Ly ée Carnot Pour le lundi 18 o tobre 2004.
ECS 4 Mathématiques
A. Troes h
Devoir Maison no 4 Suites
Exer i e 1 Étude de la onvergen e de la suite dénie par :
8
< u0 = 0
: un+1 = u2 2+ 1 ; n > 0:
n
Exer i e 2 (adapté de HEC 1991, oral)
1. Soit !n )n2N une suite réelle, et (tn )n2N la suite réelle dénie par :
(
8n 2 N ; tn = ! 0 !
+2 1+ + 2n !n :
2n
Montrer que si (!n ) admet une limite `, alors tn admet aussi ` omme limite.
2. Soit ( an )n2N la suite réelle dénie par
Z 1 1 + t2 n
an = dt:
0 2
(a) Montrer que an )n2N tendZ vers
(
0. n Z 1 1 + t n
1
1+ 2 t
(On pourra montrer que dt 6 dt.)
0 2 0 2
n + 1)an
n 2 N , an+1 =
1+(
(b) Montrer que pour tout .
2 n+3
(On pourra faire une intégration par parties.)
3. Soit un nan et vn = 2un+1 un .
=
(a) Montrer que vn tend vers 1.
(b) Montrer que pour tout n 2 N ,
v0 + 2v1 + + 2nvn
un+1 = :
2n+1
( ) En déduire la limite de un .
1
Exer i e 3 Le but de et exer i e est de démontrer le résultat suivant :
Théorème Soit un une suite réelle, I un ensemble ni, et pour tout i, (vi;n ) = u'i (n) une suite
extraite de (un ) (pour tout i, l'appli [ation 'i : N ! N est stri tement roissante). On note 'i (N )
l'image de l'appli ation 'i . Alors, si 'i (N ) = N et si pour tout i 2 I , vi;n tend vers ` 2 R , alors
i2I
un admet une limite, et ette limite est `. Plus généralement, l'ensemble des valeurs d'adhéren e
de un est l'union des ensembles des valeurs d'adhéren e des vi;n .
1. On étudie pour ommen er un as lassique : jI j = 2, et les deux suites extraites de un sont
vn = u2n et wn = u2n+1 .
(a) Que valent ' et les deux appli ations par lesquelles on extrait vn et wn de un ?
Montrer qu'elles vérient les hypothèses du théorème, à savoir que '(N ) [ (N ) = N.
(b) Montrer que un onverge vers ` 2 R si et seulement si vn et wn onvergent toutes deux
vers `. (Utiliser des ".)
2. Soit k 2 N . Généraliser la question 1 au as de k suites extraites ukn ; ukn+1 ; : : : ; ukn+k 1 .
3. On se pla e maintenant dans les hypothèses du théorème : on [ dispose de suites extraites
(vi;n ) = u'i (n) , pour tout i 2 I , I étant ni. On suppose que 'i (N ) = N .
i 2I
(a) Montrer que un tend vers ` 2 R si et seulement si ha une des suites extraites vi;n tend
vers `. Le raisonnement peut-il s'appliquer au as où I est inni ?
(b) On donne un ontre-exemple dans le as où I est inni. Soit (un ) la suite dénie sur
N f0; 1g par un = 1 si n est premier, et un = 0 sinon. On onsidère I l'ensemble des
nombres premiers. Pour p 2 I , on [ dénit 'p sur N par 'p (n) = np, e qui dénit des
suites extraites vp;n . Montrer que 'i (N ) = N f0; 1g.
i2I
( ) Pour tout p, al uler la limite de (vp;n )n2N .
(d) Montrer que un a deux valeurs d'adhéren e distin tes. Con lusion ?
4. On démontre maintenant la version plus générale du théorème, en termes de valeurs d'adhé-
ren e. On suppose de nouveau que I est ni
(a) Montrer que si a est une valeur d'adhéren e de ( vi;n )n2N, alors a est aussi une valeur
d'adhéren e de un .
(b) (Question dure) Ré iproquement, si a est une valeur d'adhéren e de (un ), montrer qu'il
existe i 2 I tel que a est une valeur d'adhéren e de (vi;n ). (Si wn est une suite extraite
de un par ', tendant vers a, montrer qu'il existe i tel que '(N ) \ 'i (N ) est inni, et
justier qu'on peut extraire une suite de (wn ) qui soit aussi une suite extraite de (vi;n ).)
( ) Retrouver 3a à l'aide de e résultat.