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Processus de paiement ONCF et marchés publics

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Projet de fin d’études Pour l’obtention du diplôme

de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion

Niveau : 5ème année – S10

Filière : Gestion

Option : Gestion Financière et Comptable

Sous le thème :

Processus de paiement dans le cadre d’un


marché public
Etude cas : L’ONCF De Rabat

Présenté Et Soutenu Par :

Encadrant Pédagogique : Encadrant Professionnel :

Mr. Cherif El Msiyah Mr. CHafai Khalid


Enceignant Chercheur ECNG-K. Université Ibn Chef de service comptabilité et gestion Pôle
Tofail Kenitra Développement.

[Link] Kamal
Réalisé par : Responsable de contrôle au sein de service
comptabilité et Gestion PDV
Jouilil Aya

Année Universitaire : 2019.2020


1
AVANT PROPOS

 Nom et prénom de l’auteur :

JOUILIL Aya. Etudiante à l’Ecole nationale de Commerce et de Gestion de Kenitra.

 Intitulé du travail :

« Processus de paiement dans le cadre d’un marché public »


Etude de Cas : Office National des Chemins de Fer – Rabat - (ONCF)

 Nom et prénom de l’encadrant pédagogique du projet à l’ENCGK :

Mr. EL MSIYAH Cherif.

 Nom et prénom de tuteur de stage :

Mr. CHAFAI Khalid

 Nom et prénom du maître de stage :

Mr. ATRASSI Kamal

 Etablissement d’accueil (coordonnées) :

ONCF Rabat, 8 Bis, rue Abderrahmane Ghafiki, Agdal RABAT


Tél: 05 37 77 47 47
Site Web: [Link]

 Coordonnées de l’établissement d’origine :

ENCG Kenitra, BP : 1420. Kenitra 14000.


Tél: +212 537329421.
Site Web: [Link]

2
DEDICACES
« Soyons Reconnaissants Aux Personnes Qui Nous Donnent Du Bonheur ; Elles Sont Les Charmants
Jardiniers Par Qui Nos Âmes Sont Fleuries ».
[Marcel Proust]

À mes très chers parents

Qui ont tant sacrifiés pour ma réussite, qui ont fait passer mon bonheur
avant le leur, à qui je dois ma persévérance et qui m’ont soutenu dans mes bons
et mes mauvais moments. Et qui ont toujours été là pour moi, qui m’ont donné le
bon modèle de labeur et qui m’ont toujours poussé à donner le meilleur de moi.

À ma chère sœur

A ma grande sœur Oumaima qui m’a tant épaulé et aidé par son soutien
moral, qu’elle trouve ici l’expression de ma haute gratitude.

À mes grands amis et collègues

En souvenir des moments merveilleux que nous avons passés et aux liens
solides qui nous unissent. Un grand merci pour votre soutien, vos
encouragements, et votre aide.
À Mes professeurs

Ce dit rapport est le fruit de plusieurs années d’études et je ne saurais oublier


dans mes dédicaces l’ensemble de mes professeurs qui ont contribué de près ou de
loin dans l’élaboration de ce travail.
À Toutes les personnes

Qui m’ont bien accueilli, conseillé et aidé tout au long la durée de mon stage au
sein de l’ONCF Rabat.
A tous ceux qui ont été là pour moi et que j’ai omis de mentionner.

Aya Jouilil

3
REMERCIEMENTS
Il m’est agréable de m’acquitter d’une dette de reconnaissance auprès de toutes les
personnes dont l’intervention, au cours de ce projet, a favorisé son aboutissement.

Ainsi, je tiens à présenter mes vifs remerciements à Mr EL MSIYAH Cherif,


mon professeur encadrant à l’Ecole Nationale De Commerce Et De Gestion De Kenitra,
pour ses conseils précieux, son encadrement, ses réflexions, son aide précieuse
et sa constante disponibilité qui a contribué à enrichir davantage le contenu de mon travail.

Je remercie également mon tuteur de stage : Mr. CHAFAI Khalid chef de service
comptabilité de m’avoir donné l’opportunité de passer un stage au sein de l’ONCF.

On n’omet pas de remercier toute l’équipe du Pôle développement, plus particulièrement


à : Mr. ATRASSI Kamal, pour ses conseils efficaces et ses directives avisées qui m’ont
beaucoup aidé pour l’élaboration de ce rapport.

Enfin, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin
à la concrétisation de ce travail..

4
RESUME
Le présent rapport est le fruit de mois de pratique en entreprise, dans lequel j’ai eu la chance
d’approfondir mes savoirs dans une grande direction, dans des conditions
de professionnalisme et de passion, qui se situe dans le cadre de la préparation
d’un projet de fin d’études.

Cette étude vise à analyser le circuit de paiement du marché public qui s’est déroulé à la
direction de l ’Office National des Chemins de Fer (ONCF).

Pour atteindre cet objectif, nous avons essayé d’analyser le système de paiement,
de détecter les dysfonctionnements et de proposer des solutions afin de parvenir
à une meilleure performance.

Ce projet est divisé en deux parties :

 La première partie commencera par le cadre conceptuel et théorique : Un Aperçu général


sur le marché public et le circuit de paiement.
 La seconde partie sera axée principalement sur la présentation de l’entreprise et le
traitement de la problématique, de manière approfondie.

Mots clés : Circuit de paiement, marché public, ONCF

5
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................. 16

PARTIE I : APPROCHE CONCEPTUELLE.............................................................................. 19

INTRODUCTION .................................................................................................................. 19

Chapitre1 : L’analyse théorique du marché public .............................................................. 20

Section 1 : Le marché public ................................................................................................... 20


Section 2 : Types de marchés selon la nature .......................................................................... 27
Section 3 : Catégories de marchés publics selon le mode d’exécution ..................................... 29
Section 4 : Les modes de passation des marchés ..................................................................... 34
Section 5 : Les documents constiturifs d’un marché ................................................................ 37

Chapitre 2 : L’analyse théorique du cricuit de paiement ..................................................... 43

Section 1 : Le circuit de paiement de marché public ................................................................ 43


Section 2 : Le dossier de paiement d’un marché ...................................................................... 45
Section 3 : Les procèdures à suivre pour le paiement d’un marché public ............................... 47
Section 4 : Pénalité de retard de paiement ............................................................................... 49
Section 5 : Description du circuit de paiement de la dépense publique .................................... 50

CONCLUSION ...................................................................................................................... 52

PARTIE II : APPROCHE PRATIQUE ...................................................................................... 54

INTRODUCTION .................................................................................................................. 54

Chapitre 1 : Présentation de l’établissement d’acceuil ......................................................... 55

Section 1 : Analyse du cadre général de l’ONCF .................................................................... 55


Section 2 : Identification du groupe ........................................................................................ 59
Section 3 : Domaines d’activités de l’ONCF .......................................................................... 63
Section 4 : Présentation des départements .............................................................................. 67

6
Chapitre 2 : Le circuit de paiement dans le cadre du marché public le cas de l’ONCF .... 70

Section 1 : La démarche suivie ............................................................................................... 70


Section 2 : Le cadrage du problème ........................................................................................ 77
Section 3 : Analyse ................................................................................................................. 90
Section 4 : Propositions des solutions ................................................................................... 105
Section 5 : L’Application ...................................................................................................... 109

CONCLUSION .................................................................................................................... 111

CONCLUSION GENERALE ................................................................................................... 112

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................... 119

7
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Les composants du marché public ............................................................................. 19

Figure 2: Principes d’un marché public .................................................................................... 21

Figure 3: Les intervenants dans les marchés publics ................................................................. 23

Figure 4: Types de marché selon la nature .............................................................................. 26

Figure 5: Catégories de marchés publics selon le mode d’exécution ......................................... 28

Figure 6: Les modes de passation de marché ........................................................................... 33

Figure 7: Les documents généraux ........................................................................................... 37

Figure 8: Les documents particuliers ........................................................................................ 37

Figure 9: Les documents après notification du marché ............................................................ 38

Figure 10: Le circuit intra bancaire .......................................................................................... 42

Figure 11: Le circuit inter bancaire ............................................................................................ 43

Figure 12: Le circuit de la dépense publique ............................................................................. 49

Figure 13: La composition du secteur de transport .................................................................... 54

Figure 14: Le premier chemin de Fer à voie étroite ................................................................... 56

Figure 15: La carte du réseau ferré ........................................................................................... 57

Figure 16 : Les Filiales de l’ONCF ........................................................................................... 58

Figure 17: L’Organigramme de l’ONCF ................................................................................... 61

Figure 18: Logiciel Oracle ........................................................................................................ 67

Figure 19: Les étapes de la méthode de résolution du Problème ............................................... 70

Figure 20: La Loi des 80/20 .................................................................................................... 74

Figure 21: Cadrage du Problème .............................................................................................. 76

Figure 22: Nombre du jour de retard ....................................................................................... 81

8
Figure 23: Représentation du diagramme de Pareto ............................................................... 84

Figure 24: La méthode du QQOQCP ........................................................................................ 86

Figure 25: Analyse du Problème .............................................................................................. 89

Figure 26 : Schéma de la durée de vie d’un Marché de l’ONCF ............................................... 90

Figure 27: Circuit de paiement de l’ONCF ................................................................................ 92

Figure 28: Carte de Brainstorming ........................................................................................... 99

Figure 29: Diagramme « Causes-Effets » ............................................................................... 101

Figure 30: Les dettes de l’ONCF ............................................................................................ 103

Figure 31: Phases des Solutions ............................................................................................. 104

Figure 32: La dernière phases de la méthode ........................................................................ 108

9
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Typologie de marchés selon la nature ..................................................................... 28

Tableau 2: Catégories de marché public selon le mode d’exécution ......................................... 33

Tableau 3: Mode de passation ................................................................................................. 36

Tableau 4: Les documents réglementaires ............................................................................... 37

Tableau 5: Les documents constitutifs du marché .................................................................... 42

Tableau 6: Les mentions de validité de la demande de paiement ............................................. 47

Tableau 7: La fiche signalétique de l’ONCF ............................................................................ 61

Tableau 8: Listes des 10 Entreprises et Etablissements publics ayant les délais les plus longs.. 81

Tableau 9: Les principales rôles des intervenants dans le circuit .............................................. 98

10
LISTE DES ABREVIATIONS

MOA : Maître d’ouvrage

MOE : Maître d’œuvre

OS : Ordre de service

AE : L’acte d’engagement

CCAG : Cahier des Clauses Administratives Générales

CCTG : Cahier des Clauses Techniques Générales

CCAP : Clauses administratives particulières

CCTP : Cahier des clauses techniques particulières

CCP : Cahier des Clauses Particulières

CPS : Cahier des Prescriptions Spéciales

AAPC : L’Avis d’Appel Public à la Concurrence

DCE : Le Dossier de Consultation des Entreprises

RC : Règlement de la consultation

AAPC : Avis de publicité

AAC : L’avis d’appel à la concurrence

DGD : Décompte général définitif

PA : Pouvoir adjudicateur

AO : Appel d’offre

11
LISTE DES DEFINITIONS
Ce glossaire fournit la définition des termes employés dans le présent rapport en vue d’en
faciliter la compréhension de cedi rapport :

1. MOA : est la personne ou le groupe qui exprime le besoin. Il précise les objectifs, les
délais et le budget alloué. Ordonnance le projet.

2. MOE : est la personne ou le groupe qui assure la production du projet dans le respect des
délais, du budget et de la qualité attendue. Il s’agit souvent de la direction technique, du
chef de projet technique, du lead developper ou encore, du développeur directement dans
le cas de projets plus petits. Exécute techniquement le projet.

3. Le pouvoir adjudicateur : désigne un acheteur public ou privé dont la passation de


certains contrats, à savoir les marchés publics et les concessions, obéit à des règles de
publicité et de mise en concurrence. Le terme « pouvoir adjudicateur » provient du droit
communautaire, c'est-à-dire le droit européen.

Les pouvoirs adjudicateurs recouvrent trois catégories de personnes :

 Les personnes morales de droit public.


 Les personnes morales de droit privé poursuivant une mission d’intérêt général et
financées principalement sur fonds publics
 Les personnes morales de droit privé dotées de la personnalité juridique
constituées par des pouvoirs adjudicateurs dans le but de réaliser certaines
activités en commun.

4. Ordre de service : est un acte notifiant une décision au titulaire du marché dans les
conditions prévues par ce dernier et qui doit être respecté. Les ordres de service peuvent
être émis par le maitre d'ouvrage, le maitre d'œuvre (cas fréquent dans les marchés de
travaux) ou un tiers représentant le maître d'ouvrage et habilité à cet effet.

5. Avenant : une convention écrite qui est l'accessoire du contrat principal dont l'effet est de
modifier les conditions ou les modalités des engagements qui figurent sur la convention
initiale (le prix initial, la durée ou l'objet).

12
INTRODUCTION GENERALE
L’école Nationale de Commerce et de Gestion offre en plus d’un cadre agréable d’apprentissage
et une formation solide ; un programme pédagogique assisté par la nouvelle réforme qui s’inscrit
dans une optique de rapprochement de l’université à l’entreprise en particulier, et le marché
de manière général.

Le présent rapport s’inscrit dans le cadre du stage professionnel intitulé projet de fin d’étude,
qui a pour objectif de permettre aux étudiants de découvrir le monde des affaires, de mettre
en pratique leurs acquises théoriques, de tracer une orientation professionnelle, d’acquérir
l’expérience nécessaire à leur réussite sur le marché et de s’inspirer des expériences des responsables
en vue d’une intégration facile au sein de l’entreprise et dans le domaine du travail en général.

Ainsi j’ai pu effectuer ce stage au sein de la direction de L’Office National des Chemins de Fer
(ONCF) dont le choix n’est pas du au hasard, mais c’est grâce à son poids et sa réputation en tant
qu’établissement public marocain en charge de l’étude, de la construction et de l’exploitation
du réseau ferroviaire national.

En effet, l’ONCF participe activement au développement du Maroc, sur divers plans ; Moyen de
transport économique pour les produits pondéreux, le chemin de fer enregistre aussi
un trafic-voyageurs relativement important et s’intéresse de plus en plus au tourisme tant en qualité
de transporteur que de promoteur hôtelier. D’intéressantes perspectives d’avenir pourraient
élargir considérablement son rôle économique.

Le réseau ferroviaire dispose d’un fort potentiel de développement : amélioration de la sécurité,


développement du réseau, etc. Il bénéficie actuellement d’importants investissements qui visent à
mettre à niveau le réseau et, à terme, à créer une véritable filière ferroviaire pour le pays.

Ce choix va me permettre de collecter le maximum de données sur mon thème cité au préalable
et de répondre, ainsi, à ma problématique concernant l’analyse du circuit de paiement du marché
publique ; cas de la direction de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF).

L’étude de ce thème dans le cadre du stage aura comme objectif la pratique des acquises
théoriques et la mobilisation des qualités professionnelles et relationnelles ainsi que l’acquisition
d’expérience dans le domaine. Pour répondre à cette problématique dont le but d’analyser
le problème du retard du règlement fournisseur et ainsi proposer des solutions logiques.

13
A cet effet, les principaux objectifs de cette étude consistent à savoir :

 Qu’est ce qu’un marché public ?


 Les documents constitutifs du marché ?
 Comment peut-on qualifié le circuit de paiement de l’ONCF ?
 Est-ce que le problème de règlement du fournisseur pose-t-il un obstacle
à l’entreprise?
 Comment on peut optimiser la performance de l’entreprise et minimiser
le risque de retard ?

Pour atteindre les objectifs de cette organisation qui nous a été confié dans le cadre de notre
projet de fin d’étude et de traiter l’ensemble de ces axes dans un cadre cohérent, le corps
du présent rapport s’articulera au tour de deux parties :

 Première partie explicite un apport conceptuel et théorique sur toutes les notions
relatives au marché public et le circuit de paiement dans une démarche théorique
renforcée par des exemples pour faciliter l’assimilation des concepts. Cette partie est
le fruit de recherches dans plusieurs ouvrages et articles qui seront présentés dans la
bibliographie.

 Deuxième partie portera sur la présentation de l’établissement d’accueil « ONCF »,


un aperçu général sur le groupe, avec une présentation du service de comptabilité Pôle
développement dans lequel j’ai pu effectuer mon stage, et portera
sur la méthodologie de travail qui constitue l’aspect pratique de la thématique
étudiée, celui-ci sera répartie en plusieurs sections.

14
Partie I :

2020
Théorique

15
Partie I : Approche Conceptuelle

2020 INTRODUCTION :

Les marchés publics constituent un pilier fondamental de la gouvernance stratégique


et des prestations de service pour les pouvoirs publics. Ils représentent une part importante
des dépenses publiques. A la réception d'une demande de paiement, l'organisme public dispose
d'un délai pour en effectuer le règlement.

Le cadre théorique nous amène à une justification scientifique aux recherches : il démontre que
celles-ci ne « sortent pas de nulle part » et qu’au contraire, elles possèdent de solides fondations
scientifiques.

Et sert principalement à présenter un cadre d’analyse et à généraliser des relations théoriques


déjà prouvées dans d’autres contextes pour tenter de les appliquer au problème.

« Le circuit de paiement dans le cadre du marché public : Cas de l’ONCF ».

Cette première partie va donc s’articuler autour de deux chapitres :

Le premier chapitre mettra en exergue de manière claire, structurée, synthétique mais complète
le droit des marchés publics, qui est un droit complexe et en évolution constante.

Ensuite le deuxième chapitre se chargera de la présentation du concept relative aux circuits


du paiement d’un marché public, bien qu’il y ait eu une amélioration et une simplification
des procédures de paiement au cours de l’année fiscale en cours, il est nécessaire de raccourcir
le circuit de paiement en diminuant les formalités en amont et en introduisant un système de contrôle
a posteriori.

Ceci évitera à un grand nombre d’entreprises locales de nantir leurs marchés auprès de banques
commerciales et de devoir inclure ces frais dans leur prix de soumission.

Du fait des délais relativement courts pour procéder aux règlements, il est important
de bien maîtriser le circuit de paiement.

16
Chapitre I :
Dans ces différentes fiches, nous aborderons les grandes lignes voir un aperçu générale relative
«auxL’analyse théorique du marché public »
circuits de paiement dans le cadre d’un marché public.

SECTION 1 : LE MARCHE PUBLIC

1.1- Définition :

Un marché est tout contrat à titre onéreux conclu entre, d’une part, un maître d’ouvrage et, d’autre
part, une personne physique ou morale appelée entrepreneur, fournisseur, ou prestataire de service
ayant pour objet, selon les définitions ci après, l’exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la
réalisation de prestations de services.

1.2- Les composants du marché public :

Cette définition amène à plusieurs observations :

Onéreux

Contractuel

Travaux
Fourniture
Services

Marché public

Figure 1 : Les composants du marché public

17
a. Le caractère onéreux :

La qualification de marché public se trouve notamment subordonnée à la satisfaction d’un


critère financier : le contrat doit être conclu à titre onéreux.

A contrario, les contrats conclus à titre gratuit ne sont pas des marchés publics et sont donc
exclus du champ d’application du code. Le mode de rémunération permet ainsi de distinguer
le marché public d’autres contrats passés par des acheteurs.

En principe, le caractère onéreux d’un marché public implique que l’acheteur verse un prix
en contrepartie de la prestation dont il bénéficie en exécution du contrat.

Il ne se traduit cependant pas nécessairement par le versement d’une somme d’argent par
l’acheteur. L’onérosité est constituée dès lors qu’existe une contrepartie ou un avantage
direct dont procède l’autorité publique pour obtenir la prestation commandée.

b. Le caractère contractuel :

Un marché public ne peu donc résulter d’un acte unilatéral. Ce caractère contractuel
implique l’accord de volonté entre deux contractants dotés de la personnalité juridique.
Le caractère contractuel du marché se concrétise dans l’acte d’engagement, ce dernier
est la pièce principale du marché.

Un marché public est un contrat conclu entre un acheteur public ou privé


et un opérateur économique public ou privé.

c. Les marchés publics de travaux, fournitures et services :

Enfin, la subvention est exclue expressément de la catégorie des marchés publics par
l’article 7 de l’ordonnance du 27 juillet 2015, dans la mesure où elle n’a pas pour objet de
répondre au besoin de la personne publique.

18
1.3- Principes d’un marché :

La réglementation des marchés publics repose sur le respect de principes fondamentaux et ce,
quel que soit le montant du marché.

La transparence des
procédures

Liberté d'accès Egalité de traitement

Figure 2 : Principes d’un marché public

a. Liberté d’accès :

Toute personne doit avoir librement connaissance des besoins d'achat d'un acheteur. L’objectif
de ce principe est de favoriser une mise en concurrence incontestable. Il est mis en œuvre
à travers la publicité, offrant à tous les prestataires qui le désirent le libre accès aux marchés
publics.

b. Égalité de traitement :

Le principe de l’égalité de traitement des candidats découle du principe général du droit selon
lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi. Cela implique que tous les postulants à une
commande publique doivent recevoir le même traitement, les mêmes informations et participer
suivant les mêmes règles de compétition.

De même, tous les opérateurs doivent être dans une condition d’égalité, quelle que soit l’étape
de la procédure d’achat

19
c. La Transparence des procédures :

La transparence permet à tous les candidats ou à toute personne intéressée de s'assurer auprès de
l'acheteur du respect des 2 premiers principes.

Les critères de choix sont portés à la connaissance des candidats dès la publicité. Ils permettront à
l'acheteur de choisir l'offre économiquement la plus avantageuse. De même, tout soumissionnaire
dont l'offre est rejetée doit en être informé ainsi que des motifs de ce rejet.

Le non-respect de ces principes peut faire l'objet :

 D'une sanction pénale.


 D'une sanction administrative.

 Ces principes permettent d'assurer l'efficacité de la commande publique et leur bonne


utilisation.

20
1.4- Les intervenants dans les marchés publics :

La conclusion de marchés publics des établissements publics impliquera l'intervention de


personnes physiques :

Maître d'ouvrage ,
MOA délégué le cas L’attributaire Le contrôleur financier
échéant

Le sous-traitant, le cas
L'ordonnateur Le comptable
échéant
assignataire

Les La commission des


Le Maître d’œuvres
commisions marchés

Figure 3 : Les intervenants dans les marchés publics

a. Le Maître d’ouvrage :

Désigne la personne, physique ou morale, pour laquelle sont réalisés des travaux, ne disposant
généralement pas de compétences techniques, le maître d'ouvrage fera généralement appel à un
maître d'œuvre pour faire exécuter le projet demandé.
Les maîtres d’ouvrage sont les responsables principaux de l’ouvrage.

21
b. Le maître d’ouvrage délégué, le cas échéant :

Le maître de l'ouvrage peut confier à un mandataire l'exercice, en son nom et pour son compte de
certaines de ses attributions.
La délégation de maîtrise d'ouvrage est strictement encadrée par la loi ; elle prend
obligatoirement la forme d'une convention de mandat.

c. L’ordonnateur public de dépense :

Les ordonnateurs remplissent une fonction de décideurs financiers ; ils sont seuls habilités à
apprécier l’opportunité d’une dépense ou à constater l’existence d’une recette.
La qualité d’ordonnateur est réservée uniquement à de hautes autorités administratives et
politiques.

Pour l’État, les ministres ont la qualité d’ordonnateur ; au niveau des collectivités territoriales,
ce sont les exécutifs locaux qui remplissent cette fonction ; dans les établissements publics, en
général, la fonction ordonnatrice est également confiée à la tête exécutive.

d. Les commissions de choix d’attributaire :

Est la décision par laquelle le pouvoir adjudicateur choisit l'offre économiquement la plus
avantageuse, après délibération éventuel des instances l'y autorisant et, pour les procédures
formalisées, après le respect du délai.

e. Le maître d’œuvre :

Personne physique ou morale qui, pour sa compétence technique, est chargée par le maître de
l'ouvrage de diriger et de contrôler l'exécution des travaux et de proposer leur réception et leur
règlement.

Son rôle est de concevoir le projet, en établissant des plans, des documents techniques,
de coordonner les travaux et d'assister le maître d'ouvrage dans ses relations avec les entreprises.

22
f. Le sous-traitant, le cas échéant :

La sous-traitance dans les marchés publics peut être de capacité, l'entrepreneur ne dispose pas
des ressources suffisantes pour exécuter seul la totalité du marché, ou de spécialité, lorsqu’elle
porte sur la réalisation de certaines tâches ou lots techniques du marché.

g. L’attributaire :

L'attributaire d'un marché public est le soumissionnaire auquel il est envisagé d'attribuer le
marché, il est donc retenu pour l’exécution du marché sous réserve de la vérification de la
régularité de sa situation.

h. Le contrôleur financier :

La principale mission du contrôleur financier consiste à contrôler les comptes et les finances
d’une entreprise. Il assure ainsi les rôles de conseiller et de superviseur, qui lui confèrent une
place prédominante au sein de la Direction financière.
Le contrôleur financier est régulièrement amené à collaborer avec les différents opérationnels
et détenteurs d’informations, qu’il s’agisse de questionner ou d’examiner les archives et les
factures.

Il étudie les pièces comptables, réalise des enquêtes auprès des cadres et des collaborateurs
concernés, et est également chargé de contrôler les dépenses de l’entreprise.

i. Le comptable assignataire :

Le comptable assignataire est le comptable public auprès duquel est accrédité un ordonnateur et
qui a seul compétence pour exécuter les opérations comptables de cet ordonnateur.
Son rôle est l’exécution des recettes et des dépenses selon les indications de l’ordonnateur, mais
il ne lui est pas subordonné.

j. La commission des marchés :

Avaient été conçues comme des organismes de conseil. C’est une commission chargée de
fournir aux ministres et personnes responsables des marchés une assistance pour l’élaboration et
la passation de leurs marchés.

23
SECTION 2 : TYPES DE MARCHES PUBLICS SELON LA NATURE

On sait déjà qu’un marché public est un acte d’engagement conclu à titre onéreux entre des
pouvoirs adjudicateurs et entreprises publiques locales, des individus privés ou publics.

Cependant, il existe plusieurs types de marchés publics, et ils nécessitent un regard purement
pragmatique ou objectif en vue de les rendre le moins complexe possible. Pour les marchés
publics, on a les types selon la nature des marchés, et le type selon le mode d’exécution.

Nous pouvons distinguer trois types de marchés :

Marché
de
travaux

Types de
marchés

Marché Marchés
de de
services fournitures

Figure 4 : Types de marchés selon la nature

2.1- Les marchés de travaux :

Tout contrat ayant pour objet l’exécution de travaux liés à la construction, à la reconstruction, à la
démolition, à la réparation ou à la rénovation d’un bâtiment, d’un ouvrage ou d’une structure, par
exemple la préparation du chantier, les travaux de terrassement, la construction d’une gare …

24
2.2- Les marchés de fournitures :

Les marchés de fournitures courantes, sont des marchés de fournitures ayant pour objet
l’acquisition par l’acheteur public de produits déjà existants et qui ne sont pas fabriqués sur
spécifications techniques particulières, exemple les fournitures de matériel bureautique …

2.3- Les marchés de services :

Un marché de services a pour objet la réalisation de prestations de services, comme les études et
de maîtrise d'œuvre et formation, ou matérielles comme le nettoyage de locaux.

Cette catégorie de marché public recoupe un ensemble de services très hétérogènes (prestations
intellectuelles, prestations matérielles, etc.).

Ayant pour objet la réalisation de prestations de services qui ne peuvent être qualifiés ni de
travaux ni de fournitures.

Pour résumer :
Tableau 1 : Typologies de marchés selon la nature

Catégories Définitions Exemples

Réalisation de tous travaux de bâtiment


Marché de travaux ou de génie civil à la demande d'une Construction d’une gare
personne publique exerçant la maîtrise
de l'ouvrage

Marché de fournitures Achat, prise en crédit-bail, location ou Les fournitures de


location-vente de produits ou matériels matériel bureautique

Marché de services Réalisation de prestations de services Le transport de


personnel

25
SECTION 3 : CATEGORIES DE MARCHES PUBLICS SELON LE MODE
D’EXECUTION :

Dans ce cas aussi, plusieurs types peuvent être déterminés, à savoir :

2
1 Les Marchés à
Les marchés Tranches
cadres Conditionnelles

3 4
Les Marchés
Les marchés
Reconductibles clés en main

6
5
Les Marchés
Les Marchés Pluriannuel
Allotis

Figure 5 : Catégories de marchés selon le mode d’exécution

26
3.1- Les marchés cadres :

Il peut être passé des marchés dits «marchés-cadre» lorsque la quantification et le rythme
d'exécution d'une prestation, qui présente un caractère prévisible et permanent, ne peuvent
être entièrement déterminés à l'avance.

Les marchés-cadre ne fixent que le minimum et le maximum des prestations, arrêtées en valeur ou
en quantité, susceptibles d'être commandées au cours d'une période déterminée n'excédant pas
l'année budgétaire en cours et dans la limite des crédits de paiement disponibles.

Ces minimum et maximum doivent être fixés par le maître d'ouvrage avant tout appel à la
concurrence ou toute négociation

Ces marchés sont conclus pour une année et peuvent être reconductibles tacitement dans la limite
d’une durée totale de 3 ans et exceptionnellement de 5 ans pour une catégorie de prestations
(Gestion des archives, location de véhicules auto, hébergement, location de licences de logiciels…)

3.2- Les Marchés à Tranches conditionnelles :

Lorsque, pour des raisons économiques, techniques ou financières, le rythme ou l'étendue des
besoins à satisfaire ne peuvent être entièrement arrêtés dans le marché, la personne publique peut
passer un marché fractionné sous la forme d'un marché à tranches.

Lorsque la prestation à réaliser peut être divisée en deux ou plusieurs tranches constituant chacune
un ensemble cohérent, autonome et fonctionnel.

Le pouvoir adjudicateur peut y avoir recours quand il éprouve des difficultés d’ordre financier,
technique ou économique pour remplir les objectifs fixés par le cahier des charges. Ce genre de
marché se révèle pratique quand les besoins exprimés par l’acheteur public ne peuvent être satisfaits
dans un temps donné.

Dans son application, ce type de marché comporte, d’un côté une tranche ferme et de l’autre, des
tranches conditionnelles. Ces tranches peuvent être réparties en un seul ou plusieurs ensembles.
Notons que la constitution de chaque tranche répond à une logique de façon à établir une
coordination entre chaque ensemble. Le but est de parvenir en fin de compte à un marché
parfaitement cohérent.

27
3.3- Les Marchés Reconductibles :

Ce sont des marchés dont les prestations en valeur et en quantité peuvent être déterminées à
l’avance par le maître d’ouvrage et présentent un caractère prévisible, répétitif et continu pour
chaque année.

Ces marchés sont établis pour les mêmes règles de durée que les marchés cadres et peuvent être
résiliés à l’initiative de l’une ou l’autre des parties moyennant un préavis.

Pendant la durée du marché reconductible, les quantités des prestations à exécuter et le délai
d’exécution sont spécifiées sur une commande.

S’il est prévu au niveau du marché, les conditions d’exécution peuvent faire l’objet d’une demande
de révision émanant de l’une ou de l’autre partie. En cas d’accord, il est établi un avenant.

3.4- Les Marchés Clés en Main :

Les marchés clés en main ne peuvent être utilisés que pour les grands projets faisant appel à
certaines technologies de pointe dans le secteur ferroviaire, portant notamment, sur de nouveaux
procédés spéciaux et des processus de fabrication étroitement intégrés.

Ces marchés peuvent ainsi porter sur la conception technique, les fournitures et l’installation de
matériel et l’exécution des travaux dans le cadre d’un marché unique, couvrant l’ensemble de la
prestation (conception, fourniture, installation, travaux).

Il s’agit donc d’un contrat pour lequel un prestataire s’engage à livrer un ouvrage complet en
état de marché, depuis la conception jusqu’à la mise en service. Ces contrats réunissent à la fois
une dimension immatérielle (conception) et une dimension matérielle (équipement)

3.5- Les Marchés Allotis :

Afin d’obtenir une bonne exécution de la prestation et pour des raisons économiques, techniques ou
financières, le maître d’ouvrage a la possibilité d’allotir le marché ou de le passer en lot unique.

Il s’agit de marchés établis et répartis en plusieurs lots qui peuvent être exécutés par différentes
entreprises attributaires de ces marchés. L’administration peut attribuer plusieurs lots à une seule
entreprise et dans ce cas, ces lots font l’objet d’un seul marché.

28
3.6- Les Marchés Pluriannuel :

Ce sont des marchés qui s’étalent sur plus d’une année budgétaire à condition que les engagements
des dépenses et les règlements qui en découlent restent dans les limites des prévisions inscrites dans
le budget. Pour résumer voici un tableau récapitulatif :

Catégories Définitions

Ce sont des marchés qui portent sur des prestations ayant un


caractère permanent et continu et qui ne peuvent être
Les Marchés cadres
déterminées à l’avance quant à la quantité à commander.

Ces marchés sont conclus pour une année et peuvent être


reconductibles tacitement dans la limite d’une durée totale
de 3 ans et exceptionnellement de 5 ans.

Ce sont des marchés comportant une tranche ferme et des


Les Marchés à tranches tranches conditionnelles portant toutes sur un ensemble
Conditionnelles de prestations cohérentes, autonomes et fonctionnelles.

Ce sont des marchés dont les prestations en valeur et en


quantité peuvent être déterminées à l’avance par le maître
d’ouvrage et présentent un caractère prévisible,
Les Marchés Reconductibles
répétitif et continu pour chaque année.

Ces marchés sont établis pour les mêmes règles de durée


que les marchés cadres.

Les marchés clés en main ne peuvent être utilisés que pour les
Les Marchés Clés en Main
grands projets faisant appel à certaines technologies de pointe
dans le secteur ferroviaire

29
Suite :

Catégories Définitions

Il s’agit de marchés établis et répartis en plusieurs


Les marchés Allotis
lots qui peuvent être exécutés par différentes entreprises
attributaires de ces marchés.

Ce sont des marchés qui s’étalent sur plus d’une année


Les Marchés Pluriannuel budgétaire à condition que les engagements des
dépenses et les règlements qui en découlent restent dans
les limites des prévisions

Tableau 2 : Catégories de marchés publics selon le mode d’exécution

30
SECTION 4 : LES MODES DE PASSATION DES MARCHES :

Les modes de passation des marchés sont des procédures mis à la disposition des maîtres
d’ouvrages en vue de l’attribution d’un marché à un entrepreneur ou prestataire de services, ces
modes sont comme suit :

Appel d'offre

Le marché sur le
concours

Le marché
négocié

Figure 6 : Les modes de passation de marchés

4.1- Le marché sur appel d'offres :

Il s’agit d’un moyen permettant au maître d’ouvrage de choisir un entrepreneur parmi différents
offreurs de produits ou services.

Il est utilisé lorsque les prestations objet du marché nécessitent, en raison de leur complexité ou de
leur nature particulière, une sélection préalable des candidats dans une première étape, avant
d’informer ceux qui ont été retenus à déposer des offres.

On distingue ainsi, entre l’appel d’offres ouvert et l’appel d’offres retreint.

a. L’appel d’offre ouvert :

Ce mode de passation de marchés est destiné à tout candidat à titre individuel ou en


groupement, il doit obligatoirement être publié dans deux journaux à diffusion
nationale (un en langue arabe et l’autre en langue française) ainsi que dans le portail
électronique des marchés publics.

31
b. L’appel d’offre restreint :

Ce mode de passation de marchés est destiné aux marchés dont le montant dépasse deux
millions de dirhams est la procédure par laquelle l’acheteur choisit l’offre
économiquement la plus avantageuse, sans négociation, sur la base de critères objectifs
préalablement portés à la connaissance des candidats.

4.2- Le marché sur le concours :

Le concours met en compétition des concurrents, sur la base d'un programme, pour la réalisation
d'une prestation nécessitant des recherches particulières d'ordre technique, esthétique ou
financier. Les prix des marchés sont fermes, révisables ou provisoires. Le concours peut être
ouvert ou restreint

4.3- Le marché négocié :

Il s’agit d’un marché conclu avec le ou les candidats avec qui le Maître d’ouvrage décide de
négocier librement le prix du marché, les délais d’exécution, les modalités de livraison et les
conditions de paiement.

Ces marchés sont passés avec publicité préalable et mise en concurrence ou sans publicité
préalable et sans mise en concurrence. Dans les deux cas, le recours à la procédure est
exceptionnel.

La procédure négociée permet au maître d'ouvrage de négocier les conditions du marché avec un
ou plusieurs concurrents. Contrairement à l'appel d'offres, l'acheteur public a plus de latitude
dans le choix du candidat.

REMARQUE :

Le terme dans l’ancien décret « marché par entente directe » est remplacé par l’expression
« marché négocié ».
Il paraît que dans la pratique le marché négocié représente l’équivalent d’un marché par entente
directe.

32
Pour résumer :

Tableau 3 : Modes de passation

Modes Définitions

Un appel d’offres est une procédure par laquelle l’ONCF


demande à différents fournisseurs de faire une proposition
commerciale chiffrée en réponse à l’offre technique de son
Le marché sur appel d’offre besoin de produit (service ou prestation)

Les appels d’offres sont principalement utilisés (obligation


légale) pour le passage des marchés publics.

Cette procédure est retenue lorsque le marché présent des


Le marché sur le concours spécificités techniques dont l’exécution nécessite le recours
à un seul entrepreneur ou à un fournisseur déterminé.

La procédure négociée est un mode de passation des marchés


en vertu duquel une commission de négociation choisit
Le marché négocié l'attributaire du marché après consultation d'un ou
plusieurs concurrents et négociation des conditions du
marché.

33
SECTION 5 : LES DOCUMENTS CONSTITUTIFS DU MARCHE

5.1- Les documents relatifs à la consultation :

a. Les documents réglementaires :

Les documents réglementaires sont utilisés lors de la passation des marchés. Ils servent au
respect des principes de base de la réglementation.

Tableau 4 : Les documents réglementaires

Documents utilisés
Principes à respecter

 Organisation de la transparence
 Libre accès à la commande publique Avis de publicité (AAPC) (1)
 Mise en concurrence obligatoire

 Egalité de traitement des candidats Règlement de la consultation (RC) (2)

 Organisation de la transparence Avis d’attribution (3)

1. Avis de publicité (AAPC) : est l'avis de marché publié par le pouvoir adjudicateur ou
l'entité adjudicatrice pour informer les opérateurs économiques de la passation d’un ou
de plusieurs marchés. C’est le document d’information initial qui marque le lancement
des procédures de passation de marchés reposant sur une mise en concurrence.

2. Règlement de la consultation (RC) : est un document facultatif destiné à compléter


l’avis d’appel à la concurrence (AAC). Il fait partie du (DCE) et n'est pas un document
contractuel, les parties doivent cependant le respecter jusque l'attribution du marché
public.

3. Avis d’attribution : L’avis d’attribution est un document publié par l’acheteur public
destiné à annoncer le candidat retenu à un marché.

34
b. Les documents contractuels :

Il en existe de 2 types :

1. Les documents généraux :

Le Code des
marchés
publics.

Les CCAG Les CCTG

Figure 7: Les documents généraux

2. Les documents particuliers :

L’acte
d’engagement

Le CCAP Le CCTP

Figure 8: Les documents particuliers

35
Ainsi que, après la notification du marché :

- Les bons de commande.


- Les ordres de service.
- Les avenants

Bon de commande

• Est un acte d’exécution du marché, unilatéral et écrit du pouvoir adjudicateur mais


son objet se limite à commander des prestations décrites au marché dont l'exécution
est demandée et en déterminent la quantité.

Les ordres de service

• Est la décision du maître d’œuvre qui précise les modalités d’exécution de tout ou
partie des prestations qui constituent l’objet du marché.

Les avenants

• Est l’acte par lequel les parties à un contrat modifient ou complètent une ou plusieurs
de ses clauses.

Figure 9: Les documents après la notification du marché

5.2- les documents nécessaires à la passation d’un marché public :

a. L’Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC) :

Est une annonce publiée par le pouvoir adjudicateur dans un journal d'annonces légales,
au Bulletin officiel des annonces des marchés publics ou au Journal officiel.

Cette annonce est destinée à informer les candidats potentiels à un marché des
principales caractéristiques de ce dernier. Cette publication doit obligatoirement être
suivie d'un délai minimum avant la date limite de réception des candidatures ou des
offres.

b. Le Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) :

Est rédigé par l'administration pour le lancement des procédures de marchés publics.
Il regroupe les informations relatives à la mise en concurrence et à l'exécution du contrat.

36
5.3- Le contenu et la portée des documents composant le DCE :

a. Le règlement de la consultation (RC) :

Avec l'avis d'appel public à concurrence, le règlement de la consultation est un


document de mise en concurrence destiné à informer les candidats des modalités
pratiques de la consultation et des conditions de jugement des offres.

Le règlement de la consultation est facultatif si les mentions qui doivent y être


portées figurent dans l’AAPC.

Le Code des Marchés énumère les indications obligatoires dans l'un ou l'autre de
ces documents:

 L’identification de l’acheteur.
 La date et heure limite de réception des offres.
 L’objet de la consultation.
 L’étendue de la consultation.
 Le mode de règlement du marché.
 Les renseignements complémentaires.

b. L’acte d’engagement (AE) :

L'acte d'engagement est la pièce signée par un candidat à un marché public dans
laquelle il présente son offre financière et adhère aux clauses que la personne publique a
rédigées. Cette pièce figure dans le dossier de consultation sous forme d'un imprimé qui
doit être rempli par le candidat.

C’est le document le plus important sur lequel est formulée une proposition (prix, délai,
service après-vente, garantie...).

Ce document est signé par la personne publique lorsqu'elle accepte l'offre de l'entreprise.
Le marché est alors notifié à l'entreprise, soit par voie postale en recommandé avec
accusé de réception, soit directement auprès de la personne publique.

c. Les documents généraux (CCAG, CCTG) :

L'acheteur peut choisir d'appliquer un texte général à son contrat sous la forme d'un
CCAG (Cahier des Clauses Administratives Générales) et d'un CCTG (Cahier des
Clauses Techniques Générales).

37
Les CCAG fixent les dispositions administratives applicables à une catégorie de
marchés (fournitures courantes et services, travaux, prestations intellectuelles, marchés
industriels, techniques de l’information et de la communication), tandis que les CCTG
fixent les dispositions techniques applicables à des prestations de même nature
(travaux, exploitation de chauffage, contrôle technique, etc.…).

d. Les documents particuliers (CCAP, CCTP) :

L'acheteur définit les modalités de son besoin, et d'exécution des prestations dans un
cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et dans un cahier des clauses
techniques particulières (CCTP). Parfois, les deux documents peuvent être fusionnés
dans un Cahier des Clauses Particulières (CCP).

Le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) comporte certaines mentions


essentielles à la réalisation de la prestation :

 L’objet du contrat.
 Les conditions d'exécution.
 Les modalités de règlement (la personne publique détaille les
modalités de détermination du prix, la périodicité des paiements, les
clauses de révision, pénalités)

Le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) est le document qui traduit
le besoin. Il porte état de l'existant et détaille les qualités et composantes techniques des
produits.

Il peut comprend l’ensemble des spécifications techniques voulues par la personne


publique.

38
Pour résumer :

Tableau 5 : Les documents constitutifs du marché

Pièces constitutives
du marché Contenu

Document le plus important qui sert à formuler et à


chiffrer une proposition (prix, délai, service après
1. L’acte d’engagement
vente, garantie...).
Ce document doit être signé par la personne publique,
si l’offre est retenue.

Ce sont les dispositions administratives et financières


2. Le cahier des clauses administratives
particulières (CCAP) qui vont encadrer le marché.

Document technique qui décrit le besoin: quels sont les


travaux à exécuter ou les prestations commandées ?
3. Le cahier des clauses techniques
particulières (CCTP) Le CCAP et le CCTP sont éventuellement complétés
par le CCTG et le CCAG qui s’appliquent au marché
si les pièces particulières le prévoient.

4. Le Cahier des clauses administratives Qui fixe les dispositions administratives applicables
générales (CCAG) aux marchés de travaux, fournitures et services.

39
Chapitre 2 :
« L’analyse théorique du circuit de paiement
du marché public »

SETION 1 : LE CIRCUIT DE PAIEMENT

1.1- Définition :

Un paiement est un transfert d’actif monétaire qui permet d’éteindre une dette, et effectuer par le
service comptable du pouvoir adjudicateur. C’est l'acte par lequel l'organisme public se libère de
sa dette.

1.2 Typologies de circuit de paiement :

1. 2.1- Le circuit intra bancaire :

a. Définition :

Un circuit d’échange intra bancaire ou intragroupe (parfois qualifié de « quasi-système »)


désigne la situation dans laquelle le transfert de fonds s’effectue entre deux comptes domiciliés
dans les livres d’un même établissement ou d’un même groupe : il peut par conséquent être
réalisé de façon interne (« on-us »), c’est-à-dire sans recours à un système interbancaire de
paiement.

b. Représentation graphique :

Banque A

Banque A

Emetteur Bénéficiaire
Figure 10: Circuit intra bancaire
Banque A Banque A
Interprétation :

L’émetteur du paiement et le bénéficiaire sont titulaires de comptes auprès de la même banque.


La Banque A débite le compte de l’émetteur et crédite le compte du bénéficiaire.

40
1.2.2- Circuit interbancaire bilatéral (banking):

a. Définition :

Le correspondent banking est un accord, encadré généralement par un contrat bilatéral, par
lequel une banque dite banque correspondante émet ou reçoit, sur un compte dédié ouvert dans
ses livres au nom d’une banque cliente, des paiements pour le compte de celle-ci.

b. Représentation graphique :

Banque A Banque B

Banque A Banque A

Emetteur Bénéficiaire

Banque A Banque A

Figure 11: Circuit inter bancaire

Interprétation :

L’émetteur et le bénéficiaire du paiement sont titulaires de comptes auprès de deux banques


différentes (A et B), mais celles-ci s’échangent leurs paiements via une relation bilatérale de
correspondent banking reposant sur des comptes réciproques : la banque A débite le compte de
l’émetteur du paiement et crédite le compte-miroir du compte qu’elle détient auprès de la banque
B; la banque B débite le compte que la banque A détient auprès d’elle et crédite le compte du
bénéficiaire.

41
SECTION 2: LE DOSSIER DE PAIEMENT D’UN MARCHE

2.1- Le Décompte provisoire :

a. Définition :

Est un document remis par le titulaire d’un marché à la personne publique qui mentionne les
sommes auxquelles il prétend du fait de l'exécution du marché. Le décompte précise les
éléments permettant de déterminer les sommes.

A savoir que préalablement à l’établissement des décomptes provisoires, le maître d’œuvre doit
s’assurer de la satisfaction des dispositions contractuelles en matière de respect de délai, de prix
provisoires, ainsi que des dispositions prévues par les référentiels, directives et procédures en
vigueur.

A cet effet le décompte doit être appuyé des documents qui j’ai pu observer durant ma période de
stage, notamment :

- Des attachements.
- Des ordres de service.
- Fiche de suivie.
- Fiche de saisie.
- Fiche de règlement des décomptes.
- Les PV …

b. Volet juridique du décompte provisoire :

Article 55 : Décomptes provisoires

Selon le cahier des clauses générales applicables aux marchés passés pour le compte de
l’ONCF :

1- Il est dressé mensuellement, ou à chaque fois qu'il est nécessaire, et à partir des attachements ou
des situations admises par le maître d'ouvrage un décompte provisoire des travaux exécutés et des
approvisionnements réalisés valant procès-verbal de service fait et servant de base aux versements
d'acomptes au titulaire.

2 - Les décomptes provisoires sont établis dans un délai n'excédant pas un mois après la date
d'acceptation des attachements par le titulaire ou des situations par le maître d'ouvrage.

3 - Une copie de ce décompte est transmise au titulaire dans un délai n'excédant pas quinze (15)
jours à partir de la date de son établissement.

42
2.2- Le Décompte définitif général :

a. Définition :

Le décompte définitif reprend le montant effectivement payé à l’entrepreneur et est établi dans
les trois mois suivants la réception provisoire.

C’est un document contractuel établissant le montant total résultant de l'exécution du marché. II


récapitule en détail l'ensemble des éléments pris en compte pour le règlement définitif du
marché, à savoir :

 La nature.
 Les quantités d'ouvrages exécutées.
 Les prix qui leur sont appliqués.
 Les montants résultant de la révision des prix.
 Les indemnités accordées.
 Les pénalités encourues, et toute autre retenue.

b. Volet juridique du décompte définitif :

Article 43 : Décompte général et définitif

Selon le cahier des clauses générales applicables aux marchés passés pour le compte de
l’ONCF :

1- Le montant définitif résultant de l’exécution du marché est arrêté par un décompte général et
définitif. Celui-ci récapitule en détail l’ensemble des éléments pris en compte pour le règlement
définitif du marché.

2 - Le titulaire est invité, par un ordre de service, venir dans les bureaux du maître d’ouvrage
prendre connaissance du décompte général et définitif et à le signer pour acceptation.

3- L’acceptation du décompte général et définitif, par le titulaire, lie celui-ci définitivement en


ce qui concerne tant la nature et les quantités des prestations exécutées que les prix qui leur
sont appliqués, ainsi que les autres éléments pris en compte pour le règlement définitif du
marché tels que les montants résultant de la révision des prix, les indemnités accordées le cas
échéant, les pénalités encourues, les réfactions et toute autre retenue

43
SECTION 3: LES PROCEDURES A SUIVRE POUR LE PAIEMENT D’UN MARCHE
PUBLIC

3.1- Principe de la procédure :

Les règles de la comptabilité publique prévoient que le paiement ne peut intervenir qu'une fois le
service fait, c'est-à-dire lorsque l'acheteur public a constaté que les prestations ont bien été
réalisées et qu'elles sont conformes au contrat signé.

Même s'il existe certaines exceptions, le principe reste toutefois l'exécution préalable et il est
inutile d'envoyer une demande de paiement, sauf si une clause spécifique du marché le prévoie,
tant que les prestations n'ont pas été réalisées.

3.2- La demande de paiement :

En matière de rémunération, des règles doivent être suivies. A ce propos, une demande de
paiement enclenche différents mécanismes qui découlent sur le déblocage des fonds.

La demande de paiement n’intervient qu’une fois que le pouvoir public donne son aval quant à la
conformité de la commande par rapport au contrat.

Après l’émission de la facture par le titulaire, l’acheteur public a un délai avant de payer.

À réception d'une demande de paiement, l'acheteur public dispose d'un délai pour en
effectuer le règlement.

Tableau 6: Les mentions de validité de la demande de paiement

Pièces Mentions

 Les références du marché.


 La date.
Demande de paiement  Les montants.
 Numéro.

44
3.3- Aspect juridique :

Article 27: Conditions de paiement

Selon le cahier de clauses administratives particulières aux marchés passés pour le compte
de l’ONCF :

Les sommes dues à l’Entrepreneur en exécution du présent marché lui seront payées à l’échéance
de soixante (60) jours fin de mois et dans certaines situations quatre-vingt dix (90) jours fin
de mois.

3.4- Modalités de paiement :

Le titulaire d'un marché public ne peut demander le paiement de ses prestations que lorsqu'elles
ont été réalisées et que l'organisme public a constaté qu'elles sont conformes au contrat signé.

Cependant, il a droit à une avance dans certaines conditions, ainsi qu'à des acomptes dans la
mesure où ils correspondent à la valeur des prestations déjà réalisées.

À réception d'une demande de paiement, l'organisme public dispose d'un délai pour en effectuer le
règlement.

45
SECTION 4: PENALITE DE RETARD DE PAIEMENT

4.1- Définition du retard de paiement :

Le retard de paiement est présent dans de nombreux secteurs, et il ne faut surtout pas y céder,
même en cas de période difficile ou en déficit de trésorerie.

En effet il est préférable de contracter un petit prêt afin de payer ses fournisseurs à temps, que de
payer ses factures avec systématiquement deux mois de retard.

4.2- Les conséquences du retard de paiement :

La première conséquence du retard de paiement est la pénalité de retard qui peux être réclamée sans
justification, mais c'est ce n'est pas la seule.

De plus, un fournisseur peut poursuivre en justice un client ayant des retards de paiement s'il subit
un préjudice. Si le paiement de son client n'a pu être encaissé et qu'il ne peut poursuivre son
activité, le client devra sans doute payer des dommages et intérêts.

Car effectivement ces retards de paiement entraînent diverses conséquences sur l’entreprise.
D’abord, les entreprises non payées vont devoir affecter du personnel à recouvrer les factures, au
détriment de tâches plus productives, augmentant ainsi leurs charges administratives.

De plus, les retards de paiement ont généralement un effet boule de neige : l’entreprise qui n’est pas
payée par ses clients va elle-même peiner à régler ses fournisseurs.

4.3- Aspect juridique qui encadre les délais de règlement :

Article 21 : Pénalités pour retard

Selon le cahier de clauses administratives particulières aux marchés passés pour le compte
de l’ONCF :

1- En cas de dépassement du délai fixé, il sera appliqué par jour de retard une pénalité dont le
montant est égal à 0.8 ‰ (0.8 pour mille) du montant total toutes taxes comprises (TTC) du
marché.

2- Le montant des pénalités pour retard est plafonné à 10 % du montant initial du marché.
Lorsque le plafond des pénalités est atteint, l’ONCF est en droit de résilier le marché après mise
en demeure préalable et sans préjudice.

3- Lorsque le plafond des pénalités est atteint, l'autorité compétente est en droit de résilier le
marché après mise en demeure préalable et sans préjudice de l'application des autres mesures
coercitives

46
SECTION 5: DESCRIPTION DU CIRCUIT PAIEMENT DE LA DEPENSE PUBLIQUE
.

5.1- Notion de dépense publique :

Les dépenses publiques sont l’ensemble des dépenses réalisées par les administrations publiques.
Leur financement est assuré par les recettes publiques (impôts, taxes, et cotisations sociales)
et par l’excédent public. Comme toute entité, l'État assure son propre fonctionnement en disposant
des ressources financières nécessaires pour réaliser ses dépenses

5.2- L’exécution de la dépense publique :

Telle est la question à se poser : Comment s’exécute la dépense publique ?

Sous les dispositifs établis par la Loi de Finances, elle suit une chaîne qui permet de faire un suivi
et une exécution transparente des dépenses. C'est cette chaîne qui est définie comme le circuit de
la dépense publique, elle est établie de sorte qu'elle respecte trois pré- requis, à savoir :

 La conformité au budget c'est-à-dire la véracité des informations financières


sur les recettes disponibles et leur imputation.
 La conformité aux lois et aux règlements notamment la loi de Finances et les
dispositifs de règlements sur les finances publiques.
 La certification de l'exécution des dépenses c'est-à-dire la vérification des
dépenses enregistrées, si elles ont été vraiment réalisées par l'administration
concernée.

5.3- Le circuit de la dépense publique :

Engagement Paiement

Mandatement

Figure 12 : Le Circuit de la dépense publique

47
a. L’engagement :

L’engagement est l’acte par lequel l’organisme public (l’Etat, les collectivités locales, leurs
établissements et leurs groupements) crée ou constate une obligation de nature à entraîner une
charge.

Et constate à son encontre une obligation de laquelle il résultera une dépense.

b. Mandatement :

C’est l’acte administratif donnant, conformément aux résultats de la liquidation, l’ordre de payer
la dette de l’organisme public.

Soit l’ordre donné par l'ordonnateur au comptable de payer une dépense.

c. Paiement :

Le paiement, acte par lequel l'organisme public se libère de sa dette. En principe, l’exécution de
toutes les dépenses de l’Etat doit se dérouler selon cette procédure à trois phases successives.

48
CONCLUSION :

En tant que synthèse de tous les éléments mentionnés dans cette partie. On peut dire que les
marchés publics sont des contrats conclus à titre onéreux par les personnes publiques avec des
entreprises ou d’autres personnes publiques, pour répondre à leurs besoins.

Ces derniers peuvent être relatifs à la réalisation de travaux de bâtiment ou de génie civil
(marchés de travaux) ; à l’achat, à la prise en crédit-bail, à la location ou la location-vente de
produits ou matériels (marchés de fournitures) ; à la réalisation de prestations de services
(marchés de services).

Sans oublier de mentionner que les règles qui s'appliquent à ces contrats sont définies
par la législation relative aux marchés publics. Et l’ensemble de ces contrats doivent respecter
des principes qui permettent d’assurer l’efficacité de la commande publique et la bonne
utilisation des derniers publics, ça d’une part.

Et d’autre part, le paiement est la conclusion d'un enchaînement d'étapes clairement définies.
L'exécution des prestations démarre après la notification du contrat, la réception
d'un ordre de service ou la réception d'un bon de commande.

Les pouvoirs adjudicateurs, les entités adjudicatrices et les autorités concédantes sont soumis
aux mêmes règles relatives aux modalités de paiement. Ces règles sont fixées, principalement,
dans le code du marché public.

Il est donc intéressant de rappeler les obligations auxquelles l'administration est exposée
pour payer ses fournisseurs, ainsi que les pénalités auxquelles elle est exposée en cas de retard
de paiement et ceux l’importance de bien maîtriser le circuit de paiement.

Nul ne peut nier l’impact négatif des retards de paiement des fournisseurs sur le tissu
économique marocain.

Pour traiter cette problématique « épineuse » et toujours actuelle, illustrant en prenant


le cas de l’ONCF.

49
Partie II :

2020
Théorique

50
Partie II : Approche Pratique

INTRODUCTION :

Cette partie est la plus importante, puisqu’elle s’agit de notre empreinte personnelle.
Dans laquelle il faut mobiliser activement ses connaissances intellectuelles ou personnelles
pour répondre à une problématique spécifique dont cedi rapport fait l’objet.

Avec la nécessité de fournir des éléments de réponse fiables et convaincants qui permettront
de résoudre la problématique centrale de l’étude.

Afin de bien entamer les différentes phases de sa réalisation, il est fondamental


pour tout projet de le situer dans son environnement organisationnel et contextuel.

Cette deuxième partie va donc s’articuler autour de deux chapitres :

Ainsi, nous aborderons dans un premier lieu, au cours de ce chapitre, une présentation
succincte de l’ONCF et l’environnement du travail, du fait qu’elle continue toujours
sa croissance sur son secteur d’activité voyageur, avec une présentation de l’ensemble des
départements et notamment le Pôle développement dont lequel j’ai pu effectuer mon stage
de fin d’étude et tournera autour de la présentation de ma problématique de recherche.

Ensuite le deuxième chapitre se chargera de décrire relativement le circuit de paiement


de l’ONCF, et la présentation des outils prévisionnels du risque de retard de règlement
qui se manifestent au quotidien.

Pour parvenir à une croissance forte, le circuit de paiement entre les donneurs d’ordre
et les fournisseurs doit être le plus fluide possible, en raccourcissant les délais de paiement
et en respectant les délais convenus.

A ce titre, il convient de préciser que le respect des délais de paiement concerne aussi bien
le secteur public vis-à-vis des entreprises privées que les entreprises privées entre elles,
et plus particulièrement entre les grandes entreprises et les PME.

Les délais de paiement commencent à constituer un problème économique et social


lorsqu’ils se généralisent et concernent presque tous les secteurs d’activité de l’économie.

51
Chapitre I :
« Présentation de l’établissement d’accueil

SECTION 1 : ANALYSE DU CADRE GENERAL DE L’ONCF

1.1- Le Secteur ferroviaire au Maroc :

Le secteur du transport constitue l’un des principaux leviers de la croissance économique


et du développement du Royaume et figure par conséquent parmi les principales priorités
du Gouvernement Marocain. En effet, l'ensemble des activités commerciales et touristiques
du pays est tributaire de la construction, de l'extension, du maintien et de l'amélioration
des voies de communication.

Dès lors, le Ministère de l'Equipement, du Transport et de la Logistique engage tous ses


efforts afin de réaliser une infrastructure de base moderne, facilitant les échanges locaux,
régionaux et internationaux et assurant la fluidité, le confort et la sécurité des déplacements
des biens et des personnes.

Selon la Confédération Nationale du Transport et de la Logistique (2008), la contribution


économique et sociale du secteur du transport au Maroc, tous modes confondus, se présente
comme suit :

 Il participe à hauteur de 15% aux recettes de l’Etat.


 Il participe à hauteur de 15% aux recettes de l’Etat
 Il assure près de 10% des emplois de la population active urbaine

Le secteur du transport se compose des quatre segments illustrés ci-dessous :

Transport Transport Transport Transport


Routier Maritime Aérien Ferroviare

Figure 13 : La composition du secteur de transport

52
Dans cedi rapport on va mettre en lumière les transports ferroviaires, puisque le Maroc
a été l’un des premiers pays du continent africain à disposer d’une voie ferrée.

Notons qu’aujourd’hui, le réseau ferroviaire du royaume compte parmi les plus modernes
d’Afrique, il est géré et exploité par l’Office Nationale des Chemins de Fer (ONCF) depuis
1963.

Il est placé sous la tutelle technique du Ministère de l’Equipement, du Transport et de la


Logistique ; et sous la tutelle financière du ministère de l’Economie et des Finances.

Il est le principal acteur du secteur. Il a pour mission d’étudier et de construire


les nouvelles lignes et d’exploiter le réseau ferroviaire national.

Et le secteur dispose encore et toujours d’un fort potentiel de développement : amélioration


de la sécurité, développement du réseau, etc. Il bénéficie actuellement d’importants
investissements qui visent à mettre à niveau le réseau et, à terme, à créer une véritable filière
ferroviaire pour le pays.

53
1.2- Aperçu Général sur l’ONCF :

La finalité de ce point est tout d’abord de faire connaitre le lecteur à l’environnement de


l’entreprise d’accueil tout en mettant l’accent sur son histoire.

L’Office National des Chemins de Fer est un établissement public à caractère industriel
et commercial doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Il est placé sous la
tutelle du Ministère de l’Equipement, des Transports et de la Logistique.

Il a pour mission l’exploitation du réseau ferroviaire national pour le transport de voyageurs


et de marchandises. Il est aussi chargé de réaliser des études, la construction et l’exploitation
des lignes nouvelles de chemin de fer ainsi que l’exploitation de toutes les entreprises
se rattachant directement ou indirectement à son objet.

1.3- Bref Historique de l’ONCF:

Côté histoire maintenant, il est à rappeler que les premières liaisons des Chemins de Fer
furent l’œuvre de l’armée d’occupation française. Elles partaient d’Oujda, à Casablanca et
Kénitra. Ce fut l’époque de la voie de 0,60m d’écartement entre les rails. Ces voies furent
ouvertes au public le 27 mars 1916.

En 1921, le réseau militaire à voie 0,60m avait à peu près la consistance du réseau à voie
normale actuel. L’année 1923 marqua le début des constructions des voies normales et la
disparition des 0,60m, remplacées en 1928.

En 1963, le Gouvernement marocain a décidé le rachat des concessions et la création de


l’ONCF.

Figure 14 : Le premier chemin de fer à voie étroite

54
1.4- Carte du réseau ferré :

Figure 15 : La carte du réseau ferré

Le développement des infrastructures ferroviaires présente des opportunités pour diverses


activités : mise à niveau du réseau de base, modernisation des infrastructures d’accueil,
maintenance des équipements : fourniture, ingénierie, réseaux électriques, signalétiques,
maîtrise d’œuvre, assistance à maîtrise d’ouvrage, construction de plateformes logistiques….

55
SECTION 2: IDENTIFICATION DU GROUPE

2.1- Filiales :

En plus de ses activités de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises, Le Groupe


ONCF est constitué de filiales opérant sur des métiers complémentaires ou connexes tels que :
la maintenance de l’appareil de production, le transport routier, la messagerie, l’hôtellerie,
la formation ferroviaire….

CARRE

IFF SMMRGV

Supratours Filiales INFRAWAY

Figure 16 : Les Filiales de l’ONCF

56
a. Supratours :

Supratours est une filiale du Groupe ONCF, exploitant des lignes d'autocars longue distance
au Maroc. La quasi-exclusivité de son réseau est organisée autour de la ville de Marrakech.
En dehors des lignes régulières, des services ponctuels ou touristiques de transport par autocar sont
également proposés sur l'ensemble du territoire du Royaume.

b. IFF :

Basé à Rabat, l’IFF est aujourd’hui l'Institut de formation aux métiers du ferroviaire le plus
prestigieux du continent africain. Il a été créé dans le cadre du projet à grande vitesse entre Tanger
et Casablanca conjointement avec la Société nationale des Chemins de Fer SNCF et propose une
panoplie de formations différentes, toutes autour du secteur ferroviaire.

c. CARRE : Société Marocaine des Transports Rapides :

En tant que première société spécialisée dans le transport de messagerie au Maroc, combinant deux
modes de transport rail-route. Etant filiale de l’Office National des Chemins de fer ‘ONCF’,
elle a pu tirer profit des atouts du rail au fil des années.
Son parc de véhicules moderne sillonne le Maroc selon les besoins de ses clients.

d. SMMRGV :

Elle est détenue à 60% par les chemins de fer marocains et à 40% par leur homologue français.
Cette société mixte assurera l’entretien du matériel sur une durée de quinze ans, au cœur d’un
atelier de maintenance ultramoderne, inauguré en septembre 2015 par Sa Majesté Le Roi
Mohammed VI.

e. INFRAWAY :

L’ONCF fer vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle filiale baptisé« Infraway-Maroc ».
En effet, cette nouvelle entité sera spécialisée dans la gestion des chantiers de maintenance des
infrastructures ferroviaires.

57
2.2- Fiche technique :

Tableau 7: La fiche signalétique de L’ONCF

Office National Des Chemins De Fer

Rabat
Siège Social

Forme juridique Etablissement Public

Mohammed Rabie Khlie


Direction
(Directeur général)

Création 1er janvier 1963

Activités - Transport de voyageurs


- Transport de marchandises
- Transport de phosphates

« L'avenir se lit sur nos lignes »


Slogan

[Link]
Site web

Filiales Supratours, SMMRGV, CARRE, IFF,


INFRAWAY

58
2.3- Organigramme :

L’ONCF est organisé en pôles opérationnels et directions de supports dans le souci de focaliser au
quotidien ses énergies vers la satisfaction de sa clientèle. Constituant une condition préalable pour
s’engager dans la voie du progrès et de l’excellence, ce mode de fonctionnement permet une
clarification des responsabilités et l’instauration d’un mode de gestion par objectif.

Figure 17 : L’Organigramme de l’ONCF

59
SECTION 3 : DOMAINES D’ACTIVITES DE L’ONCF :

3.1- Missions et valeurs :

a. Une mission au service de la mobilité durable :

L’Office National des Chemins de Fer « ONCF » est un Etablissement Public à caractère
Industriel et Commercial, doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière.

Il a pour mission d’assurer le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises dans les


meilleures conditions de sécurité, de sûreté, de confort, de régularité, et de développement
durable. A ce titre, il assure :

 L’exploitation du réseau ferré national.


 La réalisation des études, la construction et l’exploitation de nouvelles lignes
de chemins de fer
 L’exploitation des entreprises se rattachant, directement ou indirectement, à
l’objet de l’Office.
 Il contribue également aux activités du transport ferré urbain et offre des
services complémentaires qui renforcent sa vocation principale.

60
b. Cinq valeurs partagées au quotidien :

1. Sécurité :

L’ONCF veille à assurer le transport des personnes et des biens dans les meilleures
conditions en respectant les normes et les règles de sécurité en vigueur et en menant
les actions de vigilance, de prévention et de surveillance qui s’imposent.

2. Excellence :

L’ONCF s’améliore en permanence avec l’envie de se dépasser, tout en aspirant à un


avenir meilleur dont les maîtres-mots sont la performance et le professionnalisme
au service de ses parties prenantes.

3. Transparence :

L’ONCF communique ouvertement, en favorisant l’écoute et le respect de l’opinion de


l’autre. Il instaure un climat de confiance et de compréhension
basé sur la concertation et la sincérité.

4. Rigueur :

L’ONCF veille au respect des règles et des procédures, tout en adoptant une attitude
responsable, des comportements professionnels et en persévérant dans les bonnes
pratiques.

5. Engagement :

L’ONCF s’implique et s’investit pour atteindre les objectifs fixés, en privilégiant


le travail d’équipe, l’esprit d’initiative et en plaçant la satisfaction des parties
prenantes au cœur de leurs préoccupation.

61
3.2- Chiffres clés :

Selon le rapport World Economic Forum « WEF » dans son édition 2018, le réseau ferré
marocain est classé leader au niveau arabo-africain en terme de compétitivité et de qualité.

a. Transports voyageurs :

35 millions 204 trains


De voyageurs Par jour

20 millions 16,6 millions


De voyageurs à bord des De voyageurs à bord des
trains grands lignes trains navette rapide

105 609 places 74% taux de satisfaction


Offertes/jour Des clients

b. Ressources humaines

7 761 collaborateurs 90% des collaborateurs


Au service des clients Mobilisés sur le terrain

67 592 journées
466 Effectifs De formations
Des collaborateurs recrutés

62
3.3- Projets réalisés :

D’importants projets structurants ont été achevés en 2018 pour le développement du réseau ferré
existant. Il s’agit plus particulièrement :

 Du triplement de l’axe Casablanca – Kenitra sur 130 km y compris la rénovation


du tunnel reliant Salé à Rabat ainsi que la dé-saturation du carrefour de
Casablanca par lequel transite 90% du trafic voyageurs et marchandises.

 Du doublement complet de la ligne Casablanca – Marrakech sur 170 km.

 Du renforcement de la sécurité et de la sûreté au niveau des emprises


ferroviaires.

 De la construction de nouvelles gares modernes à Tanger, à Kenitra, à Rabat, à


Casablanca, à Oujda et à Benguerir, passant ainsi de simples points de transit à
des centres de vie multifonctionnelles et des hubs multimodaux, offrant plus de
services et une meilleure accessibilité.

63
SECTION 4 : PRESENTATION DES DEPARTEMENTS DE L’ONCF

4.1- Départements de l’ONCF :

Les principes fondamentaux de l’organisation de l’ONCF reposent sur la mise en place de cinq
pôles soutenus par des directions :

a. Pôle voyageurs :

Il est le centre d’où provient une part importante de la recette pour financer les dépenses de
l’office donc il est un secteur sensible vue qu’on s’adresse aux humains et non aux machines, ce
qui implique plus de vigilance et demande de l’attention vis-à-vis du client ainsi qu’une grande
patience pour pouvoir le satisfaire et vendre les prestations offertes.

b. Pôle Infrastructure et Circulation :

Ce pôle est chargé des activités d’infrastructure et de circulation dans la continuité par rapport à
l’existant tout en veillant à garantir la disponibilité, la sécurité et la qualité de l’infrastructure
ferroviaire.

c. Pôle Fret et Logistique :

Ce pôle est chargé du développement commercial de l’ONCF sur ses marchés traditionnels (Fret
et Phosphates) et de renforcer son positionnement dans la logistique.

d. Pôle développement :

Ce Pôle est chargé de la concrétisation du méga projet «Ligne à Grande Vitesse LGV » ainsi que
la valorisation du patrimoine de l'ONCF de manière à en faire un axe de développement et de
profit pour l'office.

e. Pôle maintenance matériel :

Ce pôle assure la maintenance du matériel roulant et intervient vis-à-vis des Pôles Voyageurs et
Fret & Logistiques comme un prestataire interne. Il définit la politique de maintenance et élabore
ses règles, sa consistance, sa périodicité et décide de l’aptitude du matériel à circuler.

64
4.2- Service comptabilité de gestion :

J’ai effectué mon stage de fin d’étude au pôle développement, qui a pour mission
d’accompagner, comme son nom l’indique, le développement de l’Office.

Et ceux en particulier dans le service comptabilité de gestion.

Ce service a pour mission la comptabilisation de tous les opérations du pôle, tenir à jour la
nomenclature des comptes, le traitement des dossiers de règlement des fournisseurs, suivre
l’exécution des contrats clients, l’élaboration des états comptables, l’organisation des méthodes
de travail, la gestion des établissements, et le suivi de recouvrement des créances propres au
pôle.

Ce service occupe une place cruciale au sein du pôle vue qu’il vise à assurer un contrôle et une
vérification permanente permettant de garantir un management efficient et un pilotage technico-
économique efficace, et l’élimination de tout risque de rejet.

La vérification consiste à contrôler l’équivalence entre les quantités mentionnées dans l’état
d’attachement des travaux avec ceux mentionnés dans les décomptes ; en plus de ça, la
vérification des montants en tenant compte les différentes majorations retenues ainsi que les
réductions ; et vérifier le numéro de marché ainsi que la date de réception sur tous les documents
constituant le marché.

Le logiciel dans lequel le service permet d’enregistrer les différentes opérations effectuées par le
fournisseur pendant une durée de un mois (Nature des travaux, quantité, de facture, numéro de
décompte, date de réception, numéro de marché …..).

Figure 18 : Logiciel ORACLE

65
4.3- La problématique à traiter :

L’allongement des délais de paiement est l’un des sujets qui ont fait couler beaucoup d’encre au
cours des dernières années.

En effet, la résolution de la problématique des délais de paiement tarde à intervenir et ce, malgré
le forcing exercé par les pouvoirs publics. Ceci laisse conclure que ses causes sont profondes et
ne sont pas purement financières, mais aussi d’ordre culturel, politique et même moral.

Un retard de paiement survient quand aucun versement n'a été effectué depuis le dépassement de
la date d'échéance de la facture.

Cela peut arriver à tout entreprise et ne génère pas forcément à des mauvaises conséquences.
Mais dans le cas où une entreprise cumule trop de factures impayées de la part de ses clients, sa
survie et son image de marque ainsi que sa réputation se trouvent menacée beaucoup plus vite
qu’on ne l’imagine .

Ainsi et compte tenu de ma problématique de recherche, je vais essayer d’apporter des réponses
aux questions suivantes :

 Quelles sont les difficultés et les problèmes auxquels l’Office fait face en termes de
paiement ?
 Quelle seront les différentes outils prévisionnels à mettre en place pour diminuer
le maximum de retard ?

Dans la mesure de bien réussir mon thème de stage de fin d’étude, la fixation des objectifs que je
souhaite atteindre reste une nécessité primordiale, à côté de ma finalité essentielle qui est
l’analyse du circuit de paiement dans le cadre d’un marché public cas de l’ONCF Rabat, mes
trois principaux objectifs sont donc les suivants :

 Décrire le circuit de paiement de l’ONCF.


 Mesurer et analyser le risque de retard de règlement de fournisseur.
 Proposer des solutions potentielles pour résoudre le problème.

66
Chapitre 2 :
« Le circuit de paiement dans le cadre d’un
Marché public ; le cas de l’ONCF »

SECTION 1 : LA DEMARCHE SUIVIE

1.1- Méthodologie de travail :

Après avoir énoncé ma problématique et présenté les différents aspect surlesquels va porter
mon projet de fin d’étude, il convient de donner un aperçu sur la manière dont cette étude
a été menée.

Sur la base des observations formulées une collecte d’informations secondaires a été faite,
pour bien comprendre le principe et les mécanismes de déroulement du circuit de paiement
au sein de l’ONCF et mesurer sa pertinence en termes d’efficacité et efficience.

Afin de commencer une étude performante et riche en informations, il convient tout d’abord de
tracer une démarche bien défini par laquelle l’échange d’informations sera utile pour cedi
rapport.

Ainsi pour répondre à la problématique déjà énoncé auparavant, qui consiste à analyser le
problème concernant le retard de règlement des fournisseurs ; un entretien direct
a été réalisé avec les membres de service ainsi qu’avec les responsables et plusieurs personnes
d’un savoir avéré sur ce marché pour maîtriser au mieux le déroulement de la procédure
de règlement.

L’objectif ultime du présent rapport est d’optimiser le processus de paiement de l’ONCF,


donc si on a à formuler la problématique principale, il s’agira de répondre à la question
suivante :

 Comment optimiser le circuit de paiement de l’ONCF ?

Pour ce faire, il est indispensable de préciser les points suivants :

 Comment l’ONCF organise et gère les procédures de règlement ?


 Quelles sont les différentes causes entrainant un retard de règlement ?
 Quelles sont les différents cas auxquelles l’ONCF fait face au moment du
rejet ?
 Comment peut-on réduire les effets de ces limites, et par conséquent,
optimiser le circuit de paiement de l’ONCF ?

67
A cet effet, la méthode utilisée pour élucider ce problème en se basant sur une démarche
organisée et bien ciblée; je vais suivre la méthode de résolution des problèmes mis en
place par le Dr. Rémi Bachelet.

Cette dernière va me permettre ainsi d’éviter la précipitation et la prévention; en détaillant


chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il
serait requis pour mieux les résoudre.

Il ne faut pas oublier de signaler que ça va me permettre de présenter mes pensées selon un
ordre préétablie, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaitre,
pour monter peu à peu, jusqu’ à la connaissance des plus complexes.

Et ça permet de maîtriser plusieurs outils et techniques qui seront utiles dans cedi rapport à
savoir ; le QQOQCP, le diagramme causes-effets, le brainstorming et d’autres …, grâce
auxquelles le résultat final sera plus performant.

Cette méthode repose sur quatre étapes fondamentales qui vont être détaillé dans ce qui suit :

• Définir le • Remonter
problème aux causes

1/ 2/
Cadrage Analyse

4/ 3/
Action Solution
• Implantation • Trouver et
• Suivi choisir les
• Evaluation solutions

Figure 19 : Les étapes de la méthode de résolution du problème

68
1.2- Ressources mobilisés :

Il est important tout d’abord de spécifier les ressources exploitées durant le stage, pour la mise
en place d’une stratégie efficace :

a. Ressources informationnelles / documentaires :

Cette ressource est importante du fait qu’elle est utile dans le cadre des activités de
traitement de l'information, pour mener à bien la mission, et faciliter la prise de
décision ou encore la résolution de problèmes.

J’ai pu exploiter durant mon stage plusieurs documents qui m’ont avéré utile pour la
rédaction de mon rapport.

A savoir ; le cahier des clauses générales applicables aux marchés passés pour le
compte de l’ONCF (CCAG) qui contient :

 Le cahier des clauses générales applicables aux marchés de travaux et


fournitures exécutés pour le compte de l’ONCF (CCGT).

 Le cahier des clauses générales applicables aux marchés de services portant sur
les prestations d'études et de service passés pour le compte de l'ONCF (CCGS).

Ces derniers contiennent tous les dispositions et articles relatives aux dispositions
générales des marchés, les articles relatifs aux garanties de marchés, les étapes de
préparation et exécution des travaux, le prix et le règlement des comptes…

Ce document m’a beaucoup appris sur le fonctionnement de la constitution d’un marché


public notamment les documents nécessaires, les principaux intervenants durant le
règlement, les pénalités de retard, les retenus de garantie ; ce qui a enrichit d’avantage
mon rapport.

69
Ensuite, la directive relative au processus de paiement, qui m’a servit à enrichir
davantage ma partie pratique.

Ce document contenait tous les éléments relatifs aux différentes phases d’un paiement,
les principales activités de contrôle de chaque intervenant lors du processus de paiement,
les principaux documents de références, tous les entités concernées et le lexique utilisé.

Par la suite, le manuel du marché public, un document très important qui m’a permis de
comprendre la notion d’un marché public, ses composants, ses principes, les typologies,
les différents modes de passation, et un aperçu davantage sur les documents relatif
à la consultation que ce soit les documents règlementaires ou bien particulières.

Et pour finaliser le tous, une fiche de contrôle ou de mandateur, cette fiche m’a servi pour
visualiser les différents cas auxquelles fait face l’ONCF au moment d’un rejet, tous
les éléments et les mentions obligatoires que doit contenir que ce soit dans un décompte,
les factures, la situation du marché, la fiche de suivie des délais, la fiche de suivie
de modifications ou d’évolution, la fiche de suivi du règlement ..... En l’absence de certaines
mentions le dossier de règlement ne sera pas validé.

b. Ressources Technologiques :

La technologie est devenue un allié clé pour l’accomplissement de toutes sortes de tâches.
Parmi les applications qui disposent actuellement et qui m’a servi durant mon stage
et mon rapport ; est le logiciel ORACLE.

D’une part c’est un système de gestion de base de données relationnelle (SGBDR) qui
depuis l'introduction du support du modèle objet dans sa version 8 peut être aussi
qualifié de système de gestion de base de données relationnel-objet.

70
Et ça ma permis d’avoir un aperçu global sur le suivi et l’avancement du dossier de
règlement tout le long du processus.

D’autre part, la réalisation des fiches de mandatements ; ça consiste à contrôler la


régularité de l’ordonnancement = « mandatement » et à établir, à bonne date, une pièce
comptable, dite « instrument de règlement » ; c’est la feuille maîtresse dans n’importe
quelle dossier.

Il s’agit de l’émission d’un « mandat» lorsqu’il s’agit de paiement des dettes et de


l’émission d’une « facture client » pour le recouvrement des créances, et ce mandat est
adressé au service gestion de la trésorerie, la facture – client au tiers débiteur.

c. Ressources humaines :

C’est un facteur clé du succès des différents projets de l’ONCF, le capital humain se
mobilise autour de trois axes clés : l’engagement, l’appropriation et la cohésion.

Et c’est ce que j’ai décelé tout au long de la duré de mon stage au sein du Pôle
Développement ; et précisément au sein du service comptabilité et gestion, qui est composé
d’une équipe motivé, active et dynamique sous la direction d’un chef de service -
Un responsable de contrôle et plusieurs comptables.

C’est un service homogène, qui englobe plusieurs spécialités, notamment des personnels
consacré aux budgets et à l’achat, ce qui m’a permis d’enrichir mes connaissances pour
l’élaboration de mon rapport et de visualiser de plus près le processus de paiement à ces
débuts c'est-à-dire depuis sa phase de constitution.

71
1.3- Moyens exploités :

Plusieurs méthodes et outils vont être mobilisés et exploités dans ce rapport, pour analyser
les donnés de façon à bien peser le problème.

a. Le QQOQCCP :

Le QQOQCCP (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi), appelé aussi
méthode du questionnement est un outil d’aide à la résolution de problèmes comportant une
liste quasi exhaustive d’informations sur la situation.

C’est un outil adaptable à diverses problématiques permettant la récolte d’informations


précises et exhaustives d’une situation et d’en mesurer le niveau de connaissance que l’on
possède.

Cette méthode sera utiliser dans mon analyse, car elle permet d’apporter des informations qui
vont permettre de mieux connaître, cerner, clarifier, structurer et cadrer la situation.

b. Diagramme de Pareto :

Le diagramme de Pareto est un graphique représentant l'importance de différentes causes


d'un phénomène. Ce diagramme permet de mettre en évidence les causes les plus importantes
sur le nombre total d'effet et ainsi de prendre des mesures ciblées pour améliorer une
situation.

Cet outil met en évidence la loi des 80/20. Autrement dit, agir sur 20% de causes permet de
résoudre 80 % des effets. Ci-dessous une représentation illustre ce principe :

Figure 20 : La loi des 80/20


72
c. Le Brainstorming :

Le brainstorming est une technique de génération d'idées qui stimule la réflexion créative
lors de la recherche de solutions pour un problème donné. Il s'agit d'une méthode qui favorise
la réflexion créative et qui a pour objectif de générer rapidement un grand nombre d'idées.

Cette technique s'applique aussi bien pour des sessions individuelles que collectives.
Le brainstorming classique associe, connecte et combine différentes idées isolées pour en
générer de nouvelles.

d. Le digramme « causes-effets » :

Bien qu'il soit plus connu sous sa forme classique, le diagramme causes/effet, également
appelé diagramme d'Ishikawa ou des 5M, peut aussi être considéré comme un outil
d'ordonnancement des informations.

Dans le processus de prise de décision, il sera appliqué à l'analyse des informations


et à la validation des options. Le but de ce diagramme est de construire un outil d'analyse
listant les causes d'un effet.

L’outil créé par Mr Ishikawa fait partie de ceux à posséder dans sa trousse à outils spéciale
"résolution des problèmes".

73
SECTION 2 : LE CADRAGE DU PROBLEME

Cette première étape ayant pour objectif de comprendre et définir le problème. Dans la
mesure où il est fréquent d’être face à plusieurs problèmes, il convient de tous les détecter
pour les prioriser et fixer des objectifs.

1/ 2/
Cadrage Analyse

4/ 3/
Action Solution

Figure 21 : Cadrage du problème

2.1- Définir la situation de départ selon la méthode QQOQCCP :

Pour comprendre la situation, la méthode QQOQCCP (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment,
Combien et Pourquoi) permet d’obtenir un ensemble d’informations pour mettre en évidence
les raisons ou les causes principales d’une situation, d’identifier clairement et de manière
structurée les aspects à traiter ou à améliorer; et surtout de ne rien oublier lors de la
planification des actions correctives.

74
a. Quoi :

Un établissement comme l'ONCF, qui a certes offert des opportunités aux entreprises à
travers le grand projet de LGV, a du mal à payer ses fournisseurs.

En effet, l’Office se heurte à se problème de façon quotidienne ; pour divers raisons qui vont
être détaillé par la suite.

On peut dire, l’Office National Des Chemins de Fer souffre toujours du problème de retard
de paiement des fournisseurs qui a pour mission soit l'exécution des différents travaux, la
prestation de services ou fournir les matières et fourniture demandés.

Malgré des mesures prises, le problème demeure encore posé ; la mobilisation des outils
préventifs pour l’amélioration des délais de paiement dans la sphère publique en matière de
solvabilité, tel il n’en demeure pas moins que certains établissements publics sont encore loin
du compte.

b. Qui :

Cela concerne toutes les entreprises et établissements publics, ils ont été tous pointés du doigt
en raison des délais de paiement, dans notre cas c’est l’ONCF.

En effet les administrations passant des marchés publics sont souvent réputées comme
mauvais payeurs, exposant leurs fournisseurs à des délais de paiement long.

Autrement dit, le fournisseur se met d’accord avec le client sur un délai et se trouve payé au
bout de deux fois la durée contractuelle et nul ne peut nier l’impact négatif des retards de
paiement sur le tissu économique marocain.

Ce flux devient lourd, lent et handicape en partie le bon fonctionnement de l’entreprise et de


l’économie. On peut qualifier que le non-respect des délais de paiement est un boulet pour la
croissance de l’entreprise.

75
c. Où :

Ces retards de paiement ont tellement préoccupé les opérateurs économiques qui les considèrent
comme étant un important frein au développement de l’entreprise marocaine.

Cette problématique est la principale cause de défaillance des entreprises. Des milliers d’entités
déclarent faillite annuellement à cause des créances impayées.

Généralement les entreprises du secteur publiques souffrent encore de ce problème, malgré


plusieurs mesures correctives en était prise par rapport à ce fléau.

Donc ces retards de paiement sont une réalité courante dans le monde de l’entreprise. Avec parfois
des effets désastreux, notamment sur la trésorerie.

d. Quand :

Ce problème existe depuis toujours, malgré que les délais moyens de paiement dans le secteur
public se sont certes améliorés: Ils ont baissé de 14 jours pour les administrations et les
entreprises et établissements publics et de 19 jours pour les collectivités locales.

Comme toutes les statistiques, ces moyennes sont une agrégation de situations très disparates.
D’après le ministre de Finance.

La TPE, la PME et de nombreux prestataires de services ont du mal à se faire payer et ils sont loin
de ressentir «l’amélioration» des délais.

En effet, L’ONEE, l’ONCF, et d’autres n’arrivent pas à revenir à des délais de paiement
raisonnables. Ce qui impacte l’entreprise mais aussi tout l’écosystème qui tourne autour. C’est ce
qui explique en partie les délais de 180 et 110 jours observés.

76
e. Comment :

Dans la relation entre client fournisseur, il y a toujours un délai de paiement accordé au client
par le fournisseur, et qui est un fait pour le créancier de repousser l'échéance de la dette de
son débiteur.

Le retard de paiement est une réalité dans le monde de l'entreprise, et il est bien souvent
nécessaire de faire face aux mauvais payeurs. Ce retard est souvent à l'origine de tensions
dans le couple fournisseur-client.

Ayant des conséquences néfastes pour les entreprises dont la trésorerie, le profit et la
compétitivité sont affectés. L'exécution des paiements dans des délais acceptables constitue
dès lors un acte élémentaire de bonne gestion financière.

De ce fait l’optimisation du processus du Circuit de paiement en matière de règlement des


marchés des prestations et des travaux était pour toujours un sujet de débat d’actualité soit
à l’ONCF, soit à d’autres entités publiques ou même privés.

Le souci majeur étant d’une part, la simplification du processus, la réduction du délai de


paiement et en consolidant toujours le système de contrôle et d’autre part honorer les
engagements prévus dans le cadre des contrats l’ONCF avec ces fournisseurs, permettre
le paiement à l’échéance et instauré un climat de confiance et de fidélité entre les partenaires
de l’ONCF.

On aura beau lancer des débats, mettre en place de nouvelles réglementations, voire menacer
les réfractaires, il n’en demeure pas moins que la problématique des délais de paiement
est loin d’être du passé.

Une véritable dynamique autour de cette question, du fait la nécessité d’entreprendre des
actions correctives et des mesures pratiques à dépasser en effet cette situation.

Bien que, l’Etat s’engage à honorer ses engagements envers ses fournisseurs dans un délai
ne dépassant pas les 60 jours et dans certains cas à 90 jours.

Une grande avancée, certes, mais le problème demeure posé pour certains organismes publics,
en l’occurrence l’ONEE, l’ONDA, l’ONCF… Pourtant, ces derniers organismes donnent du fil
à retord à leurs fournisseurs.

77
f. Combien :

S’agissant des EEP « Entreprises et Etablissements Publics » ayant déclaré les délais les plus
longs, les dernières données disponibles de l’Observatoire en affichent une dizaine à voir :

Tableau 8: Liste des 10 Entreprises et Établissements publics ayant déclaré les délais
les plus longs.

D’après ce tableau, l’ONCF est classé parmi les entreprises qui déclarent des délais les plus
longs cette année, ce qui montre que l’office souffre toujours du problème de retard de
paiement des fournisseurs.

78
Pour illustrer ce fait, voici un graphe comparatif qui visualise de plus près le retard
auxquelles l’ONCF fait face.

Délai déclaré en jours

121 130

CASA TRANSPORTS
ONEE
ONCF

128

Figure 22 : Nombre de jour de retard

Ceci montre que ce retard est un problème dont souffrent les entreprises
dans les différents secteurs, il ne faut surtout pas y céder, même si l’entreprise passe d’une
période difficile ou en déficit de trésorerie.

Il est donc préférable de contracter un petit prêt ou de mettre toujours une somme de côté
afin de payer ses fournisseurs à temps, que de payer des pénalités.

79
g. Pourquoi :

L’ONCF n’arrivent pas à revenir à des délais de paiement raisonnables. Ce qui impacte
l’entreprise mais aussi tout l’écosystème qui tourne autour.

Notons bien qu’un retard de paiement, cela peut arriver à tout le monde et ne prête pas
forcément à conséquence. Mais attention à ne pas sous-estimer ce fléau économique.

En effet, si une entreprise cumule trop de factures impayées de la part de ses clients, sa survie
même se trouve alors menacée beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine habituellement.

Il existe plusieurs phénomènes qui entrainent ce retard qui vont être plus détaillé par la suite :

 Un processus complexe et lent.


 Un dossier incomplet.
 Une erreur de facturation.
 La trésorerie négative.
 Une masse importante de marché.
 La non-conformité par rapport aux lois et règlement fixés au départ.

80
2.2- L’aspect important du problème :

a. Outils choisi :

Dans cette partie, l’outil utilisé est le digramme de Pareto car ça permet de rapprocher
les différents aspects du problème pour mettre en évidence celui qui est le plus important
et sur lequel il convient d’intervenir en priorité. Le défaut le plus fréquent est mis en évidence.

Il est utile pour identifier sur quelles causes agir en priorité pour améliorer de façon
significative la situation. On évitera ainsi de gaspiller de l'énergie sur ce qui a peu d'impact.

Et généralement, c’est un graphique à barres dont les valeurs sont classées dans un ordre
décroissant. Faisant apparaître les causes les plus importantes qui sont à l'origine
du plus grand nombre d'effets, sachant que 20% des causes sont à l'origine de 80% des
conséquences.

Cette répartition inégale se retrouve souvent et permet de distinguer les problèmes


importants de ceux qui le sont moins. Cette classification des problèmes
a pour but de choisir les actions prioritaires à effectuer et donc de concentrer son attention sur
les phénomènes importants à résoudre.

La loi de PARETO n’est pas une recette permettant la résolution de tout problème, il s’agit
d’un outil d’observation, de classement, pas de décision, il ne remplace pas la réflexion.

Et qui permet de visualiser un classement par importance décroissante de défauts, de causes ou


de dysfonctionnements, selon des critères quantitatifs qui peuvent être : la fréquence,
le coût, un nombre d'apparitions …

Pour la détermination les priorités et la pertinence d’une action, le recours à des outils simples
d’analyse et d’aide à la décision tels que le diagramme de Pareto et le QQOQCP
peuvent se révéler forts utiles.

81
b. Représentation du digramme de Pareto:

160 120%
150

140 100%
100%
120
120

100 80%
100
90
85
80 60%
Nb d'évènements
65
% Cumul
60
40%

40 24% 25%
19%
15% 20%
20 11%
6%

0 0%
Processus de Un dossier Constatation Une masse Trésorerie La non-
paiement long incomplet (rejet) d'une erreur de importante de négative conformité aux
facturation marché lois et règlements

Figure 23 : Représentation82du digramme de Pareto


c. Analyse :

Nous pouvons observer que la cause principale est un "processus de paiement long
et complexe" représentant quasiment 80% des cas de retard de règlement. Ces causes
méritent une analyse approfondie pour définir des actions correctrices, qui vont être plus
analysée dans la seconde étape de cette méthode.

La collecte de ces informations n’était pas si simple, donc j’ai essayé de travailler
avec des données approximatives afin de juger objectivement la pertinence de ce processus.

Ce digramme est très utile, puisqu’il nous permet de faire ressortir la cause principale cité
au préalable, et la représentation des autres causes (des dossiers incomplets, des erreurs de
facturation, une masse importante de marchés …), dans l'ordre des hauteurs de colonne,
en refaisant des diagrammes au fur et à mesure.

Cette répartition a été faite par ordre d’importance, il permet de faire un choix
et de concentrer l’action autour des problèmes à traiter en priorité.

Avec ce diagramme, on identifiera les principales causes sur lesquelles agir, puisque en règle
générale ces causes les plus importantes ne composeront qu'une petite partie de du nombre
total des causes et ce sont celles-ci qu'il vaut mieux traiter.

Son intérêt, est de montrer que dans un premier temps que les 3 premières causes doivent être
plus analysées et développer, plutôt que de chercher à élucider les causes qui n’apparaissent
que très rarement.

Dans la partie suivante on va analyser de plus près le schéma de la durée de vie du


marché public de l’ONCF et la représentation du processus du règlement, afin
d’analyser de façon approfondie la cause principale et les différents causes générant ce
problème de retard, et proposer quelques améliorations qui peuvent être utiles.
2.3- Définir l’objectif à atteindre selon la méthode du QQOQCP :

Résoudre un problème, c’est atteindre un objectif que l’on s’est fixé au départ. De même qu’il faut
clarifier la situation de départ, il est indispensable de déterminer où l’on veut se rendre :

Quelle est la nouvelle situation escomptée ?

Cet effort de clarification est nécessaire car il permet de vérifier que le problème est effectivement
traité. Il est également utile pour les autres : connaître la destination aide à assurer la cohérence
des actions et à partager au sein du groupe le constat d’accomplissement de l’objectif.

C’est le QQOQCP sert à définir l’objectif, à le quantifier et à identifier les acteurs concernés.

Dans la première étape elle a servit à déterminer et identifier la situation de départ, de même
dans cette phase elle va servir à définir l’objectif à atteindre.

Figure 24 : La méthode du QQOQCP

84
a. Qui ? Les différents protagonistes impliqués :

 Qui est concerné par le problème ? : Toutes les entreprises et établissements


publics, ils ont été tous pointés du doigt en raison des délais de paiement, dans
notre cas c’est l’ONCF.

 Qui est intéressé par la résolution du problème ? : L’ONCF.

b. Quoi ? définir de manière claire et précise la problématique en question :

 L’Office National Des Chemins de Fer souffre toujours du problème de retard


de paiement des fournisseurs.

c. Où ? décrire les lieux où est situé précisément le problème :

 Généralement les entreprises du secteur publiques souffrent encore de ce problème,


malgré plusieurs mesures correctives prises.

d. Quand ? déterminer les circonstances temporelles :

 Ce problème existe depuis toujours, malgré que les délais moyens de paiement
dans le secteur public se sont certes améliorés le problème persiste pour des
organismes tel que l’ONCF.

e. Comment ? la façon dont le problème survient :

 Retard de traitement.
 Le cumul de plusieurs marchés.
 Le manque de plusieurs pièces maîtresses.

85
f. Pourquoi ? Les causes, les racines, mais également à l'objectif visé :

 Les raisons : Plusieurs causes expliquent ce retard mais le problème principal est
le processus de paiement qui est lent et complexe.

 L’objectif escompté : L’optimisation du circuit de paiement afin d’éviter en principe le


problème de retard.

86
SECTION 3 : ANALYSE

Dans la phase d’analyse, il faut comprendre ce qui ne va pas. On ne cherche pas des solutions.
Mais de façon plus détailler les causes. Le but est de comprendre ce qui ne va pas
(la cause racine/principale), de manière exhaustive.

1/ 2/
Cadrage Analyse

4/ 3/
Action Solution

Figure 25 : Analyse du problème

Avant ça, pour mener une réflexion sur l’importance de l’optimisation du processus du circuit
de paiement, il ya lieu d’exposer le rôle de chacun des intervenants dans le processus du circuit de
paiement, donner les exemples des rejets qui peuvent se manifestait au niveau du MOA.

Pour analyser les causes, je me limite de présenter en premier lieu le schéma de la durée de vie
du marché public de l’ONCF par la suite les étapes de déroulement du processus de paiement
au sein de l’Office, pour comprendre et identifier la cause racine.

87
3.1- Schéma de la duré de vie du marché public ONCF :

a. Représentation :

Cas échéant,
Levée de
Garantie
Commencement Réserve
1er Règlement 2 ème
Règlement N Règlement s
des travaux
Appel d’offre :

ère
Tn-1 T0 T1 T2 ….. Tn Tn et dernier
Liquidation
1 étape : = Dossier jaune
Engagement - Contrat OS de - Etat - DP n - Tous les éléments
« Marché » commencement d’attachement - Fiche de suivie précédents
- Lettre de - DP 1 - Fiché de règlement - OS d’augmentation
notification - Fiche de suivie - Factures (en cas
- OS de notification - Factures d’augmentation sans
= Dossier Bleu - Fiche de dépasser 10%)
règlement - Fiché d’évolution
- OS de - Cas échéant, un
commencement avenant
= Dossier Rouge - Décompte définitif
- Rapport
d’achèvement
- PV de Réception
définitif

Figure 26 : Schéma de la durée de vie d’un marché de l’ONCF


88
b. Analyse :

Tout commence au moment de l’appel d’offre qui est une procédure par laquelle le MOA (SCG),
aura la possibilité de faire un choix afin de choisir le fournisseur adéquat qui va permettre
de réaliser une prestation de fournitures, de travaux ou services ; et ceux en mettant plusieurs
entreprises en concurrence afin de fournir soit un produit ou un service.

Après la mise en concurrence, le marché public est attribué au fournisseur qui a présenté l'offre
économiquement la plus avantageuse sur la base des critères définis par l'organisme public
dès le début de la procédure, à cet effet un OS de notification est mis en place.

A ce niveau là, les travaux commencent (suivi de chantier, exécution des travaux …),
un premier règlement s’effectuera, le déroulement du processus qui va être schématisé
par la suite.

Ce 1er règlement, est composé de plusieurs feuilles maîtresses, notamment


un état d’attachement qui est établi sur le chantier et signé par le représentant
de l'entrepreneur et par le maitre d'œuvre (MOE) ou son représentant chargé du contrôle
des travaux.

Sur la base de cette état d’attachement il sert de base à la facturation dans les marchés
à prix unitaires et dans les marchés en dépenses contrôlées = Décompte.

Une fiche de suivie de marché reflète la situation du marché, le délai de son exécution physique
et financière au moment de chaque règlement.

Une fiche de suivie du règlement de décompte qui suit le déroulement du décompte tenant
compte les quantités de N de ce mois et celle de N-1 les mois précédents.

Un décompte provisoire doit être établi pour chaque marché, impérativement une fois par mois,
au moment d’un arrêt des travaux la situation est considérée comme nul.

Une fois le projet sur le point d’être achevé, un décompte définitif qui établit le montant total
des sommes auxquelles il peut prétendre du fait de l'exécution du marché dans son ensemble
les évaluations étant faites en tenant compte des prestations réellement exécutées, avec
un rapport d’achèvement qui correspond au moment où les travaux prévus au contrat sont
exécutés.

Avant la liquidation, on vérifie si il y’ a une levée de réserve, en effet la réception peut être
prononcée avec des réserves, c’est à dire que le maître d’ouvrage mentionne
sur le procès-verbal de réception tous les désordres apparents constatés à l’occasion de la visite de
l’ouvrage terminé, une garantie est restitué au moment de la réception définitive, puisque chaque
mois une retenue de garantie est établie de 7%.

89
3.2- Représentation graphique du circuit de paiement de l’ONCF :

a. Exposition du processus :

Approbation MOE
Achat S.C.G er
1 Situation

3
1 2
Dossier de règlement

Décompte approuvé
E/SE Prestataire
5 Finance =5exemplaire de factures

6 Service Mandatement

7 CCP

8 Trésorerie

Figure 27 : Circuit de paiement de l’ONCF

90
b. Analyse :

Une fois le processus d’achats est réalisé, en choisissant l’offre économiquement la plus
avantageuse, sur la base de critères fixées au préalable pendant l’appel d’offre.
Ainsi le marché et ces pièces consécutives sont établis.

L’original du marché est automatiquement transféré au service de comptabilité et de gestion


(SCG) ; en attendant la 1ère situation (le 1er règlement).

Le marché est notifié à l’adjudicataire et les travaux commencent par ordre de service délivré
par le MOA.

A un moment t, le MOE amène la 1ère situation (le 1er décompte) qui retrace le montant
des sommes à régler par le maître de l'ouvrage MOA pour les travaux exécutés, calculé
par l'entrepreneur et agréé par le maître d'œuvre ; il précise généralement le coût total
des travaux exécutés à cette date .

A cet effet, le SCG effectue le traitement ; notamment, une comparaison entre


le décompte et l’état d’attachement, puisque sur la base de l’état d’attachement le
décompte est effectué.

L'attachement est un document écrit qui consigne la nature et la quantité d'ouvrages exécutés.
Il sert à constituer la preuve de la réalisation d'une prestation, le MOE qui se charge d’établir
les états d’attachements, sont validés et signées contradictoirement par le collaborateur habilité
qui suit le projet et le représentant de l’entreprise, ces quantités seront la base de l’établissement
du décompte provisoire.

En ce qui concerne le décompte établit le montant total, en prix de base hors taxe sur la valeur
ajoutée, des sommes dues à l’entrepreneur du fait de l’exécution du marché depuis l’origine
de celle-ci, en tenant compte : des travaux faisant l’objet d’une exécution à l’entreprise ,avances,
des indemnités, pénalités pour retard, primes et retenues autres que la retenue de garantie…

Pour résumer c’est le montant des sommes à régler par le MOA. Il est dressé mensuellement
par le MOE à partir des attachements pour les travaux exécutés réellement par l’entreprise, est
correspond au montant des sommes à régler par le maitre d’ouvrage

Une prise en charge est faite, et ceux dans le logiciel ORACLE ; par la suite le décompte doit
être approuvé par le MOA « comptabilité » généralement, soit par le chef de service de
comptabilité ou bien par le directeur de valorisation du patrimoine qui a pour mission
de contribuer au développement de l’Office en matière de construction, à l’amélioration
et à la valorisation du patrimoine.

91
Une fois le décompte est approuvé par le MOA, il est retransmis au MOE qui va transmettre
le décompte au prestataire pour déclencher l’établissement de la facture, afin de l’apporter au
service de comptabilité et gestion.

Par la suite, le dossier du 1er règlement va être exécutée, qui va contenir, 4 copies de facture,
fiche de suivie de marché, fiche de suivi de règlement, l’OS de commencement PV de réception,
le décompte, la fiche de mandatement qui représente l’ordre de paiement signé par le chef de
service

Cette fiche de mandatement assure le mandatement des factures fournisseurs, elle est utilisé
pour la prise en charge des prestations, elle contient les données suivantes :

• Type factures : standard, avoir….


• Type document : factures avec retenue de garantie, factures ordinaires…..
• Nom tiers (fournisseurs)
• Le N° de la facture ;
• La date de la facture ;
• Le montant TTC ;
• La TVA ;
• La base de l’échéance ;
• Le mois comptable ;
• La condition de paiement : 90 jours fin du mois ,60 jours FDM, 30 JFDM, ou
hors échéance.

Tous ces éléments sont regroupés dans le dossier rouge.

Une fois le dossier de règlement est finalisé, il est transmis au service financier, ayant pour
mission de contrôler, gérer, communiquer et anticiper tous les éléments attraits à la comptabilité
de l'entité ; une supervision de l'audit en temps réel.

Son rôle principal est de tenir une comptabilité budgétaire, d'engagement, fournisseurs et
créanciers qui permettent une gestion en temps réel de la situation financière.

Sans oublier la validation la fiche de mandatement, et établit le mandat de paiement et le


transmis le dossier au Département contrôle gestion et budget.

92
Par la suite, il est transmis au service de mandatement, qui consiste à vérifier le contenu
du dossier marchés, vérifie la bonne saisie du marché, vérifie la conformité du décompte
et son approbation, s’assure que la facture correspond au décompte et que le décompte
correspond au marché, il établit et signe les mandats en fonction des échéances et vérifie la mise
au point délai.

Ensuite, il est transmis au service de contrôle de conformité « CCP »; qui contrôle


que les paiements sont faits au véritable prestataire (références de paiements) et sur la
présentation de pièces régulières établissant la réalité des droits du prestataire et du service fait
(décompte+facture) approuvés par le MOA et le mandat signer par le service mandatement,
et ont pour rôle la signature des titres de paiement (ordre de virement/chèques).

Et vérifie les dossiers, vise les mandats. En cas de rejet, il retourne le dossier à la DF pour
traitement avant la fin de la période tout en respectant l’échéance de paiement.

Et pour terminer, le règlement s’effectue au service de trésorerie, qui dresse les titres
de paiement (chèques et ordre de virement) aux banques, suivant le délai de paiement fixé
par le marché, et effectue une vérification.

Généralement, toutes ces étapes sont réalisées chaque mois.

A la fin du marché, c’est à dire au moment tn et dernier, le SCG établit un dossier de liquidation
(jaune) qui contient principalement, une note de liquidation et contient la réception définitive, et
va connaître le même déroulement de circuit à savoir le passage du :
Service financier- Service mandatement – Service CCP et pour finir régler au service de
trésorerie.

Il faut noter, qu’au moment de rejet, dû à un dossier incomplet ou contenant des erreurs,
le CCP va adresser une note au service de mandatement, ce dernier va ré-voir avec le service
financier et ce service va examiner ça avec le SCG.

93
c. Le rôle des intervenants dans le circuit de paiement :

Pour mener une réflexion sur l’importance de l’optimisation du processus du circuit de paiement,
il ya lieu d’exposer le rôle de chacun des intervenants dans le processus du circuit de paiement.

Leurs missions
Les acteurs

 Etablit les attachements et état des attachements.


 Vérifier et certifier les attachements.
MOE  Etablit les OS et fiches de suivi et de délai.
 La signature du décompte par le responsable MOE.
 Transmettre le décompte au prestataire pour
déclencher l’établissement de la facture.

 Vérifie la bonne saisie du marché (prix, prélèvements,


informations, vérification de la bonne saisie du marché).
 Centralisation et contrôle administratif du dossier
de règlement.
MOA
(service comptabilité)  La vérification concordance décompte/facture.
 Prise en charge et imputations comptable.
 Edition et la signature fiche mandatement.
 Approbation du décompte.

 Vérifie la bonne saisie du marché (prix, délai paiement,


informations prestataires, base échéance …).
 Etablir et signer les mandats en fonction des échéances.
Service mandatement
 Vérifier la conformité du décompte et son approbation.
 Vérifier la mise au point délai si l’avancement du projet>80%

94
Suite :

Leurs missions
Les acteurs

 Contrôler que les paiements sont fait au véritable


prestataire et sur la présentation de pièces régulières
établissant la réalité des droits des prestataires et du
CCP service approuvés par le MOA et le mandat signé par le
mandatement.
 Signer les titres de paiement conjointement avec le service
de trésorerie

 Vérifier et établir les titres de paiement (chèques ou ordre


de virement).
Service de trésorerie
 Adresser les titres de paiement aux banques suivant le
délai de paiement fixé par le marché.

Tableau 9 : Les principales rôles des intervenants dans le circuit de paiement

95
3.3- Enumération de toutes les causes possibles :

Après la présentation du déroulement de chaque étape du processus et le schéma relatif à la


durée de vie d’un marché public ça devient ainsi plus facile d’identifier la cause racine.

Mais il est toujours tentant d'atteindre directement le but que l'on s'est fixé. Il est également
toujours possible de proposer au moins une solution lorsqu'un problème est défini.

Mais, ce qui compte le plus ce n'est pas toujours de faire disparaître dans l'instant un problème ;
on risquerait de ne faire disparaître que les apparences, et de le voir ressurgir après coup.

Les causes du problème ne sont peut-être pas celles auxquelles on pense à priori. Recourir
au « Brainstorming » permet d'élargir le champ de réflexion pour capter toutes les idées de
causes possibles.

a. Outils choisis :

Le Brainstorming qui est une technique de créativité qui facilite la production d’idées
d'un individu ou d'un groupe. L'utilisation du brainstorming permet de trouver le maximum
d’idées originales dans le minimum de temps grâce au jugement différé.

Son but est de trouver des idées qui reposent sur une créativité spontanée et non filtrée. L’idée
d’entraîner le cerveau à laisser jaillir une « tempête d’idées ». Toutes ces idées sont notées
sans n’y apporter aucun jugement.

Au contraire même, il est plutôt demandé aux participants de ne pas critiquer, et de ne pas
hésiter à rebondir pour construire et laisser progresser la réflexion. Ainsi, par association
d'idées successives, on collecte de nombreuses pistes.

Toutes les idées collectées sont triées, rapprochées, organisées thématiquement et hiérarchisées.
Un diagramme d'Ishikawa ou un diagramme d'affinités qui va être schématisé dans la partie
suivante.

96
Erreur de
livraison Une masse
b. Une carte de Braisntorming : importante de
- Délai de marché
Facture erronée paiement
- Un nombre de
rallongé.
- Retour de salarié
facture pour restreint. Processus de
- Retard de paiement
une
modification traitement. - Long
- Retard - Trop de
procédure

Problème de retard
La non- conformité
aux lois de règlement des
fournisseurs
- Trop de Absence de comité
de contrôle
procédure
- L’inadéquation - Erreur
à la procédure - Retards
relative aux
marchés

Des facturations
tardives Evaluation
Constatation Trésorerie négatif insuffisante
des erreurs - N° de
- Charges à - Blocage
- Rejets commande
supporter des
exigé mais
- Retard - Retard de dossiers
transmis
paiement
tardivement.
97

Figure 28 : Carte de Brainstorming


3.4- La détection des causes principales :

Après avoir énumérer tous les causes possibles étant listées il faut éliminer celles qui n'ont
manifestement pas d’incidence sur le problème que l'on traite et ne retenir que celles
qui semblent au contraire en relation avec lui.

La cause principale du problème est facilement identifiable à savoir un processus


de paiement long et complexe, détaillé et schématiser ci-avant.

Mais il ne faut pas négliger d’autres causes importantes à savoir :

 Une masse importante de marchés.


 Une erreur de facturation.
 Trésorerie négatif.
 La non-conformité aux lois et règlements.

Le diagramme «Causes-effet» qui va servir é à apprécier la vraisemblance de la relation


de chacune des causes avec l'effet.

a. Le digramme « Causes-effets » :

Le diagramme causes-effets d'Ishikawa en référence à son concepteur promoteur, aussi appelé


diagramme arête de poisson en raison de sa graphie, est un outil qualité utilisé pour identifier
les causes d'un problème.

Il est un outil de visualisation des causes et des effets d'un problème. Ce diagramme permet
de déterminer l'ensemble des causes qui produisent l'effet étudié en les classant par famille
de causes.

Il permet d'avoir une vision globale d'un phénomène. Cette représentation très visuelle facilite
la communication autour de la recherche des causes. Ainsi les discussions de groupe seront
plus efficaces.

Il sera utile pour déterminer de façon pertinente sur quels leviers on doit agir pour améliorer
la situation.

98
b. Sa représentation :

Processus de paiement La non-conformité aux Constatation des


règlements erreurs

Processus Inadéquation aux lois Cas de rejets


Long lois Retour d’un dossier pour la
Complexe Le non-respect modification
Lourd en procédures
Trop de procédure Blocage des dossiers

Problème de retard de
règlement des
fournisseurs

Coûts supplémentaires
Effectif réduit Retard de paiement
Manque de
Charges à supporter
Une masse importante de formation digital
marchés

Main-d’œuvre Trésorerie négative

99
Figure 29 : Digramme Cause-effets
c. Analyse des causes :

1. Processus de paiement long :

Comme cité avant, le processus de validation des factures dans les grands
établissements publics comme le cas de l’ONCF est parfois tellement long
et compliqué que les règlements sont systématiquement émis avec retard,
quand les factures ne sont pas bloquées.

2. La non-conformité aux règlements :

Le non respect aux lois et règlements dans la mesure où les conditions


contenues dans les lois, règlements et instructions qui régissent les finances
publiques ne sont pas respectées.

3. Constatation des erreurs :

3.2.1- Au niveau du décompte : le fait de s’assurer si il est approuvé


par l’autorité habilitée, la vérification du décompte par rapport aux
dispositions du marché (objet du contrat, prix unitaire, numéro, date
situation, concordance des dates…), la vérification si il y a des
justifications des dépassements éventuels… en cas du non respect de ces
conditions et la constatation d’une erreur, le dossier sera rejeté et par
conséquent il engendra un retard du fait de dépassement
de la date prévue.

3.2.2- Au niveau de la facture : s’assurer si la facture reçue


correspond au décompte en terme de numéro de décompte, prix, tiers,
montant HT, TTC et de TVA, vérifier si la facture du prestataire est
conforme aux règles de formes (en tête, adresse, numéro et date de
facture, patente, identifiant fiscal, CNSS et la mention « DOIT ONCF »
avec adresse ONCF, si ce n’est pas le cas le dossier est considéré comme
un dossier erroné et par conséquent incomplet.
3.2.3- Au niveau de la fiche mandatement : la vérification si la fiche est
conforme à la facture et au décompte en terme de montant à régler, les
conditions de paiement, concordance avec le décompte provisoire/ facture, le
retenue de garantie à déduire, numéro de marché, l’imputation comptable
analytique, la base échéance, le code tiers, la validation du MOA …. ; si l’un
des éléments n’y figure pas dans la fiche ou bien une erreur de traitement ; le
dossier est erroné, générant ainsi un retard.

4. Une masse importante de marchés :

Une autre raison réside dans le fait de l’existence d’une masse importante
des types de marchés avec un nombre de salarié minime et restreint ce qui
rend les employés stressé et donc il y a une forte possibilité de commettre des
erreurs en traitant le dossier, par conséquent le délai peut connaitre un
étirement en cas des rejets, ce qui sanctionne l’avancement normal physique
des chantiers et comptable et la bonne image de l’ONCF vis-à-vis de ces
partenaires (les fournisseurs).

5. Trésorerie négative :

L’ONCF affiche une trésorerie nette chroniquement déficitaire et s’efforce de


trouver les moyens pour continuer à payer ses fournisseurs et honorer ses
engagements. La recherche de nouveaux mécanismes de financement devient
une urgence.

Ce niveau de perte était prévu pour l'ensemble de l'année 2019. L'ONCF se


retrouve dans une situation où ses charges d'exploitation augmentent alors
que ses produits baissent. Le coût de son endettement significatif pèse
également sur les résultats.
A fin juin 2019, l'ONCF a perdu un milliard de DH.

Figure 30 : Les101
dettes de l’ONCF
SECTION 3 : PROPOSITION DES SOLUTIONS

Il est important à mettre en place des solutions préventives, car n’importe qu’elle
entreprise ne peut pas accroître son activité et être compétitive si son besoin en fond
de roulement est trop important.

Il est donc essentiel de réduire au mieux ce problème de retard, afin d’améliorer


d’autant plus sa compétitivité sur le marché.

Le retard de paiement des factures des fournisseurs ne peut souvent que provoquer
un entassement des dossiers de règlement dans les différents services de l’ONCF.

Réduire les retards de paiement des factures, première source de litige


client/fournisseur, est une devenue une ardente obligation pour les pouvoirs public.

1/ 2/
Cadrage Analyse

4/ 3/
Action Solution

Figure 31 : Phases des solutions

102
J’ai classé ces propositions d’amélioration selon un ordre de priorité que j’ai jugé
approprié :

3.1- Mise en place d’une commission de pilotage de direction :

En effet, le fait d’instaurer une commission de pilotage direction pour la mise à jour
des directives et procédure des règlements à fin d’assurer une régularité permanente
des directives et procédures qui gèrent le règlement des marchés.

Le pouvoir du comité de pilotage est un facteur clé de succès du projet. Que ce soit au
niveau des parties prenantes ou bien de l'équipe projet, sa crédibilité facilite
grandement l'atteinte des objectifs fixés et permet un contrôle permanent.

Ce comité se charge alors de fixer les délais d’achèvement de chaque phase de


travaux, de se coordonner avec le ou les chefs de projets pour suivre régulièrement
l’avancement des tâches de chaque acteur et veiller à leur bon déroulement.

3.2- Mise en place d’un outil informatique efficient :

Le système d’information étant un outil pour l’optimisation il faut veiller à généraliser


l’application des logiciels au niveau régional et permettre à tous les intervenants dans
le circuit de paiement à consulter ou à utiliser les applications du système
d’information afin d’être à jour et éviter tout déplacement inutile.

Ce système d’information va faciliter l’échange entre les différentes parties prenantes


du circuit et va permettre de tirer tous les informations qui sont utiles pour le
déroulement de la procédure de règlement.

Sans oublier de Systématiser, dans le logiciel de paiement fournisseurs, en cas de


retard de paiement le calcul et du versement des dédommagements dus de plein droit.

103
3.3- La dématérialisation des factures :

Il faut noter qu’il existe en réalité deux types de dématérialisation des factures :
La dématérialisation simple et la dématérialisation fiscale.

En effet :

a. La dématérialisation simple :

La facturation dite « simple » : dans ce cas, l'échange de factures est réalisée


par voie électronique entre client et fournisseur, la preuve juridique de cet échange
demeurant la facture « papier » (le traitement juridique de la transaction n'est pas
affecté).

Avec la facturation électronique simple, l’échange est réalisé électroniquement entre


l’émetteur et le destinataire. La facture papier émise en parallèle reste le document
original et la preuve juridique.

b. La dématérialisation fiscale :

L'échange de factures est seulement réalisé par voie électronique, ce qui permet
d'éviter l'émission redondante d'une facture papier (le document numérisé -et
certifié- à valeur de preuve).

Dans ce cas, les fichiers doivent être normés, et répondre à certaines contraintes de
mise en œuvre.

Avec la dématérialisation fiscale par contre, l’échange des factures ne se fait plus que
par la voie électronique. Il n’y a plus de support papier. Le document électronique est
le document original : il a valeur de preuve notamment lors des contrôles réalisés par
l’administration fiscale.

104
3.4- la simplification des processus de paiement des factures :

En effet, il faut réduire le nombre de signataires pour raccourcir la chaîne de


paiement, dans notre cas, il faut éliminer l’un des services soit le mandatement ou
bien le service de contrôle de conformité puisqu’il les deux services ont pour rôle
essentielles le contrôle et la vérification = soit une double vérification.

Donc, il faut soit réduire le nombre de signataires sur la chaîne de validation,


augmenter les seuils de tolérance, automatiser la réception des commandes de faible
montant et bien clarifier les termes de paiement.

En plus, il faut tout de même donner des conseilles aux donneurs d’ordre
d’entreprendre une démarche pédagogique auprès de leurs fournisseurs, pour leur
expliquer les modalités et processus à respecter pour que les factures ne connaissent
aucun blocage dans leur système d’information, et donc éviter le retard.

105
SECTION 4: L’APPLICATION

Les solutions à appliquer étant définies et validées, leur mise en œuvre passe par la décision
du « qui fait quoi ». Il s'agit de répartir les tâches de façon à vérifier d'une part que chacune
d'entre elles est bien affectée. Il convient, en outre de s'assurer que la charge est équitablement
répartie selon les capacités de chacun.

1/ 2/
Cadrage Analyse

4/ 3/
Action Solution

Figure 32 : La dernière phase de la méthode

C’est l’étape finale à la résolution de problème, une étape qui synthétise tout
le travail qui a été fait en amont. Il permet in fine un vrai pilotage du projet.

106
4.1- Présentation de la hiérarchie :

Dans cette étape, normalement il faut présenter ces solutions retenues à la hiérarchie,
qui passe par la constitution d’un dossier cohérent et clair, reprenant étape par étape
la méthodologie suivie et articulé en fonction de la présentation :

• De la démarche suivie.
• De la (des) solution(s) retenue (s).
• Du plan de mise en œuvre.
• Des fiches de plan d’action.

4.2- La mise en œuvre :

Dans cette phase il faut mettre en place les solutions qui paraissent les plus
raisonnables et adéquat par rapport à l’entreprise, en analysant les avantages et les
inconvénients de chacune.

Et il faut fixer un moment précis pour passer à l’action, en dressant la liste


des ressources dont on a besoin pour les réaliser.

4.3- Suivi des actions :

Une fois la mise en œuvre des solutions étant faite, il convient d’en évaluer les impacts
et d’en assurer la pérennité.

A partir du moment où une solution est retenue, il est primordial d’assurer le suivi de
sa mise en place et de contrôler son efficacité pour lever le problème initial. Le suivi
des actions consiste donc en :

• Suivre et maintenir l’effort d’amélioration entrepris.


• Evaluer l’impact des différentes améliorations entreprises.
• Faites un retour de la solution tentée.
• Vérification de l’efficacité de solutions proposées.

107
CONCLUSION :

Depuis quinze ans, l’ONCF se prépare aux rails de l’avenir, avec de nouveaux défis
en perspective ! Répondant à la Vision Royale sur le développement du Maroc,
il a fait évoluer et améliorer le transport ferroviaire de façon considérable.

Mais le transporteur compte aller plus loin en se positionnant comme un groupe, leader
national de la mobilité durable au service des voyageurs et des opérateurs économiques.

Par ailleurs plusieurs litiges peuvent intervenir à ce propos, suite à la violation de certaines
clauses du contrat établi entre l'ONCF et le fournisseur, comme par exemple la fourniture
d'une marchandise non conforme ou le non règlement d'une facture.

Notons bien que, l’enjeu pour l’entreprise se situe ailleurs, au niveau


des retards de paiement tout retard de paiement altère la rentabilité, dégrade la trésorerie
et en cas de défaillance du client fait peser un risque sur la solvabilité de l’entreprise.

Ainsi, L’analyse du circuit de paiement au sein de l’Office s’est avérée d’une grande
importance

La réduction des délais de paiement s'inscrit dans une démarche de responsabilité


gagnante / gagnante avec les fournisseurs, puisque des délais de paiement réduits
apparaissent comme de véritables gains pour les donneurs d’ordres.

Un processus fiable et maîtrisé ainsi que des délais respectés représentent un gain de temps
considérable chez les donneurs d’ordres.

Le dernier chapitre de ce travail, j’ai essayé de présenter des recommandations


et des axes d’amélioration que j’ai juge utile pour l’amélioration du processus.

Ces suggestions vont dans le sens de permettre une meilleure gestion tout en évitant les
différents risques probants afin qu’elle puisse maîtriser les problèmes qui sont susceptibles
d’avoir un impact négatif sur la situation globale.

J’espère que ces propositions auront la chance d’être prises en compte pour le bien de
l’entreprise.

108
CONCLUSION GENERALE

En guise de conclusion, je tiens tout d’abord à souligner l’importance de ce stage


professionnel en terme de connaissances et de travail régulier et finalisé qui m’a fait
bénéficier, surtout dans l’un des principaux service de l’entreprise, à savoir le service
comptabilité et de gestion.

A l’issue de ce modeste travail, nous avons pu atteindre une partie des objectifs fixés au
départ, qui repose sur :

 Une description de l’ONCF, celle-ci nous a permis d’avoir une réflexion


globale sur le processus de paiement ;
 Analyse du processus de paiement ;
 Détecter la principale défaillance auxquelles l’Office fait face ;
 Proposition des améliorations intéressent que l’Office doit suivre pour
réduire le retard ;

En effet, ce stage m’a été l’occasion pour mieux connaître de près la société
et son environnement de travail, leur rôle dans l’économie et dans le secteur du transport.
Aussi cette expérience m’a permis d’affronter au vrai les difficultés du travail, et de
m’intégrer dans un groupe de personnes qui cherchent à réaliser leurs objectifs professionnels
et personnels.

À ce niveau, j’ai pu remarquer la différence existante entre la théorie et la pratique :


la théorie fournit des notions de base qui sont indispensables à connaître, alors
que la pratique constitue un domaine riche de notions nécessaires à appliquer dans la vie
professionnelle.

Et pour ne rien enlever au bénéfice de ce stage, l’aspect humain a été omniprésent, ceci
grâce au dialogue, aux conseils et au professionnalisme de toute l’équipe avec qui j’ai pu
travailler et qui a su m’encadrer depuis le départ de ma recherche et me donner le recul
nécessaire tout au long de mon stage.

Cependant, quelques contraintes ont empêché la réalisation optimale de ma recherche,


à savoir la difficulté de l’accès aux données confidentielles de la société lors de l’étude de cas,
donc j’été parfois obligé de travailler avec des chiffres approximatifs (dans le cas du
digramme de Pareto le cas de nombre des rejets des dossiers de règlement).

109
Sans oublier que cette période de stage a été interrompue par le COVID 19 par conséquent
la limitation du bon déroulement du stage.

Mais grâce à mes efforts intensifs, et à l’accompagnement de mes encadrants, j’ai réussi
à faire face à toutes ces contraintes et à bien mener mon travail.

Ce séjour au sein de l’Office m’a permis d’enrichir mes connaissances et d’aiguiser


mes compétences professionnelles, mieux que cela, il m’a éclairé sur certains principes de
base pouvant faciliter l’insertion au sein d’une entreprise, le savoir être et les relations
humaines.

Bref, ce stage de fin d’études m'a permis de découvrir le monde professionnel et de mettre
en pratique mes connaissances acquises tout au long de mon parcours universitaire. Il s’est
déroulé dans une atmosphère détendue et plutôt calme et l’ambiance de travail était très
motivante, car l’ensemble des personnels sont sympathiques, amicales et possèdent un bon
esprit d’équipe.

110
BIBLIOGRAPHIE / WEBOGRAPHIE :

 Les Ouvrages :

- « Le Mémento des marchés publics de travaux » ; Patricia Grelier Wyckoff,


Année de Publication: 2012, Edition 5.

- « Marchés Publics : Les règles applicables aux entreprises » ; Zwang, Hélène


Editeur: Gualino , Année de Publication: 2004.

- « Le droit des Marchés Publics » : Auteur(s): Linditch Florian, Editeur:


Dalloz
Année de Publication: 2016, Edition 5.

- « Aspects financiers Et Comptables des Marchés Publics » : de Mme Corinne


Cantat et Mme Andrée-Françoise Robert ; juin 2019, 298 pages.

- « Gestion des dépenses publiques dans les pays en développement »,


Daniel TOMMASI, pages 218.

- « Les Fiches Outils des Appels D’offres », Thierry CRAYE, 24 mars 2016.

- « Le Droit des Marchés Publics », Christophe LAJOYE ; 2003, Edition 6.

- « Paiements et infrastructures de marché à l’ère digitale », Publié le 05/02/2019.

- « Relance des impayés et recouvrement amiable », Gérard ESCHENAZI ;


Année de Publication 2013, 168 pages.

111
 Revues et Articles :

- « Le chemin de fer au Maroc et son rôle dans le développement économique


du pays »; Jacqueline Bouquerel, Année 1975 28-111 pp. 218-251.

- [Link]/articles/3,18,2,0,[Link] ; Les Marchés Publics : Définitions


et Principes, Mis en ligne en Septembre 2008 (dernière mise à jour: Janvier
2020).

- Recherche sur la notion de marché public en droit interne: « Contribution à la


distinction entre marché public et délégation de service public » ;
Fabrice Saubert.

- Marchés Publics, Guide du Candidat ; voir le-creusot.

- Guide sur l’intégrité dans les marchés publics au Maroc.

- Extrait de « Droit des Marchés Publics », de l’Ecole Chez Soi – Institut de


Formation Privé- Fondé en 1891.

- Article du Marché Public ; editions-ellipses.

- Revue : « Le paiement des marchés publics : avance, acompte et paiement


direct sous-traitant » ; Publié le 24/01/2020 et Mise à jour le 27/01/2020, par
Ludovic Bailleux.

- Article : Retards de paiement : un fléau pour les entreprises ?, par Cédric Suire.

- Article : Les marchés publics et les appels d'offres, par Naomi et mise à jour
le 11/08/2019 à 18:52:26.

- Article : Transport ferroviaire: Flash-back sur l’histoire des chemins de fer au


Maroc, par Khadija KHETTOU, Publié 08 Sep 2019 à 14:38.

- Article : Transport ferroviaire : L’ONCF, un demi-siècle déjà, Publié le 27


septembre 2013.

- Article : « INFRAWAY-MAROC » : L’ONCF LANCE UNE NOUVELLE


FILIALE, Publié le 2016-JUL-04

- Revue : Réseau ferroviaire : le Maroc accélère !, Publié le 16 Novembre 2014

112
 Thèses et Mémoires :

- Royaume du Maroc « La Gestion des Marchés Publics: Vers un nouveau


modèle » Rapport de stage à la trésorerie ministérielle auprès du ministère de
l'agriculture et de la pêche maritime ; Don Juan.

- « L’Organisation et le Financement des Marchés Publics au Maroc », par


Badr EL MAITIA Université Mohammed V Agdal.

 Sites Web :

- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
des-marches.
- [Link]
- [Link]
projet-de-transformation-digitale/
- [Link]
- [Link]
drsquoun-marche-public.

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