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Facteurs influençant l'IVG au Cameroun

Cahier cahier de clause technique particulière

Transféré par

Bruno Ngalaha pierre
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Facteurs influençant l'IVG au Cameroun

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L’IVG où interruption volontaire de grossesse est un acte médical.

Il
s'agit de l’expulsion volontaire hors de l'utérus de l'embryon ou du le
fœtus causant ainsi la mort de celui-ci. Une IVG est pratiquée pour un
enfant non désiré, dans un autre cas, le problème peut-être médical ; il
s’agira alors d'une ITG [1].
L'IVG de plus en plus pratiqué dans le monde.
L'OMS l'institut Guttmacher estiment le nombre annuel d'IVG dans le
monde a 56 million entre 2010 et 2014 [2].
Le 28 septembre 2017 à Grèneve, à l'échelle mondiale, il a été estimé
que 25 millions des IVG soit 45% de l'ensemble se pratique de manière
non sécuritaire chaque année; la plupart pratiquée dans les pays en
développement tel ques l'Amérique latine , l'Asie et l'Afrique.
En 2000, l'Afrique comptabilisait a elle seule 4,2 millions des
avortements à risque par ans. Dont 1,2 millions en Afrique de l'Ouest
entre 1995 et 2004 .
Entre 2010 et 2014,le taux d'IVG pour l'Afrique est de 84 ou 1000
femmes [3].
d'après le rapport fait en février 2017, sur la perception de l'avortement
en milieu jeune dans la ville de Yaoundé il en ressort qu’<< au
Cameroun l'avortement est une pratique courante>> [4].
Au Cameroun 63% des femmes qui veulent éviter une grossesse,
n'utilisent pas de méthode contraceptives moderne; ce qui entraîne une
croissance déplorable des grossesses non désirées qui alimentent le lit
des IVG.
Comme le souligne la déclaration [5] << s’il est possible de faire reculer
sensiblement le nombre d'avortement grâce à la méthode de PF mise à
la disposition de tous, l'IVG continuera à être pratiqué pour diverse
raison>>. Les raisons les plus exprimées sont la détresse psychologique
lié à un viol ou autre; la pression de la famille ou du compagnon; la
stigmatisation sociale; les motivations économico-culturelles; les
motivations d'ordre personnel comme l’élaboration bien structurée d'un
plan carrière, le refus d'un enfant handicapé, les problèmes de santé…
[6]. malheureusement le recours à une IVG n'a pas toujours les résultats
souhaités. Certaines conséquences sont donc ainsi observées.
l'avortement est de plus en plus un problème de santé publique, car les
conséquences sanitaires qu'en découlent en terme de maladie,
d'incapacité ou de décès maternel sont incommensurables.
Les IVG s'affirment comme l'une des causes permanentes de mortalité
et de morbidité maternelle.
On déplore environ 47000 décès directement liés à l'IVG dans le monde.
Environ 97℅ des avortements à risque on lieu dans les pays en voie de
développement entraînant chaque jour la mort de 200 adolescentes.
Au Cameroun les statistiques montrent que 40℅ des urgences en
gynéco-obstétrique sont liés à une IVG ayant été pratiqué dans des
conditions non sécuritaires. Près de 6000 camerounais meurent chaque
année suite à des complications d'un avortement [6] . De plus autre les
décès et les incapacités qu'ils provoquent, les avortements à risque on
des coûts sociaux et financiers majeur po les femmes, les familles, les
communautés et le système de santé lié aux traitements des
complications. Au vue de cette croissance bouleversante des
complications liées à la pratique de l'IVG, des solutions législatives et
sanitaires ont été proposé et adoptées.
les organisations internationales et nationales à travers des conférences
, forums et colloques, ont reconnu et admis que l’avortement est un
sérieux problème de santé. Ce fut le cas de la conférence de la
maternité sans risque en NAIROBI en 1987 et celle sur la population et
le développement international organisée au CAIRE en 1994 où il a été
dit que << l'avortement ne devrait en aucun cas être promue comme
méthode de planification familiale>> [7]. La pratique des IVG est
encadrée de façon différente par la législation des pays. Si par exemple
en France le législateur a considérablement assoupli l'IVG en donnant
les possibilités à la femme d'invoquer l'État de détresse pour se
débarrasser du fœtus depuis 1975. Dans d'autres pays comme au
Cameroun, elle est strictement encadrée et sanctionnée par la législation
en vigueur. conformément à l'article 337 du code pénal, l'avortement elle
considéré comme une infraction et plus précisément comme une atteinte
contre l'enfant et la famille et passible de sanction allant de
l'emprisonnement aux peines d'amendes qui peuvent être prononcées
contre la femme ou encore toute personne qui a contribué à la
réalisation de cette acte . L'avortement constitue donc en règle générale
à un acte illégal. Mais à côté de cette interdiction, la loi là autorisé dans
deux cas, en disposition de l'article 339 du même code que, les
sanctions prévues ne sont pas applicable lorsque la grossesse résulte
d'un viol ou lorsqu'il est justifié par la nécessité de sauver la mère péril
grave pour sa santé. Les avortements provoqués, c'est à dire illégaux
parce-que fait dans les cas où la loi ne les autorisent, sont à risque pour
celle qui en recourent [8].
Sur le plan sanitaire des mesures préventives et curatives ont été prises
pour réduire les IVG et les conséquences qui en découlent. La
prévention des avortements au niveau des formations sanitaires se
résumait à :
Une éducation sexuelle exhaustive ; prévenir les grossesses non
désirées au moyen des méthodes de contraception efficaces y compris
d’urgence et d’accès à l''avortement sécurisé et légal. De plus, on peut
réduire le nombre des décès et des incapacités résultants des
avortements à risque en assurant à temps le traitement d’urgence des
complications. Le personnel soignant est tenu de prodiguer les soins
vitaux à toute femme présentant des complications d’IVG licite ou non
[2].
Malgré ces différentes résolutions, nous observons toujours la
croissance des IVG beaucoup plus non sécurisés, accroissement est du
à l'échec des solutions adoptées causées par le faible niveau
d'informations, Accessibilité aux formations sanitaires et de
compréhension . Faisant donc naître ainsi un ensemble de besoin qui
sont entre autres l’accès à la bonnes informations ; l’accès à la bonne
qualité de soins en matière de santé de reproduction ; la contraception
pour tous ; l’éducation en santé de reproduction aux adolescents pour
une réduction efficace des grossesses non désirées et par la même
occasion des IVG.

I-2-) problème et en suscité notre irritation

Notre thématique sur << les facteurs qui favorisent la pratique des IVG
>> prend source au service de maternité de l’HRN, lors d'un de nos
nombreux stages hospitaliers requis pour notre formation, ou nous avons
rencontré sur 10 (dix) patientes reçus par jour, 4 (quatre) venaient pour
des cas d’IVG incomplète ou compliquée.
Aucour de l’enquête menée par le personnel soignant pour savoir les
raisons qui ont conduites ces femmes à cette pratique, les réponses
étaient diversifié selon l’âge , le statut socio-économique et bien
d’autres.
Le cas le plus marquant, fût celui de la patiente X, 23 ans, célibataire,
étudiantes, catholique qui était à sa 2eme grossesse et n'a voulu mener
aucune à terme. Chez qui malheureusement à cause d'un utérus poly
cureté qui n’arrêtait pas de saigner une ablation totale fût pratiquée, au
plus grand regret de cette dernière.

II- QUESTION DE RECHERCHE

1- Question principale
 Quelques peuvent être les facteurs qui favorisent la pratique
des IVG ?
2- Questions secondaires
 Quels sont les âges beaucoup plus concernés par cette
pratique ?
 Quels sont les facteurs liés au sociale, à l’économie et à la
culture pour cette pratique ?
 Quel est le cap des répondantes sur cette pratique ?
III- Objectifs

1- Objectifs spécifiques
 Déterminer les facteurs influençant la pratique des IVG .

2- Objectifs spécifiques
 Déterminer quels sont les âges les plus exposés
 Déterminer les facteurs socio-économique-culturel
 Déterminer le cap des répondantes sur l’IVG.

IV- DÉROULEMENT DES CONCEPTS

IV-1 ) Définition des concepts

Toute science qui se veut scientifique exige l’emploi ou le recours à une


terminologie appropriée. Pour ce faire, un sens de concept de base
mérite d’être précis.

 Facteur favorisant
Un facteur est par définition courante un élément qui agit, qui influe
(exemple : la chance est un facteur de succès).
Alors quand on parle de facteur favorisant ou facteur de risque on fait
tout simplement référence à tout attribut, caractéristique ou exposition
d’un sujet qui augmente la probabilité de développer une maladie ou de
souffrir d’un traumatisme.
Les facteurs de risque les plus importants sont par exemples :
 Le déficit pondéral
 Les rapports sexuels non protégés
 L’hygiène ou l’assainissement insuffisante
 L'HTA
 La consommation d’alcool ou de tabac
 L’eau non potable etc… [2]

 Grossesse
La grossesse est définie comme un état d’une femme enceinte. Espace
de temps compris entre la fécondation et l’accouchement pendant
lequel, l’embryon, est suivi par le fœtus et le développement se poursuit
dans l'utérus de la mère. [9]

 Avortement

1- Définition
Plusieurs définitions ont été donnés à propos de ce thème, cependant
pour que l’avortement soit l’accident le plus fréquent de la pathologie
obstétricale, aucune définition précise on a encore été donnée. C’est
théoriquement, l’expulsion du fœtus avant 180 jours de grossesse.
Il peut-être spontané c’est-à-dire produit sans avoir été recherché ou
provoqué et dont volontaire.
2) Classification des avortements
Les avortements sont classifiés en deux catégories selon l’origine.

 L’avortement spontané
On parle aussi ici de fausse couche, par définition, il s’agit du décès ou
de l’expulsion hors de l’organisme maternel d’un embryon ou d’un fœtus
de moins de 500 grammes où âgé de moins de 22 semaines
d’aménorrhée. Si la fausse couche survient plus tard dans la grossesse
on parlera de <<mort fœtale in utero>>.
Une fausse couche peut se produit pour différentes raisons comme par
exemple un traumatisme, un état excessif de stress, une mauvaise
alimentation, des facteurs liés ou contenant, à la génétique et bien
d’autres.

 L’avortement provoqué
Également appelé IVG est un acte médical il s’agit de l’expulsion
volontaire hors de l’utérus de l’embryon ou du fœtus.
Ici nous pouvons a encore trouver 2 classifications :

 IVG criminelle
C’est celui qui est légalement interdit et sanctionné. Les parents ne
pouvant le faire que clandestinement c’est-à-dire dans des conditions
techniques peu favorables .

 IVG légalisée
Ce cas, toutes les structures médicales sont accessible aux parents,
avec des techniques efficaces pour le bon déroulement de l’acte et la
minimisation des complications.

3) Cause des avortements

Une cause est-ce qui fait qu’une chose est où se fait, complément
indiquant la raison, le motif pour lequel une action se produit [10] .
Ainsi donc, les causes des avortements peuvent-être :

 Les anomalies utérine comme :


- L’hypoplasie utérine
- Béance du col
- Malformation congénitale de l’utérus
- Infection chronique, les causes ovulaires.

 Les causes générales


- Cardiopathie
- Diabète, syphilis
- Anémie, sida
- Grossesse rapprochée
- Les émotions fortes (peur, stress, angoisse…)
- Conditions de vie
- Désapprobation familial et stigmatisation sociale.
- Violence et abus sexuel

4) Technique utilisée pour la pratique d’IVG


Les femmes peuvent choisir la technique médicale ou chirurgicale ainsi
que le mode d’anesthésie après avoir reçu des explications éclairées de
la part du médecin prescripteur.
Les techniques qu’on retrouve, sont au nombre de 2 : médicamenteuse
et chirurgicale.

4-1) technique médicamenteuse


C'est l’alternative médicale à l’aspiration utérine pour l’IVG, réalisable au
plus tard au 49e jours d’amerrhée révolu ( 7 semaines de grossesse).
Cette méthode repose sur l’association d’un anti-progestérone et d’une
prostaglandine et se propose d’obtenir une hémorragie avec l’expulsion
complète, sans révision utérine.

 Les anti-progestérones sont entre autres :


- Mifépristone
- Mifégyne (ex : RU 486 comprimé de 200 mg)

 Prostaglandine

 Déroulement de la méthode

 J1
Une première visite pour la prise de mifépristone 200 mg selon les
recommandations ANAES ou 600 mg, conformément à l’autorisation de
la mise sur le marché (AMM) du produit, en prise unique.
Conformément à l’autorisation de mise sur le marché AMM du produit,
en prise unique. L’administration de la mifépristone sera effectuée par le
médecin ou par le personnel infirmier sous délégation médical. Avant la
prise de la mifépristone, l’intéressée doit avoir signé un formulaire de
consentement qui attestera quelle a été totalement informé de la
méthode et de ces risques.

 J8
36 à 48 heures après la prise de mifépristone, a lieu la prise de
misoprostol, 400 mg en prise unique, par voie orale ou intra vaginal.
L’hémorragie, témoin de l’effet du traitement médical, survient dans les 3
à 4 heures suivant la prise du misoprostol (cf. Glossaire), mais elle est
nullement une preuve d’expulsion complète.
Si l’administration de misoprostol se fait dans le centre prescripteur la
patiente peut rester sous surveillance médicale sans qu’elle soit
forcément alitée, ni perfusée. On surveille les saignements on constate
éventuellement l’expulsion. Un traitement antalgique est administré, si
besoin. La patiente reçoit une injection de gamma globuline (cf.
Glossaire), sérum anti-D si elle est rhésus négatif. Au bout de 3 heures
elle peut partir avec une ordonnance de contraceptif et un rendez-vous
pour la consultation de contrôle..
L’efficacité de la méthode médicamenteuse peut-être améliorer sans
augmenter les effets secondaires avec la même acceptabilité si une
deuxième dose de misoprostol 400 mg est administrée aux patientes qui
n'ont pas expulsé dans 3 heures après la première dose. Le taux de
succès passe alors à 98,5℅, au lieu de 95℅ avec une seule dose de 400
mg de misoprostol.

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