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Suites réelles et relations de récurrence

Le document traite des suites réelles vérifiant une relation de récurrence avec un polynôme, en trois parties. La première partie examine les cas où le coefficient est constant ou égal à 1, la deuxième partie explore les cas où ce coefficient est différent de 1, et la troisième partie se concentre sur le cas où le coefficient est 1. Chaque partie inclut des démonstrations et des applications pour déterminer les propriétés des suites et des espaces vectoriels associés.

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Le document traite des suites réelles vérifiant une relation de récurrence avec un polynôme, en trois parties. La première partie examine les cas où le coefficient est constant ou égal à 1, la deuxième partie explore les cas où ce coefficient est différent de 1, et la troisième partie se concentre sur le cas où le coefficient est 1. Chaque partie inclut des démonstrations et des applications pour déterminer les propriétés des suites et des espaces vectoriels associés.

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PSI - DM 1 Algèbre linéaire

DM 1 de Mathématiques

Dans tout ce problème, a désigne un réel. On se propose d’étudier les suites réelles
(un )n∈N vérifiant une relation de récurrence du type :

∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n)

où P est un polynôme. Le R-espace vectoriel des suites réelles est noté RN . Un élément
de RN est noté indifféremment (un )n∈N ou u. La partie I étudie le cas où P est constant.
La partie II étudie le cas où a ̸= 1. La partie III étudie le cas où a = 1.
(0)
Partie I : dans cette partie, on pose Ea = {u ∈ RN , ∃b ∈ R, ∀n ∈ N, un+1 = aun +b}
(0)
1. Soit u ∈ Ea . Il existe donc b réel tel que pour tout n de N, un+1 = aun + b.
(0)
Montrer l’unicité de b. On notera b = bu pour u ∈ Ea .
(0)
2. (a) Déterminer E1 .
(0)
(b) Déterminer E0 .
Dans le reste de cette partie, a est supposé différent de 1.

(0)
3. Montrer que Ea est un R-espace vectoriel.
4. Soit x la suite constante égale à 1 (pour tout n de N, xn = 1), et soit y la suite
définie, pour tout n de N par yn = an . Montrer que (x, y) est une famille libre
(0)
de Ea . On précisera les valeurs de bx et by .
(0)
5. Soit u ∈ Ea .
(
λx0 + µy0 = u0
(a) Montrer qu’il existe (λ, µ) ∈ R2 unique tel que .
λx1 + µy1 = u1
(b) Montrer par récurrence que, pour λ et µ définis à la question précédente,
pour tout n de N, un = λxn + µyn .
(c) Que peut-on en conclure ?
(0) (0)
6. Déterminer Ea . On donnera en particulier la dimension de Ea .
Partie II : dans cette partie, on suppose que a ̸= 1. On fixe un entier naturel p. On
note Rp [X] le R-espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré inférieur
ou égal à p. On pourra confondre polynôme et fonction polynomiale. On pose

Ea(p) = {u ∈ RN , ∃P ∈ Rp [X], ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n)}.


(p)
1. Soit u ∈ Ea . Il existe donc P ∈ Rp [X] tel que ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n).
Le but de cette question est de montrer l’unicité de P .
(a) Montrer que l’application φ : Rp [X] → Rp+1 définie par φ(P ) = (P (0), P (1), . . . , P (p))
est une application linéaire injective.

1
PSI - DM 1 Algèbre linéaire

(b) En déduire que φ est un isomorphisme et conclure sur l’unicité de P . On


(p)
notera P = Pu pour u ∈ Ea .
(p)
2. Montrer que Ea est un R-espace vectoriel.
(p)
3. Montrer que l’application θ définie sur Ea par θ(u) = Pu est une application
(p)
linéaire de Ea dans Rp [X].
4. Déterminer Ker θ. Montrer que dim(Ker θ) = 1.
5. Pour k ∈ N, on pose Qk = (X + 1)k − aX k .
(a) Quel est le degré de Qk ?
(b) Montrer que la famille (Q0 , Q1 , . . . , Qp ) est une base de Rp [X].
6. Montrer que pour tout k dans {0, 1, . . . , p}, Qk est dans l’image de θ, notée
(p)
Im θ. En déduire dim(Im θ) et dim Ea .
7. Pour k ∈ {0, 1, . . . , p}, on pose x(k) la suite définie, pour tout n de N, par :
(k)
xn = nk . On rappelle que y est la suite définie, pour tout n de N, par yn = an .
(p)
Montrer que (x(0) , . . . , x(p) , y) est une base de Ea .
8. Application : déterminer la suite (un )n∈N vérifiant :
(
∀n ∈ N, un+1 = 2un − 2n + 7
u0 = −2

Partie III : dans cette partie, on suppose que a = 1.


1. En adaptant les résultats obtenus à la partie précédente, déterminer :
(p)
E1 = {u ∈ RN , ∃P ∈ Rp [X], ∀n ∈ N, un+1 = un + P (n)}.

2. Application : déterminer la suite (un )n∈N vérifiant :


(
∀n ∈ N, un+1 = un − 6n + 1
u0 = −2

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