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Devoir de Mathématiques PTSI 2 - Lycée Jules Ferry

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour les élèves de PTSI 2 au lycée Jules Ferry, comprenant cinq exercices indépendants. Chaque exercice aborde des concepts variés tels que les polynômes, les espaces vectoriels, les endomorphismes, les fonctions et les probabilités. Les instructions précisent que la présentation et la justification des réponses sont essentielles pour l'évaluation.

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Devoir de Mathématiques PTSI 2 - Lycée Jules Ferry

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Lycée Jules Ferry 2021–2022

PTSI 2 Mathématiques
Devoir surveillé no 7
Le temps imparti pour ce devoir est de 4 heures. Tout document ou matériel électronique est
interdit.
La présentation des copies et la qualité de la rédaction seront largement prises en compte
dans l’évaluation ; en particulier, vous êtes invités à mettre en évidence vos résultats en
les encadrant clairement. Sauf mention contraire explicite, toutes vos réponses doivent être
soigneusement justifiées, sans quoi elles ne seront pas prises en compte. Si vous pensez repérer
une erreur d’énoncé, vous devez le signaler sur votre copie et poursuivre votre composition.
Si vous ne parvenez pas à résoudre une question, vous pouvez admettre le résultat demandé et
l’utiliser si besoin dans toute question ultérieure du même exercice.
Le devoir est constitué de 5 exercices indépendants. L’énoncé comporte 4 pages.

Exercice 1
Les questions de cet exercice sont indépendantes.
1. On définit une suite (Pn ) de polynômes par P0 = 1 et : ∀n ∈ N, Pn+1 = −2XPn + Pn0 . Déterminer,
pour tout n ∈ N, le degré et le coefficient dominant de Pn . On pourra calculer au brouillon les
polynômes Pn pour des « petites » valeurs de n puis procéder par récurrence.
2. Soient F et G les sous-ensembles suivants du R-espace vectoriel M2 (R) :
     
−1 0 a b
F = Vect I2 , et G = ∈ M2 (R) : a + b = 0 et c + d = 0
0 1 c d

On admet (il n’est donc pas demandé de le prouver) que F et G sont des sous-espaces
vectoriels de M2 (R). Montrer que F et G sont supplémentaires dans M2 (R).
3. Énoncer sans démonstration l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Une usine produit 50 pièces par
jour et l’écart-type de la production quotidienne est égale à 5 pièces ; donner une majoration de la
probabilité que la production de demain dépasse 75 pièces.

Exercice 2
n  
X n+1
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 et P le polynôme suivant : P = Xk.
k+1
k=0
1. Déterminer le degré de P . On note (ak )k la suite (nulle à partir d’un certain rang) des coefficients
de P ; déterminer a0 , an−1 et an (on simplifiera les résultats au maximum).
2. Soit z un nombre réel ou complexe non nul. Montrer que : P (z) = 0 ⇐⇒ (z + 1)n+1 = 1.
3. Justifier que 0 n’est pas racine de P , puis déduire du résultat de la question 2 que pour tout
nombre z réel ou complexe,

z est racine de P ⇐⇒ ∃k ∈ J1, nK , z = 2izk

où z1 , . . . , zn sont des nombres complexes que l’on rangera par argument croissant dans [0, 2π[.
Justifier enfin que les n racines obtenues sont deux à deux distinctes.
4. Déduire des résultats des questions 1 et 3 la forme factorisée de P dans C[X] (on pourra, si la
question précédente n’a pas abouti, exprimer le résultat en fonction de z1 , . . . , zn ).
 

5. On reprend les notations de la question 3. Montrer que : ∀k ∈ J1, nK, Re(2izk ) = −2 sin2 .
n+1
6. En utilisant les relations coefficients-racines, déterminer une expression en fonction de n de
n n  
X X kπ
2izk puis de sin2
n+1
k=1 k=1

1
Exercice 3
Le but de cet exercice est d’étudier, dans un espace vectoriel de dimension finie, quelques propriétés
des endomorphismes f dont l’image est égale au noyau. La première partie étudie un cas particulier et
la deuxième établit un résultat dans le cas général. Les deux parties sont totalement indépendantes l’une
de l’autre.
Remarque importante. Toutes les questions de cet exercice doivent être résolues sans utiliser les
résultats des paragraphes « Applications linéaires en dimension finie » et suivants du chapitre « Applica-
tions linéaires ». En particulier, les réponses utilisant le théorème du rang et ses conséquences
ne seront pas prises en compte dans la suite.
Partie I - Un cas particulier dans R4
Dans cette partie, on note f l’application définie sur R4 par

∀(x, y, z, t) ∈ R4 , f (x, y, z, t) = (x + z + t, 2y + 4t, −x + y − z + t, −y − 2t)




On admet (il n’est donc pas demandé de le prouver) que f est un endomorphisme de R4 .
1. Vérifier que f ◦ f = 0L (R4 ) .

2. Montrer que Ker f = (x, y, z, t) ∈ R4 : x + z + t = 0 et y + 2t = 0 puis déterminer la dimension
de Ker f .
3. En utilisant uniquement le résultat de la question 1, montrer que Im f ⊂ Ker f .
4. On note e1 = (1, 0, 0, 0) et e2 = (0, 1, 0, 0). Vérifier que f (e1 ) et f (e2 ) ne sont pas colinéaires. Que
peut-on en déduire sur dim(Im f ) ?
5. En utilisant les résultats des questions 2, 3 et 4, montrer sans aucun calcul que Im f = Ker f .
Partie II - Cas général
Dans cette partie, on note K l’ensemble R ou C et on considère un K-espace vectoriel E de dimension
finie n > 1. Soit f un endomorphisme de E tel que Im f = Ker f . L’objectif est de montrer les résultats
n
suivants : f ◦ f = 0L (E) , n est pair et la dimension commune de Ker f et Im f est égale à .
2
6. Montrer que f ◦ f = 0L (E) .
On note dans la suite p la dimension commune de Ker f et Im f et on suppose que p > 1. Soit (v1 , . . . , vp )
une base de Ker f , qui est donc aussi une base de Im f .
7. Justifier qu’il existe (u1 , . . . , up ) ∈ E p tel que : f (u1 ) = v1 , . . ., f (up ) = vp .
8. Montrer que (u1 , . . . , up , v1 , . . . , vp ) est libre.
p
X
9. Soit u ∈ E. Justifier qu’il existe (λ1 , . . . , λp ) ∈ Kp tel que f (u) = λk vk puis que le vecteur
k=1
p
X
u− λk uk appartient à Ker f .
k=1
10. Déduire des résultats des questions 8 et 9 que (u1 , . . . , up , v1 , . . . , vp ) est une base de E. Conclure.

Exercice 4
Cet exercice comporte trois parties. La partie II est totalement indépendante de la partie I. La partie III
utilise uniquement les résultats suivants :
• les résultats des deux premières questions de la partie I (les questions suivantes de la partie I ne
sont donc utilisées nulle part dans la suite de l’exercice) ;
• le résultat de la question 10 qui est la dernière de la partie II.
Le résultat de chaque question peut être utilisé dans la suite même si elle n’a pas été résolue, en particulier
si les parties I ou II ne sont pas ou sont très peu abordées.
Partie I - Étude d’une fonction
x − sin x
Soit f la fonction définie sur R∗ par f (x) = .
x
1. Montrer les inégalités suivantes : pour tout réel x > 0, sin x < x, et pour tout réel x < 0, x < sin x.
2. Déduire du résultat de la question précédente l’ensemble des solutions de l’équation sin x = x sur R
ainsi que le signe de f sur R∗ .

2
3. Montrer que f admet au voisinage de 0 un développement limité d’ordre 2 que l’on précisera.
x3
4. Montrer que : sin x − x cos x ∼ .
x→0 3
5. Montrer que f est prolongeable en une fonction g de classe C 1 sur R dont on précisera la valeur
ainsi que celle de sa dérivée en 0.
Partie II - Le théorème de Cesàro
Soit (un )n∈N une suite réelle ou complexe. Le but de cette partie est de montrer que si (un )n admet
une limite ` réelle ou complexe, alors la suite de ses « moyennes » converge aussi vers `, autrement dit
que
n−1
u0 + u1 + · · · + un−1 1X
= uk −−−−−→ `
n n n→+∞
k=0

On suppose donc dans toute cette partie que un −−−−−→ ` avec ` ∈ R ou C. On pose pour tout n ∈ N∗
n→+∞

n−1
u0 + · · · + un−1 1X
vn = = uk
n n
k=0

n−1
1X

6. Vérifier que pour tout n ∈ N : (uk − `) = vn − `. En déduire que
n
k=0

m−1 n−1
1 X 1 X
∀m ∈ N∗ , ∀n > m + 1, |vn − `| 6 |uk − `| + |uk − `|.
n n
k=0 k=m

Dans les questions 7 et 8, on fixe un réel ε > 0.


n−1
∗ 1 X n−m ε ε
7. Montrer qu’il existe un entier m ∈ N tel que : ∀n > m + 1, |uk − `| 6 × 6 .
n n 2 2
k=m
Dans la question qui suit, m est un entier naturel non nul fixé vérifiant la propriété de la question 7.
m−1
X
8. On pose A = |uk − `|. Dans l’inégalité de la question 6, le réel A dépend-il de n ? Quelle est la
k=0
A
limite de quand n → +∞ ?
n
9. Montrer que vn −−−−−→ `.
n→+∞

10. Application. Soit (wn )n une suite réelle ou complexe et α un nombre réel ou complexe non nul.
Montrer que
si wn+1 − wn −−−−−→ α alors wn ∼ αn.
n→+∞ n→+∞

On pourra poser un = wn+1 − wn et appliquer le résultat précédent.


Partie III - Étude d’une suite récurrente
Soit a un réel appartenant à 0, π2 et (an )n la suite définie par a0 = a et : ∀n ∈ N, an+1 = sin an .
 

11. Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N, an ∈ 0, π2 . On utilisera le résultat de la question 1.


 

12. Montrer que (an )n est strictement décroissante, puis qu’elle est convergente, puis que sa limite est 0.
On utilisera les résultats des questions 1, 2 et 11 (pas forcément dans cet ordre).
Dans toutes les questions qui suivent, les équivalents et relations de comparaisons seront exprimés
lorsque n → +∞.
 
β β β 2 2

13. Montrer que pour tout réel β 6= 0 : an+1 = an 1 − an + o an .
6
1 1 1
14. Montrer en appliquant le résultat de la question précédente avec β = −2 que 2 − 2 −−−−−→ .
an+1 an n→+∞ 3
r
3
15. Déduire des résultats des questions 10 et 14 que : an ∼ .
n

3
Exercice 5
Une urne contient initialement une boule rouge et une boule bleue. On effectue une série de tirages
selon le protocole suivant : à chaque boule tirée, on remet celle-ci dans l’urne et un rajoute une boule de
la même couleur. Pour tout n ∈ N, on note Xn la variable aléatore qui vaut 1 si la n-ième boule tirée est
bleue et 0 sinon.
Toutes les variables aléatoires considérées dans cet exercice sont définies sur un univers noté Ω.
1. Déterminer la loi de X1 et donner sans calcul son espérance et sa variance.
2. Calculer P (X2 = 1). On pourra représenter la situation par un arbre, mais une justification précise
est attendue.
3. En déduire la loi de X2 et donner sans calcul son espérance et sa variance.
n
X
Pour tout n ∈ N∗ , on note Zn la variable aléatoire suivante : Zn = X1 + · · · + Xn = Xk . Dans les
k=1
questions 4 à 6, on fixe un entier naturel n non nul.
4. Dire ce que représente la variable aléatoire Zn et déterminer Zn (Ω).
k+1
5. Soit k ∈ Zn (Ω). Montrer que : P (Xn+1 = 1|Zn = k) = .
n+2
E(Zn ) + 1
6. Montrer que : P (Xn+1 = 1) = . On pourra justifier au préalable que les événements
n+2
« Zn = k », k ∈ Zn (Ω), forment un système complet.
7. Montrer par récurrence forte que, pour tout n ∈ N∗ , Xn suit une loi de Bernoulli de paramètre 12 .

— Fin de l’énoncé —

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