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Introduction à la téléphonie IP

Le document présente une introduction à la téléphonie sur IP (ToIP), soulignant son importance croissante dans les télécommunications modernes. Il aborde les concepts de base, l'évolution de la ToIP, ainsi que les architectures et protocoles associés, tout en mettant l'accent sur la convergence des services voix et données. Enfin, il discute des aspects de qualité de service et de sécurité liés à la ToIP.
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Introduction à la téléphonie IP

Le document présente une introduction à la téléphonie sur IP (ToIP), soulignant son importance croissante dans les télécommunications modernes. Il aborde les concepts de base, l'évolution de la ToIP, ainsi que les architectures et protocoles associés, tout en mettant l'accent sur la convergence des services voix et données. Enfin, il discute des aspects de qualité de service et de sécurité liés à la ToIP.
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Enseignant : Bachir ABDOURAHAMANE ABOUBACAR

Unité d’enseignement : Réseau Informatique et Télécoms


Module 1 : Introduction à la téléphonie IP
+227 [Link] +227 [Link]
aabachir92@[Link]

Année académique : 2023-2024


Plan
3/19/2024

I. Concept général de la ToIP


II. Qualité de Service (QoS) et aspect protocolaire de la
téléphonie IP
III. Architectures de la ToIP
IV. Concept de la sécurité de la ToIP

1
Introduction
3/19/2024

Depuis des années, le réseau IP n’a cessé de croître et d’obtenir les faveurs des acteurs des
télécommunications. Avec les réseaux IP, la téléphonie connaît un nouvel élan. Elle se place à la
jonction du monde des télécommunications et de celui des réseaux informatiques. Les professionnels
ont rapidement compris l’intérêt d’une convergence vers un réseau entièrement IP.
Plus qu’un nouveau support de l’information, c’est un nouveau mode de communication qui est inventé
avec la téléphonie sur IP. Les fonctionnalités étant accrues, une communication ne se limite plus qu’à
la parole téléphonique, mais peut s’enrichir de multiples facettes, qui facilitent son usage, comme la
vidéo associée à la parole téléphonique ou le service de présence des softphones, qui indique en temps
réel la disponibilité de ses contacts.
L’émergence de la ToIP se poursuit inexorablement depuis plusieurs années. Que l’on soit un particulier
ou un professionnel, elle s’impose parallèlement sur différents axes.

1
I. Concept général la téléphonie IP
3/19/2024

La numérisation de la voix a permis le transport de la voix et de la donnée sur une même


infrastructure de transport (multiplexage). Cependant le service « données » et « voix »
restaient assurés par des réseaux de service et de desserte différents : le réseau
téléphonique pour la voix ou RTC (Réseau téléphonique commuté ou PSTN, Public
Switched Telephon Network) et des réseaux en mode paquet pour la donnée,
généralement avec le protocole X.25.

1
1. Principe de base de la téléphonie IP
3/19/2024

La banalisation complète du transport des flux ne peut être réalisée que si la voix et la
donnée sont transportées par un même protocole (réseau voix/données). Adopter un
transport en mode paquet pour la voix c'est passer du multiplexage temporel au
multiplexage statistique. Compte tenu du bénéfice à en tirer en termes de gestion de la
bande passante les cœurs de réseau opérateur ont très vite migré sur ATM. Les lenteurs de
la normalisation, la complexité de ce protocole ont conduit les organisations privées à
réaliser le transport de la voix sur le Frame Relay.

1
1. Principe de base de la téléphonie IP (Suite 1)
3/19/2024

1
2. Evolution de la téléphonie IP
3/19/2024

Aujourd'hui, la prédominance du protocole IP se concrétise par des offres opérateurs « réseau tout IP
» voix et données et dans les installations privées par une migration rapide des systèmes locaux vers
une téléphonie IP de bout en bout (TolP, Téléphonie sur IP).
Plusieurs raisons conduisent à transmettre la voix sur des systèmes à commutation de paquets :
✓ La téléphonie traditionnelle est orientée connexion, deux canaux de 64 kbit/s sont ouverts en
permanence entre les deux interlocuteurs, même pendant les périodes de silence ;
✓ Le caractère half duplex d'une conversation et les temps de silence font qu'environ 60 % de la
bande allouée à une communication téléphonique n'est pas utilisée ;
✓ La mutualisation des ressources par la commutation de paquets (multiplexage statistique) ;
✓ L'économie réalisée dans la mise en œuvre des services voix et données sur une infrastructure
banalisée.

1
3. La téléphonie IP, la voix sur IP
3/19/2024

Il s’agit de deux notions distinctes que l’on a parfois tendance à confondre, et qui sont les deux
composantes des solutions de téléphonie sur IP.
❑ La VoIP (Voice over IP) est une technique qui permet de communiquer par voix à distance via le
réseau Internet, ou tout autre réseau acceptant le protocole TCP/IP comme (Ethernet, RNIS, PPP,
etc.).
❑ La ToIP (Telephony over IP) est un service de téléphonie qui transporte les flux voix des
communications téléphoniques sur un réseau IP. A la différence de la VoIP où l’on ne fait qu’établir
une communication « voix », la ToIP intègre l’ensemble des services associés à la téléphonie : double
appel, messagerie, renvoie d’appel, FAX, etc.
ToIP et VoIP empruntent le même chemin : une liaison informatique de type IP qui, outre les
communications téléphoniques, peut supporter des transactions de type données ou vidéo

1
3. La téléphonie IP, la voix sur IP (Suite 1)
3/19/2024

Cette distinction n'est pas toujours faite et l'on désigne souvent et indifféremment sous le vocal TolP
ou VolP des systèmes qui sont différents et dont les principes sont représentés Ci-dessous.

1
4. L'apport de la TolP : la convergence
3/19/2024

Il n'est pas un service apporté par la TolP qui n'ait son équivalent dans un système de téléphonie
traditionnelle couplé à un système informatique (CTI), la TolP a seulement permis au travers d'une
interface unique l'accès à tous les services qu'ils soient voix, texte ou image.
L'apport de la TolP c'est la convergence, convergence des infrastructures mais aussi et surtout
convergence des services. Unicité des interfaces d'accès et celle des protocoles de transport, en facilitant
les échanges entre différentes applications, donnent un nouvel élan au travail collaboratif.

1
4. L'apport de la TolP : la convergence (Suite 1)
3/19/2024

✓ Messageries vocale et écrite,


✓ Messagerie instantanée (chat),
✓ Messagerie unifiée (vocale et orale en accès sur la même interface client), agenda de groupe,
✓ Annuaire en ligne : fonction « click to calf » (appel d'un correspondant par simple clic de souris sur
son nom dans l'agenda),
✓ Téléconférence ou visioconférence,
✓ Gestion de la présence, de la disponibilité...

1
5. Nouvelle application IP, la téléphonie IP
3/19/2024

La téléphonie sur IP peut être vue comme une application IP parmi les autres mais soumise,
vis-à-vis de l'utilisateur, à une contrainte forte : lui garantir une qualité de service comparable à la
téléphonie traditionnelle en termes de qualité, de simplicité et de disponibilité.
En téléphonie traditionnelle, chaque téléphone est relié individuellement au PABX par un réseau
dédié, c'est une application spécifique.
En téléphonie sur IP, le gestionnaire des appels réside sur un serveur informatique de type micro-
ordinateur (PC), les terminaux sont raccordés directement au LAN, c'est une application informatique
parmi les autres. Seules des cartes d'interfaçage avec le réseau public, encore souvent en desserte TOM
(RNIS), restent spécifiques.

1
5. Nouvelle application IP, la téléphonie IP (Suite 1)
3/19/2024

1
6. Evolution de Call Manager, PABX à IPBX
3/19/2024

La voix sur IP dissocie les fonctions traditionnelles d'un PABX en systèmes indépendants. La voix est
traitée par un système dédié au traitement de celle-ci : la Media Gatewav (passerelle voix). La
signalisation est interprétée par un système dévolu à son traitement et à son éventuelle conversion
(Signaling Gateway).
Enfin la gestion des communications est assurée par un contrôleur de communication (Gestionnaire
d'appels, Call Manager, Call Server, Media gatewav controler... les appellations diffèrent selon le
constructeur mais les fonctionnalités sont similaires) alors que la mise en relation d'abonnés (fonction de
commutation) est reportée sur le réseau (LAN/WAN).
C'est cette fonction de commutation qui impose des contraintes sévères au niveau du réseau
aussi bien sur le LAN que sur le WAN.

1
6. Evolution de Call Manager, PABX à IPBX (Suite 1)
3/19/2024

1
6. Evolution de Call Manager, PABX à IPBX (Suite 2)
3/19/2024

Un IPBX est un élément qui rassemble en un seul ensemble cohérent toutes les fonctionnalités d'un
système de téléphonie IP.

1
7. Architecture de la téléphonie
3/19/2024

Une architecture voix sur IP, outre les téléphones IP, est organisée autour d'une passerelle voix/vidéo
(Voice/Vidéo Gateway) et d'un contrôleur de communication (gestionnaire d'appels, Call manager...).
La passerelle réalise l'interconnexion de l'installation voix locale aux réseaux traditionnels : réseau en
mode paquet (WAN IP) et les réseaux en mode circuit (RTC et RNIS).
Elle assure essentiellement les conversions nécessaires de format des flux voix/vidéo et la translation
des protocoles de signalisation. Concrètement une passerelle voix peut être un PABX traditionnel
auquel on a ajouté une interface IP ou un routeur équipé de cartes voix.

1
7. Architecture de la téléphonie (Suite 1)
3/19/2024

Le contrôleur de communication réalise le contrôle des appels, la mise en correspondance d'un numéro
de téléphone et d'une adresse IP, le routage des appels distants vers la passerelle. Un troisième élément,
optionnel, gère l'établissement, le mixage et la diffusion des conférences (Conférence ressources). Ces
différentes fonctionnalités peuvent être localisées dans une même entité (IPBX) ou réparties sur
plusieurs éléments.

1
8. Signalisation dans la téléphonie IP
3/19/2024

Un système de téléphonie traite deux types de flux, la signalisation et les signaux vocaux. La
signalisation comprend toutes les informations autres que les flux media qui concourent à initialiser la
communication, la contrôler et la terminer, elle réalise les étapes suivantes :
✓ Localisation de l'appelé ;
✓ Détermination des paramètres de la communication (codec, chiffrement...) ;
✓ Etablissement de la communication ;
✓ Gestion des flux média ;
✓ Gestion de la communication.

1
8.1 Fonctionnement de la signalisation
3/19/2024

La signalisation traditionnelle des systèmes de téléphonie est une signalisation du type protocole à
stimulus (appelé aussi protocole maitre esclave), le terminal est un terminal « bête » et l'intelligence
est centralisée dans le PABX.
Non seulement, la téléphonie sur IP a introduit un autre mode de signalisation dit Peer to Peer
(protocole à états) mais elle en a changé la nature.
Ces deux approches sont concrétisées par les protocoles H.323 et SIP pour le mode Peer to Peer et par
MGCP (MEGACO) pour le mode à stimulus.

1
9. Architecture du protocole H.323 de l'UIT-T
3/19/2024

La recommandation H.323 définit un modèle architectural pour assurer le transport de la voix sur un
réseau sans qualité de service. L'architecture H.323 comprend diverses fonctionnalités (ou éléments)
représentées figure ci-dessous.

Les terminaux H.323 sont raccordés directement au LAN IP. Ils ont la capacité d'établir des
communications voix, vidéo et/ou données en temps réel avec tout terminal de la zone H.323 ou non,
en mode point à point, multipoint ou diffusion. L'appel est réalisé selon le protocole Q.931 (protocole
D du RNIS).
1
9.1 Les entités d’une architecture du protocole H.323
3/19/2024

Une architecture H.323 est généralement composée des quatre catégories d’entités suivantes :
❑ Terminaux (au minimum deux) : Ce sont les équipements de traitement destinés aux utilisateurs,
leur permettant d’émettre et de recevoir des appels.
❑ Gatekeeper, ou garde-barrière : C’est l’équipement permettant la localisation des utilisateurs..
Outre cette fonction primordiale, un gatekeeper remplit tout un ensemble de fonctions
compléplentaires de gestion et de contrôle des communications, certaines étant indispensables et
d’autres facultatives.
❑ Passerelle, ou gateway : C’est l’équipement permettant à des utilisateurs du réseau IP de joindre
les utilisateurs qui sont actifs sur d’autres types de réseaux téléphoniques, RTC, RNIS ou ATM.
❑ MCU (Multipoint Control Unit), unité de contrôle multipoint : parfois appelée pont multipoint.
C’est l’équipement permettant la gestion des conférences, c’est-à-dire les communications
multimédias mettant en jeu plus de deux interlocuteurs.

1
9.2 Fonctionnement des entités H.323
3/19/2024

Chaque passerelle H.323 connait les numéros E.164 (numéros de téléphone) qui lui sont rattachés,
elle dispose en mémoire d'une table de correspondance qui associe à un numéro E.164 une adresse IP,
un email ou un alias.
Si le réseau est important, la maintenance des tables peut devenir vite impossible. Ce problème trouve
sa solution par l'emploi d'un gatekeeper qui va centraliser les tables de conversion d'adresses. Chaque
gateway vient s'enregistrer sur son gatekeeper et lui déclare toutes ses adresses E.164. Lorsqu'une
passerelle doit établir un appel, elle s'adresse au gatekeeper qui lui fournit l'adresse IP de la passerelle
destination.

1
9.3 La pile protocolaire de H.323
3/19/2024

Bien plus qu’un protocole, H.323 renvoie à


une plate-forme complète décrivant
comment des protocoles se combinent pour
assurer la signalisation. Pour être
fonctionnel, H.323 doit impérativement
utiliser d’autres protocoles, qui forment
son ossature. Les plus importants d’entre
eux sont les standards fondamentaux
H.225.0 et H.245.
La voix est transportée en mode
datagramme sur UDP tandis que la
H.323 correspondent aux niveaux session et
signalisation est transportée en mode
supérieurs du modèle de référence, ce qui
connecté sur TCP.
assure l'interopérabilité des systèmes quel
que soit le réseau de transport utilisé 1
9.4 Etablissement d’appel avec H.322v.1
3/19/2024

Compte tenu de la complexité des échanges,


l'établissement d'une communication H.323
peut prendre plusieurs secondes. En
introduisant une nouvelle procédure dite
Early H.245, l'UIT a allégé ce protocole.
Celle-ci permet au message Setup de fournir,
à l'appelé, l'adresse de transport (@IP:Port)
du canal de signalisation et d'établir ainsi
immédiatement le canal H.245. Le canal de
signalisation ainsi établi permet d'anticiper la
négociation des capacités. H.323.v2 a
introduit une nouvelle procédure
d'établissement de communication dite Fast
Connect. 1
9.5 Etablissement d’appel avec H.322v.2
3/19/2024

Le message Fast Connect modifie les messages de connexion (Setup) en y insérant directement ses
différentes capacités et en autorisant une ouverture directe des canaux logiques. Le destinataire compare
les capacités proposées à ses propres capacités et renvoie un message 0.931Connect définissant les
capacités qui seront utilisées durant la connexion, le canal de retour est alors ouvert.

Malgré une évolution permanente (H.323v7, depuis décembre 2009), la plupart des solutions
développées n'utilisent la signalisation H.323 que pour des problèmes de compatibilité avec
l'existant et la visioconférence. Pour la gestion des appels téléphoniques voix, H.323 a pratiquement
définitivement cédé la place à SIP.
1
9.6 Les avantages du protocole H.322v.2
3/19/2024

✓ Gestion de la bande passante : permet une bonne gestion de la bande passante en posant des
limites au flux audio/vidéo afin d’assurer le bon fonctionnement des applications critiques sur le
LAN ;
✓ Support Multipoint : H.323 permet de faire des conférences multipoint via une structure
centralisée de type MCU ou mode adhoc ;
✓ Support Multicast : H.323 permet également de faire des transmissions en multicast ;
✓ Interopérabilité : H.323 permet aux utilisateurs de ne pas se préoccuper de la manière dont se font
les communications, les paramètres (les codecs, le débit…) sont négociés de manière transparente ;
✓ Flexibilité : une conférence H.323 peut inclure des terminaux hétérogènes qui peuvent partager
selon le cas, de la voix de la vidéo et même des données.

1
9.7 Les inconvénients de la technologie H.323
3/19/2024

➢ La complexité de mise en œuvre et les problèmes d’architecture en ce qui concerne la convergence


des services de téléphonique et d’internet, ainsi qu’un manque de modularité et de souplesse ;
➢ Comprend de nombreuses options susceptibles d’être implémentées de façon différente par les
constructeurs et donc poser des problèmes d’interopérabilité

1
10. Le protocole SIP de l'IETF (RFC 3261)
3/19/2024

SIP est un protocole de l’IETF conçu pour gérer des communications multimédia sur un réseau IP,
mais de façon beaucoup plus simple que H.323. il permet d’établir, de modifier et terminer des sessions
multimédia. SIP est un protocole de couche 5 du modèle OSI, dite « couche session ». Il s’appuie
généralement sur une couche de transport UDP, bien qu’il soit possible d’augmenter sa fiabilité en
appliquant sur le TCP. Le port par défaut de SIP est 5060. Il établit et gère des sessions qui peuvent
être des communications téléphoniques, de la messagerie instantanée, des vidéoconférences… Il gère
la localisation des terminaux par leur adresse IP, le statut de présence des usagers (connecté,
disponible, absent…) ainsi que des capacités techniques de leurs terminaux. Grâce à sa simplicité de
mise en œuvre et son exceptionnelle souplesse, SIP a une part grandissante dans le monde de la
téléphonie sur IP, notamment pour le développement des solutions iPBX, centres de contact,
messageries unifiées…

1
10.1 Architecture du protocole SIP
3/19/2024

Développé au sein du groupe de travail MMUSIC (Multiparty Multimedia Session Control) de l'IETF,
le protocole SIP (Session Initiation Protocol) est beaucoup plus simple que H.323. Inspirés par le
protocole HTTP, les messages SIP sont au format texte, ce qui confère au protocole une grande
évolutivité. L'architecture est du type client/serveur, un échange forme une transaction, il est composé
d'une requête émise par le client et d'une réponse fournie par un serveur. La figure ci-dessous illustre
une architecture SIP simplifiée.

1
10.1 Architecture du protocole SIP (Suite 1)
3/19/2024

Contrairement à H.323, largement fondé sur une architecture physique, le protocole SIP s’appuie sur
une architecture purement logicielle.
L’architecture de SIP s’articule principalement autour des cinq entités suivantes :
❑ Terminal utilisateur ;
❑ Serveur d’enregistrement ;
❑ Serveur de localisation ;
❑ Serveur de redirection ;
❑ Serveur proxy.

1
10.1 Architecture du protocole SIP (suite 2)
3/19/2024

Il y a à la base un réseau informatique qui peut être le réseau local IP d’une entreprise ou la ligne
ADSL qui dessert un usager. Le téléphone (terminal ou Softphone) est géré par un serveur d’appel
téléphonique raccordé au réseau informatique, qui se charge toutes les opérations de commutation
locale. En entreprise, il joue le rôle d’un Autocommutateur téléphonique réalisé par le PBX ou
l’installation privée IPBX (Internet Private Branch Exchange. Le PoE (Power over Ethernet)
permet d’alimenter électriquement les téléphones via le câble qui relie les machines et les téléphones.
IPBX : (IP-PBX ou IP-PABX) se distingue d’un PABX traditionnel par l’utilisation d’un système
téléphonique sur IP. L’un des principaux avantages de l’IPBX est qu’il utilise le réseau informatique
pour véhiculer la voix jusqu’aux postes téléphoniques de chaque collaborateur : on parle ainsi de
transport des flux voix et de data. L’objectif d’un IP-PABX est de transformer un ordinateur en un
« Central Téléphonique » c’est-à-dire un Autocommutateur téléphonique.

1
10.1 Architecture du protocole SIP (suite 2)
3/19/2024

❑ Terminal : est l’élément dont dispose l’utilisateur pour appeler et être appelé. Il doit donc
permettre de composer des numéros de téléphone. Il peut se présenter sous la forme d’un
composant matériel (un téléphone) ou d’un composant logiciel (un programme lancé à partir d’un
ordinateur). Basé sur le modèle client/serveur, SIP distingue deux types d'agent : les clients et
les serveurs :
▪ Les clients (UAC User Agent Client) sont les équipements à l'origine des appels SIP (télé-
phones IP) ou des passerelles voix. Les passerelles voix SIP ont les mêmes fonctionnalités
que les passerelles H.323.
▪ Les agents serveurs (UAS, User Agent Server) sont des équipements classiques (serveur
Windows ...) qui regroupent les services offerts par SIP. Ce sont :

1
10.1 Architecture du protocole SIP (suite 3)
3/19/2024

Deux types de terminaux téléphoniques IP peut être distingués :


✓ Les « hardphones » (IPPhone ou EtherPhone) correspondent dans l'environnement TolP au
téléphone traditionnel, ils peuvent être dotés d'un mini-écran donnant accès à différents services et en
particulier à la messagerie. Dotés d'une « intelligence locale », ils autorisent des fonctions avancées
qui vont de la simple consultation d'un annuaire téléphonique à l'utilisation un mini-navigateur qui
donne accès à l'intranet de l'entreprise voire à Internet. Ces téléphones sont équipés d'un mini-
commutateur permettant le raccordement d'un PC. Le poste de travail et le téléphone IP se partageant
alors la même connexion physique au réseau.
✓ Les« softphones » sont constitués d'un ensemble de logiciels émulant, sur un Smartphone ou sur un
PC traditionnel équipé d'un microphone et d'un écouteur, un terminal téléphonique. Ce sont les
systèmes les plus aboutis en termes de convergence.

Softphone de marque
3CXPhone sur un PC

IP-Phone de marque 3CXPhone 1


10.1 Architecture du protocole SIP (suite 4)
3/19/2024

❑ Les serveurs d'enregistrement utilisés pour la localisation des utilisateurs (Registar ou


Location Server) contiennent toutes les caractéristiques des agents SIP autres que les passerelles,
ils gèrent les requêtes Register envoyées par les users agents pour notamment assurer l'unicité
des URI (Uniforme Ressource Identifier) qui identifient un utilisateur, la syntaxe est : «
sip:nom@[Link] » ;
❑ Serveur de redirection : Le serveur de redirection (Redirect Server) agit comme un
intermédiaire entre le terminal client et le serveur de localisation. Il est sollicité par le terminal
client pour contacter le serveur de localisation afin de déterminer la position courante d’un
utilisateur.
❑ Serveur proxy : Le serveur proxy (parfois appelé serveur mandataire) permet d’initier une
communication à la place de l’appelant. Il joue le rôle d’intermédiaire entre les terminaux des
interlocuteurs et agit pour le compte de ces derniers.

1
10.1 Architecture du protocole SIP (suite 5)
3/19/2024

1
10.2 Aspect protocolaire du protocole SIP
3/19/2024

À l'instar de H.323, SIP s'appuie sur les protocoles temps réel (RTP et RTCP), il peut éventuellement
utiliser RSVP pour obtenir une certaine qualité de service sur le réseau. SIP ne fait qu'initialiser une
session, il lui est adjoint de nombreux protocoles complémentaires :
❑ Le protocole SDP (Session Description Protocol, RFC 4566) fournit la description des sessions
multimédia :
▪ formatage des messages ;
▪ gestion des sessions (nom, date, objet...) ;
▪ description des flux (audio, vidéo ...) ;
▪ paramètres des flux (adresses, ports, formats...) ;
❑ Le protocole SAP (Session Announcement Protocol, RFC 2974) informe de l'ouverture d'une
session multimédia en mode multicast ou non ;
❑ Le protocole SCCP (Single Conference Control Protocol) ;

1
10.3 Les différents types des messages SIP
3/19/2024

Les messages SIP sont de deux types, les requêtes et les réponses.
❑ Les primitives de requêtes sont :
▪ REGISTER, message émis par un agent pour informer un serveur SIP Registar de sa
localisation. Le client fournit une adresse du type Nom@Domaine ;
▪ INVITE, message d'ouverture de session, émis par un UAC (User Agent Client). Ce
message peut être transmis directement à l'agent appelé ou à un serveur Proxy pour
acheminement ;
▪ BYE, émis par tout agent client pour mettre fin à une session en cours ;
▪ CANCEL, annulant une session, ne peut être utilisé que pendant la phase d'ouverture ;
▪ ACK, qui acquitte un message INVITE et établit la session d'échange ;
▪ OPTIONS, message d'obtention des capacités (caractéristiques) d'un terminal, similaire à
H.245.

1
10.3 Les différents types des messages SIP (suite 1)
3/19/2024

❑ Les messages de réponse sont aussi au nombre de six, ce sont :


▪ INFORMATIONAL, simple message de service ;
▪ SUCCESSFULL, message indiquant que l'action a été menée avec succès...
▪ REDIRECTION, message indiquant qu'une autre action doit être conduite pour valider la
requête ;
▪ CLIENT FAILURE, message signalant une erreur de syntaxe, la requête ne peut être
traitée ;
▪ SERVER FAlLURE, message signalant une erreur sur un agent serveur ;
▪ GLOBAL FAILURE, erreur générale, la requête ne peut être traitée par aucun serveur.
Les messages de réponse comportent un code d'état, dont les principaux sont listés dans la
figure ci-dessous.

1
10.3 Les différents types des messages SIP (suite 2)
3/19/2024

1
10.4 Scénario d’une communication SIP en mode Proxy
3/19/2024

La figure ci-dessous illustre un appel SIP vers un utilisateur :


❑ Le client appelant envoie une requête INVITE au serveur proxy auquel il est relié. Ce message
contient l'adresse connue du destinataire.
❑ Le proxy server interroge le location server (DNS, LDAP ou autre) qui lui fournit la nouvelle
adresse, le proxy redirige la requête vers la nouvelle adresse de l'appelé (INVITE).
❑ Le poste appelé sonne et le poste appelant reçoit un message de retour de sonnerie (SIP 180).
❑ L'appelé décroche signifiant ainsi son acceptation de la communication, le système émet alors un
message SIP 200 (OK).
❑ L'appelant acquitte le message d'acceptation.
❑ Le message BYE acquitté met fin à la communication.

1
10.4 Scénario d’une communication SIP en mode Proxy
(suite 1)
3/19/2024

1
10.5 Scénario d’une communication SIP sans Proxy
(suite 2)
3/19/2024

Sans Server Proxy, l'appelant s'adresse à un redirect server (figure ci-dessous), celui-ci consulte le
serveur de localisation ou location server (serveur DNS, LDAP...) et envoie à l'appelant la nouvelle
adresse dans un message SIP 302 (Moved temporarily) ou SIP 301 (Moved permanently). L'appelant
émet alors une requête INVITE directement à l'appelé.

1
10.6 Structure générale d’un message SIP
3/19/2024

La syntaxe SIP utilise la même syntaxe que les requêtes http//: (RFC 2616) et le jeu de caractères
(ISO 10646 et codage UTF-8 du RFC 2279). Deux messages dont la structure est illustrée ci-après
sont utilisés par SIP : Les requêtes et les réponses.

1
10.7 Fonctionnement du protocole SIP
3/19/2024

Le protocole SIP, vue sa progression dans la technologie de la voix sur IP, à travers l’établissement de
session et ces caractéristiques font du protocole SIP un meilleur choix. Il est caractérisé par :
✓ Fixation d’un compte : Il est important de s’assurer que la personne appelée soit toujours
joignable. Pour cela, un compte SIP sera associé à un nom unique. Dans ce cas, son compte SIP doit
être associé à un serveur SIP (proxy SIP) dont l’adresse IP est fixe. Ce serveur lui allouera un
compte et il permettra d’effectuer ou de recevoir des appels quelques soit son emplacement.
✓ Changement des caractéristiques durant une session : Un utilisateur doit pouvoir modifier les
caractéristiques d’un appel en cours. C’est-à-dire, un appel initialement configuré en voix
uniquement peut être modifié en voix et vidéo. Différents modes de communication : Avec SIP, les
utilisateurs qui ouvrent une session peuvent communiquer en plusieurs modes. A savoir :
▪ Mode Point-à-Point : « unicast » qui correspond à la communication entre deux machines
▪ Mode diffusif : « multicast » plusieurs utilisateurs via une unité de contrôle MCU ;

1
10.7 Fonctionnement du protocole SIP (suite 1)
3/19/2024

❑ Gestions des participants : Durant une session d’appel, de nouveaux participants peuvent joindre
les participants d’une session encours en participant directement, en étant transférées ou en étant
mis en attente (cette particularité rejoint les fonctionnalités d’un PABX, ou l’appelant peut être
transféré vers un autre numéro ou être mis en attente). Nous verrons un peu plus tard toutes ces
configurations.
❑ Négociation des médias supportés : Cela permet à un groupe durant un appel de négocier sur les
types de médias supportés. Par exemple, la vidéo peut être ou ne pas être supportée lors d’une
session.
❖ Adressage : les utilisateurs disposent d’un numéro (compte SIP) couplet d’une adresse
ressemblant à une adresse mail « [Link]éro@[Link] ». Le numéro SIP est unique
pour chaque utilisateur ;

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11. Le protocole MGCP/MEGACO-H.248
3/19/2024

H.323 et SIP considèrent que chaque élément du réseau, y compris les terminaux, dispose d'une
certaine capacité de calcul (intelligence répartie), le protocole MGCP (Media Gateway Contrainte
Protocol, RFC 3435) procède d'une autre approche. Il considère les terminaux comme inintelligents
et centralise l'intelligence dans le réseau (protocole à stimulus). Cette seconde approche autorise
l'intégration de clients légers et autorise une grande évolutivité des systèmes.
Contrairement aux protocoles à état (H.323, SIP), dans un protocole à stimulus, l'action à
entreprendre, en fonction d'un état, n'est pas prédéfinie mais décidée par l'organe de contrôle.

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12. Adressage IP dans la téléphonie
3/19/2024

Dans un réseau IP, on utilise des adresses IP et non des numéros de téléphone. La traduction est faite
par le serveur d’appels soit « [Link]éro@[Link] ». Ces adresses sont utilisées par la couche
IP. Chaque composant du réseau est identifié par une adresse IP. Toutefois, et surtout dans le cas d’une
installation privée (IPBX), il n’est pas judicieux de donner une adresse IP publique à chacun des
usagers de l’installation.
L’IPBX utilise une adresse IP du plan public, ce qui est bien sûr le seul moyen de l’identifier dans le
monde internet. Cette adresse est celle du routeur qui raccorde l’installation. En interne, l’installation
privée utilise pour ses usagers un plan d’adressage IP qui lui est propre.

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II. Qualité de Service (QoS) et aspect protocolaire de la
téléphonie IP
3/19/2024

Pour transporter de la parole téléphonique, il faut que le temps de transport de bout en bout soit limité
puisque nous avons affaire à une application avec interaction humaine. Nous examinons dans ce
chapitre plusieurs propositions appartenant à l’une ou l’autre de ces solutions. Dans la première, nous
nous pencherons sur RTP/RTCP et dans la seconde sur IntServ, DiffServ et MPLS/GMPLS. Avant cela,
nous expliquerons pourquoi les protocoles de transport TCP et UDP sont peu qualifiés pour assurer ces
fonctions.

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1. Le contrôle et les protocoles de transport
3/19/2024

❑ Le protocole TCP exige de nombreuses procédures de contrôle, qui le rendent peu adapté au
transport des données multimédias avec de fortes contraintes de délai. Ce protocole est donc bien
inadapté au temps réel, puisque tous les contrôles qu’il met en place pour le transport des paquets
pénalisent ses délais de transmission. La contrainte de fiabilité n’étant pas compatible avec la
contrainte de délai imposée par la ToIP, TCP n’est donc pas un bon candidat pour les transferts de
type temps réel.

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1. Le contrôle et les protocoles de transport (Suite 1)
3/19/2024

❑ À l’inverse, le protocole UDP ne comporte que des fonctionnalités de transport pur, sans aucun
mécanisme de contrôle. L’adressage des données avec les ports de communication utilisés est sa
seule fonction fondamentale. C’est un atout par rapport aux éléments contraignants mentionnés pour
le protocole TCP. UDP est ainsi notablement plus rapide que ne l’est TCP. En particulier, UDP ne
dispose d’aucun mécanisme lui permettant de reconstituer l’ordre des flux auprès du récepteur. Les
datagrammes UDP sont totalement épurés, et aucune estampille d’horodatage, ni de numérotation
n’y est insérée. Or, dans un réseau IP, les paquets peuvent emprunter des chemins différents.
Il est cependant possible de partir du protocole UDP et de lui ajouter des fonctionnalités
d’ordonnancement. Le protocole RTP a été proposé à cette seule fin de reconstitution de l’ordre du flux
d’origine. Pour sa part, RTCP a été conçu pour offrir une vision de l’état du réseau et permettre à une
application d’adapter les flux en conséquence.

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1. Le contrôle et les protocoles de transport (Suite 2)
3/19/2024

RTP et RTCP étant indépendants de la couche


réseau, ils peuvent fonctionner avec le protocole IP
versions 4 ou 6 ou même avec le protocole ATM.
le couple de protocoles RTP/RTCP a été conçu
dans le but d’enrichir les fonctions d’UDP et de
fournir à ce dernier ce dont il a besoin pour gérer
efficacement les données multimédias temps réel.
Aujourd’hui, ce couple s’utilise systématiquement
dans les applications multimédias interactives, à la
fois pour la téléphonie, la vidéo, les jeux vidéo et
la réalité virtuelle.

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1.1 RTP (Real-time Transport Protocol)
3/19/2024

RTP a été standardisé par le groupe de travail AVT-WG (Audio Video Transport-Work Group) de
l’IETF. Décrit en janvier 1996 dans la RFC 1889, rendue obsolète par la RFC 3550 en juillet 2003, il a
été fortement soutenu par de nombreux constructeurs et éditeurs de logiciels, parmi lesquels Intel et
Microsoft.

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1.1.1 Fonctionnement RTP
3/19/2024

RTP est utilisé pour le transport de bout en bout de flux ayant des contraintes temporelles fortes,
typiquement pour les flux multimédias avec interactivité, tel que le service de téléphonie sur IP.
RTP assure un contrôle spécifique des données temps réel. Il permet de reconstituer les propriétés temps
réel des flux médias en opérant sur deux niveaux, la synchronisation des flux d’un côté et la
reconstitution de l’ordre des paquets émis et la détection des pertes de paquets de l’autre.

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1.1.2 Format des paquets RTP
3/19/2024

Le format de l’en-tête d’un paquet RTP est illustré comme suit.

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1.1.2 Format des paquets RTP (Suite 1)
3/19/2024

Les différents champs de l’en-tête RTP sont les suivants :


❑ V pour version (sur 2 bits) : indique la version du protocole RTP utilisée. Actuellement, c’est la 2
qui est exploitée.
❑ P pour padding (sur 1 bit) : bit indiquant si un bourrage est effectué dans les champs de données du
flux multimédia.
❑ X pour extension (sur 1 bit) : indique si l’en-tête possède une extension d’en-tête à sa suite.
❑ CC pour CSRC Count (sur 4 bits) : nombre de sources ayant contribué à la génération du paquet.
❑ M pour marker (sur 1 bit) : indique si des descriptifs sont associés.
❑ PT (sur 7 bits) : décrit le format de données.
❑ Numéro de séquence (sur 16 bits) : compteur incrémenté d’une unité entre chaque paquet.
❑ Timestamp (sur 32 bits) : estampille temporelle permettant la synchronisation des flux.
❑ SSRC pour synchronisation source (sur 32 bits) : identifie la source de la synchronisation.
❑ CSRC pour contributing source (optionnel, sur n fois 32 bits) : identifie les contributeurs à la
génération du paquet.
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1.1.2 Format des paquets RTP (Suite 2)
3/19/2024

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1.2 RTCP (Real-time Transport Control Protocol)
3/19/2024

Décrit dans la RFC 3550, RTCP est un protocole de contrôle et de supervision du réseau. Il opère
comme une sonde qui rend compte aux émetteurs des performances dont la communication en cours
bénéficie. Son objectif est d’offrir aux participants d’une session une vision sur l’état du réseau et de s’y
adapter de façon dynamique. Il fournit pour cela un rapport sur la qualité de distribution, incluant le
délai de bout en bout, la gigue et le taux de pertes. Ce rapport est envoyé de façon périodique de façon
que les intervenants disposent d’une mise à jour fréquente de l’état du réseau.

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1.2.1 Les catégories de paquets RTCP
3/19/2024

Les paquets RTPC sont classés en cinq catégories :


❑ SR (Sender Report) : Ce type de paquet véhicule un rapport de l’émetteur, sous forme d’un
ensemble de statistiques relatives à la qualité de service concernant l’émetteur. On repère ces
paquets SR par la valeur du champ PT (Payload Type), qui est mis à la valeur 201.
❑ RR (Receiver Report) : Ce type de paquet véhicule un rapport de récepteur, semblable aux paquets
SR mais concernant le récepteur. La valeur du champ PT est 202.
❑ SDES (Source Description) : Ce type de paquet décrit une source, avec un ensemble de paramètres
spécifiques parmi lesquels le nom permanent de la source, comme CNAME. Ce type de paquet porte
la valeur 203 dans le champ PT (Payload Type).
❑ BYE : Ce type de paquet est envoyé pour indiquer que l’émetteur quitte une session multimédia. Le
champ PT (Payload Type) prend la valeur 204.
❑ APP (Application) : Ce type de paquet est réservé pour transporter des paramètres spécifiques d’une
application. Ce type de paquet est indiqué par la valeur 205 du champ PT (Payload Type).
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1.3 RTP/RTCP et la qualité de service
3/19/2024

Les protocoles RTP et RTCP ne sont pas proposés pour garantir une qualité de service. Ils ne supportent
pas notamment les services suivants :
❑ Réservation de ressources dans le réseau : Si, à un instant donné, le débit permet de faire de la
vidéo, le protocole RTP ne garantit en rien qu’à l’instant suivant ce sera toujours possible.
❑ Fiabilisation des échanges : Une perte de paquets est équivalente au niveau du récepteur à un
silence. Le terminal du récepteur peut combler ces silences en allongeant la durée des messages
vocaux précédents et suivants de façon à masquer les manques et les rendre moins perceptibles à
l’oreille.
❑ Garantie des délais de transit dans le réseau : Les paquets peuvent être retardés dans leur
cheminement de bout en bout, et RTP ne garantit pas qu’ils seront reçus au bon moment. La
variation du délai de transit de bout en bout des paquets est perçue au niveau du récepteur par une
voix saccadée.

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1.4 Les contrôles au niveau réseau
3/19/2024

L’IETF propose deux grandes catégories de services pour les contrôles réseau. Ils se déclinent en sous-
services dotés de différentes qualités de service : les services intégrés IntServ (Integrated Services) et
les services différenciés DiffServ (Differentiated Services).
Les services intégrés sont gérés indépendamment les uns des autres, tandis que les services différenciés
rassemblent plusieurs applications simultanément. La première solution est souvent choisie pour le
réseau d’accès et la seconde pour l’intérieur du réseau, lorsqu’il y a beaucoup de flots à gérer.

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1.4.1 IntServ (Integrated Services)
3/19/2024

Le service IntServ intègre deux niveaux de service avec garantie de performance. C’est un service
orienté flot, dans lequel chaque flot peut faire sa demande spécifique de qualité de service.
Pour obtenir une garantie précise, une réservation de ressources était capable de fournir à coup sûr les
moyens de garantir la demande. Trois sous-types de services sont définis dans IntServ :
▪ service garanti (Guaranteed Service) ;
▪ service contrôlé (Controlled Load) ;
▪ best-effort.
Le premier correspond aux services rigides, avec de fortes contraintes à respecter. Les deuxième et
troisième sont des services dits élastiques, qui n’ont pas de contraintes fortes.

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1.4.2 DiffServ (Differentiated Services)
3/19/2024

Le principal objectif de DiffServ est de proposer un schéma général permettant de déployer de la qualité
de service dans un grand réseau IP et de réaliser ce déploiement assez rapidement.
Les services DiffServ disposent des trois classes suivantes :
▪ service garanti (Expedited Forwarding), ou service Premium ;
▪ service contrôlé (Assured Forwarding), ou service Olympic ;
▪ best-effort.
DiffServ sépare l’architecture en deux composantes majeures : la technique de transfert et la
configuration des paramètres utilisés lors du transfert. Cela concerne aussi bien le traitement reçu par les
paquets lors de leur transfert dans un nœud que la gestion des files d’attente et la discipline de service,
c’est-à-dire la façon dont les clients sont servis ; les disciplines de service les plus connues étant FIFO.
La configuration de tous les nœuds du chemin s’effectue selon un critère appelé PHB (Per-Hop
Behavior).

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1.4.3 L’ingénierie de trafic
3/19/2024

Les méthodes de contrôle de la qualité de service que nous avons vues sont essentiellement statistiques.
On joue soit sur le débit applicatif, en espérant que l’ensemble des débits pourra être supporté par le
réseau, soit sur des classes de service, afin de limiter le débit de la classe la plus haute, en espérant là
encore que le débit total des flux les plus prioritaires restera suffisamment faible pour que le réseau soit
fluide.
Pour les réseaux d’opérateurs, ces solutions ne sont guère acceptables étant donné la méconnaissance
des flux qui peuvent potentiellement transiter à tout instant. C’est la raison pour laquelle les opérateurs
et les très grandes entreprises se dirigent vers une autre solution, appelée ingénierie de trafic.
Pour effectuer de l’ingénierie de trafic, il faut savoir par où passent les flux et connaître leurs
caractéristiques. La connaissance des flux de téléphonie est particulièrement simple, puisqu’elle dépend
principalement des codecs et de leurs paramètres. Si l’on sait par où passent les flux et si l’on connaît
leurs caractéristiques, l’ingénierie de trafic est une bonne solution. Le principal réseau qui effectue ce
type de contrôle est MPLS et son extension GMPLS.
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III. Architectures de la ToIP
3/19/2024

Il existe plusieurs architectures de la ToIP, le plus essentiels de notre cours sont :


❑ la téléphonie sur Ethernet pour les entreprises,
❑ la téléphonie sur Wi-Fi, proposées par les opérateurs.

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1. La téléphonie IP sur Ethernet
3/19/2024

La téléphonie sur Ethernet concerne les entreprises qui souhaitent se doter d’un environnement de ToIP.
Selon la taille de l’entreprise, cela peut concerner les téléphones IP (Hardphones) et quelques postes de
travail (Softphones) connectés à un même réseau local, jusqu’à des infrastructures internationales
permettant à des milliers de postes de travail de communiquer.
Après avoir examiné les problématiques générales d’intégration des services de ToIP et de données
informatiques dans les réseaux d’entreprise, nous détaillerons les cas des réseaux d’entreprise à un seul
site puis ceux des entreprises multisites.

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1.1 Intégration de la voix-données sur Ethernet
3/19/2024

Dans la nouvelle génération de réseaux d’entreprise, ces deux réseaux (Voix et données) sont intégrés
dans un même réseau de type IP. Ce réseau unique est construit autour d’un réseau d’entreprise Ethernet.
Le réseau d’entreprise comprend plusieurs sites, qui sont reliés entre eux par un réseau d’opérateur, qui
peut être de type VPN (Virtual Private Network). Dans chaque site, des téléphones IP sont connectés à
des commutateurs Ethernet.

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1.1 Intégration de la voix-données sur Ethernet (Suite 2)
3/19/2024

Dans ce nouveau réseau intégré, il faut que la


parole transite dans des temps acceptables
pour que l’application téléphonique puisse
être reconstituée en sortie. Pour cela, les
téléphones IP génèrent les trames Ethernet
contenant les paquets IP qui transportent les
octets de parole.
Comme le réseau d’entreprise est composé
essentiellement de commutateurs Ethernet, il
faut que cette priorité des paquets IP de
parole téléphonique puisse être prolongée
dans les trames Ethernet. C’est le niveau de
priorité situé dans la zone VLAN
(Virtual LAN) qui s’en charge.
1
IV. Concept de la sécurité de la ToIP
3/19/2024

La technologie de ToIP a subi de multiples standardisations internationales, qui, sans la mettre à l’abri
des évolutions permanentes, inhérentes aux technologies réseau, la rendent désormais suffisamment
mature pour envisager un déploiement à grande échelle. À condition toutefois de maîtriser la sécurité et
son intégration dans le réseau Ethernet et/ou le réseau sans-fil.

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1. Les vulnérabilités de la ToIP
3/19/2024

Le déploiement de la ToIP sur un réseau Ethernet ou sans fil nécessite une connaissance solide dans la
sécurité. Les vulnérabilités dont les attaques peuvent tirer parti peuvent avoir cinq origines :
❑ les protocoles ;
❑ les logiciels ;
❑ le système d’exploitation ;
❑ l’infrastructure physique ;
❑ l’erreur humaine.

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1. Les vulnérabilités de la ToIP (Suite 1)
3/19/2024

Chacune d’elles est une source potentielle de faille, qu’il convient d’étudier avec précaution dans la
mise en place d’une solution de ToIP. Une attaque peut avoir trois objectifs :
❑ Acquisition de service : L’objectif d’une telle attaque est de s’approprier des droits et
fonctionnalités qui n’ont pas véritablement été attribués à l’attaquant.
❑ Interception de service : Cette attaque compromet la confidentialité du service et vise à en
analyser ou modifier le contenu.
❑ Interruption de service : L’objectif est purement de nuire au bon déroulement du service en
cherchant à le mettre hors d’usage.
La sécurité de l’application de téléphonie sur IP n’est pas vraiment différente de celle des autres
applications du monde IP. Nous allons dans un premier temps examiner les attaques possibles.

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2. Les attaques dans la ToIP
3/19/2024

Les attaques de sécurité réseau sont divisées en attaques passives et actives. Une attaque est dite
passive lorsqu’un individu non autorisé obtient un accès à une ressource sans modifier son contenu.
Les attaques passives peuvent être des écoutes ou des analyses de trafic, parfois appelées analyses de
flot de trafic.
Ces deux attaques passives présentent les caractéristiques suivantes :
❑ Écoute clandestine, ou eavesdropping : L’attaquant écoute les transmissions pour récupérer le
contenu des messages.
❑ Analyse de trafic, ou sniffing : L’attaquant obtient des informations en surveillant les
transmissions pour détecter des formes ou des modèles classiques dans la communication.

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2. Les attaques dans la ToIP (Suite 1)
3/19/2024

Une attaque est dite active lorsqu’un parti non autorisé apporte des modifications aux messages et flux
de données ou de fichiers. Il est possible de détecter ce type d’attaque. Les attaques actives peuvent
prendre la forme d’un des quatre types suivants, seul ou en combinaison :
❑ Mascarade : L’attaquant usurpe l’identité d’un utilisateur autorisé et obtient ainsi certains
privilèges d’accès.
❑ Rejeu : L’attaquant surveille les transmissions (attaque passive) et retransmet les messages à un
utilisateur légitime.
❑ Modification de message : L’attaquant altère un message légitime en supprimant, ajoutant,
modifiant ou réordonnant du contenu.
❑ Déni de service, ou DoS (Deny of Service) : L’attaquant prévient ou interdit l’usage normal ou la
gestion des moyens de communication.

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3. Les sécurités à mettre en place dans la ToIP
3/19/2024

La sécurité dans les réseaux téléphoniques classiques est particulièrement forte. La disponibilité du
réseau y atteint les 5 « neuf », c’est-à-dire que le système marche 99,999 % du temps. Avec la
téléphonie sur IP, il faut introduire des éléments de sécurité supplémentaires puisque le support est
partagé et qu’une écoute peut se produire. Classiquement, la sécurité s’appuie sur cinq services de base
:
❑ Identification
❑ Authentification
❑ Confidentialité,
❑ Intégrité des données
❑ Non-répudiation.

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3.1 Les infrastructures de sécurité dans la ToIP
3/19/2024

Des mécanismes tels que la confidentialité ou l’intégrité des données peuvent être supportés à
différents niveaux de l’architecture et sur les différents tronçons, ou arcs, qui composent le réseau.
L’identification, l’authentification, la non-répudiation et les autorisations sont des procédures mises en
œuvre dans le réseau d’accès, le réseau de transport IP et le réseau de destination, comme un intranet.
Ces services peuvent également être offerts au niveau applicatif.
Schématiquement, les infrastructures de sécurité des réseaux peuvent être classées en trois catégories :
❑ Chiffrement au niveau physique, la cryptographie optique (PMD),
❑ Confidentialité, intégrité de données, signature de trames MAC ou signature des paquets IP ou TCP.
C’est typiquement la technologie IPsec en mode tunnel.
❑ Insertion d’une couche de sécurité additive. Le protocole SSL (Secure Sockets Layer) fondé sur un
chiffrement asymétrique assure la protection d’applications telles que la navigation Web ou la
téléphonie IP.

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3.2 La sécurité dans la téléphonie par Wi-Fi
3/19/2024

De façon plus précise, pour sécuriser une communication téléphonique dans un réseau sans fil, il faut
intervenir auprès de quatre grands types d’éléments d’infrastructure, l’infrastructure qui permet
l’authentification des clients et des équipements de réseau, le matériel et le logiciel nécessaires pour
réaliser la sécurité sur l’interface radio, les éléments de réseau nécessaires pour filtrer les paquets et
détecter les attaques et enfin les machines nécessaires pour gérer les accès distants lorsque les
utilisateurs se déplacent :
❑ Infrastructure d’authentification, la norme IEEE 802.1x recommande l’usage de serveurs RADIUS ;
❑ Sécurité radio qui vise à assurer la confidentialité, l’intégrité et la signature des paquets. Ces
services sont délivrés par des protocoles tels que WEP, TKIP.
❑ Filtrage des paquets, des systèmes de filtrage (point d’accès ou portail)
❑ Accès aux services distants (roaming) qui peut être désigné de façon générique sous l’appellation
de services VPN, ou mettre en œuvre des liens sécurisés inter-domaines à l’aide des protocoles
IPsec ou SSL.
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Conclusion
3/19/2024

Aujourd'hui la question n'est plus de savoir s'il faut adopter la TolP. Tous les renouvellements
d'équipements téléphoniques optent pour cette solution. La TolP est arrivée à maturité en termes de
service, de qualité et de fiabilité. Bien qu'à ce jour quasiment tous les réseaux d'opérateur aient migré
en VoIP.
✓ La liaison résidentielle utilise toujours un raccordement analogique ;
✓ Il est encore possible de raccorder un PABX traditionnel par un lien RNIS classique via une
conversion réalisée chez l'opérateur ;
✓ Les IPBX pouvant être raccordés directement en IP au réseau de l'opérateur.

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Bibliographie
3/19/2024

[Link]/voip/softphone/

[Link]/[Link]

Forum ATENA 2014 : Introduction à la téléphonie sur IP

[Link]/wiki/CSipSimple

[Link]/fr/actualites/2017/fevrier/Orange-modernise-son-reseau-de-

[Link]-fixe-versle-tout-IP

[Link] : Les cahiers de la Sécurité La sécurité de la téléphonie

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