0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues11 pages

Outils Mathématiques en Cryptographie

Ce document présente des notes de cours sur les outils mathématiques pour la cryptographie, en se concentrant sur la structure des groupes cycliques et leurs propriétés. Il aborde des concepts tels que les sous-groupes, les théorèmes de Lagrange et d'Euler, ainsi que les opérations dans Z/nZ. L'auteur, S. Fourour, fournit des définitions, des propositions et des preuves pour illustrer ces notions mathématiques fondamentales.

Transféré par

Jih ene
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues11 pages

Outils Mathématiques en Cryptographie

Ce document présente des notes de cours sur les outils mathématiques pour la cryptographie, en se concentrant sur la structure des groupes cycliques et leurs propriétés. Il aborde des concepts tels que les sous-groupes, les théorèmes de Lagrange et d'Euler, ainsi que les opérations dans Z/nZ. L'auteur, S. Fourour, fournit des définitions, des propositions et des preuves pour illustrer ces notions mathématiques fondamentales.

Transféré par

Jih ene
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Superieur et de la Recherche Scientifique


Université Oran1-Es Senia
Faculté des sciences exactes et appliquées

Notes de cours
Outils Mathématiques pour la Cryptographie

Auteur : [Link]
Table des matières

0.1 La structure des groupes cycliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2


0.1.1 Une autre définition de l’ordre d’un élément . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.2 Sous groupe monogène fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.2.1 Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.3 Produit de groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.4 Sous-groupe d’un groupe cyclique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.4.1 Proposition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.4.2 Commutativité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.5 Théorème de Lagrange sur les groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.6 Théorème d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
0.7 Petit théorème de Fermat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1 Z/nZ, les nombres de la cryptographie 7


1.1 Congruence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.1 Formulations équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.2 C’est une relation d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Addition et multiplication dans Z/nZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.3 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.4 Equation du 1er degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Inverse d’un élément dans Z/nZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.2 Cas particulier : Z/pZ avec p premier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1
Chapitre 1

Suite du chapitre précédent

1.1 La structure des groupes cycliques


Soit (G, .) un groupe (1 le neutre de (G, .)) et g un élément de G (g ∈ G). Considérons l’appli-
cation φ définie par :
φ : Z −→< g >
k −→ g k
• φ est un morphisme de groupe de (Z, +) dans (< g >, .)
∀k, l ∈ Z, φ(k + l) = g k+l = g k .g l = φ(k).φ(l)
• φ est surjectif par construction.
• φ injectif ? :
• Si oui : =⇒ φ est un isomorphisme et < g > ∼ = (isomorphe à) Z
• Si non : φ n’est pas injectif =⇒ Ker(φ) 6= ∅ =⇒ ∃k ∈ Z ∗ et g k = 1(g −k = 1 aussi).
Nous allons montrer dans ce cas que < g > ∼ = Z/nZ

1.1.1 Une autre définition de l’ordre d’un élément


Soit (G, .) un groupe et g ∈ G. Si ∃k ∈ Z ∗ et g k = 1, alors on dit que g est d’ordre fini et
l’entier n = min{k ∈ N ∗ et g k = 1} est appelé l’ordre de g (| < g > |).

1.2 Sous groupe monogène fini


1.2.1 Proposition
Soit (G, .) un groupe et g ∈ G un élément d’ordre n. Alors, on a :
< g >= {1, g, g 2 , ... , g n−1 } et card(< g >) = n (ou | < g > | = n).

Preuve : < g >=? {1, g, g 2 , ... , g n−1 }


1. {1, g, g 2 , ... , g n−1 } ⊂? < g >
Par construction (par définition) < g >= {....., g −2 , g −1 , 1, g, g 2 , ... , g n−1 , g n , ...} =⇒
{1, g, g 2 , ... , g n−1 } ⊂< g >
2. < g > ⊂? {1, g, g 2 , ... , g n−1 }
Réciproquement, soit x ∈< g >=⇒ ∃a ∈ Z tel que x = g a .
Effectuons la division de a par n : a = qn + r avec 0 ≤ r < n
x = g qn+r = (g n )q .g r = 1q .g r = g r ∈ {1, g, g 2 , ... , g n−1 } =⇒ x ∈ {1, g, g 2 , ... , g n−1 }
=⇒< g > ⊂ {1, g, g 2 , ... , g n−1 }
3. Il reste à montrer que : 1 6= g 6= g 2 6= ........ 6= g n−1 =⇒ card(< g >) = n
Soient a, b tels que g a = g b et 0 ≤ a ≤ b ≤ n − 1
g a .g −a = g a .g −a =⇒ g b−a = 1 avec 0 ≤ b − a < n
=⇒ b − a < n =⇒ b − a = 0 (car n est le plus petit k tel que g k = 1) =⇒ b = a

2
< g > est un groupe cyclique de cardinal n. il est isomorphe à Z/nZ :
¯ 1}
{1, g, g 2 , ... , g n−1 } ←→ {0̄, 1̄, ..., n −

1.3 Produit de groupes


soit g ∈ (G, .) d’ordre p et soit h ∈ (H, .) d’ordre q ((G, .) et (H, .) sont des groupes) :

∀k ∈ Z, g k = 1 ⇐⇒ k multiple de p
0 0 0
∀k ∈ Z, hk = 1 ⇐⇒ k multiple de q

Soit x = (g, h) ∈ G × H =⇒ x2 = (g 2 , h2 ), ..., xk = (g k , hk )

L’ordre de x c’est xk = (1, 1) ⇐⇒ k multiple de p et q.

L’ordre de x est le ppcm(p, q).

Conséquence :
Soient (G, .) et (H, .) deux groupes cycliques finis de cardinaux respectifs p et q. Si p et q sont
premiers entre eux alors G × H est cyclique.

Si p et q sont deux entiers premiers entre eux : Z/pZ × Z/qZ ∼


= Z/pqZ

justification :
N’importe quel groupe fini cyclique d’ordre p est isomorphe à Z/pZ.

(G, ×) ∼
= Z/pZ et (H, ×) ∼
= Z/qZ =⇒
(G × H, ×) ∼
= Z/pZ × Z/qZ
=⇒ (G × H, ×) ∼
= Z/pqZ
Et si p et q ne sont pas premiers entre eux ? −→ pas forcément

Contre exemple : Z/2Z × Z/2Z = {(0̄ , 0̄), (0̄ , 1̄), (1̄, 0̄), (1̄ , 1̄)}
< (0̄ , 0̄) >= {(0̄ , 0̄)}
< (0̄ , 1̄) >= {(0̄ , 1̄) , (0̄ , 0̄)}
< (1̄ , 1̄) >= {(1̄ , 0̄) , (0̄ , 0̄)}
< (1̄ , 1̄) >= {(1̄ , 1̄) , (0̄ , 0̄)}

Aucun élément de Z/2Z × Z/2Z ne génère ce dernier =⇒ Z/2Z × Z/2Z n’est pas cyclique.

1.4 Sous-groupe d’un groupe cyclique


1.4.1 Proposition :
Soit (G, .) un groupe cyclique. Tout sous-groupe de G est cyclique

Preuve :
∃g ∈ G tel que G =< g > et H un sous-groupe de G.
Si H 6= {1} le sous-groupe trivial ({eG }), ∃k > 0, et g k ∈ H,
soit m = min{k ∈ N ∗ , g k ∈ H}, Montrons que H =< g m > :

14 décembre 2025 3/ 9
[Link]
1. < g m > ⊂? H
g m ∈ H =⇒< g m > ⊂ H,
Trivial, car < g m > est un sous ensemble dont les éléments sont obtenus par la composition
de g m avec lui même autant de fois qu’on veut. Cette composition reste dans H car ce
dernier est un sous-groupe.
2. Réciproquement, H ⊂? < g m >
Soit h ∈ H, ∃p ∈ Zeth = g p .
Effectuons la division euclidenne de p par m : ∃q, r tels que : p = qm + r avec 0 ≤ r < m
h = g qm+r = g qm .g r = (g m )q .g r
(g m )−q .h = g qm+r = (g m )−q (g m )q .g r = g r =⇒ g r = (g m )−q .h ∈ H
m étant le plus petit entier tel que g m ∈ H =⇒ r = 0
=⇒ h = (g m )q ∈ < g m >=⇒ H ⊂ < g m >

1.4.2 Commutativité
Proposition
Un groupe cyclique est commutatif.

preuve :
Soit (G, .) un groupe cyclique et g ∈ G un générateur de G.
∀x, y ∈ G, ∃a, b ∈ Z, x = g a et y = g b
x.y = g a .g b = g a+b = g b+a = g b .g a = y.x

14 décembre 2025 4/ 9
[Link]
1.5 Théorème de Lagrange sur les groupes
Soit (G, .) un groupe fini et H un sous groupe de G.
Le cardinal de H divise le cardinal de G.

Conséquences :
1. Les sous-groupes stricts non-triviaux de (Z/25Z, +) ont 5 éléments.
En effet, 25 n’est divisible que par 1, 5 et 25
2. Si le cardinal d’un groupe G est un nombre premier, alors les seuls sous-groupes de G sont
les sous-groupes triviaux {eG } et G.
(Z/13Z, +) n’admet comme sous groupe que {0̄} et Z/13Z

Preuve :
L’idée de la preuve consiste en la partition du groupe G en un ensemble {H, Hx1 , Hx2 , ..., Hxm−1 }
d’ensembles tous de même taille que H (|H| = |Hxi |, ∀i ∈ {1, 2, ..., m − 1}). avec :

• H ∪ Hx1 ∪ Hx2 ∪ ... ∪ Hxm−1 = G


• H ∩ Hxi = ∅, ∀i ∈ {1, 2, ..., m − 1} et Hxi ∩ Hxj = ∅, ∀i, j ∈ {1, 2, ..., m − 1}

On voit bien que : |G| = m.|H| par construction.

— Soit x ∈ G, x ∈
/ H ; Hx = {h.x, h ∈ H}
• Montrons que H ∩ Hx = ∅ :
Soit y = hx =⇒ y ∈ Hx avec h ∈ H
Si y ∈ H alors h−1 y = x ∈ H =⇒ contradiction. =⇒ Hx ∩ H = ∅
• Montrons que : card(Hx) = card(H), soit φ définie par :

φ : H −→ Hx
h −→ hx
• φ est surjective par construction
• φ est elle injective ?
h1 x = h2 x =⇒ h1 x.x−1 = h2 x.x−1 =⇒ h1 = h2 , oui φ est injective φ est bijective.
Nous avons trouvé une bijection entre H et Hx, ils ont alors, le même nombre d’élémnts.

— Soit y ∈ G, y ∈
/ H et y ∈
/ Hx
On sait déjà que H ∩ Hy = ∅, Montrons que Hx ∩ Hy = ∅ :
Supposons que z ∈ Hx et z ∈ Hy =⇒ ∃h1 , h2 ∈ H, z = h1 x et z = h2 y =⇒
h1 x = h2 y =⇒ h−1 −1
2 h1 x = h2 h2 y = y =⇒ y ∈ Hx =⇒ contradiction. =⇒ Hx ∩ Hy = ∅

— On réitère le processus jusqu’à épuisement de tous les éléments de G. Comme G est fini le
processus s’arrête après un nombre fini d’étapes et donc card(G) = m × card(H)

Proposition
Soit (G, .) un groupe fini de cardinal p ∈ N ∗ . Si p est un nombre premier, alors G est cyclique.

Preuve :
Soit x ∈ G, avec x 6= e.
Le sous-groupe < x > engendré par x n’est pas réduit à l’élément neutre. Le seul sous-groupe
possible restant est G.

14 décembre 2025 5/ 9
[Link]
Proposition
L’ordre de tout élément d’un groupe fini est un diviseur de l’ordre (du cardinal) du groupe.

Preuve :
conséquence du théorème de Lagrange : l’ordre d’un élément est le cardinal du sous groupe engendré
par cet élément qui est fini aussi.
En effet, soit (G, .) un groupe fini d’ordre n et g ∈ G d’ordre fini m = min{k ∈ N ∗ , g k = 1}.
m divise n car < g > est un sous groupe de G.

1.6 Théorème d’Euler


Soit (G, .) un groupe fini de cardinal n. Alors : ∀g ∈ G, g n = 1.

Preuve :
D’après la proposition précédente : | < g > | = m et m divise n =⇒
(g m = 1) et (∃k ∈ Z ∗ , n = k.m). Calculons g n :
g n = g km =⇒ g n = (g m )k = 1k = 1 =⇒ g n = 1

1.7 Petit théorème de Fermat


Si p est un nombre premier, si a est un entier non divisible par p alors,
ap−1 − 1 est un multiple de p

Exemples :
• a = 2 et p = 7 −→ 27−1 − 1 = 64 − 1 = 63 = 7 × 9
• a = 3 et p = 5 −→ 35−1 − 1 = 81 − 1 = 80 = 5 × 16
• a = 11 et p = 3 −→ 113−1 − 1 = 112 − 1 = 120 = 3 × 40

Preuve :
Considérons le groupe multiplicatif ((Z/pZ)× , ×), où (Z/pZ)× représente l’ensemble des inver-
sibles de (Z/pZ, +) − {0}.
Comme p est premier, les nombres {1̄, 2̄, ... , p −¯ 1} sont tous inversibles car ils sont tous premiers
avec p.
=⇒ (Z/pZ)× = {1̄, 2̄, ... , p − ¯ 1}}
¯ 1}}
Comme a n’est pas divisible par p, la classe de a = ā est dans {1̄, 2̄, ... , p −
l’ordre de ā = | < ā > | = m divise l’ordre de (Z/pZ)× = p − 1
=⇒T [Link] (ā)(p−1) = 1̄ =⇒ (ā)(p−1) − 1̄ = 0̄
Ceci est vrai quelquesoit l’élément de la classe de a, en particulier a lui même.

14 décembre 2025 6/ 9
[Link]
Chapitre 2

Z/nZ, les nombres de la


cryptographie

Dans ce chapitre, nous allons revoir l’ensemble Z/nZ sous un angle différent.

2.1 Congruence
Soit n ∈ N , n > 1. Soient a et b ∈ Z, on dit que a et b sont congrus modulo n lorsque a − b est
multiple de n. On note alors : a ≡ b [n].

2.1.1 Formulations équivalentes


a ≡ b [n] ⇐⇒ a et b ont le même reste dans la division par n ⇐⇒
∃k ∈ Z, a = b + kn.

2.1.2 C’est une relation d’équivalence


La relation de congruence est une relation d’équivalence sur Z.

Définition
Soit n ∈ N , n > 1. On note Z/nZ l’ensemble des classes d’équivalence de la relation de congruence
modulo n.
¯ 1}, où ā est l’ensemble des entiers congrus à a modulo n.
Z/nZ = {0̄, 1̄, 2̄, ..., n −

2.2 Addition et multiplication dans Z/nZ


2.2.1 Addition
¯ b
1. Dans Z/nZ, on peut définir une addition par : ā + b̄ = a +
2. si x̄ = ā et ȳ = b̄ alors x̄ + ȳ = ā + b̄
3. (Z/nZ, +) est un groupe commutatif.

2.2.2 Multiplication
1. Dans Z/nZ, on peut définir une multiplication par : ā × b̄ = a × ¯ b
2. ∀ā, b̄, c̄ ∈ Z/nZ, ā × (b̄ × c̄) = (ā × b̄) × c̄, la multiplication est associative.
3. ∀ā, b̄ ∈ Z/nZ, ā × b̄ = b̄ × ā, la multiplication est commutative.
4. ∀ā, b̄, c̄ ∈ Z/nZ, ā × (b̄ + c̄) = ā × b̄ + ā × c̄, la multiplication est distributive.
5. ∀ā ∈ Z/nZ, ā × 1̄ = ā, 1̄ est un élément neutre pour la multiplication.
6. (Z/nZ, +, ×) est un anneau commutatif.

7
2.2.3 Définitions
• Tous les éléments de Z/nZ ont un opposé mais pas forcément un inverse.
• Soit ā un élément de Z/nZ. On dit que ā est inversible ssi ∃b̄ ∈ Z/nZ tel que ā × b̄ = 1
• On appelle b̄ l’inverse de ā et on le note ā−1
• L’ensemble des éléments inversibles de Z/nZ est noté (Z/nZ)× .
• Soit ā un élément de Z/nZ. On dit que ā est un diviseur de zéro ssi :
• ā 6= 0
• ∃b̄ ∈ Z/nZ, b̄ 6= 0 et ā × b̄ = 0̄

2.2.4 Equation du 1er degré


Resoudre dans Z/20Z les équations suivantes :
1. 3̄x = 9̄ =⇒ 7̄ × 3̄x = 7̄ × 9̄ =⇒ 1̄ × x = 3̄ =⇒ x = 3̄
2. 3̄x = 4̄ =⇒ 7̄ × 3̄x = 7̄ × 4̄ =⇒ 1̄ × x = 8̄ =⇒ x = 8̄
3. 4̄x = 3̄ Il n’y a pas de solutions, car 4x = 3 + 20n =⇒ 4x − 20n = 3 =⇒ 4(x − 5n) = 3 =⇒
aucune paire d’entiers (x, n) ne vérifient cette équation (un nombre pair=un nombre impair)

4. 4̄x = 8̄ 4x = 8 + 20n =⇒ 4x − 20n = 8 =⇒ 4(x − 5n) = 8 =⇒ x = 2 + 5n =⇒


¯ 17}
Solutions : {2̄, 7̄, 12, ¯
Conclusion :
• Dans les deux premiers cas une solution unique car 3̄ est inversible dans Z/20Z
• Dans les deux cas suivants pas de solutions ou solution multiple car 4̄ n’est pas inversible
dans Z/20Z

2.3 Inverse d’un élément dans Z/nZ


Exercice :
Donner les éléments inversibles de Z/5Z et de Z/6Z (notés respectivement : (Z/5Z)× , (Z/6Z)× )

¯ sont toujours leurs


• Dans Z/nZ, 1̄ et −1 propres inverses.
• Dans Z/5Z, (Z/5Z)× = {1̄, 2̄, 3̄, 4̄}
• Dans Z/6Z,
X 0 1 2 3 4 5
0 0 0 0 0 0 0
1 0 1 2 3 4 5
2 0 2 4 0 2 4
3 0 3 0 3 0 3
4 0 4 2 0 4 2
5 0 5 4 3 2 1
Dans la table de multiplication, nous remarquons que seuls 1̄ et 5̄ sont inversibles et leurs
inverses sont eux même. (Z/6Z)× = {1̄, 5̄}

Astuce :
Un diviseur de zéro de Z/nZ ne peut pas être inversible.
Par exemple pour trouver (Z/30Z)× on élimine les diviseurs de zéro :
a, b 6= 0, ā × b̄ = 0̄, ie : a × b multiple de 30
(Z/30Z)× = {1̄, 7̄, 11, ¯ 13¯ 17,
¯ 19,
¯ 23,
¯ 29}
¯

14 décembre 2025 8/ 9
[Link]
2.3.1 Théorème
Soit ā un élément de Z/nZ,

ā est inversible ⇐⇒ a est premier avec n

Preuve :
La preuve repose sur le théorème de Bachet-Bézout :

a est premier avec n ⇐⇒ ∃s, t ∈ Z, as + nt = 1

⇐⇒ ∃s, t ∈ Z, as − 1 = nt
⇐⇒ ∃s ∈ Z, ās̄ − 1̄ = 0̄
⇐⇒ ∃s ∈ Z, ās̄ = 1̄
⇐⇒ ā est inversible

2.3.2 Cas particulier : Z/pZ avec p premier


Soit p ∈ N , un nombre premier.
∀a ∈ {1, 2, ...., p − 1}, a est premier avec p ; donc ā est inversible dans Z/pZ
(Z/pZ)× = Z/pZ − {0̄}

Exercice :
Calculons l’inverse de 37¯ dans Z/63Z.
Il s’agit de trouver une relation de Bachet-Bézout entre 37 et 63 (as+nt = 1, avec a = 37 et n = 63).
soit s = −17 et t = 10 =⇒ 37.(−17) + 63.10 = 1
On en déduit que dans Z/63Z on a : −17 ¯ × 37
¯ = 1̄
L’inverse de 37 ¯ est −17
¯ = 46¯

D’où vient la relation de Bézout ?

On applique l’algorithme d’Euclide à 63 et 37 (divisions euclidiennes succéssives).

1 = 10 × 63 − 17 × 37
63 = 1 × 37 + 26 1 = −7 × 37 + 10 × (63 − 1 × 37) = 10 × 63 − 17 × 37
37 = 1 × 26 + 11 1 = 3 × 26 − 7 × (37 − 1 × 26) = −7 × 37 + 10 × 26
26 = 2 × 11 + 4 1 = 3 × (26 − 2 × 11) − 1 × 11 = 3 × 26 − 7 × 11
11 = 2 × 4 + 3 1 = 4 − 1 × (11 − 2 × 4) = 3 × 4 − 1 × 11
4 = 1 × 3 + 1 =⇒ On remonte : 1 = 4 − 1 × 3

14 décembre 2025 9/ 9
[Link]

Vous aimerez peut-être aussi