Prédiction du diabète par Machine Learning
Prédiction du diabète par Machine Learning
A.U : 2025/2026
Encadrant : Bilel CHARFI
Auteurs :
Mohamed Seifeddine Ouarag (Groupe6)
Jihed Alfi (Groupe 6)
Eya Garrab (Groupe 6)
Emna Guefrech (Groupe 6)
Aziz Abrougui (Groupe 6)
20 décembre 2025
Résumé
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5 Extension au dataset complémentaire 13
5.1 Prétraitement et difficultés spécifiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.2 Pipeline Machine Learning appliqué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.3 Résultats sur le dataset complémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.4 Comparaison PIDD vs dataset complémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
6 Synthèse critique 16
6.1 Limites des approches utilisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
6.2 Points forts et faibles des modèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6.3 Points forts et faibles des algorithmes d’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6.4 Pistes d’amélioration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
7 Conclusion 18
1 Introduction et contexte général
1.1 Contexte médical et scientifique
Le diabète de type 2 (DT2) est une maladie métabolique chronique caractérisée par une résis-
tance à l’insuline et une hyperglycémie persistante. Lorsqu’il n’est pas détecté et pris en charge
précocement, il peut entraîner des complications graves, notamment des maladies cardiovascu-
laires, une insuffisance rénale, des atteintes neurologiques (neuropathies) et des troubles de la
vision. Sa prévalence est en augmentation à l’échelle mondiale, ce qui en fait un enjeu majeur de
santé publique en raison de son impact humain et économique sur les systèmes de soins.
Dans ce contexte, la prédiction du risque de diabète à partir de données cliniques ou d’indi-
cateurs de santé constitue un outil important pour favoriser la prévention et la prise de décision
médicale. En effet, identifier tôt les individus à risque permet de proposer des interventions ciblées
(suivi médical, modification du mode de vie, prévention des complications). Les méthodes statis-
tiques classiques, telles que la régression logistique, sont historiquement utilisées pour ce type de
prédiction, mais elles peuvent être limitées lorsqu’il s’agit de capturer des relations non linéaires
complexes. Les techniques de Machine Learning offrent des alternatives capables de modéliser des
interactions plus riches entre variables et d’améliorer la performance prédictive, notamment lorsque
les données sont hétérogènes ou déséquilibrées.
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1.3 Objectifs du travail
Les objectifs principaux de ce projet sont les suivants :
— Comprendre et synthétiser l’article de Zhang (2025) : problématique, méthodologie, modèles
utilisés et résultats.
— Reproduire un pipeline complet de Machine Learning sur le PIDD : prétraitement, sépa-
ration apprentissage/test, entraînement, validation et comparaison des performances des
modèles.
— Étudier et comparer des algorithmes d’optimisation et leurs effets sur l’apprentissage :
convergence de la fonction coût, stabilité, sensibilité aux hyperparamètres et influence du
prétraitement.
— Étendre l’étude à un dataset complémentaire (CDC BRFSS) afin de comparer les perfor-
mances entre deux contextes de données et analyser les difficultés rencontrées (déséquilibre
des classes, nature des variables, distribution des données).
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les incohérences biologiques et de garantir une qualité suffisante pour l’apprentissage des modèles.
Ensuite, le dataset est séparé en ensembles d’apprentissage et de test afin d’évaluer la capacité de
généralisation des modèles.
Les différents modèles de Machine Learning sont ensuite entraînés à l’aide d’une procédure de
validation croisée combinée à une recherche par grille des hyperparamètres. Cette approche permet
d’optimiser les performances des modèles tout en limitant le surapprentissage. Enfin, les perfor-
mances sont évaluées à l’aide de plusieurs métriques quantitatives, puis comparées afin d’identifier
le modèle le plus performant pour la prédiction du diabète de type 2
Le Pima Indians Diabetes Dataset est un jeu de données tabulaire largement utilisé comme
benchmark pour les tâches de prédiction du diabète. Il contient 768 observations, chacune corres-
pondant à une patiente de sexe féminin âgée d’au moins 21 ans. Chaque observation est décrite
par huit variables explicatives et une variable cible binaire indiquant la présence ou l’absence d’un
diabète de type 2.
Les variables explicatives incluent des informations cliniques et démographiques telles que le
nombre de grossesses, le taux de glucose plasmatique, la pression artérielle diastolique, l’épaisseur
du pli cutané, le niveau d’insuline, l’indice de masse corporelle (BMI), la fonction de pedigree
diabétique et l’âge. La variable cible prend la valeur 1 pour les patients diabétiques et 0 pour les
patients non diabétiques.
Le dataset présente un déséquilibre modéré des classes, avec environ 34,9% de patients diabé-
tiques et 65,1% de patients non diabétiques. Cette caractéristique reflète une situation réaliste en
pratique clinique et constitue un défi pour l’entraînement des modèles, notamment en termes de
sensibilité
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qui est particulièrement important pour les modèles sensibles à l’échelle des données, comme la
régression logistique et le SVM.
Le modèle Random Forest est implémenté afin de capturer des relations non linéaires entre
les variables. Il repose sur un ensemble d’arbres de décision entraînés sur des sous-échantillons
aléatoires des données et des variables, ce qui permet de réduire le surapprentissage et d’améliorer
la robustesse des prédictions.
3.3.3 SVM
Le Support Vector Machine est utilisé pour construire une frontière de décision maximisant la
marge entre les classes. Dans le notebook, une attention particulière est portée à l’optimisation
des hyperparamètres du SVM, notamment le paramètre de régularisation et le choix du noyau.
3.3.4 XGBoost
Le modèle XGBoost, basé sur le gradient boosting, est implémenté pour exploiter sa capacité
à modéliser des interactions complexes entre variables et à gérer efficacement le déséquilibre des
classes. Ce modèle est reconnu dans l’étude de Zhang comme le plus performant sur le PIDD.
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adaptées au contexte médical, notamment l’accuracy et l’AUC-ROC, qui permettent de mesurer
respectivement la performance globale et la capacité de discrimination des modèles.
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4 Étude d’optimisation approfondie
4.1 Machine Learning et optimisation
Le notebook consacre une partie spécifique à l’étude du lien entre Machine Learning et opti-
misation. L’apprentissage des modèles repose sur la minimisation d’une fonction de coût, dont la
forme dépend du modèle utilisé. Le choix de l’algorithme d’optimisation influence directement la
vitesse de convergence, la stabilité de l’apprentissage et la qualité de la solution finale.
La descente de gradient batch est une méthode d’optimisation déterministe qui met à jour les
paramètres du modèle en utilisant le gradient calculé sur l’ensemble des données d’apprentissage.
À chaque itération, les paramètres sont ajustés dans la direction opposée au gradient de la fonction
coût, selon la règle suivante :
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où
η>0 représente le taux d’apprentissage (learning rate) et ∇J(θ) le gradient de la fonction
coût. Cette méthode présente une convergence stable pour des fonctions coût convexes, mais peut
s’avérer coûteuse en temps de calcul et lente lorsque le nombre d’observations est élevé.
La descente de gradient stochastique (SGD) constitue une alternative visant à accélérer l’opti-
misation. Contrairement à la méthode batch, le gradient est ici estimé à partir d’un seul échantillon
ou d’un sous-ensemble de données (mini-batch). La mise à jour des paramètres s’écrit alors :
où Bt désigne le mini-batch utilisé à l’itération t. Cette approche introduit du bruit dans l’es-
timation du gradient, ce qui peut ralentir la convergence vers le minimum exact, mais permet
souvent d’atteindre plus rapidement une solution satisfaisante et d’échapper à certains plateaux
de la fonction coût.
Adam est un algorithme d’optimisation adaptatif combinant les avantages des méthodes de type
momentum et RMSProp. Il repose sur l’estimation du premier et du second moment du gradient
afin d’adapter automatiquement le taux d’apprentissage pour chaque paramètre. Les moments sont
définis par :
mt = β1 mt−1 + (1 − β1 )∇J(θt )
Afin de corriger le biais introduit par l’initialisation, des estimations corrigées sont utilisées :
mt vt
m̂t = , v̂t =
1 − β1t 1 − β2t
La mise à jour finale des paramètres s’effectue alors selon :
η
θt+1 = θt − √ m̂t
v̂t + ϵ
où B1 et B2 sont des coefficients de décroissance exponentielle et ϵ un terme de stabilité nu-
mérique. Adam est particulièrement apprécié pour sa convergence rapide et sa faible sensibilité au
choix du taux d’apprentissage.
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4.4 Implémentation
L’implémentation des modèles et des algorithmes d’optimisation étudiés dans ce projet repose
sur l’utilisation de bibliothèques standards de Machine Learning en Python, reconnues pour leur
fiabilité, leurs performances et leur large adoption dans la communauté scientifique. En particulier,
les bibliothèques NumPy, pandas et scikit-learn ont été utilisées pour le prétraitement des données,
l’entraînement des modèles et l’évaluation des performances.
Les algorithmes d’optimisation sont principalement intégrés via les implémentations natives
fournies par scikit-learn, qui offrent différents solveurs optimisés et adaptés aux modèles étudiés.
Pour la régression logistique, plusieurs solveurs ont été explorés afin d’analyser l’impact du choix
de l’algorithme d’optimisation sur la convergence et les performances. Le solveur LBFGS, basé
sur une approximation quasi-Newtonienne, a été privilégié pour sa rapidité de convergence et sa
stabilité sur des jeux de données de taille modérée comme le Pima Indians Diabetes Dataset. En
complément, des solveurs de type SGD ont été utilisés pour étudier le comportement de la descente
de gradient stochastique et analyser l’influence du taux d’apprentissage et du nombre d’itérations.
Pour les modèles plus complexes, tels que le Support Vector Machine et XGBoost, l’optimisation
repose sur des algorithmes internes spécifiques à chaque méthode. Dans le cas du SVM, les solveurs
intégrés permettent de résoudre efficacement le problème d’optimisation quadratique associé à la
maximisation de la marge, tout en gérant le compromis entre complexité du modèle et erreurs de
classification à l’aide du paramètre de régularisation. Pour XGBoost, l’optimisation est réalisée de
manière itérative par gradient boosting, avec un contrôle précis des hyperparamètres tels que le
taux d’apprentissage, la profondeur des arbres et le nombre d’estimateurs.
Le choix de ces implémentations permet de se concentrer sur l’analyse comparative des al-
gorithmes d’optimisation et de leurs hyperparamètres, plutôt que sur les détails bas niveau de
l’implémentation. Cette approche garantit à la fois la reproductibilité des expériences et la cohé-
rence des résultats obtenus, tout en s’inscrivant dans les bonnes pratiques actuelles du Machine
Learning expérimental.
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une stabilisation dès les premières itérations. Le pipeline basé sur la standardisation présente éga-
lement une convergence rapide et stable, tandis que le pipeline Min-Max montre une convergence
plus progressive, nécessitant davantage d’époques pour atteindre un plateau.
La seconde ligne de la figure illustre l’évolution de l’accuracy au cours de l’apprentissage. Pour
les trois pipelines, l’accuracy d’entraînement augmente rapidement avant de se stabiliser, traduisant
une phase d’apprentissage efficace suivie d’un régime stationnaire. Les performances sur l’ensemble
de test suivent une tendance similaire, bien que légèrement inférieures à celles de l’entraînement,
ce qui est cohérent avec un comportement de généralisation raisonnable.
L’écart limité entre les courbes d’entraînement et de test suggère une absence de surappren-
tissage marqué. Ces résultats mettent en évidence l’influence du prétraitement des données sur la
vitesse de convergence et la stabilité de l’optimisation, tout en confirmant la capacité du modèle
optimisé par SGD à converger vers une solution stable.
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Figure 1 – Courbes de convergence des algorithmes d’optimisation .
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5.2 Pipeline Machine Learning appliqué
Le pipeline de Machine Learning appliqué au dataset complémentaire reprend les grandes étapes
définies pour le PIDD afin de garantir une comparaison cohérente. Il comprend successivement le
prétraitement des données, la séparation en ensembles d’apprentissage et de test avec stratification,
l’entraînement du modèle principal et l’évaluation des performances.
Dans un souci de continuité avec la partie optimisation, le modèle principal étudié précédem-
ment est réutilisé sur le dataset complémentaire. Ce choix permet d’analyser l’impact du chan-
gement de données indépendamment du choix du modèle. Les algorithmes d’optimisation et les
stratégies de prétraitement validés sur le PIDD sont appliqués autant que possible, tout en ajustant
certains hyperparamètres afin de tenir compte des spécificités du nouveau dataset.
Cette approche garantit une méthodologie expérimentale homogène et facilite l’interprétation
des différences de performances observées entre les deux jeux de données.
—
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Figure 2 – Courbes de convergence CDC BRFSS .
On observe une accuracy plus élevée sur le dataset CDC BRFSS, mais un F1-score nettement
plus faible. Ce comportement est typique des contextes à fort déséquilibre de classes : un modèle
peut obtenir une bonne accuracy en favorisant la classe majoritaire, tout en identifiant mal la
classe minoritaire (ce qui dégrade fortement le F1-score). L’AUC-ROC reste relativement élevée
dans les deux cas, indiquant une capacité de discrimination correcte, mais légèrement inférieure
sur CDC BRFSS.
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Figure 3 – COMPARAISON DE LA CONVERGENCE : PIMA vs CDC BRFSS .
6 Synthèse critique
6.1 Limites des approches utilisées
Plusieurs limites doivent être considérées dans l’interprétation des résultats. Tout d’abord, la
qualité et la nature des données influencent fortement les performances des modèles. Le dataset
PIDD est de taille relativement réduite (768 observations) et concerne une population spécifique
(femmes Pima âgées de 21 ans ou plus), ce qui limite la généralisation des conclusions à d’autres
populations. De plus, certaines variables contiennent des valeurs biologiquement incohérentes (zé-
ros) qui doivent être traitées comme des valeurs manquantes ; le choix de l’imputation (médiane)
reste une approximation pouvant introduire un biais.
Concernant le dataset complémentaire (CDC BRFSS), la taille est beaucoup plus grande mais
la nature des variables est différente (indicateurs comportementaux et de santé auto-déclarés). Cela
peut introduire du bruit de mesure, des biais de déclaration et des variables moins directement
liées à la physiopathologie du diabète par rapport aux mesures biologiques du PIDD. Par ailleurs,
la comparaison directe des performances entre PIDD et CDC BRFSS doit être interprétée avec
prudence, car les deux jeux de données ne décrivent pas le diabète de la même manière (features,
population, contexte de collecte).
Une autre limite concerne la validation expérimentale : même si une validation croisée et une
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recherche d’hyperparamètres ont été réalisées, les performances peuvent varier selon la partition
des données, la stratégie de prétraitement et certains choix d’implémentation. Enfin, la robustesse
des modèles face à un déséquilibre de classes plus marqué (notamment sur CDC BRFSS) reste un
point sensible, comme le suggère la baisse du F1-score malgré une accuracy élevée.
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6.4 Pistes d’amélioration
Plusieurs améliorations peuvent être envisagées pour renforcer la qualité et la robustesse de
l’approche. Sur le plan du prétraitement, l’utilisation de méthodes plus avancées d’imputation
(KNN imputation, itérative) pourrait être testée, ainsi que des stratégies de détection et traite-
ment des outliers. De plus, la sélection de variables (feature selection) ou l’ingénierie de variables
(création de nouvelles features pertinentes) pourraient améliorer les performances, en particulier
sur le dataset CDC BRFSS où les variables sont plus indirectes.
La gestion du déséquilibre des classes constitue également une piste importante, notamment
pour expliquer une accuracy élevée mais un F1-score faible sur CDC BRFSS. Des techniques telles
que le class weighting, le sur-échantillonnage (SMOTE) ou le sous-échantillonnage pourraient être
intégrées, et l’évaluation pourrait être davantage centrée sur des métriques adaptées (F1-score,
recall, PR-AUC).
Sur le plan des modèles, il serait pertinent de tester des approches complémentaires (réseaux de
neurones simples, modèles linéaires régularisés, méthodes d’ensemble supplémentaires) et d’explo-
rer des techniques d’interprétabilité (importance des variables, SHAP) afin d’améliorer la compré-
hension et la confiance dans les prédictions. Enfin, une calibration des probabilités (Platt scaling,
isotonic regression) pourrait être utile pour rendre les scores de risque plus exploitables en pratique
clinique.
Ces perspectives s’inscrivent dans une démarche de renforcement de la généralisation, de la
robustesse et de l’utilité pratique des modèles de prédiction du diabète.
7 Conclusion
Ce projet avait pour objectif de reproduire et d’analyser l’étude de Zhang (2025) sur la pré-
diction du diabète de type 2 à partir du Pima Indians Diabetes Dataset (PIDD), tout en appro-
fondissant la dimension optimisation et en étendant l’analyse à un dataset complémentaire (CDC
BRFSS). Un pipeline complet de Machine Learning a été mis en place, incluant le prétraitement,
la séparation apprentissage/test, l’entraînement de plusieurs modèles (régression logistique, Ran-
dom Forest, SVM et XGBoost) ainsi que l’évaluation à l’aide de métriques adaptées au contexte
médical.
Sur le PIDD, les résultats obtenus montrent des performances globalement comparables à celles
rapportées dans la littérature, avec une influence notable du prétraitement sur les performances
et sur la stabilité de l’apprentissage. L’analyse des courbes de convergence met en évidence que
certaines transformations (notamment la standardisation et la transformation de Yeo-Johnson)
favorisent une convergence plus rapide et plus stable par rapport à une normalisation simple.
Cette partie confirme l’importance du lien entre la représentation des données et l’efficacité de
l’optimisation.
L’extension au dataset CDC BRFSS a permis d’évaluer la robustesse des approches dans un
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contexte très différent, caractérisé par un nombre d’observations bien plus élevé et des variables
davantage comportementales que biologiques. Les résultats illustrent que la comparaison directe
des performances entre datasets doit être interprétée avec prudence : une accuracy plus élevée sur
CDC BRFSS peut coexister avec un F1-score plus faible, ce qui souligne l’impact du déséquilibre
de classes et la nécessité d’utiliser des métriques adaptées. Cette étape a mis en évidence que la
performance d’un modèle dépend fortement du contexte des données, de la qualité des variables
et des choix d’optimisation.
En synthèse, ce travail met en évidence trois apports principaux : (i) la reproductibilité d’un
pipeline ML pour la prédiction du diabète sur un dataset de référence, (ii) l’importance de l’optimi-
sation et du prétraitement dans la convergence et la généralisation, et (iii) l’intérêt d’une validation
inter-datasets pour mieux comprendre les limites de généralisation. Comme perspectives, il serait
pertinent d’intégrer des méthodes de gestion du déséquilibre (pondération des classes, SMOTE),
d’explorer des modèles plus avancés ou hybrides, et d’ajouter des outils d’interprétabilité (par
exemple SHAP) ainsi qu’une calibration des probabilités afin de rendre les prédictions plus exploi-
tables dans un cadre clinique réel.
Références
[1] Z. Zhang (2025). Comparison of Machine Learning Models for Predicting Type 2 Diabetes Risk
Using the Pima Indians Diabetes Dataset. Journal of Innovations in Medical Research, 4(1),
65–71.
[2] Pima Indians Diabetes Dataset (UCI/Kaggle). Pima Indians Diabetes Database.
[3] Dataset complémentaire (UCI/Kaggle/CDC). Diabetes Health Indicators Dataset.
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