Le délire
Le délire (du latin delirium, de delirare, « sortir du sillon ») est un trouble idéo-affectif qui désigne une
croyance irréductible et inébranlable correspondant à une conception fausse de la réalit é́.
Délire de persécution : Le patient est convaincu qu’on veut lui nuire, que ce soit de façon physique ou
morale. Il a la "conviction que l'on complote contre lui.
Ex : surveillance, menaces, empoisonnement, harcèlement ou tout simplement entrave dans la poursuite
de ses buts à long terme….
Le délire face à une idée peut être de référence, somatique, et/ou de grandeurs. Le délire de référence
est un délire selon lequel l’individu pense que tout se réfère a lui, que des gestes et éléments qui a priori
peuvent être normaux lui soient destinés spécifiquement. Le thème central du délire somatique quant à lui,
touche au fonctionnement du corps et des organes. Pour ce qui est des idées de grandeurs, elles se
rapportent a la personne du patient, ses talents, sa richesse… et elles sont exprimées sans réticence.
D'après le DSM-5, une idée délirante est considérée bizarre lorsque des personnes de la même culture la
trouve incompréhensible ou si elle ne provient pas d’expériences réelles de la vie. La qualification de
bizarre ou non bizarre est liée a la culture du sujet, donc une bonne connaissance de ce dernier est
nécessaire pour éviter toute confusion entre le délirant et ce qui ne l’est pas
Hallucination
Une hallucination est définie, en psychiatrie, comme une perception sensorielle sans présence d'un
stimulus détectable :. Les hallucinations psychosensorielles peuvent affecter l'ensemble des sens, tels que
la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et superficiellement le toucher.
Les hallucinations auditives sont les plus courantes dans la schizophrénie et les troubles connexes.
Deux grands types d’approches ont pu être utilisés pour conceptualiser ce symptôme :
Dans une perspective purement « Botton-up », (où la perception est considérée comme essentiellement
dépendante des ressources du système perceptif) : les hallucinations seraient la conséquence de
dysfonctionnements dans les toutes premières étapes du traitement de l’information sensorielle.
À l’inverse, dans une perspective « top-down » (où nos attentes, nos schémas cognitifs ainsi que nos
aptitudes cognitives, influenceraient notre perception du monde) : des auteurs tels que Grossberg ou
Behrendt ont proposé́ que l’hallucination puisse résulter d’un déséquilibre entre « information sensorielle
» (facteur bottom-up) et « imagerie mentale » (facteur top-down). Ce déséquilibre en faveur des facteurs
top-down rendrait difficile la distinction entre perception réelle et imaginée, et amènerait le sujet à les
confondre.
- causes des hallucinations : physiologiques, psychiatriques, neurologiques et neurosensorielles, toxiques
et métaboliques.
La dissociation de la pensée ou idéique
Est un relâchement des associations des pensées ; troubles du cours de la pensée et du raisonnement
aboutissant à l’état d’incohérence de la pensée et des propos. Se manifeste au niveau du langage comme suit :
-arrêt brutal : appelée barrage (terme proposé par Kraepelin).
-un ralentissement du débit verbal avec baisse du volume de la voix, parfois en dessous du seuil audible, puis
retour rapide à un débit et une tonalité́ normale ; ce trouble est appel é́ « fading »
-Le patient peut sauter d’une idée à une autre, sans réel rapport (« coq-à-l’âne »)
-déformer le sens des mots ou constitution de nouveau mots dépourvus de sens sauf pour lui : appelés «
néologismes »