Cours de Physique – Chimie des Secondes, groupe 203NB : second cours
préliminaire de Physique – Chimie, « C.P.C. 00 » :
« La « variabilité » des « mesures », c’est quoi ( II ) ?
De l’intérêt d’avoir une dispersion possédant une structure mathématique
bien connue… De ceux qui la connaissent ? ».
☞ Table des couleurs :
Structure même du cours.
Absolument important.
Traité lors de cette séance.
Traité lors des séances précédentes.
Traité lors des séances à venir.
☞ Tronçon du Programme Impliqué : ( « T.P.I. » ) [ de Seconde… ]
Mesure et incertitudes
En classe de seconde, l’objectif principal est de sensibiliser l'élève, à partir d'exemples simples et
démonstratifs, à la variabilité des valeurs obtenues dans le cadre d’une série de mesures
indépendantes d’une grandeur physique. L’incertitude-type fournit alors une estimation de l’étendue
des valeurs que l’on peut raisonnablement attribuer à la grandeur physique.
Les activités expérimentales proposées visent aussi à sensibiliser l’élève à l’influence de
l’instrument de mesure et du protocole choisi sur la valeur de l’incertitude-type.
Lorsque cela est pertinent, la valeur mesurée sera comparée avec une valeur de référence afin de
conclure qualitativement à la compatibilité ou à la non-compatibilité entre ces deux valeurs.
Notions et contenus Capacités exigibles
Variabilité de la mesure Exploiter une série de mesures indépendantes d’une grandeur
d’une grandeur physique. physique : histogramme, moyenne et écart-type.
Discuter de l’influence de l’instrument de mesure et du protocole.
Évaluer qualitativement la dispersion d’une série de mesures
indépendantes.
Capacité numérique : Représenter l’histogramme associé à une
série de mesures à l’aide d’un tableur.
Incertitude-type. Expliquer qualitativement la signification d’une incertitude-type et
l’évaluer par une approche statistique.
Écriture du résultat. Écrire, avec un nombre adapté de chiffres significatifs, le résultat
Valeur de référence. d’une mesure.
Comparer qualitativement un résultat à une valeur de référence.
☞ Position du problème :
De nombreuses activités humaines – y compris la Physique – Chimie ! – voient les fruits de leurs
constatations suivre une célèbre loi mathématique…
Qui est-elle ?
A quoi cela peut-il alors bien servir ?
I Du passage des « statistiques » aux « probabilités » : VERS UN CARACTERE
PREDICTIF DES CONSTATATIONS ?
II La « loi normale », c’est quoi ?
☞ La « loi normale » est également désignée par « loi de Gauss », « loi gaussienne » ou « loi de
Laplace-Gauss ».
☞ Le « graphe représentatif » de cette « densité de probabilité » est souvent désigné par
« courbe de Gauss », « gaussienne » ou « courbe en cloche » : ( in « [Link] » )
☞ Son équation cartésienne est parfaitement connue… A ce moment de vos études, elle est
parfaitement anecdotique et largement incompréhensible mais… Elle existe bel et bien !
☞ Elle est donc caractérisée par les paramètres réels μ et σ. μ s’appelle son « espérance
mathématique », σ son « écart-type ». Toute la suite de l’activité va se focaliser sur quelques
rudiments quant à l’approche de ces deux valeurs…
☞ Les mathématiciens l’ont donc étudiée en détail : on peut déjà indiquer que son existence même
nous apporte une foule de renseignements sur le phénomène – ici physique… - qu’elle représente et
en particulier sur ses ressorts à l’échelle microscopique !
Spoiler ! La « loi normale » et les « intervalles de confiance » : A 68,3%, A 95,5% ET A 99,7%
On tient donc un élément mathématique attendu et représentatif du phénomène physique
étudié. Que peut-on attendre de ses caractéristiques ?
☞ L’existence même de cette courbe nous apprend que si on s’éloigne d’un écart-type à gauche
puis à droite de l’espérance mathématique, on a rencontré selon l’axe des abscisses 68,3% des
valeurs potentielles des mesures. On parle alors « d’intervalle de confiance à 1 σ ».
☞ Si on s’écarte à gauche et à droite de μ de 2 σ on aura rencontré 95,5% des valeurs potentielles
des mesures. Cela va délimiter « l’intervalle de confiance à 2 σ ».
☞ Enfin à 3 σ ce sera 99,7%. On considère alors que la quasi-intégralité des mesures potentielles
sont contenues dans une largeur de 6 σ… Vue l’importance du sujet, on reviendra dessus plus loin
dans ce cours… Pour cela, se reporter au chapitre V !
☞ On montre en mathématiques que « l’espérance mathématique μ » a bien des attributs de la
« moyenne arithmétique »... C’est la raison pour laquelle on va les confondre !
III Cette forme tant attendue émerge-t-elle ? CONSTRUCTION D’UN
HISTOGRAMME DES FREQUENCES DE REPETITION
☞ Les mesures aujourd’hui étudiés correspondent toujours à celles étudiées à l’occasion du CPC 0.
☞ On donne donc ci-après le fichier « pdf » correspondant.
☞ Noter les valeurs extrêmes ( minimale et maximale ) qui bornent cet échantillon de 200 comptages
contextuellement identiques.
☞ Jamais deux fois la même valeur ? Compter précisément combien de fois une valeur différente est
apparue… On va donner ci-après le « fichier correction pdf » correspondant…
On appelle « fréquence d’un comptage » le pourcentage avec lequel la valeur de ce comptage
est apparue dans le lot de données… Comme il y en a 200 aujourd’hui, la fréquence est égale
au nombre de cas divisé par 200 puis multiplié par cent : pourquoi ?
☞ Former « l’histogramme des fréquences » ( en abscisse les valeurs constatées des mesures, en
ordonnée leurs fréquences ) associé à ce lot de mesures.
☞ On en donne également ci-après un « fichier pdf correction »…
☞ Calculer la moyenne arithmétique associée à ces 200 mesures. Où se situe-t-elle par rapport à
« l’histogramme des fréquences » ? Proposer une justification à l’appellation « espérance
mathématique »…
On rappelle qu’on dit de cette moyenne arithmétique qu’elle appartient à la famille des
« paramètres de position » ( d’un lot de données ) ! Pourquoi ?
☞ On rappelle que « l’écart absolu » sur les valeurs aujourd’hui collectées de ces mesures est la
plus grande des quantités | comptage – moyenne |. Où peut-on la retrouver sur l’histogramme des
fréquences ? On attend une double localisation par rapport… A la moyenne ?
| - 5 | = | + 5 | = + 5 = 5.
On rappelle de cet « écart-absolu » qu’il appartient à la famille des « paramètres de
dispersion » ( d’un lot de données) : pourquoi donc ?
☞ Etablir ainsi que tout « l’histogramme des fréquences » est contenu dans un rectangle dont on
précisera les dimensions minimales ( les plus petites possibles… ).
☞ Si on peut influer sur l’écart-absolu et par exemple le diminuer, que va faire ce rectangle ? Que va
alors faire l’histogramme des fréquences ? Que vont alors faire les différentes valeurs collectées ?
Est-ce que cela peut justifier le fait que l’écart-type appartient à la famille des « paramètres de
dispersion » ?
☞ Reprendre un raisonnement similaire maintenant avec la valeur de la moyenne…
On appelle « écart relatif » de ce lot de données la valeur du rapport entre les valeurs de l’écart
absolu et de la moyenne… Il est en général exprimé sous la forme d’un pourcentage…
0,52 = 0,52 x 100 / 100 = 52 / 100 = 52%...
Une « vieille règle rustique » laisse à croire que si il est inférieur à 5%, alors on peut considérer
qu’un lot de données peut être légitimement représenté par sa moyenne pour ne pas dire ainsi
ultérieurement vu comme confondu avec cette valeur…
☞ Est-ce le cas ici ? Peut-on alors légitimement confondre ce lot de 200 mesures avec sa moyenne ?
IV Pour aller plus loin : avez-vous été réellement physionomiste ? POUR
EVITER UN EFFET « CANADA DRY », LE TEST DU χ² ( « KHI – KHI ) ?
V « L’intervalle à 6 σ », c’est quoi ? QUELLES CONSEQUENCES BIEN
TANGIBLES EN ATTENDRE ( DU LATIN TANGERE, « JE TOUCHE »… )
Une première observation des « Intervalles de Confiance » : ( tels que définis
au chapitre II de présentation de la « loi normale » )
☞ Evaluer avec deux « C.S. » une partie entière notée « s » de « l’écart-type » associé à ce lot de
200 données contextuellement identiques.
☞ Si le couple ( m , s ) se confondait avec le couple ( μ , σ ), combien de valeurs de comptages
devraient être contenus dans l’intervalle [ m – s , m + s ] ? Déterminer le pourcentage de valeurs
avérées ( relevées… ) de comptages qui y sont effectivement contenues pour comparer puis conclure.
☞ Reprendre le même travail pour l’intervalle [ m – 2 s , m + 2 s ].
☞ Reprendre le même travail pour l’intervalle [ m – 3 s , m + 3 s ].
☞ Déterminer l’écart absolu associé à ce lot. Comparer son double à la valeur des 6 s, puis proposer
une conclusion au moyen d’une phrase.
☞ On donne ci-après un « fichier correction pdf ».
VI Quelle dispersion sur les moyennes arithmétiques « restreintes » ?
« L’INCERTITUDE – TYPE », C’EST QUOI ?
☞ On a observé lors de la première partie de cette activité que la dispersion sur les moyennes
« restreintes » est beaucoup plus faible que sur les données brutes elles-mêmes… Mais elle existe
quand même ! Quelle valeur de la moyenne « pratique » choisir ( on est condamné d’aller jusqu’à 200
mesures voire beaucoup plus ??? ) et à quelle condition ?
☞ Les mathématiciens démontrent que si on prend maintenant une moyenne de p données
indépendantes parmi un lot d’écart-type σ alors l’incertitude sur cette moyenne appelée
« incertitude-type » est donnée par l’expression mathématique :
𝜎
𝑢= u est là pour « uncertainty »…
√𝑝
☞ Evaluer pour le lot des dix premières données sa moyenne m, son écart-type σ, son incertitude-
type u.
☞ Retrouver ensuite ( première partie de l’activité… ) parmi les 190 autres données indépendantes
contextuellement identiques prises dix à dix les 19 moyennes correspondantes.
☞ Combien se trouvent dans un intervalle de largeur 6 u centré sur m ? Etait-ce prévisible ? Que doit-
on en conclure ?
☞ On donne ci-après un « fichier pdf correction » correspondant…
Table des acronymes
à l’issue de ce cours.
èmes
☞ « A.d.D.M.O. m.n. » : m « Activités de Découvertes et de Mises en Œuvre de Chimie » du
cours de physique n.
☞ « A.d.D.M.O. [Link] » : débriefing ( corrigé… ) des « A.d.D.M.O. m.n ».
èmes
☞ « A.D.A.M. m.n » : m « Activités de Découvertes A la Maison » du cours de physique n.
☞ « A.D.A.M. [Link] » : correction des « A.D.A.M. m.n ».
èmes
☞ « A.M.S. m.n » : m « Activités de Modélisations et de Structurations » du cours de physique n.
☞ « cqjvd » : « ce que je voulais démontrer ».
☞ « D.P.E. » : « Durée Plausible d’Evaluation ».
☞ « D.P. 2 » : « Durée Plausible de Préparation ».
☞ « M.àD. » : « Mise à Disposition ».
☞ « MCU » : « Mouvement Circulaire Uniforme ».
☞ « MRA » : « Mouvement Rectiligne Accéléré ».
☞ « MRD » : « Mouvement Rectiligne Décéléré ».
☞ « MRU » : « Mouvement Rectiligne Uniforme ».
☞ « MVT » : « MouVemenT ».
☞ « P.G.R.M. » : « ProGRaMme ».
☞ « Rque » : « Remarque ».
☞ « RTL » : « Référentiel Terrestre Local ».
☞ « T.A.F. » : « Travail A Faire ».
☞ « T.P.I. » : « Tronçon du Programme Impliqué ».
☞ « VV » : « Vecteur Vitesse ».
☞ « VVM » : « Vecteur Vitesse Moyenne ».