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Comprendre les Relations Internationales

Le cours sur les relations internationales explore la complexité des interactions entre États et autres acteurs, en intégrant des dimensions politiques, économiques et culturelles. Il examine les théories, l'évolution historique et les facteurs influençant ces relations, tout en soulignant le rôle central de l'État dans le système international. Les transformations contemporaines, telles que la décolonisation et l'interdépendance croissante, sont également abordées, mettant en lumière les défis et enjeux actuels.

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Comprendre les Relations Internationales

Le cours sur les relations internationales explore la complexité des interactions entre États et autres acteurs, en intégrant des dimensions politiques, économiques et culturelles. Il examine les théories, l'évolution historique et les facteurs influençant ces relations, tout en soulignant le rôle central de l'État dans le système international. Les transformations contemporaines, telles que la décolonisation et l'interdépendance croissante, sont également abordées, mettant en lumière les défis et enjeux actuels.

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SYNTHÈSE DU COURS SUR LES RELATIONS

INTERNATIONALES : DIMENSION POLITIQUE


INTRODUCTION
Les relations internationales constituent une discipline universitaire visant à comprendre les
mécanismes de fonctionnement de la société internationale. Longtemps assimilées aux seules
relation diplomatiques entre États, elles recouvrent aujourd’hui une réalité beaucoup plus
vaste, intégrant l’ensemble des relations sociales, politiques, économiques et culturelles qui
traversent les frontières étatiques. Traditionnellement, les relations internationales étaient
perçues comme les relations entre États souverains dans le cadre de leur politique étrangère.
Cette vision est aujourd’hui insuffisante. Elle doivent désormais être comprises comme
l’ensemble des relations et communications qui traversent les frontières étatiques.
SOMMAIRE
TITRE I : LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE : THÉORIE ET
HISTOIRE
Chapitre I : Les grandes conceptions théoriques des Relations internationales
Section I : Les facteurs des Relations internationales
Paragraphe 1 : Les facteurs liés à la nature
Paragraphe 2: Les autres facteurs des Relations internationales
Section II : Les courants doctrinaux explicatifs des Relations internationales
Paragraphe 1 : Les trois grilles interprétatives
Paragraphe 2 : La critique des théories universalistes
Chapitre II : L’évolution historique de la société internationale
 Section I : Les relations internationales eurocentrées
 Section II : Les relations internationales au XXᵉ siècle
TITRE II : LES ACTEURS INTERNATIONAUX
Chapitre I : L’État, acteur principal des relations internationales
 Section I : Les éléments constitutifs de l’État
 Section II : L’existence juridique internationale de l’État
Chapitre II : La souveraineté et les transformations de l’État
 Section I : L’inscription des États dans l’espace
 Section II : Naissance, transformation et disparition des États
 Section III : La théorie de la souveraineté de l’État
Chapitre III : Théorie des organisations internationales gouvernementales
 Section I : Les aspects statutaires des organisations internationales
 Section II : La participation aux organisations internationales
 Section III : Les organes des organisations internationales
Chapitre III : Théorie des organisations internationales gouvernementales
 Section I : Les aspects statutaires des organisations internationales
 Section II : La participation aux organisations internationales
 Section III : Les organes des organisations internationales

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TITRE I : LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE : THÉORIE ET
HISTOIRE
Chapitre I : Les grandes conceptions théoriques en matière de Relations
Internationales
Section I : Les facteurs des Relations Internationales
Les relations internationales sont déterminées par un ensemble de facteurs qui peuvent être
regroupés en données naturelles et en éléments humains.
Paragraphe 1 – Les facteurs liés à la nature
A – Le composant géographique
Depuis les temps immémoriaux, toute vie sociale et politique est conditionnée par le relief, le
climat, la nature des sols et la végétation. Ces éléments influencent la puissance et les
capacités des États. De nombreux conflits internationaux trouvent leur origine dans la
compétition incessante entre États cherchant à préserver ou à étendre leur espace vital.
B – Le facteur démographique
La population mondiale, qui a dépassé six milliards et demi d’habitants en 2010, est répartie
de manière très inégale entre un Nord riche et relativement peu peuplé et un Sud pauvre et
fortement peuplé.
C – Économie et Relations Internationales
L’histoire des États est étroitement liée au contrôle des matières premières. Les enjeux
économiques sont omniprésents dans les relations internationales contemporaines, qu’il
s’agisse de l’accès aux ressources, du développement ou de la dépendance économique.
Section II : Les autres facteurs des Relations Internationales
A – Le facteur technique et scientifique
L’accélération des communications et de la diffusion de l’information a profondément
transformé le système international. Ce progrès favorise à la fois une interdépendance
croissante entre les acteurs et un renforcement des contrastes de puissance. Le progrès
technique rapproche les États tout en accentuant les inégalités.
B – Les facteurs idéologiques, culturels et spirituels
Ces facteurs peuvent être à l’origine du choc des civilisations, en opposant des systèmes de
valeurs différents. Toutefois, ils peuvent également contribuer à la formation d’une opinion
publique internationale, pacifique et soucieuse des droits de l’homme. Les idées et les
croyances jouent ainsi un rôle ambivalent dans les relations internationales.
Section III : Les trois courants doctrinaux principaux qui rendent intelligibles les
Relations Internationales
Plusieurs écoles de pensée cherchent à expliquer le fonctionnement du système international.
Parmi elles figure celle développée notamment dans « Que sais-je ? » par Ph. Braillard et M.
Djallil.
Paragraphe1-Exposition des trois grilles interprétatives des Relations
Internationales
A – Les conceptions réalistes
Défendues par Hans Morgenthau et Raymond Aron, ces conceptions mettent l’accent sur le
caractère anarchique et conflictuel de la société internationale.

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B – Le paradigme de l’interdépendance
Soutenu notamment par David Mitrany, Jean-Baptiste Duroselle et Michel Virally, ce
paradigme affirme que le monde est organisé et coopératif. L’interdépendance économique,
technique et institutionnelle contribue à l’apaisement des conflits majeurs et au
développement de la coopération internationale.
C – Le paradigme de l’impérialisme et de la dépendance
Issu principalement de la conception marxiste des relations internationales, ce paradigme
considère que la société internationale est divisée en deux ou trois blocs antagonistes. Les
pays dominants exploitent les pays dominés, chacun étant placé sous l’autorité d’un chef de
file. Une vision comparable est parfois adoptée par les islamistes, qui divisent le monde entre
les territoires de l’Islam et ceux à conquérir.
Paragraphe 2 – Critique des théories universalistes
Aucune de ces théories ne peut, à elle seule, rendre pleinement compte de la complexité des
systèmes internationaux. Chacune apporte un éclairage partiel mais demeure insuffisante. Il
est donc impératif de combiner ces différentes modélisations afin de mieux comprendre la
réalité des relations internationales.
Chapitre II : L’évolution historique de la société internationale
La société internationale n’est pas une réalité récente. Elle est le produit d’une évolution
historique progressive, marquée par des transformations politiques, juridiques, économiques
et sociales. D’abord limitée à l’Europe, elle s’est ensuite élargie au reste du monde pour
devenir universelle.
Section I : Les relations internationales eurocentrées, depuis les temps anciens
jusqu’au XIXᵉ siècle
1. Les relations internationales depuis les temps archaïques jusqu’en 476
Dans l’Antiquité, des relations existent déjà entre entités politiques organisées en États ou
empires (Mésopotamie, Égypte, Chine, Grèce, Rome).
Ces relations prennent la forme :
 de traités,
 d’alliances,
 de guerres,
 d’échanges diplomatiques.
Cependant, ces relations restent limitées géographiquement et ne constituent pas encore une
société internationale structurée et universelle.
2. La formation d’une société internationale en Europe du Ve au XVe siècle
Après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476, l’Europe se fragmente en
[Link] institutions dominent alors les relations internationales :
 la Papauté, qui exerce une autorité spirituelle,
 l’Empire, qui cherche à maintenir une unité politique.
La religion chrétienne et l’usage du latin favorisent une certaine cohésion entre les États
europé[Link]èlement, le monde musulman joue un rôle essentiel dans les échanges
commerciaux, scientifiques et culturels.
4. Du XVIIIᵉ siècle au début du XXᵉ siècle : une société internationale en
expansion
A. Les grandes dynamiques
L’Europe domine les relations internationales à travers :

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 la colonisation,
 l’expansion économique et commerciale,
 l’imposition de ses modèles politiques et juridiques au reste du monde.
B. L’évolution du droit international
Le XIXᵉ siècle correspond à l’âge d’or du droit international classique :
 multiplication des traités,
 développement de règles communes entre États.
Cependant, ce droit reste inégalitaire, au profit des grandes puissances européennes.
Section II : Les relations internationales au XXᵉ siècle
Les deux guerres mondiales vont profondément transformer la société internationale.
1. Les conséquences de la Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale (1914-1918) provoque :
 un bouleversement de l’ordre international,
 la disparition de plusieurs empires.
Elle entraîne la création de la Société des Nations (SDN), chargée de maintenir la paix, mais
qui échoue en raison de l’absence de moyens contraignants.
2. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) marque :
 la fin de la domination européenne,
 l’émergence de deux superpuissances : États-Unis et URSS.
Elle conduit à la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et à la multiplication
des organisations internationales spécialisées.
3. La société internationale contemporaine
La société internationale actuelle se caractérise par :
 la décolonisation et l’apparition de nombreux nouveaux États,
 l’interdépendance croissante entre les nations,
 de nouveaux enjeux : développement, droits de l’homme, sécurité collective,
environnement.
Le droit international devient plus dense et plus complexe, mais reste fragilisé par le principe
de souveraineté des États.
TITRE II : LES ACTEURS INTERNATIONAUX
Les développements du droit international concernent les différents acteurs qui animent la
société internationale. Longtemps centrées sur l’État, les relations internationales intègrent
aujourd’hui d’autres acteurs. Toutefois, l’État demeure l’acteur fondamental et central des
rapports internationaux.
Chapitre I : L’État, acteur principal des relations internationales
L’État est la forme politique dominante de la société internationale moderne. Apparue
progressivement à partir du XVe siècle, sa reconnaissance juridique internationale se
consolide au XIXe siècle. Aujourd’hui, l’État reste le sujet principal du droit international.
Section 1 : Les éléments constitutifs de l’État
Pour exister en droit international, l’État doit réunir trois éléments essentiels :le territoire, la
population et le gouvernement.L’absence de l’un de ces éléments empêche la
reconnaissance de l’État.
1. Le territoire de l’État

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Le territoire est l’espace géographique sur lequel l’État exerce sa souveraineté. Il constitue la
base matérielle indispensable à l’existence de l’État.
a) Le territoire terrestre
Il correspond à la surface terrestre délimitée par des frontiè[Link] frontières peuvent être :
 naturelles (fleuves, montagnes),
 ou artificielles (lignes conventionnelles).
Le territoire terrestre permet à l’État d’exercer pleinement son autorité politique et
administrative.
b) Le territoire maritime
L’État côtier dispose :
 d’une mer territoriale s’étendant jusqu’à 12 milles marins,
 d’une zone économique exclusive (ZEE) dans laquelle il exerce des droits
économiques.
c) Le territoire aérien
Il s’étend au-dessus du territoire terrestre et maritime.L’État y exerce une souveraineté
complète, notamment pour la réglementation de la navigation aérienne.
2. La population
La population est l’ensemble des personnes vivant de façon permanente sur le territoire de
l’État.
a) La notion de population
Elle comprend :
 les nationaux,
 les étrangers,
 les apatrides.
La nationalité est le lien juridique et politique qui rattache l’individu à l’État.
b) Le rôle de la population
La population :
 fonde la légitimité de l’État,
 participe à la vie politique,
 est soumise aux droits et obligations imposés par l’État.
3. Le gouvernement
Le gouvernement désigne l’ensemble des autorités exerçant le pouvoir politique au nom de
l’État.
a) Sur le plan juridique
Le gouvernement doit être :
 effectif,
 stable,
 capable d’exercer son autorité sur le territoire et la population.
b) Sur le plan politique
La nature du régime (démocratique ou non) n’est pas déterminante en droit [Link]
qui importe est l’effectivité du [Link] gouvernement garantit l’unité, la continuité et la
représentation internationale de l’État.
Section 2 : L’existence juridique de l’État sur la scène internationale
L’existence juridique internationale de l’État dépend de sa reconnaissance par les autres États.
1. La reconnaissance internationale de l’État
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La reconnaissance est l’acte par lequel un État accepte l’existence d’un autre État comme
membre de la communauté internationale.
a) La reconnaissance de facto
 Provisoire
 Fondée sur la réalité des faits
 Peut être retirée
b) La reconnaissance de jure
 Définitive
 Accorde une pleine légitimité juridique internationale
 Permet l’adhésion aux organisations internationales
2. Les situations étatiques incomplètes
Certaines entités politiques ne remplissent pas totalement les conditions de l’État.
a) Le quasi-État
 Dispose d’un territoire et d’une population
 Mais dépend d’un autre État
 Ne bénéficie pas d’une souveraineté complète
b) L’État en formation
Entité en voie de [Link] souvent de la dé[Link] reconnaissance est
progressive.
Chapitre II – La souveraineté et les transformations de l’État en droit
international
Les profondes transformations territoriales, institutionnelles et politiques affectant les États
ont conduit à une évolution de la notion de souveraineté ainsi que des compétences
traditionnelles de l’État en droit international.
Section I – L’inscription des États dans l’espace
Paragraphe 1 – Les régimes internationaux des espaces non soumis à l’emprise
étatique
Certains espaces ne relèvent pas de la souveraineté territoriale d’un État déterminé et sont
soumis à des régimes juridiques internationaux spécifiques. Ces espaces sont caractérisés par
l’absence d’appropriation étatique et par une gestion collective fondée sur des conventions
[Link] haute mer constitue un espace international par excellence. Elle obéit au
principe de liberté (navigation, pêche, survol), consacré par la Convention de Montego Bay de
1982, qui interdit toute appropriation par un État.L’espace extra-atmosphérique, régi par le
Traité de 1967, est également insusceptible d’appropriation nationale. Son utilisation est
réservée à des fins pacifiques et au bénéfice de l’humanité tout entière.L’Antarctique, quant
à lui, fait l’objet d’un régime particulier depuis le Traité de 1959. Celui-ci prévoit le gel des
revendications territoriales, la démilitarisation du continent et la promotion de la coopération
scientifique internationale.
Section II – Naissance, transformation et mort des États
L’État n’est pas une entité immuable. Il peut apparaître, se transformer ou disparaître en
fonction des évolutions politiques et juridiques internationales.
A – Les théories sur l’édification de l’État
1) Les modes de création de l’État
La création d’un État peut résulter de plusieurs processus : décolonisation, sécession,
dissolution ou unification. L’existence de l’État repose sur des éléments objectifs (territoire,

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population, gouvernement), tandis que la reconnaissance internationale joue un rôle
essentiellement déclaratif et politique.
2) Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Consacré par la Charte des Nations Unies et la résolution 1514 de l’Assemblée générale de
1960, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a principalement été appliqué dans le cadre
de la décolonisation. Son application hors de ce contexte demeure plus controversée en droit
international contemporain.
B – Les aspects négatifs de la vie de l’État
1) La disparition de l’État
La disparition d’un État peut résulter de son absorption par un autre État ou de sa dissolution.
Elle entraîne la disparition de la personnalité juridique internationale, comme ce fut le cas
pour l’URSS.
2) Les changements affectant l’État
Un État peut subir des modifications territoriales, institutionnelles ou politiques sans pour
autant perdre sa continuité juridique. La continuité de l’État demeure le principe, malgré les
changements internes.
3) La succession d’États
La succession d’États est encadrée par les conventions de Vienne de 1978 et de 1983. Elle
concerne notamment le sort des traités, des biens, des dettes et des archives. En revanche, les
droits acquis des personnes sont en principe préservés.
Section III – La théorie de la souveraineté de l’État
Paragraphe 1 – La notion de souveraineté
Depuis les traités de Westphalie de 1648, la souveraineté constitue le principe fondateur de
l’ordre international. Elle peut être définie comme le pouvoir suprême de l’État, exercé de
manière indépendante sur son territoire et sa [Link] souveraineté implique l’égalité
juridique entre les États et l’absence de subordination à une autorité supérieure sur le plan
international.
Paragraphe 2 – L’évolution contemporaine de la souveraineté
La souveraineté connaît aujourd’hui une évolution ambivalente. D’une part, elle s’étend à de
nouveaux domaines, notamment maritimes depuis la Convention de Montego Bay. D’autre
part, son exercice est de plus en plus encadré par le développement du droit international et
par l’interdépendance croissante des États.

Paragraphe 3 – Les limites à la souveraineté


A – Les limites juridiques
Les engagements internationaux librement consentis par les États, le droit international
humanitaire et certaines interventions humanitaires constituent des limites juridiques à
l’exercice de la souveraineté.
B – Les limites politiques
Les rapports de force internationaux, l’influence des grandes puissances et le rôle croissant
des organisations internationales limitent également, de fait, l’exercice de la souveraineté
étatique.
Chapitre III – Théorie des organisations internationales gouvernementales
Section I – Aspects statutaires des organisations internationales
Paragraphe 1 – Notion et caractéristiques des organisations internationales

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Les organisations internationales sont des entités créées par des États, par voie de traité, afin
de poursuivre des objectifs [Link] se caractérisent par l’absence de territoire, de
population et de souveraineté, mais disposent néanmoins :
 d’organes propres,
 d’une autonomie fonctionnelle,
 d’une capacité d’action internationale.
Paragraphe 2 – Dynamique et diversité des organisations internationales
A – L’ampleur du phénomène
La multiplication des OIG au XXᵉ siècle résulte :
 de l’interdépendance croissante des États,
 de l’insuffisance de l’action étatique isolée,
 du développement de la diplomatie multilatérale.
Ce phénomène s’est particulièrement accentué après 1945, avec la création de nombreuses
organisations universelles et spécialisées.
B – La classification des organisations internationales
Les OIG peuvent être classées selon plusieurs critères :
1. Selon leur objet
o Organisations politiques (ONU, OEA, Union africaine)
o Organisations militaires (OTAN)
o Organisations économiques (OCDE)
o Organisations techniques (OMS, OACI, FAO)
2. Selon leur champ géographique
o Organisations universelles
o Organisations régionales
o Organisations à vocation locale
3. Selon leur degré d’intégration
o Organisations de coopération
o Organisations d’intégration (Union européenne)
Paragraphe 3 – Le statut constitutionnel et la personnalité juridique des
organisations
A – L’acte constitutif
Toute organisation internationale repose sur un acte constitutif (charte ou traité), qui :
 fixe ses objectifs et compétences,
 organise ses organes,
 définit les règles d’adhésion, de retrait et de révision..
B – La personnalité juridique internationale
Les organisations internationales disposent d’une personnalité juridique propre, reconnue
notamment par l’avis de la CIJ du 11 avril [Link] personnalité leur confère :
 la capacité d’agir sur le plan international,
 des privilèges et immunités,
 une autonomie juridique vis-à-vis des États membres.
Section II – La participation aux organisations internationales
Paragraphe 1 – La participation des États aux organisations internationales
A – Les États membres
L’adhésion à une organisation internationale est en principe volontaire, mais peut être
soumise à certaines conditions prévues par la [Link] retrait est parfois autorisé, mais

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strictement encadré.Des mécanismes de suspension ou d’exclusion peuvent être prévus à titre
de sanction.
B – Les États non membres
Les États non membres peuvent participer de manière limitée :
 par le statut d’observateur,
 par la participation à certaines activités sans droit de veto
Paragraphe 2 – La participation d’autres entités
Certaines organisations admettent, à côté des États :
 des entités étatiques particulières,
 des organisations régionales,
 exceptionnellement d’autres sujets institutionnels.
Section III – Les organes des organisations internationales
Paragraphe 1 – La typologie des organes
A – Les organes délibérants
Ils sont composés des représentants des États membres et déterminent les orientations
générales de l’organisation(ex. Assemblée générale de l’ONU).
B – Les organes exécutifs
Ils assurent la mise en œuvre des décisions et disposent d’une composition plus restreinte(ex.
Conseil de sécurité de l’ONU).
C – Les organes administratifs
Ils assurent la gestion quotidienne de l’organisation et sont dirigés par un secrétariat(ex.
Secrétariat général de l’ONU).Certaines OIG disposent également :
 d’organes juridictionnels (CIJ, CPI),
 d’organes consultatifs ou de contrôle.

CONCLUSION
Ce cours met en évidence que la société internationale est une construction historique et
évolutive, marquée par la diversité de ses acteurs et la complexité de ses règles. Si l’État
demeure l’acteur central des relations internationales à travers la souveraineté, celle-ci est
aujourd’hui relativisée par l’interdépendance, le développement du droit international et la
multiplication des organisations internationales. Ainsi, les relations internationales se
caractérisent par un équilibre permanent entre coopération, rivalités et adaptations aux
mutations politiques, économiques et juridiques du monde contemporain.

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