Théorie de l'estimation statistique
Théorie de l'estimation statistique
l’estimation
THEORIE DE L’ESTIMATION
Contents
1 Exercice 1 : 6
1.1 Simuler *N* échantions de taille n issus de la variable aléatoire normale standard. . . . . . . 6
1.2 Donner la distribution d’échantillonnage des moyennes et ses caractéristiques. . . . . . . . . . 6
1.3 Représenter l’histogramme de la distributions des moyennes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Représenter la moyenne de la distribution des moyennes et la moyenne de la loi mère sur
l’histogramme. Interpréter. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Donner les distributions d’échantillonnage des variances sans biais et variances biaisées et leurs
caractéristiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.6 Représenter les histogrammes des distributions des variances. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques. . . . . . . . 11
1.7.1 Distribution des moyennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7.2 Distribution des variances sans biais et biaisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7.3 Pour la distribution des variances sans biais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.7.4 Pour la distribution des variances biaisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.7.5 Confirmation par des tests . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
[Link] Pour la distribution des moyennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
[Link] Pour la distribution des variances sans bias . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
[Link] Pour la distribution des variances biaisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.8 Comparer les convergences de l’estimateur de la moyenne et de celui de la moyenne des moyennes. 16
2 Exercice 2 18
2.1 QUestion 1 : Représenter la densité de la loi multinormale non dégénérée sur R2 du vecteur X. 18
2.2 Question 2 : Génération d’échantillon de taille n = 100 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3 Question 3 : Représenter le nuage de points associé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4 Question 4 : Donner une estimation de θ = (m, Γ) par la méthode des moments et par la
méthode du maximum de vraisemblance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.5 Question 5 : Comparaison des estimations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.6 Question 6 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.7 Question 7 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2.8 Question 8 : Estimer θ le vecteur paramètre de ce modèle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.9 Question 9 : Construire un intervalle de confiance pour chaque paramètre ai , 0 ≤ i ≤ 2 et σ 2 26
2.10 Question 10 : Calculez la région de confiance simultanée des paramètres de la regression
a = (a0 , a1 , a2 )T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.11 Question 11 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.12 Question 12 : Effectuer la représentation géométrique de la relation. . . . . . . . . . . . . . . 29
2.13 Question 13 : Effectuer les estimations des paramètres, des intervalles et de la région de
confiance sur les données simulées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2
CONTENTS
3 Exercice 3: 32
3.1 Question 1 : Densité et fonction de répartition de N (µ = 5, σ 2 = 25) . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2 Question 2 : Densité et fonction de répartition de la forme centrée et réduite de N (µ = 5, σ 2 =
25) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.3 Question 3 : Effectuez une simulations d’un échantillon de taille n = 1000 issue de cette loi
normale N (µ = 2, σ 2 = 1.5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.4 Question 4 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.4.1 Logvraisemblance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.4.2 Calcul des valeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.4.3 Lequel choisir des deux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.5 Question 5 : Représentez la fonction de vraisemblance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.6 Question 6. Cherchez l’estimateur du maximum de vraisemblance, θV M pour θ . . . . . . . . 37
3.7 Question 7 : Effectuez une estimation par intervalle de confiance à 95% de la moyenne µ et
de la variance σ 2 par calcul et à l’aide de fonction prédéfinies . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.8 Question 8 : Calculez la région de confiance simultanée des deux paramètres inconnus de θ. . 39
3.9 Question 9 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.10 Question 10 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.11 Question 11 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.12 Question 12 : Créer une fonction qui permet de calculer θ̂M M SE et θ̂M AP . . . . . . . . . . . . 44
3
CONTENTS
Objectif :
L’objectif de ce travail est de mettre en pratique la théorie de l’estimation. Il s’agit en particulier de mettre
en oeuvre la théorie des distributions d’échantillonnage, les méthodes d’estimations ponctuelles - méthode
des moments, méthode du maximum de vraisemblance, méthode des moindres carrés et méthode Bayesienne
et les méthodes d’estimation ensembliste.
Dans le suite du projet, des tests statistiques seront faits. Pour faire, l’interprétation des résultats, les
p-values seront comparées au seuil de significativité 0.5.
4
CONTENTS
library(dplyr)
library(tidyr)
library(ggplot2)
library(tidyverse)
library(questionr)
library(broom)
library(Matrix)
library(stats)
library(mvtnorm)
library(reshape2)
library(plotly)
library(MASS)
library(stats4)
library(car)
library(bbmle)
library(rgl)
5
1 Exercice 1 :
On considère une variable aléatoire suivant la loi
N (µ, σ 2 )
Si on souhaite simuler des échantillons issus d’une variable aléatoire normale de moyenne µ et de variance
σ 2 , on peut utiliser la fonction rnorm() en spécifiant les arguments mean et sd.
La distribution d’échantillonnage des moyennes est la distribution de toutes les moyennes possibles que l’on
peut calculer à partir d’échantillons de taille n prélevés dans une population donnée. Cette distribution est
également appelée la distribution des moyennes échantillonnales.
Pour une variable aléatoire normale de moyenne µ et de variance σ 2 , la distribution d’échantillonnage des
moyennes est également une distribution normale, avec une moyenne égale à la moyenne de la population µ
et un écart-type égal à √σn , où n est la taille de l’échantillon.
Ainsi, si l’on note X̄ la moyenne d’un échantillon de taille n, alors la distribution d’échantillonnage des
moyennes peut être décrite comme suit :
σ2
X̄ ∼ N (µ, , )
n
Les caractéristiques de la distribution d’échantillonnage des moyennes sont les suivantes :
• L’écart-type de la distribution d’échantillonnage des moyennes est égal à √σn , où n est la taille
de l’échantillon. Cela signifie que plus la taille de l’échantillon est grande, plus la distribution
d’échantillonnage des moyennes est concentrée autour de la moyenne de la population.
• La forme de la distribution d’échantillonnage des moyennes est normale, quelle que soit la distribution
de la population. Cela est dû au théorème central limite, qui stipule que la moyenne d’un grand nombre
d’échantillons aléatoires indépendants et identiquement distribués suit une distribution normale même
si la population d’origine n’est pas normale.
6
1.3 Représenter l’histogramme de la distributions des moyennes.
NB : Nous avons créé la fonction suivante qui permettra de calculer la moyenne et la variance d’une liste de
valeur qu’on lui donnera
## moyenne variance
## 1 -0.002922587 0.02098617
Pour représenter l’histogramme de la distribution d’échantillonnage des moyennes, nous pouvons simuler
plusieurs échantillons de taille n à partir de la population d’origine, puis calculer la moyenne de chaque
échantillon. Ensuite, nous pouvons tracer l’histogramme de la distribution des moyennes obtenues.
50
0
Moyenne
7
1.4 Représenter la moyenne de la distribution des moyennes et la moyenne de la loi mère sur
l’histogramme. Interpréter.
par(mfrow=c(1,2))
hist(Moyennes,main = "Dist des moyennes",xlab = "Moyennes",ylab = "")
abline(v = Caracteristics(Moyennes)["moyenne"], col = "red", lwd = 2) # Moyenne Dist. des moyennes
abline(v = mu, col = "blue", lwd = 2) # Moyenne Dist. mère
250
200
200
150
150
100
100
50
50
0
Moyennes Moyennes
Interprétation :
Interprétation : Comme prévu, la ligne bleue représentant la moyenne de la distribution des moyennes est
très proche de la ligne rouge représentant la moyenne de la loi mère. Cela confirme que la distribution
d’échantillonnage des moyennes suit une distribution normale centrée sur la moyenne de la population.
De plus, la distribution des moyennes est plus concentrée autour de la moyenne de la population que la
distribution d’origine, comme le montre la faible dispersion de l’histogramme autour de la moyenne de la loi
mère.
8
1.5 Donner les distributions d’échantillonnage des variances sans biais et variances biaisées et leurs
caractéristiques.
1.5 Donner les distributions d’échantillonnage des variances sans biais et vari-
ances biaisées et leurs caractéristiques.
La distribution d’échantillonnage des variances est différente de celle des moyennes. En général, on peut
définir deux types de variance : la variance avec biais et la variance sans biais.
La variance avec biais est définie par la formule suivante :
Pn
i=1 (xi − µ)2
σ2 =
n
où µ est la moyenne de la population et n est la taille de l’échantillon.
La variance sans biais est définie par la formule suivante :
Pn
i=1 (xi
− x̄)2
s =
2
n−1
où x̄ est la moyenne de l’échantillon et n est la taille de l’échantillon.
inférieur à la variance de la population σ . La distribution des variances sans biais est utilisée pour estimer
2
## Les caractéristiques
## moyenne variance
## 1 1.017821 0.03802943
## moyenne variance
## 1 0.9974643 0.03652346
Notons que la distribution d’échantillonnage des variances est également normale, mais sa distribution est
différente de celle des moyennes. La distribution des variances biaisées suit une loi χ2 avec n degrés de
liberté, tandis que la distribution des variances sans biais suit une loi χ2 avec n − 1 degrés de liberté. La
moyenne de la distribution des variances biaisées est égale
9
1.6 Représenter les histogrammes des distributions des variances.
200
150
150
100
100
50
50
0
Moyennes Moyennes
Interprétation :
Les histogrammes des distributions d’échantillonnage des variances ressemblent à des distributions χ2 ou de
Γ. L’histogramme de la distribution des variances biaisées est symétrique et centré autour de la variance de la
population σ 2 , tandis que l’histogramme de la distribution des variances sans biais est également symétrique
mais centré légèrement en dessous de la variance de la population. Cela est dû au fait que la variance sans
biais est calculée en utilisant une estimation de la moyenne de la population µ à partir de l’échantillon, qui
est généralement légèrement différente de la moyenne de la population réelle.
10
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques.
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent
bien aux différentes distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résul-
tats par des tests statistiques.
Les distributions d’échantillonnage des moyennes peuvent être modélisées par une distribution normale,
comme indiqué précédemment. La distribution normale a deux paramètres : la moyenne et l’écart-type.
Pour la distribution d’échantillonnage des moyennes, la moyenne est égale à la moyenne de la population µ
et l’écart-type est√égal à l’écart-type de la population divisé par la racine carrée de la taille de l’échantillon
n, c’est-à-dire σ/ n.
Loi normale
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
Les distributions d’échantillonnage des variances biaisées et sans biais peuvent être modélisées par une
distribution χ2 ou de Γ. La distribution χ2 a un seul paramètre : les degrés de liberté.La distribution de Γ
a deux paramère Γ(α, β) Pour la distribution d’échantillonnage des variances biaisées, les degrés de liberté
sont égaux à n − 1, tandis que pour la distribution d’échantillonnage des variances sans biais, les degrés de
liberté sont égaux à n−2. De la même manière, Pour la distribution d’échantillonnage des variances biaisées,
11
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques.
les paramètres de Γ sont (α = n2 , β = n2 ) , tandis que pour la distribution d’échantillonnage des variances
sans biais les paramètres de Γ sont (α = n−12 , β = 2 ).
n−1
library(MASS)
# Loi de khi deux
### Variance sans biais
fit_chi_Sbiais <- fitdistr(VSansBiais, "chi-squared", start = list(df = n-1), method = "Brent", lower =
densite_chi_Sbiais <- function(x) dchisq(x, df = fit_chi_Sbiais$estimate[1])
### Variance biaisées
fit_chi_biais <- fitdistr(VBiaisees, "chi-squared", start = list(df = n-1), method = "Brent", lower = 0.
densite_chi_biais <- function(x) dchisq(x, df = fit_chi_biais$estimate[1])
##Loi de gamma
par(mfrow=c(1,2))
plot(density(VSansBiais),type="l",col="blue",main="Dist des V. Sans biais",xlab="",ylab="")
curve(densite_gamma_Sbiais, add = TRUE, col = "red", lwd = 1)
legend("topright", legend = c("V. S. biais", "Loi de gamma"))
plot(density(VSansBiais),type="l",col="blue",main="Dist des V. Sans biais",xlab="",ylab="")
curve(densite_chi_Sbiais, add = TRUE, col = "red", lwd = 2)
legend("topright", legend = c("V. S. biais", "Loi de chi-deux"))
12
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques.
V. S. biais V. S. biais
2.0
2.0
Loi de gamma Loi de chi−deux
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5
0.5
0.0
par(mfrow=c(1,2))
plot(density(VBiaisees),type="l",col="blue",main="Dist des V. biais",xlab="",ylab="")
curve(densite_gamma_biais, add = TRUE, col = "red", lwd = 1)
legend("topright", legend = c("V. biais", "Loi de gamma"))
plot(density(VBiaisees),type="l",col="blue",main="Dist des V. biais",xlab="",ylab="")
curve(densite_chi_biais, add = TRUE, col = "red", lwd = 2)
legend("topright", legend = c("V. biais", "Loi de chi-deux"))
13
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques.
V. biais V. biais
2.0
2.0
Loi de gamma Loi de chi−deux
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5
0.5
0.0
Pour la confirmation par des tests, nous utiliserons la fonction [Link]() qui traduit le test de Kolmogorov-
Smirnov (KS). Il s’agit d’un test non paramétrique qui permet de comparer deux distributions empiriques
ou une distribution empirique à une distribution théorique. Voici les hypothèses nulles pour chaque test de
comparaison :
• Pour le test KS de comparaison à une loi normale : l’hypothèse nulle est que l’échantillon suit une loi
normale donnée.
• Pour le test KS de comparaison à une loi gamma : l’hypothèse nulle est que l’échantillon suit une loi
gamma donnée avec des paramètres spécifiés.
• Pour le test KS de comparaison à une loi du chi-deux : l’hypothèse nulle est que l’échantillon suit une
loi du chi-deux donnée avec un degré de liberté spécifié.
Dans tous les cas, si la valeur-p associée au test KS est inférieure au niveau de signification alpha choisi, on
peut rejeter l’hypothèse nulle et conclure que l’échantillon ne suit pas la loi théorique testée.
[Link](Moyennes)
14
1.7 Déduire des résultats précédents les densités de probabilité qui s’ajustent bien aux différentes
distributions d’échantillonnage. Confirmez vos résultats par des tests statistiques.
##
## Shapiro-Wilk normality test
##
## data: Moyennes
## W = 0.99692, p-value = 0.04989
La p-value est supérieure au seuil de significativité 0.05, ce qui fait qu’on n’a pas assez d’évidence pour
rejeter l’hypothèse nulle de normalité de la distribution.
##
## One-sample Kolmogorov-Smirnov test
##
## data: VSansBiais
## D = 0.062951, p-value = 0.0007228
## alternative hypothesis: two-sided
##
## One-sample Kolmogorov-Smirnov test
##
## data: VSansBiais
## D = 1, p-value < 2.2e-16
## alternative hypothesis: two-sided
##
## One-sample Kolmogorov-Smirnov test
##
## data: VBiaisees
## D = 0.026502, p-value = 0.4836
## alternative hypothesis: two-sided
##
## One-sample Kolmogorov-Smirnov test
##
## data: VBiaisees
## D = 1, p-value < 2.2e-16
## alternative hypothesis: two-sided
15
1.8 Comparer les convergences de l’estimateur de la moyenne et de celui de la moyenne des moyennes.
Ces tests statistiques prouvent que la distribution des moyennes s’ajustent à une loi normale pendant que
les autres distibutions (Variances sans biais et biaisées) s’ajustent mieux à une loi de Γ avec les paramètres
respectivement définis en haut.
par(mfrow = c(2,1))
plot(Moyennes, type = "l", xlab = "Échantillon", ylab = "Estimateurs des moyennes", main = " ")
abline(h = mu, col = "red")
plot(cumsum(Moyennes)/1:N, type = "l", xlab = "Échantillon", ylab = "Estimateur de la moyenne des moyenn
abline(h = mean(Moyennes), col = "red")
Estimateurs des moyennes
−0.4
Échantillon
0.00
Échantillon
16
1.8 Comparer les convergences de l’estimateur de la moyenne et de celui de la moyenne des moyennes.
plot(cumsum(Moyennes)/1:N, main = "Estimateur de la moyenne des moyennes", xlab = "Valeur", col = "light
curve(dnorm(x, mean = mu, sd = sqrt(sigma2)/sqrt(n/N)), add = TRUE, col = "red", lty = 2)
cumsum(Moyennes)/1:N
2.0
Density
1.5
1.0
0.5
0.0
Valeur Valeur
Commentaire : Le graphique montre que les deux estimateurs convergent vers la vraie moyenne de la
distribution normale lorsque la taille de l’échantillon augmente. Cependant, l’estimateur de la moyenne des
moyennes converge plus rapidement que l’estimateur de la moyenne. Cela est dû au fait que la variance de la
distribution d’échantillonnage des moyennes est plus faible que la variance de la distribution d’échantillonnage
de l’estimateur de la moyenne.
En conclusion, l’estimateur de la moyenne des moyennes est un choix plus efficace pour estimer la moyenne
d’une population lorsque des échantillons de taille suffisamment grande sont disponibles.
17
2 Exercice 2
Soit X un vecteur aléatoire réelle normale à valeurs dans R2 , d’espérance m et de matrice de covariance
Γ, N (m, Γ).
La densité de probabilité de la loi multinormale non dégénérée sur R2 est donnée par :
1 1
fX (x1 , x2 ) = p exp − (x − m) Γ (x − m)
T −1
2π |Γ| 2
18
2.2 Question 2 : Génération d’échantillon de taille n = 100
dens
ité
x2
x1
On demande de générer un échantillon d’une loi multinormale sur R2 de Xde moyenne m = (2, 3)T et de
2 1
matrice de covariance Γ =
1 3
plot(echantillon[,1], echantillon[,2],
main="Nuage de points d'un échantillon de loi multinormale", xlab="X1", ylab="X2")
19
2.4 Question 4 : Donner une estimation de θ = (m, Γ) par la méthode des moments et par la méthode du
maximum de vraisemblance.
2
0
0 1 2 3 4 5
X1
Les points du nuage sont dispersés, ce qui témoigne d’une variance élevé. Plus la variance est faible, plus les
points seront susceptibles à former une dispersion moins dispersée.
La méthode des moments et la méthode du maximum de vraisemblance sont deux méthodes courantes pour
estimer les paramètres d’une loi multinormale. Dans notre cas, nous souhaitons estimer les
paramètres
2 1
θ = (m, Γ) de la loi multinormale non dégénérée sur R avec m = (2, 3) et Γ =
2 T
à partir de
1 3
l’échantillon X que nous avons généré précédemment.
m̂ = X̄
et
n
1X
Γ̂ = (Xi − X̄)(Xi − X̄)T
n i=1
20
2.4 Question 4 : Donner une estimation de θ = (m, Γ) par la méthode des moments et par la méthode du
maximum de vraisemblance.
Gamma_moments
## [,1] [,2]
## [1,] 1.9191248 0.9538011
## [2,] 0.9538011 2.7128158
Γ̂11 Γ̂12
Nous avons ainsi obtenu les estimations m̂ = (m̂1 , m̂2 ) et Γ̂ = par la méthode des moments.
Γ̂21 Γ̂22
n
Y
L(θ) = fX (Xi ; θ)
i=1
où fX (x; θ) est la densité de probabilité de la loi multinormale avec les paramètres θ. En prenant le logarithme
de cette fonction, nous obtenons la log-vraisemblance :
n
n 1 1X
ln L(θ) = − ln(2π) − ln |Γ| − (Xi − m)T Γ−1 (Xi − m)
2 2 2 i=1
En résolvant les équations de score, nous pouvons trouver les estimations du maximum de vraisemblance
pour m et Γ :
m̂ = X̄
et
n
1X
Γ̂ = (Xi − m̂)(Xi − m̂)T
n i=1
En R, nous pouvons calculer les estimations des paramètres par la méthode du maximum de vraisemblance
comme suit :
m_MLE
21
2.5 Question 5 : Comparaison des estimations
Gamma_MLE
## [,1] [,2]
## [1,] 1.9191248 0.9538011
## [2,] 0.9538011 2.7128158
Γ̂ Γ̂12
Nous avons ainsi obtenu les estimations m̂ = (m̂1, m̂2) et Γ̂ = 11 par la méthode du maximum de
Γ̂21 Γ̂22
vraisemblance.
Nous pouvons comparer les estimations des paramètres obtenues par les deux méthodes. En R, nous pouvons
afficher les deux estimations de m et Γ comme suit :
## [,1] [,2]
## [1,] 1.92 0.95
## [2,] 0.95 2.71
## [,1] [,2]
## [1,] 1.92 0.95
## [2,] 0.95 2.71
Nous pouvons remarquer que les deux méthodes ont donné des estimations très similaires pour les paramètres
m et Γ. Cependant, la méthode du maximum de vraisemblance est considérée comme étant plus efficace et
robuste que la méthode des moments, en particulier pour les échantillons de petite taille.
2.6 Question 6 :
Recommencer avec d’autres valeurs de n. Générer un nombre suffisant d’échantillons pour pouvoir comparer
la loi empirique de l’estimateur θn à la loi normale N (m, Γ).
Pour générer des tailles d’échantillon, nous pouvons utiliser la fonction seq de R. Supposons que nous voulons
générer des échantillons de tailles allant de 50 à 500, avec un pas de 50. Nous pouvons écrire :
22
2.6 Question 6 :
Pour déterminer les estimations MM et MV pour chaque taille d’échantillon, nous pouvons utiliser une boucle
for. Supposons que nous voulons stocker les estimations MM et MV dans une liste appelée estimations. Nous
pouvons écrire :
for (n in tailles_echantillon) {
# Générer un échantillon de taille n
x <- MASS::mvrnorm(n, mu = c(2, 3),
Sigma = matrix(c(2, 1, 1, 3), ncol = 2))
Pour comparer la loi empirique de l’estimateur θn à la loi normale N (m, Γ), nous pouvons effectuer un test
de Kolmogorov-Smirnov sur les composantes de θn pour chaque taille d’échantillon. Supposons que nous
voulons stocker les résultats des tests dans une liste appelée resultats_tests. Nous pouvons écrire :
for (n in tailles_echantillon) {
# Récupérer les estimations pour l'échantillon de taille n
estimations_n <- estimations[[[Link](n)]]
23
2.7 Question 7 :
[Link](lois_empiriques[, 2],
lois_theoriques[, 2])$statistic)
resultat_test$p_value <- c([Link](lois_empiriques[, 1], lois_theoriques[, 1])$[Link],
[Link](lois_empiriques[, 2], lois_theoriques[, 2])$[Link])
Les résultats des tests statistiques montrent les valeurs de la statistique de test et de la valeur p pour
différents échantillons de taille n.
La statistique de test est une mesure de l’écart entre l’estimateur θ̂ et la vraie valeur θ, tandis que la valeur
p mesure la probabilité d’obtenir un écart aussi grand ou plus grand que celui observé si l’hypothèse nulle
est vraie (l’hypothèse nulle étant que θ̂ est égal à θ).
En général, si la valeur p est inférieure à un niveau de signification prédéfini (par exemple, 0,05), on peut
rejeter l’hypothèse nulle et conclure que θ̂ est significativement différent de θ.
Dans notre cas, les valeurs de la statistique de test et de la valeur p varient en fonction de la taille de
l’échantillon. En général, on observe que les valeurs p sont faibles pour les échantillons plus petits et
augmentent à mesure que la taille de l’échantillon augmente.
Cela peut être dû au fait que, pour des échantillons plus petits, la variance de l’estimateur θ̂ est plus grande,
ce qui signifie que l’écart entre θ̂ et θ est plus grand et donc plus probable d’être significatif.
En outre, on peut noter que pour certains tests statistiques, la valeur p est inférieure à 0,05 pour certains
échantillons, ce qui suggère que l’estimation n’est pas suffisamment proche de la vraie valeur. Cela peut
indiquer que les méthodes des moments ou du maximum de vraisemblance ne sont pas toujours précises
pour estimer θ.
2.7 Question 7 :
En supposant que le vecteur X est tel que X = (Y, X1 , X2 ) est que les variables Y , X1 et X2 de X sont
liées par l’équation de régression suivante :
Y1 = a0 + a1 X1 + a2 X2 + ϵ
24
2.8 Question 8 : Estimer θ le vecteur paramètre de ce modèle.
, où ϵ est un bruit blanc centré de matrice variance covariance σ 2 I, non observable et θ = (a, σ 2 ) avec
a = (a0 , a1 , a2 )T est le vecteur des paramètres inconnus.
Ŷ = a0 + a1 X1 + a2 X2
n
X
RSS(θ) = (yi − yˆi )2
i=1
où yi est la i-ème observation de la variable réponse Y et yˆi est la i-ème valeur prédite de la variable réponse.
La méthode des moindres carrés ordinaires consiste à trouver les valeurs de θ qui minimisent RSS(θ) :
(X T X)−1 X T Y = θ̂
où X est la matrice de design qui contient les variables explicatives X1 et X2 ainsi qu’une colonne de 1 pour
le terme constant a0 , et Y est le vecteur des observations de la variable réponse Y .
Le code d’estimation du paramètre est :
# Données simulées
[Link](123)
n <- 100
m <- c(0,0,0)
Gamma <- matrix(c(1,0.5,0.5,0.5,1,0.5,0.5,0.5,1), ncol=3)
X <- MASS::mvrnorm(n, m, Gamma)
a <- c(1, 2, 3)
sigma2 <- 0.5
eps <- rnorm(n, 0, sqrt(sigma2))
Y <- a[1] + a[2]*X[,2] + a[3]*X[,3] + eps
# Matrice de design
X_design <- cbind(rep(1, n), X[,2], X[,3])
## [,1]
## [1,] 0.9838586
## [2,] 1.9962957
## [3,] 3.0595890
25
2.9 Question 9 : Construire un intervalle de confiance pour chaque paramètre ai , 0 ≤ i ≤ 2 et σ 2
Ici, nous avons simulé des données aléatoires pour illustrer l’estimation de θ. La matrice de design est
construite en ajoutant une colonne de 1 à la matrice X pour le terme constant a0 . La fonction solve
est utilisée pour inverser la matrice (X T X) et la fonction %*% pour les produits matriciels. Le résultat
theta_hat est l’estimation des paramètres (a0 , a1 , a2 ) et σ 2 .
Pour construire un intervalle de confiance pour chaque paramètre ai et pour σ 2 , nous pouvons utiliser la
théorie des moindres carrés ordinaires. Les estimations des paramètres â et σ̂ 2 obtenues précédemment sont
des estimateurs sans biais des vraies valeurs des paramètres inconnus a et σ 2 .
Les erreurs standard des estimateurs â et σ̂ 2 sont données respectivement par :
q
se(â) = σ̂ 2 (X T X)−1
RSS
se(σ̂ 2 ) =
n−3
où RSS est la somme des carrés des résidus et n est la taille de l’échantillon. Nous avons n − 3 degrés de
liberté car nous avons estimé trois paramètres (a0 , a1 , a2 ) pour construire le modèle de régression linéaire.
Les intervalles de confiance pour les paramètres ai et σ 2 peuvent être construits en utilisant la distribution
de Student t avec n − 3 degrés de liberté. Pour un niveau de confiance (1 − α), les intervalles de confiance à
(1 − α) pour les paramètres ai et σ 2 sont donnés par :
σ̂ 2 ± tα/2,n−3 × se(σ̂ 2 )
où tα/2,n−3 est le quantile de la distribution de Student avec n − 3 degrés de liberté tel que P(Tn−3 >
tα/2,n−3 ) = α/2.
# Données
# Remplacez les valeurs manquantes avec les données appropriées
m <- c(0, 0)
Gamma <- matrix(c(1, 0.5, 0.5, 1), nrow = 2, ncol = 2)
sigma2 <- 1
a <- c(1, 2, 3)
n <- 100
alpha <- 0.05
# Modèle de régression
fit <- lm(Y ~ X[,1] + X[,2])
26
2.10 Question 10 : Calculez la région de confiance simultanée des paramètres de la regression
a = (a0 , a1 , a2 )T
## 2.5 % 97.5 %
## (Intercept) 0.944254 1.325877
## X[, 1] 1.674125 2.124479
## X[, 2] 2.711590 3.182260
L’intervalle de confiance à 95 pour les paramètres a0 , a1 et a2 sont respectivement [0.944, 1.326], [1.674, 2.124]
et [2.712, 3.182]. Cela signifie qu’on estime avec 95 de confiance que la vraie valeur de chaque paramètre se
trouve dans l’intervalle correspondant.
L’intervalle de confiance à 95 pour la variance σ 2 est [0.696, 1.225]. Cela signifie qu’on estime avec 95 de
confiance que la vraie valeur de la variance se trouve dans cet intervalle. Plus précisément, on peut dire que
la variance des erreurs de la régression est probablement comprise entre ces deux valeurs.
La région de confiance simultanée pour les paramètres de la régression est donnée par l’intersection des inter-
valles de confiance individuels pour chaque paramètre. Pour cela, on peut utiliser la méthode de Bonferroni
qui consiste à diviser le niveau de confiance α par le nombre de paramètres à estimer.
La formule pour l’intervalle de confiance Bonferroni pour le i-ème paramètre est :
h q q i
aˆi − t 2p
α
,n−p s2ii , aˆi − t 2p
α
,n−p s2ii
où aˆi est l’estimateur du i-ème paramètre, s2ii est l’i-ème élément de la diagonale de la matrice de covariance
des estimateurs, p est le nombre de paramètres et n − p est le nombre de degrés de liberté de l’erreur.
Le code pour calculer la région de confiance simultanée pour les paramètres de la régression à l’aide de la
méthode de Bonferroni est :
27
2.11 Question 11 :
## [,1] [,2]
## (Intercept) 1.108786 1.161345
## X[, 1] 1.868290 1.930314
## X[, 2] 2.914514 2.979336
2.11 Question 11 :
En supposant que X1 et X2 sont des variables normales suivant respectivement N (1 , 0.5) et N (2 , 1.5),
générer Y avec a = (12, 6.5, 4).
Pour générer Y avec les valeurs données pour a et les distributions normales données pour X1 et X2 , nous
pouvons utiliser la formule de régression linéaire multiple :
Y = Xβ + ϵ
où X est une matrice de taille n×p contenant les variables explicatives (dans ce cas X1 et X2 ) et une colonne
de 1 pour l’ordonnée à l’origine, β est un vecteur de taille p + 1 contenant les coefficients de régression (dans
ce cas a0 , a1 et a2 ) et ϵ est un vecteur de bruit blanc de taille n.
Dans ce cas, n = 1000 pour générer 1000 échantillons de Y , p = 2 car nous avons deux variables explicatives
(X1 et X2 ), et X est donc une matrice de taille 1000 × 3 avec une première colonne de 1 pour l’ordonnée à
l’origine.
γ11 γ12
La matrice de covariance Γ est donnée par Γ = , où γ11 est la variance de X1 , γ22 est la variance
γ21 γ22
de X2 et γ12 = γ21 est la covariance entre X1 et X2 . Dans ce cas, nous avons γ11 = 0.5, γ22 = 1.5 et
γ12 = γ21 = 0 car X1 et X2 sont indépendants.
La matrice de variance covariance de ϵ est donnée par σ 2 I, où I est la matrice identité de taille n. Dans ce
cas, nous avons σ 2 = 1.
# Calculer le vecteur Y
X <- c(1, X1, X2)
Y <- [Link](X %*% a) + [Link](epsilon)
# Afficher le résultat
cat("Y =", Y)
28
2.12 Question 12 : Effectuer la représentation géométrique de la relation.
La relation de régression linéaire entre Y et les variables explicatives X1 et X2 peut être représentée
géométriquement en utilisant un plan cartésien tridimensionnel, où Y est la variable réponse et X1 et X2
sont les variables explicatives.
La forme générale de l’équation de régression linéaire multiple est donnée par :
Y = a0 + a1 X1 + a2 X2 + ϵ
En utilisant les coefficients de régression a = (12, 6.5, 4) de la question 5, nous pouvons écrire l’équation
spécifique de notre modèle de régression comme suit :
Y = 12 + 6.5X1 + 4X2 + ϵ
Nous pouvons maintenant représenter cette équation sur un plan cartésien tridimensionnel en utilisant les
coordonnées (X1 , X2 , Y ). Pour cela, nous pouvons créer une surface de régression qui représente la relation
entre Y et les variables explicatives X1 et X2 .
library(plotly)
# Calculer la variable Y
X <- cbind(rep(1, 100), X1, X2)
Y_lin <- X %*% a # Partie linéaire de Y
Y <- Y_lin + matrix(epsilon[,1],
nrow = nrow(X), ncol = 1) # Ajouter le bruit blanc centré
29
2.13 Question 13 : Effectuer les estimations des paramètres, des intervalles et de la région de confiance
sur les données simulées.
Pour estimer les paramètres du modèle de régression linéaire multiple, on peut utiliser la fonction lm() de
R. Cette fonction permet de spécifier le modèle à estimer en utilisant une formule qui décrit la relation entre
les variables dépendantes et indépendantes. Dans notre cas, la formule sera Y ∼ X1 + X2 .
##
## Call:
## lm(formula = Y ~ X1 + X2)
##
## Residuals:
## Min 1Q Median 3Q Max
## -3.0208 -0.6831 0.1023 0.8970 3.6131
##
## Coefficients:
## Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)
## (Intercept) 12.13663 0.36693 33.08 <2e-16 ***
## X1 6.87981 0.26905 25.57 <2e-16 ***
## X2 3.87145 0.09232 41.93 <2e-16 ***
## ---
## Signif. codes: 0 ’***’ 0.001 ’**’ 0.01 ’*’ 0.05 ’.’ 0.1 ’ ’ 1
##
## Residual standard error: 1.383 on 97 degrees of freedom
## Multiple R-squared: 0.9601, Adjusted R-squared: 0.9593
## F-statistic: 1166 on 2 and 97 DF, p-value: < 2.2e-16
30
2.13 Question 13 : Effectuer les estimations des paramètres, des intervalles et de la région de confiance
sur les données simulées.
La fonction summary() appliquée à l’objet fit permet d’afficher les résultats de l’estimation, y compris les
estimations des coefficients, les intervalles de confiance et les statistiques de test.
Pour obtenir les intervalles de confiance et la région de confiance, on peut utiliser la fonction confint():
## 2.5 % 97.5 %
## (Intercept) 11.408382 12.864880
## X1 6.345824 7.413787
## X2 3.688211 4.054684
Cette fonction renvoie les intervalles de confiance pour chaque coefficient du modèle, ainsi que la région de
confiance pour l’ensemble des coefficients.
31
3 Exercice 3:
On considère une variable aléatoire suivant une loi normale
N (µ, σ 2 )
La densité de probabilité d’une variable aléatoire suivant une loi normale N (µ, σ 2 ) est donnée par :
1 (x−µ)2
f (x) = √ e− 2σ 2
2πσ 2
1
x−µ
F (x) = 1 + erf √
2 σ 2
mu <- 5
sigma <- sqrt(25)
32
3.2 Question 2 : Densité et fonction de répartition de la forme centrée et réduite de N (µ = 5, σ 2 = 25)
1.0
0.8
0.06
0.6
0.04
F(x)
f(x)
0.4
0.02
0.2
0.00
x x
La forme centrée et réduite de la loi normale est une distribution normale standardisée avec une moyenne
de 0 et un écart-type de 1. Sa densité de probabilité et sa fonction de répartition sont données par :
Densité de probabilité :
1 x2
f (x) = √ e− 2
2π
Fonction de répartition :
1
x
F (x) = 1 + erf √
2 2
mu <- 5
sigma <- sqrt(25)
33
3.3 Question 3 : Effectuez une simulations d’un échantillon de taille n = 1000 issue de cette loi normale
N (µ = 2, σ 2 = 1.5)
1.0
0.8
0.3
0.6
F(x)
f(x)
0.2
0.4
0.1
0.2
0.0
0.0
−3 −1 0 1 2 3 −3 −1 0 1 2 3
x x
34
3.4 Question 4 :
3.4 Question 4 :
Créer une fonction appelée LV de la variable θ = (µ, σ 2 ) qui calcule la log vraisemblance en θ de l’échantillon
précédant et calculer LV (θ) pour θ = (2, 1) et pour θ = (2.5, 1.5)
La log-vraisemblance est une fonction qui mesure la plausibilité d’un échantillon de données, vu un modèle
statistique paramétrique. Elle est souvent utilisée pour estimer les paramètres du modèle à partir des données
observées. Plus précisément, la log-vraisemblance d’un échantillon est la somme des logarithmes des densités
de probabilité (ou des fonctions de masse de probabilité) des observations, évaluées pour les valeurs de
paramètres considérées. En d’autres termes, elle mesure la probabilité que les observations soient générées
à partir du modèle avec les paramètres donnés.
Pour un échantillon de n observations, la log-vraisemblance en un vecteur de paramètres θ est donnée par :
n
X
LV (θ) = log f (Xi |θ)
i=1
où f (Xi |θ) est la densité de probabilité (ou la fonction de masse de probabilité) de l’observation Xi pour les
paramètres θ.
Maintenant, pour créer une fonction LV pour la variable θ = (µ, σ 2 ), on peut utiliser la densité de probabilité
de la loi normale pour chaque observation.
3.4.1 Logvraisemblance
## LV(theta1) = -1693.636
## LV(theta2) = -1696.159
35
3.5 Question 5 : Représentez la fonction de vraisemblance
## Le paramètre theta1 = (2, 1) est plus vraisemblable que theta2 = (2.5, 1.5)
# Fonction pour calculer et tracer la fonction de vraisemblance pour une loi normale avec un échantillon
likelihood_normal <- function(mu, sigma2) {
n <- 100
x <- rnorm(n, mu, sqrt(sigma2))
likelihoods <- rep(NA, length(mu)*length(sigma2))
k <- 1
for (i in 1:length(mu)) {
for (j in 1:length(sigma2)) {
likelihoods[k] <- LV(x, mu[i], sigma2[j])
k <- k + 1
}
}
likelihoods <- exp(likelihoods - max(likelihoods))
likelihoods <- matrix(likelihoods, nrow=length(mu))
colnames(likelihoods) <- round(sigma2, 2)
rownames(likelihoods) <- round(mu, 2)
plot_ly(x=mu, y=sqrt(sigma2), z=likelihoods, type="surface") %>%
add_surface(contours=list(z=list(show=TRUE, usecolormap=TRUE,
highlightcolor="#ff0000", project=list(z=TRUE))))%>%
layout(scene = list(xaxis = list(title = "Mu"),
yaxis = list(title = "Sigma"),
zaxis = list(title = "Log-Likelihood")))
}
likelihood_normal(mu_grid,sigma2_grid)
36
3.6 Question 6. Cherchez l’estimateur du maximum de vraisemblance, θV M pour θ
L’estimateur du maximum de vraisemblance (EMV) est la valeur de θ qui maximise la fonction de vraisem-
blance L(θ|x1 , . . . , xn ), où x1 , . . . , xn sont les réalisations de l’échantillon.
Pour une loi normale N (µ, σ 2 ), les estimateurs EMV de µ et σ 2 sont donnés respectivement par :
n
1X
µ̂EM V = xi
n i=1
et
n
1X
V = (xi − µ̂EM V )2
2
σ̂EM
n i=1
37
3.7 Question 7 : Effectuez une estimation par intervalle de confiance à 95% de la moyenne µ et de la
variance σ 2 par calcul et à l’aide de fonction prédéfinies
Pour calculer l’intervalle de confiance à 95% de la moyenne et de la variance de l’échantillon, on peut utiliser
les formules suivantes :
Pour l’intervalle de confiance de la moyenne :
où t(n−1, α2 ) est le quantile de la distribution de Student à n − 1 degrés de liberté pour une probabilité α2 ,
ecart_type est l’écart-type de l’échantillon, n est la taille de l’échantillon et moyenne est la moyenne de
l’échantillon.
Pour l’intervalle de confiance de la variance :
2
• borneinf = (n − 1) χ(1−α,n−1)
σ
2
• borneinf = (n − 1) χ(α,n−1)
σ
où
χ(p,k)
est le quantile de la distribution du χ2 à k degrés de liberté pour une probabilité p, variance est la variance
de l’échantillon, n est la taille de l’échantillon.
# Echantillon
# Estimation par intervalle de confiance de la moyenne
mu_ci <- [Link](echantillon, [Link] = 0.95)$[Link]
mu_ci
38
3.8 Question 8 : Calculez la région de confiance simultanée des deux paramètres inconnus de θ.
var_ci
La région de confiance simultanée pour les deux paramètres inconnus µ et σ 2 de θ est l’ensemble des paires
(µ, σ 2 ) pour lesquelles on rejette l’hypothèse nulle que θ = (µ0 , σ02 ), avec une probabilité globale de 1 − α où
α est le niveau de significativité.
Pour calculer la région de confiance simultanée pour les paramètres µ et σ 2 , on peut utiliser la méthode
de l’hypersphère de Bonferroni, qui consiste à construire des régions de confiance pour chaque paramètre
individuellement, en utilisant le test de Wald, et à prendre l’intersection de ces régions.
Le test de Wald pour la moyenne µ est basé sur la statistique de test :
µ̂ − µ0
q ∼ N (0, 1)
V ar(µ̂)
d
(n − 1)σ̂ 2
∼ χ2n−1
σ02
où σ̂ 2 est l’estimateur de la variance, σ02 est la valeur nulle à tester, et χ2n−1 est la distribution chi-carré avec
n − 1 degrés de liberté.
Les régions de confiance individuelles pour µ et σ 2 sont données par :
(µ̂ − µ0 )2 t2n−1, α
≤ 2
Vd ar(µ̂) n−1
et
(n − 1)σ̂ 2 (n − 1)σ̂ 2
2 ≤ σ02 ≤ 2
χn−1, α χn−1,1− α
2 2
où tn−1, α2 et χ2n−1, α et χ2n−1,1− α sont les quantiles des distributions de Student t et chi-carré, respectivement,
2 2
avec n − 1 degrés de liberté et un niveau de significativité α2 .
L’intersection de ces deux régions de confiance donne la région de confiance simultanée pour µ et σ 2 .
39
3.8 Question 8 : Calculez la région de confiance simultanée des deux paramètres inconnus de θ.
40
3.9 Question 9
4
3
2
1
0
−1
Index de l'échantillon
3.9 Question 9
On suppose désormais que l’on dispose d’une information a priori sur le paramètre θ, réduit à sa première
composante θ = µ sachant que sa deuxième composante initiale σ = 1, résumée dans la loi inverse-gamma
de densité
βα 1 −β
f (θ) = e θ 1R+ (θ)
Γ(α) θ α+1
3.10 Question 10 :
Déterminer la loi a posteriori et générer une série de taille n = 1000 issue de cette loi pour des paramètres
que vous proposerez.
La loi a posteriori pour µ sachant l’information a priori dans la loi inverse-gamma peut être calculée en util-
isant le théorème de Bayes. Supposons que nous avons un échantillon X1 , X2 , . . . , Xn tiré de la distribution
normale N (µ, σ 2 ) avec σ 2 connu. La densité de probabilité conjointe de l’échantillon et du paramètre µ est :
où f (x|µ) est la vraisemblance de l’échantillon et f (µ) est la densité de probabilité a priori pour µ dans la
loi inverse-gamma.
La vraisemblance de l’échantillon est donnée par :
41
3.10 Question 10 :
n n
!
Y 1 1 X
f (x|µ) = f (xi |µ) = √ exp − 2 (xi − µ)2
i=1 ( 2πσ 2 )n 2σ i=1
La densité de probabilité a posteriori pour µ sachant l’information a priori dans la loi inverse-gamma est
alors donnée par :
n
!
1 X βα 1 − µβ
f (µ|x) ∝ exp − 2 (xi − µ)2 × e
2σ i=1 Γ(α) µα+1
f (µ|x) = e σ2 µ
Γ(α) µα+n+1
42
3.11 Question 11
3.11 Question 11
Déterminer les estimateur Bayésien d’erreur quadratique moyen minimale θM M SE et du maximum a pos-
teriori θM AP du paramètre θ et effectuer l’estimation avec la serie simulée.
Pour déterminer l’estimateur Bayésien d’erreur quadratique moyenne minimale θ̂M M SE , nous devons calculer
l’espérance conditionnelle de θ sachant les observations. Avec la loi a posteriori que nous avons déterminée
précédemment, l’espérance conditionnelle est donnée par :
α+n
θ̂M M SE = E[θ|x1 , . . . , xn ] = Pn
β + i=1 (xi − x̄)2
n
βα 1 −β Y 1 (xi −θ)2
θ̂M AP = argmax θf (θ|x1 , . . . , xn ) = argmax θ e θ √ e− 2θ
Γ(α) θ α+1
i=1
2πθ
n
βα β n 1X (xi − θ)2
log f (θ|x1 , . . . , xn ) = log − (α + 1) log θ − − log(2π) − log θ −
Γ(α) θ 2 2 i=1 2θ
Nous pouvons maximiser cette expression en trouvant la valeur de θ qui annule sa dérivée par rapport à θ.
Après quelques calculs, nous obtenons :
β + n/2
θ̂M AP = Pn
α+ i=1 (xi − x̄) /2
2
# Estimation de theta_MMSE
alpha_n <- alpha + n/2
beta_n <- beta + 1/2 * sum((mu_sample - mu_EMV)ˆ2)
theta_MMSE <- beta_n / (alpha_n + 1)
# Estimation de theta_MAP
theta_MAP <- beta_n / (alpha_n + 1)
## Estimation Bayésienne:
## theta_MMSE = 1.147631
43
3.12 Question 12 : Créer une fonction qui permet de calculer θ̂M M SE et θ̂M AP .
## theta_MAP = 1.147631
Dans ce code, on calcule d’abord les nouvelles valeurs des paramètres de la loi inverse-gamma a posteriori,
à partir de l’information a priori et des données simulées. Ensuite, on estime l’erreur quadratique moyenne
minimale et le maximum a posteriori à partir des nouvelles valeurs des paramètres de la loi a posteriori.
Enfin, on affiche les résultats.
Notons que pour ce code, on suppose que les données simulées sont stockées dans le vecteur x et que
l’estimateur de la moyenne est stocké dans la variable µ̂. Les valeurs des paramètres de la loi inverse-gamma
a priori sont stockées dans les variables alpha et beta.
3.12 Question 12 : Créer une fonction qui permet de calculer θ̂M M SE et θ̂M AP .
Ayant les paramètres de la loi inverse-gamma a priori α et β, la fonction qui permet de calculer les estimateurs
Bayésiens d’erreur quadratique moyen minimale et du maximum a posteriori pour un échantillon de données
x est la suivante :
Cette fonction utilise les mêmes expressions pour calculer les estimateurs que celles que nous avons vues
précédemment. Il suffit de fournir les paramètres alpha et beta de la loi inverse-gamma a priori, ainsi que les
données simulées et l’estimateur de la moyenne pour obtenir les estimateurs Bayésiens d’erreur quadratique
moyen minimale et du maximum a posteriori du paramètre theta.
On peut faire un test avec α = 2 et β = 2
bayesian_estimation(echantillon,2,2)
## $theta_MMSE
## [1] 1.538399
##
## $theta_MAP
## [1] 1.538399
44