0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues4 pages

Stress académique chez les étudiants

Le stress académique affecte les étudiants dès leur enfance, exacerbée par la compétition, les attentes parentales et la charge de travail. Ce stress provient de divers facteurs émotionnels, sociaux et scolaires, et peut nuire à la motivation et au bien-être psychologique. Comprendre ces influences est essentiel pour développer des stratégies de gestion du stress adaptées aux besoins des étudiants.

Transféré par

Doppio Vinegar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues4 pages

Stress académique chez les étudiants

Le stress académique affecte les étudiants dès leur enfance, exacerbée par la compétition, les attentes parentales et la charge de travail. Ce stress provient de divers facteurs émotionnels, sociaux et scolaires, et peut nuire à la motivation et au bien-être psychologique. Comprendre ces influences est essentiel pour développer des stratégies de gestion du stress adaptées aux besoins des étudiants.

Transféré par

Doppio Vinegar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le stress académique le défi des étudiants

Hiba Mounad, Adam Krafes, Amine Cherraja, Amina Houaoura, Malak Karzazi

Résumé

Les étudiants font face au stress académique depuis leur plus jeune âge. Dès l’enfance,
ils doivent gérer les examens, les devoirs, les attentes parentales et la crainte de décevoir leurs
professeurs. Au fil du temps, cette pression s’intensifie, alimentée par la compétition entre
pairs, la recherche de réussite et la peur de l’échec. Les délais serrés, les travaux de groupe et
la charge de travail excessive accentuent encore cette tension. À cela s’ajoutent souvent le
manque de sommeil, la désorganisation et le sentiment d’être constamment évalué, qui
nuisent à la motivation et au bien-être psychologique. Le stress académique ne découle donc
pas d’une seule source, mais d’un ensemble de facteurs émotionnels, sociaux et scolaires
étroitement liés. Comprendre ces influences permet de mieux accompagner les étudiants et de
promouvoir des stratégies de gestion du stress adaptées à leurs besoins et à leur
environnement éducatif.

2. Fondements théoriques

2.1 Définitions des concepts

2.1.1. L'estime de soi

Selon Warnholtz et Lucia (2025) l'estime de soi, définie comme l'évaluation qu'une
personne fait de sa propre valeur dans des situations spécifiques, est influencée par les
expériences quotidiennes telles que l'inclusion sociale, les succès et les échecs, et elle fluctue
momentanément. En effet, cette estime de soi momentanée se caractérise par deux aspects
clés : son niveau, qui décrit comment les individus se perçoivent en moyenne dans différentes
situations, et sa variabilité, qui reflète l'ampleur des fluctuations de cette auto-évaluation au fil
du temps et selon les situations. Ainsi, le niveau et la variabilité de l'estime de soi
momentanée sont tous deux importants pour le fonctionnement global et la santé mentale,
d’autant plus que la variabilité de l'estime de soi momentanée a été associée à divers aspects
de la santé mentale. Par ailleurs, l’estime de soi est une évaluation globale de notre propre
valeur (que cette valeur soit sociétale, académique, relationnelle…) et un moyen important de
mesurer la capacité à gérer le stress.

À la lumière de ces définitions, on peut en conclure que l'estime de soi est le mérite que l’on
s’accorde à soi-même.

2.1.2. Soutien social perçu

Selon Wu et Zang (2025), le soutien social perçu correspond à l'évaluation subjective


qu'une personne fait de la disponibilité d'aide de la part de son entourage (famille, amis,
communauté) en cas de besoin, et il renvoie au sentiment de disposer de ressources
émotionnelles, pratiques et informationnelles sur lesquelles elle peut s'appuyer en période
difficile, ce qui influence positivement son bien-être psychologique. De plus, Jennifer,
Graham, Janice et Glaser (2007) précisent que le soutien social perçu (SSP) correspond
également à la perception personnelle qu’une personne a de la présence et de la disponibilité
d’une aide, qu’elle soit émotionnelle ou matérielle, provenant de son entourage (famille, amis
ou communauté) et qu’il renvoie au sentiment de réconfort ainsi qu’à la confiance accordée à
ces réseaux quant à leur capacité à offrir un appui en cas de besoin.

À la lumière de ces définitions, le soutien social perçu

2.1.3. Définition de stress

Selon Selye (1936), le stress est d’abord un concept médical et physiologique, avant
de devenir un terme du langage courant. À l’origine, il désigne l’ensemble des réactions de
l’organisme face à une agression, quelle qu’en soit la nature (physique, biologique, chimique
ou psychique). Le physiologiste Hans Selye, en 1936, est le premier à avoir défini le stress
comme une réponse de défense automatique de l’organisme.

Avec le temps, le mot stress a quitté le domaine médical pour entrer dans le langage courant,
où il désigne désormais une tension psychique ou émotionnelle liée à la peur, à la pression ou
à l’anxiété.

2.1.4. Définition du stress académique

Selon Reddy et al. (2018), les études, c’est souvent beaucoup plus lourd qu’on ne le
pense : entre la quantité de travail, les devoirs qui s’enchaînent, la peur de ne pas être à la
hauteur et la pression de “réussir sa vie”, beaucoup d’étudiants finissent par se sentir
complètement dépassés. De plus, pour celles et ceux qui partent étudier à l’étranger, c’est
encore plus intense, car tout change : la façon dont les professeurs enseignent, les attentes, et
même la manière de participer en classe. Ce décalage, appelé choc d’apprentissage,
correspond à ce moment déroutant où l’on se rend compte que les anciennes méthodes ne
fonctionnent plus vraiment et qu’il faut tout réapprendre autrement, ce qui conduit nombre
d’étudiants à se sentir perdus, frustrés ou stressés, avec l’impression de ne plus savoir
comment faire “comme il faut”. Par ailleurs, Calamini (2025) souligne qu’entre les examens
réguliers, les devoirs à rendre, les travaux de groupe et les délais parfois très serrés, les
étudiants font face à une pression constante ; l’impératif de réussite scolaire, renforcé par les
attentes sociales, les pousse souvent à devoir jongler entre plusieurs cours et projets à la fois,
et cette accumulation finit par créer un stress durable, parfois difficile à gérer.

Le stress académique peut-être donc résumer en tant que tout stress et pression créer par les
études, les examens, et tout autre facteur significatif.

2.1.5. La pression parentale

Selon Moore (2022), la pression parentale est le stress émotionnel que les parents
imposent à leurs enfants à travers leur performance académique, leur apparence extérieure,
etc. De plus, Qadeer, Anwar et Khan (2025) précisent que la pression parentale désigne les
attentes excessives qu’un parent impose à son enfant, que ce soit dans les études, le
comportement ou les activités, et qu’elle découle souvent d’un désir de réussite, de
reconnaissance ou de sécurité pour l’enfant. Cependant, lorsque cette exigence devient trop
forte, elle peut provoquer du stress, la peur de décevoir et une baisse de l’estime de soi.

À la lumière de ces définitions, la pression parentale est tout résultat qu’exigent les parents de
leurs enfants.

2.1.6. La régulation émotionnelle

Selon Aldao et Plate (2018), la régulation émotionnelle est une compétence qui permet
le contrôle de l'intensité des émotions en fonction du contexte et des stimuli. De plus, Rolston
et Lloyd-richardson (2017) expliquent que la régulation émotionnelle désigne la capacité à
gérer et à réagir de manière adaptée aux émotions vécues, en impliquant l’utilisation
consciente ou inconsciente de diverses stratégies pour faire face aux situations difficiles.
Certaines de ces stratégies sont saines, comme marcher pour réduire le stress, car elles aident
à calmer les émotions fortes et à mieux comprendre leur origine.
À la lumière de ces définitions, la régulation émotionnelle est donc la manière dont nous
faisons face à nos émotions.

2.2. Études précédentes.

2.2.1. Stress académique

Une étude indique par exemple qu’en France, 90 % des étudiants se disent stressés,
dont un tiers ressent un stress permanent. Une tendance confirmée par l’étude CSA pour
LMDE pour l’année 2022, qui indique que 70 % des étudiants se déclarent en situation de
mal-être. Face à ces données plutôt inquiétantes, il est évident que le stress académique est un
problème très présent.

Vous aimerez peut-être aussi