Communication et Changement de Comportement
Communication et Changement de Comportement
Plan
Communication Interpersonnelle ;
Le Counseling ;
La Causerie Éducative ;
Le plaidoyer ;
La mobilisation sociale.
NOTION SUR LA COMMUNICATION EN GÉNÉRAL
I. Définition :
La communication, c’est entrer en relation avec une autre personne ou un groupe de personnes pour :
Dialoguer ;
Transmettre un message ;
Etc.
C’est un échange d'information entre émetteur et récepteur à travers un canal pour faire passer
un message afin de : convaincre, persuader, motiver, rassurer, en vue d’un changement de
comportement.
Feed-back : Retour de l'information. Permet de contrôler que le message est bien reçu.
C'est un entretien face à face, un échange d'informations, de sentiments et d'attitudes entre individus
ou entre groupes d’individus qui peuvent se voir et s'entendre.
2. La communication de groupe :
3. La communication de masse : c'est la communication qui s'étend à un grand public, à une très large
échelle par l’intermédiaire de mass media : la radio, la télévision, le satellite, le téléphone, les lettres,
le télégraphe, les films, etc.
4. La communication intra personnelle : elle fait appel à l’introspection c'est à dire ce qui se passe à
l’intérieur d'un individu quand il pense ou ressent des émotions.
• La causerie éducative ;
• La visite à domicile ;
• Le counseling.
1. Canaux interpersonnels :
Face à face, distribution communautaire, visites à domicile, éducation des pairs, discussions de groupe,
conseils, pièces de théâtre, marionnettes, festivals locaux de musique
2. Canaux modernes :
3. Canaux traditionnels : la danse populaire, la musique et le chant collectif, théâtre, les marionnettes,
les veillées de type rituel ou initiatique
• le cadre de référence ;
• L'interprétation ;
• Le choix du moment ;
• Le manque de compréhension ;
• La culture;
• La différence d'âge/sexe ;
• Le lieu,
• La langue de communication.
1. Émetteur :
• Facteurs positifs : Disponibilité, bonne écoute, discrétion, respect des autres, maitrise du sujet,
ponctuel, patience, bonne diction, bonne attitude, désir de bien communiquer.
2. Message :
• Facteurs positifs : Clarté précision concision, intéressant, utilisation des aides visuelles.
• Facteurs négatifs : Confus, compliqué, inapproprié, le message mal formulé, trop long ou trop
court, non testé.
3. Canal :
4. Récepteur :
5. Feed-back :
• Indicateurs négatifs : Non approprié, non pertinent, non immédiat, non opportun, trop
général, absent.
6. Effet ou impact :
En définitive, l'effet ou l'impact du message dépendra aussi des facteurs tels que la Perception que se
fait le récepteur du message reçu, les valeurs intériorisées par le récepteur et l'image de soi.
A la suite de cette activité, le facilitateur va introduire une discussion en séance plénière, suivie d'un
exposé illustré et portant sur le processus du changement de comportement.
Activité :
Une sage-femme conseille une femme enceinte sur l’importance des consultations prénatales.
GESTION DES RUMEURS
I. Définition :
Une rumeur est un bruit qui se répand d'une personne à une autre ou à d'autres sans qu'on sache
d’où elle provient. Il s'agit souvent d'informations erronées ou approximatives.
• Croyances erronées dues à des mauvaises interprétations qui peuvent être d'ordre religieux
ou socioculturel. Etc.
La rumeur naît souvent dans les lieux de rassemblement, bar, marché, etc.
Elle est très difficile à étouffer, plus les communicateurs officiels essaient de la démentir plus
elle s'affirme ;
Donner le message correct à plusieurs sources en qui la population a confiance (chefs religieux,
traditionnels, autorités sanitaires, etc.) et avec des preuves convaincantes ;
N.B : On peut faire appel aux personnes influentes pour combattre la rumeur. On doit tenir compte
des valeurs et de la perception des groupes cibles.
COMMUNICATION INTERPERSONNELLE
I. Définition :
C'est une communication de proximité. Elle assure le contact direct avec le ou les récepteurs. Elle est
à double sens et s’effectue souvent sans support intermédiaire.
• Ecouter attentivement de façon continue même si la personne qui parle en ce qu’elle dit nous
déplaît ;
• Reformuler pour vérifier si on a bien compris ce que dit notre interlocuteur et si on raisonne
bien sur les mêmes données ;
• Accepter de négocier.
• le counseling ;
• la visite à domicile ;
Certaines de ces formes de communication sont développées par la suite dans le présent manuel, à
savoir : le counseling, la visite à domicile et l'animation de groupe.
Le but de la CIP est d'aider l'interlocuteur à explorer ce qu'il pense et ressent, à mieux comprendre
et/ou à prendre et évaluer ses propres décisions. A cet effet, l'interlocuteur utilisera un certain nombre
de techniques dont :
• L'écoute active ;
• La communication verbale ;
1. L'écoute active :
C'est la compétence de base indispensable pour l'interlocuteur à reformuler le contenu d'un entretien,
et les émotions exprimées.
Ecouter n'est pas seulement le fait de saisir les contenus et les sentiments que l'interlocuteur a
exprimés.
2. La communication verbale :
C'est une technique souvent utilisée pour recueillir des informations ou des précisions sur un point.
Les questions utilisées par l'interlocuteur sont des questions ouvertes nécessitant une réponse plus
étendue qu'un oui ou qu'un non.
a. La reformulation :
La reformulation permet de vérifier que l'on a bien compris ce que la personne voulait bien dire.
• Permet au récepteur de vérifier son niveau de perception afin d'être sûr qu'il comprend bien
ce que l'émetteur est en train de lui décrire ;
Exemple : C'est ce que vous avez décidé de faire et les raisons sont...
b. La paraphrase :
C'est tout simplement la reformulation personnelle de ce que quelqu'un a dit.
Le silence ;
Le contact visuel ;
Le langage du corps.
LE COUNSELING
I. Définition :
Le counseling se définit comme étant un entretien conseil, un tête-à-tête qui a lieu dans un endroit
calme au cours duquel une personne aide une autre à identifier les solutions possibles à son problème,
ainsi que les conséquences de sa décision.
Avant le counseling :
• Consulter l’aide-mémoire.
Pendant le counseling :
Exemple : en cas de counseling « Evaluation du risque d'infection ». Les étapes ci-dessous énumérées
constituent la démarche du counseling, qui correspond à l'acronyme BERCER.
Etape 1: Bienvenue
• Informer sur les méthodes disponibles au niveau du volontaire PF, des ASC des membres CO
et au niveau des cliniques PF ;
Etape 6 : Référer/Rendez-vous
• Remercier de l'entretien ;
Pour le counseling, on doit avant tout disposer d'un cadre propre, aéré et confortable. II doit pouvoir
assurer la confidentialité. La confidentialité est une règle fondamentale à l'instauration d'une relation
de confiance entre le conseiller et le patient (client).
Le conseiller doit savoir que toute divulgation des renseignements nécessite le consentement
préalable du client.
• Assurer la confidentialité ;
VI. Défis :
Le counseling est un moment privilégié pour aider à la résolution des problèmes des patients. Le
conseiller doit être préparé à affronter certains défis lors du counseling dont les principaux sont :
Si l'interlocuteur refuse de parler dès le début de l'entretien, le conseiller à un moment doit intervenir
et poser des questions suivantes :
« Je vois qu'il est un peu difficile de parler. C'est le cas quand on se rencontre pour la première fois ».
« Vous savez, parfois, quand quelqu'un vient alors qu'il n'en a pas envie. Il décide ne rien dire. Je me
demande si ce n'est pas un peu comme ça dans votre cas ? »
Si l’interlocuteur s'arrête de parler au milieu de l'entretien, le conseiller doit éviter de briser le silence
ou de considérer qu'il est inacceptable. La meilleure solution consiste a attendre et laisser le patient
faire l'effort nécessaire pour exprimer ce qu’il ressente ou pense. Toutefois, il ne faut garder le silence
pendant longtemps. Vous devez éventuellement reformuler votre question afin de l’aider à renouer
avec le dialogue. « Dites-moi ce que vous en pensez ou que ressentez-vous ? »
Le conseiller ne doit pas interrompre de sitôt. Un moment après, il dira que c'est une réaction naturelle
quand on est triste.
Consoler le patient en le touchant doit être bien étudié selon les contextes culturels car il faut éviter
de créer des situations prêtant à équivoque, surtout si le conseiller et le patient sont de sexe oppose.
Dans cette situation, une réaction de panique de la part du conseiller peut faire peur au patient.
Il est recommandé de prendre une attitude mesurée, de montrer au patient qu’on s'intéresse à lui :
Dans cette situation, il faut lui demander le motif pour lequel il est venu solliciter vos services (tout en
restant courtois et poli). Cette question débloque souvent la situation.
L'exemple de circonstances dans lesquelles ceci arrive concerne par exemple les cas où une fille ou une
femme veut une interruption volontaire de grossesse (IVG).
Il est toujours bon d'apprendre à mieux connaître la personne, parfois la perception des choses peut
changer.
Il est parfaitement judicieux que le prestataire dise qu'il ne connaît pas la réponse et peut essayer de
l'obtenir pour le patient.
Le conseiller doit être conscient que plus il est franc, plus la personne à qui il s’adresse n’aura tendance
aussi à vouloir faire preuve de franchise.
Les autres défis possibles en cours de counseling peuvent être les suivants :
• Le conseiller n'arrive pas à établir une bonne relation avec le patient (client);
NB : La personne qui fait une séance de counseling, doit aussi dire à son Interlocuteur les limites de
sa connaissance, de ses compétences et référer en cas de nécessité.
VIII. Fiche d’apprentissage pour le counseling sur l’évaluation des facteurs de risques :
LA CAUSERIE EDUCATIVE
I. Définition de la causerie :
la causerie est une technique d’animation de groupe qui consiste en un entretien entre un animateur
et un groupe de personnes en vue d’apporter des messages précis à ce groupe pour un changement
ou renforcement de comportement.
La causerie vise toujours un changement de comportement. Dans une séance de causerie, l’animateur
utilise souvent des supports visuels ou audiovisuels.
3.1. Préparation :
• Repérer un lieu : espaces suffisant, bien aéré, calme, loin des distractions ;
• Prévoir un thème simple et unique, ne pas s’engager à traiter plusieurs thèmes à la fois ;
• Saluer l’auditoire ;
• Remercier ;
• Clôturer la séance ;
• Ranger le matériel ;
4.1. Attitudes :
• Accueillant ;
• Patient ;
• Disponible ;
• Maitriser le sujet ;
• Écouter attentivement.
Au cours d’une séance de causerie éducative, le rôle de l’animateur consiste à aider le groupe à
s’exprimer et à atteindre ses objectifs.
Une même séance peut amener l’animateur à donner de l’information, à en récolter, à animer un
débat par exemple.
La confusion des rôles ou la rigidité dans rôle unique peut gêner la progression et les capacités
créatives du groupe.
Pour ce faire, l’animateur pourra être amené à assumer les fonctions suivantes :
Il doit être flexible, connaissant ses propres limites, et s’adaptant aux réactions des autres.
o Contrôler les discussions : en assurant une chance égale de participation à chacun, faisant
donc preuve d’une vigilance complète à l’égard de ce qui se passe tout en essayant de
maintenir le déroulement de la séance dans le cadre proposé. Il a aussi le devoir de maintenir
l’ordre et la cohérence, afin d’éviter la confusion et le conflit.
En fait, la participation active des membres du groupe incombe à ceux-ci, mais dépend de la qualité
de conduite par l’animateur.
o Clarifier les points de vue : en suscitant une définition commune aux objectifs, en
reformulant et reliant les interventions des différents participants et en faisant
régulièrement les points des différents arguments et idées formulés
o Donner des informations appropriées et précise qui répondent aux questions posées par les
participants.
La causerie éducative ne devrait jamais être une activité qu’on organise partout ou pour n’importe
qu’elle besoin.
Donner à plus d’une personne à la fois des informations sur la sexualité, les IST/SIDA, la PF, les
méthodes contraceptives …
Aider les personnes ayant le même problème à partager leurs expériences et à se soutenir
mutuellement dans leurs décisions en la matière.
Aider à exercer une influence positive du groupe sur la prise de décision de l’individu.
Susciter une interaction et une participation active de chacun au sein du groupe par rapport au sujet
débattu.
VII. Les caractéristiques de la composition du groupe pour une bonne causerie éducative :
Pour réussir une causerie éducative, les conditions suivantes doivent être respectées sur le plan de la
composition du groupe. Il faut que le groupe soit :
Homogène : les membres qui composent doivent avoir les mêmes caractéristiques (sexe, âge,
appartenance socioculturelle).
En effet, les questions relatives à la sexualité, IST/SIDA, peuvent difficilement être abordées par les
groupes mixtes. L’expérience montre que les échanges sont plus faciles et plus naturels quand le
groupe est constitué de personnes de même sexe ou sensiblement de même âge.
Restreint : un groupe composé de dix à quinze participants facilite l’interaction au sein du groupe.
Au-dessous de cette taille, les apports de participants ne sont plus variés et l’interaction est moindre.
Au-dessus, on ne peut aboutir à la construction des sous-groupes.
• La vidéo-débat ;
• Le ciné-débat ;
• Le théâtre.
LES VISITES A DOMICILE
I. Définition
La visite à domicile est une technique de la communication interpersonnelle qui consiste à rendre visite
à un homme ou à une femme à domicile en vue de résoudre un problème précis ou prodiguer des
conseils. Ceci pour :
Bien comprendre les situations qui sont à l’origine des problèmes de la personne ou des personnes
visitées.
S’assurer que les personnes ont compris les conseils et peuvent les mettre en pratique.
Pour ce faire ; on organise de temps à temps, des visites à domicile pour aider les gens à résoudre leurs
problèmes de santé, discuter avec eux et surtout encourager les clientes qui sont sous méthodes
contraceptives à poursuivre le traitement.
Les familles apprennent à considérer l’agent comme un ami et non comme un représentant
du gouvernement ou comme un fonctionnaire.
Les agents apprennent à mieux connaître les membres de la communauté et peuvent ainsi
découvrir les plus aptes à intégrer dans certaines activités.
Les visites à domicile prennent du temps. L’agent ne peut faire qu’un certain nombre de famille.
Il n’est pas toujours possible d’organiser une visite à une heure qui convienne à la famille.
• Être positif ;
• Ne pas critiquer ;
• Se présenter en insistant sur la contribution qu’on peut apporter aux gens pour résoudre
leurs problèmes ;
• Au cours de la discussion ; il faut féliciter aux gens les efforts fournis pour résoudre certains
problèmes ;
• Fixer un rendez-vous pour les problèmes dont la solution demande plus de temps et de
moyens ;
• Noter les points essentiels de doléance des gens sans pouvoir faire des promesses ;
• Noter aussi le degré de connaissance et les attitudes des gens dans la résolution de leur
problème.
• Trier les problèmes qu’on peut résoudre avec l’information et l’éducation pour la santé.
COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT
I. Définitions :
C'est un processus qui consiste à échanger des idées ou des informations avec soi-même ou avec une
ou plusieurs personnes, afin d'apporter le savoir, le savoir-faire et le savoir être nécessaires pour un
changement de comportement.
La communication ne se limite pas à l'échange d'informations, d'idées, de sentiments, mais vise à faire
adopter par la population cible un nouveau comportement qui contribuera à améliorer sa condition
de vie, sa santé.
C'est un ensemble d'interventions orientées vers des groupes préalablement ciblés pour obtenir et/ou
renforcer un comportement favorable devant contribuer à résoudre un ou des problèmes.
1. L'approche traditionnelle :
Aspect informatif sous forme de messages délivrés à des individus par des professionnels des secteurs
concernés (médecins, sages-femmes, éducateurs), l'élaboration des messages est laissée à l'initiative
individuelle de ces acteurs.
2. L'approche médiatique :
Elle est basée sur l'impact des médias sur les connaissances et les attitudes des populations (presse
écrite, parlée, télévisée et l'affichage).
3. Mobilisation sociale :
Processus de ralliement à l'action d'un grand nombre de gens pour réaliser un but sociétal à travers
des efforts individuels.
4. Le plaidoyer :
5. Le marketing social :
C'est une approche globale et systématique qui comporte la conception, la mise en œuvre et le
contrôle de programmes visant à faire accepter ou régler certaines idées sociales. Il procure le bon
service, à la bonne personne, au bon moment, au bon prix, au bon endroit
La communauté est l'actrice principale pour la définition de ses problèmes et la résolution de ceux-ci.
Elle se justifie par le fait que la personne est plus sensible et fait davantage confiance aux messages
provenant de ses pairs que d'autres plus ou moins âgés.
Dans le cadre de l'exécution de nombreux programmes et projets aussi bien en milieu rural comme en
milieu urbain, notre pays possède d’immenses expériences dans l’utilisation des animateurs au niveau
des services de base.
Servant de relais entre les prestataires, les communautés et les ménages, ces animateurs jouent un
rôle appréciable d'information, de sensibilisation et d'incitation des ménages (première unité des
soins) à un changement de comportement qui se matérialise par une utilisation accrue et par une
demande forte des services de santé de qualité.
A côté d'autres approches d'intervention, à savoir les radios de proximité, les médias traditionnels...
les relais au Mali à l'image des animateurs des zones d'ombres sous d'autres cieux constituent une
opportunité à valoriser et à motiver davantage pour des actions efficaces et pérennes au service du
bien-être socio-sanitaire de la femme et de l'enfant.
C'est une question intéressante. Chacun d'entre nous a déjà changés de comportement au moins une
fois. Pourquoi l'avons-nous fait ? Qu'est ce qui nous a poussés à le faire ?
Parce que l'ancien comportement est source de gêne, de douleur physique, de maladie.
Les gens changent de comportement parce qu'ils connaissent les avantages du nouveau
comportement ou les désavantages du comportement qu'ils veulent changer.
Ceci se rapporte à la raison. Parce que nous connaissons les caractéristiques du nouveau
comportement, les éléments nécessaires à la pratique du nouveau comportement, la raison ici est la
pratique.
Les gens changent de comportement parce qu'ils ont peur des conséquences négatives du
comportement à changer (conséquences lointaines) ou parce qu'ils éprouvent de l'enthousiasme à
éviter des risques à des personnes qu'ils aiment en adoptant le nouveau comportement.
Les gens changent de comportement tout simplement parce que leur entourage (parents et amis) a
adopté un nouveau comportement dans un domaine donné.
Les gens changent de comportement parce que l'environnement socioculturel, économique, juridique
etc. le permet.
Quelles sont les difficultés liées au changement de comportement surtout dans le domaine de
l'excision par exemple ?
Il est difficile de répondre à cette question par oui ou non. Nous sommes dans un domaine où les
exciseuses et les excisées considèrent la pratique de l'excision non seulement comme élément culturel
mais aussi comme leur propriété qu’elles tiennent à garder jalousement.
Compte tenu de tout ce qui précède, le changement de comportement dans le domaine de l'excision
peut être facile dans quelques cas mais habituellement il est difficile.
Le changement de comportement est encore plus difficile quand les actions visées sont de nature
préventive.
Le changement de comportement est aussi difficile quand les problèmes posés par l'ancien
comportement ne surviennent pas tout le temps.
Le changement est enfin difficile, quand les problèmes liés à l'ancien comportement surviennent des
semaines, mois ou années plus tard.
Le comportement est le résultat de plusieurs facteurs qui ont agi les uns sur les autres. Ces facteurs
sont nombreux.
Les facteurs personnels correspondent à tout ce qui peut influencer un comportement et qui est
interne à l’individu.
Ce sont les facteurs qui conduisent à l'intention de faire un comportement de façon générale, ce sont
ceux qui permettent de savoir et de vouloir.
Les facteurs environnementaux correspondent à tout ce qui influence un comportement et qui est
externe à l'individu. Ce sont les facteurs qui permettent de faire un comportement lorsque l'on a
décidé de la faire.
Services et ressources : accessibilité (temps, transport, coût, location, etc.) disponibles, quantité et
qualité ;
Résidence : géographie, climat, économie, culture publicité, politique, gouvernement pays, continent.
3. le conformisme ;
5. le changement ne doit pas menacer l'autorité, l'autonomie ou la sécurité des personnes concernées
6. le projet utilise les méthodes, outils et expériences que les participants adorent ;
9. ceux qui initient ou défendent ont conscience et comprennent les sentiments les craintes de ceux
qui doivent subir le changement. Ils savent y remédier ;
10. on n'oubliera pas le temps nécessaire pour les explications, les discussions et les compromis.
Le changement de comportement est un processus long. Chaque individu à son rythme qui lui est
propre pour adopter un comportement donné.
Pour adopter un comportement précis, l'individu passe par les étapes suivantes :
Étape 1 : Connaissance
• Peut nommer des produits, des méthodes ou d'autres pratiques, et/ou des ressources, des
services/produits.
Étape 2 : Approbation
• Parle des messages et du sujet avec des personnes de son entourage (famille, amis) ;
• Approuve la pratique ;
Étape 3 : Intention
• Se rend compte que certaines pratiques de la santé peuvent répondre à un besoin personnel
;
Étape 4 : Pratique
Étape 5 : Plaidoyer
Analyse de la situation : La planification prend comme point de départ les problèmes d'ordre
comportemental ayant des conséquences sur la santé de la reproduction de l'individu.
Par la suite, les priorités sont définies sur la base de critères objectifs et subjectifs.
Choix de cibles et formulation des objectifs : Pour les problèmes prioritaires retenus, nous
essayerons d'identifier les populations cibles à toucher et de formuler des objectifs qu'on tend
à réaliser.
Conception de stratégie(s) de communication : Pour les objectifs formulés, il faut choisir des
alternatives et déterminer la manière appropriée pour sa réalisation.
Exécution de stratégie(s) : Une stratégie de communication conçue et élaborée doit être mise
en œuvre, exécutée et concrétisée.
Suivi et évaluation : A chaque étape d'exécution de la stratégie, interviennent le suivi et
l'évaluation.
LE PLAIDOYER
I. Éléments clés :
Est un ensemble d’action menés par un individu, un groupe, une communauté, pour influencer la prise
de décision, dans un domaine quelconque dans l’intérêt public en vue de changer ou d’assurer la mise
en application des politiques, lois, règlements, procédures, normes, programmes, dans le sens
souhaité par individu, le groupe ou la communauté qui entreprend ces actions.
Il existe plusieurs définitions pour expliquer le concept plaidoyer. Parmi celles-ci, on peut citer :
● Le plaidoyer est le fait de prendre la parole pour attirer l'attention d'une communauté sur une
question et orienter les décideurs vers une solution.
● Le plaidoyer est l'action des personnes participantes à des processus décisionnels qui influencent
leur vie.
● Le plaidoyer est une action visant à influencer les politiques, les décisions, les programmes d'une
institution, quelle qu'elle soit.
Le plaidoyer peut être défini comme un ensemble d'actions cohérentes menées par un Individu, un
groupe, une communauté, pour influencer la prise de décision, dans un domaine quelconque d'intérêt
public, en vue de changer ou d'assurer la mise en application des politiques, lois, règlements,
procédures, normes, programmes, dans le sens souhaité par l'individu, le groupe ou la communauté
qui entreprend ces actions.
Ce sont :
- un/des objectif(s) ;
- des données ;
- des fonds ;
- Une évaluation.
Cependant, on peut également faire une sélection d'éléments pertinents permettant de réaliser
l'action présente.
• de sensibiliser l'opinion ;
Bien utilisé, le plaidoyer constitue un puissant outil dans l'influence de la prise de décision pour l'intérêt
de la collectivité.
Le plaidoyer joue un rôle important partout où un changement doit s'opérer, partout où la prise de
décision est recherchée.
Un leader d'opinion est une personne dotée d'un statut socio-économique, culture politique,
administratif et/ou d'une moralité qui lui confère un certain pouvoir et une certaine crédibilité auprès
de la population.
• Il est populaire ;
• Il a un langage facile ;
• Il est visible dans les groupes d'influence, comme les hommes d'affaires, les gens de spectacle,
les journalistes, les politiciens, les administrateurs.
• Appui logistique ;
I. Définition :
La mobilisation sociale est un processus de ralliement à l'action d'un grand nombre de gens pour
réaliser un but social commun à travers des efforts et des contributions de tous en vue de soutenir les
actions de développement.
II. Avantages :
● Responsabilisation de la communauté ;
● Les communautés ;
● Les médias ;
● Les coopératives.
Utilisation des médias et supports de communication
Les supports de communication sont un ensemble d'outils qui utilisent le son, et/ou l'image et parfois
le toucher pour illustrer, renforcer ou peut être dit par la parole.
Selon des études menées dans le domaine des sciences de la communication sociale, nous retenons
en tant qu'adultes :
90% de ce que nous disons en faisant quelque chose à propos de quoi nous réfléchissons et qui nous
implique.
Audiovisuel : ce sont des messages qui s'adressent à la fois à l'oeil et à l’oreille et combinant les
pouvoirs de l'image et du son.
Exemple : la radio
Support : tout véhicule de message qui a le plus souvent une existence éphémère.
Exemple : le dépliant
Médias modernes :
Médias traditionnels :
La danse populaire, la musique et le chant collectif, le théâtre, les marionnettes, les veillées de type
rituel ou initiatique.
• Communication individuelle ;
• Le dépliant ;
• l'objectif de communication ;
• le message ;
• le coût.
Boîte à images :
Livrets/Dépliants :
Flanellographes :
• Les figurines sont utilisées pour renforcer les réponses données par les participants du
groupe ;
Affiche :
• Les afficher dans un endroit où tout le monde peut les voir et où elles sont à l'abri des
intempéries ;
• Les afficher à hauteur des yeux et les remplacer quand elles sont usées ;
Modèle/Mannequin :
Échantillons :
• Utiliser un échantillon de pilule par exemple pour décrire l’utilisation correcte seulement
avec un petit groupe ou quelques personnes ;
• Toujours utiliser les échantillons quand vous expliquez aux clients l’utilisation de la méthode
de la PF qu'ils/elles ont choisi ;
- Un media est un moyen de communication, ce n’est une fin en soi. Il n’existe pas de média ou de
support de communication idéal, mais on peut trouver un support ou média approprié.
- Les membres des familles assistent aux causeries-débats organisés dans le village.
- Les membres des familles reçoivent bien les relais au cours de leur visite à domicile.
- Les membres des familles exécutent les conseils reçus du relais et des prestataires.
- Les familles participent aux activités de mobilisation sociale organisées dans le village.
- Les membres des familles adoptent des attitudes positives pour une amélioration de leur santé.