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Prévention des risques électriques au travail

La prévention du risque électrique est régie par le Code du travail et vise à sécuriser les installations électriques pour éviter les contacts directs et indirects. Des mesures telles que la mise à la terre, l'isolation et l'utilisation de matériels conformes sont essentielles pour protéger les utilisateurs. L'analyse des risques et la formation des travailleurs sont également cruciales pour garantir la sécurité lors des opérations sur ou à proximité des installations électriques.

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Prévention des risques électriques au travail

La prévention du risque électrique est régie par le Code du travail et vise à sécuriser les installations électriques pour éviter les contacts directs et indirects. Des mesures telles que la mise à la terre, l'isolation et l'utilisation de matériels conformes sont essentielles pour protéger les utilisateurs. L'analyse des risques et la formation des travailleurs sont également cruciales pour garantir la sécurité lors des opérations sur ou à proximité des installations électriques.

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Prévention du risque électrique

La prévention du risque électrique repose sur des dispositions


réglementaires figurant dans le Code du travail. Elle concerne la mise en
sécurité des installations et des matériels électriques, et ce dès leur
conception. L’objectif est d’éviter tout contact, qu’il soit direct ou
indirect, avec des pièces nues sous tension ou mises accidentellement
sous tension. En outre, le matériel doit être conforme à la
réglementation en vigueur afin de protéger les utilisateurs.
Caractéristiques des matériels et installations électriques
Protection contre les contacts directs

Un contact direct est un contact entre une partie du corps humain et une partie
active (pièce normalement sous tension) d’une installation électrique. Pour
prévenir les contacts directs, il existe plusieurs moyens :
 éloignement : la distance d’éloignement dépend de l’environnement
(chantier, locaux réservés à la production…) et de la valeur de tension ;
 barrière ou enveloppe : elles constituent un obstacle (écran, boîtiers,
armoires…) possédant un degré de protection minimal (IP2X ou IPXXB en
basse tension, IP3X ou IPXXC en haute tension) ; l'ouverture n'est possible
qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil ;
 isolation des parties actives : celle-ci recouvre d'un isolant les parties
actives et ne peut être enlevée que par destruction ;
 très basse tension : celle-ci peut être de type très basse tension de
sécurité (TBTS) ou de type très basse tension de protection (TBTP).
Les conditions d’obtention de ces tensions sont précisées dans la norme
NF C 15-100.

© [Link] / INRS / 2025


Chariots en cours de chargement

© G.J. Plisson / INRS / 2021


Armoire électrique d’un équipement de travail

© INRS
Installation de batteries électriques stationnaires

© [Link] / INRS / 2025


Chariots en cours de chargement

© G.J. Plisson / INRS / 2021


Armoire électrique d’un équipement de travail

o 1

o 2

o 3


Valeurs maximales de la très basse tension de sécurité (TBTS), en
courant alternatif à l'intérieur des locaux
La valeur maximale autorisée dépend des influences externes et plus
particulièrement de la présence ou non d’eau :
 cas général U ≤ 50 V – exemples : enceinte conductrice exigüe,
chantier… ;
 milieu mouillé U ≤ 12 V – exemple : piscine.
Protection contre les contacts indirects

Un contact indirect est un contact entre une partie du corps humain et une
masse conductrice mise accidentellement sous tension. Pour prévenir les
contacts indirects, il existe plusieurs moyens :
 mise à la terre des masses avec coupure automatique de l'alimentation :
les schémas de liaison à la terre sont aussi appelés « régimes du neutre ».
Ils sont définis dans la norme NF C 15-100 ;
 double isolation ou isolation renforcée ;
 très basse tension comme pour la protection contre les contacts directs.
Protection contre les surintensités

Une surintensité est une augmentation dangereuse du courant électrique


parcourant un conducteur ou absorbé par un récepteur (moteur, radiateur…). Il
existe deux types de surintensités :
 les surcharges qui résultent de l’augmentation de la charge ;
 les courts-circuits qui résultent de contacts d’impédance quasi nulle entre
des éléments conducteurs portés à des potentiels différents.
L'existence au sein du circuit d'un disjoncteur d'un relais thermique ou d'un
fusible permet de réduire le danger en ouvrant le circuit lorsque le courant
dépasse une valeur donnée pendant un temps déterminé.
Tension et classes de matériels électriques

La tension nominale du matériel électrique doit être en adéquation avec la


tension d'alimentation.
La norme NF EN 61140 répartit les matériels électrotechniques en quatre classes
en fonction de leur conception du point de vue sécurité :
 l'isolation entre les parties actives (normalement sous tension) et les
parties accessibles (masses métalliques) ;
 la possibilité ou non de relier les parties métalliques accessibles à la terre.
Classes des matériels électriques

Classe Caractéristiques Emploi Symbole


s

0 Isolation principale Utilisation Pas de symbole


Pas de possibilité de interdite sur les
relier les masses lieux de travail
entre elles ou à la
terre

I Isolation principale Utilisation


Masses reliées entre possible sur les
elles et à la terre lieux de travail
pour les
machines fixes

II Isolation renforcée Utilisation


(ou double isolation) possible sur les
Masses non reliées à lieux de travail
la terre pour les
machines non
fixes

III Alimentation en très Obligatoire sur


basse tension de les appareils
sécurité (TBTS) ou portatifs, non Indication de la
de protection (TBTP) fixes en milieu tension nominale
Masses non reliées à confiné humide (maximale)
la terre ou mouillé
Alimentation
sécurisée
(transformateur de
sécurité)

Selon la norme NF EN 61140.


Les matériels électriques les plus utilisés dans les établissements industriels et
tertiaires sont ceux de classe I et II.
Degrés de protection du matériel électrique
Les degrés de protection procurés par les enveloppes de matériels électriques de
tension assignée inférieure ou égale à 72,5 kV sont définis par la norme française
NF EN 60529.
Pour symboliser le degré de protection procuré par une enveloppe, il est fait
usage des lettres « IP » (International Protection) suivies de deux chiffres et d’une
ou plusieurs lettres. Plus un chiffre du code IP est grand, meilleure est la
protection.
Degrés de protection IP des matériels électriques
 1er chiffre (compris entre 0 et 6) : protection contre les corps solides
 2e chiffre (compris entre 0 et 8) : protection contre l'eau
 Lettre additionnelle (A, B, C ou D) : accès aux parties dangereuses
 Lettre(s) supplémentaire(s) (H, M, S ou W) : informations supplémentaires
spécifiques
Exemple : signification du degré de protection « IP 34 C »
 IP : « Appareil protégé contre »
 3 : « La pénétration de corps solides d'un diamètre supérieur ou égal à 2,5
mm »
 4 : « La pénétration des projections d'eau (dans toutes les directions) »
 C : « Les contacts directs avec un outil d'un diamètre de 2,5 mm et de 100
mm de long »
Le degré de protection contre les chocs mécaniques est symbolisé par le code IK.

Analyser le risque électrique

L’ignorance du risque électrique, principalement lors de travaux non électriques,


est aujourd’hui encore source d’accidents. Une analyse systématique du risque
permet de prévoir les éventuelles situations dangereuses et de planifier au
mieux la prévention.
Les principaux éléments à prendre en compte dans l’analyse du risque électrique
sont :
 les caractéristiques de l’installation électrique (domaines de tension,
sources primaires et secondaires, positionnement des câbles et
canalisations isolées…) ;
 l’environnement de l’opération (proximité ou voisinage de pièces sous
tension, possibilité de chutes d’outils, déplacement d’engins…) ;
 les tâches à accomplir par les opérateurs (position de l’opérateur, gestes
normaux à accomplir et gestes réflexes possibles, port des équipements de
protection…).
L’analyse du risque électrique doit être réalisée avant chaque opération et
actualisée si nécessaire tout au long de celle-ci.
C’est l’employeur qui a la responsabilité de la mise en œuvre de cette analyse
du risque. Cependant, cette analyse concerne également chaque acteur, dans la
mesure de ses attributions, de ses compétences et de ses responsabilités. Dans
la phase préparatoire du travail, l’employeur peut désigner une personne pour
élaborer les prescriptions et procédures de sécurité. Dans la phase de réalisation
des opérations, les chargés de travaux ou de chantier sont responsables de
l’exécution des travaux et de la mise en place des mesures de sécurité prévues.
Les exécutants et les chargés d’intervention sont quant à eux responsables de
leur propre sécurité.
Mesures générales de prévention pour assurer la sécurité du personnel

Une personne réalisant une opération sur un matériel ou une installation


électrique doit être formée et habilitée par son employeur.
Différentes mesures de protection doivent être mises en œuvre afin qu’elle
puisse travailler en sécurité : : travailler sur des installations sûres et conformes,
signaler le local ou l’opération, isoler l’installation électrique, mettre en place des
mesures de protection pour les travaux sur ou au voisinage des installations,
vérifier les installations, fournir des équipements de protection individuelle si
necessaire, être formé et habilité aux risques électriques…
Pour toute opération exposant à un risque électrique, des mesures de prévention
sont à mettre en œuvre pour supprimer ou réduire les risques électriques.
Utiliser des installations sûres
Conception des installations

Les installations électriques doivent être conçues et réalisées conformément aux


dispositions des articles R. 4215-1 à R. 4215-17 du Code du travail, ces
dispositions sont afférentes aux maîtres d'ouvrage entreprenant la construction
ou l'aménagement de bâtiments destinés à recevoir des travailleurs en matière
de conception et de réalisation des installations électriques.
Ces dispositions visent à protéger la santé et la sécurité des travailleurs contre
les risques de :
 choc électrique par contact direct ou indirect ;
 brûlure ;
 incendie ;
 explosion d’origine électrique.
Vérification des installations
L’employeur qui utilise des installations électriques est tenu de respecter les
dispositions des articles R. 4226-1 à R. 4226-21 du Code du travail. Ces règles lui
imposent de maintenir les installations en conformité avec les règles de
conception, d’en assurer la maintenance, l’entretien et la vérification.
La vérification est une opération destinée à contrôler la conformité d'une
installation électrique aux exigences réglementaires et normatives en vigueur.
Elle doit avoir lieu :
 au moment de la mise en service ;
 périodiquement ;
 sur mise en demeure par l'inspection du travail.
Ces vérifications sont réalisées par des organismes accrédités. Pour certaines,
l’employeur peut faire appel à une personne compétente de l’entreprise
remplissant certains critères énoncés dans la réglementation.
Les résultats des vérifications sont consignés dans un registre, auquel sont
annexés les rapports des organismes accrédités.
Utilisations en sécurité des matériels électriques

Le matériel électrique doit toujours être utilisé avec soin, en veillant à ne pas le
détériorer par des chocs, une immersion, un échauffement excessif… Le salarié
utilisant ce matériel doit respecter les consignes fournies par son employeur. Il
est tenu d’en vérifier l'état et de signaler toute détérioration à son encadrement.
Précautions concernant les fils et les prises électriques
 Protéger les fils conducteurs du risque d'écrasement en ne les déroulant
pas en travers du passage d'un véhicule.
 Débrancher les appareils en tirant sur la fiche et non sur le fil.
 Ne jamais bricoler une prise électrique endommagée.
 Ne jamais laisser une rallonge branchée à une prise sans qu'elle soit reliée
à un appareil électrique.
 Ne jamais utiliser un fil pour tirer ou déplacer un appareil électrique.
 Ne jamais toucher à un fil dénudé dont on ne perçoit qu'une extrémité.
 Ne jamais toucher une prise avec les mains mouillées.
Signaler le local ou l’opération
Les locaux ou emplacements présentant un risque de choc électrique doivent
être délimités aux moyens d’obstacles et signalés au moyen d’un panneau
d’avertissement réglementaire du danger électrique. L’accès à ces locaux ou
emplacements est réservé aux personnes habilitées.

Lors du retrait d’un protecteur rendant accessible des pieces nues sous tension, il
faut installer un balisage de sécurité. Ce balisage ne doit pas pouvoir être franchi
par inadvertance.

© INRS

Les seules manœuvres autorisées par le personnel de production non habilité


mais formé sont celles :
 qui sont prévues à l'extérieur de locaux ou emplacements à risques
spécifiques électriques ;
 dont les risques inhérents à l’opération sont éliminés par construction
(IP2X en basse tension ou IP3X en haute tension).
Travailler hors tension, supprimer le voisinage
La réglementation (article R. 4544-4) prescrit que le risque d’origine électrique,
lors d’opérations sur les installations ou dans leur voisinage, soit supprimé ou à
défaut réduit autant que possible. Pour ce faire, les travaux doivent être effectués
en priorité hors tension.
Les travaux effectués hors tension sont les seuls présentant une sécurité totale
vis-à-vis du risque électrique. Le moyen de s’assurer que toute tension est
effectivement supprimée et qu'elle le reste est la consignation. La procédure de
consignation est définie dans la norme NF C 18-510. La déconnexion des
batteries sur véhicules et engins doit être réalisée selon les prescriptions de la
norme NF C 18-550.

Procédure de consignation d’une installation électrique


 Séparer l’installation de toute source d’énergie électrique concernée et
préalablement identifiée.
 Condamner les organes de séparation en position ouverte afin d’interdire
toute remise sous tension.
 Identifier la partie de l’installation concernée afin d’être certain que les
travaux seront bien exécutés sur l’installation prévue.
 Vérifier l’absence de tension.
 Mettre à la terre et en court-circuit*.

* Pour les opérations sur véhicules et engins (NF C 18-550) ou en basse tension et sous certaines conditions d’intervention, cette dernière
opération n’est pas requise.

Toute consignation doit être signalée par une pancarte bien visible.

Le dispositif d'avertissement doit être bien visible.


© Gaël Kerbaol / INRS / 2007
Fiche de travail signalant l'arrêt de l'arrivée électrique et cadenas
condamnant l'utilisation de l'appareil lors de sa maintenance
Les opérations effectuées au voisinage de pièces nues sous tension sont limitées
aux cas où il n'a pas été possible de supprimer ce voisinage, soit en consignant
l'installation ou la partie d'installation à l'origine de ce voisinage, soit à défaut, en
assurant la protection par éloignement, obstacle ou isolation (mise en place de
nappes isolantes, protecteurs ou écrans isolants).

Principales mesures de protection pour les travaux à proximité de


pièces nues sous tension
 Interposer des obstacles efficaces entre l'opérateur et les pièces nues sous
tension.
 Isoler les pièces nues sous tension.
 Confier les travaux à un personnel habilité disposant de l'outillage et de
l'équipement de protection individuelle nécessaires.
 En cas de voisinage avec des pièces nues sous tension du domaine haute
tension, faire surveiller en permanence les travaux par une personne
habilitée.
© Deledda

Instructions et formation

Suivant les principes généraux de prévention introduit par le Code du travail


(articles L. 4121-1 à L. 4121-5), l’employeur doit « donner des instructions
appropriées aux travailleurs ». En conséquence, il se doit de former ses salariés à
la prévention du risque électrique. L'objectif est de faire acquérir au salarié la
compétence nécessaire pour qu’il puisse exercer son activité en toute sécurité. À
l’issue de cette formation, et en complément des instructions de sécurité*,
l’employeur délivre au salarié une habilitation électrique pour les opérations qui
le nécessitent.

*Les instructions de l'employeur précisent, en particulier lorsque la nature des risques le justifie, les conditions d'utilisation des équipements

de travail, des moyens de protection. Elles doivent être adaptées à la nature des tâches à accomplir.

Équipements de protection individuelle (EPI)

La protection individuelle n’est envisageable que lorsque toutes les autres


mesures d’élimination ou de réduction du risque électrique ou le recours à la
protection collective ne permettent pas d’assurer la sécurité des personnes. C’est
à l’employeur de choisir et fournir les équipements de protection individuelle et
les vêtements de travail adaptés aux travaux à effectuer. Il n’existe pas de lien
direct entre symbole d’habilitation et l’EPI. C’est l’analyse precise des opérations
effectuées par l’employé et des risques inhérents à ces activités qui permettra à
l’employeur de déterminer quelles seront les EPI les plus adaptés à mettre en
oeuvre pour assurer la sécurité du salarié.
Choix des EPI

L’EPI doit être approprié aux risques à prévenir, adapté au travailleur et


compatible avec la tâche à réaliser. L’analyse du poste de travail guide donc le
choix de l’EPI, il sera ainsi adapté aux opérations réelles et aux risques auxquels
le salarié sera confronté. En outre, il ne dépend pas directement du rôle ou du
titre d’habilitation du salarié.
Dans son choix, l’employeur prend en compte l’importance du risque (domaine
de tension, énergie…), l’exposition (fréquence et durée d’exposition, distance
d’éloignement…), les caractéristiques du poste de travail et les performances des
EPI (classe des EPI, protection contre le risque de contact direct, contre l’arc
flash…).
Conformité des EPI

Les EPI doivent être conformes aux règles techniques de conception précisées
dans le Code du travail et faire l’objet du marquage de conformité CE.
L’EPI contre les risques électriques est un EPI de catégorie III (risque mortel selon
le règlement (UE) 2016/425 du Parlement européen et du Conseil), il doit a
minima :
 être marqué CE (conformité de la Communauté européenne : certification
conforme aux obligations) ;
 préciser l'année de fabrication ;
 faire référence à la norme utilisée pour la conformité ;
 pour les EPI isolants : préciser la classe d’isolation ;
 permettre d’identifier l’organisme ayant procédé à l’examen UE de type de
l’équipement (quatre chiffres) ;
 être accompagné de sa notice d’instructions (conditions d’utilisation et de
stockage, de nettoyage, délais de péremption…) en français ;
 être accompagné d’une déclaration UE de conformité.
En plus du marquage réglementaire CE, l’EPI conforme à une norme comporte un
marquage normatif.
Exemple de marquage

Le marquage ci contre (symbole IEC 60417-5216) figure


sur les équipements de protection appropriés
pour les travaux sous tension.

Les EPI contre les effets du courant électrique doivent posséder un degré
d'isolation approprié aux valeurs des tensions auxquelles l'utilisateur est
susceptible d'être exposé. L’évaluation de cette exposition doit prendre en
considération les conditions prévisibles les plus défavorables. La tension
maximale d’emploi d'un EPI est signalée par une classe, et chaque type d'EPI
peut avoir des classes différentes. Il existe par exemple six classes pour les gants
isolants :

Tension alternative Tension continue


Classe
efficace (Veff) (V)

00 500 750

0 1 000 1 500

1 7 500 11 250

2 17 000 25 500

3 26 500 39 750

4 36 000 54 000

Les EPI et leur emballage doivent porter un marquage indiquant en particulier la


classe de protection ou la tension d'utilisation afférente, le numéro de série et la
date de fabrication.
Aucun EPI n'étant adapté à une tension supérieure à 36 000 V en courant
alternatif, les travailleurs doivent obligatoirement se tenir éloignés des pièces
nues sous tension.
Les EPI sont personnels. Ils ne peuvent être attribués à une autre personne
qu'après avoir été nettoyés et vérifiés.
© Deledda
Équipements de protection individuelle pour les travaux sous basse
tension
* Aucun objet ou pendentif conducteur (bijou, montre, collier…) pouvant entrer en contact avec des pièces nues sous tension ne doit être

porté lors d’une opération électrique. De même, les vêtements de travail ne doivent pas comporter de pièces conductrices (fermeture éclair,

badge…).

Principaux équipements de protection individuelle contre le risque


électrique

 Casque isolant
 Casque de protection contre les projections de particules en fusion
 Protection oculaire et faciale
 Gants en matériaux isolants
 Chaussures et bottes isolantes
 Vêtements de protection contre le risque de contact direct et d’arc flash
Protection du visage et de la tête

© Deledda

 L’écran facial anti-UV protège des arcs électriques jusqu’à une certaine
valeur d’énergie. Il est certifié selon la norme NF EN 166. Un écran ou
porte-écran assurant la protection contre l’arc électrique et ses effets
thermiques doit comporter l’indication de sa résistance à l’arc électrique
de court-circuit matérialisé par le chiffre 8 (cf . « Exemple de marquage »
ci-dessous). Il peut également figurer sur le marquage une valeur dite
« ATPV » (qui représente l’énergie thermique maximale pouvant être
supportée par l’écran) dont l’unité est donnée en cal/cm². L’écran doit
également protéger des effets de la projection de particules solides
(symbole complémentaire devant figurer sur le marquage : « F » pour la
basse énergie, « B » pour la moyenne énergie ou « A » pour la haute
énergie).
Des écrans teintés sont recommandés pour une protection supplémentaire
contre l’impact de la lumière vive et le rayonnement UV.
 Le casque isolant (jusqu’à 1 000 V) et antichoc protège en cas de chute
d’objet, de choc à la tête ou de projection de particules en fusion (certifié
selon les normes NF EN 50365 et NF EN 397).

Exemple de marquage pour casque de protection isolant :


Exemple de marquage pour un écran facial conforme à la norme NF EN
166, avec filtres pour l'ultraviolet, fonction de résistance mécanique et
de résistance à l’arc électrique de court-circuit :

Légende :
2- : Numéro de code du filtre pour l'ultraviolet pour lequel la reconnaissance des couleurs peut être altérée

1.2 : Classe de protection aux ultraviolets

X : Identification du fabricant

2 : Classe optique

B : Symbole d'impact à moyenne énergie

8 : Symbole de résistance à l’arc électrique de court-circuit

9 : Symbole de non-adhérence du métal fondu et résistance à la pénétration de solides chauds

Protection des mains


© Deledda

Les gants isolants offrent une protection individuelle contre les chocs
électriques lors de travaux sous tension ou au voisinage de parties actives. Ils
doivent être certifiés selon la norme NF EN 60903. Les gants doivent être adaptés
au niveau de tension (classe 00 – 500 V c.a à classe 4 maximum – 36 KV c.a).
Il existe des gants isolants en latex sans protection mécanique et des gants
composites avec protection mécanique. Ces derniers se reconnaissent à leur

symbole spécifique : .
Les gants 100 % latex (avec ou sans surgants) ne sont pas adaptés pour le travail
en présence d’un risque d’arc électrique, il faut leur préferer les gants
composites.
Il est recommandé de porter des sous-gants en coton pour des raisons d’hygiéne
et de confort et des surgants en cuir notamment sur les gants en latex pour
protéger des risques mécaniques et chimiques qui pourraient altérer les
capacités d’isolation (lacérations, perforations, abrasion…).

Exemple de marquage gants :

Protection des pieds


© Deledda

Les chaussures ou bottes isolantes isolent une personne du sol en cas de


contact direct ou indirect de manière à ce que le courant ne puisse la traverser.
Elles protègent également le pied contre un contact direct avec une pièce nue
sous tension. Elles sont certifiées selon la norme NF EN 50321-1 et doivent être
adaptées au niveau de tension (classe 00 – 500V c.a à classe 4 maximum – 36KV
c.a) ; elles assurent une protection contre la tension de pas ou la tension
nominale. Les chaussures doivent être utilisées exclusivement en milieu sec.
Les couvre-chaussures isolantes peuvent être portées par-dessus des
chaussures.
Les chaussures électriquement isolantes et les couvre-chaussures électriquement
isolantes doivent être marquées conformément à l'EN ISO 20345 (chaussure de
sécurité) ou à l'EN ISO 20346 (chaussure de protection) ou à l'EN ISO 20347
(chaussure de travail). Un marquage supplémentaire pour satisfaire à l’EN 50321-
1 doit faire apparaître le symbole IEC 60417-5216 (double triangle), la référence
à la norme EN 50321-1, la classe électrique et la la tension du courant d'essai.

Exemples de marquage des chaussures :


Protection du corps

© Deledda

On distingue deux types de vêtements pour la protection du corps :


 les vêtements de travail, qui ne sont pas des EPI et qui ont pour objectif de
protéger le corps contre les risques généraux. Ces vêtements de travail
sont adaptés aux opérations hors tension et hors voisinage. Ils sont en
coton ignifugé ou similaire avec manches longues, fermeture éclair en
plastique et fermeture totale jusqu’au haut du cou ;
 les vêtements de protection électrique, qui sont des EPI et qui ont pour
objectif de protéger contre un risque de contact direct avec une pièce nue
sous tension : ce sont des vêtements isolants. Les vêtements protégeant
contre les effets d’un court-circuit sont des vêtements anti arc-flash, ils
sont ininflammables. Dans un environnement électrique, les risques
d’électrocution et les dangers des arcs électriques sont omniprésents ; seul
un vêtement isolant et ininflammable apporte une protection contre ces
risques.

Les vêtements isolants


Ils ont pour but d’empêcher un courant dangereux de traverser les personnes
lorsqu’il existe un risque de contact involontaire avec une partie sous tension.
Dans le domaine de la basse tension, ces vêtements doivent se conformer à la
norme NF EN 50286 et comporter une indication de la classe de niveau de
tension (classe 00 – 500 V c.a).

Les vêtements anti-arc flash


Ces vêtements ont pour but de protéger l’opérateur des effets thermiques d'un
arc électrique correspondant à l’énergie incidente (en cal/cm²) pouvant être
libérée lors d’un court-circuit. Cette énergie essentiellement rayonnante indique
le rayonnement subi par la peau d’un employé en présence d’un arc électrique.
Pendant une courte durée, le transfert de chaleur peut atteindre des
températures extrêmement élevées occasionnant des brûlures. Ces vêtements
doivent donc pouvoir résister et protéger l’opérateur de ce dégagement
d’énergie, ne pas fondre et ne pas contribuer à la propagation de la flamme en
cas d’inflammation ou de projection. Ils font donc référence à plusieurs normes.
La norme internationale IEC 61482-2 propose des méthodes d’essai pour
déterminer les performances du vêtement de protection, les vêtements de
protection contre l’arc électrique doivent porter mention de cette norme et de la
classe de protection (classe 1 jusqu’à 4kA et classe 2 jusqu’à 7kA).
Toutefois, la norme IEC 61482-2 ne s’intéresse qu’à la protection contre les
brûlures de second degré, c’est pourquoi d’autres normes sont associées à ce
type de vêtement, comme l’EN ISO 14116, qui traite de l’inflammation et de la
propagation de la flamme, ou l’EN ISO 11612, qui traite en plus des effets de la
chaleur.

Exemple de marquage vêtements :


Formation, vérification, maintien en état des EPI
Information et formation
Une formation pratique est nécessaire pour permettre aux travailleurs
d'apprendre à ajuster et porter les EPI correctement et en prendre soin. Chaque
employé doit connaître les risques contre lesquels les équipements de protection
individuelle le protègent, les conditions d’utilisation et les consignes pour le
stockage et l’entretien de ces équipements.
Vérification et entretien
Le fabricant définit dans sa notice les conditions d’utilisation et les limites
d’usage des EPI ainsi que, le cas échéant, la nature et la périodicité des essais,
notamment les essais diélectriques, auxquels ceux-ci doivent être soumis
pendant leur durée de vie. Les EPI doivent comporter, à l'extérieur de l'enveloppe
protectrice, un espace réservé au marquage de la date de mise en service et des
essais ou contrôles périodiques.

L'efficacité des équipements de protection nécessite un entretien adéquat. Cet


entretien comprend l'inspection, le maintien en état, le nettoyage et le stockage.
Des vérifications périodiques doivent être menées par des personnes qualifiées,
appartenant ou non à l’entreprise. Elles ont pour objectif de :
 déceler en temps utile toute défectuosité de l’EPI susceptible d’être à
l’origine de situations dangereuses ;
 s’assurer du bon état des EPI en service et en stock, conformément à la
notice du fabricant ;
 s’assurer du respect des instructions de stockage ;
 prendre les mesures nécessaires pour qu’en cas de détérioration ou à
l’expiration de durée de vie ou date de péremption des EPI, ceux-ci soient
éliminés et remplacés.
Outre ces vérifications périodiques, l’utilisateur de l’EPI est tenu de :
 vérifier l’état apparent des EPI avant chaque utilisation ;
 respecter les conditions d’utilisation, de stockage et d’entretien précisées
dans la notice d’instructions du fabricant et dans la consigne d’utilisation
élaborée par l’employeur ;
 signaler les équipements défectueux ou périmés.

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