Syllabus de Comptabilité de Gestion 2025-2026
Syllabus de Comptabilité de Gestion 2025-2026
Syllabus
TitreUE: Comptabilité de Gestion Parcours: 2LSG
Enseignant(e): Nadia Naija Semestre : 3
Objectifs du cours:
- Identifier les différences entre la comptabilité financière et la comptabilité de gestion,
- Déterminer les objectifs de la comptabilité de gestion
- Présenter les différentes méthodes de la comptabilité de gestion
Compétences attendues :
A l'issue de cette unité d'enseignement, l'étudiant devrait être capable de :
- Maîtriser les notions de coûts et les techniques de calcul des coûts de
revient complets et des coûts de revient partiels
- Assimiler les méthodes de calcul des seuils de rentabilité
- S’initier aux coûts préétablis et à leur contrôle
Plan du coursi : (Les chapitres doivent être répartis sur les 14 semaines)
Semaine Chapitre
3
Chapitre 3 : L’incorporation de charges et des produits en CAG
8
Chapitre 6 : Les produits en-cours et les produits dérivés
1
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
9
Chapitre 6 : Les produits en-cours et les produits dérivés
2
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
i
Les contenus des chapitres doivent être en conformité avec le programme défini par la commission sectorielle à
travers le lien de la Direction Générale de la Rénovation Universitaire (DGRU) : [Link]
3
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE I
La comptabilité financière apparaît ainsi comme étant un système d’information tourné vers
l’extérieur dont le fondement est la constatation et le traitement des flux réels et monétaires
sortant de l’entreprise à destination de l’extérieur ou entrant dans l’entreprise en provenance
de l’extérieur en prenant soins de se conformer au principe de la partie double.
- Mais l’entreprise vue sous un autre angle, n’est pas uniquement un lieu d’échange de
produits et de services mais aussi une véritable structure de consommation, de transformation
et de production.
Pour créer les biens et les services qu’elle met à la disposition du marché utilisateur,
l’entreprise transforme les ressources acquises auprès de ses partenaires, selon des
processus qui varient d’une entreprise à l’autre jusqu’à l’obtention des produits et des
services destinés à être remis ensuite dans le circuit de l’économie générale.
C’est précisément le rôle de la comptabilité analytique de gestion que d’analyser le
processus interne de transformation et de renseigner sur ce qui se passe à l’intérieur des
différents départements et centres opérationnels de l’entreprise.
4
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Ainsi tournée vers l’intérieur, elle permet de décrire en termes monétaires les différentes
étapes et les différents processus selon lesquels les ressources sont transformées en biens
ou services aux clients.
Exemple illustratif :
Donc bien que l’entreprise dégage un bénéfice global de 70 000 il s’avère que sur la
production des caisses en bois elle est déficitaire de 30 000 dinars.
Le chef d’entreprise peut donc prendre les mesures nécessaires pour améliorer le résultat
global.
Contrairement à la comptabilité financière qui donne une vision globale de l’entreprise, la
CAG en donne une vision plus détaillée.
- La comptabilité financière manipule des documents appelés « pièces comptables » qui sont :
- d’origine externe : établis par les fournisseurs de biens et services
- à destination externe : établis par l’entreprise, essentiellement pour ses clients sous
forme de factures.
5
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- La CAG qui enregistre des flux internes ( à partir des flux enregistrés par la CAG) manipule
des documents internes établis par l’entreprise elle même, ou plus précisément par les
différents organes qui la composent afin de quantifier et valoriser les matières, les produits
intermédiaires et les produits finis, les services…Comme documents internes on peut citer par
exemple le bon de sortie matière, bons de réception, bons de production, bon de réintégration,
etc. Ces documents internes sont liés afin de pouvoir répondre aux questions :
- Qui consomme quoi et combien ?
- Qui produit quoi et combien au sein de l’entreprise ?
La réponse à ces questions nécessite bien évidemment une organisation rationnelle concernant
les documents, leurs circuits, la manière dont ils sont suivis.
Les règles de la comptabilité financière sont établies par l’autorité publique et par les
professionnels de la comptabilité sous forme d’un plan comptable très détaillé dont
l’utilisation est soumise à des normes strictes précises et obligatoires.
Ainsi la comptabilité financière revêt un caractère à la fois rigide et rigoureux.
A l’opposé, la CAG en tant qu’outil de contrôle de gestion et d’aide à la décision doit être un
système d’information adapté à la structure de l’entreprise et à ses activités d’exploitation
particulière.
On ne peut dés lors parler d’un système de CAG uniforme et unique qui conviendrait à toutes
les entreprises, quelles que soient leurs activités, leurs stades de développement et les
problèmes qu’elles rencontrent.
Il appartient à chaque entreprise d’établir son propre système de CAG en retenant les
solutions les mieux appropriées pour répondre aux besoins d’information exprimés par les
responsables de l’entreprise.
A l’opposé de la comptabilité financière, la CAG revêt un caractère facultatif au regard de la
loi.
- De part son caractère global, la comptabilité financière limite le cercle des utilisateurs
internes à la direction générale.
Le fait qu’elle soit tournée vers l’extérieur elle informe tous les tiers intéressés sur les
opérations ayant affecté le patrimoine de l’entreprise et ce à travers :
- Le résultat global dégagé.
- La situation comptable des éléments actifs et passifs (le bilan) à la fin de chaque
exercice comptable.
- De part son caractère détaillé et le fait qu’elle soit tournée vers l’intérieur font de la CAG un
système d’information interne et un véritable outil d’aide à la décision. La CAG devient ainsi
l’affaire de tous les responsables. Chefs de produits, chefs de départements, responsables de
fonction ou de services, etc…
- La comptabilité financière est un instrument de connaissance du passé. Elle rend compte des
opérations qui ont affecté le patrimoine de l’entreprise afin de permettre de dégager le résultat
à la fin de la période considérée ( généralement l’année) et de présenter la situation
6
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
comptable des éléments actifs et passifs à la fin de la même période. Les seules
informations dynamiques que l’on puisse en tirer procédant de l’analyse de l’évolution dans le
passé des valeurs enregistrées.
Mais cette dynamique reste rétrospective du fait qu’elle retrace la trajectoire de l’entreprise
dans le passé.
- La CAG est un instrument de connaissance du présent mais aussi tournée vers le futur. Si
l’analyse du présent se fait par référence aux coûts réels constatés dans le passé, celle du futur
se fait sur la base de coûts prévisionnels appelés coûts pré-établis déterminés par références à
certains critères et certaines normes techniques. L’objectif étant de faire ensuite des
comparaisons entre les résultats prévisionnels et les résultats réels, de constater les écarts et
d’en analyser les causes.
Nous pourrons finalement résumer les différences entre la comptabilité financière et la CAG
dans le tableau suivant :
A la date de clôture d’un exercice comptable, des marchandises et matières 1éres peuvent être
en magasin sans que l’on ait livré la facture correspondante. Inversement, une facture peut
arriver alors que la livraison correspondante n’arrive qu’au cours du prochain exercice, grâce
aux écritures de régularisation, la comptabilité financière pourrait être le reflet de la réalité.
L’existence d’une CAG constitue un atout supplémentaire pour s’assurer de la fiabilité de la
comptabilisation. En effet, à travers les documents et notamment les bons d’entrée et de sortie
on peut connaître chaque mouvement de stock la quantité entrée ou sortie et par conséquent la
7
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
quantité restante en stock à la fin de la période. C’est ce qu’on appelle le stock final théorique.
Ce dernier peut ne pas correspondre exactement à la quantité réellement existante en stock
(celle constatée par l’inventaire extra-comptable) du fait que certains mouvements ne peuvent
être justifiés par des documents comptables tels que : vols, incendies, pertes etc…
Conclusion
8
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE II
I-TERMINOLOGIE EN CAG
I.1. Charges et produits d’exploitation
a- Les charges : Une charge est la constatation d’un flux de valeur qui représente un emploi
et qui a le plus souvent pour contrepartie un décaissement.
Notons que la typologie classique des charges de la comptabilité financière (charges
d’exploitations, charges financières, charges exceptionnelles) n’est pas toujours transposable
en CAG telle que les intérêts d’un emprunts ayant permis d’acquérir un équipement pour un
atelier constituent :
- Une charge financière (charge de financement) au sens de la comptabilité financière
(classement par )
- Une charge d’exploitation de cet atelier au sens de la CAG (classement par
)
On verra plus loin que certaines charges de la comptabilité financière (notamment celles qui
ont un caractère exceptionnelles) ne sont pas retenues par la CAG alors que d’autres charges
ne figurant pas en comptabilité financière sont prises en compte par la CAG.
a- Le coût : Un coût est une somme de charge s’appliquant à un moyen d’exploitation (usine,
atelier, magasin…), à un produit (produit intermédiaire, produit fini X, ou Y…) ou à un stade
d’élaboration du produit (approvisionnement, assemblage, montage, vente…).
Le coût à calculer dépend aussi de la nature d’information recherchée et du domaine à
analyser : coût direct, coût indirect, CF, CV…
b- Le coût de revient
Le coût de revient appelé souvent prix de revient correspond à la somme des charges
consommées par le produit ou le service vendu depuis le premier stade d’approvisionnement
jusqu’au dernier stade de la vente.
Pour une entreprise commerciale
Prix de revient =coût d’achat de marchandises vendues +coût de distribution
Coût d’achat de la période = prix d’achat + frais d’approvisionnement.
Pour une entreprise industrielle
Prix de revient =coût de production des produits vendus +coût de distribution
Coût de production de la période = coût d’achat des matières utilisées + frais de production
9
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
b- Le résultat analytique : le résultat analytique est la différence entre le prix de vente d’un
produit ou service et son prix de revient.
Exemple : au cours d’une période donnée, une entreprise a réalisé les opérations suivantes :
- Achat de marchandises (5000 unités)
……………………………………………….60000 D
- Les charges d’approvisionnement
……………………………………………………10000 D
- Ventes de marchandises
(4500unités)………………………………………………90000 D
- Charge de distribution
………………………………………………………………………15000 D
Calculer le résultat analytique.
11
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Ce réseau montre que pour aboutir au prix de revient, on devrait calculer successivement :
1- le coût d’achat des matières achetées
2- le coût d’achat des matières consommées
3- le coût de production des produits fabriqués
4- le coût de production des produits vendus
5- le coût de distribution
6- le prix de revient.
Exemple : une entreprise fabrique un produit A à partir d’une matière M. Au cours d’une
période donnée, on a constaté les données suivantes :
- Achat de matières (10000 kg) ………………………………………100000D
- Charges d’approvisionnement …………………………………….10000D
- Charges de fabrication………………………………………………….200000D
- Charge de distribution …………………………………………………...39900D
Il a été produit pendant la période 2000 unités de A ayant consommé 8000 kg de matière M. Il
a été vendu 1900 unités au prix de 200 D l’unité. Calculer le résultat analytique.
12
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Le réseau des coûts devient plus complexe dans le cas où l’entreprise fabrique plusieurs
catégories de produits à partir de plusieurs catégories de matières.
On peut aussi procéder à un découpage plus détaillé du cycle d’exploitation pour faire
apparaitre les divers stades de réalisation du produit. On pourra par exemple découper la
phase de fabrication en atelier 1, atelier 2… la phase de distribution en magasin 1, magasin
2…
Le PCG admet que les charges de la comptabilité financière soient intégralement incorporées
dans la CAG pour calculer le coût complet traditionnel. Toutefois, cette mesure ne permet pas
de traduire les conditions normales de l’activité. En fait, les charges effectivement supportées
ne revêtent pas toujours les performances ou les défauts de gestion.
En partant ainsi des charges et des produits de la comptabilité financière, il est recommandé
d’effectuer certaines corrections pour parvenir au coût complet économique, celui qui reflète
fidèlement la réalité économique.
Il convient à ce niveau de faire les constatations suivantes :
- Certaines charges figurant en comptabilité financière ne peuvent être retenues en CAG
de part leur caractère anormal ou du fait qu’elles ne sont pas consommées pendant la
période analysée. Les charges à éliminer sont appelées charges non incorporables.
- D’autres charges ne peuvent être retenues pour leur montant figurant en CF car la
consommation réelle peut être différente de la consommation théorique. Les
consommations réelles peuvent être soient inférieures soient supérieures aux
consommations théoriques. La charge réellement consommée est appelée charge
d’usage ou charge de substitution.
13
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- Certaines charges ne figurant pas en CF peuvent être retenues en CAG car elles
présentent un coût caché qui ne peut être matérialisé par des flux externes ou internes.
Ce sont les charges de supplétives.
Dès lors avant de calculer le prix de revient des produits, il faut définir et saisir les charges
dites charges incorporables qui vont alimenter le réseau des coûts tout au long du cycle
d’exploitation. Une fois les charges incorporables sont définies, on procède à leur
reclassement en fonction des besoins recherchés par l’analyse. Ces charges seront par
exemple classées en charges directes et charges indirectes pour les affecter ensuite aux
différents stades de l’activité (charges d’approvisionnement, de production, de
distribution…).
14
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE III
DEMARCHE GENERALE
Logiquement, quels que soient les traitements aux quels se livre la CAG à partir des données
de la comptabilité financière afin de reclasser les charges par nature de la comptabilité
financière ([Link], Achats non stockés, I et T….) en charges par destination de la CAG (par
produits, par fonction, par secteur d’activité…), le résultat analytique final devrait
normalement correspondre au résultat global de la comptabilité financière.
Or nous avons vu que si les préoccupations prioritaires du résultat global de la comptabilité
financière sont d’ordre juridique et fiscal qui découlent d’imputations normalisées et
réglementées, celles du résultat de la CAG sont plutôt d’ordre économiques fondées sur des
imputations de valeurs beaucoup plus réalistes.
On peut donc déduire que de part même les objectifs des deux systèmes comptables, leurs
résultats seront en fin d’analyse différents.
On peut regrouper les causes qui entraînent des différences de valeurs entre les deux résultats,
en quatre rubriques :
1- Les charges et pertes enregistrées par la comptabilité financière ne sont pas toutes
prises en compte par la CAG : Ceci pose le problème de l’identification des « charges
incorporables » et des « charges non incorporables ».
2- La CAG peut en revanche incorporer dans les coûts des éléments non constatés par la
comptabilité financière : Ce sont « les charges supplétives ».
3- Parmi les charges incorporables, certaines sont prises en compte par la CAG pour un
montant différent de celui enregistré en comptabilité financière. Ce sont les « charges
de substitution » ou « les charges abonnées ».
4- On peut trouver de la même manière des « produits non incorporables » et des
« produits supplétifs ».
Notons finalement que les charges incorporables, les charges supplétives et les charges de
substitution et abonnées représentent les « charges incorporées » en CAG. De même, les
produits incorporables et les produits supplétifs représentent les « produits incorporés ».
15
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
encore par conséquent dans le compte charges de personnel ne peuvent être retenues
pour le calcul des charges du mois d’avril. C’est une charge incorporable au mois de
mars.
- L’impôt sur les bénéfices.
- Les charges qui ne relèvent pas directement de l’exploitation normale et courante de
l’entreprise ou qui ne présentent pas un caractère habituel dans la profession et
constituent en quelque sorte des consommations n’ayant pas contribué aux
productions de l’entreprise, notamment :
- Les primes d’assurance-crédit ou d’assurance vie contractées au profit
de l’entreprise.
- Les provisions pour dépréciation ou pour litiges.
- Les appointements et charges sociales concernant le personnel
temporairement détaché dans une société affiliée.
I.2 – Les charges supplétives
Dans le calcul des coûts, la CAG peut prendre en compte des charges non enregistrées en
comptabilité financière. Ces charges sont dites supplétives on y trouve :
a- La rémunération théorique des capitaux propres :
L’incorporation de cet élément supplétif dans les coûts rend possible la comparaison des
coûts d’une entreprise qui finance son activité par ses propres fonds avec ceux d’une
entreprise dont l’activité est financée par des emprunts. On pourra dire qu’une entreprise
ayant utilisé ses fonds propres aurait dû emprunté ces fonds auprès des organismes
financiers moyennant le paiement d’intérêts. C’est la charge théorique qu’on aurait du
payer.
Exemple :
- Les capitaux propres d’une entreprise s’élèvent à 200 000 DT
- Les capitaux empruntés à long terme par ce type d’entreprise sont généralement
rémunérés au taux annuel de 9%.
- Les coûts sont calculés mensuellement.
16
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Application :
De la comptabilité générale d’une entreprise, on extrait les données suivantes concernant le
mois de décembre N :
- Le total de charges courantes est de 242 600 D
- Le total des charges exceptionnelles est de 5 800 D
- Les capitaux propres de l’entreprise s’élèvent à 90 000 D
- Les dotations aux amortissements et aux provisions de l’exercice N s’élèvent à 41 400
D.
Les différences d’incorporation suivantes sont retenues :
- Une rémunération fictive mensuelle de l’exploitant de l’ordre de 900 D
- Une rémunération des capitaux propres au taux annuel de 8 %
- Parmi les charges courantes, figurent une prime d’assurance vie de 150 D par mois et
un rappel de salaire de 600 D afférent à l’exercice précédent.
- Parmi les dotations aux provisions, une dotation de 4 200 D se rapportant à un litige à
titre exceptionnel.
-
Travail à faire :
Procéder au calcul des charges supplétives, des charges non incorporables et des charges
incorporées en CAG.
Solution :
17
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
18
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- Soit positive (Les charges de la CAG sont ainsi majorées et les résultats analytiques
minorés par rapport à ceux de la CF). Dans ce cas la différence correspond à une
charge supplétive qu’on ajoute aux coûts (+ 800).
- Soit négative les charges de la CAG sont ainsi minorées et le résultat analytique
majoré par rapport à celui de la CF. Dans ce cas une partie de l’amortissement linéaire
correspond à des charges non incorporables.
c) Le coût de structure
Le coût de structure correspond au montant des charges que l’entreprise supporte quelque soit
son niveau d’activité. Ce sont des coûts fixes qui ne varient pas généralement à court terme.
Le montant des charges de structure incorporé aux coûts de la CAG peut être différent de
celui des charges incorporées en comptabilité financière du fait que les équipements et
l’organisation de l’entreprise peuvent être sur-employés ou sous-employés c’est à dire que le
niveau d’activité réelle de l’entreprise peut être plus élevée ou moins élevée que son niveau
d’activité normale.
Le montant des charges fixes à imputer au coût est calculé à partir du montant des charges
incorporables de la comptabilité financière et d’un coefficient dit coefficient d’imputation
rationnelle. Ce coefficient est calculé d’après le rapport :
= -------------------------------------
Exemple :
1er cas : Un atelier dans les conditions normales d’exploitation doit produire
10 000 unités par mois. Pendant le mois de janvier la production s’est élevée à 12 000 unités.
Le montant des charges de structures incorporables au coût de production de cet atelier
s’élève à 14 000 D.
Dans ces conditions le montant des charges de structure réellement supportées par cet atelier
est égal à :
- Donc l’atelier aura supporté une charge réelle excédentaire de ……………… à cause
d’une sur-exploitation qui n’a pas été constatée en comptabilité financière.
On aura donc majoré le résultat de la comptabilité financière de 2 800. Cette charge non
constatée par la comptabilité financière est appelée : « Boni de suractivité » . Cette charge
supplémentaire peut être considérée comme une charge supplétive.
Les charges de structure en comptabilité analytique seront inférieure aux charges de structures
constatées par la comptabilité financière de 1 400 D. Le résultat de la comptabilité financière
aura donc été minoré de 1 400. Cette charge constatée en trop est appelé « coût du
chômage » et peut être considérée comme une charge non incorporable.
Exemple : Une prime d’assurance payée début janvier d’un montant de 600 D concerne
l’année du 1er /01/N au 31/12/N.
Si on calcule en comptabilité les coûts et le résultat pour le 1 er trimestre N, la charge
incorporable aux coûts s’élève à 600 /12 x3 = 150 D.
20
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Sont considérés comme produits supplétifs, les travaux faits par l’entreprise pour elle même
qui n’auraient pas été enregistrés comme produits en CF. On y trouve notamment :
- La production d’études concernant des produits ou des procédés nouveaux de
fabrication.
- La mise au point des ces produit et de ces procédés nouveaux.
21
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE IV
On retient :
L’inventaire permanent est un inventaire comptable
L’inventaire intermittent est un inventaire physique
22
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Les entreprises utilisent diverses méthodes de valorisation des sorties de stocks. Parmi ces
méthodes, on distingue :
23
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Cette méthode considère que les matières ou les produits entrés les premiers doivent
sortir les premiers.
On évalue donc les sorties de magasins au coût des entrées les
plus………………………. . Et en fin de période, le solde en magasin (stock
existant) est chiffré au coût des entrées les plus
…………………………………………
- Méthode du « Dernier Entré, Premier Sorti (DEPS) » ou « Last In First Out (LIFO) »
Cette méthode considère que les matières ou les produits entrés les derniers doivent
sortir les premiers.
On évalue donc les sorties de magasins au coût des entrées les
plus………………………. . Et en fin de période, le solde en magasin (stock
existant) est chiffré au coût des entrées les plus
…………………………………………
24
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
3- Application
25
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
2.1
3.1
12.1
15.1
17.1
22.1
25.1
28.1
26
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
2.1
3.1
12.1
15.1
17.1
22.1
25.1
28.1
Remarque :
27
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
3- Calcul du prix de sortie sur les entrées de la période et sur le stock initial :
2.1
3.1
12.1
15.1
17.1
22.1
25.1
28.1
28
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
2.1
3.1
12.1
15.1
17.1
22.1
25.1
28.1
29
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
2.1
3.1
12.1
15.1
17.1
22.1
25.1
28.1
En cas de stabilité des coûts, le choix de la méthode pourrait être dictée par des considérations
exclusivement techniques, puisque ce choix serait sans incidence sur le plan valorisation des
sorties (au niveau des coûts de revient) et sur le plan du chiffrage du stock (au niveau de la
détermination du résultat).
En cas de fluctuation des coûts, tel que le prix d’achat ou autres, il en résulte que les coûts de
production et les coûts de revient ainsi que la valeur du stock final, seront différents selon la
méthode retenue.
En cas de hausse des coûts :
- En FIFO, les sorties en magasins sont évaluées aux coûts les plus bas et le stock
restant aux coûts les plus élevés. Le résultat de l’entreprise se trouve majoré.
30
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- En LIFO, les sorties en magasins sont évaluées aux coûts les plus élevés et le stock
restant aux coûts les plus bas. Le résultat de l’entreprise se trouve minoré.
31
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE V
LA METHODE DU COÛT COMPLET
« FULL-COST »
A l’origine, la méthode des centres d’analyse (ou méthode des coûts complets) a pour objectif
de proposer un mode d’évaluation des coûts susceptibles de contribuer à la fixation du prix de
vente.
Le coût complet est un coût calculé par la totalité des charges qui peuvent lui être rapportées.
Il est obtenu par le cumul des différentes charges constatées au cours du processus
d’élaboration du produit, dans l’ordre de leur engagement (hiérarchie des coûts).
Nous avons discuté dans les chapitres précédents du mode de passage des charges de la
comptabilité financières aux charges de la comptabilité analytique. Ainsi, on a pu déduire que
les charges de la comptabilité analytique sont :
- Les charges incorporables
- Les charges supplétives
Les charges indirectes : Ce sont des charges qui concernent plusieurs coûtsou produits et
qu’il sera nécessaire de répartir avant d’imputer. Exemple la consommation de l’électricité de
toute l’usine qui fabrique de nombreux produits, charges administratives, etc…
32
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
La méthode proposée par le plan comptable français pour la répartition des charges indirectes
est fondée sur la décomposition de l’activité de l’entreprise en centres d’analyse.
Un centre d’analyse doit réaliser une seule catégorie d’opération ou un groupe d’opérations
semblables qu’on pourra mesurer avec une même unité appelée unité d’œuvre.
L’unité d’œuvre est définie par le plan comptable français comme étant l’unité permettant
d’imputer le coût d’un centre d’analyse aux comptes de coût des produits (biens ou services).
Il s’agit de l’unité de mesure de l’activité du centre d’analyse considérée.
33
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Ce sont des sections qui fournissent toutes leurs unités d’œuvre à d’autres sections, car
l’essentiel de leur activité leur est consacré. Exemples :
- Section administration
- Section transport
- Section entretien
Exemple :
Pour une période donnée « la section transport » a enregistré 480 D de charges. Le nombre de
km parcouru est de 6000 dont 2000 au profit des achats et 4000 au profit des ventes. Répartir
la charge de la section transport entre les deux sections principales
Solution :
Coût de l’unité d’œuvre =
On imputera à :
- la section approvisionnement :
- la section distribution :
Après avoir listé les charges indirectes de la CAG dans uns tableau, il faut d’abord attribuer à
chaque section, la part de charge qui lui revient. C’est la répartition primaire. On établit cette
répartition en utilisant des clés de répartition :
Ensuite, les charges de chaque section auxiliaire, dont l’activité est consacrée aux autres
sections, doivent être réparties entre ces sections. C’est la répartition secondaire. Elle
s’effectue d’après le nombre d’unités d’œuvre fourni par chaque section auxiliaire aux
sections principales ou par des clés de répartition.
L’ensemble des calculs est présenté sous forme d’un tableau.
34
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Remarques :
1- Les charges supplétives sont des charges indirectes qu’il faut ajouter dans le tableau de
répartition des charges indirectes, et elles doivent être réparties entre les différentes sections
d’après les clés de répartition de la même façon que les autres éléments
2- Les charges non incorporables sont des charges indirectes. Il y a lieu de les déduire du
tableau de répartition si elles sont mentionnées.
Exemple :
- provision non incorporable : 300 d
- rémunération du capital au taux 6%, capital 10000 d
35
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
3- Le déversement des sections se fait en vidant la section concernée de manière qu’il ne reste
rien dans cette section.
4- Le déversement d’une section vers une autre peut se faire entre sections auxiliaires et
principales et entre sections auxiliaires.
Il arrive souvent que certaines sections auxiliaires travaillent pour d’autres sections auxiliaires
et inversement. Le problème est de savoir calculer le total à répartir compte tenu de ce qu’elle
reçoit et de ce qu’elle fournit aux autres sections.
Exemple1 :
L’activité d’une entreprise industrielle se trouve repartie sur plusieurs sections dont les totaux
initiaux après répartition primaire s’élève à :
Section Entretien : 1150 D
Section Energie : 3200D
Les clés de répartition des sections auxiliaires ont les suivantes :
- Section Entretien : 10% à l’énergie, 60% à l’atelier 1 et 30% à l’atelier 2.
- Section Enegie : 20% à l’entretien, 50% à l’atelier 1 et 30% à l’atelier 2.
36
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Répartition
secondaire 10% 60% 30%
- Entretien 20% 50% 30%
- Energie
Total de la
répartition
Secondaire
Exemple2 :
Dans une entreprise industrielle, on a enregistré en Janvier que la centrale électrique avait
produit 120000 kilowatt heure sur lesquels 1200 ont été consommés par la section vapeur.
Cette dernière a fourni un total de 9000 tonnes de vapeur dont le tiers a été consommé par la
centrale.
Les charges imputées à ces deux sections auxiliaires s’élèvent, pour janvier à 180 D pour la
section centrale et 2151 D pour la section vapeur.
Présenter le tableau de répartition des charges indirectes.
37
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
L’activité d’une entreprise industrielle se trouve répartie entre plusieurs sections dont les
totaux initiaux s’élèvent à :
- Section administrative : 1800
- Section entretien : 2900
- Section transport : 650
- Section approvisionnement : 4500
- Section atelier 1 : 6000
- Section atelier 2 : 5000
- Section distribution : 2500
La nature et le nombre des unités d’œuvre des sections principales sont les suivantes :
- Approvisionnement : 10000 kg de MP achetées
- Atelier 1 : 3000 H ouvriers
- Atelier 2 : 2000 H machines
- Distribution : 10000 D du chiffre d’affaires
Travail à faire
Compléter le tableau de répartition des charges indirectes
38
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
La méthode des centres d’analyse repose sur le cumul de l’ensemble des charges supportées,
au cours des différentes phases du processus, par un élément. La totalité de ces coûts donne le
coût de revient qui, confronté au chiffre d’affaires correspondant, met en évidence le résultat
analytique.
La mise en parallèle de l’ensemble des résultats analytiques avec le résultat d’exploitation de
la comptabilité générale permet de contrôler l’éventuelle concordance des résultats obtenus
selon ces deux sources.
L’ordre des travaux en CAG permettant de calculer le résultat analytique est le suivant :
- Détermination des charges à incorporer dans le calcul des coûts et prix de revient en
CAG.
.
Répartition des charges indirectes entre les produits
Les charges indirectes des centres principaux ainsi obtenues après répartition
primaire et répartition secondaire sont ensuite réparties entre les différents
produits d’après les unités d’œuvre retenu. Par exemple les charges indirectes
d’approvisionnement seront réparties entre les matières M1 et M2 en fonction
39
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
L’entreprise Ben Naceur calule ses coûts et ses prixde revient par la méthode des sections
homogènes
Les produits P1 et P2 sont obtenus à partir des deux matières premières Met N. Pour le
mois de janvier 2023, les charges de la période, réparties entre les différentes sections
se présentent ainsi par mesure de simplification.
40
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Il a été vendu :
Travail à faire
Déterminer les prix de revient et résultats analytiques pour caque produit pour la période
de janvier 2023.
41
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE VI
LA METHODE DU COÛT COMPLET
« FULL-COST » PRODUITS EN-COURS ET PRODUITS DERIVES
La totalisation des :
- Charges directes de production (MP consommées, MOD)
- Charges indirectes de production
ne donne pas toujours directement le coût de production. En effet, le calcul du coût de la
production de la période se heurte à certaines difficultés pour les raisons suivantes :
- Certaines productions ou certains services peuvent ne pas être achevés en fin de
période.
- La production de la période peut générer avec le produit principal d’autres éléments
tels que les déchets, et les sous-produits (produits secondaire) qui peuvent être vendus
ou non.
I – LES PRODUITS EN-COURS
I.1- Principe
En fin de période, la totalité de la production peut ne pas être achevée. Dans ce cas une partie
de charges de la période concerne la fraction des produits qui reste en cours de fabrication.
42
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
L’en-cours initial de la période N n’est rien d’autre que l’en-cours final de la période N-1.
Exemple d’application :
Dans un atelier de fabrication de lampes halogène, on dispose pendant le mois d’octobre des
informations suivantes :
- Stock d’en-cours début du mois : Quantité = 200 lampes, valeur totale =
4 000 D
- Production du mois d’octobre = 800 lampes
- Charges globales consommées par l’atelier pendant octobre = 62 000 D
- En-cours restant dans l’atelier fin du mois : Q = 100 lampes V= 2 000 D
Question : Déterminer : - Le coût de production global des 800 lampes
Pendant le mois d’octobre.
- Le coût de production d’une lampe.
La production du produit fini génère le plus souvent des produits résiduels (déchets et rebuts)
et des sous-produits. Ces éléments ne sont généralement pas sans valeur et peuvent être
vendus, évacués ou réutilisés dans l’entreprise. D’où la nécessité d’en tenir compte dans
l’évaluation du coût de production.
II.1- Les produits résiduels
- Les déchets sont des résidus de fabrication provenant soit des matières première (ex :
Chute de Tissu, sciure de bois, déchets de métal en construction métalique) soit des
impuretés se dégageant de la fabrication
43
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- Les rebuts sont des produits de mauvaise qualité et impropres à l’usage prévu.
Trois cas se présentent en général :
44
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
On utilise la méthode des sections homogène pour déterminer le coût de production du sous-
produit. Elle résulte d’une répartition des charges directes et indirectes.
45
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CAS DE SYNTHESE 1
Pour le mois de mai 19N, le service « Comptabilité analytique » de la société vous fournit les
informations suivantes :
Production :
- Il a été produit au cours de la période 350 000 unités de P.
- Chaque unité d’en-cours initial P a consommé 100% du produit intermédiaire PI, 30%
de M.O.D et 15% des charges indirectes, alors que chaque unité d’en-cours final du
même produit a consommé 100% du produit intermédiaire PI, 20% de la M.O.D et
15% des charges indirectes. La valeur de l’en-cours initial = 35 150 D et de l’en-cours
final = 18 300 D.
46
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Ventes
- 5 000 unités de SP au prix unitaire de 66 D
- 3 700 lots de P au prix unitaire de 200 D
Autres informations :
- Frais de traitement des déchets D2 : 4,300 D le kg
- Les déchets D2 dont vendables à 12,800 D le kg.
Travail à faire :
1) Présenter le schéma du cycle d’exploitation de cette entreprise.
2) Compléter le tableau de répartition des charges indirectes.
3) Présenter sous formes de tableaux :
- Le coût d’achat des éléments achetés
- Le coût de production du mélange ML
- Le coût de production du produit intermédiaire PI
47
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE VII
Nous avons essayé d’expliquer dans les chapitres précédents que les coûts et prix de revient
d’un produit ou des produits fabriqués par une entreprise sont formés de charges directes et
indirectes. A cette notion de charges directes ou/et indirectes on peut relier la notion de
charges variables et /ou fixes.
La notion de variabilité et ou de fixité des charges revient au fait que certaines charges varient
avec la production et l’activité d’une façon générale de l’entreprise, alors que d’autres charges
sont fixes, c.à.d. qu’elles ont été engagées par l’entreprise quel qu’en soit le niveau d’activité.
Ainsi, on peut dire que :
- Les charges variables V sont des charges d’activité, c.à.d. des charges qui varient avec
l’activité de l’entreprise Q, et elles sont de la forme V=v.Q
Soit :
V=charges variables globales
v=charge variable unitaire
Q= la production ou le niveau d’activité.
- Les charges fixes F sont des charges de structure qui ont été engagées par l’entreprises
quel qu’en soit le volume d’activité ou de production.
48
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
En effet, les charges variables par unité étant constantes, la diminution du coût de production
est due au fait que le montant des charges fixes par unité diminue, et le contraire pourrait se
produire lorsque l’activité diminue.
1-2- Exemple :
Soit un atelier A dans lequel est fabriqué un produit unique (P). L’activité peut être mesurée à
l’aide de quantités produites.
L’ensemble des charges mensuelles de structure s’élève à 30000 dinars.
Les charges opérationnelles (ou variables) se composent :
- De la consommation de matières premières soit 0.200 D par unité produite
- De main d’œuvre directe de fabrication soit 0.250 D par unité produite.
Etudions l’évolution du coût production total et du coût de production unitaire lorsque
l’activité passe par les hypothèses suivantes : 60000 unités, 75000 unités, 100000 unités,
120000 unités.
Budget
60000 75000 100000 120000
- Matières premières
Charges fixes
- Charges variables
- Charges fixes
Représentation graphique
1-3- Conclusions :
Si l’activité de l’entreprise varie fortement d’un mois à un autre, on obtient des coûts et prix
de revient différents et par conséquent des résultats différents et irréguliers.
De ce fait, il devient impossible :
49
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
60000
75000
100000
120000
Coefficient
d’imputation
Charges fixes
imputées
Différence
d’imputation
Charges variables
50
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Coût de production
total
Coût de production
unitaire
Représentation graphique
Une fois la répartition des charges indirectes entre centres d’analyses est faite, le calcul du
coût de revient et du résultat se fera d’après la même démarche que celle utilisée dans la
méthode des sections homogènes c-à-d :
- Imputation des charges directes aux coûts d’achat, de production et de revient,
- Répartition des charges indirectes entre les différentes matières consommées, produits
fabriqués et produits vendus en fonction des unités d’œuvre retenus et leur affectation
à leurs coûts successifs.
3.3. Rapprochement résultat d’IR et résultat C.F.
En plus des différentes sources qui peuvent être à l’origine des différences entre résultat CAG
et résultat CF et que nous avons déjà vues, une autre différence provient de la correction des
charges fixes. En retenant que cette dernière, on peut écrire :
Résultat C.F = Résultat I.R – différences de sous-activité (malis)
+ différences de suractivités (bonis)
52
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CAS DE SYNTHESE 2
La société des textiles artisanaux de Sousse la STAS est spécialisée dans la confection des
vêtements de luxe pour femmes.
L’entreprise a décidé de mettre en fabrication deux modèles de robes :
- robes classiques
- robes modernes
Les deux modèles de robes sont fabriqués selon les mêmes techniques. Ils utilisent un même
tissu (mélange de coton et de fibre synthétiques).
Le modèle classique nécessite 2 m de tissu par robe confectionnée. Le modèle moderne en
nécessite 3 m par robe.
La fabrication des articles nécessite le passage dans un atelier de préparation où est assurée la
coupe du tissu puis dans un atelier de finition où sont assemblées les pièces découpées.
Les données relatives à l’activité de l’entreprise pour le mois de mai sont les suivantes :
1- Les achats de la période :
Tissu (mélange de coton et de fibre) : 18720 mètres pour un montant global de 430000 dinars.
2- les stocks de début de période :
a- Le stock de tissu est de 2000 mètres évalué en fonction des différentes méthodes de calcul
des coûts :
- En coût complet : …………………………….39640 dinars
- En coût d’imputation rationnelle ……..51800 dinars
b- les stocks de produits finis (robe classique et robes modernes) sont nuls.
a- Heures de main d’œuvre directe nécessaires pour la production d’une robe sont les
suivantes :
Robes classiques Robes modernes
Atelier de préparation 2H 3H
Atelier de finition 1H 2H
b- Fournitures diverses
La confection des robes nécessite diverses fournitures telles que fil, boutons et toile. Pour la
période étudiée le coût d’achat des fournitures utilisées est de 3 dinars pour une robe classique
confectionnée et 5 dinars pour une robe moderne.
53
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Les autres charges directes à affecter aux coûts sont les suivantes :
Variables Fixes
5- Production de la période
Robes classiques : 6000 articles
Robes modernes : 2000 articles
6- Prix de vente :
Une robe classique est vendue à 115 dinars et une robe moderne à 170 dinars.
Question 1
Calculer selon la méthode des coûts complets :
1- Les coûts des unités d’œuvres
2- Les coûts des unités d’œuvre
3- Les coûts de production de chaque modèle
4- Les coûts de revient et les résultats globaux et unitaires de chaque modèle.
Question 2
Pendant le mois de mai, l’activité de production au niveau des ateliers a été considérablement
réduite. A l’inverse, des efforts ont été réalisés dans le but d’écouler la production
(distribution).
Pour les charges directes de production (autres que tissu, fournitures et main-d’œuvre)
l’activité est mesurée par le nombre de robes fabriquées.
L’activité normale des deux ateliers de production est de 16000 robes.
Pour les charges directes de distribution, l’activité est mesurée par le nombre de robes
vendues.
Pour les charges indirectes, l’activité est mesurée par le nombre d’unités d’œuvre de chaque
centre d’analyse.
54
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Travail à faire :
Question 3 :
Comparer les résultats obtenus avec les deux méthodes (coûts complets –imputation
rationnelle) en faisant apparaitre les causes et montants des différences.
CHAPITRE VIII
I –Definitions
D’origine américaine, « le direct costing » consiste à écarter complètement les charges fixes
du calcul des coûts, de façon à éliminer les perturbations réelles des variations d’activités.
Le vocable « direct » ne doit pas donc être traduit par son homologue français. L’approche du
direct costing s’appuie sur la classification des coûts en fixes et en variables et non pas sur
celle en directes et indirectes. On trouve notamment des coûts indirects parmi les coûts
variables et les coûts fixes.
A la différence de la méthode des coûts complets qui permet de voir comment le résultat
global de l’entreprise se répartit entre les divers produits, le calcul du résultat par la méthode
des coûts variables permet de voir comment celui-ci évolue en fonction de l’évolution du
niveau d’activité, et dans quelle mesure les produits, à travers la marge / coûts variables
qu’ils dégagent contribuent à la couverture des charges fixes globales.
Le résultat par la méthode du « direct costing » est calculé de la manière suivante :
55
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
La règle de base qu’on dégage de cette méthode est que, pour dégager des bénéfices ou du
moins ne pas supporter des pertes, le prix de vente doit au moins permettre de couvrir les
charges d’activités ainsi que les charges de structure.
Aux Etats unis, deux méthodes ont été proposées, fondées l’une et l’autre sur l’analyse de la
variabilité et présentées toutes deux sous le titre de direct costing. Nous proposons de
distinguer :
- Le direct costing simple (DCS)
- Le direct costing évolué (DCE)
Le direct costing simple utilise le coût direct variable : en retranchant du montant des ventes
de chaque produit les charges variables correspondantes (proportionnelles ou non), on obtient
une marge par produit. Et du total des marges, on soustrait le total des charges fixes pour
obtenir le résultat net global.
Le direct costing évolué utilise le coût direct mixte comprenant à la fois des chrges variables
et des charges fixes imputées produit par produit. Après avoir calculé les marges comme dans
le DCS, on soustrait de chacune d’elle les charges fixes directes (propres à chaque produit).
On obtient une marge de contribution par produit. Et du total de ces marges, on retranche les
charges fixes communes pour obtenir le résultat net global.
Aux Etats unis, deux méthodes ont été proposées, fondées l’une et l’autre sur l’analyse de la
variabilité et présentées toutes deux sous le titre de direct costing. Nous proposons de
distinguer :
- Le direct costing simple (DCS)
- Le direct costing évolué (DCE)
Le direct costing simple utilise le coût direct variable : en retranchant du montant des ventes
de chaque produit les charges variables correspondantes (proportionnelles ou non), on obtient
une marge par produit. Et du total des marges, on soustrait le total des charges fixes pour
obtenir le résultat net global.
Le direct costing évolué utilise le coût direct mixte comprenant à la fois des chrges variables
et des charges fixes imputées produit par produit. Après avoir calculé les marges comme dans
le DCS, on soustrait de chacune d’elle les charges fixes directes (propres à chaque produit).
56
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
On obtient une marge de contribution par produit. Et du total de ces marges, on retranche les
charges fixes communes pour obtenir le résultat net global.
On calculera ainsi autant de marges sur coûts variables que de produits, mais le résultat global
sera un résultat unique.
Aussi et afin de comparer la rentabilité des produits entre eux, on peut calculer pour chaque
produit un taux de marge sur coût variable défini par le rapport :
M / C.V
Taux de M / C.V = -----------------
C.A
b- L’analyse des résultats obtenus
L’utilisation de la méthode du Direct Costing permet d’analyser la participation de chaque
produit dans le résultat global. Elle permet de constater l’excédent dégagé sur chiffre
d’affaires de chaque produit par rapport aux charges qui sont proportionnellement liées au
niveau de production du produit en question. Cet excédent représenté par la M /C.V peut être
positif ou négatif.
57
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
- 1er cas : La M/C.V est négative. Cette situation est celle où la décision à prendre
paraît immédiate. Le produit est non rentable puisqu’il n’arrive pas s’autofinancer lui-
même. Le C.A réalisé sur ce produit n’arrive même pas à couvrir les charges
d’activités liées à ce produit. Donc en l’absence de mesures immédiates de
redressement de la situation (minimisation des charges d’activité, augmentation des
prix de vente…), il convient d’abandonner la production de ce produit.
- 2ème cas : La M/C.V est positive. L’excédent du C.A par rapport aux charges
d’activité va permettre de couvrir une partie des charges de structure. Donc « à priori »
le produit en question est rentable puisqu’il participe positivement à la couverture des
charges fixes globales. Il convient alors, avec certaines réserves, de le maintenir en
activité. Toutefois, une telle décision peut être dangereuse à prendre en l’absence de
plus de détail sur la structure des charges fixes. En effet, on peut relever que certaines
charges fixes sont directement liées à la fabrication et la vente du produit dont la
M/C.V est positive. Donc il faut voir si la M/C.V permet de couvrir les charges fixes
propres au produit en question ou non. Une telle analyse proposée par la méthode du
Direct Costing évolué nous mènera peut être à changer de décision.
Exemple d’application :
Soit une activité de production et de vente de Trois produits A, B et C dont les résultats sont
indiqués dans le tableau suivant :
58
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
b- Illustration
Rubriques Total P1 P2……… ……..Pn
Chiffre d’affaires…..
(-) Coût Variable de production
- Matières consommées…………
- Main d’œuvre………………
- Energie………………………..
- Autres…………………………
= Marge / coût variable de production
(-) Coût variable de distribution
- Commissions / ventes…………
- Frais de livraison……………
- Autres………………………….
(=) Marge / coût variable Globale
Taux de M/C.V....................
(-) C.F. Spécifiques
- de production............
- de distribution...........
- d’administration........
= Marge de contribution
Taux de marge de contribution
(-) C.F. Communes.................
59
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Exemple d’application
Supposons que dans l’exemple précédent les charges fixes globales puissent être réparties
entre les produits A, B, et C de la manière suivante :
CF. Spécifiques : A = 20 000, B = 10 000, C = 140 000
CF. Communes = 10 000.
Commentaires :
60
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
CHAPITRE IX
1.1 - Définition
Le seuil de rentabilité d’une entreprise est le chiffre d’affaires pour lequel elle ne réalise ni
perte, ni bénéfice. Au seuil de rentabilité, le chiffre d’affaires couvre précisément la totalité
des charges.
On parle également de chiffre d’affaires critique ou de point mort.
D’où
Q=
61
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Exemple d’application
Si on admet que le chiffre d’affaires est régulièrement réparti, on peut calculer sa date de
réalisation dans l’année.
62
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
Elle donne aussi des bases d’évaluation des risques lorsque le C.A actuel ou prévu se situe
plus ou moins près du seuil de rentabilité.
L’utilisation du seuil de rentabilité permet de calculer :
- la marge de sécurité,
- l’indice de rentabilité,
- l’indice de prélèvement,
- le coefficient du levier opérationnel.
La marge de sécurité est représentée par l’écart entre le C.A actuel et le C.A critique. Il
mesure la proportion dans laquelle l’entreprise peut baisser ses ventes sans subir des pertes ;
Notamment lorsqu’il est prévu une réduction de la demande.
63
Institut Supérieur de Gestion de Sousse 2025-2026
L’indice de rentabilité correspond à l’excédent du C.A actuel ou prévu par rapport au C.A
critique. C’est le supplément de C.A dont la M / CV fournit le bénéfice.
Le levier opérationnel est défini par le rapport entre la variation relative du résultat et la
variation relative du C.A. On peut dire qu’il s’agit de l’élasticité du résultat par rapport au
chiffre d’affaires.
64