PSI - DM 1 Algèbre linéaire
DM 1 de Mathématiques
Dans tout ce problème, a désigne un réel. On se propose d’étudier les suites réelles
(un )n∈N vérifiant une relation de récurrence du type :
∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n)
où P est un polynôme. Le R-espace vectoriel des suites réelles est noté RN . Un élément
de RN est noté indifféremment (un )n∈N ou u. La partie I étudie le cas où P est constant.
La partie II étudie le cas où a ̸= 1. La partie III étudie le cas où a = 1.
(0)
Partie I : dans cette partie, on pose Ea = {u ∈ RN , ∃b ∈ R, ∀n ∈ N, un+1 = aun +b}
(0)
1. Soit u ∈ Ea . Il existe donc b réel tel que pour tout n de N, un+1 = aun + b.
(0)
Montrer l’unicité de b. On notera b = bu pour u ∈ Ea .
(0)
2. (a) Déterminer E1 .
(0)
(b) Déterminer E0 .
Dans le reste de cette partie, a est supposé différent de 1.
(0)
3. Montrer que Ea est un R-espace vectoriel.
4. Soit x la suite constante égale à 1 (pour tout n de N, xn = 1), et soit y la suite
définie, pour tout n de N par yn = an . Montrer que (x, y) est une famille libre
(0)
de Ea . On précisera les valeurs de bx et by .
(0)
5. Soit u ∈ Ea .
(
λx0 + µy0 = u0
(a) Montrer qu’il existe (λ, µ) ∈ R2 unique tel que .
λx1 + µy1 = u1
(b) Montrer par récurrence que, pour λ et µ définis à la question précédente,
pour tout n de N, un = λxn + µyn .
(c) Que peut-on en conclure ?
(0) (0)
6. Déterminer Ea . On donnera en particulier la dimension de Ea .
Partie II : dans cette partie, on suppose que a ̸= 1. On fixe un entier naturel p. On
note Rp [X] le R-espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré inférieur
ou égal à p. On pourra confondre polynôme et fonction polynomiale. On pose
Ea(p) = {u ∈ RN , ∃P ∈ Rp [X], ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n)}.
(p)
1. Soit u ∈ Ea . Il existe donc P ∈ Rp [X] tel que ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n).
Le but de cette question est de montrer l’unicité de P .
(a) Montrer que l’application φ : Rp [X] → Rp+1 définie par φ(P ) = (P (0), P (1), . . . , P (p))
est une application linéaire injective.
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(b) En déduire que φ est un isomorphisme et conclure sur l’unicité de P . On
(p)
notera P = Pu pour u ∈ Ea .
(p)
2. Montrer que Ea est un R-espace vectoriel.
(p)
3. Montrer que l’application θ définie sur Ea par θ(u) = Pu est une application
(p)
linéaire de Ea dans Rp [X].
4. Déterminer Ker θ. Montrer que dim(Ker θ) = 1.
5. Pour k ∈ N, on pose Qk = (X + 1)k − aX k .
(a) Quel est le degré de Qk ?
(b) Montrer que la famille (Q0 , Q1 , . . . , Qp ) est une base de Rp [X].
6. Montrer que pour tout k dans {0, 1, . . . , p}, Qk est dans l’image de θ, notée
(p)
Im θ. En déduire dim(Im θ) et dim Ea .
7. Pour k ∈ {0, 1, . . . , p}, on pose x(k) la suite définie, pour tout n de N, par :
(k)
xn = nk . On rappelle que y est la suite définie, pour tout n de N, par yn = an .
(p)
Montrer que (x(0) , . . . , x(p) , y) est une base de Ea .
8. Application : déterminer la suite (un )n∈N vérifiant :
(
∀n ∈ N, un+1 = 2un − 2n + 7
u0 = −2
Partie III : dans cette partie, on suppose que a = 1.
1. En adaptant les résultats obtenus à la partie précédente, déterminer :
(p)
E1 = {u ∈ RN , ∃P ∈ Rp [X], ∀n ∈ N, un+1 = un + P (n)}.
2. Application : déterminer la suite (un )n∈N vérifiant :
(
∀n ∈ N, un+1 = un − 6n + 1
u0 = −2