Première année Master de Sexologie Clinique
Sousse, le 5 Novembre 2021
CLASSIFICATIONS DES
TROUBLES SEXUELS
Dr Hichem TROUDI
Psychiatre – Sexologue
Définitions, classification
Le DSM IV et V (the Diagnostic and Statistical
Manual of Mental Disorder) de l’APA (American
Psychiatric Association)
Le «Rapport du consensus international sur la
dysfonction sexuelle féminine» Basson et Al
publié en 2000
Actualisé par les recommandations de la «2ème
consultation internationale sur les dysfonctions
sexuelles de l’homme et de la femme»,Paris,2003
Nosographie des troubles sexuels féminins.
Rapport d’un groupe multidisciplinaire français
* Basson R, et Al. Report of the international consensus development conference on female sexual dysfunction: definitions
and classifications. The Journal of urology {J-Urol} 2000 Mar, VOL: 163 (3), P: 888-93,
-J sex Marital Therapy 2001;27: 83-245
** Présenté au 30° séminaire de l’AIHUS, Aix les Bains mars 2000. Non publié.
L’intégrité de la réponse sexuelle
Dépend de l’intégrité anatomique, hormonale,
vasculaire,nerveuse, musculaire, métabolique,
immunologique, largement négligée jusqu’il y a peu de
temps (1)
3 dimensions interagissent pour créer la santé sexuelle
- Identité sexuelle
- Fonction sexuelle
- Sexualité relationnelle (Variable avec événements
de vie reproductive chez la femme)
[Link],Everitt 1995, Levin 2002
[Link], Basson 2004
De l’insatisfaction à la dysfonction
Les troubles vont de la frustration
affective ou émotionelle jusqu’à
des pathologies très sévères
somatiquement enracinées
Bancroft, 2002, Basson 2004
Définitions de la dysfonction sexuelle
OMS et la classification CIM 10.
Dysfonction sexuelle = « différentes difficultés avec
lesquelles un individu est incapable de participer à une
relation sexuelle comme il ou elle le désire »
DSM V
Dysfonction sexuelle = « Perturbation des processus qui
caractérisent le déroulement de la réponse sexuelle ou une
douleur associée aux rapports sexuels »
REPONSE SEXUELLE
Orgasme
Phase réfractaire
(Chez l’homme)
Résolution
Plateau
Excitation
DESIR
Modèle de la classification des DS
Troubles sexuels = DS + Paraphilies + Troubles de l’identité sexuelle
Basé sur le modèle de la réponse sexuelle de Masters et Johnson complété
par Kaplan
Il suit la progression linéaire :
Désir - Excitation - Plateau - Orgasme- Résolution
La Réponse Sexuelle Féminine est le miroir de la Réponse Sexuelle
Masculine Avec une seule spécificité : l’aptitude multi-orgasmique (résultant
de l’absence de phase réfractaire)
Définitions, Classifications (DSM IV R)
• Troubles du désir sexuel
Désir sexuel insuffisant ou absent (IDS) F52.0 (302.71)
Aversion sexuelle F52.10 (302.79)
• Troubles de l’excitation
Troubles de l’excitation sexuelle féminine (FSAD) F52.2 (302.72)
Le syndrome d’excitation sexuelle persistante (PSAD)
La dysfonction érectile (DE) F52.2 (302.72)
• Troubles de l’orgasme
Troubles de l’orgasme F 52.3 (302.73 – 302.74)
Éjaculation précoce (EP) F52.4 (302.75)
Éjaculation Retardée
Éjaculation Rétrograde et Anéjaculation
Éjaculation douloureuse
• Troubles sexuel avec douleur
Dyspareunie et Vulvodynie F52.6 (302.76)
Vaginisme F52.5 (306.51)
• DS due à une affection médicale générale
• DS induite par une substance
Définitions, Classifications (DSM V)
• Diminution du désir chez l’homme 302.71 (F52.0)
• Ejaculation retardée 302.74 (F52.32)
• Ejaculation précoce (prématurée) 302.75 (F52.4)
• Trouble de l’érection 302.72 (F52.21)
• Trouble de l’intérêt pour l’activité sexuelle ou de l’excitation
sexuelle chez la femme 302.72 (F52.22)
• Trouble de l’orgasme chez la femme 302.73 (F52.31)
• Trouble lié à des douleurs génito-pelvienne ou à la pénétration
302.76 (F52.6)
• DS induite par une substance / médicament
• DS non spécifiée 302.70 (F52.9)
Troubles du désir sexuel
Désir sexuel insuffisant ou absent
Définitions françaises Psychologie sexuelle
Insuffisance ou absence Le désir est la représentation
persistante ou récurrente psychique du besoin
de désir d’activité
sexuelle solitaire ou avec DSM IV
partenaire(s) et/ou de
fantasmes sexuels- Déficience (ou absence)
conscients et excitants- persistante ou répétée de
et responsable d’une fantaisies imaginatives
souffrance personnelle d’ordre sexuel et de désir
d’activité sexuelle
Aversion sexuelle
Définitions françaises DSM IV
Difficulté d’acceptation Aversion extrême,
ou évitement des persistante ou répétée, et
contacts sexuels, évitement de tout (ou
persistante ou presque tout) contact
récurrente, pouvant aller génital avec un partenaire
jusqu’au dégoût, au sexuel. La perturbation est
rejet et au responsable d’une
comportement phobique, souffrance marquée ou de
et responsable d’une difficultés
souffrance personnelle
interpersonnelles
AVERSION SEXUELLE
Dégoût ou anxiété extrême secondaire à
l’anticipation et/ou l’attente d’avoir une activité
sexuelle (Basson et Al, 2004)
Ce trouble, déclanché par un contact sexuel, se
rapproche sur le plan symptomatique des phobies
spécifiques. Une sensation d’angoisse psychique
peut accompagner des signes somatiques de
l’anxiété d’intensité variable (tachycardie,
palpitation, tension musculaire, oppression
thoracique, boule dans la gorge)
Il faut chercher des ATCD d’agressions ou de
mutilations sexuelles +++
Trouble de l’excitation sexuelle
Excitation physique et subjective
Excitation psychique nécessitant une prédisposition
émotionnelle préalable, est une exaltation de
l’imaginaire et des sens, qui modifie le comportement
de façon à ce qu’elle s’auto-intensifie visant à un
renforcement du plaisir dans l’intention d’atteindre
une satisfaction
Excitation physique
• chez la femme: une tumescence clitoridienne et une
vasodilatation responsable de la transsudation
vaginale (lubrification)associée à une réponse
musculaire modifiant la lumière vaginale
(ballonisation du 1/3 proximal du vagin et
rétrécissement du tiers distal)
• Chez l’homme: vasodilatation des artères
caverneuse avec afflux de sang à l’origine d’une
tumescence et d’une érection
Insuffisance d’excitation sexuelle
Définitions françaises DSM IV
«difficulté ou incapacité Incapacité persistante ou
persistante ou récurrente répétée à atteindre, ou à
à percevoir ou conserver, maintenir jusqu’à
un niveau d’excitation l’accomplissement de
psychique et/ou l’acte sexuel, une activité
physique, habituellement sexuelle adéquate
associées mais pouvant (lubrification,tumescence).
être dissociée, et La perturbation est à
responsable d’une l’origine d’une souffrance
souffrance personnelle marquée ou de difficultés
interpersonnelles.
Troubles de l’excitation sexuelle féminine (FASD)
Trouble subjectif de l’excitation sexuelle:
déficience ou absence de l’excitation sexuelle
induite par n’importe quelle stimulation sexuelle.
La lubrification vaginale ainsi que les autres
signes physique de la réponse sexuelle sont
encore présents
Trouble génital de l’excitation sexuelle:
Déficience ou absence de l’excitation sexuelle
génitale: faible congestion vulvaire, faible
lubrification vaginale, faibles sensations sexuelles
lors des caresses génitales. La sensation
subjective d’excitation est encore présente lors
des stimulations sexuelles non génitales
Trouble combiné de l’excitation sexuelle:
Déficience ou absence de l’excitation sexuelle
subjectifs et génital
Le syndrome d’excitation sexuelle
persistante (PSAD)
Excitation génitale spontanée,
intrusive et non recherchée, sans
conscience du désir, souvent
déplaisante, ne se résolvant pas
après un ou plusieurs orgasmes et
qui peut durer des heures et même
des jours
Trouble de l’intérêt pour l’activité sexuelle
ou de l’excitation sexuelle chez la femme (DSM V)
Déficience ou réduction significative de l’intérêt pour l’activité sexuelle ou de
l’excitation sexuelle qui se manifeste par au moins 3 des symptômes suivants :
1. Absence/diminution de l’intérêt pour l’activité sexuelle
2. Absence/diminution des pensées érotiques ou sexuelles ou des fantaisies
imaginatives.
3. Peu ou pas d’initiation de l’activité sexuelle et, typiquement, absence de
réceptivité aux tentatives du partenaire pour initier l’activité sexuelle.
4. Absence/diminution de l’excitation ou du plaisir sexuel dans presque toutes
ou toutes situations de rencontres sexuelles (dans des contextes situationnels
identifiés ou, si de type généralisé, dans tous les contextes).
5. Absence/diminution de l’intérêt sexuel ou de l’excitation sexuelle en réponse
aux signaux sexuels/érotiques, internes ou externes (p. ex. écrits, verbaux,
visuels).
6. Absence/diminution des sensations génitales ou non génitales pendant
l’activité sexuelle dans presque toutes ou toutes les rencontres sexuelles
Diminution du désir sexuel chez l’homme
(DSM V)
Déficience ou absence persistante ou répétée de pensées
sexuelles/érotiques ou de fantaisies imaginatives et du désir d’activité
sexuelle. L’évaluation de la déficience est faite par le clinicien qui doit
prendre en compte les facteurs susceptibles d’affecter le
fonctionnement sexuel tels que l’âge et les contextes généraux et
socioculturels de la vie du sujet.
Les symptômes persistent depuis une durée minimum
d’approximativement 6 mois.
Les symptômes provoquent une souffrance cliniquement significative
chez la personne
La dysfonction sexuelle n’est pas mieux expliquée par un trouble
mental non sexuel ou comme étant la conséquence d’une souffrance
sévère liée à une relation ou par d’autres facteurs de stress
significatifs, et n’est pas due aux effets d’une substance/d’un
médicament ou d’une autre affection médicale.
Trouble de l’excitation sexuelle masculine
La dysfonction érectile (DE)
Difficulté à développer ou à
maintenir une érection
adéquate pour un rapport
satisfaisant (CIM10)
Difficulté ou incapacité
persistante ou récurrente à
percevoir ou conserver, un
niveau d’excitation
psychique et/ou physique,
habituellement associées
mais pouvant être dissociée,
et responsable d’une
souffrance personnelle
(Définition française)
Trouble de l’excitation sexuelle masculine
La dysfonction érectile (DE)
Incapacité persistante ou répétée à
atteindre, ou à maintenir jusqu’à
l’accomplissement de l’acte sexuel,
une érection adéquate. La
perturbation est à l’origine d’une
souffrance marquée ou de difficultés
interpersonnelles (DSM IV)
Trouble de l’érection (DSM V)
A. Au moins un des trois symptômes suivants doit être éprouvé dans
presque toutes ou toutes les occasions d’activité sexuelle avec un
partenaire
• 1. Difficulté marquée à parvenir à une érection au cours de l’activité sexuelle.
• 2. Difficulté marquée à parvenir à maintenir l’érection jusqu’à l’achèvement de l’acte sexuel.
• 3. Diminution marquée de la rigidité érectile.
B. Les symptômes persistent depuis une durée minimum
approximativement 6 mois.
C. Les symptômes provoquent une détresse cliniquement
significative chez la personne.
D. La dysfonction sexuelle n’est pas mieux expliquée par un trouble
mental non sexuel, comme étant la conséquence d’une souffrance
sévère liée à une relation ou par d’autres facteurs de stress
significatifs et n’est pas due aux effets d’une substance, d’un
médicament ou d’une autre affection médicale.
Les Troubles de l’orgasme
Définitions de l’orgasme féminin
Plusieurs auteurs ont donnés leur propres définitions de
l’orgasme (Beach, Kinsey, Masters et Johnson, Kaplan,
Desjardins…)
L’orgasme est la sensation de plaisir intense qui craie une
altération de l’état de conscience et s’accompagne de
contractions pelviennes vaginales, utérines et anales, suivies
d’un relâchement des tensions musculaires et induisant un état
de bien être. (2ème consultation internationale sur les
dysfonctions sexuelles)
Orgasme fantasmatique chez les femmes paraplégique ?
L’orgasme est un pic d’intensité généré par les stimulations
parvenant des viscères, activés de manière endogène ou
exogène et/ou par les processus cognitifs, suivi d’une résolution
de l’excitation. (Komisaruk, 1991)
Les Troubles de l’orgasme
Définitions françaises DSM IV
1.L’orgasme atteint mais Absence ou retard persistant ou
insatisfaisant: malgré une répété de l’orgasme après une phase
stimulation et une excitation d’excitation sexuelle normale compte
(physique et psychique) suffisantes tenu de l’âge , de l’expérience
sexuelle et de la stimulation sexuelle
reçue
2.L’orgasme retardé, ne survenant
qu’après un temps de stimulation
et une excitation, estimés excessifs
par la femme Basson, 2004
Difficultés persistantes ou
3.L’absence d’orgasme malgré une
stimulation adéquate et une récurrentes, secondaires à une
excitation suffisante absence d’atteinte de l’orgasme,
faisant suite à une stimulation et
Chacun de ces trois une excitation suffisante, à
problèmes étant responsable l’origine d’une détresse
d’une souffrance personnelle personnelle
Trouble de l’orgasme chez la femme
(DSM V)
A. Présence de l’un ou des deux symptômes suivants qui doivent être
éprouvés dans presque toutes ou toutes les occasions d’activité sexuelle
• Retard marqué pour parvenir à l’obtention de l’orgasme ou diminution marquée de
la fréquence ou absence d’orgasmes.
• Diminution marquée de l’intensité des sensations orgasmiques.
B. Les symptômes persistent depuis une durée minimum
d’approximativement 6 mois.
C. Les symptômes provoquent une souffrance cliniquement significative
chez la personne
D. La dysfonction sexuelle n’est pas mieux expliquée par un trouble mental
non sexuel ou comme étant la conséquence d’une souffrance sévère liée à
une relation (p. ex. violence du partenaire) ou par d’autres facteurs de
stress significatifs et n’est pas due aux effets d’une substance, d’un
médicament ou d’une autre affection médicale.
Trouble de l’orgasme féminin
1er consensus international (1998) 2ème consultation internationale sur
les dysfonctions sexuelles (2003)
Difficultés persistantes ou Retard, absence ou
récurrentes, retard ou absence diminution des sensations
d’orgasme malgré une
stimulation sexuelle suffisante
orgasmiques succédant à
et une excitation adéquate à n’importe quelle stimulation
l’origine d’une souffrance en dépit d’un haut niveau
personnelle d’excitation
Les Troubles de l’Éjaculation
L’Éjaculation
Expulsion réflexe par saccade
d’une certaine quantité de
sperme par le méat urétral
L’éjaculation du sperme par
l’urètre est le résultat de
contractions rythmiques
involontaires du muscle bulbo-
caverneux principalement
Les muscles des corps caverneux
se contractent à nouveau en
même temps que les artères,
tandis que les veines s’ouvrent
et que le sang repart vers le
cœur
Le pénis est en phase de
détumescence progressive puis
retourne à l’état flacide de base
L’Éjaculation précoce (EP)
EJACULATION
Ejaculari: lancer comme un javelot
Jaculum: javelot
• PRECOCE
Prae: avant
Cuquere: cuire, mûr pour les fruits
HISTORIQUE
EP pathologique à partir du 20ème siècle
Uniquement dans l’espèce humaine
Jusqu’au 19ème siècle, la virilité = l’érection
Contraception orale droit de jouissance à la femme
DEFINITIONS DE L’EP
Premières définitions
quantitatives : <30sec, <10-25 va et vient…
• Masters et Johnson : Éjaculation qui survient dans plus
de 50% des cas avant que la partenaire puisse atteindre l’orgasme
• CIM10 : Impossibilité de contrôler suffisamment
l’éjaculation pour que les 2 partenaires trouvent du plaisir dans un
rapport sexuel
DEFINITIONS DE L’EP
(DSMV)
L’éjaculation précoce est :
- Une éjaculation survenant de façon persistante ou récidivante
- Avant ou dans la minute qui suit la pénétration vaginale
- Avant que le sujet ne le souhaite
- Sur laquelle il n’a pas de contrôle volontaire
- Responsable d’une souffrance pour lui et ou sa partenaire.
Absence de contrôle volontaire du réflexe
éjaculatoire
L’Éjaculation retardée (ER)
Retard persistant ou
récurent de
l’éjaculation et de
l’orgasme, succédant à
une phase d’excitation
sexuelle suffisante, et
lors d’une activité
sexuelle jugée
adéquate en terme
d’intensité, de durée
et compte tenu de
l’âge du sujet
Éjaculation retardée (DSM V)
A. Un des deux symptômes suivants ou les deux doivent être
éprouvés dans presque toutes ou toutes les occasions d’activité
sexuelle avec un partenaire et sans que le sujet ne souhaite retarder
l’éjaculation :
• 1. Retard marqué à l’éjaculation
• 2. Absence ou diminution marquée de la fréquence de l’éjaculation
B. Les symptômes persistent depuis une durée minimum
d’approximativement 6 mois.
C. Les symptômes provoquent une détresse cliniquement significative
chez la personne.
D. La dysfonction sexuelle n’est pas mieux expliquée par un trouble
mental non sexuel, comme étant la conséquence d’une souffrance
sévère liée à une relation ou par d’autres facteurs de stress
significatifs et n’est pas due aux effets d’une substance, d’un
médicament ou d’une autre affection médicale
Anéjaculation et
Éjaculation Rétrograde
Impossibilité d’avoir une émission de
sperme par le méat urétral en dépit
d’une érection satisfaisante et de
stimulations appropriées
L’Éjaculation Douloureuse
Douleur persistante ou récurrente
pendant ou juste après l’éjaculation
à l’origine d’une souffrance
personnelle
Troubles sexuels avec douleur
La Douleur
La douleur est une expérience sensorielle
et émotionnelle désagréable, associée à
des dommages tissulaires réels ou
virtuels, ou décrite en terme d’un tel
dommage
Pareunos = Compagnon de lit:
Dyspareunie : Douleur avec le compagnon
de lit
Origine multifactorielles avec intrication
des composante organiques et
psychologiques
La Douleur
Primaire ou secondaire
Mode d’apparition: brutal ou progressif
Durée d’évolution: aiguë ou chronique
Siège de la douleur
Intensité: permet ou non la pénétration
Déclanchement: avant, pendant ou après le RS,
au moindre contact, position du corps
Constance: Permanente ou intermittente
Conséquence: Désir, l’excitation, le plaisir, la
relation de couple, le RS, la vie de l’individu.
La dyspareunie
Définitions françaises DSM IV
La dyspareunie est une Dyspareunie : douleur
douleur vulvaire, vaginale génitale persistante ou
ou pelvienne, persistante répétée associée aux
ou récurrente associée à rapports sexuels à l’origine
la pénétration vaginale. de la souffrance de
Cette douleur peut l’individu et/ou de son
survenir à l’intromission, entourage
durant les mouvements,
au contact profond ou
dans les suites du rapport
Cas de la Vulvodynie
Il s’agit d’une douleur vulvaire diffuse ou
localisée au niveau du vestibule, intense,
constante, à type surtout de brûlure, soit
spontanée soit déclanchée par de coït ou
par n’importe quel contact
Syndrome vulvo-véstibulaire (V.V.S):
• Douleur à la pénétration
• Sensibilité vestibulaire (Q tips test)
• Érythème du vestibule et des orifices de la
glande de Skène et Bartholin
Le vaginisme
Masters et Johnson
Trouble psychopathologique
qui rend difficile sinon
impossible la pénétration
Définitions françaises
Contraction involontaire,
automatique et persistante de
la musculature striée
périnéale, interdisant la
pénétration vaginale
Le vaginisme
DSM IV
Spasme involontaire,
répété ou persistant, de la
musculature du tiers
externe du vagin
perturbant les rapports
sexuels. Perturbation à
l’origine d’une souffrance
marquée ou de difficultés
interpersonnelles
Le vaginisme
Basson, 2004
Difficultés féminine
persistantes ou
récurrentes, d’introduire un
pénis, un doigt ou
n’importe quel objet, alors
qu’elle le désire. Il existe
une phobie et une peur
anticipatoire de l’expérience
douloureuse associé à une
contactions involontaire de
la musculature pelvienne
Trouble lié à des douleurs génito-pelviennes
ou à la pénétration (DSM V)
A. Difficultés persistantes ou répétées dans un ou plusieurs des cas suivants :
1. Pénétration vaginale pendant la relation sexuelle.
2. Douleur vulvo-vaginale ou pelvienne marquée pendant la relation
sexuelle ou lors des tentatives de pénétration.
3. Peur ou anxiété marquée d’une douleur vulvo-vaginale ou pelvienne par
anticipation, pendant ou résultant de la pénétration vaginale.
4. Tension ou crispation marquées de la musculature du plancher pelvien
au cours des tentatives de pénétration vaginale.
B. Les symptômes du critère A persistent depuis une durée minimum
d’approximativement 6 mois.
C. Les symptômes du critère A provoquent une souffrance cliniquement
significative chez la personne.
D. La dysfonction sexuelle n’est pas mieux expliquée par un trouble mental non
sexuel, comme étant la conséquence d’une souffrance sévère liée à une relation
(p. ex. violence du partenaire) ou par d’autres facteurs de stress significatifs, et
n’est pas due aux effets d’une substance, d’un médicament ou d’une autre
affection médicale
DS due à une affection médicale générale
Présence, au 1er plan du tableau clinique d’une DS
cliniquement significative, à l’origine d’une
souffrance marquée ou de difficultés
interpersonnelles
Mise en évidence, d’après l’histoire de la maladie,
l’examen physique ou les examens
complémentaires, que la DS est entièrement
expliquée par les effets physiologiques directs
d’une affection médicale générale
La perturbation n’est pas mieux expliquée par un
autre trouble mental (Ex: EDM)
DS induite par une substance
Présence, au 1er plan du tableau clinique d’une DS
cliniquement significative, à l’origine d’une
souffrance marquée ou de difficultés
interpersonnelles
Mise en évidence, d’après l’histoire de la maladie,
l’examen physique ou les examens
complémentaires, que la DS est entièrement
expliquée par l’utilisation d’une substance
• Les symptômes sont apparus pendant une
intoxication à une substance ou dans le mois qui a
suivi, et ils disparaissent après un mois de l’arrêt
• La perturbation est liée étiologiquement à la prise
d’un médicament