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Renforcement des Capacités Minières au Cameroun

Le Projet de Renforcement des Capacités dans le Secteur Minier (PRECASEM) vise à améliorer la gestion et la transparence du secteur minier au Cameroun, en renforçant les capacités institutionnelles et en intégrant les activités minières au développement durable. Le projet, financé par la Banque mondiale, s'inscrit dans les objectifs de croissance économique et de développement durable du pays, en soutenant les communautés locales et le secteur privé. Les activités incluent la modernisation de la cartographie géologique, la gestion des droits miniers, et le suivi des opérations minières pour favoriser un environnement d'investissement attractif.

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Renforcement des Capacités Minières au Cameroun

Le Projet de Renforcement des Capacités dans le Secteur Minier (PRECASEM) vise à améliorer la gestion et la transparence du secteur minier au Cameroun, en renforçant les capacités institutionnelles et en intégrant les activités minières au développement durable. Le projet, financé par la Banque mondiale, s'inscrit dans les objectifs de croissance économique et de développement durable du pays, en soutenant les communautés locales et le secteur privé. Les activités incluent la modernisation de la cartographie géologique, la gestion des droits miniers, et le suivi des opérations minières pour favoriser un environnement d'investissement attractif.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace – Work - Fatherland


------------------------- -------------------------
COOPERATION CAMEROUN – BANQUE MONDIALE CAMEROON – WORLD BANK COOPERATION
------------------------- -------------------------
MINISTERE DES MINES, DE L’INDUSTRIE ET DU MINISTRY OF MINES, INDUSTRY AND
DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE TECHNOLOGICAL DEVELOPMENT
------------------- ----------------
PROJET DE RENFORCEMENT DES THE MINING SECTOR CAPACITY
CAPACITES DANS LE SECTEUR MINIER BUILDING PROJECT

PROJET DE RENFORCEMENT DES


CAPACITES DANS LE SECTEUR MINIER

PRECASEM

UNITE DE COORDINATION DU PROJET


Bureau, rue Charles Bindzi, Dragages
B.P. 35 491 Yaoundé – Cameroun
Tél : 222 21 72 05
E-mail : minmidt_precasem@[Link]
SOMMAIRE

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

OBJECTIFS DU PROJET

BENEFICIAIRES DU PROJET

INDICATEURS DE RESULTATS

COMPOSANTES DU PROJET

DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES ET D’EXECUTION

FINANCEMENT DU PROJET

ANNEXES

Cartes
DONNES GENERALES DU PROJET

Projet de Renforcement des Capacités dans le Secteur Minier


Nom du projet
(PRECASEM)
Code Projet P122153
Unité de pilotage Unité de Coordination du Projet

N° Crédits IDA 50240-CM 59850-CM 59840-CM


Dates de signatures des
28 Juin 2012 20 juin 2018 20 juin 2018
Accords de Financements
Dates de mise en vigueur 26 Septembre 2012 10 décembre 2018 10 décembre 2018
30 juin 2017
Dates de clôture 29 mars 2019 1er décembre 2021 1er décembre 2021
1er décembre 2021
Montant des crédits (USD) 30 000 000 21 000 000 5 900 000

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le Cameroun dispose d’un important potentiel géologique, potentiel qui peut entrainer la
croissance économique du pays à travers le développement du secteur minier. Le sous-sol du pays
recèle d’importantes minéralisations de fer, d’or1, de bauxite, de diamant ( ?2), de rutile, de cobalt
et de nickel, entre autres mises en évidence avant les années 1990. En dépit de ce potentiel,
l’exploitation minière n’a cependant jamais joué un rôle majeur dans le développement du pays ;
elle est plutôt restée en marge de l’économie. La production minière actuelle résulte de la seule
exploitation artisanale d’or qui est importante dans certaines régions du pays et constitue un
important moyen de subsistance pour les communautés qui y vivent ; son caractère informel
empêche toutefois ce sous-secteur de contribuer véritablement à la croissance.

Au plan industriel, un certain nombre de projets sont depuis quelque temps déjà à un stade
avancé de travaux : le projet de fer de Mbalam opéré par CAMIRON/SUNDANCES, le projet de nickel-
cobalt de Nkamouna près de Lomié, par GEOVIC, le projet de bauxite de l’Adamaoua (à Minim,
Martap et Ngaoundal) jadis opéré par CAMEROON ALUMINA et aujourd’hui repris par la junior
australienne CAMALCO, le projet diamantifère de Mobilong près de la frontière avec la
République Centre Africaine développé il y a quelques années par CAMEROON & KOREAN MINING. Sur
l’ensemble de ces projets, deux seulement ont déjà bénéficié de permis d'exploitation minière
(nickel/cobalt en 2003 et diamant en 2011), l'exploitation proprement dite n'ayant toutefois pas
encore démarré sur le terrain. Mobilong est passé entre les mains d’une compagnie chinoise dont
les travaux de terrain ont conclu à l’inexistence de gisement économique de diamant sur le site.
Après quelques années d’hibernation, la compagnie GEOVIC refait surface, certainement motivée
par la remontée des cours du cobalt. CAM IRON a signé une convention minière avec le
gouvernement et le permis d’exploitation ne lui pas encore été délivré.

Au plan purement géologique, la cartographie géologique et les connaissances globales du


potentiel minier du pays restent très limitées et apparaissent aujourd’hui dépassées. Les données

1 L’or est exploité artisanalement


2 Les perspectives de production envisagées par C&K Mining en 2011 ne se confirment pas.
géophysiques et géochimiques restent insuffisantes pour de vastes régions, ou, doivent être
réinterprétées au moyen de technologies et d’approches modernes lorsqu’elles sont disponibles.

D’une manière générale, en dépit de quelques signes encourageants, le pays ne dispose pas
encore des mécanismes nécessaires pour tirer profit de ses potentialités minérales. Les capacités
de gestion et la gouvernance dans le secteur minier doivent être améliorées de manière à créer un
environnement favorable pour des investissements à long terme et permettre au secteur d’être
plus stable face aux cycles économiques et politiques.

Améliorer l’efficacité et l’efficacité et la transparence dans la gestion du secteur minier, telle est la
mission assignée au Projet de Renforcement des Capacités dans le Secteur Minier (PRECASEM),
projet d’assistance technique de la Banque mondiale, mission d’appui au Gouvernement dans son
programme de valorisation de son sous-sol.

A l’heure où les cours des matières connaissent un rebondissement, une bonne gestion du
secteur des industries extractives représente un défi énorme pour lutter contre la pauvreté et
contribuer au développement durable. En effet, l'industrie minière est toujours créatrice
d’emplois, directs et indirects ; elle permet de procéder aux transferts de technologies et génère
des revenus importants, revenus qui peuvent constituer le potentiel financier indispensable aux
gouvernements pour le développement de grandes infrastructures, motrices de développement
pour d’autres secteurs.

2. OBJECTIFS DU PROJET

L’Objectif de Développement du Projet (ODP) est d’améliorer (i) l’efficacité et la transparence


dans la gestion du secteur minier et (ii) les cadres du développement durable du secteur. Pour ce
faire, le projet est axé sur le renforcement institutionnel et sur l’intégration locale/régionale des
activités minières. Il contribuera à l’objectif stratégique de croissance et d’emploi, qui s’étend au-
delà de la portée et du calendrier du présent projet, consistant à accroître l’apport de
l'exploitation minière, à la croissance et au développement durables. Il participera en outre à
l’effort du gouvernement pour le développement du climat des affaires dans le secteur, à
l’amélioration de la transparence, à l’accès à l’information et à la facilitation du dialogue entre les
intervenants du secteur.

Vu sous cet angle, le projet s’inscrit pleinement dans les ambitions du gouvernement consignées
dans le document « Cameroun : Vision 2035 », axée autour de l’exploitation et de la bonne
gestion de ses ressources naturelles (mines, forêts, agriculture, etc.) ainsi que sur un
développement rapide de ses infrastructures (routes, chemin de fer, aéroports…).

Le projet s’inscrit également dans le premier pilier de la Stratégie d’aide-pays (CAS) de la Banque
Mondiale, en soutenant la compétitivité, sur la base de l’amélioration de l’efficacité, de la
transparence et de la durabilité dans la gestion du secteur minier.

3. BENEFICIAIRES DU PROJET

Les bénéficiaires seront : (i) les camerounais en général grâce aux contributions positives issues
du développement des activités économiques autour des zones d’exploitation minière ; ii) le
secteur privé à travers l’amélioration du climat d’investissement et le développement des
infrastructures catalysé par les investissements dans le secteur minier ; (iii) les compagnies
minières qui bénéficieront d’une meilleure disponibilité des données géologiques pour guider
l’exploration, d’un environnement amélioré pour l’attribution et la sécurisation des droits miniers,
et d’une plus grande disponibilité des ressources humaines qualifiées au niveau national ; (iv) les
communautés touchées par l’activité minière, qui bénéficieront de possibilités économiques
locales, ainsi que de mesures visant à réduire, atténuer et compenser les risques liés à l’activité
minière.

4. INDICATEURS DE RESULTATS

Bien que les principaux avantages des investissements miniers soient mieux mesurés à longue
échéance (Contribution à la croissance et au développement économique), les indicateurs
résumés ci-dessous permettent de mesurer les progrès accomplis pendant toute la durée du
projet.

a) Efficacité dans la gestion du secteur minier : Nombre de jours pour attribuer des titres
miniers ;
b) Transparence dans la gestion du secteur minier : Accès en ligne des données historiques et
des données géologiques nouvellement acquises ;
c) Cadres pour le développement durable de l’exploitation minière :
• Publication des directives relatives à la gestion des revenus miniers au niveau
local
• Diffusion d’outils pour la planification du développement local
• Diffusion des orientations relatives au développement de la chaîne
d’approvisionnement locale

5. DESCRIPTION DU PROJET

Le projet s’articule autour de trois (3) composantes :

Composante A : Accès aux ressources minérales et gouvernance des opérations minières

Cette composante a pour objectif l’amélioration de la connaissance et de l’accès aux ressources


minérales ainsi que de la gestion des opérations extractives. Elle comporte un programme de
géologie, un appui à la gestion des droits et opérations minières, des actions en vue du
renforcement de la transparence et de la redevabilité dans le secteur minier.

A.1 Un programme de géologie

En dépit du potentiel relativement bien identifié en cobalt-nickel, fer, bauxite et autres minéraux
dans certaines zones, principalement dans le sud, le centre nord et l’est du pays, la cartographie
géologique et les connaissances globales du potentiel minier du pays sont très limitées et
dépassées. Les données géophysiques et géochimiques restent insuffisantes pour de vastes
régions ou doivent être réinterprétées au moyen de technologies et d’approches modernes
lorsqu’elles sont disponibles.

Les activités de ce programme comprennent: i) les levés géologiques et miniers et la constitution


de banques de données géologiques et thématiques (incluant la géochimie, la géophysique
aéroportée et la métallogénie), des cartes et notices du Cameroun ; ceci comprend la compilation
et l'interprétation des données disponibles en vue de produire des cartes thématiques et de
prospectivité, autant de documents pertinents pour mieux gérer et promouvoir le secteur minier;
ii) la conception et l'installation d'un système moderne de gestion des données géologiques et
minières, y compris la mise en place d'un portail Web pour accéder aux données géoscientifiques
de l'Institut de Recherches Géologiques et Minières (IRGM), de la Direction des Mines (DM) et de
la Direction de la Géologie (DG); iii) la fourniture d'équipement et l’appui à la formation des
personnels des structures suscitées; et v) la diffusion et la promotion pour les parties prenantes
(gouvernement, société civile et secteur privé) des données géologiques et des connaissances
grâce à une édition appropriée de cartes et de rapports, la tenue d'ateliers, de documentation
médiatique et de participation à des foires et évènements internationaux sur l'industrie minière.
Figure 1 : Cartographie du PRECASEM Figure 2 : Prospection géochimique du PRECASEM
En rouge : secteurs levés à ce jour En rouge : secteurs levés à ce jour
En bleu : secteurs en cours de lever En vert : secteurs en cours de lever

A.2 Gestion des droits miniers et des opérations minières

Les principales activités menées dans cette sous-composante sont destinées à renforcer les
capacités de supervision du gouvernement, en particulier dans les domaines délicats tels que le
cadre juridique et réglementaire, l’administration des droits miniers, les négociations des
conventions minières, le suivi des opérations minières et la gestion environnementale des
exploitations minières. Une évaluation en vue du renforcement des capacités (formation et
équipements) a été réalisée également dans le cadre de l’audit sus mentionné. Sur la base des
recommandations de cette étudei, il a été possible d’identifier des options institutionnelles pour
une réforme future du secteur, avec leurs coûts et avantages respectifs.

A.2.1 Cadre juridique et réglementaire de l'exploitation minière

Un nouveau Code minier a été promulgué en 2016 afin de refléter à la fois l’intérêt stratégique du
gouvernement à l’égard de l’exploitation minière et sa volonté d’assurer une rente suffisante à
l’État. Toutefois, traduire certaines dispositions légales en règlements exécutoires nécessite du
soutien et de l’expertise. C’est le cas, par exemple, de l’attribution des permis d’exploitation
minière et des clauses de retrait, du rôle des organismes publics dans la réglementation et/ou le
fonctionnement du secteur, ainsi que des mesures visant à s’assurer de la bonne transformation
des minéraux au pays avant leur exportation. Plus généralement, en matière d’exploitation, les
Conventions minières peuvent aller à l’encontre du Code minier actuel. Il est donc primordial de
proposer des solutions adéquates en se fondant sur l’expérience internationale et le
benchmarking (Convention minière type, entre autres).
A.2.2 Cadastre minier

Le Cadastre minier constitue la pierre angulaire de la capacité du gouvernement à assurer une


bonne gestion du secteur minier, et à favoriser l’exploration et l’exploitation en renforçant la
sécurité de la propriété tout en évitant la spéculation excessive. La modernisation en cours du
cadastre minier sur la base d’un Registre des titres miniers a pour but de garantir la bonne gestion
des données minières et de s’assurer que les procédures d’attribution sont transparentes et
fiables, en évitant tout chevauchement entre les titulaires des permis d’exploitation entre eux et
entre les permis et les zones fermées aux autres activités (aires protégées).

A.2.3 Renforcement des capacités de négociation

Dans les transactions en cours avec les compagnies minières, le MINMIDT fait face à
d’importantes difficultés sur les plans technique et de la négociation, difficultés qui pourraient
nuire à sa crédibilité. La mise en place et/ou la consolidation d’une cellule permanente en charge
de la négociation des conventions minières, la formation des membres de cette cellule ainsi que
les autres personnels des structures publiques sur des thèmes tels, le financement des projets
miniers et le marché minier, la législation minière, la fiscalité minière, l’économie des gisements de
minerai, les infrastructures annexes, etc. constituent un bon point de départ pour des
négociations plus crédibles.

A.2.4 Suivi des opérations minières

Le suivi des activités minières exige une présence permanente sur le terrain d’inspecteurs de
mines bien formés et disposant de matériels et équipements adéquats. Un appui est mis en place
pour : i) la conception d’un Système informatisé de gestion de l’inspection des mines ; ii) la
conception et la mise en œuvre d’un programme de formation visant à renforcer les compétences
dans les disciplines minières comme la géologie, le génie minier, l’économie minière, la finance et
autres disciplines adjacentes aux mines ; la réalisation d’études de cadrage pour développer des
cursus miniers dans l’enseignement supérieur et/ou les instituts professionnels.

Figure 3 : Tranchée de fer à Mbalam (fer) –Iron ore trench in Mbalam Area (Mbalam project)
A.2.5 Gestion de l’exploitation minière sur le plan social et environnemental

Historiquement, dans le monde entier, les opérateurs miniers et les structures publiques en
charge du suivi n’ont pas correctement géré la dimension environnementale et sociale de
l’activité minière. En vue de la prise en compte de cette préoccupation, une Évaluation
Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) a été réalisée avec comme articulations : i) un
diagnostic des principaux problèmes sociaux et environnementaux associés au développement
du secteur minier ; ii) l’identification des ajustements stratégiques, des exigences légales,
réglementaires et institutionnelles pour une meilleure prise en compte des préoccupations
sociales et environnementales induites par le développement du secteur minier ; iii) la formulation
des recommandations spécifiques que le Gouvernement pourrait mettre en œuvre dans le Projet ;
iv) la mise à disposition des outils de gouvernance nécessaires à la gestion des impacts du secteur
tels qu’un cadre politique de relocalisation, un cadre de planification pour les populations
indigènes et/ou un cadre de gestion environnemental et social.

A.3 Transparence et redevabilité dans le secteur minier

A.3.1 Mécanismes de transparence et de certification pour le secteur minier

Les mécanismes qui contribuent aujourd’hui à la bonne gouvernance dans le secteur minier sont :
l’Initiative de la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et le Processus de Kimberley.
Un appui à la gouvernance dans le secteur extractif pourrait être apporté en vue : i) de la
conformité du Cameroun à l’ITIE ; ii) de l’opérationnalisation effective du Secrétariat National
Permanent du Processus de Kimberley, notamment par la formation des experts-évaluateurs des
diamants, la fourniture des équipements ou la révision du cadre juridique du secteur minier en
adéquation avec les exigences du processus.

A.3.2 Plateforme de redevabilité

Pour améliorer la gouvernance et minimiser les possibles effets négatifs de l’exploitation des
ressources, au delà du renforcement des structures publiques et de l’amélioration des processus
de transparence, il est nécessaire d’améliorer la confiance mutuelle et le partage d’informations
entre les intervenants. Les plateformes dites de redevabilité se mettront en place avec pour
objectif de permettre aux populations riveraines des sites miniers de mieux s’informer et de
renforcer le dialogue avec le gouvernement et les compagnies minières présentes dans ces zones.

Composante B. Intégration de l’exploitation minière dans le développement local et régional

L’industrie minière opère souvent dans les régions éloignées du monde, très souvent sensibles sur
le plan social et environnemental. Au Cameroun, où l’exploitation minière industrielle n'est qu’à
ses débuts, cela se traduit par un certain nombre de défis au niveau du développement local et
régional. Les activités d’exploration suscitent de nombreuses attentes et engendrent parfois des
conflits avec les activités de conservation ou d’autres activités d’utilisation des terres. Dans le
même temps, l’incertitude fondamentale de la prospection et de l’exploration des ressources
minérales inconnues n’est pas toujours bien comprise. Se fondant sur l’expérience internationale,
les activités d’exploitation au Cameroun, surtout lorsqu’elles s’accompagnent de grands
développements des infrastructures, risquent d’engendrer encore plus de « chocs » que ce que le
Gouvernement prévoit.

L'objectif principal de cette composante est d'améliorer l'intégration des opérations minières
dans le développement local et régional à travers un certain nombre d’activités.

B.1 Soutien à la formalisation de l'exploitation artisanale – qui a remplacé la mise en place du


système de gestion dynamique des ressources minérales en cours d’exécution du Projet
Le système de gestion dynamique des ressources minérales (base de données multi couches)
devait être lancé sur la base des résultats de SESA comme élément d’aide à la décision pour
l'aménagement du territoire. Cependant, le gouvernement s'est engagé dans une série d'activités
pour améliorer l'aménagement du territoire conformément à la législation correspondante de
2011. Comme il a été identifié lors de l'évaluation, le MINEPAT reçoit un appui de différents
partenaires donateurs, en particulier GIZ, pour produire des schémas nationaux et régionaux
d'utilisation des terres. Le MINEPAT est également appuyé par le German Geological Survey (BGR)
qui dirige un projet visant à «mettre à disposition des données harmonisées et testées sur la
qualité, des informations et des cartes thématiques sur les géo-ressources comme base pour la
prise de décision par les autorités compétentes responsables de la planification du
développement régional. Pour cette raison, il a été convenu de supprimer cette activité des
missions du PRECASEM.

L’encadré ci-dessous synthétise la contribution transversale du Projet au programme de


planification de l'utilisation des terres.

Contribution du PRECASEM au programme d'aménagement du territoire.

• Programme de géologie (sous-composante A1): le programme de géologie améliore


radicalement les connaissances sur le sous-sol du Cameroun. L'obtention de données plus
complètes, modernes et plus précises ne stimule pas seulement l'exploration minérale,
mais génère également d'autres applications dans d'autres secteurs tels que la
surveillance sismique, l'aménagement du territoire, l'agriculture ou la gestion de l'eau.
• Cartes de retombes minières (sous-composante A2): dans le cadre de son activité sur le
cadastre, le PRECASEM soutient un effort pour mieux visualiser et rendre l'information
publique sur les éventuels chevauchements entre les permis d'exploration minière et les
aires protégées. Il est à noter que, selon le de Code Minier de 2016, ces chevauchements
ne sont pas juridiquement possibles lorsque la protection de la zone fait l'objet d'un traité
international.
• Conflits miniers et forestiers (sous-composante B2): le PRECASEM financera deux études
pour contribuer à résoudre les conflits possibles entre mines et foresterie. Le premier vise
à identifier les bonnes pratiques sur le terrain pour permettre une exploration minière
respectueuse dans les zones forestières; la seconde vise à promouvoir de bonnes
approches en matière d'indemnisation en cas de déboisement à des fins d'exploitation
minière.
• Cadre pour la gestion des impacts environnementaux et sociaux de l'exploitation minière
industrielle (sous-composante A5): dans le cadre du SESA, le projet appuie le
gouvernement dans la mise en place d’un cadre prêt à l'emploi pour projeter des projets
miniers avec leurs infrastructures associées et recommander des bonnes pratiques dans
leur gestion. Un tel outil devrait généralement aider à la fois le Ministère des mines et le
Ministère de l'Environnement à examiner les évaluations d'impact environnemental et les
plans de gestion dans le secteur et prendre des décisions éclairées en termes d'utilisation
des terres.

La mise en place du système de gestion dynamique des ressources minérales a été remplacée par
une assistance technique à la formalisation de l'exploitation minière artisanale. Au cours de la
conception du projet original, l'accent avait été mis sur l'exploitation minière industrielle.
Cependant, le contexte a changé au fur et à mesure que les développements des mines
industrielles ont ralenti dans le pays principalement en raison de la baisse des prix des produits de
base. Compte tenu du fait que l'extraction artisanale de l'or se développe, en particulier dans l'Est
et dans le Sud, générant à la fois des moyens de subsistance et des défis sociaux et
environnementaux, il importe de concevoir des activités visant à soutenir les communautés
minières artisanales pauvres, notamment en favorisant la modification des pratiques minières sur
le terrain et la sensibilisation dans les chaînes d'approvisionnement en or et en diamants.

B.2 Coordination entre les mines, les forêts et l'environnement Intervenants (pas de changement)
La récente expansion de l'exploitation minière dans les zones boisées du Cameroun a permis de
mettre en lumière certaines préoccupations sur la coordination des différentes structures
publiques et privées ayant autorité ou ayant des intérêts sur le secteur. Il est donc nécessaire de
mieux coordonner les acteurs impliqués dans la gestion des mines, des forêts et de
l’environnement. Une bonne analyse des potentiels conflits et des méthodes de résolution
systématiques et officielles sont nécessaires à travers : i) une étude des bonnes pratiques dans la
résolution des conflits entre exploitation minière et forestière; et ii) une étude des bonnes
pratiques en matière de biodiversité et de compensation carbone pour l'exploitation minière et
l'infrastructure connexe. Cette deuxième étude tirera parti des discussions et des évaluations
réalisées dans le cas spécifique du projet Mbalam et cherchera des leçons pour les
investissements futurs.

B.3 Liens locaux et régionaux

Les pays riches en gisements minéraux ont la possibilité de transformer les retombées générées
par les opérations minières en développement durable. L’expérience internationale nous
enseigne que les opérations minières présentent aussi de nombreux risques sociaux, notamment :
la perte de moyens de subsistance traditionnels, la relocalisation et la migration interne, la
pression sur les services locaux de santé et d’éducation, des impacts négatifs liés au sexe, la
hausse des prix des denrées alimentaires, des terres et du transport local, et la distribution des
emplois et des loyers liés à l’exploitation minière.

L’atténuation de certains de ces risques est envisageable par la valorisation des communautés
locales, les municipalités et les autres parties prenantes du secteur minier, par la promotion de
nouvelles activités économiques et par l’amélioration de l’efficacité des services sociaux dans les
zones d’exploitation minière.
Les activités relevant de cette sous-composante étaient initialement prévues pour atténuer
certains des risques sociaux induits par les opérations industrielles grâce à la promotion des liens
locaux et des mécanismes de partage des avantages dans les zones minières. Étant donné que de
nouveaux investissements industriels n'ont pas encore été engagés, le Projet se propose de
s’orienter vers l'amélioration de la gestion des minéraux industriels. Ces minéraux représentent
en effet une excellente opportunité pour le marché domestique ainsi qu'une gamme de liens
possibles aux niveaux local et régional. Un inventaire des minéraux industriels se fera sur
l’ensemble du pays, ainsi que l'analyse de l'offre et de la demande pour les minéraux industriels
clés avec des efforts de renforcement des capacités et de promotion connexes pour optimiser les
liens futurs.

B.4 Cadre de développement des infrastructures minières

Cette action vise à fournir aux secteurs public et privé les outils et l’expertise nécessaires pour
mieux comprendre les défis et les opportunités du développement des infrastructures minières.
Il est ici question de contribuer au développement des Partenariats Public Privé adéquats et à
accroître les possibilités d’exploiter durablement les ressources minérales du pays.

Cette sous-composante était censée soutenir l'identification et le développement des activités


PPP potentielles, compte tenu du lancement éventuel du projet Mbalam. Étant donné que cet
investissement a été reporté, l'activité principale ici se concentrera sur la fourniture de conseils
sur la participation éventuelle de l'État à l'exploitation minière et à l'infrastructure connexe. Dans
le cas où la situation de Mbalam évolue favorablement, le projet gardera la souplesse nécessaire
pour fournir au gouvernement une assistance technique supplémentaire dans ce domaine.

Composante C. Gestion et suivi évaluation du projet

La composante C sert de soutien à : (a) la coordination du Projet et la gestion de la passation de


marchés, la gestion financière et les décaissements (principalement par l’IDA mais aussi par un
financement de contrepartie) ; et (b) le suivi et l’évaluation de l’exécution du projet, notamment
l’établissement des rapports, la conduite des audits et l’évaluation des politiques de sauvegarde.
Une Unité de coordination du Projet (UCP) a déjà été mise sur pied.

6. DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES ET D’EXECUTION DU PROJET

Trois structures forment le Projet.

Le Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) : c’est


l'entité de mise en œuvre du projet ; il est responsable de l'exécution et de la supervision du
projet avec notamment pour attributions : i) l'approbation des programmes de travail annuels et
des budgets du projet ; ii) l'examen et l'approbation des rapports d'avancement soumis par
l’Unité de Coordination du Projet à la Banque ; iii) la résolution des conflits pouvant survenir entre
les différentes entités impliquées dans l'exécution du projet ; et iv) le suivi des orientations et des
recommandations reçues.

Le Comité de Pilotage du Projet (CPP) : c’est l’instance de concertation, d’orientation et de


coordination de la mise en œuvre du Projet ; il est présidé par le Ministre des Mines (MINMIDT),
et comprend des représentants des ministères chargés de l'Économie, des Finances, de
l'Environnement, des Affaires Sociales, des Domaines et des Forêts. Le CPP se réunit une fois par
semestre avec pour missions notamment de: i) définir les orientations stratégiques/politiques
pour la mise en œuvre du projet ; ii) assurer la supervision des performances générales du Projet
et de l’équipe de coordination, et opérer des ajustements éventuels sur la base des résultats de
l’évaluation et du suivi ;

L’Unité de Coordination du Projet (UCP) : elle est responsable des activités quotidiennes du
projet : passation des marchés, décaissement, gestion financière, suivi et évaluation et des
questions environnementales et sociales. En plus de ses rapports et de ses responsabilités
fiduciaires, elle a pour principales missions de vérifier que les plans de travail du projet sont
correctement préparés, contrôlés, coordonnés et mis en œuvre. L’UCP comprend : un
Coordonnateur, un Responsable de l’Administration et des Finances, un Spécialiste en Passation
des Marchés, un Expert en Suivi/Evaluation, un Expert Environnemental et Social, un Comptable.

7. FINANCEMENT DU PROJET

Le projet est financé par un crédit d'assistance technique de l'IDA de 56 900 000 USD. Le budget
du projet est réparti ainsi qu’il suit :

Composantes du projet Coût du projet Financement de % de


(millions USD) l'IDA (millions financement
USD)

A. Accès aux ressources minérales et à la 44,50 44,50 100


gouvernance des opérations d'extraction
minière

B. Intégration de l'exploitation minière dans le 6,50 6.50 100


développement local et régional

C. Gestion et M&E du projet 6,00 6,00 100

0,95 0,95 100


Avance de préparation du Projet (répartis par (répartis par
composantes) composantes)

Provisions pour aléas et imprévus des prix 1,50 1,50 100


(répartitions par (répartitions par
composantes) composantes)
Coût total du projet 59.60 59.60 100

Financement total requis 59.60 59.60 100

La durée du projet est de dix (10) ans, crédit original + additionnel.

8. PRINCIPAUX ACQUIS DU PROJET AUJOURD’HUI

Les principaux résultats en ce qui concerne les travaux de terrain réalisés dans le cadre du
PRECASEM à l’échelle régionale de 1/200 000ème, se présentent ainsi qu’il suit :

Au plan de la cartographie géologique :

• quatorze (14) cartes géologiques ont été levées à l’échelle de 1/200 000. Ceci est une
avancée notable si l’on considère que ces cartes s’avèrent indispensables pour toute
recherche minière. En effet, sur les 42 cartes que compte le Cameroun, une seule avait été
levée jusque-là par l’IRGM dans la région de Poli, carte d’ailleurs remise à jour par
intégration des données de géophysique aéroportée et prise en compte des évolutions
des concepts cartographiques ; à ces cartes sont jointes leurs notices explicatives ;

• sur l’ensemble de la zone levée, les données géophysiques, de terrain et analytiques et


surtout l’acquisition de plus de 60 nouveaux âges géochronologiques3 au cours du projet
permettent aujourd’hui de préciser les limites et les noms des roches d’une part, et
d’avoir une meilleure compréhension du contexte de leur mise en place d’autre part. A cet
égard, la découverte d’au moins deux témoins archéens, les complexes de Ntal et de
Bindiba, datés de 2.5 milliards d’années environ, conduit à étendre les limites du craton du
Congo4 bien plus au Nord que les limites connues jusqu’ici. A partir de ces découvertes,
une nouvelle définition des principales unités lithostratigraphiques5 du sous-sol
camerounais peut être proposée avec l’introduction des domaines inconnus jusqu’ici
notamment celui de Bayomen et celui dit du Craton du Congo étendu en remplacement
du Domaine de Yaoundé. Cette découverte pourrait relancer la recherche de l’or et du fer
dans ces formations.

Au plan de la prospection géochimique6, les travaux de terrain, qui ont consisté en un


prélèvement de sédiments de ruisseaux à une maille de 1 échantillon pour 10 km², ont abouti :

• à la production de 14 cartes géochimiques (il n’en existait pas jusque-là au Cameroun)


matérialisant les différents éléments présentant un intérêt minier ;
• à la mise en évidence sur l’ensemble de la zone de travail, de plus de 700 anomalies et
indices dont :
− un nombre significatif d’occurrences7 en or sur les coupures8 Bagodo, Deng Deng,
et dans les environs de la réserve du Faro (à cheval sur les coupures de

3 Datation des diverses formations de l’écorce terrestre de quelques milliards d’années (archéen par
exemple) à quelques milliers
4 Formation géologique que l’on rencontre au sud du Cameroun et qui s’étend également en RDC, RCA,
Gabon, voire en Zambie
5 Organisation des roches
6 Recherche des substances minérales contenues dans le sous-sol par prélèvement de sédiments de
ruisseaux ou lavage des alluvions
7 Survenue
Ngaoundéré, Tignere, Tchamba et Poli) en relation avec le complexe archéen de
Bindiba sus évoqué ;
− des minéralisations aurifères évidentes sur la coupure de Tigneré et supposées sur
les coupures de Banyo, Tibati, Tigneré, Tchamba et Ngaoundéré ;
− des présomptions importantes de gisements à étain, wolfram et terres rares (Sn-W-
REE) dans les granitoïdes alcalins de Banyo, Tignere et Tchamba ;
− des minéralisations à Cobalt-Nickel-Manganèse dans les coupures pré citées ;
− des oxydes uranifères, notamment dans la coupure de Poli (secteurs de
Goutchoumi et Goble-Kitongo) ;

Signalons également la confirmation de nombreuses exploitations de saphir alluvionnaire, des


minéralisations de bauxite (connue) montrant des teneurs anomales9 en terres rares pour
lesquelles la bauxite pourrait constituer un marqueur ainsi que de nombreuses potentialités
offertes par les roches plutoniques (Roches et Minéraux Industriels) comme le rutile , le disthène,
les syénites à néphéline.

A la suite de ces résultats importants, il convient de rappeler que ces travaux livrent à la
profession des pistes intéressantes de recherche des substances minérales au Cameroun, et ne
permettent pas encore de parler de minerais ; en effet, un minerai est défini comme une roche
contenant des minéraux en proportion suffisamment importante pour justifier une exploitation
commerciale, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas pour les anomalies mises en évidence.

Comme autres résultats du PRECASEM, signalons :


− un Système d’Informations Géologiques et Minières (SIGM) a été mis en place ; il est
accessible via l’url : [Link] il permet déjà de connaitre le contenu de la
base de données et pour sa pleine exploitation, une politique de diffusion des données
(description des données, principes d’acquisition, tarification, bordereau, etc.) est
requise ; cette dernière est en cours d’élaboration et devrait être disponible lors du CIMEC
2019 ;
− un cadastre minier moderne informatisé est opérationnel ; les opérateurs miniers peuvent
déjà vérifier en ligne la disponibilité des espaces libres du domaine minier, avoir des
informations sur les titres miniers existants (nom du titre, titulaire, substance recherchée,
date d’octroi, superficie, etc.) ; l’adresse temporaire du site est :
[Link] des dispositions sont en train d’être prises
pour disposer d’un site sécurisé à l’instar de celui du SIGM et aux normes nationales. Au
plan des indicateurs de résultats, la cible a été atteinte en 2017, mais s’est totalement
dégradée à partir de 2018, avec l’institution du visa préalable de la Présidence à toute
délivrance de titre minier et autres agréments dans le secteur ;
− les capacités pour le suivi des opérations minières ont été améliorées :
o le PRECASEM a apporté un appui à l’élaboration du code minier déjà promulgué et
de ses textes d’application ;
o une centaine de personnes (MINMIDT, IRGM, MINSUP, MINAS, MINEPDED) ont
bénéficié de formations dans diverses disciplines en relation avec le secteur minier
− une Etude Stratégique Environnementale et Sociale du Secteur minier a été finalisé et ses
conclusions transmises au MINEPDED ; cette étude fournit de meilleurs outils et plus de
capacités dans la gestion des impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation
minière ;
− une plate-forme de redevabilité a été mise en place et permet des échanges entre
l’Administration, la société civile, les compagnies minières.

8 Le Cameroun est divisé en coupures qui différent selon les échelles : coupures à 1/1000 000, 1/500 000,
1/200 000, 1/50 000, etc.
9 Toute teneur plus élevée ou plus basse que le fond géochimique régional ; dans une région donnée, on
connait la teneur moyenne en diverses substances. Lorsque la valeur trouvée en un point est plus élevée ou
plus basse, on parle d’anomalie
PERSPECTIVES
Un crédit additionnel a été négocié le 20 juin 2018 avec la Banque mondiale à l’effet d’étendre les
activités de la phase 1 du PRECASEM ; cet accord de financement a été mis en vigueur le 10
décembre 2018 et sa date de clôture est fixée au 1er décembre 2021. Les activités phares ci-après
sont prévues être menées au cours de cette période:

Levé géophysique aéroportée.

Dans le projet original, le levé de géophysique aéroportée s'est concentré sur la moitié du
territoire pour des raisons budgétaires. Priorité avait été accordée alors aux zones dans lesquelles
aucune activité de prospection géologique et minière n’avait été menée jusque-là. Quelques
zones avaient été partiellement couvertes par des campagnes antérieures, en particulier au Nord
et au Sud, axées sur de petits levés gravimétriques et radiométriques, et les levés magnétiques
avaient quant à elles, été réalisées avec un espacement des lignes de 1000 m au lieu des 500 m
plus standard utilisés par le levé effectué par le PRECASEM.

La géophysique aéroportée restant très primordiale dans les zones forestières (comme le Sud du
Cameroun) où les roches n’affleurent pas en surface, l'acquisition de données sur l’ensemble du
pays, modernes et plus précises permettra d'attirer davantage les investisseurs et de générer
d'autres applications dans d'autres secteurs tels que la surveillance sismique, l'aménagement du
territoire, l'agriculture ou la gestion de l'eau. Ces levés ont commencé en avril 2019.

Campagne de cartographie géologique et géochimique.

Les travaux complémentaires de géophysique s'accompagneront d'une extension de la


campagne de cartographie géologique et géochimique. Le financement initial de PRECASEM a
couvert 13.5 feuilles essentiellement dans le centre du Cameroun. Avec le financement
additionnel, 10 feuilles de plus seront levées dans les zones d’Edéa dans le Littoral, de Yaoundé et
Akonolinga dans le Centre, Abong Mbang, Medoum et Yokadouma dans l’Est, Meiganga et Belel
dans l’Adamaoua, Rey Bouba dans le Nord, Nkambe et Akwaya dans le Nord-Ouest, Mamfé dans
le Sud-Ouest.

Formation

La formation reste un élément clé des actions du PRECASEM. Sous le crédit original, plus de cent
(100) personnels des structures parties prenantes au Projet ont bénéficié de diverses formations
notamment dans les domaines de géosciences, de suivi des opérations minières, de négociation
des contrats miniers, etc. Le transfert de connaissances aux homologues camerounais de l'IRGM,
de la Direction de la Géologie, de la Direction des Mines et des étudiants des Universités affectés
à la campagne de cartographie, est principalement fourni par les consultants en géologie. Dans le
cadre du financement supplémentaire, ce renforcement des capacités sera poursuivi.

Promotion

La promotion des données et des connaissances géologiques grâce à une diffusion appropriée de
cartes et de rapports, à la participation à des conférences internationales et à des réunions sur
l'industrie extractive (comme les événements miniers d'INDABA en Afrique du Sud et du PDAC au
Canada) est et sera davantage soutenue dans le but d'améliorer la compétitivité du Cameroun. Le
PRECASEM organisera des ateliers et publiera des documents accessibles aux profanes et aux
communautés pour faciliter la diffusion et la compréhension de l'information géologique et
minérale pour un public plus large.

Artisanat minier
Au cours de la conception du PRECASEM phase 1, l'accent avait été mis sur l'exploitation minière
industrielle. Cependant, le contexte a changé au fur et à mesure que les développements des
mines industrielles ont ralenti dans le pays, principalement en raison de la baisse des prix des
produits de base. Dans le même temps, l’exploitation artisanale de l'or s’est développé, en
particulier dans l'Est et dans le Sud, générant à la fois des moyens de subsistance et des défis
sociaux et environnementaux. Les futures activités du PRECASEM dans ce secteur d’activités
comprennent donc une série d'actions soigneusement conçues pour soutenir les communautés
minières artisanales tout en favorisant la modification des pratiques minières sur le terrain et la
sensibilisation dans les chaînes d'approvisionnement en or et en diamants.
ILLUSTRATIONS

Figure 4: Géophysique aéroportée phase 1 - Champ Magnétique Total

Figure 5: Géophysique aéroportée - phase 1 - Radiometric Ternary map


Figure 6 : Carte géologique à l’échelle de 1/500 000
Figure 7 : Principales unités structurales telles que mises en évidence par les travaux de terrain

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