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20 - Résistance des matériaux - RDM STI2D
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I) GENERALITES :
La résistance des matériaux, aussi appelée RDM, est une discipline particulière de la
mécanique des milieux continus permettant le calcul des contraintes et déformations dans les
structures des différents matériaux (machines, génie mécanique, bâtiment et génie civil).
La RDM permet de ramener l'étude du
comportement global d'une structure (relation
entre sollicitations — forces ou moments — et
déplacements) à celle du comportement local des
matériaux la composant (relation entre
contraintes et déformations). L'objectif est de
concevoir la structure suivant des critères de
résistance, de déformation admissible et de coût
financier acceptable.
Lorsque l'intensité de la contrainte augmente, a
il y a d'abord déformation élastique (le matériau se déforme proportionnellement à l'effort
appliqué et reprend sa forme initiale lorsque la sollicitation disparaît), suivie parfois (en fonction
de la ductilité du matériau) d'une déformation plastique (le matériau ne reprend pas sa forme
initiale lorsque la sollicitation disparaît, il subsiste une déformation résiduelle), et enfin rupture (la
sollicitation dépasse la résistance intrinsèque du matériau).
II) HYPOTHESES DE LA RDM
La résistance des matériaux (R.D.M.) se base sur un certain nombre d’hypothèses
simplificatrices :
Le matériau est homogène (pareil partout) et isotrope (même propriétés dans toutes les
directions, ce qui n’est pas le cas des matériaux composites).
Les pièces étudiées sont assimilables à des poutres c’est à dire :
- Grande longueur par rapport aux autres dimensions
- Forme droite (ou très faiblement courbée)
- Section constante (ou variant très progressivement)
- Existence d’un plan de symétrie dans le sens de la longueur.
Les actions mécaniques (A.M.) sont comprises dans le plan de symétrie de la poutre ou sont
symétriques par rapport à celui-ci.
Plan de symétrie
Section
Ligne moyenne Centre de la section
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TORSEUR DE COHESION D’UNE POUTRE
Le torseur de cohésion modélise l’action mécanique d’une partie de la poutre sur une
autre partie de la poutre, de part et d’autre d’une coupure fictive.
C’est la somme de toutes les A.M. élémentaires qu’exercent les particules de matière
(atomes, molécules) pour assurer la cohésion du matériau.
y y y y
x Ty
Coupure
fictive
z z Mfy
O O
(1)
G
(1) G
z N x
(2) z
x
Tz
Mfz Mt
cohésion 21
cohésion 11
Contraintes locales dans le matériau
L’A.M. de cohésion se traduit en différents points de la section étudiée par des contraintes
locales.
Ces contraintes peuvent être de 2 types : section de
la poutre
- contraintes normales , perpendiculaires à la section.
- contraintes tangentielles , parallèles à la section. élément de
surface de la
et s’expriment en pascal (Pa) ou méga-pascal (Mpa)
section
Rappel :
1 Pa = 1 N/m2 1 MPa = 1 N/mm2
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III) TRACTION - COMPRESSION
Courbe de traction
Contrainte de traction : σ
σ= F (en Mpa) Avec F : effort de traction en N
S0 S0 : aire de la section droite de l’éprouvette en mm2.
Allongement unitaire : εx
εx = ΔL (sans unité) Avec ΔL : allongement en mm
L0 L0 : longueur initiale de l’éprouvette en mm.
Résistance élastique : Re
Re = F e (en Mpa) Avec : Fe : limite élastique en N
S0 S0 : aire de la section droite de l’éprouvette en mm2.
Le domaine élastique est caractérisé par une droite y = ax.
Loi de Hooke :
σ = E . εx Avec : σ : contrainte de traction (Mpa)
E : module d’élasticité longitudinal (ou module de Young) en Mpa.
εx : allongement unitaire (sans unité)
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Résistance Pratique à l’extension : Rpe
Rpe = Re (Mpa) Avec Re : résistance à l’extension (Mpa)
s s : coefficient de sécurité
Ne pas confondre le coefficient de sécurité s et la Section S dans le calcul de la contrainte.
Coefficients de sécurité (s) usuels:
Coefficient de Conditions générales de calculs
sécurité (s) (sauf réglementation particulière)
1,5 à 2 Cas exceptionnels de grande légèreté
Hypothèses de charges surévaluées.
2à3 Construction ou l'on recherche la légèreté (aviation)
Hypothèse de calcul la plus défavorable (charpente avec vent ou neige, engrenage avec une
seule dent en prise ...)
3à4 Bonne construction, calculs soignés, haubans fixes.
4à5 Construction courante (légers efforts dynamiques non pris en compte, treuil ... )
5à8 Calculs sommaires, efforts difficiles à évaluer (cas de chocs, mouvements alternatifs, appareils
de levage, manutention ...)
8 à 10 Matériaux non homogènes, chocs, élingues de levage ...
10 à 15 Chocs très importants, très mal connus (presse)
ascenseur
Allongement de la pièce : Valeur d’allongement de la pièce lors de l’essai de
traction/compression. Il faut faire attention au résultat obtenu, la formule en compression est
identique à la traction mais le résultat doit être négatif (perte de longueur à retrancher).
∆l = F . L0 Avec ∆l : Allongement négatif (mm)
E.S F : Force exercée en Newton (N)
L0 : Longueur initiale de la pièce (mm)
E : Module d’Young du matériau (Mpa)
S : Surface de la section de la pièce (mm²)
Condition de résistance :
σ ≤ Rpe σ max = Rpe
0 σ Rpe Re Rm Rr
σ max
Condition de déformation :
Pour des raisons fonctionnelles (cahier des charges fonctionnelles, alignements…) il est parfois
important de limiter l’allongement, il doit rester dans une valeur limite ∆l limite.
∆l ≤ ∆l limite
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IV) Flexion simple
y
σ = Mfz . y
IGz M
y
G
z
Avec Mfz : moment de flexion en [Link] x
IGz : moment quadratique de la section par rapport à l’axe (Gz) en mm4
y : distance par rapport à l’axe (Gz) en mm
La contrainte normale engendrée est nulle le long de l’axe (Gz) (fibre neutre) et est de plus en
plus élevée lorsqu’on s’en éloigne donc la contrainte maximale pour une section carrée avec les
axes ci-dessus est :
σmax = Mfzmax . ymax = Mfz . a/2
IGz IGz
a4 3
bh hb 3
I Gx I Gy
d4 D 4 d 4
I Gx I Gy I Gx I Gy I Gx I Gy
12 12 12 64 64
Dans les sujets d’enseignement transversal vous tombez sur des diagrammes comme ci-
dessous qui correspondent à l’étude d’une poutre droite avec une charge répartie q en N/mm cas
1 ou concentrée cas 2 (P en newtons). L représente la longueur de la poutre, RA et RB les réactions
en N.
q.l 2
max Rpe
8
5 q.l 4
f fadmissibl e
384 E.I
Cas 1 : Mf max pour x = L/2 et la déformée maximum est égale à f, faire de même pour le cas 2.
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V) CISAILLEMENT SIMPLE
Relation Sollicitation – Contrainte
τ =T τ : contrainte de cisaillement en MPa
S T : effort tranchant en N
S : surface de la section en mm2
La contrainte tangentielle engendrée est identique dans toute la section :
τ ≤ Rpg avec Rpg : contrainte pratique au glissement (cisaillement).
Rpg = Reg avec Reg : résistance élastique par glissement
s s coefficient de sécurité.
VI) TORSION
τ = Mt .
IG
G
Avec τ : contrainte en MPa M
Mt : moment de torsion en [Link] Fibre neutre
IG : moment quadratique polaire de la section en mm4
: distance au centre de la section en mm
La contrainte tangentielle engendrée est nulle au centre de la section (fibre neutre) et est de
plus en plus élevée lorsqu’on s’en éloigne donc :
τ max = Mt max . max
IG
max = R si cylindre plein.
Loi de comportement élastique :
Mt = G . θ . IG
Avec G : module de Coulomb (MPa)
θ = α : angle de torsion unitaire (rad/mm) x
x
IG : moment quadratique polaire de la section en mm4
Ou α = Mt . L avec L en mm, I = IG en mm4 et Mt en mm.N
G.I
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VI) SIMULATION PAR ELEMENTS FINIS
En analyse numérique, la méthode des éléments finis est utilisée pour résoudre
numériquement des équations aux dérivées partielles. Celles-ci peuvent par exemple
représenter analytiquement le comportement dynamique de certains systèmes physiques
(mécaniques, thermodynamiques, acoustiques, etc.). Concrètement, cela permet par exemple
de calculer numériquement le comportement d'objets même très complexes, à condition
qu'ils soient continus et décrits par une équation aux dérivées partielles linéaire : mouvement
d'une corde secouée par l'un de ses bouts, comportement d'un fluide arrivant à grande
vitesse sur un obstacle, déformation d'une structure métallique, etc.
I)
II)
Exemple : Plaque soumise à un effort à l’aide d’un logiciel de simulation (Autodesk
Inventor).
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