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Le cubisme : Révolution artistique de Picasso et Braque

Le cubisme, développé par Braque et Picasso à partir de 1908, révolutionne la peinture en intégrant des éléments intellectuels et en abandonnant la perspective traditionnelle. Ce mouvement artistique se divise en plusieurs phases, dont le cubisme analytique et synthétique, et s'inspire des avancées en mathématiques et en philosophie. Bien que d'abord mal compris, le cubisme influence profondément l'art moderne et conduit Picasso à créer des œuvres emblématiques comme Guernica.

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Le cubisme : Révolution artistique de Picasso et Braque

Le cubisme, développé par Braque et Picasso à partir de 1908, révolutionne la peinture en intégrant des éléments intellectuels et en abandonnant la perspective traditionnelle. Ce mouvement artistique se divise en plusieurs phases, dont le cubisme analytique et synthétique, et s'inspire des avancées en mathématiques et en philosophie. Bien que d'abord mal compris, le cubisme influence profondément l'art moderne et conduit Picasso à créer des œuvres emblématiques comme Guernica.

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CM4 : Le cubisme

Mouvement se développe à partir de 1908, créé par Braque et Picasso, qui vont
radicalement changer le rapport à la peinture, c’est la première caractéristique du
mouvement.

On a plus la perspective, le modelé, mais chez les précédents on a encore un rapport


au réel, le cubisme va chercher autre chose qu’un rapport purement visuel. Pour la
première fois on intègre deux données dans le tableau : l’esprit construit le rapport au
tableau, et la deuxième caractéristique c’est que les peintres cubistes vont aussi
représenter le moment présent en tant qu’objet, le tableau. Le tableau devient un objet
dont il faut rendre compte.

Le cubisme est un art extrêmement intellectuel. Avancée de la philosophie et des


maths au début du XXe.

Caractéristique de l’art au XXe, grandes découvertes.

Au départ, cet art n’est pas apprécié du grand public, au début Picasso n’expose pas
ses œuvres. Oeuvres exigeantes.
Le cubisme amène Picasso à une deuxième grande phase de sa carrière, relecture de
l’art contemporain qui l’amène à faire Guernica.

On remonte le cubisme à la réalisation des Demoiselles d’Avignon, inachevé en 1907.


Toile jamais exposée, secrète, exposée en 1937 (?) par le MoMA.

Picasso quitte ses expériences d’un art figuratif et symbolique, s’oppose à Matisse.

Matisse : peintre de la couleur, de la sensualité


Picasso : rapport à la ligne, à la raison

Veut aller du côté de l’émotion, du classicisme.

Picasso présente d’abord à Guillaume Apollinaire, qui le met en contact avec Braque.
Les deux comprennent qu’ils vont la même direction, donc Braque quitte le fauvisme,
côté sensuel de la peinture, et va vers une peinture géométrique.
Ils ont chacun leur atelier, mais les soirs ils se rencontrent pour parler de ce qu’ils
font.

Deux cerveaux qui travaillent aux mêmes œuvres. Difficile de distinguer leurs œuvres
au début.
Art qui s’accélère car rencontres quotidiennes.
1908-10 : cubisme cézannien, proche des expériences de Cézanne
1910-12 : cubisme analytique, les deux renversent l’approche de Cézanne
1912-14 : cubisme synthétique, veulent simplifier des tableaux devenus trop
complexes, très riche inventivité.

Vont tous deux dans le Sud de la France, sur les traces de Cézanne pour Braque,
Picasso est catalan donc va souvent s’inspirer de l’art roman catalan, franchit souvent
les Pyrénées.

Réunion chez les frères Duchamp : Marcel, a deux frères. Riche famille ouverte aux
arts, et ils héritent de la fortune de leurs parents avant leur mort. Donc ils ont une
maison, invitent leurs amis artistes = groupe de Puteaux, 1911.

Ils invitent les artistes, mais aussi des scientifiques, ingénieurs, ils invitent des
spirites, etc.
Donc se croisent Duchamp, Braque, Picasso, Kupka (?)(fondateur du surréalisme). Ils
comprennent que quelque chose se joue dans les maths.

On essaie de faire de ce début du XXe une Renaissance des arts. Le XXe s’ouvre sur
les voitures, avions, trains de plus en plus rapides, donc il faut que l’art soit plus
rapide.

Salon des Indépendants, Salon d’Automne, mais aussi le Salon de la Section d’Or qui
est organisé par le groupe de Puteaux, autour de 1912.

Cubisme : le nom vient d’ailleurs. Louis Bruxel (??) invente le nom du fauvisme,
mais aussi celui du cubisme.
Braque fait partie du salon d’automne, sa prmeière peinture cubiste est refusée par le
salon (Et Matisse), parle de « petits cubes » = Louis Bruxel s’y intéresse, fait un
article sur les cubistes, veut voir où ils vont aller.

Cézanne est redécouvert, on voit le cheminement de pensée de cet artiste, et


Picasso/Braque veulent poursuivre son mouvement.
Cézanne voulait synthétiser le réel, il voit une harmonie naturelle (montagne Sainte-
Victoire) et veut retranscrire en une harmonie artistique. Il utilise trois couleurs (bleu,
vert, ocre), compresse la perspective.
B et P se demandent qu’est-ce qu’il y a après Cézanne ? Pas les fauves, une nouvelle
piste qu’ils veulent créer.

1905 : un critique d’art, Charles Maurice, va publier une enquete sur la situation des
arts plastiques, la direction des jeunes peintres. On mentionne Cézanne, Gauguin et
Van Gogh.
Publication de conversation d’un journaliste (?) avec Cézanne.
Picasso, Réservoir à Horta, 1909 : radicalisation, une seule couleur, les objets réels
deviennent des figures géométriques. Réduction des couleurs et des volumes.

Picasso, Nature morte à la bouteille de liqueur, 1909 : frontière entre cubisme


cézannien et analytique, on a une peinture de plus en plus complexe, des facettes vont
commencer à recouvrir la surface de la toile. Avant, on avait encore un monde
transparent, celui que perçoit l’œil.

Cubiste analytique : l’objet ne ressemble plus à ce que notre œil peut voir, il perd en
volume pour ne devenir qu’une surface. La surface de l’objet devient la surface de la
toile.

B et P essaient de trouver la vérité de la perception, signifie le support. Transforme


par ex le violon en facette plane de l’œuvre.

On peint la manière dont l’œuvre perçoit le réel. Le tableau doit représenter le regard
percevant le réel, réalité du regard perçevant…

Portrait d’Ambroise Vollard, on a pleins de facettes, fragmentation de la réalité au


point qu’on ne voit plus la réalité.

Braque et Picasso ne considèrent pas leurs tableaux beaux. Depuis la Renaissance, la


beauté est un élément déterminant.

B et P, grands amateurs de l’art, ont une admiration pour l’art de la Renaissance mais
veulent créer un art nouveau, donc ils déconstruisent le cadre. C’est une expérience
plus qu’une œuvre achevée.

Ils sont contre l’académisme, contre les principes de l’académie et de l’école des
Beaux-Arts, dénonce un élitisme. Se considèrent de classe populaire car ils ne
vendent pas de tableau donc misère. Donc comment faire accéder les gens à l’art ?

C’est là qu’est le cubisme synthétique.


Braque fait les grandes innovations, Picasso le suit. Rivalité entre les deux, quand le
MoMA fait appel à Picasso pour sa collection, et P ne parlera jamais de Braque.

Picasso vient d’une famille de peintre, éducation raffinée, Braque vient d’un milieu
d’artisan, ses parents sont des peintres en lettres (peignent les devantures des
magasins, etc), Braque comprend que c’est ça l’art populaire, donc il fait de la
peinture en lettre dans ses œuvres :
Le Portugais, 1911-12 : on a marqué « BAL » et « 0,40 ». On a un portugais, mais on
voit surtout sa guitare qu’il tient mais c’est difficile à voir. Le portugais joue dans un
bar (bal c’est la partie où on danse ; 0,40 c’est le prix d’une pinte donc les gens
comprennent).

Faux marbre, comme font ses parents pour les devantures d’hôtels et cafés.
Donc Braque fait des imitations pour faire comprendre quand il peint un hôtel ou
café.

Picasso suis après Braque, il peint avec des objets :


Nature morte à la chaise cannée, 1912 : Tableau circulaire entouré d’une vraie corde,
et en bas il colle une toile cirée avec laquelle il fait le décor de la chaise cannée. On a
des éléments qui redeviennent visibles.

Peignent aussi la publicité dans leurs toiles : couleurs criardes, les artistes sont
sensibles et poussent à aller plus loin, à répondre de manière aussi puissante que les
pubs des graphistes :
Picasso, Paysage aux affiches, 1912 : on a la vision de Picasso, posé à la terrasse d’un
bar, et regarde les façades autour de lui. On a en bas un cube avec marqué « kub »,
réponse aux « cubes » de Matisse mais aussi représentation du cube de bouillon
vendu en surface.
Le kub est marqué avec un k, c’est une réponse aux mouvements fascistes qui disent
qu’il altère le bon goût français pour quelque chose d’espagnol, donc il fait avec un k
car les français se moquent des allemands qui écrivent « kulture ».

Collages de pages de journaux, on a des actualités qui apparaissent.

À quoi a mené le cubisme ?

Mondrian, fait des lignes noirs avec des aplats colorés. Ce qui lui a permis de quitter
le figuratif néerlandais c’est B et P. Il a décidé de retirer la nature morte pour garder
les lignes.
Malevitch, russe, a eu une période cubiste. Possibilité de renouer avec un art
populaire.
Duchamp, période cubiste aussi. A décidé de décomposer le mouvement, modernité
photographique dans la peinture.
Duchamp-Villon (frère de Marcel Duchamp), sculpture Le Grand Cheval. Il avait un
grand potentiel mais il est mort durant la WW1.
Fernand Léger, fait des œuvres pour le PCF. Deviendra le représentant de ce cubisme
populaire, puis il va avoir des commandes d’État.

Sources des cubistes : chronophotographie. Appareil à multi objectifs à la fin du


XIXe. Le cubisme se développe aussi avec les rayons X, qui peuvent voir l’invisible,
tâche de la peinture aussi.

Champ de la danse et de la chorépgraphie : Mijinski (???), grand danseur de ballet


russe, ballets classiques mais ont pour thématique les grands romans fantastiques
russe, donc on a la splendeur de Byzance, etc. En arrivant à Paris, il veut mettre la
danse au même niveau, il fait sa propre chorégraphie : l’Après-midi d’un faune,
révolution dans le champ de la danse. Tiré d’un poème, transformé en musique par
Debussy. Il prend la musique et invente les pas, il se donne comme piste de danse 2m
de profondeur, c’est très serré. Fait des gestes parallèles, de profil face au public. Il
imite les figures égyptiennes et des céramiques grecques.

Présence chez B et P de Mallarmé, quelqu’un qui va tenter d’aller vers une poésie
sonore : Vocabulaire illogique, mais musicalité du poème est très harmonieuse.

Vers de Mallarmé : « Aboli bibelot d'inanité sonore ».


Jules Laforgue : poète symboliste, poème « La complainte de Paris », va inspirer l’art
surréaliste. Il tire des expériences visuelles d’une promenade, sorte de poème
automatique indépendamment de l’artiste, mais rend compte de la réalité du Paris de
l’époque.

Apollinaire : kaléidoscope littéraire, publiés dans les « Calligrammes », il y met ce


qu’il entend mais aussi les pensées qui le traverse.

Philosophie : Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience,


1889. L’un des premiers philosophes qui s’intéressent au corps. Savoir comment on
perçoit le réel, comment fonctionne l’oeil, le cerveau, il montre que l’oeil est toujours
en mouvement, va les fragmenter, le cerveau va les récupérer et effacer les
déplacements de l’oeil dans la perception.
L’oeil fragmente le monde, l’intellect le recompose.
Pour le regard, le vide n’existe pas, c’est aussi une donnée.

Maths : Riemann, mathématicien qui fait avancer grandement les maths, on faisait à
l’époque à plume mais c’est compliqué pour la 3D. Riemann fait une projection de
3D sur le papier, et on va pouvoir faire les calculs maintenant qu’on les connaît.

Debussy et Eric Sati (?) : ils inventent tous deux le sample, extrait écrit par d’autres et
intégré dans leurs créations sonores.

Le cubisme finit dans les tranchées :


Braque est mobilisé, Picasso est espagnol donc pas mobilisé, de plus les deux
s’entendaient de moins en moins. L’expérience que vit Braque, fait qu’il n’a plus
grand-chose à dire. Sentiment d’infériorité de Picasso, qui n’a pas vu ce que Braque a
vu.

Braque fait après ce qui se rapproche de Matisse, veut revenir à la couleur. Les
Oiseaux, dans la partie du musée du Louvre sur la salle des Etrusques.
Le cubisme survit dans le camouflage.
Pareil dans les bateaux, on veut brouiller les pistes pour les sous-marins pour faire
croire à deux petits bateaux pour brouiller les calculs de tirs.

Inspiration pour Picasso :


Beatus catalan, avec yeux de face et nez de profil.
Art africain les intéresse.

Dans l’entre-deux-guerres, Picasso revient vers un art presque néoclassique.

Picasso est violent : physiquement sur son entourage, et avec le surréalisme il va


partir dans une introspection sur sa violence, représentation de minotaures comme la
violence.

Guernica, 1937 : commande du gouvernement légitime, pour condamner le fascisme


de Franco, qui est assisté par l’armée allemande et son Blitzkrieg, avec comme
technique de détruire les infrastructures civiles. La ville de Guernica est rasée en une
seule nuit, beaucoup de civils et soldats sont morts.
Retour du cubisme, en noir et blanc car ça rappelle la photographie. Le taureau est
impassible car il est habitué à l’arène, à la violence.

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