LA MORT
Page 1 – Le silence
La mort ne crie pas.
Elle arrive en silence,
Comme une porte qui se ferme doucement
Sur une pièce pleine de souvenirs.
Elle ne demande rien,
N’explique rien.
Elle s’installe là où les mots s’arrêtent,
Et laisse le cœur face à l’absence.
Page 2 – L’instant
Un instant suffit pour tout suspendre.
Les voix se figent,
Les gestes restent en l’air.
La mort n’efface pas le temps,
Elle l’arrête.
Elle transforme le présent
En souvenir immédiat.
Page 3 – L’absence
La mort ne prend pas un corps seulement,
Elle creuse un vide.
Une chaise devient trop grande,
Un nom devient douloureux.
L’absence parle plus fort que la présence.
Elle habite les murs,
Elle accompagne les nuits,
Elle s’assoit à côté du silence.
Page 4 – Les questions
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi ainsi ?
Pourquoi lui ?
La mort réveille les questions anciennes,
Celles sans réponse.
Elle rappelle à l’homme
Qu’il ne contrôle ni le début, ni la fin.
Page 5 – La peur
La mort fait peur
Parce qu’elle est inconnue.
Personne n’en revient pour raconter,
Personne ne sait vraiment.
Elle est le miroir de notre fragilité,
La preuve que tout passe.
Même les plus forts,
Même les plus aimés.
Page 6 – La mémoire
Mais la mort ne détruit pas tout.
Elle laisse des traces invisibles.
Un rire,
Une phrase,
Un regard.
Tant qu’on se souvient,
Quelque chose reste vivant.
La mémoire devient résistance,
Un refus d’oublier.
Page 7 – Le deuil
Pleurer est un langage.
Le deuil n’est pas faiblesse,
Il est amour blessé.
La mort enseigne la patience,
Car la douleur ne disparaît pas vite.
Elle apprend à vivre
Avec ce qui manque.
Page 8 – Le passage
La mort n’est peut-être pas une fin,
Mais un passage que nul ne comprend.
Un seuil invisible,
Un ailleurs sans carte.
Elle rappelle que la vie est courte,
Et que chaque jour compte.
Elle oblige à regarder le temps
Avec plus de vérité.
Page 9 – La leçon
La mort enseigne en silence.
Elle dit :
Aime pendant qu’il est temps.
Parle pendant qu’on t’écoute.
Pardonne avant qu’il ne soit trop tard.
Elle rend la vie urgente,
Et les instants précieux.
Page 10 – L’acceptation
Un jour, on apprend à ne plus lutter.
La mort fait partie du chemin.
Elle n’annule pas la vie,
Elle lui donne son sens.
Car si tout était éternel,
Rien ne serait précieux.
La mort rappelle simplement
Que vivre est un privilège.
Conclusion
La mort est une énigme,
Mais elle n’a pas le dernier mot.
Car tant que l’amour existe,
Rien ne disparaît complètement.