Gestion de Trésorerie : Concepts et Méthodes
Gestion de Trésorerie : Concepts et Méthodes
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
Définir le contrat pédagogique (présentation du syllabus du cours),
Présenter les objectifs du cours,
spécifier et expliquer les notions de bases liées la gestion de trésorerie,
identifier les différentes approches de la trésorerie
Consignes
Lire le cours et comprendre, préparer des questions pour le présentiel
Jusque dans les années 80, la fonction de trésorerie était très discrète et se contentait de
rapprocher les données comptables avec les données bancaires. Peu à peu les trésoriers
s'intéressent à la notion de trésorerie 0 qui consiste à maintenir le niveau de la trésorerie proche
de 0 pour optimiser les liquidités éventuellement disponibles ou pour réduire les coûts des
découverts. Dans les années 80, le système de change des devises passe de fixe à flottant. Dans
ces conditions, il y a de très fortes fluctuations entre les différentes devises et les comptables
constatent de nombreuses pertes ou gains de change. Le trésorier est à cette époque orienté peu
à peu vers les marchés financiers (marché des changes mais aussi marchés monétaires pour les
taux d'intérêt) ...
Après avoir situé la trésorerie dans le cadre global de la gestion d'une entreprise, ce cours
approfondit les méthodes de prévision des flux de liquidités, tels qu'ils résultent d'un ensemble de
décisions prises dans un cadre annuel. Il aborde les outils d'équilibrage d'une trésorerie, leur
comparaison en termes de coûts et les arbitrages qui en découlent. Cette partie permet d'étudier les
relations qui s'établissent avec les banques. Le cours traite, pour terminer, des méthodes de
rationalisation de la gestion de trésorerie. L'objectif est de former à la fonction de trésorier, dans
ses missions les plus larges. Cet objectif général est décliné en objectifs spécifiques suivants :
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- Connaître les principales composantes de la gestion financière à court terme,
- Comprendre les objectifs de la gestion financière à court terme et maîtriser les principales
formes de financement et de placement à court terme,
- Etre capable de construire un plan de trésorerie et connaître les principales caractéristiques
de la gestion de trésorerie le jour au jour,
- Comprendre quels sont les divers éléments influant le coût des opérations bancaires, savoir
calculer le coût réel des principaux financements à court terme et savoir appréhender les
relations avec les banquiers.
Méthode pédagogique
L’enseignement se déroule en cours magistrale et travaux dirigés.
Pré requis :
Bonnes connaissances de base en finance et en comptabilité.
Crédit :5 Volume horaire :
11
BIBLIOGRAPHIE
Bagneris J.-C., Givry P., Teulié J., Topsacalian P. (2004), « Introduction à la finance
d’entreprise », Edition Vuibert, 280p.
Bellier Delienne A. et Khath S. (2005), « Gestion de @trésorerie », Edition Economica, 336p.
Gauthier N., Causse G. (1981), « La trésorerie dans l'entreprise », Edition Publi-Union, 432p.
12
Introduction générale
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Pour les soldes débiteurs, par un coût explicite égal à la différence de taux entre le
découvert et un financement moins onéreux.
Pour cela, le trésorier doit se former aux nouvelles techniques, aux nouveaux instruments
financiers, à la sécurisation des moyens de paiements, sans oublier les nouveaux concepts de
management ; il doit maîtriser les nouvelles technologies afin de supprimer les intermédiaires,
réduire le délai d’acheminement des informations, utiliser les outils d’aide à la décision.
Il est enfin de son rôle et de sa responsabilité de protéger l’entreprise des risques financiers
(risque de contrepartie lié à l’insolvabilité des clients, risque de manque de liquidité, risque de
change, risque de taux) dont les conséquences pourraient provoquer des pertes importantes à
l’entreprise, parfois jusqu’à mettre en péril son existence même. Pour réduire ces risques une
réorganisation interne est quelques fois nécessaire et la maîtrise des instruments financiers
adéquats externes.
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Chapitre 1 : La trésorerie et l’équilibre financier
On peut s’arrêter à quatre définitions de la trésorerie, de plus en plus larges : l’encaisse, les
actifs liquides, la trésorerie nette et la trésorerie potentielle :
l’encaisse est l’ensemble des moyens de paiement disponibles quasi-immédiatement
dans l’entreprise (caisse, comptes à vue, valeurs à l’encaissement…) ;
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la notion d’actifs liquides, correspondant traditionnellement à la conception anglo-
saxonne de la trésorerie, comprend les disponibilités et les titres de placement de
l’entreprise ;
la trésorerie nette est égale à la différence entre les valeurs disponibles (trésorerie-actif)
et les dettes à court terme bancaires (trésorerie-passif) ; la trésorerie nette de l’entreprise
peut être positive, négative ou nulle ;
la trésorerie potentielle généralise la trésorerie nette en tenant compte, en plus, des
liquidités potentielles et des capacités d’endettement inemployées ; avec cette dernière
définition, on s’éloigne des problèmes de liquidité journalière pour s’intéresser à la
planification financière.
I – 2 – 1 Bilan financier
La présentation du bilan par grandes masses appelée bilan financier était privilégiée par le plan
comptable général OCAM, mais est moins utilisée aujourd’hui car elle ne fournit pas une bonne
mesure de l’outil économique. Le calcul de la trésorerie à partir du bilan financier fournit un
outil statique de détection d’un risque de faillite, utilisé surtout par les banquiers.
Le but de cette approche est d’établir un inventaire du patrimoine de l’entreprise et d’estimer
le risque de non solvabilité et de non liquidité, à partir du bilan.
Bilan financier
ACTIF PASSIF
Emplois à plus d’un an (actif immobilisé) Ressources à plus d’un an ou capitaux permanents
(ressources stables)
Emplois à moins d’un an ou à court terme (actif Ressources à moins d’un an ou à court terme (passif
circulant AO et HAO) circulant AO et HAO)
Trésorerie nette (emplois si positive) Trésorerie nette (ressources si négative)
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Il faut noter que la distinction « exploitation – hors exploitation » ou « AO – HAO » n’est pas
toujours pratiquée en analyse liquidité.
Les limites de cette approche sont :
le caractère arbitraire de la notion de liquidité (un actif immobilier peut être vendu
rapidement, pourtant il est classé dans les actifs les moins liquides),
l’évaluation par liquidation des éléments d’actif et de passif ne concerne pas les
entreprises « vivantes » qui continuent leur activité,
la trésorerie n’est pas calculée directement.
I – 2 – 2 Bilan fonctionnel
L’approche fonctionnelle qui privilégie le fonctionnement économique de l’entreprise est plus
récente. Le plan comptable général SYSCOA préconise cette analyse. Le bilan fonctionnel est
un ensemble de stocks d’emplois et de stocks de ressources. Il est fondé sur le principe
d’affectation des ressources stables aux emplois stables. L’excédent des ressources devrait
alors servir à financer les besoins nets durables générés par le cycle d’exploitation. La trésorerie
en conséquence serait le signe de l’équilibre financier de l’entreprise.
Les limites de l’analyse fonctionnelle sont surtout :
la distinction entre les financements longs et les financements courts (concours
bancaires) ;
l’affectation des ressources stables aux emplois stables qui va à l’encontre du principe
de l’unité de caisse (l’ensemble des ressources finance l’ensemble des emplois),
la trésorerie est seulement la différence entre les ressources et les emplois.
Bilan fonctionnel
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé = Emplois stables Ressources durables (stables ou no cycliques)
Actif d’exploitation ou circulant AO (actif cyclique Passif d’exploitation ou circulant AO (ou passif cyclique
d’exploitation. d’exploitation)
Actif circulant hors exploitation (ou cycliques HAO) Passif circulant hors exploitation (ou cyclique HAO
Trésorerie-actif Trésorerie-passif
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d’encaisses ou de non-affectation), ce qui a pour conséquence l’abandon de la notion de fonds
de roulement. Les immobilisations figurent pour leur montant brut. Les stocks de ressources
sont constitués du financement propre externe et interne et des dettes.
Cette représentation traduit une approche particulière de l’entreprise. Cette dernière est
considérée comme disposant d’un pool de fonds finançant globalement un ensemble d’actifs
correspondant à un certain niveau de risque et de rentabilité. La rentabilité générée par les actifs
permet de rémunérer les différentes sources de fonds, compte tenu du niveau de risque.
Il convient de noter que le bilan liquidité n’est pas adapté au diagnostic financier. Le choix se
porte donc :
- sur le bilan fonctionnel pour apprécier l’évolution de l’équilibre financier, donc des
risques à court terme.
- Sur le bilan pool de fonds pour apprécier l’évolution de la stratégie et des types de
risques choisis, ou subis, par l’entreprise, donc des risques à long terme.
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Séance 2
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
spécifier et expliquer les notions de bases liées la gestion de trésorerie,
calculer le besoin en fonds de roulement Normatif
Consignes
Lire le cours et comprendre, traiter l’application
I – 3 – 1 Le fonds de roulement
Le fonds de roulement (FDR) = ressources stables – actif immobilisé net (emplois stables).
Les emplois stables comprennent les immobilisations nettes et les autres valeurs immobilisées.
Les ressources stables sont composées du capital social, des réserves, du report à nouveau, des
dettes à moyens et long terme, des provisions pour risques et charges et des subventions
d’investissement.
Le fonds de roulement constitue un indicateur d’équilibre financier de l’entreprise
traditionnellement utilisé. Toutefois, l’interprétation de la notion de fonds de roulement dépend
de l’activité, de l’environnement, des fluctuations saisonnières des flux de l’entreprise, et n’a
de sens qu’en le confrontant aux besoins de financement de l’entreprises.
FDR ≥ 0 => les ressources stables contribuent au financement des besoins d’exploitation ou le
financement de l’activité courante dépend vis-à-vis des crédits fournisseurs et des crédits de
trésorerie.
FDR < 0 => grande dépendance des activités de financement.
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Le besoin en fonds de roulement est formé de deux composantes : le besoin en fonds de
roulement d’exploitation (ou activités ordinaires) et le besoin en fonds de roulement hors
exploitation (ou hors activités ordinaires).
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE) = stocks + Créances de l’actif circulant
– Dettes circulantes ou
BFRE = actif circulant d’exploitation – passif circulant d’exploitation
Le BFR et le BFRHE sont généralement calculés à partir des éléments. Mais, le BFR peut
varier plus ou moins fortement en cours d’exercice selon l’activité de l’entreprise. Il est donc
intéressant de calculer un BFR standard dit normatif (ou encore méthode des « experts
comptables ») calculé à partir de données prévisionnelles (ou passée). Le BFR normatif
correspond ainsi à un besoin de financement moyen de l’activité de l’entreprise. Nous pouvons
également les estimer à partir des détails d’écoulement physique des postes circulants du bilan.
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Le processus de calcul du BFR normatif est résumé dans le tableau suivant :
Jours de CAHT
Postes Ration de rotation en jours Coefficient de pondération
Actif Passif
ères 𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝐶𝑆𝑀𝑃𝐶
Stock matières 1 d1 = × 360𝑗 c1 = d1×c1
𝐶𝑆𝑀𝑃𝐶 𝐶𝐴𝐻𝑇
𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝐶𝑆𝑉𝑀
Stock marchandises d2 = × 360𝑗 c2 = d2×c2
𝐶𝑆𝑉𝑀 𝐶𝐴𝐻𝑇
TOTAL X Y
Du tableau il découle la formule suivante pour la détermination du BFR en jours de CAHT :
BFR en jours de CAHT = X – Y
Application
La société CRAIM, spécialisé dans la vente en gros et demi-gros de matériels et fournitures
pour les arts graphiques et plastiques, vous communique certaines informations utiles à
l’analyse de l’évolution du besoin en fonds de roulement d’exploitation entre N-1 et N.
Les données comptables en milliers de francs CFA, relatives au cycle d’exploitation sont les
suivantes :
Eléments N-1 N
Stock initial de marchandises 2 160 1 428
Stock final de marchandises 1 428 1 600
Chiffre d’affaires 25 400 30 160
Achats de marchandises 12 980 16 932
Autres achats et charges externes 779 846
Créances clients et comptes rattachés 6 981 7 481
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 4 540 5 418
Autres informations (en milliers de francs CFA) :
Eléments N-1 N
Dettes fiscales et sociales 1 810 2 111
Effets escomptés non échus 216 255
Taux de TVA 19,6% 19,6%
TAF :
1 Calculer le besoins en fonds de roulement d’exploitation en valeur et en nombre de jours de
chiffre d’affaires
21
2 Quels sont les moyens qu’une entreprise doit mettre en œuvre pour réduire son besoin
en fonds de roulement.
I – 3 – 4 La Trésorerie nette
La situation de trésorerie peut s’obtenir directement à partir du bilan :
Trésorerie nette = Emplois de trésorerie (Trésorerie-actif) – Ressources de trésorerie
(Trésorerie-passif).
Les emplois de trésorerie correspondent aux utilisations que l’entreprise fait de ses excédents
temporaires de liquidités : valeurs mobilières de placement (facilement transformables en
liquidités), disponibilités. Les ressources de trésorerie recouvrent les dettes à moins d’un an :
Emprunts et dettes financières à moins d’un an, Concours bancaires courants.
La trésorerie, issue du bilan, est constituée à un moment donné ; elle est donc extrêmement
variable dans le temps, du fait de la succession continuelle des encaissements et des
décaissements. D’après l’analyse précédente, la trésorerie est un indicateur de l’équilibre
financier entre fonds de roulement et besoin en fonds de roulement :
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Séance 3
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
spécifier et expliquer les notions de bases liées la gestion de trésorerie,
élaborer le tableau de flux de trésorerie
Consignes
Lire le cours et le comprendre, traiter l’application
Toutes les opérations que l’entreprise réalise avec son environnement se traduisent,
immédiatement ou à terme, par des flux de trésorerie. Ainsi l’analyse des bilans est complétée
par une analyse des flux de trésorerie pendant l’exercice (formation du résultat de l’exercice)
et de leur évolution sur plusieurs exercices. L’analyse dynamique est indispensable à la mesure
de la performance de l’entreprise et au diagnostic financier.
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CAF= Produits encaissables (sauf PCEAI) – Charges décaissables.
La CAF est calculée en tenant compte des variations de stocks. Il s’agit de connaître la
ressource dégagée par les opérations de gestion réalisées au cours de l’exercice, compte tenu
des ventes et des consommations de cet exercice. Or la constatation des variations de stocks
n’a aucun effet sur la trésorerie (ce sont des éléments calculés et les fournisseurs
d’approvisionnements seront réglés quelle que soit la consommation réalisée). Par conséquent,
il faut éliminer les variations de stocks de la CAF pour trouver le flux net de trésorerie lié à
l’activité.
En raison des crédits interentreprises, tous les produits de gestion encaissables de l’exercice N
ne sont pas encaissés au cours de l’exercice. Il subsiste donc des créances nées au cours de
l’exercice. Par contre, des créances antérieures à l’exercice ont été encaissées ; de sorte que
l’on a : Produits encaissés = Produit encaissables – Δcréances.
De même, toutes les charges décaissables de l’exercice en cours n’ont pas été décaissées ; par
contre des dettes antérieures ont été réglées. Un raisonnement identique au précédent conduit
à : Charges décaissées = Charges décaissables – Δdettes.
La prise en compte des variations de créances et de dettes constitue la deuxième correction à
apporter à la CAF pour obtenir le flux net de trésorerie lié à l’activité.
La relation entre le flux net de trésorerie lié à l’activité et la CAF est la suivante :
Le flux net de trésorerie lié à l’activité permet de savoir si les opérations de gestion réduiraient
la trésorerie. Une entreprise dont les opérations de gestion réduiraient la trésorerie (FNTLA<0)
se trouverait dans une situation critique et risquerait d’être confrontée, à bref délai, au problème
de non liquidité. Si, au contraire, le FNTLA est largement positif, il exprime l’existence d’un
potentiel d’autofinancement et est le signe d’une bonne rentabilité.
Par ailleurs, la relation : FNTLA = CAF – ΔBFR lié à l’activité, met en évidence une donnée
fondamentale, à savoir que : la CAF ne peut être assimilée à un excédent de trésorerie, c’est-à-
dire à une ressource disponible à 100%.
En réalité, le flux net de trésorerie lié à l’activité dépend de l’importance respective de la CAF
et de la variation du besoin en fonds de roulement lié à l’activité.
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Notion de l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE) ou flux de trésorerie
d’exploitation (FTE)
Dans l’ensemble des opérations de gestion liées à l’activité, une place particulière est réservée
aux opérations d’exploitation, c’est-à-dire aux opérations cycliques caractéristiques de
l’activité de l’entreprise. Ces opérations dégagent, au cours de l’exercice, un excédent (ou un
déficit) de trésorerie dénommé Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE), ou Flux de
trésorerie d’exploitation (FTE). En effet, l’ETE est la trésorerie générale (ou consommée), au
cours de l’exercice, par les seules opérations d’exploitation.
Par définition, et pour un exercice donné, on a :
+ Encaissement sur ventes
- Décaissements sur achats
ETE = - Décaissements sur autres charges d’exploitation
- Règlements TVA à décaisser
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b) Flux nets de trésorerie sur opérations d’investissement et sur opérations de
financement
Le document qui se prête le mieux à la détermination de ces flux de trésorerie est le TAFIRE
(deuxième partie). Schématiquement, on a :
Emplois stables Ressources durables
CA
Dividendes F
Décaissements Acquisitions d’éléments de Cessions ou réduction Encaissements
l’actif immobilisé d’éléments de l’actif
Charges à répartir immobilisé
Réduction des capitaux Augmentation des
propres capitaux propres
Remboursements de dettes Augmentation des dettes
financières financières
Remarque
La plupart des tableaux de flux adoptent la structure suivante :
Trésorerie due à l’activité
+Trésorerie due à l’investissement
+trésorerie due au financement
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représente pour l’entreprise le résultat de ses choix stratégiques et traduit son niveau de
potentialité. L’emploi qui en est fait engage l’avenir et va influer sur l’équilibre dynamique des
flux futurs.
Les tableaux de flux tentent, chacun à leur façon, de répondre aux deux questions suivantes :
- comment l’entreprise dégage-t-elle de la trésorerie ?
- qu’en fait-elle ?
Les réponses à ces questions sont obtenues grâce à un classement des flux en plusieurs
rubriques permettant de calculer des soldes économiques significatifs. Leur établissement sur
plusieurs années successives est indispensable pour effectuer une étude dynamique
significative. Plusieurs conceptions et tableaux de flux ont été proposés.
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Le tableau de flux de trésorerie selon l’Ordre des Experts Comptables
N-1 N
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat net
Elimination des éléments sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l’exploitation :
+ amortissements et provisions
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
- Produits des cessions d’éléments d’actif
- Quote-part des subventions d’investissements virée au résultat
- Augmentation des frais d’établissement
- Transferts de charges au compte de charges à répartir
Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur opérations d’exploitation
- Variation du BFR lié à l’activité
Flux net de trésorerie lié à l’activité (A)
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
+ Cessions d’immobilisations (incorporelles, corporelles, financières)
- Acquisitions d’immobilisations (incorporelles, corporelles, financières)
+ Variation des dettes et créances sur immobilisations
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (B)
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
+ Augmentation de capital
- Réduction de capital
- Dividendes versés
+ Augmentation de dettes financières
- Remboursement des dettes financières
+ Subventions d’investissements reçues
- Variation du capital souscrit non appelé
- Variation du capital souscrit, appelé, non versé
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (C)
Incidence des variations de cours de devises (D)
Variation de trésorerie (A) + (B) + (C) + (D)
Trésorerie d’ouverture
Trésorerie de clôture
Regroupant l’ensemble des flux de trésorerie d’une entreprise pour un exercice donné, les
tableaux de flux permettent :
- de déterminer la variation de la trésorerie d’un exercice (suivant le type de tableau retenu,
il peut s’agir soit de la variation de la trésorerie globale, soit de la variation des
disponibilités) ;
- d’établir un diagnostic sur la situation de l’entreprise en complément à d’autres analyses.
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Les tableaux de flux constituent un outil d’analyse privilégié ; rompant avec l’optique
patrimoniale, ils reposent sur une approche dynamique et cherchent à mettre en évidence les
choix stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences pour l’avenir de celle-ci.
La trésorerie est considérée comme un indicateur central pour l’analyse financière : une
entreprise qui génère régulièrement une trésorerie importante est, en même temps, solvable,
rentable et apte à assurer son développement. C’est pourquoi l’objectif assigné au tableau
d’analyse de la variation de trésorerie est de fournir une information sur la capacité de
l’entreprise à générer des liquidités et sur l’utilisation qu’elle en a fait au cours de l’exercice
écoulé ».
La plupart des tableaux de flux recèlent un grand nombre d’information très utiles aux analyses
qui peuvent juger de la rentabilité de l’exploitation, de la maîtrise du BFR, du niveau
d’endettement (et donc, du risque financier), de la liquidité, des stratégies de croissance, de
financement, de recentrage, etc. Le regroupement des flux en trois grandes fonctions constitue
un cadre pratique pour l’élaboration des prévisions.
Application
Une société souhaite évaluer l'impact de certaines décisions sur sa trésorerie. Elle vous communique les
informations prévisionnelles suivantes (exercice N+1):
CAF : 110 000 euros
Acquisitions d'immobilisations : 600 000 euros
Emprunt : 500 000 euros (taux: 6% remboursement in fine)
Augmentation du capital (en numéraire): 300 000euros
Cessions d'immobilisations: 40 000 euros
Remboursement d'emprunts : 95 000 euros
Distribution de dividendes : 125 000 euros
BFRE: 1 mois de CAHT
Trésorerie initiale: 15 000 euros
CAHT : 10 000 000 euros en N; 11 800 000 euros en N+1
Taux de l'IS : 33 + 1/3%
Le montant de la CAF tient compte de l'emprunt prévu.
TAF
1. Présenter le tableau de flux prévisionnel pour N+1, en faisant apparaître successivement le flux de trésorerie
généré par l'activité, le flux de trésorerie lié à l'investissement et celui issu du financement.
2. Modifier ce tableau compte tenu des informations suivantes:
a) l'augmentation de capital ne serait libéré que pour un montant de 200 000 euros . Le reste sera appelé
ultérieurement;
b) l'emprunt serait porté à 600 000 euros;
c) le quart des acquisitions d'immobilisations sera réglé au cours de l'exercice N+1
29
Séance 4
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
spécifier et expliquer les notions de bases liées la gestion de trésorerie,
concevoir un budget de trésorerie
Consignes
Lire le cours et le comprendre, traiter l’application
30
II – 1 La budgétisation de la trésorerie
31
Schéma de construction d’un budget de trésorerie
32
modifier le prix de vente sans modification des dépenses). Aussi, pour parer à ces aléas, il est
possible d’adopter la méthode des budgets flexibles ; elle consiste à établir des budgets
variables en fonction de plusieurs hypothèses, en général au nombre de trois : optimiste (niveau
fort), moyenne (niveau vraisemblable) ou pessimiste (niveau bas).
Ainsi par exemple, pour un niveau donné considéré comme vraisemblable, on peut construire
deux autres budgets : l’un, optimiste, dans lequel les prévisions sont supérieures de 15% par
exemple, et l’autre, pessimiste, dans lequel elles sont inférieures de 15%.
Cette méthode permet d’introduire une certaine souplesse dans les prévisions budgétaires et
par conséquent anticipe plusieurs solutions possibles.
D’autres méthodes prennent en comptes l’incertitude en faisant appel au calcul de probabilité.
Bien que séduisante sur le plan intellectuel, elles sont difficiles à mettre en pratique.
II – 2 Le plan de trésorerie
L’entreprise peut souhaiter affiner les informations données par le budget de trésorerie en
faisant intervenir les financement des déficits et les placements des excédents prévus. Il s’agit
ici de procéder à des ajustements pour résorber ces soldes. Une fois le budget de trésorerie
prévisionnel établi, le trésorier doit se poser les questions suivantes :
En cas d’excédent de trésorerie : quel type de placement effectuer ? Quel montant ? Pour quelle
durée ?
Selon les objectifs de l’entreprise, la direction financière peut diminuer les excédents de
trésorerie en investissant (croissance externe, développement…), en remboursant par
anticipation des emprunts à long terme, en finançant les programmes d’acquisition des
investissements prévus, en réglant les fournisseurs au comptant moyennant un escompte de
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règlement ou en effectuant des placements qui prendront différentes formes selon le type de
fiscalité souhaité.
En cas de trésorerie déficitaire : quel type de financement (crédit de trésorerie) faut il privilégier
? Quel montant ? Pour quelle durée ? Les frais et les produits financiers doivent être incorporés
dans le plan de trésorerie.
L’élimination des soldes négatifs s’opère grâce à la mise en place de plusieurs solutions
possibles : la mobilisation des créances commerciales existantes (escompte d’effets
négociables, crédit de mobilisation des créances commerciales…), l’obtention de crédits
bancaires de trésorerie (découverts, crédit de campagnes dont l’objet est de permettre le
financement du besoin d’exploitation des entreprises dont l’activité connaît des fluctuations
saisonnières, les obligations cautionnées qui permettent de différer le paiement de la tva…).
Naturellement les résultats obtenus ne peuvent être qu’approximatifs, ils donnent simplement
des ordres de grandeur et permettent de préparer les décisions qui devront être prises le moment
venu. Le document prévisionnel qui résulte de ces opérations est appelé plan de trésorerie.
II – 2 – 1 Le plan mensuel
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Tableau : structure du plan de trésorerie mensuel
Eléments/mois Janv. Fév. Mars Avril Etc.
Encaissements
Ventes
Autres
Total encaissements (A)
Décaissements
Achats
Autres charges
Total décaissements (B)
Variation de la période (C) = (A) – (B)
Solde initial (D)
Solde fin (E) = (C) + (D)
Ajustements
Placements
-
Financements
-
Solde ajusté
Application
Exercice 6
L’entreprise ALTO a établi les prévisions suivantes pour les trois premiers mois de l’exercice
N:
Prévisions de ventes en milliers de francs CFA
Janvier 9 000
Février 8 000
Mars 10 000
Achats de marchandises en milliers de francs CFA
Janvier 4 000
Février 3 000
Mars 6 000
Les salaires s’élèvent à 1 500 000 F par mois en valeur brute, les taux de cotisations sociales
salariales et patronales étant respectivement de 15% et 50%.
Les autres charges prévues (en milliers de francs CFA) sont les suivantes chaque mois :
a) Frais généraux 1 500
b) Charges financières 500
c) Amortissements 500
Les achats, les ventes et les frais généraux supportent la TVA au taux normal.
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Les clients règlent pour moitié au comptant et le solde à 30 jours.
Les fournisseurs sont payés à 60 jours.
Les salaires nets, la moitié des frais généraux et la totalité des charges financières sont réglées
le mois même. Les autres charges décaissables sont réglées le mois suivant.
Extrait du bilan au 31/12/N-1
Clients 6 030
TVA à décaisser 900
Disponibilités 600
Fournisseurs 9 640 (dont 6 400 à payer en janvier, le reste en février
Dettes sociales 900 (à verser en janvier)
Concours bancaires 300
Emprunt 12 000 (échéance : 4 000 en février)
TAF : Etablir le budget de trésorerie
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Séance 5
Objectifs
Cette séance a pour objectif de concevoir un budget et un plan de trésorerie périodique et au
jour le jour.
Consignes
Lire le cours et le comprendre, traiter le cas
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Une manière d’améliorer le rythme des encaissements et de baisser le coût du recours aux
crédits de trésorerie consiste à réduire le fonds de transit.
Les règlements par chèques des clients résidant dans les différentes villes du pays entraînent
pour l’entreprise deux types de retards : le premier est relatif au délai d’acheminement du
chèque du client vers l’entreprise qui, s’il est effectué par courrier, peut exiger quelques jours ;
le second concerne le délai nécessaire à son paiement par la chambre de compensation qui est
de plusieurs jours (jusqu’à quinze pour les chèques hors place).
Pour réduire ces délais, l’entreprise peut mandater un représentant pour récupérer les chèques
et les faire présenter à la compensation sur place dans les villes éloignées. Les fonds ainsi
déposés sur un compte sont disponibles rapidement pour l’entreprise, qui peut par ailleurs en
demander le virement à son compte bancaire du siège social.
Par ailleurs, la gestion de trésorerie au jour nécessite d’effectuer des provisions en termes de
« jours de valeur » pris en considération par la banque, qui sont différents des dates
d’enregistrement des opérations ; ainsi par exemple, un chèque sur place remis à la banque
pour compensation le 1/01 aura à la date de valeur du 3/01 (soit J+2). Alors l’entreprise doit
mettre en place une organisation complexe, ce qui nécessite un travail d’analyse et
d’information important.
Cette analyse porte sur plusieurs points :
- recensement de tous les encaissements et décaissements par nature : règlement
fournisseurs, produits financiers, encaissements clients, paiement des impôts,
- inventaire des moyens de règlements utilisés : virements chèques bancaires lettre de
change,
- distinction entre les flux certains et les flux incertains (quant au montant quant à la date
ou aux deux). Les flux certains pourront être chiffrés et positionnés dans le temps sans
problème, les flux incertains feront l’objet d’un traitement particulier, ils seront
positionnés et leur montant déterminé sur la base de calculs probabilistes ou de manière
plus aléatoire.
- le système comptable est mal adapté aux prévisions de trésorerie. En effet, il ne prend
en compte que les dates d’opérations et non leurs dates de valeur. Par ailleurs, il existe
toujours un décalage entre la réception de la pièce comptable à l’origine de la
comptabilisation de l’opération et le transfert de l’information au trésorier.
- les circuits de paiements : les paiements en espèces exceptés, tous les moyens de
règlement connaissent des décalages entre le moment de l’émission et celui de la remise
à la banque pour encaissement. Raisons : le temps de transmission, de traitement
38
comptable et administratif, les temps mort etc. Bref les durées des décalages sont très
variables, elles dépendent du type de règlement de son mode de transmission et des
partenaires concernés.
Ainsi, le plan de trésorerie au jour le jour va consister à placer les flux financiers en date de
valeur. Pour chaque support de paiement, on positionne les montants des flux à la date réelle
de crédit ou de débit en banque, celle-ci servant de point de départ au calcul des agios.
Vocabulaire
- Date de valeur : date réelle de débit ou de crédit d’un compte bancaire. Elle détermine
la durée sur laquelle sont calculés les intérêts. Elle est antérieure ou postérieure à la date
d’opération selon qu’il s’agit d’un débit ou d’un crédit
- Jour de banque : jour ajouté à la durée du crédit résultant de l’application des dates de
valeur.
- Heure de caisse : heure au-delà de laquelle les opérations bancaires sont réputées faite
le lendemain.
- Jour ouvrés : jours effectivement travaillés par la banque
- Jours calendaire : jours du calendrier
39
Les entreprises sont quotidiennement confrontées à des problèmes de trésorerie, et l’urgence
des besoins de liquidités ne peut se satisfaire d’un traitement théorique et doctrinal, aussi nous
proposons d’illustrer les mécanismes du budget de trésorerie à travers un cas.
Cas
On se propose de mesurer l’impact de l’existence des jours de valeur sur le coût de la trésorerie. Une entreprise a
une activité régulière sans variation saisonnières.
Les achats et charges diverses journaliers sont uniformément répartis dans le mois et s’élèvent mensuellement à
1 232 000 FCFA TTC. Ils sont réglés par chèque, au comptant (on négligera les délais postaux et le traitement des
chèques chez les fournisseurs).
Les salaires, d’un montant mensuel de 1 500 000 FCFA sont payés par virement le 26 du mois.
Les charges sociales versées à la CNSS sont réglées le 13 du mois suivant. Elles sont encaissées régulièrement
par cet organisme le 17 du mois. Elles s’élèvent à 50 % du montant des salaires.
La TVA est payée par chèque le 17 du mois. Le chèque d’un montant de 476 000 FCFA est encaissé le 20.
Les ventes journalières sont régulières et s’élèvent mensuellement à 4 400 000 FCFA TTC. Les clients règlent le
16 du mois, la moitié par chèques sur place, la moitié par chèques hors place
Le 1er janvier est un dimanche
Le taux d’intérêt du découvert négocié avec la banque est de 12 %
Les dates de valeur négociées sont les suivantes :
Remise de chèque sur place J + 2JC
Remise de chèques hors place J + 5JC
Paiement de chèques J – 2JC
Virement débit J – 1JC
Les prévisions seront faites dans une hypothèse de régime de croisière
40
Séance 6
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
spécifier et expliquer les notions de bases liées aux placements,
identifier les principales formes de placement à court terme.
Consignes
Lire le cours, le comprendre et décrire les principales formes de placement à court terme
L’entreprise peut dégager des excédents de trésorerie. Il faut trouver les placements adaptés à
la durée des excédents. Depuis le début des années 1980, les possibilités de placements pour le
trésorier ont connu une véritable explosion : développement des OPCVM la création des
TCN…
41
a) Les deux critères contradictoires
- La rentabilité : Elle dépend non seulement des intérêts perçus mais aussi des plus
values. Le rendement des placements n’est souvent connu qu’à posteriori ce qui
rend aléatoire le choix du meilleur placement.
- La sécurité : Les placements en actions et dans une moindre mesure en obligations
présentent un risque de moins value (risque en capital) alors que les placements en
titres de créances négociables offrent une meilleure sécurité. Les placements à taux
fixe présentent un risque de taux si le taux du marché augmente alors que pour les
placements à taux variable, le risque est celui d’une baisse de taux. Le critère de
rentabilité est souvent contradictoire avec celui de sécurité.
b) Facteurs de décision
Le choix des placements dépend des facteurs suivants : durée prévue du placement,
anticipations sur l’évolution des taux d’intérêts et des taux de change dans le cas de placement
en devises. Ces prévisions tentent de limiter le risque de taux : attitude de l’entreprise par
rapport au risque en capital Le trésorier ou le chef d’entreprise adopte généralement une
politique évitant systématiquement le risque en capital. Cependant, ils peuvent parfois accepter
un risque en capital à condition qu’il n’excède pas le montant des intérêts prévus. Régime fiscal
des différents types de placements.
42
b) Les placements sur les marchés
- Les valeurs mobilières (VM) : Les VM sont des titres réunissant les trois
caractéristiques suivantes : ils sont négociables, confèrent des droits identiques par
catégorie et sont cotées ou susceptibles de l’être. Les VM sont dématérialisées c'est-
à-dire inscrites en compte. Il existe différents placements en VM :
Placements en actions : l’action est un titre qui constate le droit de l’associé
dans une société risqué. C’est un titre de propriété.
Placement en obligations : C’est un titre de créance négociable. Intérêt fixe
ou variable, peu risqué… mais risque de taux.
Opérations de réméré et de pension livrée : Ce sont des opérations
d’échange temporaire de titres contre espèces. Elles diffèrent par leur base
juridique. La vente à réméré est une vente ferme de titres assortie d’une
faculté de rachat. La pension livrée consiste en un échange simultané de
titres et de liquidités avec un transfert de propriété du titre à celui qui prend
en pension. Une vente à réméré est une vente comportant une option de
rachat, après un certain délai, à un prix fixé initialement. Dans la pratique,
les ventes à réméré concernent des obligations ou des TCN. Il en existe
plusieurs types : à taux fixe, à taux variable avec date de sortie connue ou
inconnue.
43
Les FCP qui sont des copropriétés de valeurs mobilières, sans personnalité
morale. Les OPCVM sont transparents, ne sont soumis ni à l’impôt sur le
revenu, ni à l’impôt sur les plus-values. L’imposition est transférée aux
porteurs de parts.
d) Placements en devises
Ils sont souvent utilisés pour se prémunir contre les risques de change. Ils se font sous forme
de blocage de devises ou encore sous forme d’obligations en monnaie étrangères.
45
Séance 7
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
spécifier et expliquer les notions de bases liées aux financements à court terme,
identifier les principales formes de financement à court terme.
Consignes
Lire le cours, le comprendre et décrire les principales formes de financement à court terme
Les crédits à court terme concernent le financement du cycle d’exploitation. On les classe
généralement en deux catégories : les crédits de mobilisation des créances et les crédits de
trésorerie. Il en existe une multitude, leurs coûts sont variables et souvent élevés. Nous
passerons en revus les principaux crédits à court terme.
C’est un crédit que les entreprises fournisseurs accordent aux entreprises clientes et qui est lié
à la livraison d’un bien ou d’un service. Il est une alternative au paiement comptant. C’est un
délai de paiement que les entreprises s’accordent mutuellement. Les effets de commerce sont
les supports les plus fréquents du crédit interentreprises.
46
Tableau : Le crédit interentreprises dans le bilan des entreprises
L’entreprise créancière prête des fonds à son client par le biais des délais de règlement. Pour
l’entreprise prêteuse, le crédit interentreprises est un emploi de ses ressources internes
(Capitaux propres) et externe (emprunts). L’entreprise débitrice, c’est-à-dire emprunteuse
bénéficie d’un prêt accordé par ses fournisseurs. Ce prêt permet à l’entreprise de financer son
cycle d’exploitation. Cette forme de financement échappe totalement au système bancaire.
Le crédit interentreprises varie en fonction des secteurs et de la taille de l’entreprise. Les PME
disposent d’un pouvoir de négociation plus faible aussi bien auprès de leurs fournisseurs que
de leurs clients. Le développement de cette modalité de crédit trouve son explication dans les
points suivants : Les délais de paiements sont un élément de la stratégie commerciale des
entreprises. Il est profondément ancré dans les habitudes et les pratiques commerciales. Les
délais de règlement sont un point essentiel des négociations commerciales. L’entreprise cliente
négocie ainsi l’obtention de ressources financières. L’accès au crédit bancaire est inégal selon
les entreprises. Certaines entreprises obtiennent difficilement des crédits bancaires ou les
obtiennent à des conditions plus restrictives et plus onéreuses que d’autres. En revanche, le
crédit fournisseurs constitue un financement gratuit et facilement accessible. L’escompte
permet le financement bancaire du crédit interentreprises. Le crédit interentreprises est en
dernier ressort financé par les banques. En effet, l’entreprise fournisseur peut tirer des effets en
représentation de ses créances sur les entreprises clients. Elle pourra ensuite facilement
escompter ces effets auprès de sa banque. Inconvénients : Il a un coût élevé pour les entreprises
créditrices. Son financement par l’escompte engendre des frais financiers. Il présente un risque
47
de répercussion en chaîne des faillites. La défaillance d’un client se répercute en amont sur les
entreprises prêteuses.
a) L’escompte commercial
Si l’entreprise ressent des besoins de trésorerie, elle peut sous réserve de l’autorisation accordée
par la banque, mobiliser auprès de celle-ci les titres de créances à échéance, qu’elle détient sur
ses clients : on dit qu’elle escompte les effets.
Par la technique de l’escompte, l’entreprise remet l’effet non échu au banquier et de cette
manière lui transfert la créance. En échange, ce dernier met à sa disposition une somme
d’argent correspondant au nominal de l’effet, sous déduction de frais et d’un intérêt calculé sur
la durée allant jusqu’à l’échéance. Cette somme correspond en quelque sorte à la valeur actuelle
de la créance. Le crédit d’escompte accordé à l’entreprise est généralement assorti d’un plafond
représentant le montant total des effets que l’entreprise peut escompter.
Pour le banquier, ce type de crédit est relativement peu risqué : l’effet correspondant à une
opération commerciale dont le dénouement à l’échéance (règlement par le tiré : le client)
permettra de rembourser l’avance d’argent accordée par le banquier. De plus, le droit cambiaire
protège le bénéficiaire de l’effet. Pour l’entreprise, c’est une technique de crédit relativement
souple. L’obtention du crédit d’escompte peut être facile lorsque la réputation et la solvabilité
des « tirés » sont établies.
Les entreprises qui ont la possibilité d’obtenir de leur client le règlement au comptant,
moyennant un escompte de règlement (de x%) doivent comparer le coût de ce dernier avec
l’escompte des effets de commerce auprès du banquier.
c) L’affacturage ou factoring
- Principe
C’est une opération par laquelle une société spécialisée (factor) se charge de l’encaissement
des créances d’une entreprise (appelée adhérent ou fournisseur). Cette prestation s’accompagne
le plus souvent d’une cession des créances à la société d’affacturage qui en verse
immédiatement le montant à l’entreprise et garantit l’entreprise contre le risque de non
recouvrement. L’entreprise qui cède ainsi ses créances bénéficie, contre le paiement de diverses
commissions, d’un crédit de mobilisation de son actif commercial et ne supporte pas le coût
organisationnel de la gestion des créances (coûts de recouvrement et d’impayés). Les sociétés
d’affacturage peuvent accepter l’ensemble des créances commerciales d’une entreprise. En
pratique lorsque le risque d’impayé est trop important elle refuse. L’affacturage a donc trois
fonctions : le financement des créances clients, leur garantie de paiement et leur gestion.
L’affacturage est principalement utilisé par des entreprises de taille plutôt modeste pour
lesquelles l’escompte classique revient cher et qui n’ont pas les moyens de gérer efficacement
leurs créances clients.
- Coût de l’affacturage
Montant du financement : Le montant théorique possible pour l’entreprise
varie entre 0 et 100% du montant de l’encours clients. Le factor peut prendre en
charge la totalité du CA de l’adhérent
Fonds de garantie : est alimenté par une retenue de 8 à 12% de l’encours clients.
Il est constitué pour garantir le remboursement des sommes dues par l’adhérent
au factor (par exemple si un client réglait directement l’entreprise).
Commission d’affacturage : s’applique au montant TTC des factures prises en
charge par le factor. Elle assure la rémunération du travail et des risques pris par
le factor. Son taux varie entre 0,5 et 2, 5%
Commission de bordereau : Lorsque le règlement du client est réalisé par un
billet à ordre, le factor perçoit une commission dont le taux se situe aux environ
de 1% l’an. Elle est calculée prorata temporis.
49
Commission spéciale de financement : Lorsque le factor assure lui-même le
préfinancement, il perçoit une commission calculée sur le volume effectif de ce
financement. Le taux pratiqué est égal au TBB majoré de 2 ou 3 points. La
commission est calculée prorata temporis.
50
- Les crédits spots
Ce sont des crédits destinés aux grandes entreprises industrielles qui ont des besoins de
trésorerie importants mais pour des durées très courtes (parfois quelques heures). Leur coût est
faible puisque très proche du taux du marché monétaire. Ce crédit est mis en œuvre par billet
financier émis par l’entreprise à l’ordre de s banque.
Les crédits de trésorerie sont risqués pour la banque en raison de leur absence de garanties.
Cependant, la banque exige souvent des garanties complémentaires comme une caution, un
nantissement des valeurs mobilières ou de marchandises, ou encore la signature d’un billet à
ordre susceptible d’être escompté auprès d’une autre banque. Les crédits de trésorerie
représente un risque pour l’entreprise quand ils ne sont accordés que verbalement car cela
pourrait permettre à la banque de les révoquer sans préavis. Il est prudent d’obtenir une
confirmation écrite de la banque.
51
- Les avances sur marchandises
Elles correspondent à des avances de trésorerie destinées au financement partiel des stocks
importants constitués par les entreprises. Les stocks peuvent être nantis au profit du banquier.
Ils sont déposés soit dans un établissement spécialisé (magasins généraux par exemple), soit
dans les locaux même de l’entreprise.
- Le warrant
C’est un instrument de crédit spécialement conçu pour le financement des stocks. C’est un
billet à ordre par lequel le souscripteur s’engage à payer une somme d’argent à une certaine
échéance. Les marchandises déposées dans un magasin général constituent un gage. Le
certificat de gage circule et peut être remis à l’escompte comme un effet de commerce. Les
stocks financés par la banque peuvent également être déposés dans les magasins généraux,
établissement réglementés par dahir. Ces établissements sont responsables des marchandises
déposées et reçoivent une rémunération de leurs services de garde. Il est remis au déposant un
récépissé à ordre qui confère le droit de propriété et un warrant à ordre qui autorise le
nantissement des marchandises entreposées. Ces deux documents sont susceptibles d’être
endossées en particulier, au moment de l’obtention de l’avance sur marchandises, le
propriétaire endosse au profit du banquier le warrant à titre de marchandises (gage).
a) Le crédit documentaire
Le développement des échanges internationaux, l’éloignement des opérateurs économiques
(importateurs, exportateurs) imposent à ceux-ci l’observation de règles de prudence destinées
à assurer la bonne fin des opérations commerciales.
L’expéditeur doit produire des documents relatifs à la marchandise exportée :
- La facture commerciale en plusieurs exemplaires.
- Les pièces relatives à l’expédition (essentiellement le connaissement, la lettre de
voiture ou lettre de transport aérien, etc.)
- Les documents attestant les caractéristiques des marchandises exportées (certificat
d’origine, note de poids et de colisage, etc.).
Pour définir le crédit documentaire, on peut adopter les termes retenus par la chambre de
commerce internationale (C.C.I) :
- Les crédits documentaires qualifient tout arrangement, quelle qu’en soit la
dénomination ou la description, en vertu duquel une banque (émettrice) agissant à
la demande et sur instructions d’un client (donneur d’ordre).
52
- Est tenue d’effectuer un paiement à un tiers (bénéficiaire) ou à son ordre, ou de
payer ou accepter des effets de commerce (traites) tirés par le bénéficiaire.
Ou
- D’autoriser une autre banque à effectuer ledit paiement ou à payer, accepter ou
négocier les effets de commerce contre remise de documents stipulés, pour autant
que les conditions du crédit soient respectées.
Le crédit documentaire garantit à l’importateur, que les documents relatifs à l’expédition sont
bien arrivés et sont conformes aux conditions qu’il a fixées à l’exportateur que le prix convenu
sera réglé. Cela étant, l’importateur n’est pas pour autant sur que la marchandise est tout à fait
conforme à ce qu’il a commandé.
La banque de l’importateur qui s’est engagé à payer le fournisseur peut soit bloquer le montant
correspondant à la facture dans le compte du client, soit lui accorder un crédit total ou partiel
(en ne provisionnant pas le montant du crédit documentaire ou en provisionnant une partie
seulement).
53
Séance 8
Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
identifier les divers éléments influant leur coût et leur gain,
calculer le coût réel et le gain respectivement des principaux financements et placements à court
terme.
Consignes
Lire le cours et le comprendre et traiter les applications et exemples
Avec l’ouverture des économies nationales et la libéralisation progressive des échanges, les
autorités monétaires ont progressivement laissé une part d’initiative au marché dans la fixation
des taux d’intérêt.
Les banques font supporter aux entreprises, en plus du taux nominal, des frais et des
commissions divers et appliquent aux opérations bancaires des dates de valeur différentes des
dates réelles. De ce fait, le taux nominal du crédit traduit rarement le taux réel supporté par
l’entreprise.
a) Le taux d’intérêt
- Le taux d’intérêt nominal
Il s’agit du taux annoncé par la banque (taux de l’escompte ou du découvert) ou fixé en
négociation avec l’entreprise en fonction du marché monétaire. Les taux fixés par la banque
varient d’une entreprise à l’autre, ils sont déterminés à partir d’un taux de référence (euribor
54
par ex) auquel on rajoute des majorations pour tenir compte de la nature du crédit et de la
catégorie de l’entreprise. Les taux officiels sont fixés par la BCEAO. Ces taux permettent
d’indiquer l’orientation générale de la politique monétaire et de guider le niveau des taux
d’intérêt à court terme.
Le taux du marché monétaire ou taux interbancaire au jour le jour est le taux négocié auquel
les institutions financières se refinancent mutuellement lorsqu’elles ont besoin de liquidités.
Le taux de base bancaire est le taux servant de référence à une banque lorsqu’elle accorde un
prêt. Il n’est défini par aucun texte légal ou réglementaire et chaque banque le fixe librement
en fonction du taux du marché. Dans la pratique on constate un consensus de place. Au taux de
base s’ajoutent en général des intérêts et commissions en fonction de la liquidité de
l’emprunteur.
Les entreprises font l’objet d’une classification en quatre catégories principales sur la base de
plusieurs critères dont le plus important est la taille, les autres étant le secteur d’activité, les
performances…La majoration catégorielle est fonction de la catégorie à laquelle appartient
l’entreprise.
- Taux de l’usure
Un prêt est considéré comme usuraire s’il est consenti à un TEG qui excède, au moment où il
est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen au cours du trimestre précédent par les
établissements de crédit, pour des opérations semblables.
55
Pour calculer le montant des intérêts il faut tenir compte des dates de valeurs appliquées par
l’établissement financier concerné. L’existence de date de valeur a pour conséquence d’élever
le coût du crédit.
Mode de calcul des intérêts
On parle de taux post comptés lorsque les intérêts sont payés en fin d’opération. Ex : si le taux
est de 12% la banque verse 100€ au client qui remboursera 103 dans 90jours.
On parle de taux précomptés lorsque les intérêts sont payés en début d’opération. Ex : si le taux
est de 12% la banque verse 97 au client qui remboursera 100 dans 90 jours.
56
- Dates de valeur
Ce sont les dates effectivement prises en compte par la banque pour le calcul des intérêts
débiteurs. Les opérations effectuées par une entreprise avec sa banque sont enregistrées en
comptabilité à leur date réelle, nommée date d’opération, et par la banque à une date différente,
nommée date de valeur. Les banques justifient l’utilisation de ces dates de valeur par les délais
d’encaissement des remises en banque et le financement de la trésorerie destinés à couvrir les
débits. Les dates de valeur sont variables suivant les banques et peuvent être négociées.
La règle est la suivante :
Pour les opérations de crédit: la date de valeur est postérieure à la date de l’opération
Pour les opérations de débit : la date est antérieure à la date de l’opération.
- Jours de valeur
Ils correspondent au temps écoulés entre la date à laquelle une opération de débit ou de crédit
est effectuée et la date à laquelle cette opération est prise en compte par la banque, c'est-à-dire
sa date de valeur.
Tableau : exemple de jours de valeur appliqués par une banque
Nature de l’opération Date de valeur Observation
Versement espèces J+1 Jours ouvrables
Retrait d’espèce J-1 Jours ouvrables
Versement de cheque
Sur caisse J Jour de l’opération
Sur place 1+2 Jours ouvrables
Hors place (HP)
Déplace bancable (A) J+12 Jours calendaires
Déplace place non bancable J+15 Jours calendaires
Etranger J+20 Jours calendaires
Remise de cheque HP a l’escompte
Place bancable J+10 Jours calendaires
Place non bancable J+12 Jours calendaires
Virement bancaire
Sur place J Jour de l’opération
Hors place J Pour le compte débité
J+1 Pour le compte crédité
Retrait en espèces (chèque ou virements) J-1 Jours ouvrables
Remise d’effets a l’encaissement
Sur place J+5 Jours calendaires
Hors place
Place bancable J+12 Jours calendaires
Place non bancable J+15 Jours calendaires
57
c) L’année bancaire
Les intérêts perçus par les banques sont calculés par la méthode des intérêts simples.
d) Jours de banque
Pour le calcul des intérêts, la banque ajoute des jours supplémentaires, appelés jours de banque
lors d’une opération d’escompte d’effets. Ces jours augmentent la durée du crédit et majorent
ainsi le montant des intérêts, donc le coût du crédit. Les banques justifient cette pratique en
déclarant qu’ils constituent une composante de leur rémunération.
e) Les commissions
Les commissions ont pour but soit de rémunérer le travail de la banque soit de prendre en
compte le risque qu’elle supporte. Il existe une grande variété de commissions, elles ne se
calculent pas toutes de la même façon.
- Commissions fixes (indépendantes de la durée et du montant de l’opération) :
commissions de manipulation exigée pour chaque effet remis à l’escompte
commission d’acceptation : lorsque la banque se charge de faire accepter
les effets par les tirés ;
commissions d’impayés réclamés sur chaque effet impayé à l’échéance.
commissions proportionnelles au montant de l’opération :
commission du plus fort découvert : 0,05% du plus fort découvert
chaque mois. Son montant total est plafonné à la moitié des intérêts
débiteurs du trimestre ;
commission de mouvement : 0,025% du total des débits du mois.
Certains débits peuvent être exclus de la base de calcul.
- Commission proportionnelle au montant et à la durée de l’opération :
commission d’endos : de 0,4% à 0,6 % du montant des créances commerciales
remises à l’escompte.
58
Commissions de service ou de manipulation : elle est variable selon les banques. Elle
est appliquée pour chaque effet remis à l’escompte. Des commissions sont également
appliquées lors des incidents d’impayés, ou encore lorsque la banque se charge, à la
place du tireur, de faire accepter les effets par les tirés.
f) Minimum de perception
- Minimum décompté : pour le calcul des agios prélevés par la banque, un minimum
de 10 jours est souvent décompté à l’entreprise lors de la remise à l’escompte
d’effets de commerce. Le coût du crédit en est augmenté. La banque tente ainsi de
décourager la remise à l’escompte d’effets dont l’échéance est proche
- Forfait d’agios et de commissions : parfois aussi, lors d’opérations d’escompte, la
banque fixe un montant minimum d’agios. Cette pratique a pour but de décourager
la remise à l’escompte d’effets de faible montant.
59
g) Agios précomptés ou post comptés
La date de prélèvement des agios a également une incidence sur le coût réel d’un crédit.
- Les intérêts précomptés : Les intérêts sont dits précomptés lorsqu’ils sont versés
à l’avance, lors de la souscription du crédit. Ils contribuent à alourdir la charge de
l’entreprise. C’est le cas notamment pour les agios et commissions d’escompte qui
sont décomptés au moment même de la remise de l’effet. L’entreprise ne reçoit que
le montant net de l’effet.
- Intérêts post comptés : Lorsqu’ils sont versés à la fin de la période pour laquelle
le taux a été défini. C’est le cas notamment du découvert bancaire pour lequel les
agios sont prélevés à la fin de chaque trimestre.
60
Séance 9
Objectifs
Cette séance a pour objectif de calculer le coût réel et le gain respectivement des principaux
financements et placements à court terme,
Consignes
Lire le cours et le comprendre et traiter les applications et exemples.
61
- Calcul du coût réel de l’escompte
Le montant net est le montant crédité sur le compte du client soit : montant brut (somme du
montant nominal des effets remis à l’escompte) diminué du montant à débiter (agios).
Le coût de l’escompte est représenté par le montant hors taxe des agios. Evaluer le taux réel de
l’escompte consiste à calculer le taux d’un emprunt ordinaire qui aurait le même montant, la
même durée et le même coût que le crédit d’escompte.
Les agios étant précomptés, le montant effectivement prêté à l’entreprise est le montant net de
l’effet reçu. L’année réelle est l’année calendaire de 365 jours. La durée réelle du crédit est
évaluée par comparaison avec la situation de l’entreprise, en l’absence d’escompte de l’effet,
c'est-à-dire en cas de remise à l’encaissement.
La formule utilisée est celle des intérêts simples. Soient :
A = le montant des agios
E = le montant net de l’effet escompté
N = le nombre de jours
i = le taux réel de l’escompte
A = E * N * i/ 36500
62
L’expression 36000 / t est appelée diviseur. Le diviseur est fixe pour un taux déterminé, il est
désigné par D.
Si le nombre N est divisé par 100 alors D = 360/t Donc I= N/D
La méthode des nombres permet de calculer rapidement les intérêts de plusieurs capitaux au
même taux. C’est la méthode utilisée pour la confection des bordereaux d’escompte et des
comptes courants
63
ne supportent pas la commission de compte Le calcul de la tva sur la commission de
compte
64
Séance 10
Objectifs
Cette séance a pour objectif de calculer le coût réel et le gain respectivement des principaux
financements et placements à court terme,
Consignes
Lire le cours et le comprendre et traiter les applications et exemples.
65
Application :
Une entreprise établit des prévisions de trésorerie sur une période de deux (2) mois. Un déficit
de trésorerie de 100 000F apparaît au 25 mars jusqu’au 15 avril. Elle a la possibilité de résorber
ce déficit ainsi :
- Première hypothèse : escompte d’effets en portefeuille :
à échéance du 18 avril : effet N°1 de 50 000F, effet N°2 de 30 000F
à échéance du 30 avril : effet N°3 de 25 000F, effet N°4 de 40 000F
taux d’escompte : 13%
commission d’endos : 0,60%
commission de manipulation : 3F par effet
un (1) jour de banque appliqué.
- Deuxième hypothèse : découvert
taux : 14,5%
commission du plus fort découvert : 0,05%
- Troisième hypothèse : solution mixte
escompte pour 80 000F
le reste compensé par découvert.
TAF :
1- Déterminer le coût de l’escompte si l’on recourait à ce financement pour résorber le
déficit de trésorerie.
2- Déterminer le coût de découvert si l’on recourait à ce financement pour résorber le
déficit de trésorerie
3- Envisager une 3é solution mixte en renonçant à l’escompte des deux derniers effets et
en recourant au découvert pour le complément .Ce mode de financement est-il
intéressant ?
4- Proposer une autre solution mixte qui pourrait être plus intéressante.
5- Conclure
66
Séance 11
Objectifs
Cette séance a pour objectif d’analyser les relations avec les banquiers.
Consignes
Lire le cours et le comprendre.
Le sujet des conditions bancaires est intimement lié au problème des relations entre les banques
et les entreprises. Cette relation a changé en raison de la concurrence entre les établissements
financiers, de l’évolution des outils informatiques et de l’organisation des entreprises. Nous
avons vu que le coût d’un crédit est fonction d’un certain nombre de données telles que le coût
du crédit, le barème des commissions et les dates de valeur. Il faut donc négocier avec le
banquier les conditions bancaires afin d’en réduire les effets sur le coût du crédit.
67
Commissions de services : elles portent aussi bien sur les opérations au Togo
qu’à l’étranger. Il est possible d’obtenir une exonération de la commission
sur certains mouvements.
- Négociation des lignes de crédit : la négociation du plafond d’escompte dépend
du niveau d’activité de l’entreprise ainsi que de sa situation de trésorerie
- La négociation du montant du découvert : l’obtention d’un découvert bancaire
s’appuie sur l’établissement d’un budget de trésorerie. Il est fonction du CA, de la
structure financière de l’entreprise, de ses besoins (déterminés dans le budget de
trésorerie), des garanties, des relations avec la banque. Le montant dépasse rarement
un mois de CAHT.
- Négociation des garanties : toute garantie protège la banque contre un risque d non
remboursement
Nature des garanties : les garanties réelles sont constituées par un actif donné
en garantie par le client à sa banque, lors de l’octroi d’un crédit ; garanties
personnelles constituent un engagement personnel d’un client de régler son
banquier, en cas de défaillance de son entreprise. Elles revêtent la forme de
caution ou d’aval.
Garanties retenues par le banquier : le trésorier doit déceler, parmi les
garanties demandées celles qui revêtent un caractère excessif. Toute garantie
a un coût. Une situation financière excellente permet de limiter les garanties
exigées voire d’en être dispensée.
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IV – 2 – 2 Contrôle des conditions bancaires
Le contrôle des conditions bancaires comprend à la fois le contrôle de la qualité des
négociations des conditions et surtout la vérification de la bonne application des conditions
bancaires obtenues.
- La qualité des négociations bancaires peut être appréciée en comparant les
conditions bancaires obtenues à des conditions de référence.
- Le contrôle de l’application des conditions bancaires négociées est, par contre, une
nécessité. Tout comme les factures provenant des fournisseurs de l’entreprise sont
vérifiées avant d’être payées, celles provenant des banques doivent être soumises à
un contrôle.
Le contrôle des conditions bancaires doit porter sur chacun des principaux éléments suivants :
les dates de valeur, les commissions, les taux d’intérêt, les taux de change. Les supports de ca
contrôle sont les documents envoyés par la banque à ses clients et qui justifient l’ensemble des
écritures passées sur le compte de l’entreprise.
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L’exploitation et le contrôle des informations ainsi transmises par les banques se heurtent
toutefois à deux difficultés qui, compliquent les tâches de vérification.
- Chaque établissement bancaire possède ses propres normes, tant au niveau du
traitement des opérations que du mode de comptabilisation ou d’identification.
- Les factures d’agios reprennent rarement les détails nécessaires à leur contrôle.
C’est ainsi que la vérification complète d’une échelle d’intérêt exige pratiquement
sa reconstitution à partir des relevés de compte.
Le contrôle du respect des procédures mises en place a lieu lors de la mesure des performances
du trésorier. Ainsi, lors de l’analyse des écarts entre prévisions et réalisations, les erreurs dues
au non-respect des règles de fonctionnement mises en place peuvent être détectées. A côté de
ce contrôle indirect, il existe dans les entreprises, de manière plus ou moins formelle, le contrôle
interne de la gestion, notamment de la gestion de trésorerie.
Si lors de son apparition le contrôle interne était considéré comme un système de sécurité
comptable et financière, essentiellement passif, les conceptions actuelles ont élargi son
domaine et l’ont rendu plus dynamique. « Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités
contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but, d’un côté, d’assurer la protection, la
sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre, l’application des
instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par
l’organisation, les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour
maintenir la pérennité de celle-ci. »
Il s’agit d’un instrument de direction rendu indispensable par la croissance de la dimension de
l’entreprise et la complexité de plus en plus grande des opérations qui rendent impossible la
supervision personnelle et directe que le responsable de la petite entreprise avait jadis sur
l’exécution de ses instructions.
Comme l’indique la définition précédente, les objectifs du contrôle interne sont précisément :
- assurer la protection et la sauvegarde du patrimoine,
- contrôler la qualité des informations fournies,
- encourager le respect des politiques de la direction,
- favoriser l’amélioration des performances.
Etant donné ces objectifs, il figure parmi les techniques privilégiées mises à la disposition des
responsables de l’entreprise puisqu’il assure une maîtrise des différentes activités.
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Il est particulièrement utile en matière de gestion des liquidités. En effet, le volume des
opérations de trésorerie est portant et évolue en permanence ; aussi, il est nécessaire de fournir
une information rapide et exacte sur le montant des liquidités détenues afin que ce dernier ne
soit ni trop important, ni trop faible.
De plus les liquidités sont le poste d’actif le plus sujet à fraudes et détournements. Il est donc
essentiel de s’assurer que des procédures ont bien été mises en place pour éviter les
détournements et les dépenses non motivées par l’intérêt du service et que ces procédures sont
efficaces.
Le système de contrôle interne sur la trésorerie et les opérations de trésorerie porte sur :
- le contrôle des paiements,
- le contrôle des encaissements,
- la protection des liquidités,
- l’enregistrement comptable des opérations de trésorerie
- le contrôle de l’efficacité de la gestion.
Il faut signaler que le contrôle interne de trésorerie est soumis à des contraintes et limites. On
peut citer comme contraintes et limites : le coût qu’engendre le contrôle, le haut degré de risque.
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Séance 12
Objectifs
Cette séance a pour objectif de
spécifier et expliquer les notions de bases liées la gestion de trésorerie de groupe
Identifier les techniques et méthodes de gestion de trésorerie de groupe
Consignes
Lire le cours et le comprendre, utiliser les connaissances apprises pour résoudre les exercices et les
applications
La gestion de trésorerie de groupe répond au souci d’atteindre une taille compétitive et adaptée
aux exigences des marchés. Il s’agit de réunir ses forces vis-à vis des banques et des marchés
afin de négocier des conditions bancaires sur les mouvements, les financements, les
instruments financiers de couverture des risques de change et de taux dans les meilleures
conditions que celles obtenues par une entité isolée. Dans un groupe, d’une part, les relations
bancaires peuvent être harmonisées, chaque filiale bénéficiant des mêmes conditions que ses
sœurs, quelle que soit sa taille, et d’autre part, les ressources du groupe sont mises en commun
dans le but d’optimiser la structure qui a la trésorerie en charge.
Il n’y a pas une seule organisation possible de trésorerie dans un groupe. Mais, il y en a
plusieurs selon le degré de responsabilité que l’on veut donner aux filiales et de la complexité
de l’activité des filiales.
Le rôle de la fonction de trésorerie de groupe varie selon le degré de centralisation, mais il est
toujours à la fois opérationnel pour la gestion des flux de liquidités et des risques, et fonctionnel
pour les relations bancaires, la supervision des performances des filiales et l’homogénéisation
des informations financières. Conformément à ces objectifs, les missions de base de la
trésorerie de groupe seront les suivantes :
- optimiser les frais et les produits financiers,
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- assister, former et conseiller les filiales,
- formaliser, synthétiser et expliquer les procédures du groupe,
- élaborer le reporting de trésorerie du groupe,
- établir les relations avec les banques,
- gérer les risques de changes et de taux,
- élaborer des procédures de contrôle.
Société A Société B
Compte bancaire Compte bancaire
Société C Société D
Compte bancaire Compte bancaire
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Dans cette technique, les comptes secondaires des filiales sont affectés et leurs soldes en date
de valeur ou en date d’opération sont nivelés périodiquement et automatiquement.
V – 3 Moyens techniques
Trois techniques sont principalement utilisées en gestion de trésorerie de groupe : la fusion des
échelles d’intérêts, le cash pooling et le netting.
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V – 3 – 1 Fusion des échelles d’intérêts
La fusion des échelles d’intérêts est le système le plus simple à mettre en place.
La fusion des échelles d’intérêts permet de calculer les intérêts débiteurs des différents comptes
des filiales, non pas sur chaque solde, mais sur un solde global unique intégrant la totalité des
soldes créditeurs et débiteurs des filiales. Ce solde global n’est que le résultat de calculs car
chaque filiale créditrice conserve la libre disposition de son solde. En cas de découvert global,
les agios sont débités sur un compte unique à la charge du groupe. Ensuite, la répartition des
agios entre les comptes des filiales s’effectue en fonction des échelles d’intérêts fictives de
chacune des filiales.
V – 3 – 2 Cash pooling
Le cash pooling fonctionne de la même façon que la fusion des échelles d’intérêts, mais c’est
la trésorerie de groupe qui assure complètement la gestion de trésorerie de l’ensemble du
groupe, dans le but d’optimiser les frais et les produits financiers, en intervenant directement
auprès des banques et sur le marché financiers.
On distingue la cash pooling résident et le cash pooling non résident ou cash pooling
international. Le cash pooling non résident concerne la gestion de trésorerie en devises et
s’effectue devise par devise. Nous développons ci –dessous plus particulièrement ce cas
général. L’intérêt majeur du cash pooling est qu’il optimise le financement et le placement à
court terme et donne à la trésorerie centrale une bonne visibilité des flux en date de valeur,
grâce à l’information obtenue des différentes filiales. Les besoins de liquidité du groupe
pourront être satisfaits par un banquier centralisateur qui consentira sans doute des conditions
d’autant plus intéressantes que le volume d’affaires sera important.
Le cash pooling international est une méthode de gestion centralisée de l’ensemble des
comptes bancaires des filiales étrangères d’un groupe.
V – 3 – 3 Netting
Le système de netting est couramment utilisé par les grands groupes internationaux du fait de
sa simplicité d’utilisation, mais il implique la création d’un « centre de netting » chargé de
centraliser les états des dettes et des créances détenues par les filiales.
Le netting permet de compenser toutes les créances et les dettes réciproques entre filiales
membres du groupe dans les différentes devises de facturation, et d’effectuer un règlement
unique avec le centre de netting du groupe, à une date de valeur commune appelée jour de
compensation. Les mouvements physiques de capitaux sont réduits, pour chaque devise, au
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solde des paiements entre filiales. Ce système permet de réduire le nombre et les montants des
transferts (donc les coûts) et les pertes sur les dates de valeur. Le centre de netting a pour
mission la détermination des opérations de change pour les sociétés participantes.
La mise en place d’une gestion de trésorerie de groupe peut être contraignante en raison des
problèmes liés à la réglementation, au droit et à la fiscalité, et entraîner de ce fait des surcoûts.
V – 4 – 1 Contraintes réglementaires
Les avances de trésorerie dans les groupes de sociétés ne constituent pas un abus de biens
sociaux lorsque les conditions suivantes sont réunies :
- Elles sont dictées par l’intérêt économique, social ou financier du groupe ;
- Elles ne lèsent pas les intérêts particuliers des sociétés et de leurs actionnaires
minoritaires ;
- Elles n’excèdent pas les possibilités- financières des sociétés qui en supportent la
charge ;
- Elles sont rémunérées suivant des conditions normales, c’est à dire proches de celles du
marché ;
- Les sociétés doivent appartenir au même groupe.
Une convention intragroupe de gestion centralisée de trésorerie est cependant fortement
conseillée. Elle doit être soumise à l’approbation du conseil d’administration (ou du conseil de
surveillance) et de l’assemblée des actionnaires, ainsi que communiquée aux commissaires aux
comptes. Cette convention est souvent exigée par la banque en cas de demande de fusion des
échelles d’intérêts.
V – 4 – 2 Contraintes juridiques
La loi autorise les entreprises faisant partie d’un même groupe à se financer, c’est-à-dire se
prêter ou s’emprunter, directement entre elles, sous certaines conditions.
Selon la loi, il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit d’effectuer des
opérations de banque à titre habituel et il est interdit à toute entreprise autre qu’un établissement
de crédit de recevoir du public des fonds à vue ou à moins de deux ans de terme. Toutefois,
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cette même loi mentionne que les interdictions défines ne font pas obstacle à ce qu’une
entreprise, qu’elle que soit sa nature, puisse procéder à des opérations de trésorerie avec des
sociétés ayant avec elle, directement ou indirectement, des liens en capital conférant à l’une
des entreprises liées un pouvoir de contrôle effectif sur les autres.
V – 4 – 3 Contraintes fiscales
Du point de vue fiscal, la centralisation de la trésorerie de groupe entraîne principalement des
contraintes pour la TVA, la déductibilité des intérêts intragroupe et les retenues à la source.
- La TVA : Selon le code général des impôts, la plupart des opérations de nature bancaire
ou financière sont exonérées de TVA. Par contre, la TVA s’applique normalement aux
facturations des services et prestations de gestion entre les sociétés et le pivot de
trésorerie.
- La déductibilité des intérêts : Le code général des impôts prévoit un plafonnement de
la rémunération par rapport aux règles générales de déductibilité des intérêts. En effet,
la législation n’impose que les intérêts payés par la filiale directe pour les emprunts à
sa maison mère ne sont déductibles que si le taux ne dépasse pas 100% de la moyenne
annuelle des taux de rendement brut à l’émission des obligations émises par les sociétés
privées (TMO). Dans les autres cas (filiale à filiale, société mère et sous filiale) y
compris les prêts des filiales à destination de la société mère, cette limitation ne
s’applique pas : les intérêts sont déductibles dès lors qu’ils sont normaux et clairement
affichés. La limitation peut être levée si la société mère agit en tant que mandataire de
sa filiale en empruntant auprès des banques.
- Les retenues à la source : Elles doivent être appliquées, en vertu des dispositions du
code général des impôts, aux intérêts versés par une société togolaise en faveur d’une
société étrangère. C’est notamment le cas, sauf exonération prévue par une convention
fiscale particulière passée avec le Togo, lorsque la société pivot de trésorerie est une
société non résidente.
Dans tous les as, le trésorier central doit impérativement consulter le service juridique et fiscal
du groupe avant de mettre en place la centralisation de la trésorerie, pour vérifier la conformité
de l’organisation au regard de la réglementation et des contraintes juridiques et fiscales.
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