
y a meilleure utilisation de la section d’où possibilité d’utiliser une intensité plus élevée pour une même
section en courant alternatif.
Meilleure utilisation de l’isolation, le gradient de potentiel pouvant être plus élevé en courant continu
qu’en courant alternatif. Les réseaux reliés par une ligne à courant continu ne sont pas obligatoirement
à la même fréquence, alors qu’ils doivent l’être en courant alternatif.

Les inconvénients :
Les difficultés de cette pratique se situe au niveau de la fiabilité et de la lourdeur des équipements
onéreux de conversion du courant alternatif en courant continu par des redresseurs et en courant
alternatif inverse à l’arrivée par des onduleurs.
Le choix du courant continu peut être dû à des raisons économiques ; par exemple, un câble sous-
marin en courant alternatif coûte trois fois plus cher qu’un câble équivalent en courant continu.

II.3.2. Le transport en courant alternatif


(U > 110 kV)
Etant données des difficultés de conversion liées au courant continu, le transport de l’énergie est
plus aisé en courant alternatif.
Le transport de l’énergie électrique doit se faire à très haute tension.
En effet, le but essentiel est d’acheminer l’énergie jusqu’à destination dans un optimum
économique.
Ici, il est question d’obtenir des intensités de courant assez faibles à véhiculer et par conséquent des
sections de conducteurs économiquement acceptables.

𝑆
En effet, la relation 𝐼=𝑈 peut déjà montrer que l’intensité du courant est
√3
𝐼
inversement proportionnelle à la tension de la ligne et 𝑆 = 𝐽
(avec j la densité de courant admissible par le matériau en A/mm2) explique que la section est
proportionnelle à l’intensité du courant.
On a donc intérêt à travailler en haute tension pour avoir des intensités de courant moindres et donc
des sections de câbles économiques.
NB : la densité de courant admissible pour le cuivre est Jcuivre = 5A/mm2 et pour l’aluminium
JAluminium = 3A/mm2 , Almelec- acier JAlmelec = 2,7 à 2,8A/mm2
Il est aisé de comprendre que plus la tension du réseau est élevée et davantage.
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Il est aisé de comprendre que plus la tension du réseau est élevée et davantage on a de faibles
intensités de courant à transporter et par conséquent, des sections des conducteurs acceptables. (un
courant élevé exigerait de grosses sections de conducteur et donc des pylônes colossaux pour un coût
global des lignes exorbitant ! ).

II.3.4. Comparaison entre réseau à courant continu et réseaux à courant alternatif


Avantages

Inconvénients

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