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Art contemporain : mouvements et enjeux sociaux

Le document traite de l'évolution de l'art contemporain à travers différents mouvements artistiques du XXe siècle, en mettant l'accent sur le rapport entre l'art et la politique. Il souligne l'importance des contextes sociaux et scientifiques qui influencent les artistes, ainsi que la transformation des supports et des objets artistiques. Enfin, il évoque le rôle des marchands d'art et des revues dans la diffusion des nouvelles idées artistiques.

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Art contemporain : mouvements et enjeux sociaux

Le document traite de l'évolution de l'art contemporain à travers différents mouvements artistiques du XXe siècle, en mettant l'accent sur le rapport entre l'art et la politique. Il souligne l'importance des contextes sociaux et scientifiques qui influencent les artistes, ainsi que la transformation des supports et des objets artistiques. Enfin, il évoque le rôle des marchands d'art et des revues dans la diffusion des nouvelles idées artistiques.

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Art contemporain : De l’éthique à l’esthétique

CM1 :
PARTIEL :
Dissertation vaste, deux sujets.
Reprendre son cours sur Moodle, croiser avec les notes, car en fait il se trompe.
Il note vache.

Sujet : artiste, période, mouvement. C’est vague.

TD fait par un autre prof, on va voir les œuvres les plus récentes (post WW2, Pop art,
art abstrait, écologistes)

On va voir le début du XXe, par différents mouvements.


Contextualiser les œuvres.

Premier mouvement :
Le fauvisme, commencé par Matisse. Se caractérise par une explosion des couleurs.
Deuxième mouvement :
Expressionnisme allemand, engagé politiquement.
Troisième :
Cubisme, a duré peu de temps (6 ans), mais mouvement important.
4e :
Art abstrait (russe avec Kandinsky, histoire de l’art russe), européenne
5e :
Dadaisme, fait table rase de tout ce qui le précède. Laboratoire de ce qui fait
aujourd'hui l’art contemporain. Arrivée des femmes aussi.
6e :
Surréalisme, œuvres comme celles de Duchamp.

Problématique : ce qui nous intéresse c’est le rapport de l’art avec la politique,


volonté de s’insérer dans la société et convaincre par l’art.

Foisonnement de supports, d’objets artistiques car on veut attirer l’oeil :


photographie, photocollage, performance…
L’art va s’emparer du sol, du plafond de la galerie = transformation de l’objet
artistique.

Contexte : mise en place des mouvements ouvriers/populaires. Fondation des


mouvements socialistes, communistes, anarchistes.
Au-delà de la politique, toute la société est changée, c’est-à-dire le rapport entre les
hommes : on veut être plus égalitaire, et donc des œuvres qui parlent à tous et toutes.
Revendication de l’égalité des sexes, donc Anna Hort (?) devient une figure.

Science change le monde qui devient de plus en plus contre-intuitif, devient de plus
en plus complexe. Ex : Einstein, prix Nobel en 1905, relativité. Mathématiques
quantiques, complexes, donc séparation du public avec les sciences.
Au XIXe, sciences plus visuelles, curieuses, maintenant trop complexe.

Évolution de l’univers visuel :


photographie, photogravure, magasines généralistes illustrés par la photo. La pub
remplace le monde des arts avec ses propres images.
Le cinéma arrive aussi : mélange lumière, image et mouvement, grandes avancées
dans le domaine de l’image.
Néon publicitaires aussi.

Bibliographie :
Histoire de l’art : époque contemporaine, XIXe et XXe, Dagen Philippe et Hamon
Françoise.
Ferrier Jean-Louis, L’aventure de l’art au XXe.
Fauchereau Serge, Avant-gardes du XXe
Joyeux-Prunel Béatrice, Les avant-gardes artistiques.
Le Thorel Pascale, Dictionnaire de l’art moderne 1905-45

Au XIXe, le Salon perd de son importance face aux salons indépendants, fondés par
les impressionnistes pour ne pas se faire refuser (première expo en 1874, le Salon des
indépendants est fondé en 1884).
Au XXe, on a encore des salons qui se créent face aux salons officiels.
Le marchand d’art prend un risque en achetant une toile sans savoir sa valeur future.

Evolution en architecture : au XXe, on tourne la page du XIXe, on utilise le béton


face à la pierre et le fer de l’art nouveau/art éclectique du XIXe.
Il y a une plasticité du béton, devient des œuvres d’art.

Organisation des arts :


Ce qui sert de base pour les artistes du XXe, c’est les oubliés du XIXe. Tous les
artistes du XXe prennent inspiration sur Gauguin, Van Gogh et Cézanne. Gauguin en
Océanie, Van Gogh est mort et Cézanne a fui les salons pour la Provence.
4 caractéristiques de cet art :
- Désir de liberté et d’individualité, ces mouvements se recentrent sur la personne de
l’artiste.
- Puissance et émotion des couleurs.
- Reflet de l’intériorité de l’artiste plutôt qu’un reflet du monde
- Les concepts sont de plus en plus complexes et précis. Les communications sont
rapides, donc on sait qui produit quoi à Moscou, Prague ou Vienne. Donc les artistes
évoluent rapidement.

Le Salon des indépendants ne suffit pas aux avant-gardes, car il défend le travail des
impressionnistes, et se font refuser, cascade de salons :
1903 : Création du Salon d’automne, rencontre des avant-gardes européens, on
retrouve les fauves, etc. Créations associatives, revues comme la Revue Blanche.
On retrouve ça partout en Europe (Berlin, Moscou).

Collectionneurs : Ambroise Vollard, collectionne les cubistes et autre, pour la


première fois on a un marchand d’art qui prend le risque d’acheter des toiles mais ne
les affiche pas, il attend que ça soit populaire. Autre marchand : Kahnweiller.

On a aussi des collectionneuses : Gertrud (?) Stein, permet à Brach (?) et Picasso de
s’inscrire dans l’art, elle est intéressée par la pensée derrière le cubisme, elle se dit
qu’il faut laisser tomber l’esthétisme pour se tourner vers le concept.
Peggy Guggenheim : riche famille d’industriels.

Marchands d’arts russes veulent faire sortir la Russie de son XIXe, et régénérer l’art :
Serov Morozov et … . Collectionnent les jeunes artistes qui sortent des écoles des
Beaux-arts.

Revues : permettent au public de comprendre les œuvres qui ne comprennent pas


juste avec le visuel. Der Blaue Reiter (le cavalier bleu), sert de tribune pour Kandisky
et ceux autour de lui, où ils justifient leur abstraction. On essaie de s’intéresser à l’art
océanien, africain, pour se dégager de l’intérêt occidental pour lui-même.
KG Brucke : revue des expressionnistes allemands.
Revues viennoises : on reste attaché au symbolisme et à l’art nouveau.
France : on a l’Assiette au Beurre, revue anarchiste, défendent leur art et critiquent.
La Revue Blanche, quant à elle, est plus liée à l’art.
Angleterre : The Savoy et The Studio.

Contexte politique :
Les mouvements s’intéressent à la condition des gens, donc la WW1 est une grande
tragédie. Les artistes sont très touchés. On met la science au service de ce qui
déshumanise les hommes. Tout le XIXe, l’idée de l’émerveillement des sciences et la
Concorde des hommes, s’écoule avec la WW1.
Le soldat n’a plus la même vision : On a plus la figure des héros, les soldats sont des
rats qu’on gaze, c’est pas héroïque de se planquer dans une tranchée.
Les artistes comprennent qu’on est une société du XIXe mais qui a des armes du
XXe, avec des charges qui finissent meurtrières.

Les artistes rejettent tout ce qui faisait les grandes valeurs du XIXe avec la WW1.
Fracture entre les mouvements créés en 1905 et ceux créés en 1916, pas la même
vision.
La guerre offre des images nouvelles.

Le monde se transforme face aux sciences : Bohr et Einstein, font leurs « révolutions
Solvé », Solvé organise les réunions entre les plus grands mathématiciens.
Les mathématiques sont la plus grande rupture du XIXe/XXe : les gens comprenaient
les sciences, harmonie artistes/politiques/sciences/publiques, mais au XIXe les
mathématiques n’arrivent plus à expliquer les phénomènes qu’on observe dans les
expériences.
Donc Plank invente la constante de Plank, c’est-à-dire un milieu où les maths peuvent
fonctionner en partie. Einstein dit que cette constante est la première étape pour que
les maths expliquent le monde, et lui et d’autres mathématiciens vont refaire les
maths, donc là on commence à ne plus pouvoir suivre. Ce que publie Einstein ne peut
plus être lu par les artistes ou le public.

Paradoxe : les œuvres sont plus accessibles mais aussi plus complexes. Ça dépend
d’où on part : Kirchner, Artiste Mercella, 1910, représente un lendemain de cuite.
Kirchner se dit que ça parle à tout le monde (pas de symbolique, pas de
connaissances scientifiques/religieuses à avoir). Il veut en finir avec la virtuosité, il
fait passer son émotion avec des moyens rudimentaires, il veut montrer que tout le
monde peut faire.
Mais du point de vue du public, ils trouvent ça dégueulasse : les bourgeois aiment
pas, et même les ouvriers qui ont été éduqués que l’art c’est beau, ça vient des écoles.
Ils ont pas la culture pour comprendre ce que veut dire Kirchner, par contre les riches
collectionneurs comprennent le cheminement de pensée.

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