Organisation du Système Nerveux des Mammifères
Organisation du Système Nerveux des Mammifères
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OJECTIFS
MATERIEL D’ETUDE
INTRODUCTION
I. Organisation externe
I-1. Face dorsale ou supérieure
I-2. Face ventrale ou inférieure
II. Organisation interne
II-1. Coupe longitudinale ou sagittale
II-2. Coupe transversale
III. Plan d’organisation de l’encéphale des mammifères
IV. Développement embryologique de l’encéphale
V. ENCEPHALISATION ET LA CEREBRALISATION
V-1. Encéphalisation
V-2. Cérébralisation ou télencéphalisation
CONCLUSION
Encéphale
Moelle épinière
INTRODUCTION
L’encéphale est situé dans la boîte crânienne. Il est constitué de trois parties : le cerveau, le cervelet et le bulbe
rachidien.
I. Organisation externe
L’encéphale est protégé par :
La boîte crânienne osseuse ;
Trois membranes, les méninges, qui sont :
La dure-mère : collée à la paroi osseuse. Elle est épaisse, fibreuse et résistante. Elle joue un rôle protecteur.
La pie-mère : collée contre l’encéphale. Elle est très fine, riche en vaisseaux sanguins. Elle joue un rôle nourricier.
L’arachnoïde : située entre les deux. Elle a la structure d’une toile d’araignée d’où son nom. Elle contient dans ses
cavités du liquide céphalo-rachidien permettant d’amortir les chocs mécaniques dangereux pour le tissu nerveux.
La protection de l’encéphale
I-1. Face dorsale ou supérieure
Lobe olfactif
Sillons cérébraux
Hémisphères cérébraux
Vermis
Bulbe rachidien
Tronc cérébral
Cervelet
En écartant les hémisphères cérébraux par le sillon inter-hémisphérique on observe le 1er pont qui les relie, c’est le
corps calleux, constitué d’une substance blanche. L’incision de ce pont permet d’observer à la base un 2 ème pont constitué de
substance blanche, c’est le trigone. Ces deux ponts sont reliés par une cloison transparente. De part et d’autre de cette
cloison et dans chaque hémisphère on observe une cavité, ce sont les ventricules latéraux 1 et 2 dont la base constitue le
corps strié.
En coupant le trigone on rencontre le 3ème ventricule. Ce dernier est traversé de part et d’autre par la commissure
grise qui relie les deux noyaux du thalamus ou couches optiques.
Les ventricules latéraux sont reliés au 3ème ventricule par le trou de Monro. Vers l’arrière le 3ème ventricule
communique avec le 4ème ventricule par l’aqueduc de Sylvius. Le 4ème ventricule se prolonge dans le bulbe rachidien par le
canal de l’épendyme jusque dans la moelle épinière et communique avec les espaces arachnoïdiens par le trou de
Magendie.
La section du cervelet permet de se rendre compte de la présence d’une substance blanche interne qui dessine une
sorte d’arborisation, « l’arbre de vie ». La périphérie du cervelet est essentiellement faite de substance grise, l’écorce
cérébelleuse.
Trou de Magendie
Trou de Monro
Elle permet de constater une dualité dans l’organisation du cerveau. En surface on a une couche de substance grise
de 1 à 4 mm, formant le cortex cérébral, alors qu’en profondeur se trouve la substance blanche. Cependant, dans la
substance blanche il y a des enclaves de substance grise comme les couches optiques et le corps strié. On note également la
présence de cavités remplies de liquide céphalo-rachidien.
Substance blanche
Ventricule latéral
Substance grise (partie supérieure)
Scissure de Sylvius
Ventricule latéral
(partie inférieure)
Commissure grise
Hypothalamus
3ème ventricule
Télencéphale
Diencéphale
Mésencéphale
Métencéphale
Myélencéphale
PRE-REQUIS
Connaissance de l’encéphale.
SOURCES DOCUMENTAIRES
OJECTIFS
MATERIEL D’ETUDE
PLAN
INTRODUCTION
I. Morphologie externe
I. Morphologie interne
CONCLUSION
INTRODUCTION
I. Morphologie externe
La moelle épinière a l’aspect blanchâtre et est protégée par la colonne vertébrale et les
méninges. Elle présente sur toute sa longueur un sillon antérieur ou ventral (12) et un sillon
postérieur ou dorsal plus étroit (11). Elle est rattachée latéralement à des racines antérieures
(8) et postérieures (7). La racine postérieure porte un renflement, le ganglion spinal (6). Ces
deus racines se regroupent pour former le nerf rachidien (5).
Canal rachidien
Une coupe transversale de la moelle épinière montre au centre une substance grise (14)
en forme de X et à la périphérie une substance blanche nacrée (13), contraire à l’encéphale.
Donc on a une inversion de structure par rapport à l’encéphale. La substance grise a au centre
un canal, le canal de l’épendyme (15). Elle présente deux types de cornes : une corne
antérieure (10) large et une corne postérieure (9) étroite.
Les méninges (4) qui protègent la moelle épinière, sont constituées de l’extérieur vers
l’intérieur de la dure mère (1), de l’arachnoïde (2) et de la pie mère (3).
Substance blanche
L’organisation des centres nerveux peut être vue sur les plans anatomique et
physiologique.
Sur le plan anatomique on a le système nerveux central (encéphale et moelle
épinière) et le système nerveux périphérique (nerfs et ganglions). Ces nerfs sont :
- Les nerfs crâniens rattachés à l’encéphale (au nombre de 12 paires chez l’homme :
les nerfs X ou pneumogastriques) ;
- Les nerfs rachidiens rattachés à la moelle épinière (au nombre de 31 paires chez
l’homme).
Sur le plan physiologique on distingue :
- Le système nerveux de la vie de relation (système nerveux central, les nerfs crânien
et rachidien) ;
- Le système nerveux végétatif ou neurovégétatif (fonctions de nutrition et de
reproduction) comprenant des centres du système nerveux central auxquels se
rattachent les nerfs sympathiques et parasympathique.
CONCLUSION
La moelle épinière des mammifères se forme selon un même plan d’organisation, mais
peut avoir des dimensions variables en fonction de l’espèce, l’âge et le sexe de l’individu.
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OJECTIFS
OG 1 : Observer les constituants des substances grise et blanche de la moelle épinière à partir
de coupes microscopiques
OS 1-1 : Identifier les différents constituants des substances grise et blanche.
OG 2 : Réaliser une étude microscopique du nerf.
OS 2-1 : Annoter les schémas du nerf vu au microscope en coupe longitudinale et
transversale.
OG 3 : Connaître la notion de neurone
OS 3-1 : Définir la notion de neurone.
OS 3-2 : Citer les différentes formes de neurones.
OS 3-3 : Dire les caractéristiques du neurone.
OS 3-4 : Rappeler la structure du neurone.
OG 4 : Identifier à travers d’observations et d’expériences les différentes parties du neurone.
OS 4-1 : Démontrer à partir d’observation et d’expériences de mérotomie de
dégénérescence wallérienne que la fibre nerveuse est en en continuité avec le corps
cellulaire.
OG 5 : Connaître la notion de synapse.
OS 5-1 : Définir la notion de synapse.
OS 5-2 : Reconnaître les différents types de synapses (axo-axonique, axo-somatique et
axo-dendritique).
OG 6 : Observer des jonctions neuroniques.
OS 6-1 : Identifier des synapses à travers des photos.
MATERIEL D’ETUDE
INTRODUCTION
Dendrite
Corps de Nissl
Noyau
Mitochondrie
Appareil de Golgi
Axone
Nucléole
Neurofibrille
La partie blanche de la moelle épinière est fibreuse. Chacune de ces fibres est
enveloppée d’une couche blanche nacrée, la myéline.
Fibre nerveuse
Corps cellulaire
Sur une patte de grenouille, on prélève un fragment de nerf sciatique, puis à l’aide
d’une aiguille on dilacère. On constate qu’il est constitué de plusieurs fibres parallèles, les
fibres nerveuses.
Axone
Fibre nerveuse
Gaine de myéline
Endonèvre
Périnèvre
Epinèvre
Vaisseaux sanguins
Paranèvre
Sectionnons la racine dorsale ou ventrale du nerf rachidien d’un animal. Trois jours
plus tard :
Le bout périphérique (centrifuge) de chaque racine dégénère,
Le bout central lié à la moelle épinière reste intact et tend à régénérer la partie
dégénérée.
Conclusion :
De ces observations et expériences on peut retenir que les fibres nerveuses des nerfs
rachidiens sont des prolongements des corps cellulaires situés dans la substance grise
médullaire et dont la survie est assurée par le noyau. Donc le corps cellulaire et la fibre
nerveuse constituent deux parties d’une même cellule, la cellule nerveuse ou neurone.
Selon leur localisation dans le tissu nerveux, le neurone présente une forme variable.
Ainsi on distingue :
Les neurones unipolaires ou unipolaires des ganglions spinaux en T.
Les neurones bipolaires des couches photosensibles de la rétine ;
Les neurones multipolaires : dans la substance grise médullaire ;
Les neurones pyramidaux du cortex cérébral (substance grise) ;
Les neurones de Purkinje dans le cortex cérébelleux ;
Neurone
monopolaire
Neurone
Neurone
Neurone Neurone Neurone de Neurone
multipolaire
multipolaire
multipolaire pyramidal Purkinje bipolaire
L’observation de cette coupe montre que les neurones sont reliés les uns aux autres.
Ces neurones ne sont pas en continuité entre eux, mais sont en contact à travers leurs
terminaisons nerveuses, leur soma ou leurs dendrites. Cette jonction entre deux neurone est
appelée synapse
Synapse
Muscle
B
A
A B
B
A
Vésicules synaptique
Neurone présynaptique
Fente synaptique
Neurone postsynaptique
Electronographie d’une
synapse
Le système nerveux comporte des centres nerveux et des nerfs. Les centres nerveux
sont formés de substances grise et blanche qui correspondent en réalité aux différentes parties
du neurone : corps cellulaires (substances grise) et fibres nerveuses (substance blanche). Entre
les neurones se trouvent les cellules gliales (oligodendrocytes, cellules de Schwann) et les
vaisseaux sanguins. L’ensemble des cellules nerveuses et des cellules de la névroglie
constitue le tissu nerveux.
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
Objectifs :
PLAN :
I. EXCITABILITE
I-1. Mise en évidence
[Link]érents types d’excitants
I-3. Conditions d’excitabilité
Seuil ou rhéobase
Temps utile
Chronaxie
Période réfractaire
II. CONDUCTIBILITE
II-1. Mise en évidence
II-2. Condition de conductibilité
III. PHENOMENES ELECTRIQUES EN RAPPORT AVEC L’INFLUX NERVEUX
III-1. Principe de fonctionnement de l’oscilloscope cathodique
III-2. Mise en évidence des phénomènes électriques
III-2-1. Enregistrement de phénomènes électriques
III-2-2. Potentiel de repos
III-2-3. Potentiel d’action
III-2-3-1. Potentiel diphasique
III-2-3-2. Potentiel monophasique
III-2-3-3. Phénomène de sommation
III-2-4. Interprétation ionique du potentiel de repos et d’action
III-2-4-1. Le potentiel de repos
Données expérimentales
Rôle des protéines membranaires
III-2-4-2. Le potentiel d’action
III-3. Potentiel d’action d’une fibre nerveuse ou d’un nerf
VI. CONDUCTION DE L’INFLUX NERVEUX
VI-1. Vitesse de conduction
VI-2. Différents types de conduction
VI-2-1. Dans une fibre amyélinisée
VI-2-2. Dans une fibre myélinisée
VI-3. Facteurs faisant varier la vitesse de conduction
V. TRANSMISSON DE L’INFLUX NERVEUX AUX NIVEAU DES SYNAPSES
V-1. Transmission synaptique
Les synapses excitatrices
Les synapses inhibitrices
V-2. Rôles intégrateur des synapses
V-3. Facteurs influençant la transmission
CONCLUSION :
INTRODUCTION :
On appelle tissus nerveux l’ensemble des cellules nerveuses et leurs annexes qui forment les
centres nerveux et les nerfs.
I. EXCITABILITE
C’est la capacité que possède un organe en particulier un nerf à entrer en activité sous
l’influence d’un excitant.
Résultat :
On observe un battement de la patte.
Conclusion :
On constate que la patte a réagi suite à l’excitation du nerf, donc le nerf est excitable.
Utilisons une pile, un interrupteur et un excitateur sur lequel le nerf est chargé.
Lorsque l’on ferme le circuit en abaissant la manette de l’interrupteur, on observe un
battement de la patte de la grenouille.
Si le circuit reste fermé le battement cesse, malgré la circulation continue du courant.
On note un nouveau battement à l’ouverture du circuit. Ce n’est donc pas le passage du
Seuil ou rhéobase
Pour déterminer les conditions d’obtention de cette réponse de la patte, fixons le temps de
passage du courant à une valeur suffisamment longue. On fait ensuite varier l’intensité du
courant en partant de O (zéro). On constate qu’aucune réponse n’est obtenue au début, on
continue d’augmenter progressivement la tension. Pour une certaine valeur, on note une
réaction de la patte. Cette intensité minimale au-dessous de laquelle un nerf n’est pas
excitable quelque soit le temps de stimulation, s’appelle : la rhéobase.
Temps utile
Le temps nécessaire pour avoir une réponse de la patte à cette intensité rhéobasique est le
temps utile.
Chronaxie
Réalisons une courbe de variation de l’intensité du courant en fonction de la durée de
l’excitation (courbe intensité durée de Lapicque). Utilisons pour cela des intensités
supérieures ou égales à la rhéobase en commençant par le temps le plus court. La valeur de la
durée pour laquelle on obtient une réponse est notée. La même expérience est répétée
plusieurs fois, mais en fixant l’intensité à une valeur toujours supérieure.
Temps (ms) 0,3 0,6 0,9 1,2 1,5 1,8 2,1 2,4
Intensité 3,3 2,0 1,5 1,2 1,1 1,0 1,0 1,0
(mA)
Rhéobase
Zone d’excitation
inefficace
Tous les points situés dans la partie concave de la courbe correspondent à des
stimulations efficaces ou supraliminaires. Tous les points situés à l’extérieur correspondent à
des stimulations inefficaces ou infraliminaires. En doublant la rhéobase, le temps nécessaire
pour avoir une réponse est la chronaxie.
La chronaxie d’un muscle est toujours la même que celle du nerf qui l’innerve. S’il y a
une différence de chronaxie, le muscle ne peut pas être commandé par le nerf et il y a une
paralysie.
Remarque : Dans certains cas plusieurs stimulations successives infraliminaires donnent une
réponse. Tout se passe comme si les excitations ajoutent leurs effets pour obtenir une réponse.
Il y a donc sommation des excitations.
Période réfractaire
Après une excitation, le nerf reste pendant une période sans réagir à une seconde
excitation, c’est la période réfractaire.
II. CONDUCTIBILITE
C’est la possibilité que possède le nerf à conduire une excitation du nerf vers le muscle.
La conduction de l’influx nerveux le long du nerf peut être appréciée à l’aide d’un
oscilloscope cathodique.
R1 R2
Fibre nerveuse
R1 R2
4 6
2
1
Lorsqu’on excite une fibre avec une stimulation infraliminaire, on n’obtient pas de
potentiel d’action, mais il se produit une réponse locale (potentiel local) de faible amplitude
qui ne se propage pas, mais modifie l’état d’excitabilité de la fibre pendant un temps bref.
Cependant, la succession de stimuli infraliminaires à intervalle de temps court, provoque un
potentiel d’action, car les potentiels locaux s’additionnent pour atteindre le seuil d’excitation
(qui est d’environ de – 55 mV), c’est le phénomène de sommation.
Données expérimentales
Des études pratiques sur des fibres nerveuses « géantes » de Calmar montrent la
répartition ionique de part et d’autre de la membrane de l’axone.
Les ions K+ plus concentrés dans le milieu intracellulaire vont diffuser de l’intérieur vers
l’extérieur, alors que les ions Na+ vont diffuser de l’extérieur vers l’intérieur car plus
concentrés dans le milieu extracellulaire. Cette diffusion se fait à travers des protéines canaux,
les « canaux de fuite », ouverts en permanence, mais plus perméables aux ions K+, d’où la
perméabilité sélective de la membrane qui rend l’intérieur plus électronégatif que l’extérieur,
créant ainsi une ddp.
On peut la diffusion de ces ions aboutira, après un certain temps, à un équilibre de
concentration de part et d’autre de la membrane. Ce qui n’est pas le cas physiologiquement,
car il existe une pompe à Na+/K+ (ATPase qui est une protéine) qui déplace les ions contre
leurs gradients de concentration et maintient le potentiel de repos, mais avec une
consommation d’énergie issue de l’hydrolyse de l’ATP. Cette pompe expulse plus de Na+
qu’elle ne fait entrer de K+.
D’abord, il y a une forte perméabilité aux ions Na+ qui entrent dans l’axone par
ouverture des canaux Na+ voltage-dépendants (ces canaux ne s’ouvrent qu’à partir d’un seuil
d’intensité, d’où leur nom de canaux voltage-dépendants différents des canaux de fuite de
Portons des excitations d’intensités croissantes, sur une fibre nerveuse. Pour des
intensités infraliminaires il n’y a pas de réponses. Lorsque le seuil est atteint, on obtient un
potentiel d’action dont l’amplitude ne varie pas quelque soit l’augmentation de l’intensité. La
réponse obtenue est maximale, donc la fibre isolée obéit à la loi du tout ou rien.
I1
I2 I3 I4
La répétition de la même expérience sur un nerf ne provoque pas de réponse pour les
faibles intensités, mais lorsqu’on atteint une intensité suffisante, on enregistre des potentiels
d’actions dont l’amplitude est d’autant plus élevée que l’intensité est forte. Aux intensités très
élevées, l’amplitude des potentiels d’actions ne varie plus.
Ce phénomène est dû au fait que le nombre de fibres excitées augmente avec
l’intensité du courant. En effet, une intensité plus forte permet de stimuler les fibres à seuil
plus élevé ainsi que les fibres qui ne sont pas en contact direct avec les électrodes
Page 34 sur 241
stimulatrices et quand toutes les fibres sont excitées (phénomène de saturation), l’amplitude
du potentiel d’action cesse de croître. Le nerf n’obéit pas à la loi du tout ou rien mais au
phénomène de recrutement.
I1 I2 I3 I4 I5
Potentiel d’action d’une fibre nerveuse soumise à des
excitations d’intensités croissantes
Fibres nerveuses
Nerf
I1 I3
I2 I4 I6
EE
d
V=
t
Conduction saltatoire
Ce sont généralement :
Le diamètre de la fibre (la vitesse conduction est plus élevée chez les fibres à diamètre
élevé) ;
La température (18°C pour la grenouille, 37°C pour les mammifères) ;
La nature de la fibre (existence ou non de myéline) ;
L’espèce (mammifère et grenouille) ;
Le pH, le pH neutre entraîne une perturbation de la vitesse.
Remarque : Il existe des synapses à transmission électrique directe, à travers des jonctions
lacunaires, et qui sont beaucoup plus rapides que celles à transmission chimique
(mouvements des ailes de mouche, de moustiques etc.)
Au niveau des centres nerveux les neurones sont reliés entre eux par une multitude de
synapses, mais toutes les synapses n’ont pas les mêmes effets. On distingue des synapses
excitatrices et des synapses inhibitrices.
ms
ms
Divergence
CONCLUSION :
Les cellules nerveuses ne sont pas les seules à présenter une ddp. En effet, toutes les
cellules vivantes présentent une ddp entre l’intérieur et l’extérieur de la membrane.
L’électroneurogramme permet de connaître le bon fonctionnement des tissus nerveux, alors
que l’électroencéphalogramme permet de connaître le bon le fonctionnement des neurones de
l’encéphale.
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OBJECTIFS :
INTRODUCTION
I. NOTION DE REFLEXE
II. ETUDE D’UN REFLEXE INNE (PRIMAIRE, ABSOLU OU SIMPLE)
II-1. Mise en évidence
II-1-1. Conditions expérimentales
II-1-2. Réponses enregistrées lors d’excitations d’intensités croissantes
II-1-3. Structures indispensables à l’accomplissement d’un réflexe
II-1-4. Trajet de l’influx nerveux
II-1-4-1. Expérience de dégénérescence de Wallérienne
II-1-4-2. Expérience de Bell et Magendie
II-1-4-3. Cas de réflexe localisé et unilatéral
II-1-4-4. Cas du réflexe symétrique
II-1-4-5. Cas du réflexe irradié ou généralisé
II-2. Caractères des reflexes innés
II-3. Les différents types de réflexes innés
II-4. Classification des réflexes
II-4-1. Classification suivant le centre nerveux
II-4-2. Classification suivant la position du récepteur
II-4-2-1. Les réflexes extéroceptifs
II-4-2-2. Les réflexes intéroceptifs
II-4-2-3. Les réflexes proprioceptifs
II-4-2-4. Les réflexes viscéroceptifs
II-4-2-5. Quelques exemples de réflexes de coordination
Réponse des muscles antagonistes
Contrôle de la tension : réflexe myotatique inverse
III. ETUDE DE REFLEXE CONDITIONNEL
III-1. Mise en évidence de la salivation innée
III-2. Réflexe conditionnel répondant ou pavlovien
III-2-1. Conditions expérimentales
III-2-2. Réalisation du réflexe conditionnel
III-2-3. Interprétation
III-3. Les réflexes opérants ou skinnériens
III-3-1. Expérience de conditionnement
III-3-2. Comparaison entre le réflexe de Skinner et de Pavlov
III-4. Les caractères du réflexe conditionnel
III-5. Importance du réflexe conditionnel
III-6. Comparaison entre réflexes innés et conditionnels
MATERIEL D’ETUDE :
Planches et photos ;
Manuels
I. NOTION DE REFLEXE
L’encéphale d’une grenouille est détruit, mais la moelle épinière est laissée intacte,
c’est une grenouille spinale ou médullaire. Elle est suspendue à une potence où elle reste
inerte mais réagit à des excitations suffisantes (mécanique, thermique, électrique ou
chimique).
Expériences :
L’application d’éther sur la patte postérieure gauche, suivie d’une excitation
supraliminaire ou suffisante, n’entraîne pas une flexion des pattes. L’éther rend insensible les
récepteurs sensoriels. Donc les récepteurs sensoriels sont indispensables à la réalisation d’un
mouvement réflexe.
Sectionnons le nerf sciatique ou mixte de la patte postérieure gauche et excitons la,
elle ne se contracte pas. Donc le nerf est indispensable à la réalisation d’un mouvement
réflexe.
La destruction de la moelle épinière suivie de l’excitation de la patte postérieure
gauche n’entraîne aucune réaction. Donc l’existence d’un centre nerveux est indispensable à
la réalisation d’un mouvement réflexe.
La destruction des muscles de la patte postérieure gauche suivie de son excitation
n’entraîne pas sa flexion. Donc un organe effecteur (ici les muscles) est indispensable à la
réalisation d’un mouvement réflexe.
La racine dorsale contient des neurones en T dont le corps cellulaire se trouve dans le
ganglion spinal, alors que la racine ventrale contient des neurones dont le corps cellulaire se
trouve dans la corne ventrale de la moelle épinière et le nerf rachidien contient des fibres des
racines ventrale et dorsale.
Expérience :
Conclusion
Ces expériences montrent que la racine postérieure (dorsale) conduit l’influx sensitif ou
centripète, tandis que la racine antérieure conduit les influx moteurs ou centrifuges et le nerf
rachidien contient à la fois les fibres sensitives et motrices, c’est un nerf mixte.
Le temps parcouru par l’influx nerveux pour passer des récepteurs sensoriels aux
effecteurs est plus long que celui parcouru par un influx sur une fibre nerveuse. En effet, ce
temps permettrait à l’influx de traverser au moins deux synapses avant d’arriver à l’effecteur.
On peut donc penser à l’existence d’un neurone appelé neurone d’association ou neurone
intermédiaire ou interneurone entre le neurone sensitif et le motoneurone.
Neurone d’association
transversal horizontal
Muscl
Arc réflexe d’un réflexe extéroceptif e
Les récepteurs sont situés à l’intérieur de l’organisme et renseignent sur l’état des
organes internes. On distingue : les réflexes proprioceptifs et les réflexes viscéroceptifs.
Ce sont des réflexes dont les récepteurs sont situés dans l’organe effecteur. C’est le cas
des réflexes myotatiques (réflexes rotulien et achilléen) dont les récepteurs sont constitués
par les fuseaux neuromusculaires (situés dans le muscle) et les corpuscules tendineux de
Golgi (situés dans les tendons).Ces récepteurs sont sensibles à l’étirement du muscle ou des
tendons d’où leur nom de mécanorécepteurs. En effet, l’étirement de ces récepteurs pendant
l’allongement du muscle entraîne la naissance d’influx nerveux provoquant la contraction du
muscle et son raccourcissement. Ainsi un muscle étiré tend à revenir à sa position initiale. Ces
réflexes assurent l’équilibration et la coordination des mouvements.
L’arc réflexe des réflexes myotatiques ne possède pas de neurone d’association, ce
sont des réflexes monosynaptiques. La réaction obtenue est plus rapide que dans un réflexe
extéroceptif.
Fuseau
neuromusculaire
Fuseau neuromusculaire et
corpuscule tendineux de Golgi
Les récepteurs sont situés dans les parois des viscères (vessie, tube digestif, vaisseaux
sanguins, cœur…) et captent toute variation du milieu intérieur. Ces réflexes assurent la
régulation du fonctionnement des organes internes.
L’étirement d’un muscle lors d’un choc au niveau de la rotule entraîne l’excitation des
mécanorécepteurs. Ces derniers envoient un influx nerveux vers les motoneurones. Au niveau
de la substance grise le motoneurone innervant le muscle extenseur est excité, alors que le
motoneurone fléchisseur est inhibé grâce à la présence d’un interneurone. Ce qui entraine une
contraction du muscle extenseur et une décontraction du muscle fléchisseur qui lui est
antagoniste.
Donnons à un chien muni d’une fistule salivaire des aliments (secs, solides, de la
viande…) la salive coule en grande quantité. Cette salivation est due à la composition
chimique et physique des aliments. Donc ces aliments sont des excitants absolus.
Cette salivation se produit même lorsque les hémisphères cérébraux sont détruits, elle
est donc indépendante de la volonté et se produit avec n’importe quel chien, c’est donc un
réflexe inné. Mais la section des nerfs rattachés aux glandes salivaires ou la destruction du
bulbe rachidien entraîne fait disparaître ce réflexe.
La stimulation de la muqueuse buccale est un stimulus inconditionnel, car ne
nécessite pas une préparation préalable pour agir.
Local aménagé Double cloison pour Tube fin dont l’extrémité est
pour soustraire l’insonorisation, température et fixée sur l’un des canaux
l’animal aux luminosité constantes salivaires du chien
variations externes
Graduation permettant
une mesure précise de la
sécrétion de salive
Fenêtre
Sangles d’observation
maintena Tube permettant l’introduction
nt dans la bouche du chien et à son
l’animal insu un aliment ou une solution
debout acidulée déclenchant le réflexe
sans le inné de salivation
gêner
Tableau de commande
permettant de diriger
l’expérience à distance et
d’éviter que le chien ne voie,
n’entende ou ne sente
l’expérimentateur
Métronome dont le battement à une
fréquence bien définie, est déclenché
par l’expérimentateur à un moment
choisi et pour une durée bien
déterminée
Expérience du réflexe de Pavlov sur le
chien
La stimulation de la langue par les aliments entraîne une excitation du centre salivaire
qui stimule, à travers les fibres sécrétrices, les glandes salivaires qui se mettent à saliver, c’est
le réflexe inné de salivation.
Aire gustative
Lobe olfactif
Bulbe
Des liaisons se créent entre les centres auditif et salivaire lors de l’association du
métronome (stimulus neutre) et de l’aliment (stimulus absolu).
Métronome
Aliment
FormationAssociation
de liaison entre les centres
des deux stimuliauditif et salivaire
Aire Centre
auditive salivaire
Nerf auditif (sensitif)
Nerf sécréteur (moteur)
Salivation
Métronome
(stimulus Arc réflexe d’un réflexe conditionnel de
conditionnel) salivation
Remarque : Dans d’autres circonstances, le sujet peut déclencher une punition, il apprend à
éviter cette situation. On dit que le renforcement est négatif.
Conclusion :
Les réflexes sont nombreux et sont innés ou conditionnels. Ils présentent des
caractéristiques qui leur sont propres et jouent un rôle important dans la survie de l’être vivant
et ont des centres nerveux divers.
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OBJECTIFS :
[Link] d’investigation
Des observations cliniques diverses réalisées sur des sujets atteints d’accidents ou de
malformation ont montré que :
- Des autopsies de personnes atteintes de paralysie de certaines parties du corps suite à
un accident, montrent des lésions dans l’encéphale.
- Les anencéphales (enfants nés sans cerveau) ne vivent que quelques minutes.
- Les enfants nés sans cortex cérébral sont réduits à une vie végétative, donc sont
incapables de réaliser des actes volontaires.
Un chat privé de son cortex cérébral reste immobile et ne cherche pas à se nourrir, il
marche si on le pousse et avale quand enfonce de la nourriture la gorge.
Des animaux sans cortex cérébral perdent toute activité spontanée, ce sont des
automates.
Excitation d’un territoire précis du cortex cérébral situé en avant du sillon de Rolando
déclenche des mouvements d’une partie précise du corps situé du côté opposé de la zone
excitée (par exemple une excitation sur l’hémisphère droit provoque le mouvement d’un doigt
du côté gauche).
Ce qui prouve l’existence d’aire motrice et montre que c’est au niveau du cortex
cérébral que se réalise la sensation et partent les influx moteurs.
II-2. Les aires cérébrales et le trajet de l’influx nerveux dans le mouvement volontaire
II-2-1. Les aires cérébrales
II-2-1-1. Aires sensitives
Les aires sensitives sont des territoires localisés correspondant aux différentes
sensibilités et au niveau desquelles arrivent les influx sensitifs. Leur destruction entraîne la
perte des 5 sens. Ces territoires sont symétriques et se situent dans chaque hémisphère
cérébral, ce sont les aires de projection motrice et les aires psycho-sensitives.
Aires de projection sensorielle
Ce sont les aires corticales réceptrices des influx nerveux sensitifs venant des
récepteurs périphériques. Ces influx, reçus élaborent des sensations élémentaires qui
renseignent sur le milieu extérieur.
Exemple : la destruction des aires visuelles entraîne la cécité.
Aires psycho-sensitives
Elles sont situées au voisinage des aires motrices, mais ne sont pas bien délimités.
Elles associent les sensations élémentaires et les fusionnent en une sensation d’ensemble
permettant de reconnaître les objets par le sens correspondant.
Exemple : une personne dont les aires psycho-visuelles sont détruites voit des objets, mais est
incapable de les reconnaître.
Les aires motrices commandent l’exécution des mouvements volontaires. Ce sont les
aires de projection motrice et psychomotrices.
Aires de projection motrice
Elles se situent en avant du sillon de Rolando dans chaque hémisphère. Les influx
moteurs proviennent de ces aires et sont projetés vers toutes les parties du corps. Leur taille
est proportionnelle au nombre de muscles mis en jeu et à la finesse du mouvement. La
suppression de ces aires entraîne la disparition de tout mouvement volontaire.
Aires psychomotrices ou prémotrices
Elles se trouvent en avant des aires de projection motrice. Leur destruction n’entraîne
pas la paralysie, mais la réalisation de gestes maladroits et la perte de tout mouvement
coordonné appris antérieurement.
Cervelet
Sillon de Sylvius
Aire gustative
Aire psycho-gustative
Homunculus moteur
Lors de l’exécution d’un mouvement volontaire, l’influx nerveux passe par les voix
sensorielles afférentes et les voix motrices efférentes : les voies pyramidales directes et
indirectes.
Les voies sensorielles afférentes sont empruntées par l’influx nerveux issu des
récepteurs sensoriels pour atteindre le cortex cérébral. Alors que les voies efférentes directes
et indirectes sont empruntées par l’influx issu des neurones pyramidaux des aires de
projection motrice pour atteindre les muscles.
Voie indirecte
Voies afférentes de
sensibilité tactile
Voies efférentes de motricité volontaire
Cervelet
Formation réticulée
CONCLUSION :
L’influx nerveux moteur nait dans des zones bien précises, mais les mécanismes qui
sont à l’origine de sa naissance intéressent l’ensemble du cortex cérébral qui fonctionne
comme un tout.
Capteurs de
débit sanguin Ordinateur
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OBJECTIFS :
INTRODUCTION
I- STRUCTURE DES MUSCLES SQUELETTIQUES
I-1. Structure macroscopique du muscle
I-2. Structure microscopique du muscle
I-2-1. Observation au microscope optique
I-2-2. Observation au microscope électronique
I-3. Notion d’unité motrice
I-4. Commande nerveuse
II- DIVERS PHENOMENES LIES A L’ACTIVITE MUSCULAIRE
II-1. Phénomènes mécaniques
II-1-1. Etude expérimentale de la contraction
II-1-2. Mécanisme de la contraction
II-1-3. Interprétation de la contraction
II-2. Phénomènes électriques
II-2-1. Potentiel de repos
II-2-2. Potentiel d’action musculaire
II-3. Phénomènes thermiques
II-4. Phénomènes chimiques
INTRODUCTION
Chez l'homme, les muscles occupent entre 45 et 50% de la masse corporelle totale. Il
existe trois types de muscles :
- les muscles squelettiques striés rattachés aux os, permettant les mouvements et qui
sont sous le contrôle du système nerveux central.
- les muscles lisses et le muscle cardiaque qui sont sous le contrôle du système
nerveux végétatif (orthosympathique ou parasympathique).
Leur mode fonctionnement est le même et consiste à transformer l'effet d'une
stimulation en une contraction, c'est à dire transformer une énergie chimique en une énergie
mécanique.
A l’œil nu le muscle présente un ventre terminé par des tendons. En coupe transversale
on voit un tissu conjonctif entourant des lots de fibres musculaires ou cellules musculaires,
des vaisseaux sanguins et des nerfs.
Tissu conjonctif
Myofibrilles Sarcolemme
Bande H
Strie Z
Bande A
Bandes
Bande I
Sarcomère
Myofibrille
Bande H
Strie Z
Sarcomère
Bande claire
Bande sombre Bande claire
Bande H
Réticulum Myosine
sarcoplasmique
Sarcoplasme Actine
Sarcolemme
Schéma d’une fibre musculaire au microscope électronique
Une fibre nerveuse (neurone) innerve plusieurs fibres musculaires. On appelle unité
motrice l’ensemble neurone et les fibres musculaires qu’il innerve. La jonction entre une
fibre nerveuse et une fibre musculaire est appelée jonction neuromusculaire ou plaque
motrice. Au microscope électronique le contact entre la fibre nerveuse et la fibre musculaire
présente de nombreux replis constituant l’appareil sous-neuronal.
Noyau cellule de Schwann
Vésicule synaptique
Sarcoplasme
Appareil sous-neuronal
Myofibrille
Appareil sous-neuronal
Seuil d’excitation
Excitons le nerf rattaché au muscle en augmentant l’intensité de stimulation. A une
certaine intensité le muscle réagit. Donc le muscle n’est excitable qu’à partir d’une intensité
seuil, la rhéobase.
Réponse à une excitation unique
Une excitation liminaire produit une secousse musculaire élémentaire (A, B, C, D) que
l’on décompose en 3 phases :
- Temps de latence AB qui est le temps mit par le muscle pour répondre à
l’excitation.
- Phase de contraction BC au cours de laquelle la longueur du muscle diminue et
sa tension augmente.
- Phase de relâchement CD au cours de laquelle le muscle reprend sa dimension
initiale et sa tension baisse.
L’augmentation de l’intensité de stimulation entraîne une augmentation de
l’amplitude de la secousse musculaire qui atteint un maximum aux fortes intensités.
En prolongeant les stimulations, on obtient une fatigue musculaire dont la secousse
a une amplitude faible et un temps de relâchement plus long (A’, B’, C’, D’).
1 2
Myogramme
Signal
Page 75 sur 241
Tétanos imparfait
- Avec une fréquence d’excitation plus élevée (30 chocs/s), on obtient un plateau à
allure rectiligne, c’est le tétanos parfait. Il y a contraction sans relâchement.
Myogramme
Signal
Tétanos parfait
- Avec une fréquence encore plus élevée (1 million de chocs/s), on a une secousse
simple pas suivie d’autres secousses, car chaque contraction est suivie d’une
période réfractaire très courte pendant laquelle le muscle est inexcitable.
Observations
Pendant la contraction, les myofilaments, les sarcomères, les bandes claires et la bande
H se raccourcissent, mais la bande sombre, les filaments d’actine et de myosine conservent
leur longueur.
Donc lors de la contraction il se produit un glissement des filaments d’actines par
rapport aux filaments de myosine entrainant un raccourcissement des sarcomères, des
myofibrilles, des fibres musculaires donc du muscle.
Sarcomère
Myosine Actine
- Glissement (C)
La myosine activée par l’actine devient une enzyme ATPase qui hydrolyse l’ATP en
présence d’ions Mg2+.
Myosine+Actine+Mg2+
ATP ADP + Pi + Energie
- Détachement (D)
Le retour à l’état initial se fait par un détachement de l’actine et de la myosine grâce à
deux phénomènes simultanés :
L’absorption active des ions Ca2+ par le réticulum sarcoplasmique.
La fixation d’une nouvelle molécule d’ATP sur les têtes de myosine.
Le retour à l’état initial est un phénomène passif dû à la contraction du muscle
antagoniste.
2 1
3
1
Myogramme
Electromyogramme
Superposition électromyogramme-myogramme
Remarque : Dans le cas d’un tétanos, chaque secousse élémentaire est précédée d’un
potentiel d’action distinct. Les potentiels d’action ne fusionnent donc jamais.
Electromyogramme
Myogramme
Myogramme
Superposition électromyogramme-myogramme d’un
tétanos parfait
Quantité de
chaleur
Myogramme
Cc Signal
Cr Chaleur retardée
Chaleurs musculaires
Temps
Chaleur produite par un muscle en fonction du temps
Voie lente
Le phosphagène utilisé doit être reconstitué. L’oxydation du glucose d’origine
sanguine ou provenant de l’hydrolyse du glycogène musculaire ou hépatique produit de
l’énergie dont une partie est mobilisée sous forme d’ATP et servira à la reconstitution du
phosphagène et l’autre partie sera perdue sous forme de chaleur.
Cependant, la production d’énergie par l’oxydation du glucose se fait soit :
- En aérobie : lorsque la quantité d’oxygène est suffisante comme lors d’un effort
musculaire moyen, la dégradation du glucose est complète avec beaucoup d’ATP
produit, c’est la voie respiratoire.
C6H12O6 + 6 O2 6 CO2 + 6 H2O + 675 Kcal (ATP)
Glucose
Acide lactique
Page 80 sur 241
L’accumulation d’acide lactique dans le muscle entraine une fatigue musculaire. D’où
la nécessité de l’éliminer par oxydation du 1/5 pour donner de l’ATP ou transformation du
4/5 en glycogène stocké dans le foie.
II-4-3. Bilan
Le muscle aura perdu peu de glycogène qui lui sera restitué par l’alimentation
(glucose, acides gras…). L’énergie chimique libérée est transformée partiellement
(contraction isotonique) ou entièrement (contraction isométrique) en chaleur.
PLAN :
INTRODUCTION
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OBJECTIFS :
INTRODUCTION
I- ANATOMIE DU CŒUR
I-1. Cœur de grenouille
I-2. Cœur de mammifère
II- STRUCTURE DU MYOCARDE
III- MISE EN EVIDENCE DE L’AUTOMATISME CARDIAQUE
IV- SIEGE DE L’AUTOMATISME CARDIAQUE
IV-1. Chez la grenouille
Expérience de Stannius
Interprétation
IV-2. Chez les mammifères
Observations
Expérience
Interprétation
Conclusion
INTRODUCTION
Le cœur est un organe musculaire creux, situé entre les poumons au milieu du thorax.
Il est le moteur du système cardio-vasculaire, dont le rôle est de pomper le sang qu'il envoie
vers tous les tissus de l'organisme
I- ANATOMIE DU CŒUR
Crosse
Artère aortique
Veines
pulmonaire Veines
pulmonaires
Veine cave Oreillette
pulmonaires
droites
supérieure Valvules
gauche
gauches
sigmoïdes
Valvules
Oreillette Fibres
mitrale
droite
Valvule tendineuses
tricuspide
Veine cave
inférieure
Ventricule Ventricule
droit gauche
Aort
e
Coupe longitudinale
du cœur
II- STRUCTURE DU MYOCARDE
Le cœur est un muscle, appelé myocarde, il est constitué de plusieurs fibres
musculaires striées présentant des stries particulières, les stries scalariformes. Entre les fibres
se trouve un tissu conjonctif renfermant des vaisseaux sanguins et des fibres nerveuses. Le
cœur est entouré d’une enveloppe externe le péricarde et présente une enveloppe tapissant la
paroi interne, l’endocarde.
Ultrastructure du
III- MISE EN EVIDENCE DEmyocarde
L’AUTOMATISME CARDIAQUE
Chez une grenouille décérébrée et démédulée, le cœur bat normalement pendant
quelques heures. Il est également possible de le faire battre hors de l’organisme (cœur isolé)
en l’immergeant ou en le perfusant avec un liquide physiologique, liquide Ringer (liquide
dont la composition est très proche de celle du milieu intérieur).
Donc l’origine du battement est dans le cœur, c’est l’automatisme cardiaque.
Expérience de Stannius
Pour connaître l’origine des battements cardiaques chez la grenouille, Stannius procède à
des ligatures sur deux cœurs A et B.
Sur le cœur A en activité, il place une ligature (L1) entre le sinus veineux et l’oreillette
droite. Il remarque que le sinus continu de battre normalement alors que les oreillettes et le
ventricule s’arrêtent.
Sur le même cœur A, il place une deuxième ligature (L2) entre l’oreillette et le ventricule.
Il remarque que le sinus bat et le ventricule après un bref arrêt reprend de battre lentement.
Sur le cœur B, il place une ligature (L2) entre les oreillettes et le ventricule. Le sinus et les
oreillettes battent normalement, alors que le ventricule s’arrête puis reprend à battre
lentement.
Interprétation
La première expérience montre que le sinus veineux possède un centre nerveux (le
ganglion de Remack) qui commande le rythme normal de contraction des oreillettes et
ventricules, c’est donc le pacemaker (initiateur) de l’automatisme cardiaque.
La deuxième expérience montre que le ventricule contient un centre secondaire de
l’automatisme cardiaque (le ganglion de Bodder) inhibé par le centre auriculaire (le ganglion
de Ludwig).
La troisième expérience confirme la précédente et montre en plus que l’inhibition du
centre ventriculaire se poursuit quelques instants après la ligature.
Cette théorie est qualifiée de neurogène ou neurogéniste (car elle implique le tissu
nerveux intracardiaque).
Ligatures de Stannius
Cependant, la destruction des ganglions nerveux n’entraine pas l’arrêt du cœur. Donc
la théorie neurogéniste disparait aujourd’hui au profit de la théorie myogéniste qui pense que
l’origine de l’automatisme cardiaque se trouve dans le myocarde (muscle cardiaque) en
particulier le myocarde sinusal.
Observations
Chez l’embryon de poulet, le cœur commence à battre dès la 30ème heure d’incubation,
alors qu’il est encore dépourvu de structures nerveuses.
Mises en culture, les cellules myocardiques d’embryon de poulet se contractent
spontanément.
L’étude microscopique de certaines régions du myocarde adulte de mammifères et
d’oiseaux, montre des cellules musculaires à sarcoplasme abondant et pauvres en
myofibrilles, les myocytes. Ces cellules de types embryonnaires constituent le tissu nodal,
regroupé en nœuds et en faisceau. Le tissu nodal comprend :
- le nœud sinusal situé dans la paroi de l’oreillette droite au point d’arrivée des veines
caves.
- le nœud septal ou auriculo-ventriculaire situé au niveau de la cloison auriculo-
ventriculaire.
- le faisceau de His qui est un prolongement du nœud septal, longeant la cloison inter
ventriculaire et dont les ramifications constituent le réseau de Purkinje
Interprétation
Ce n’est pas le myocarde qui est responsable de l’automatisme cardiaque, mais le tissu
nodal.
Les potentiels d’action qui sont à l’origine de la contraction du myocarde prennent
naissance de manière spontanée et rythmique dans le nœud sinusal. Ils se propagent d’abord
dans le myocarde des oreillettes entrainant la contraction auriculaire, ensuite passent dans le
nœud septal puis le faisceau de His et enfin le réseau de Purkinje et provoque la
contraction ventriculaire.
Le retard de la contraction ventriculaire par rapport à la contraction auriculaire est dû
au temps mis par l’influx nerveux pour atteindre le nœud septal et parcourir le faisceau de
His pour provoquer la contraction des ventricules.
Conclusion
Le tissu nodal a une double fonction, il est le siège de l’automatisme cardiaque mais
aussi il conduit l’excitation dans tout le cœur. Puisque le tissu nodal est un tissu musculaire
cette théorie est qualifiée de théorie myogène.(ou myogéniste)
PRE-REQUIS
SOURCES DOCUMENTAIRES
OBJECTIFS :
PLAN :
Cardiogramme
Remarque : Le temps de contraction du cœur est plus bref que le temps de relâchement. On
en déduit que le cœur se repose plus qu’il ne travaille, donc il est infatigable.
Révolution cardiaque
La pose d’électrodes réceptrices d’un électrocardiographe sur le cœur n’est pas aisée,
mais on peut enregistrer à la surface du corps à des régions conventionnelles appelées
dérivations, les potentiels d’action obtenus constituent l’électrocardiogramme. Nous
pouvons obtenir en fonction des dérivations liées au courant provenant du cœur différentes
allures de l’électrocardiogramme :
Electrocardiogramme
R Cardiogramme
B
Electrocardiogramme
Q
0,1s
Q
Extrasystole
Repos compensateur
Page
Excitation du sinus : extrasystole décalant 95 sur 241
I-1-3-2. Réponse du cœur à des stimulations d’intensité croissante
Plusieurs substances chimiques peuvent avoir des effets directs sur le cœur. Ce sont
par exemple les catécholamines (adrénaline, noradrénaline...), l’acétylcholine…
- l’adrénaline et la noradrénaline provoquent une augmentation de la fréquence
cardiaque, ce sont des cardio-accélérateurs.
- l’acétylcholine provoque une diminution de la fréquence cardiaque pouvant conduire
à un arrêt momentané du cœur. C’est un cardio-modérateur.
II-1. Définition
La pression artérielle est la force exercée par le sang sur les parois des artères. Elle
correspond donc à la force motrice qui fait circuler le sang.
La pression artérielle peut être mesurée de deux façons : mesure directe et mesure
indirectes.
Q = Vs x Fc
Page 97cardiaque
Activité sur 241
Variation de la pression artérielle en fonction de
l’activité cardiaque
II-3-2. La vasomotricité
C’est la variation de calibre des vaisseaux sanguin qui est due à l’élasticité et à la
contractilité des artères. La contractilité s’oppose à la circulation du sang, alors que l’élasticité
atténue en même temps la résistance à l’écoulement du sang, le fonctionnement discontinu du
cœur et soumet les organes à une pression moyenne. Donc la vasomotricité exerce une action
sur la pression artérielle.
II-3-3. La volémie
C’est le volume sanguin qui influence directement la pression artérielle. En effet une
augmentation du volume sanguin dans les artères lors de la systole ventriculaire l’augmente,
alors qu’une réduction la diminue.
Elle est modifiée lorsque le taux de globule rouges varie. En effet, elle augmente
lorsque le taux de globules rouge augmente. En cas de fièvre la viscosité diminue. Elle
influence peu la pression artérielle.
Isolé, le cœur bat au rythme du nœud sinusal (environ 120 battements/mn), alors que
lorsqu’il est dans l’organisme, il a un rythme plus faible (environ 70 battements/mn). Il existe
donc un régulateur du rythme cardiaque.
Expérience 1 :
Chez un animal, stimulons la région située au plancher du 4ème ventricule (située au
niveau du bulbe rachidien), on note une diminution de la fréquence cardiaque (bradycardie)
et de la pression artérielle. Une stimulation très forte entraine un arrêt cardiaque. Une
anesthésie de cette zone par la cocaïne entraine une accélération du rythme cardiaque
(tachycardie).
Donc il existe dans le bulbe rachidien des centres dépressifs (cardio-modérateurs)
du battement cardiaque, qui sont vasodilatateurs.
4ème ventricule
Zone cardio-accélératrice
Zone cardio-modératrice
Cœur
Centre sympathique
médullaire
Chaîne de ganglions
Expériences
- La stimulation du nerf X provoque une bradycardie et l’arrêt du cœur en diastole, si
la stimulation se poursuit le cœur reprend ses contractions, c’est phénomène
d’échappement.
- La section du nerf X entraîne une tachycardie.
Interprétation
Les fibres parasympathiques sont modératrices ou inhibitrices du cœur, car leur
excitation entraîne une bradycardie. La tachycardie due à leur section supprime l’action
inhibitrice de ces fibres.
Le phénomène d’échappement est dû à la dégradation du médiateur chimique.
Expériences
La stimulation des nerfs orthosympathiques entraîne une tachycardie.
Leur section entraîne une bradycardie.
Interprétation
Les fibres sympathiques ont un effet accélérateur, car leur excitation entraîne une
tachycardie. La bradycardie due à leur section, supprime l’action accélératrice de ces fibres.
Expérience
Sectionnons les nerfs sino-aortiques (Héring et Cyon) ou les fibres sensitives du
nerf X, il se produit une tachycardie.
Après section des nerfs sino-aortiques, excitons les bouts centraux, il se produit une
bradycardie. L’excitation des bouts périphériques ne donne aucune réponse.
Après section des fibres motrices du nerf X, excitons les nerfs sino-aortiques, il ne
se produit rien.
Interprétation
Les nerfs de Héring et de Cyon ainsi que les fibres sensitives du nerf X conduisent
l’influx nerveux du cœur vers les centres cardio-modérateurs, ce sont des nerfs
dépresseurs du cœur. De ce centre parasympathique, partent des influx moteurs empruntant
les fibres motrices du nerf X, vers le cœur pour y provoquer une tachycardie, c’est un arc
réflexe.
Au niveau du cœur, les médiateurs chimiques sont libérés dans la fente synaptique
entre le nœud sinusal et le neurone qui l’innerve. Ces neuromédiateurs se fixent sur les
récepteurs spécifiques de la membrane des cellules nodales. En fonction du neuromédiateur
nous avons :
- Une entrée de Ca2+ si le neuromédiateur est la noradrénaline, entrainant une
dépolarisation (excitation du nœud sinusal) qui provoque une tachycardie.
- Une sortie de K+ si le neuromédiateur est l’acétylcholine, entrainant une
hyperpolarisation (inhibition du nœud sinusal) qui provoque une bradycardie.
Technique
Loewi relie deux cœurs de grenouille A et B. Il perfuse ces cœurs avec du liquide de
Ringer. Le cœur A par lequel passe le liquide, reste avec son nerf X. On suit le rythme
cardiaque de ces deux cœurs grâce à un cardiographe.
Expérience
En excitant le nerf X du cœur A, on observe une bradycardie suivie d'un arrêt en
diastole et d’un échappement.
Quelques instants après, on observe sur le cœur B une bradycardie suivie d'un arrêt
en diastole et d’un échappement.
Interprétation
A la suite de l’excitation du nerf X du cœur A, le liquide de Ringer présente une
substance cardio-modératrice libérée par ce nerf, appelée substance vagale par
Loewi. Cette substance a été par la suite identifiée comme étant l'acétylcholine qui est
un cardio-modérateur. Le phénomène d'échappement est dû à la dégradation de
l'acétylcholine par la cholinestérase.
La bradycardie suivie d’un arrêt du cœur B confirme que la substance présente dans
le liquide Ringer suite à la stimulation du nerf X est l’acétylcholine.
ou nerf X
Cardiographe
Les facteurs influençant l’activité cardiaque sont les facteurs physiologique et physico-
chimique.
[Link] physiologiques
Notion de mécanorécepteurs
Expérience 1
Coupons le nerf de Cyon et posons une ligature au niveau des carotides primitives.
Il se produit une baisse de pression artérielle au niveau du sinus (après la ligature) et
une tachycardie. La ligature enlevée la pression artérielle redevient normale et les
battements cardiaques ralentissent.
La pose de ligatures après le sinus carotidien entraine une augmentation de la pression
artérielle (hypertension) dans le sinus carotidien et une bradycardie. Les ligatures
enlevées la fréquence cardiaque redevient normale.
Au cours de la systole ventriculaire on note une augmentation de la fréquence des
potentiels d’actions sur le nerf de Héring.
a
b
Détache
Pression artérielle sinusale
[Link]
Centre sympathique
Centre parasympathique
Notion de chémorécepteur
Lors de l’activité physique le sang a une concentration en élevée CO2, en métabolites
acides (acide lactique) et faible en O2. Les métabolites acides et la forte concentration en CO 2
rend le sang plus acide par une production de H+ grâce à la réaction suivante :
b- Réflexes extéroceptifs
Toutes les personnes présentent une tachycardie et une hypertension lors d’une
émotion violente (peur, angoisse, colère…). En effet, le cortex cérébral agit sur
l’hypothalamus, ce dernier stimule le centre orthosympathique qui provoque une
tachycardie.
Le centre orthosympathique stimule également par le nerf splanchnique la
médullo-surrénale qui sécrète de l’adrénaline et renforce ainsi la tachycardie.
Chez l’homme, une forte douleur peut entrainer un arrêt cardiaque (syncope).
Une forte pression des globes oculaires ou une immersion de la face dans de l’eau
entraine une bradycardie.
Observations
Dans le sinus carotidien et la crosse aortique, se trouvent des barorécepteurs
sensibles aux variations de pression artérielle.
- Une augmentation de la tension artérielle (hypertension) provoque une bradycardie,
et une vasodilatation.
- La stimulation du nerf de Héring ou de Cyon provoque une bradycardie et une
vasodilatation suivies d’une baisse de la pression artérielle.
- Une baisse de la pression artérielle (hypotension) provoque une tachycardie, une
augmentation de la pression artérielle et une vasoconstriction.
- Une section des nerfs de Héring ou de Cyon provoque une tachycardie, une
augmentation de la pression artérielle et une vasoconstriction.
Interprétations
- L’hypertension provoque la naissance d’influx nerveux au niveau des
barorécepteurs, qui empruntent les nerfs de Héring et de Cyon pour atteindre le
centre parasympathique qui provoque à son tour une bradycardie et une
vasodilatation, faisant baisser la pression artérielle.
- L’hypotension entraine une faible production d’influx nerveux imperceptibles par le
centre parasympathique qui devient inactivé. Le centre sympathique qui n’est plus
inhibé provoque une tachycardie et une vasoconstriction entrainant une
augmentation de la de la pression artérielle.
Nerf de Héring
Centre sympathique
Centre parasympathique
Réflexe cardio-modérateur
Réflexe cardio-accélérateur
Les catécholamines
Ce sont la noradrénaline et l’adrénaline. L’adrénaline est produite par la médullo-
surrénale, à faible dose elle provoque une vasodilatation (baisse de la pression artérielle) et
à forte dose une vasoconstriction (hausse de la pression artérielle). La noradrénaline
entraine toujours une hausse de la pression artérielle en provoquant une vasoconstrictrice.
Les maladies cardio-vasculaires sont responsables de la moitié des décès dans les pays
développés, ce sont : artériosclérose et l’hypertension.
I. L’ARTERIOSCLEROSE
NB : Un infarctus cérébral entraine une perte des fonctions sensitive ou motrice selon le
territoire détruit.
Elle se manifeste par des douleurs au niveau de la poitrine provoquées par une
insuffisance des apports en O2 au myocarde. Elle est due dans 90% des cas à une obturation
d’une des artères coronaires.
C’est une dilatation anormale de la paroi d'une artère créant une cavité ou une hernie
remplie de sang. Ce qui peut entrainer une destruction de la paroi suivie d’une hémorragie
interne.
I-2. Causes
Les causes exactes ne sont pas connues, on ne parle que de facteurs de risque qui
sont : l’hypertension artérielle, le taux élevé de cholestérol dans le sang, la consommation de
tabac, le diabète, la sédentarité excessive, l’hérédité, l’âge (l’artériosclérose est absente
jusqu’à 20 ans), le sexe (les hommes ont 10 à 15 ans d’avance sur les femmes pour
l’apparition de l’artériosclérose).
II-1. Définition
II-2. Causes
NB : Un sujet dont la tension maximale est de 14 lorsqu’il est en activité peut avoir une
tension de 7 à 8 pendant son sommeil.
II-3. Traitement
I. LE MILIEU INTERIEUR
Le milieu intérieur est le liquide dans lequel baignent toutes nos cellules. Dans ce milieu les
cellules trouvent les éléments nutritionnels et les conditions physico-chimiques stables
appropriées pour leur survie et leur développement.
Le sang
Le sang renferme des éléments figurés et le plasma :
o Eléments figuré : Ce sont les hématies ou globules rouges et les leucocytes ou globules
blancs.
o Plasma : Il est constitué de sérum, de substances minérale et organique.
La lymphe
Elle est constituée par la lymphe circulante et la lymphe interstitielle.
o La lymphe circulante se trouve dans un système vasculaire entièrement clos
différent du système vasculaire sanguin.
Circulation lymphatique avec ses vaisseaux lymphatiques, canaux thoracique et citerne de Pecquet.
Transfert d’information : transport des hormones de leur lieu de synthèse vers les
organes cibles.
Défense : dans la lymphe circulent et agissent les lymphocytes responsables de la
défense de l’organisme.
IV-2. La régulation du pH
Le pH du milieu intérieur est proche du neutre, il est égal à 7,4. Il peut tendre vers :
L’acidose :
o Dans le sang le CO2 est sous une forme liée à l’hémoglobine (carbohémoglobine) ou
dissout dans l’eau et donner du H+ suivant cette réaction :
o Une élimination rénale des déchets acides défectueuse augmente leur concentration sanguine,
ce qui provoque une acidose.
1
H2C HCO3-
O3 2 + H+
Couple dihydrogéniphosphate-monohydrogénophosphate
1
H2P HPO42- + H+
O4- 2
Page 116 sur 241
Couple protéine-protéinate
1
-
Prot- Prot +
H 2 H+
IV-3-2-1. La diurèse
Rôles du rein
L’homme a environ 1 200 000 tubes urinifères ou néphrons, qui sont les unités
fonctionnelles du rein et qui lui confèrent plusieurs rôles
Rôle de filtration
La filtration se fait au niveau du glomérule grâce à une pression sanguine élevée. A ce niveau
le plasma et l’urine primitive ont la même composition sauf pour les grosses molécules
(protéines et lipides).
Rôle de réabsorption
La différence de concentration entre l’urine primitive et l’urine définitive montre qu’il y a eu
une réabsorption vers le sang le long du tube rénal par un transport actif :
o 100% du glucose et du HCO3- sont réabsorbées ;
o 98 à 99% de l’eau, du Na+, K+, Ca+ et des acides aminés sont réabsorbés ;
Cependant, le glucose et le NaCl ont une réabsorption qui ne dépasse pas un seuil qui est
respectivement de 1,8 et 5,6 g/l. C'est-à-dire lorsque la glycémie dépasse 1,8 g/l, les 1,8 sont
réabsorbés, alors que le surplus se retrouve dans les urines. Il en est de même pour le NaCl,
Urine
définitive
Rôles du rein
IV-3-2-2. La constance de la pression osmotique
Une baisse de la tension artérielle ou de la concentration en Na+ est détectée par des
cellules situées dans le glomérule, qui produisent de la rénine. Cette hormone catalyse la
transformation de l’angiotensinogène (produite par le foie) en angiotensine qui agit sur :
- La corticosurrénale en stimulant la production d’aldostérone qui favorise la réabsorption
du Na+ entrainant une réabsorption d’eau pour élever la volémie et la tension artérielle ;
- Le système nerveux en stimulant la soif et l’ingestion d’eau pour élever la volémie la
tension artérielle.
La glycémie est le taux de glucose contenu dans le sang. Le taux normal de glucose chez un
individu en bonne santé et à jeun avant le déjeuner est de 1g/l.
Après un exercice physique ou à la fin d’un long jeun la glycémie est inférieure à 0,8g/l, on
parle d’hypoglycémie qui lorsqu’elle est accentuée rend faible et à la longue provoquer le
coma et la mort.
Une heure après un repas riche en glucose la glycémie est supérieure à 1,2g/l, on parle
d’hyperglycémie, mais revient à des valeurs normales. Si elle reste toujours supérieure à
1,2g/l à jeun à deux reprises ou supérieure à 2g/l à n’importe quel moment de la journée, on
dit que l’individu a le diabète.
Expérience
Un dosage de la concentration de glucose dans les veines porte hépatique et sus-hépatique a
été effectué après un jeun et après un repas.
Analyse
- Après un repas riche en féculents, la quantité de glucose qui entre dans le foie est
supérieure à la quantité qui en sort.
- Après le jeun, la quantité de glucose qui entre dans le foie est inférieure à la quantité
qui en sort.
Interprétation
- En cas d’excès dans le sang, le glucose est stocké dans le foie sous forme de
glycogène : c’est la réaction de glycogénogenèse.
- En cas de manque de glucose dans le sang, le glucose est libéré par le foie par
hydrolyse du glycogène : c’est la réaction de glycogénolyse.
Conclusion
Donc le foie intervient dans régulateur de la glycémie.
IV. LE pancréas
Acini
Expérience1
Des injections d’extraits pancréatiques sont réalisées sur deux chiens, l’un dans un état
d’hypoglycémie et l’autre dans un état d’hyperglycémie. Tous ces chiens retrouvent leur
glycémie normale.
Interprétation
Le pancréas synthétise des hormones régulant la glycémie.
Expérience 2
Dans l’extrait pancréatique deux hormones ont été détectées : l’insuline et le glucagon. Ces
hormones sont injectées aux chiens et la variation de la glycémie est recueillie dans ce
tableau.
Interprétation
L’insuline a pour rôle de diminuer la glycémie, elle est hypoglycémiante, alors que le
glucagon à pour rôle d’élever la glycémie, il est hyperglycémiant.
Expérience 3
Des anticorps anti-insuline de couleur verte et anti-glucagon de couleur rouge sont appliqués
sur une coupe fine de pancréas. On constate que les cellules β sont en vert et les cellules α
sont colorées en rouge.
Acinus
Cellule Cellule
β α
Expérience
Sur un chien, on réalise des injections d’insuline et de glucagon radioactifs. Quelques minutes
après on mesure la radioactivité sur certaines cellules. Les résultats sont recueillis dans ce
tableau.
Analyse et interprétation
L’insuline est présente sur les cellules hépatiques, musculaires et adipeuses, alors que le
glucagon n’est présent que sur les cellules hépatiques. Ces cellules sont les cellules cibles de
l’insuline et du glucagon, ainsi que l’ensemble des cellules de l’organisme sauf les cellules
nerveuses.
Lorsque la glycémie est élevée, les cellules β sont stimulés et sécrètent de l’insuline qui :
- stimule le stockage du glucose dans le foie et les cellules musculaires sous forme de
glycogène, c’est la glycogénogenèse.
- Stimule la transformation du glucose en lipide par les cellules adipeuses, c’est la
lipogenèse.
- stimule l’absorption et l’utilisation du glucose par les autres cellules sauf les cellules
nerveuses.
Cependant dans certains cas l’hyperglycémie persiste, c’est le diabète, qui est dû à :
- Une production d’insuline faible ou nulle, car les cellules β sont détruites, c’est le
diabète insulinodépendant ou de type I,
- Une insensibilité ou un déficit de récepteurs de l’insuline sur les cellules cibles de
l’insuline, c’est le diabète non insulinodépendant ou de type II qui est héréditaire.
Le diabète se manifeste par :
o une polyurie : abondance et fréquence des urines,
o une glycosurie : urines sucrées,
o une grande soif : due à la perte d’eau à cause de la polyurie,
o un amaigrissement progressif : car le glucose n’étant plus utilisé, ce sont les
lipides et les protéines qui sont utilisés comme source d’énergie, ce qui fait
maigrir.
Lorsque la glycémie est faible, les cellules α sont stimulées et sécrètent du glucagon, qui
stimule la production de glucose par les cellules hépatiques par glycogénolyse et par
néoglucogenèse ou gluconéogenèse (production de glucose par dégradation des protéines et
des lipides), tout en bloquant sont utilisation par les cellules utilisatrices..
glucos
e
Régulation nerveuse de la glycémie
Hyperglycémie
Leçon 21 : L'IMMUNOLOGIE
INTRODUCTION :
L’organisme évolue dans un milieu peuplé par une infinité de corps étrangers inertes ou
vivants susceptibles de l’envahir et de le déséquilibrer. Pour préserver son intégrité et la
rétablir quand elle est perturbée, l’organisme développe un ensemble de réactions de défense
qui constituent la réponse immunitaire.
I. Le système immunitaire
Le « non soi »
Le « non soi » est l’ensemble des micro-organismes ou molécules étrangères à l’organisme,
ce sont les antigènes. Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, ils déclenchent des réactions
immunitaires. Ces antigènes sont :
-des agents infectieux : virus, bactéries, protozoaires, champignons etc.,
-des greffes de tissus ou d’organes (cas d’allogreffes c'est-à-dire des greffes entre des
individus de même espèce),
-des cellules du « soi » mortes, altérées, vieilles, cancéreuses ou anormales reconnues comme
du « non soi » et détruites par le système immunitaire.
NB : Ils existent d’antigènes : les antigènes particulaires (microbes, virus….), les antigènes
solubles (les toxines qui sont des substances) et les allergènes (responsables d’allergie).
Le « soi »
Le « soi » est l’ensemble des organes, tissus, cellules et molécules issus de l’expression
génétique de l’individu. Chaque être vivant a des molécules sur les membranes cellulaires ou
le plasma qui constituent des marqueurs biologiques de son identité, ce sont les « cartes
d’identité » de l’individu. Les marqueurs les plus connus sont :
le système ABO (les agglutinogènes) et les facteurs rhésus portés par les hématies,
le système CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) encore appelé système HLA
(human leukocyte antigens) qui sont regroupés en deux classes :
Les HLA du
« soi »
AD
N
Localisation, transcription et traduction des gènes des
HLA de classes I et II
I-2-1. Organes
Ce sont :
Les organes lymphoïdes primaires ou centraux : la moelle osseuse et le thymus.
Les organes lymphoïdes secondaires ou périphériques : les ganglions lymphatiques, la
rate, les amygdales et les plaques de Peyer)
Les cellules immunitaires sont les leucocytes qui sont tous produits dans la moelle
osseuse rouge à partir de cellules souches : les lymphoblastes. Ces derniers se divisent pour
donner plusieurs lignées de cellules :
Les granulocytes ou polynucléaires : petite taille, cytoplasme granuleux, noyau
multilobé, migrent dans les tissus pour phagocyter des éléments étrangers.
Les monocytes : grande taille, noyau arqué, migrent dans les tissus pour donner de grosses
cellules, les macrophages assurant aussi la phagocytose.
Les lymphocytes : petite taille, noyau volumineux arrondi. On a :
o Les lymphocytes B (LB) dont la maturation se fait au niveau de la moelle osseuse. Ils
peuvent donner des plasmocytes (gros lymphocytes) producteurs d’anticorps
(immunoglobuline (Ig)) lorsqu’ils sont activés pas un antigène.
o Les lymphocytes T (LT) produits sous forme immature dans la moelle osseuse,
passent dans le thymus pour achever leur maturation et donner des LT4 (encore
appelés LTa (auxiliaire), LTh (helper) ou LTs (suppresseur)) et des LT8 (encore
appelés LTc).
L’immunité est la capacité d’un organisme à résister à un agent infectieux grâce à des
réactions immunitaires. On distingue 2 types d’immunités : l’immunité naturelle et
l’immunité acquise.
Elle correspond aux barrières physiques (peau, muqueuse, cils…) et chimiques (salive,
sueur, larmes, mucus…) neutralisant indifféremment divers agresseurs et les empêchant de
pénétrer dans l’organisme. C’est une immunité naturelle, innée qui n’est pas dirigée vers un
antigène particulier donc elle est non spécifique.
Certaines personnes peuvent développer une immunité à une maladie après l’avoir
contracté ou après avoir reçu un vaccin contre cette maladie. C’est une immunité acquise,
mais qui est dirigée contre les agents pathogènes de cette maladie seulement, on dira que c’est
une immunité spécifique.
B. Présentation du virus
C. L’infection à VIH
1) Mode de contamination
2) Evolution dans l’organisme
a) Séropositivité
b) SIDA déclaré
D. Prévention du SIDA
IV. Les aides à la réponse immunitaire
A .La vaccination
[Link] sérothérapie
[Link] chimiothérapie
La reconnaissance par l’organisme des antigènes déclenche des réactions immunitaires qu’on
peut classer en deux catégories :
- La réponse non spécifique qui est indépendante de la nature de l’antigène.
- La réponse spécifique qui est dirigée contre un antigène bien déterminé.
La réponse immunitaire non spécifique fait appel à des facteurs tissulaires, cellulaires et
humoraux qui ne sont pas dirigés vers un antigène déterminé, mais vers tout antigène tentant
de pénétrer dans l’organisme ou ayant réussi à y entrer.
Ils constituent la 1ère ligne de défense contre l’antigène. Ce sont les barrières physiques
(peau, muqueuse…) et chimiques (sueur, mucus, larmes…).
La réaction inflammatoire
C’est une réaction de l'organisme suite aux lésions des tissus ou au franchissement de des
barrières mucocutanées. Elle se manifeste dans la zone d’invasion par :
- Une rougeur et une chaleur dues à la dilatation des capillaires sanguins,
- Un gonflement (œdème) dû à la sortie du plasma et des phagocytes (granulocytes,
monocytes et macrophages),
- Des douleurs dues à l’excitation de certaines terminaisons nerveuses.
L’inflammation prépare la réparation des tissus lésés et constitue un signal qui oriente les
phagocytes.
Réactions inflammatoires
La phagocytose
Elle est assurées par des les phagocytes qui, attirés par chimiotactisme, traversent la paroi des
capillaires par diapédèse pour se retrouver dans la zone envahie. La phagocytose se produit
ensuite par une adhésion à l’antigène (bactéries ici), le macrophage se déforme pour piéger la
bactérie dans une vésicule (la phagosome) et les lysosomes produits par l’appareil de Golgi
déversent dans le phagosome leurs enzymes hydrolytiques pour digérer l’antigène. Lors de
cette digestion, il peut se produire :
- soit une destruction des bactéries et libération des débris par exocytose, d’où une guérison
rapide.
- soit une résistance des bactéries qui peuvent se multiplier ultérieurement d’où un état
stationnaire de l’infection.
- soit le phagocyte est tué et déverse dans le sang les bactéries qui se sont multipliées, il se
forme ensuite du pu signe de la mort du phagocyte. C’est l’infection généralisée.
Ce sont les interférons, le complément et les lysozymes qui ne sont pas spécifiques à
un antigène.
Les interférons
Lorsqu’une cellule est parasitée par un virus quelconque, elle produit des interférons (des
glycoprotéines) qui déclenchent chez les cellules voisines la synthèse de protéines antivirales
pour se protéger du virus qui ne pourra pas se développer.
Le complément
Il est constitué d’une vingtaine de protéines (C1 à C9) (avec des sous unités comme C1q…)
présentes à l’état inactif dans le plasma et synthétisées dans le foie, la rate, l’épithélium
intestinal…Elles sont activées par la formation d’un complexe-immune (c'est-à-dire
Activation du
Anticorps
complément avec la
formation de C9
Antigène
Complexe-immune
Entrée
d’eau
Polymère de C9
Les lysozymes
Ils sont produits dans différentes sécrétions (larmes, salives, mucus nasal et vaginal…) et
hydrolysent les parois de certaines bactéries moins virulentes.
Lorsque les antigènes échappent aux réactions immunitaires non spécifiques, leur
arrivée dans les organes lymphoïdes secondaires déclenche une réponse immunitaire
spécifique.
a) Origines et maturation
Chez le fœtus les cellules du système immunitaire naissent dans le foie. A partir de la
naissance, de même que chez l’adulte elles naissent dans la moelle osseuse rouge des os à
partir des cellules souches indifférenciées qui se renouvellent en permanence par des mitoses
successives. Les cellules se différencient et acquièrent leur immunocompétence, c'est-à-dire la
capacité de réagir avec un antigène, dans les organes lymphoïdes centraux :
- Le thymus : organe situé à la base du cou et en avant de la trachée artère. C’est le
milieu de différenciation et de maturation des lymphocytes T provenant de la moelle
osseuse
a) Acquisition de l’immunocompétence
L’immunocompétence est la propriété de distinguer le non soi. Elle est acquise lors de la
maturation des lymphocytes dans les organes lymphoïdes centraux.
Pendant la maturation les lymphocytes développent à leur surface des récepteurs
membranaires spécifiques capables de reconnaitre un déterminant antigénique donné. Les
récepteurs membranaires différent selon les lymphocytes.
a) La phase d’induction
La réponse immunitaire spécifique débute par la reconnaissance de l’antigène par les
lymphocytes qui a lieu au niveau des organes lymphoïdes périphériques. Cette reconnaissance
aboutit à la sélection de clones de lymphocytes qui on des récepteurs spécifiques :
-Les lymphocytes B sont sélectionnés directement par les antigènes libres ou exposés à la
surface des cellules étrangères.
b) La phase d’amplification
Elle comporte une étape de multiplication par mitoses successives des lymphocytes activés et
une étape de différenciation au cours de laquelle certains lymphocytes activés se transforment
en cellules effectrices dont :
-les LB qui évoluent et deviennent des lymphocytes à cytoplasme riche en ergastoplasme et
qui sécrètent des anticorps circulant dans le sang et la lymphe.
-les LT4 activés qui deviennent des lymphocytes T auxiliaires (LTa) qui secrètent des
messagers chimiques appelés interleukines ou lymphokines qui assurent la coopération entre
les cellules immunitaires et contribuent à la multiplication et à la différenciation des différents
lymphocytes.
c) La phase effectrice
Elle comporte deux types de réponse : une réponse à médiation humorale et une réponse à
médiation cellulaire.
- La réponse à médiation humorale : elle est assurée par les plasmocytes spécifiques
de l’antigène d’où une liaison anticorps-antigène formant les « complexes immun »
qui neutralisent l’antigène mais ne le détruisent pas. Donc la réponse humorale doit
être complétée par la phagocytose des « complexes immun » et l’activation du
complément. La réponse à médiation humorale intervient contre les antigènes solubles
(toxines) et contre la plus part des bactéries.
Lors d’un 1er contact avec un antigène l’organisme régit par une réponse immunitaire
spécifique appelée réponse primaire qui est lente. Au cours de la réponse primaire, lors de la
phase d’amplification certains lymphocytes B et T deviennent des lymphocytes mémoires
capables de répondre immédiatement lors d’un second contact avec l’antigène et cette réponse
immunitaire appelée réponse secondaire est plus rapide, plus intense et plus efficace. La mise
en mémoire confère donc à l’organisme une immunité spécifique durable.
- schéma à annoter
- Identification d’organes à partir de dissection déjà faite ou de schémas
-Comparaison de deux appareils génitaux homme/femme, souris mâle/femelle, souris/espèce
humaine
PLAN
INTRODCUTION
INTRODCUTION
Les mammifères ont des appareils génitaux différenciés en fonction du sexe. Ainsi
nous avons : les appareils génitaux mâle et femelle.
Capsule surrénale
Rein
Uretère
Vésicule séminale
Epididyme
Vessie Testicule
Canal de Wolff ou spermiducte
Pénis
Pénis
Glande de Tyson
Urètre
Capsule surrénale
Rein
Ovaire
Trompe
Utérus
Uretère
Vessie Vagin
Vulve
Urètre
Vessie
Vésicule séminale
C. déférent
Canal déférent
Prostate
Glande de Cowper
Urètre
Corps caverneux
Corps spongieux
Prépuce
Testicule
Scrotum
Epididyme
vessie canal
déférent
prostate
vésicule
séminale
urètre
épididyme
testicule
pénis
pavillon
Ovaire
Trompe
Utérus
Col de l’utérus
Vessie
Orifice urinaire
clitoris
G. lèvre
P. lèvre
vagin
PLAN :
INTRODUCTION
I. De la vie embryonnaire à la puberté
II. De la puberté à la ménopause
II-1. Follicules primaires, secondaires et tertiaire
II-2. Follicule mûr de De Graaf et corps jaune
II-3. Ménopause
Conclusion
INTRODUCTION :
Les follicules primordiaux engagés dans un processus de maturation s’entourent d’une couche
de cellules folliculaires jointives et deviennent des follicules primaires.
Ces follicules primaires évoluent en s’entourant de plusieurs couches de cellules folliculaires
formant ainsi la granulosa et autour de la granulosa, des cellules de l’ovaire s’organisent pour
former la thèque externe fibreuse et la thèque interne granuleuse. On obtient des follicules
secondaires.
La granulosa des follicules secondaires se creuse par la suite pour former une cavité,
l’antrum, remplie d’un liquide folliculaire. On obtient ainsi des follicules tertiaires ou
cavitaires.
Cette évolution, allant du follicule primaire au follicule tertiaire, dure plusieurs mois et
l’ovocyte reste un ovocyte 1 en prophase 1
Au cours chaque cycle, un des follicules tertiaires ou cavitaires voit le nombre de ses cellules
folliculaires augmenter et son antrum se remplir de plus en plus de liquide folliculaire. Le
follicule cavitaire augmente ainsi considérablement de taille, en passant d’environ 4 mm à 20
mm de diamètre en 2 semaines, pour donner ainsi le follicule mûr de De Graaf.
Conclusion
INTRODUCTION
Les mammifères sont des vivipares, car la fécondation et le développement de l’œuf se font
intégralement dans l’utérus maternel. La fécondation est suivie chez l’espèce humaine d’une
gestation qui peut atteindre neuf mois, s’achève par un accouchement et l’enfant devenu est
nourri au lait maternel.
I. FECONDATION
La fécondation est la formation d’un œuf ou zygote diploïde suite à la fusion de gamètes
mâle et femelle haploïdes. Elle se fait dans les voies génitales chez la femme (fécondation
interne).
Les appareils génitaux doivent être sains et permettre aux gamètes de se déplacer. Chez la
femme le col de l’utérus doit présenter une glaire cervicale alcaline (pH = 7,8), fluide, à
mailles larges permettant le passage des spermatozoïdes dans l’utérus.
a- Reconnaissance
Les spermatozoïdes passent par entre les cellules folliculaires qui en se contractant les attirent
vers la zone pellucide. Cependant, des gamètes d’espèces différentes ne peuvent pas fusionner
(sauf quelques rares espèces : âne/cheval, lièvre/lapin, lion/tigre…), car la zone pellucide de
l’ovule possède des récepteurs spécifiques reconnaissant des glycoprotéines situées sur la
tête des spermatozoïdes de la même espèce. Effet, des expériences ont montré qu’un ovule
sans zone pellucide peut être fécondé par n’importe quel spermatozoïde.
b- Pénétration du spermatozoïde
c- Monospermie
C’est la pénétration d’un seul spermatozoïde qui est liée à deux phénomènes principaux :
- Le blocage précoce : lors de la pénétration du spermatozoïde, le potentiel
membranaire (-60 mV) passe brutalement à +10 ou +20 mV et rend l’ovocyte
imperméable aux spermatozoïdes, mais elle retrouve rapidement sa polarité après
la pénétration.
La 2ème division méiotique se termine par l’émission du 2ème globule polaire et l’ovocyte II
devient un ovotide. Les noyaux de l’ovotide et du spermatozoïde gonflent et deviennent
respectivement le pronucléus femelle et le pronucléus mâle. Ils se rapprochent et leurs
chromosomes se mélangent : c’est la caryogamie ou amphimixie, qui rétablit la ploïdie.
Ainsi est né l’œuf qui est la première cellule de l’embryon et qui commence aussitôt à se
diviser.
La fécondation peut être empêchée par un excès d’acidité dans le vagin, la sténose du col
de l’utérus, une glaire défavorable, la présence d’anticorps anti-spermatozoïdes, l’oblitération
des trompes…
Dès la fécondation, l’œuf délimité par la zone pellucide se divise en migrant dans
l’oviducte grâce aux mouvements des cils, pour donner au 4 ème jour une masse cellulaire, la
morula. Les contractions des oviductes, dues à la forte concentration d’œstrogènes,
empêchent l’embryon de migrer vite, mais la concentration élevée de progestérone réduit les
contractions permettant ainsi l’embryon à atteindre l’utérus après le 4ème jour.
Dans l’utérus, l’embryon continue de se diviser, ses cellules se différencient et s’organisent.
Les plus volumineuses se regroupent au centre pour former, le bouton embryonnaire, les
5 jours
Six à sept jours après la fécondation, l’embryon ou blastocyste se fixe dans la muqueuse
de l’utérus devenue apte à la nidation, en sécrétant des enzymes qui creusent la muqueuse
utérine permettant à l’embryon de s’y enfoncer. La muqueuse utérine le recouvre, c’est la fin
de la nidation.
Les règles disparaissent chez la femme enceinte, car la muqueuse utérine est maintenue
pour la nidation à cause de la sécrétion abondante d’hormones ovariennes (œstradiol et
progestérone par le corps jaune) qui étaient produites cycliquement avant la grossesse. Le
maintien du corps jaune est dû au HCG produit par le placenta.
[Link] du placenta
Organisation du placenta
Le placenta joue un rôle d’échange à travers les villosités qui peuvent couvrir de 10 à 14
m2 lorsqu’elles sont étalées. Ainsi il permet :
- un échange : le sang maternel fournit au sang fœtal de l’eau, des ions, des vitamines,
des nutriments (glucose, acides aminés, acides gras indispensables), de l’O2 et lui
débarrasser le CO2 et les déchets (urée).
- Un échange sélectif : les anticorps (IgG), certaines substances (nicotine et alcool), les
virus (de la rubéole, de l’hépatite, du sida…) et les bactéries (syphilis) passent du sang
maternel vers les fœtus, tandis que certaines grosses molécules (protéines) et certains
microbes pathogènes ne peuvent pas la traverser.
Pendant sa vie intra-utérine, l’enfant passe par une période de vie embryonnaire de 2 mois
suivie d’une période vie fœtale qui va jusqu’à la naissance.
Elle débute à partir du 2ème mois jusqu’à l’accouchement et se manifeste par une variation
de taille, de poids, de comportement et de différentiation des organes.
II-6-2-1. Croissance
La croissance est liée à la multiplication cellulaire entrainant ainsi une augmentation de taille
(tête au coccyx) du fœtus qui passe d’environ 3 cm à 33 cm (même plus) à la naissance et de
poids (10g à 3,2 kg).
Les proportions du corps se modifient avec une réduction de la taille de la tête par rapport
à celle du reste du corps.
ACTH
Une fois déclenchées, les contractions du myomètre sont principalement amplifiées par
deux mécanismes :
- l’ocytocine produite la posthypophyse (hypophyse postérieure) sous l’action :
de la forte concentration d’œstrogènes placentaires ;
et des contractions utérines elles mêmes.
- les prostaglandines produites par l’endomètre et les annexes embryonnaires.
En effet, ces contractions deviennent de plus en plus intenses et rapprochées. Le col de
l’utérus s’efface, se dilate, l’amnios (poche des eaux) se rompt et se vide avant que l’enfant ne
soit expulsé. Les contractions s’arrêtent quelques minutes pour reprendre lors de l’expulsion
du placenta, c’est la délivrance.
Le lait est produit par les glandes mammaires des seins qui atteignent leur maximum de
développement pendant la gestation suite aux taux élevés d’œstrogènes et de progestérone.
Ces glandes sont constituées de cellules acineuses (cellules sécrétrices de lait) organisées en
alvéoles ou acini (un acinus le pluriel est des acini) entourés de cellules contractiles (cellules
myoépithéliales) et d’un réseau de vaisseaux sanguins.
Sang artériel
Sang veineux
Alvéoles ou
lobules ou acini
Cellule acineuses
Canal excréteur
Cellules
myoépithéliales
Lors des tétés les récepteurs sensoriels des mamelons sont stimulés provoquant ainsi la
naissance d’un message nerveux qui est transporté jusqu’à l’hypothalamus. Il inhibe les
neurones freinant la production de la prolactine par l’antéhypophyse et excite les neurones
producteurs d’ocytocine au niveau de la posthypophyse.
- La prolactine va entretenir la production de lait ;
hypothalamus
post-hypophyse
anté-hypophyse
Sécrétion
Sécrétion d'ocytocine
Message de prolactine
nerveux
Récepteurs
Tétées sensoriels
Cellules acineuses
Sécrétion
lactée Cellules contractiles
Elle est basée sur l’absorption de pilules contenant des stéroïdes (progestérones et
œstrogènes) synthétisés ayant la même fonction que les œstrogènes et les progestérones
naturelles. Ces pilules peuvent contenir soit :
- les 2 stéroïdes (pilules combinées),
- uniquement des progestérones (pilules progestatives),
- uniquement des œstrogènes à de fortes concentrations (pilules du lendemain)
INTRODUCTION :
Les spermaphytes sont des plantes à fleurs constitués par les gymnospermes (l’ovule est
nu) et les angiospermes (ovule est couvert). Leur appareil reproducteur est constitué par la
fleur qui après fécondation donnera le fruit avec sa graine.
La fleur est portée par un axe dressé, le pédoncule, terminé par un renflement, le
réceptacle qui porte les pièces florales. Ces pièces florales peuvent être stériles ou fertiles.
NB : Les fleurs possédant des organes mâles et femelles sont dites hermaphrodites ou
bisexuées, alors que celles qui ne possèdent qu’un sexe sont dites unisexuées.
L’étamine est constituée d’une anthère et d’un filet. L’anthère présente un parenchyme,
des faisceaux conducteurs et 4 sacs polliniques ou sporanges (contenant les grains de
pollen) entourés de l’extérieur vers l’intérieur d’une assise mécanique, d’une assise
nourricière et d’un épiderme.
Dans les sacs polliniques se trouvent des grains de pollen constitués de deux cellules, une
cellule reproductrice ou génératrice (de petite taille et à noyau allongé) et une cellule
végétative (de grande taille et à noyau arrondi). Le grain de pollen est délimité par deux
membranes :
- L’exine, membrane externe dure, ornementée, avec des pores et parfois des épines.
- L’intine, membrane interne mince et souple.
Il est constitué du stigmate qui est relié à l’ovaire par le style. L’ovaire est formé d’un ou
de plusieurs carpelles soudés (3 carpelles chez le Lis) contenant les ovules. Chaque ovule est
relié au carpelle par un placenta sur lequel se fixe le funicule. Si l’ovule se fixe au centre de
l’ovaire, c’est la placentation axile, s’il se fixe sur les parois de l’ovaire c’est la placentation
pariétale.
Formation de l’ovule
L’ovule se forme à partir d’une prolifération locale du placenta. Cette partie se développe en
forme de mamelon représentant le nucelle. Deux bourrelets se développent ensuite et
recouvrent progressivement le nucelle, ce sont les deux téguments.
Sac embryonnaire
dégénèrent
III. La fécondation
III-1. La pollinisation
C’est est le transport passif du grain de pollen de l’anthère jusqu’au stigmate. Le stigmate
le retient grâce à son aspect gluant et à ses papilles. Elle est directe quand le pollen provient
de la même fleur ou croisée quand le pollen vient d’une autre fleur. Le transport du pollen est
généralement assuré par le vent (anémogamie), les insectes (entomogamie) ou l’eau
(hydrogamie).
Le grain de pollen posé sur le stigmate absorbe de l’eau par osmose et se gonfle. Sous
l’effet de la pression due à la turgescence, l’intine et une partie du cytoplasme de la cellule
végétale font saillis au niveau des pores de l’exine et donnent un tube pollinique, c’est le
début de la germination.
Expérience
Saupoudrons du pollen sur deux milieux nutritifs gélosés, dont l’un contient un stigmate. On
constate après quelques heures que dans le milieu sans stigmate les tubes polliniques se
développent dans tous les sens, alors que dans le milieu présentant un stigmate, les tubes
polliniques se dirigent vers le stigmate.
Interprétation
Le stigmate émet une substance qui diffuse jusqu’aux grains de pollen (les grains éloignés du
stigmate ne sont pas atteints). Cette substance oriente la croissance du tube pollinique vers le
stigmate, c’est le chimiotropisme positif.
Développement de la graine
Les fruits ne sont produits que chez les angiospermes et sont issus du développement de
l’ovule (qui donne la graine) et des parois de l’ovaire (qui donne le péricarde chargé de
substances sucrées chez les fruits charnus).
Chez les gymnospermes il n’y a qu’une graine nue issue du développement de l’ovule.
Pour germer la graine doit remplir des conditions internes, c'est-à-dire être saine, mûre, pas
trop vieille. Elle doit également être mise dans des conditions externes favorables, car elle a
besoin d’eau (pas trop), de l’oxygène et une température idéale.
Manifestations morphologiques
En présence d’eau, la graine semée absorbe de l’eau et se gonfle. Son tégument se fend, la
radicule se développe et s’enfonce dans le sol. La tigelle en particulier l’hypocotyle,
s’allonge vers le haut entrainant les cotylédons, c’est « la levée » de la graine, qui est épigée
chez le niébé et l’arachide, contrairement à la germination hypogée où l’hypocotyle ne
s’allonge pas et les cotylédons restent dan le sol. Les cotylédons s’ouvrent, la seconde partie
de la tigelle (l’épicotyle) se développe en même temps que les premières feuilles qui
verdissent au contact de la lumière. Les cotylédons vont ensuite perdre leur volume, verdir,
flétrir et tomber.
Manifestation physiologiques
Le gonflement de la graine entraine une absorption d’eau par le cytoplasme des cellules, la
graine passe de l’état de vie ralentie à une vie active avec :
- la synthèse d’enzymes de digestion (amylase, lipases et de protéases) qui digèrent les
réserves en des nutriments simples (glucose, acides gras et acides aminés) utilisables
par la plantule.
- une activité respiratoire intense se manifeste par un taux élevé de CO2 dégagé et une
forte absorption d’O2, on note également une élévation de la température.
Ces deux activités permettent à la plantule de grandir à partir de ses réserves, elle est
hétérotrophe à ce stade. La radicule se développe ensuite pour donner des racines capables
d’absorber l’eau et les sels minéraux du sol, la gemmule donne des feuilles qui verdissent et la
plantes devient capable de synthétiser ses propres nutriments par photosynthèse et devient
autotrophe.
n chromosomes
2n chromosomes
HISTORIQUE DE LA GENETIQUE :
La génétique est la science de l’hérédité qui veut dire transmission des caractères d’un être
vivant à ses descendants. Elle est née avec le moine autrichien Johann Gregor Mendel qui a
défini les lois de l’hérédité en 1865, sans pouvoir les expliquer scientifiquement. Les
explications scientifiques de ces lois ont commencé avec Walter Sutton en 1903 qui proposa
la « théorie chromosomique » de l’hérédité, à partir des connaissances de la méiose et de la
fécondation. Cette théorie a été vérifiée aux USA par Thomas Hunt Morgan en 1910 à partir
de la drosophile (mouche du vinaigre à cycle de reproduction court). Il affirme également que
les caractères visibles sont l’expression d’informations codées contenues dans les
chromosomes et appelées gènes. C’est le début de la théorie des gènes et la science de
l’hérédité s’appela alors la génétique qui se base sur des méthodes en utilisant un ensemble
de termes.
Une lignée est pure pour un caractère (Exemple : le caractère graines jaunes des maïs) si après
croisement de parents à graines jaunes les descendants ont des graines jaunes. Le croisement
de ces descendants entre eux donne également des graines jaunes, donc ces lignées sont des
races pures pour les caractères graines jaunes.
I-2. Le croisement
C’est la fécondation entre deux individus de sexe opposé. Si l’étude porte sur un seul
caractère, on parle de monohybridisme, sur 2 caractères de dihybridisme et sur plusieurs
caractères de polyhybridisme.
Compte tenu du grand nombre d’individus obtenus dans ces croisements, l’analyse porte sur
des méthodes statistiques afin de vérifier les lois de Mendel.
C’est une information héréditaire pouvant déterminer chez l’individu qui le détient
l’apparition d’un caractère donné (taille, couleur des yeux, forme de l’oreille, du nez, du
menton, longueur des membres…). L’ensemble des gènes constitue le génome. Ils sont portés
par la molécule d’ADN (donc par le chromosome) et chaque gène est constitué par une
séquence de nucléotides.
Exemple : Le gène de la couleur grise du pelage de la souris donne la protéine qui confère la
couleur grise au pelage de cet animal.
II-2. Génotype
[Link]énotype
Le phénotype est l’expression d’un ou de plusieurs gènes qui se matérialise par l’apparition
d’un caractère visible (couleur des graines, des poiles, des yeux…) ou appréciable.
II-4. L’allèle
Un allèle est chacun des deux gènes (déterminant un caractère) d'une paire de chromosomes
homologues. Leur emplacement sur le chromosome, appelle locus, est identique sur chacun
des deux chromosomes. Ces deux allèles ont la même fonction (exemple l’allèle lié à la
couleur des yeux, mais qui peut varier d’un individu à l’autre).
Un individu est hétérozygote pour un caractère (exemple graines noires du maïs) lorsque les
deux allèles de ce gène sont différents (‘Nj’).
N
N
j
Homozygote Hétérozygote
II-7. Mutation
Ce sont les gènes situés sur les chromosomes autosomaux (non sexuels). Les gènes liés aux
sexes sont des gènes situés sur les chromosomes sexuels.
INTRODUCTION :
L’hérédité est la transmission des caractères d’un être vivant à ses descendants. La science
qui étudie l’hérédité est la génétique et la première étude méthodique de l’hérédité est
l’œuvre de Gregor MENDEL en 1865.
I-1. Monohybridisme
C’est le croisement entre deux individus de race pure, de la même espèce et différents par
un seul caractère.
Chez le maïs, des graines jaunes sont semées et donnent des plantes que l’on croise entre
elles. Les graines obtenues sont jaunes. Si après plusieurs générations les graines sont toujours
jaunes (conservent le caractère étudié), on peut conclure que ce sont des races pures ou
lignées pures pour ce caractère.
Croisons deux lignées pures de maïs à graines jaunes et à graines noires (graines
parentales). Lorsque les plantes grandissent jusqu’à fleurir, on les croise. Les graines obtenues
sont des hybrides qui sont de la 1ière génération (F1).
Les graines noires de la F1 sont semées et on obtient des plantes que l’on croise entre elles
pour obtenir des graines de la F2.
Les gamètes étant les seuls liens entre les parents et les descendants, donc ils portent le
facteur héréditaire (gène) qui s’exprime par des caractères chez la descendance.
Toutes les graines de la 1ière génération (F1) ont le même caractère (noir ici). C’est la loi de
l’uniformité des descendants de la 1ière génération, qui est la 1ière loi de Mendel.
Ce caractère noir apparaissant seul en F1 est dit dominant, par rapport au caractère jaune qui
est dit récessif car éclipsé par le caractère noir en F1. Le caractère noir étant dominant, donc
il sera symbolisé par ‘N’ (majuscule), alors que le caractère jaune qui est récessif sera
symbolisé par ‘j’ (minuscule).
Ces caractères sont doublement représentés :
- Les lignées pures auront les symboles NN ou N/N pour les graines noires et jj ou j/j
pour les graines jaunes.
- Les hybrides de la F1 auront le symbole Nj ou N/j.
La réapparition en F2 d’individus à caractère récessif montre que les caractères N et j présents
ensemble chez les hybrides de la F1, vont se dissocier au cours de la gamétogenèse et passent
isolément dans les gamètes, c’est la disjonction des caractères (ségrégation des caractères).
Chaque hybride donnera deux types de gamètes avec un seul caractère N ou j en quantité
égale, mais jamais les deux caractères à la fois (les gamètes ne sont jamais hybrides), c’est la
loi de la pureté des gamètes ou de la disjonction des caractères qui est la 2ème loi de
Mendel.
Ces caractères observables (exemple couleur des graines ici) correspondent au phénotype. Le
phénotype est commandé par le génotype qui est le facteur héréditaire porté par le gène.
NN (génotype) jj (génotype)
(phénotype [N], graines noires) (phénotype [j], graines jaunes)
N j
(Gamète) (Gamète)
Graines jaunes
J
Graines noires
N Nj [N]
Les hybrides F1, à génotype Nj, ne peuvent produire que deux types gamètes : N et j. Le
croisement entre individus de la F1 donne l’échiquier ci-dessous.
F1 N J
F1
N NN [N] Nj [N]
j Nj [N] jj [j]
Les individus possédant au niveau du génotype un allèle du caractère, exemple NN, sont
des homozygotes, alors que ceux qui possèdent les deux allèles du caractère sont des
hétérozygotes, Nj.
NB : Un allèle est une variante d'un gène au sein d'une espèce.
Principe
Lorsqu’on a un individu de phénotype connu, pour déterminer son génotype on le croise avec
un individu testeur homozygote récessif. Puisque ce dernier ne fournit que des allèles
récessifs, le phénotype des descendants ne sera déterminé que par les allèles de l’individu
testé.
Exercice : Soit le phénotype [N] (graines noires de maïs) dont le génotype est inconnu
(à tester). Pour déterminer son génotype on le croise avec un individu à génotype jj
(testeur).
Solution :
Le phénotype [N] peut correspondre à deux génotypes : NN ou Nj.
N j
N et j j
Interprétation : Donc dans ce cas l’individu testé est hétérozygote (Nj) et produit deux types
de gamète N et j.
Testé N J
Testeur
J Nj [N] Jj [j]
NB : Lors d’un test-cross, si le testeur est le propre parent du testé, on parlera de back-cross
ou croisement en retour.
Le croisement entre deux belles-de-nuit de race pure, l’une à fleurs blanches et l’autre à
fleurs rouges, donne 100% d’individus en F1 à fleurs roses.
Le croisement entre individus de la F1 donne 1/4 [B], 1/2 [Ro], 1/4 [R].
Le croisement entre races pures de belle-de-nuit à fleurs blanches et à fleurs rouges donne
l’échiquier suivant.
fl. blanches B
fl. Rouges
R BR [Ro]
F1 B R
F1
B BB [B] BR [Ro]
R BR [Ro] RR [Ro]
Remarque : Le test-cross est inutile dans ce cas, car chez les individus de la F2 les blancs et
les rouges sont des homozygotes BB et RR respectivement et l’hybride est de couleur rose.
I-3. Le dihybridisme
C’est le croisement entre deux individus de même espèce, de races pures et qui ne qui
diffèrent que de deux caractères.
Mendel croise deux races pures de pois l’une à graines lisses et jaunes, l’autre à graines
ridées et vertes.
A la F1 il obtient 100% de graines lisses et jaunes. Il croise des individus de la F1 entre
eux et il obtient des individus de la F2 composés de 9/16 de graines lisses et jaunes, 3/16 de
graines lisses et vertes, 3/16 de graines ridées et jaunes et 1/16 de graines ridées et vertes.
F1 JL Jr vL r
F1
JL JJLL [JL] JJLr [JL] JvLL [JL] JvLr [JL]
Jr JJLr [JL] JJrr [Jr] JvLr [JL] Jvrr [Jr]
vL JvLL [JL] JvLr [JL] vvLL [vL] vvLr [vL]
Vr JvLr [JL] Jvrr [Jr] vvLr [vL] vvrr [vr]
Remarque :
- L’individu JJLL ou vvrr est homozygote pour ces deux caractères.
- Les individus JvLL, JJLr, Jvrr et vvLr sont hétérozygotes pour un caractère et
homozygotes pour l’autre caractère.
- L’individu JvLr est dihétérozygote.
Testé LJ
Testeur
rv LrJv [LJ]
Donc on aura 100% de graines jaunes lisses [LJ].
Testé LJ Lv
Testeur
rv LrJv [LJ] Lrvv [Lv]
Testé LJ rJ
Testeur
rv LrJv [LJ] rrJv [rJ]
LJ Lv rJ rv
Testé
Testeur
rv LrJv [LJ] Lrvv [Lv] rrJv [rJ] rrvv [rv]
Donc on aura 25% de [LJ], 25% de [Lv], 25% de [rJ] et 25% de [rv].
Lors de la méiose, chaque gamète contient un allèle (variante d’un caractère ou gène) de
chaque caractère. Egalement chaque gamète contient un chromosome de chaque paire.
Les chromosomes se séparent indépendamment les uns des autres pendant la méiose de
même que les allèles. On peut donc dire que les allèles sont portés par les chromosomes.
Expérience de Morgan :
Morgan en 1910 (américain) travaille sur des drosophiles (mouches du vinaigre). Il croise
un mâle à ailes normales (type sauvage) avec une femelle à ailes vestigiales (type muté).
Résultats
A la F1 tous les individus ont des ailes normales (type sauvage).
A la F2 on a 3/4 à ailes normales et 1/4 à ailes vestigiales.
Interprétation
vg vg vg
vg+ vg
vg+
+
vg vg+
Gamètes
vg+
vg vg+
vg
F1
F1
vg+ vg
F1
vg vg vg+ vg vg
[vg+] [vg]
Conclusion
Les résultats sont conforment aux résultats statistiques de Mendel. Donc les deux allèles sont
portés par la même paire de chromosomes et se trouvent au même niveau ou locus
(emplacement sur le chromosome de l’allèle).
Expérience de Morgan
Il croise deux races pures de drosophiles, un mâle à ailes normales et corps gris (type
sauvage) avec une femelle à ailes vestigiales et corps ébène (type muté).
Résultats
A la F1 tous les individus ont des ailes normales et un corps gris (type sauvage).
A la F2 il obtient :
- 9/16 à ailes normales et corps gris,
- 3/16 à ailes normales et corps ébène,
- 3/16 à ailes vestigiales et corps gris,
- 1/16 à ailes vestigiales et corps ébène.
vg+ vg+ vg vg
Chromosomes x eb eb
eb+ eb+
parentaux
vg+ vg
Gamètes eb
eb+
vg vg+
eb eb
F1
vg vg+ vg vg+
eb eb eb eb
x
vg+ vg vg+ vg
eb+ eb eb+
eb
F1
F1
[vg eb+]
On aura : 9/16 de [vg+eb+], 3/16 de [vg eb+], 3/16 de [vg+eb] et 1/16 de [vg eb].
Ces résultats sont conformes aux résultats de Mendel, donc chaque chromosome porte un
allèle (3ème loi de loi de Mendel : ségrégation indépendante des couples de caractères).
Expérience de Morgan
Il croise deux lignées pures de drosophiles l’une à ailes normales et corps gris avec une autre
à ailes vestigiales et corps ébène.
Résultats
Il obtient :
En F1 100% d’individus à ailes normales et corps gris,
En F2 :
- 75% d’individus à ailes normales et corps gris,
- 25% d’individus à ailes vestigiales et corps ébène.
Interprétation
vg vg vg+
vg+
Chromosomes parentaux :
X
eb
eb eb+ eb+
eb
eb+
vg vg+
Hybrides F1 : 100% de [vg+eb+]
eb eb+
vg vg+ vg vg+
F1 x F1 : X
eb eb+ eb eb+
F1 vg+
vg
F1
eb+ eb
[vg+eb+] [vg+eb+]
vg+ vg
vg vg vg
eb eb eb+ eb eb
[vg+eb+] [vg+eb+]
Conclusion
Si chaque paire de chromosomes portait un allèle (une séparation indépendante des couples de
caractères), on aurait eu les proportions 9/16 de [vg+eb+], 3/16 de [vg eb+], 3/16 de [vg+eb]
et 1/16 de [vg eb].
On a obtenu les proportions 3/4 de [vg+eb+] et 1/4 de [vg eb], donc les deux caractères sont
portés par la même paire de chromosomes, ils sont liés, c’est le linkage.
Test-cross
Il réalise un test-cross entre un mâle de la F1 et une femelle vgvg ebeb :
F1 vg+
vg
F1
eb+ eb
vg+ vg
vg vg vg
eb eb eb+ eb eb
[vg+eb+] [vg+eb+]
On obtient 50% de [vg+eb+] et 50% [vg eb]. On obtient 100% de types parentaux. Donc le
linkage est dit absolu ou totale.
Expérience de Morgan
Il fait un test-cross entre une femelle de la F1 et un mâle [vg eb].
Résultats
On obtient :
- 41,5% de [vg+eb+],
83%Types parentaux
- 41,5% de [vg eb],
- 8,5% de [vg+eb],
17% Types recombinés
- 8,5% de [vg eb]
Le test-cross devrait donner 50% de [vg+eb+]et 50% de [vg eb], mais on obtient 4
phénotypes, donc on n’a pas une séparation indépendante des caractères.
Interprétation
Pendant la méiose, à la prophase I, les chromosomes homologues peuvent échanger des
fragments, c’est le crossing-over ou enjambement. C’est le linkage partiel.
vg vg vg+
vg+ vg vg+
eb eb+ eb+ eb
eb+ eb
2. Létalité d’allèle
Un allèle est dit létal s’il entraîne la mort des sujets homozygotes pour cet allèle. En croisant
des sujets hétérozygotes pour cet allèle, on obtient deux phénotypes dans les proportions 2/3
et 1/3. L’échiquier du croisement apporte la réponse à savoir que ¼ des individus ne sont pas
viables car homozygotes.
3. Polyallélisme
C’est un cas où le gène possède plus de deux allèles.
Exemple : le gène des antigènes des groupes sanguins possède trois allèles A, B et O
Les allèles A et B sont codominants, l’allèle O est récessif.
4. Linkage
Dans cette situation les gènes sont liés c’est à dire que certains allèles sont situés sur le même
chromosome.
Exemple : On croise deux drosophiles de races pures différentes. Une à corps gris et ailes
normales puis l’autre à corps noir et ailes vestigiales (courtes). En F1 toutes les drosophiles
ont le corps gris et les ailes normales. Ici déjà on peut dire que gris domine noir puis normal
domine vestigial.
On croise ensuite une drosophile mâle F1 avec une drosophile femelle à corps noir et ailes
vestigiales (ici c’est le test-cross). A l’issue du croisement on a deux phénotypes dans les
proportions de ½ et ½. Ce résultat s’explique par le fait que le mâle a produit deux types de
gamètes au lieu de quatre. Ici on parle de liaison totale ou absolue entre les gènes. On peut
avoir aussi une liaison partielle entre des gènes. Dans ce cas de figure, le test- cross entre un
testeur et un individu double hétérozygote donne quatre phénotypes mais pas dans les
proportions 1/4 pour chaque phénotype. la liaison partielle s'explique par le crossing-over.
Pendant la formation des gamètes les chromosomes homologues peuvent se croiser en des
points de contact ou chiasmas. Il peut y avoir un échange de fragments de chromosomes
situés après le chiasma. C'est ce phénomène qui est appelé crossing-over. Il entraine une
nouvelle recombinaison des gamètes avec l'apparition à côté des gamètes parentaux de
nouveaux gamètes dits gamètes recombinés (en proportion relativement faible).
Gamètes mâles ½ ½
Xw Y
Gamètes femelles
½ Xw+Xw ½ Xw+ Y
Xw+
F1 × F1
Phénotype [w+] × [w+]
Génotype Xw+ Xw × Xw+ Y
Gamètes : femelle produit ½ Xw+ , ½ Xw . Le mâle produit ½ Xw+ et ½ Y
Echiquier du croisement pour obtenir la composition de la F2
½ Xw+ ½Y
Gamètes femelles
½ Xw ¼ Xw+ Xw ¼ Xw Y
Exp2 : reprendre la même démarche comme pour l’interprétation des résultats de l’exp1
I. INTRODUCTION
Les travaux de Lucien CUENOT (Français) montrent l'application des lois de Mendel aux
espèces animales. Ce qui permit à Morgan en 1908 d’utiliser la drosophile pour donner des
explications chromosomiques aux lois de Mendel. La Drosophile (Drosophila melanogaster)
ou mouche du vinaigre est un matériel de choix à cause :
- de sa petite taille facilitant l'élevage dans des flacons de verre,
- du nombre élevé de descendants produit en un accouplement (des centaines),
- du cycle court (15 jours pour avoir une nouvelle génération)
- de l’apparition spontanée de mutations,
- du petit nombre de chromosomes (2n=8)
- de l’identification facile des mâles et femelles.
Expérience de Morgan :
Pour donner une explication chromosomique aux lois de Mendel, Morgan croise des
drosophiles : un mâle à ailes normales (phénotype sauvage) avec une femelle à ailes
vestigiales (phénotype sauvage).
Résultats
Il obtient :
- A la F1 : 100% d’individus à ailes normales (ailes longues).
- A la F2 : 3/4 d’individus à ailes normales (ailes longues) et 1/4 à ailes vestigiales
(ailes courtes).
Hypothèse de Morgan
Les deux allèles de ce caractère sont portés par la même paire de chromosomes et se trouvent
au même niveau sur les chromosomes.
Le croisement entre le mâle à ailes normales (vg+) et la femelle à ailes vestigiales (vg)
donne sur le plan chromosomique :
vg vg+
Gamètes produits
vg+
vg vg+
vg
100% ailes normales en F1
F1 (gamètes)
vg+ vg
F1
(gamètes)
vg+ vg+ vg+ vg
vg+
[vg+] [vg+]
vg vg vg+ vg vg
[vg+] [vg]
Conclusion
L’hypothèse est vérifiée parce que les résultats sont conformes aux résultats statistiques de
Mendel et les deux allèles du même caractère sont portés par la même paire de chromosomes
et se trouvent au même emplacement ou locus.
Expérience
Morgan réalise un croisement entre une drosophile à ailes normales (vg+), corps gris (eb+)
(phénotype sauvage) avec une drosophile à ailes vestigiales (vg), corps ébène (eb)
(phénotype muté) et obtient les résultats ci-dessous :
Hypothèse de Morgan
Interprétation chromosomique
Ce croisement entre une drosophile à ailes normales (vg+), corps gris (eb+) avec une
drosophile à ailes vestigiales (vg), corps ébène (eb) donne sur le plan chromosomique :
On aura : 9/16 de [vg+eb+], 3/16 de [vg eb+], 3/16 de [vg+eb] et 1/16 de [vg eb].
Conclusion :
Ces résultats sont conformes aux résultats statistiques de Mendel sur le dihybridisme, donc
l’hypothèse que les allèles sont portés par des chromosomes différents, c’est la ségrégation
indépendante des couples de caractères.
Expérience
Morgan croise deux lignées pures de drosophiles l’une à ailes normales et corps gris
(phénotype sauvage) avec une autre à ailes vestigiales et corps ébène (phénotype muté).
Il obtient :
- En F1 100% d’individus à ailes normales et corps gris,
- En F2 :
o 75% (3/4) d’individus [vg+ eb+] (à ailes normales et corps gris),
o 25% (1/4) d’individus [vg eb] (à ailes vestigiales et corps ébène).
Hypothèse
Si les deux caractères étaient portés par deux paires de chromosomes avec un caractère par
paire de chromosomes, on aurait eu les proportions 9/16 de [vg+eb+], 3/16 de [vg eb+], 3/16
de [vg+ eb] et 1/16 de [vg eb]. Donc il semblerait que ces deux caractères seraient donc
portés par une seule paire de chromosomes et sont transmis comme un seul caractère, ce qui
donne les proportions ¾ [vg+ eb+] et ¼ [vg eb].
Interprétation chromosomique :
Ce croisement entre deux lignées pures de drosophiles de phénotype sauvage avec une autre
de phénotype muté donne sur le plan chromosomique :
Conclusion
Les caractères sont liés, car portés par la même paire de chromosome, c’est le linkage absolu.
L’hypothèse est donc vérifiée:.
Test-cross
Il réalise un test-cross entre un mâle de la F1 (vg+vg eb+eb) avec une femelle vgvg ebeb (le
testeur) et obtient les résultats de l’échiquier de croisement ci-dessous :
Testeur femelle
On obtient 50% (1/2) de [vg+ eb+] et 50% (1/2) de [vg eb] qui sont des phénotypes des
parents.
Expérience
Morgan réalise un test-cross entre une femelle de la F1 (vg+vg eb+eb) et un mâle vgvg ebeb
(testeur)
Résultats
Il obtient :
- 41,5% de [vg+eb+],
- 41,5% de [vg eb], 83%Types parentaux
- 8,5% de [vg+eb],
17% Types recombinés
- 8,5% de [vg eb+]
Hypothèse
L’apparition de phénotype nouveaux [vg+ eb] et [vg eb+] (phénotypes recombinés) différents
des phénotypes parentaux laisse supposer qu’il s’est formé des chromosomes mixtes.
Remarque :
En comparant les résultats des deux test-cross, on se rend compte qu’ils sont différents : chez
le mâle de la drosophile le linkage est absolu, chez la femelle le linkage est partiel et il y a des
possibilités de crossing-over.
Bloquons la division cellulaire en métaphase avec de la colchicine, on peut alors fixer tous les
chromosomes, les regrouper par paires homologues (semblables) et dresser la carte d’identité
chromosomique de l’espèce appelée caryotype.
Femelle Mâle
Expérience 1
Morgan croise deux drosophiles de race pure : un mâle aux yeux blancs avec une femelle
aux yeux rouges.
Résultats
Il obtient :
- En F1 : 100% de drosophiles aux yeux rouges (mâles et femelles).
- En F2 :
o ¾ de drosophiles aux yeux rouges (mâles et femelles),
o ¼ de drosophiles aux yeux blancs (mâles).
3/4 1/4
Expérience 2
Résultats
Il obtient :
- En F1 :
o 50% de mâles aux yeux rouges ;
o 50% de femelles aux yeux blancs.
- En F2 :
o 25% de mâles aux yeux blancs ;
o 25%de mâles aux yeux rouges ;
o 25% de femelles aux yeux rouges ;
o 25% de femelles aux yeux blancs.
50% 50%
Il obtient en F1 100% de drosophiles aux yeux rouges, donc le caractère yeux rouges (R)
domine le caractère yeux blancs (b).
L’interprétation chromosomique donnera :
Xb Y
XR XRXb XRY
[R] [R]
Ce qui donne 100% d’individus F1 mâle et femelle de phénotype [R] (aux yeux rouges).
Gamètes parentaux XR Y XR Xb
XR Y
XRXR XRY
XR
[R] [R]
XRXb XbY
Xb
[R] [b]
On a : ¾ [R] et ¼ [b]
Interprétation de l’expérience 2 :
Le croisement entre une femelle aux yeux blancs et un mâle aux yeux rouges donne en F1
50% de mâles aux yeux blancs et 50% de femelles aux yeux rouges et non 100%
d’individus aux yeux rouges. C’est une exception à la 1ière loi de Mendel.
L’interprétation chromosomique donnera :
XR Y
Xb XRXb XbY
[R] [b]
On a en F1 : 50% de femelles aux yeux rouges et 50% de mâles aux yeux blancs.
Gamètes parentaux Xb Y XR Xb
Xb Y
XRXb XRY
XR
[R] [R]
XbXb XbY
Xb
[b] [b]
Conclusion :
L’inversion du croisement entre le mâle et la femelle donne des résultats différents sans
présence de caractères recombinés. Donc le caractère couleur des yeux est lié au sexe et est
porté par le chromosome sexuel X.
Morgan montre à travers ces expériences le parallélisme entre la répartition des chromosomes
sexuels et la répartition des caractères portés par les chromosomes sexuels, c’est encore une
preuve de la théorie chromosomique de l’hérédité.
NB :
Quand deux gènes (ou allèles) sont sur un même chromosome, plus ils sont éloignés, plus il y
a des chances de crossing-over avec le chromosome homologue, plus ils sont rapprochés
moins il y a de chances de crossing-over. Donc la fréquence de recombinaison est directement
proportionnelle à la distance entre gènes.
NB : On considère que 1% de recombinaison veut dire que les deux gènes sont séparés par
une distance de 1 centimorgan (cM).
Exercice
(Rappel : le croisement entre 2 lignées pures de drosophiles à ailes longues corps gris et ailes
vestigiales corps ébène donne en F1 100% d’individus à ailes longues corps gris.)
Résolution
Nous avons des phénotypes parentaux [vg+eb+], [vg eb] et des phénotypes recombinés [vg
eb+], [vg+ eb]. L’apparition des phénotypes recombinés montre que des recombinaisons se
sont produites entre ces deux caractères (longueur des ailes et couleur de la peau.
2- Ce qu’on peut dire sur les gènes liés aux caractères longueur des ailes et couleur de la
peau.
420 x 100
- d’individus à ailes vestigiales corps ébène [vg eb]
= 42%
1000
80 x 100
- = 8% d’individus à ailes vestigiales et au corps gris [vg eb+]
1000
90 x 100
= 9%
1000 Page 228 sur 241
- d’individus à ailes longues et au corps ébène [vg+ eb]
d(vg ed) = somme des individus recombinés pour ces deux caractères x 100
nombre total d’individus
d(vg ed) =
- Traçons maintenant la carte factorielle en prenant une échelle, ici je prends comme
échelle : 1 cm 5 cM sur la feuille
ed vg bw
Chromosome 17cM 28 cM
45 cM
Exercice
On sait que chez la drosophile des gènes A, B, C sont liés. Un back-cross, effectué entre
une femelle de phénotype [ABC] et de génotype ABC/abc et un mâle récessif de génotype
abc/abc, donne le nombre d’individus ci-dessous avec leur phénotype.
[abc]=990 [abC]=65
[Abc]=156 [AbC]=11
[aBC]=161 [aBc]=8
Résolution
d(AB)
d(BC)
d(AC)
A B C
Chromosome 13,77cM 7 cM
20,77cM
NB :
Ainsi a été dressée la carte factorielle de la drosophile donnant ainsi pour chaque chromosome
la distance relative des gènes qu’il porte.
L’étude de la transmission des caractères chez l’homme est rendue difficile car :
o L’homme ne peut être considéré comme un matériel expérimental ;
o Le nombre élevé de chromosomes : 2n = 46 ;
o La durée d’une génération humaine est longue (environ 25 ans) ;
o La fécondité est faible, à chaque génération, le nombre d’enfants est limité (1
ou 2 et rarement plus).
L’étude de l’hérédité est surtout fondée sur l’analyse d’arbres généalogiques ou pédigrées, où
se succèdent les individus d’une famille avec tous les évènements importants (mariages,
naissances, décès et causes, caractéristiques marquants de chaque membre, etc.).
On numérote les différentes générations de haut en bas (I, II, III, …),
On numérote les individus de chaque génération de gauche à droite,
Certaines informations sont données comme sur la figure ci-dessous.
III-1-1. L’albinisme
On le rencontre dans le règne animal. L’albinisme est dû à l’absence d’un pigment noir, la
mélanine, sur la peau et les cheveux. Les réactions chimiques qui conduisent à sa synthèse
sont bloquées par l’absence d’une enzyme.
III-1-2-1. Le système A B O
Les hématies présentent sur leur membrane des antigènes ou agglutinogènes et des
anticorps ou agglutinogènes. Les antigènes portés donnent leur nom au groupe sanguin (A,
B, AB ou O). Chaque groupe sanguin possède dans son plasma un ou deux types anticorps
comme l’indique ce tableau.
Agglutinogènes Agglutinines
Groupes sanguins
(antigènes) (anticorps)
A A anti-B
B B anti-A
AB A et B Néant
O Néant anti-A et anti-B
Un mélange entre de sang entre A et B donnera une agglutination. Il en est de même pour
A ou B ou AB qui donne à O.
A B
A
B
Les groupes sanguins sont déterminés par trois gènes dont les allèles sont A, B et O. Les
allèles A et B sont codominants, O est récessif vis-à-vis de A et B.
Génotypes possibles
C’est un groupe sanguin qui se superpose aux autres, il est reconnu pour la première fois chez
le singe Macaque rhésus. Un sujet est Rh+ s’il renferme l’antigène rhésus, sinon il est dit
Rh-. La présence de cet antigène est commandée par un gène dont les allèles sont Rh+ et Rh-.
L’allèle Rh+ est dominant sur l’allèle Rh- qui est récessif.
La transfusion de sang Rh+ dans le sang d’un individu Rh- provoque chez ce dernier la
synthèse d’anticorps anti-rhésus, qui à la prochaine transfusion ou à la prochaine grossesse
chez la femme, va déclencher l’agglutination des hématies, d’où accident mortel.
NB : Un individu du groupe A ayant le facteur rhésus sera dit A+, s’il ne l’a pas il sera dit A-.
a-Le daltonisme
C’est une maladie de la vision des couleurs. Les personnes qui en sont atteintes confondent
les couleurs.
C’est un défaut de coagulation du sang qui se transmet selon le même mode que le
daltonisme.
Sujet hémophile
Sujet daltonien
Résolution :
Les sujets atteints présentent les mêmes anomalies : visage arrondi, yeux obliques vers le bas,
oreilles petites et décollées, mains courtes à paumes présentant un pli unique transversal, âge
mental ne dépassant pas 6 à 7 ans. De nombreuses autres malformations cardiaques,
digestives ou visuelles sont fréquentes.
Il est caractérisé par la non séparation des couples de chromosome 21 lors de la 1 ère division
de méiose au cours de l’ovogenèse, ce qui donne un gamète avec deux chromosomes. S’il
croise un autre gamète cela donnera un individu avec 3 chromosomes 21, d’où le nom de
trisomie 21. Ici, seul l’enfant a un caryotype anormal avec 3 chromosomes 21 : c’est le cas de
trisomie 21 libre. On ne peut donc parler de transmission héréditaire.
Pas de
séparation de la
paire de
chromosome 21
Il affecte des sujets féminins, qui ont un seul chromosome X (2n = 44A + X). Elles sont de
petite taille, stériles et les caractères sexuels secondaires peu ou pas développées.
Il affecte des sujets masculins, qui ont un chromosome X en plus (2n = 44 A + XXY). Ils
présentent à la fois des caractères sexuels secondaires de type masculin (grande taille, épaules
larges, …) et de type féminin (hanches larges, …), ils sont stériles et présentent de graves
débilités mentales. Ce syndrome est dû à la non séparation des chromosomes X de la mère
lors de la méiose.
Certaines maladies sont liées à la perte d’un fragment de chromosome ou délétion qui se
traduit différemment selon le chromosome affecté :
Un allèle est dit létal (mortel) lorsque les individus homozygotes pour cet allèle ne sont pas
viables.
En F2, la disparition d’un quart (1/4) des individus transforme le rapport (3/4 -1/4) en (2/3 -
1/3).
Ce fait peut être aisément vérifié :
Chez les oiseaux : (exemple canaris huppés, poulet à crête rose, …), ¼ des œufs
couvés ne se développent pas.
Chez les mammifères : (exemple la souris jaune), on retrouve dans l’utérus de la
femelle gravide les fœtus non viables prévus par la théorie.
Dans l’espèce humaine : le gène responsable de l’hémophilie est létal, c’est
pourquoi l’hémophilie ne s’observe jamais chez la femme (mortel à l’état
homozygote).