OUTILS D'AIDE À LA DÉCISION : CONNAITRE ET UTILISER
Manager GO! Laurent GRANGER
Comment décider ? Les outils d'aide à la décision apportent un
support méthodologique certain. Encore faut-il savoir les utiliser
à bon escient. Cette publication présente les instruments
essentiels à connaître pour faire le meilleur choix.
Comment choisir entre plusieurs options ? Le premier réflexe est de faire
confiance à son intuition. Ce principe a pour avantage la facilité, mais se reposer
totalement sur son ressenti présente des limites, d'autant qu'il existe de
nombreux outils pour faciliter la prise de décision.
D'une manière générale, ils se classent dans plusieurs catégories selon leur
finalité : analyser une problématique, rechercher les causes à l'origine de la
situation, trouver les solutions possibles, hiérarchiser les meilleures options,
choisir la solution la plus adaptée. Pour la majorité d'entre eux, ils sont
également utilisés pour résoudre un problème. Constat logique puisque prendre
une décision, c'est se positionner par rapport à une problématique : comprendre
le contexte du sujet, identifier l'ensemble des éléments d'entrée et au final choisir
la meilleure option.
Les outils pour décider
Parmi la palette d'outils à disposition des managers et chefs de projet, voici 5
instruments particulièrement dédiés à la prise de décision :
L'arbre de décision
Représenté sous la forme d'un arbre, cet outil sert à sélectionner une solution
parmi plusieurs. Il est facile à mettre en œuvre. Les différentes options sont
directement visibles sur le graphique. Chacune d'elles donne lieu à de nouvelles
options. Ces déclinaisons forment les différentes branches de l'arbre. En
parcourant ces branches, les scénarios possibles apparaissent clairement.
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Autre intérêt de cet outil : il est possible d'intégrer le chiffrage de chaque option
avec des hypothèses hautes et basses. Des critères de décision bienvenus pour
appuyer un choix.
La matrice de décision
Elle repose sur la sélection, la notation et la pondération de critères de choix. La
matrice de décision facilite l'appréciation de facteurs clés pour arrêter une
décision.
Exemple : pour sélectionner un fournisseur, quels critères retenir ? Le prix ? La
fiabilité de livraison ? La rapidité de livraison... Ce qui compte est le poids qu'ils
représentent chacun par rapport aux autres. La force de cet outil est de pondérer
la notation sur chaque facteur pour obtenir une note globale. Et au final un
classement basé sur le total des évaluations pondérées.
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La matrice d'Eisenhower
Dans le domaine de l’organisation personnelle, la matrice d'Eisenhower est un
outil de base. Cette méthode permet de classer les tâches au sein d'une
matrice constituée de 2 axes : importance et urgence. 4 quadrants sont ainsi
formés :
Quadrant 1 : les tâches importantes et urgentes,
Quadrant 2 : les tâches importantes, mais non urgentes,
Quadrant 3 : les tâches non importantes, mais urgentes,
Quadrant 4 : Les tâches non importantes et non urgentes.
Utilisable pour sa propre productivité, la matrice d'Eisenhower a toute son utilité
pour des décisions collectives.
Exemple : en conclusion d'un atelier de travail dont le but est de décider quelles
actions entreprendre en priorité. Le groupe classe l'ensemble des actions
suivant leur importance et leur urgence. Puis les reporte sur la matrice. La
lecture de la matrice offre alors une lecture directe des priorités à travers les 4
quadrants.
Sa facilité de mise en œuvre est un atout.