A- Historique
En France, la réglementation routière est antérieure à la naissance de l'automobile : Napoléon
er
I en 1804 rendit ainsi obligatoire la circulation à droite de la chaussée. Initialement, les Romains
roulaient à gauche [réf. nécessaire]. La notion de « code de la route et de roulage » a été considérée
dès 1828. La circulation attelée hippomobile est régie par la « loi sur la police du roulage et des
messageries publiques » du 30 mai 1851 et ses nombreux décrets d’application. Cette loi proclame la
liberté de circuler pour les automobiles (ces engins à moteur « de nature à effrayer les chevaux et à
mettre le feu aux récoltes ») mais elle est encadrée par une réglementation à caractère souvent local
et restrictif.
En 1852, un décret limite à deux mètres et demi la longueur des essieux.
L'obligation de posséder une autorisation de conduire un véhicule motorisé (aujourd'hui le
permis de conduire) date d'une ordonnance d'août 1893 pour le département de la Seine. Le certificat
donnant le droit de posséder un véhicule à moteur (aujourd'hui la carte grise) et le permis en tant que
tel sont créés en 1896. Ce dernier est vérifié par un ingénieur du service des Mines (conduite et
connaissance du véhicule). C'est de là que viendra l'appellation plaques minéralogiques pour désigner
les plaques d'immatriculations des automobiles.
Le premier décret visant la circulation automobile (à l'époque des véhicules à vapeur ou à
moteur) paraît le 10 mars 1899.
Un règlement en date du 10 septembre 1901 impose une numérotation par arrondissement
des véhicules pouvant dépasser les trente kilomètres à l'heure. Un décret du 28 mai 1902 amende la
législation française par rapport aux spécificités de l'Algérie. La législation française comporte alors
également des spécificités spécifiques à la Tunisie.
Au début du XXème siècle, les quatre premiers panneaux en France ont été plantés sur la route
entre Paris et Trouville-sur-Mer, lieu de villégiature balnéaire en Normandie. Ces panneaux étaient
l'annonce d'un croisement, d'un virage, d'un passage à niveau et d'un cassis (ou dos d'âne).
En 1904, un code de la route privé de 10 articles est rédigé par Jules Perrigot, président de
l'Automobile-Club Vosgien, et adopté l'année suivante par diverses associations d'automobilistes
françaises et belges. À la suite de cette initiative privée, le décret du 1er juin 1909 crée une
Commission nationale chargée de proposer un « Projet de Code de la Route ».
Le Décret concernant la réglementation de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique,
que le public appela rapidement Code de la Route, est promulgué le 27 mai 1921[12]. Ce Code de la
route français est remanié par le décret du 31 décembre 1922 qui donne notamment au « certificat de
capacité » son nom définitif de permis de conduire et fixe une limite d’âge de 18 ans pour la conduite
des automobiles, de 16 ans pour les motocyclettes. Le Code de la Route actuel ressort d'une
ordonnance du 15 décembre 1958.
Le code de la route français est aussi en relation avec certains instruments internationaux
comme le traité de 1949, où les normes internationales prévoient que pour circuler sur des routes
internationales, une voiture doit avoir une largeur inférieur à 2 m 50 (ou 8 pieds 20) et une hauteur
inférieure à 3 m 80 (ou 12 pieds 50) où les deux conventions de Vienne, ou des textes européens.
Le Code de 1958 est régulièrement adapté à la prise de conscience des dangers de la vitesse et
de la consommation d'alcool. Il a fait l'objet d'une nouvelle écriture en 2000 (ordonnance n o 2000-930
sur le code de la route recomposé) applicable depuis le 1er juin 2001. De nombreux textes le modifient
en permanence.
En 2006, une nouvelle démarche est apparue, le « Code de la rue ». Sur le modèle de ce qui est
fait en Belgique, il replacerait la ville et la multitude d'usagers de la « rue » - et non de la « route » des
automobiles - au centre de la préoccupation sur la « sécurité routière ». De nouvelles règles ont ainsi
été formulées, tenant compte des besoins des usagers autres qu'automobilistes, comme les piétons et
les cyclistes.
B- Qui a créé le code de la route?
Jules PERRIGOT est né le 3 novembre 1861 à Vimoutiers. Chevalier de la Légion d’Honneur, licencié en
droit, diplômé des Arts et Manufactures et ingénieur des Brevets d’inventions, il fut propriétaire de la
Papeterie d’Arches de 1888 à 1936.
Après le décès de sa mère en 1885, de son père le 21 juin 1887, et de sa sœur aînée, Noémie,
Jules quitte Vimoutiers. Il retrouve ses nombreux amis à Paris et fait la connaissance de Claire, sa
future épouse. Elle est la fille de Léon Masure, directeur et propriétaire des Papeteries d’Arches. Le
mariage sera célébré le 11 février 1888 à Arches ; la papeterie constituera la dot de Claire par son
contrat de mariage.
Jules Perrigot a de multiples occupations annexes à la direction de la papeterie et tout
particulièrement l’automobile, réparant la moindre panne de sa DION & BOUTON. La construction
automobile se développe, le nombre de véhicule augmente, ainsi que leur performance.
Jule Perrigot voyage beaucoup, à quelques accrochages et réfléchit beaucoup. Il devient
Président de l’Automobile Club des Vosges en 1905.
De ses réflexions, il sort un règlement de bonne conduite, qu’il publie en 1905. Ce sera le 1er
Code de la Route. Il sera adopté en France, mais aussi par tous les automobiles clubs d’Europe et
d’Afrique du Nord.
En 1906, il fait imposer un examen dit de « Connaissances » à tous les chauffeurs de Maître,
puis devient Commissaire des conflits routiers.
Dès 1900, sa production de papier monnaie est mondialement connue et utilisée.
Jules Perrigot décède le 19 mai 1942 à Vevey en Suisse. Son corps repose à côté de celui de son épouse
à Arches, depuis 1958. Son fils Etienne, lui succède. En 1956, il réussit à réunir 4 grandes papeteries de
France : Arches (Vosges), Johannot (Annonay), Marais (Région parisienne) et Rives (des environs de
Grenoble). La Société ARJOMARIE était née. Cette nouvelle société est au premier rang mondial des
papeteries d’art.
C- Qu’est-ce que le code de la route?
Le code de la route ou droit routier est l'ensemble des lois et règlements relatifs à l'utilisation
des voies publiques (trottoirs, chaussées, autoroutes, etc.) par les usagers (piétons, cyclistes, deux-
roues à moteur, automobilistes, etc.).
D- A quoi sert le code de la route?
Au même titre que le code civil ou le code pénal, c'est un fait un ensemble de loi qui permet la
vie en communauté, dans notre cas sur la route. Le non respect de ces lois entraîne donc une sanction,
qui va de la simple amende pour stationnement gênant, au retrait du permis dans le cas de plusieurs
infractions graves. Avant d'obtenir son permis de conduire, une épreuve théorique sur le code de la
route est imposée aux candidats, afin de s'assurer qu’ils connaissent correctement les règles à adopter
lorsque l'on conduit un véhicule.