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Frottis Sanguin : Cellules Normales et Coloration

Le document traite des frottis sanguins et médullaires, en se concentrant sur les cellules normales du sang et de la moelle rouge. Il décrit la coloration de May-Grünwald Giemsa, les caractéristiques des globules rouges et blancs, ainsi que les différentes morphologies et colorations des cellules sanguines. Les variations de taille, forme, couleur et inclusions intra-érythrocytaires des hématies sont également abordées, ainsi que les types de leucocytes présents dans le sang.

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Frottis Sanguin : Cellules Normales et Coloration

Le document traite des frottis sanguins et médullaires, en se concentrant sur les cellules normales du sang et de la moelle rouge. Il décrit la coloration de May-Grünwald Giemsa, les caractéristiques des globules rouges et blancs, ainsi que les différentes morphologies et colorations des cellules sanguines. Les variations de taille, forme, couleur et inclusions intra-érythrocytaires des hématies sont également abordées, ainsi que les types de leucocytes présents dans le sang.

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Frottis Sanguin et Médullaire

(Part I : Cellules normales du sang et de la moelle rouge)


I/ coloration de May-Grünwald Giemsa:
II/ FS périphérique normale
- Les hématies
- Les leucocytes
- Les plaquettes

II/ Moelle normale - Cytologie descriptive


- Lignée granuleuse
- Lignée érythroblastique
- Lignée mégacaryocytaire

I/ coloration de May-Grünwald Giemsa:


1 - Fixation du frottis :
Elle s’effectue au contact du methanol dans lequel est dissout le colorant de May-Grunwald (MGG)
2 - Principe de la coloration
Il repose sur l’action complementaire de deux colorants neutres (colorant de May-Grunwald et colorant de
Giemsa) et sur l’affinite des elements cellulaires pour les colorants acides (elements acidophiles) et pour les
colorants basiques (elements basophiles).
➢ Composition qualitative des colorants :
• Colorant de May-Grunwald : eosinate de bleu de methylene en solution dans du methanol
- Colorant acide : eosine
- Colorant basique : bleu de methylene
• Colorant de Giemsa : eosinate d’azur de methylene en solution dans du methanol
- Colorant acide : eosine
- Colorant basique : azurs de methylene
➢ Acquisition du pouvoir colorant :
Ces deux colorants en solution dans le methanol n’ont aucun pouvoir colorant, c’est l’addition d’eau qui leur
donne leur pouvoir colorant en dissociant (ionisant) les sels en colorant acide (eosine) et colorant basique (bleu
de methylene ou azurs de methylene).
➢ Importance du pH :
– Des variations trop importantes de pH modifient l'aspect des cellules et en particulier celle des hematies.
– Les colorants changent plus ou moins de couleur en fonction du pH Par consequent, le pH choisi est neutre (pH
= 7).
➢Les colorants ne colorent que les elements cellulaires ≪ complementaires ≫ avec lesquels ils
ont une affinite.
Si en se fixant sur l’element cellulaire complementaire,
◆ le colorant (eosine et bleu de methylene) ne change pas de conformation, la coloration est dite
orthochromatique.
◆ le colorant (azurs de ethylene) change de conformation et donc de couleur, la coloration est dite
metachromatique. « bleu devient pourpre une fois fixé sur les constituants azurophiles. »

▶L ’ eosine , colorant acide rouge rose, se fixe sur :


• les elements cellulaires basiques (ou acidophiles ou eosinophiles) et les colorent en rose orange.
Exemples : les cytoplasmes des hématies chargées en hémoglobine, les granulations des polynucléaires
éosinophiles, et les histones basiques du noyau.
• les elements cellulaires neutrophiles.
▶L e bleu de methylene, colorant basique bleu, se fixe sur :
• les elements cellulaires acides (ou basophiles) et les colorent en bleu.
Exemples : les noyaux contenant de l’ADN, les cytoplasmes chargés en ARN (traduction).
• les elements cellulaires neutrophiles.
L’action combinee des 2 colorants, eosine et bleu de methylene, sur les elements neutrophiles donne
une coloration violacee (lilas). Exemples : les granulations des polynucléaires neutrophiles.
Ces colorations sont orthochromatiques.

▶L es azurs de methylene, colorant basique bleu, colorent les elements cellulaires acides (ou
basophiles) en rouge.
Exemples :
. les noyaux (déjà colorés en bleu par le bleu de méthylène) sont surcolorés en violet,
. les granulations azurophiles des monocytes, des lymphocytes granuleux et des plaquettes sont
colorees en rouge.
Il s’agit d’une coloration metachromatique.

Quatre affinités peuvent ainsi être définies :


Acidophilie :
Les constituants cellulaires basiques (comme l'hémoglobine) seront colorés par le colorant acide (l’éosine). Ils
sont dits acidophiles (ou éosinophiles). Il s'agit du cytoplasme des polynucléaires et des hématies, ainsi que les
granulations des polynucléaires éosinophiles. Ils seront colorés par des nuances allant de l'orangé au gris rosé,
suivant leur niveau d'éosinophilie.
Basophilie :
Les éléments cellulaires acides (par exemple l'ADN nucléaire, l'ARN cytoplasmique…) seront colorés par le
colorant basique (le bleu de méthylène). Ils sont dits basophiles. On retrouvera dans ce groupe le cytoplasme des
mononucléaires et des plaquettes, ainsi que les granulations des polynucléaires basophiles. Ils auront une
coloration bleue plus ou moins soutenue, suivant leur niveau de basophilie.
Neutrophilie :
Les structures cellulaires neutres seront colorées à la fois par l’éosine et le bleu de méthylène. Elles sont dites
neutrophiles. Cela concerne par exemple les noyaux de toutes les cellules (composés à 40 % d'acides nucléiques
et 60 % de protéines basiques), ainsi que les granulations des polynucléaires neutrophiles. La couleur résultante
sera violette, plus ou moins intense.
Azurophilie :
Un élément azurophile va concentrer l'azur de méthylène et prendre une couleur qui ira du rouge pourpre au
mauve. On retrouve cette coloration au sein de granulations présentes dans les plaquettes ou certains
mononucléaires.
Si la preparation est
– mal sechee avant coloration → les hematies sont crenelees et sont alors appelees echinocytes
– mal fixee → les leucocytes sont retractes, sans contraste, non identifiables
– mal coloree → les temps de coloration ne sont pas respectes, le pH de l’eau n’est pas neutre.
Si le pH de l’eau est legerement acide, les hematies presentent une teinte rose vif.
Si le pH de l’eau est legerement basique, les hematies presentent une teinte gris verdatre.
II/ FS PERIPHERIQUE
1 – Les globules rouges :
Elles ont la forme d'un disque aplati, renflé en périphérie, mesurant chacun 7,5 μm de diamètre environ. Ce sont
des cellules acidophiles qui apparaîtront sur les frottis colorées par l’éosine en beige rosé à gris rosé selon l'acidité
de la coloration, avec un centre plus pâle.
Les globules rouges n’ont ni noyau ni organites, justifiant le terme "élément figuré".
Les globules rouges son synthétisés dans la moelle osseuse. Sur un frottis normal, ils doivent tous avoir la même
morphologie, avec cependant un certain niveau d’anisocytose
(hétérogénéité de tailles) physiologique due à la coexistence sur le
frottis d'hématies d'âges différents, la taille des hématies diminuant
légèrement au cours de leur vieillissement. En conséquence, des
variations non physiologiques pourront s’observer dans leur taille, leur
forme ou leur couleur.
▶Concernant leur taille, on parlera ainsi de :
Microcytes (pour des hématies d’un diamètre inférieur à 6 μm (VGM <
80 μ³), observées par exemple lors des anémies par carence martiale),
Macrocytes (plus de 8 μm (VGM > 100 μ³), comme au décours d'une anémie de Biermer).

▶Les variabilités de forme (ou poïkilocytose), font décrire les :

Sphérocytes (hématies en forme de sphère, avec une coloration cytoplasmique


homogène, de la périphérie jusqu'au centre.

Les sphérocytes sont observés au cours :


▪ De la Sphérocytose héréditaire ou maladie de Minkowski-Chauffard (anomalie
congénitale de la membrane érythrocytaire).
▪ Autres anémies hémolytiques : les sphérocytes sont moins nombreux.

Ovalocytes ou elliptocytes (hématies ovoïdes dont les bords latéraux sont plus ou
moins parallèles et leurs extrémités toujours arrondies. Si le grand axe est au moins 2
fois plus long que le petit axe, on parle d'elliptocyte. Si le grand axe a une longueur
inférieure à 2 fois celle du petit axe, c'est un ovalocyte. On les rencontre en abondance
dans l'elliptocytose familiale et à un moindre degré dans plusieurs types d’anémies. Ils
peuvent même apparaître ponctuellement sur les frottis sains),

Dacryocytes (hématies en forme de larmes, de poires, ou de gouttes, traduisant le plus souvent une fibrose de la moelle
osseuse, par exemple une splénomégalie myéloïde),

Les dacryocytes sont observés dans:


▪ Myelofibroses (splénomégalie myéloïde, infiltration de la moelle par un cancer).
▪ Toutes les splénomégalies quel qu’en soit l’origine,
▪ Toutes les anémies très sévères (par carence martiale très sévère, mégaloblastose par
carence en vitamine B12 ou folates, thalassémies majeurs, LAM, parfois
dysérythropoïèse congénitales).
Anémies hémolytiques (parfois à corps de Heinz).
Schizocytes (hématies fragmentées, déchiquetées, anguleuses. C'est un mode de mort
fréquent de l'hématie, mais en grande quantité (> 1 % des GR), leur présence est
pathologique et peut traduire une hémopathie ou un obstacle mécanique sur la voie
sanguine créant une turbulence de flux), Les schizocytes sont observés au cours :
▪ Anémies hémolytiques micro angiopathiques,
▪ Hémolyses dues à des prothèses vasculaires cardiaques
▪ Des brulures sévères.

Acanthocytes ou échinocytes (hématies dont la membrane est hérissée de spicules, en


forme de feuille d'acanthe ou d'oursin (2 à 12 pour un acanthocyte, 12 à 20 pour un
échino-acanthocyte et 20 à 50 pour un échinocyte). Ils sont habituellement des
artefacts sans signification pathologique (lames de verre de pH acide ou alcalin, peu
nettoyée avec du sérum physiologique, sang vieilli, sujets non "à jeun"). Mais ils
peuvent s'observer au cours de certaines pathologies : dyslipidémies, cirrhose,
insuffisance rénale aiguë, etc),

Drépanocytes (hématies en forme de faucille (dites "falciformes"), ou de banane, avec


des extrémités acuminées. Cette déformation est caractéristique de la drépanocytose,
anomalie congénitale de l'hémoglobine la plus répandue dans le monde).

Stomatocytes (la pâleur centrale n'est pas circulaire mais forme un barre qui sépare
l'hématie en 2, et prend l'aspect d’une bouche. Ils sont peu spécifiques : anémies
hémolytiques acquises,
D’anomalies congénitales de la membrane des hématies : (stomatocytose,
alcoolisme, cirrhose, obstruction de la voie biliare),

▶Les variations de couleur permettent de distinguer :

l'hypochromie hématies pâles et pauvres en hémoglobine. Leur partie centrale claire est
plus étendue, parfois l’hémoglobine ne persiste qu’au niveau d'un mince liseré
périphérique. Ces hématies sont appelées des annulocytes et se rencontrent dans les
anémies hypochromes.

l'anisochromie mélange d’hématies normochromes et hypochromes, observées lors


d'anémies en cours de traitement, ou après transfusion

La polychromatophilie (présence plus ou moins abondante d'hématies de couleur bleutée (et de


taille souvent un peu plus grande), correspondant à des réticulocytes matures, apparaissant lors des
anémies régénératives)

Les hématies en cible (aspect en cocarde avec 3 régions concentriques : un centre hémoglobinisé,
une zone intermédiaire claire et une périphérie hémoglobinisée. Retrouvées lors des ictères par
obstruction biliaire ou lors de certaines hémoglobinopathies comme les thalassémies),
▶ Les inclusions intra-érythrocytaires.

Les hématies ponctuées (contenant de fines inclusions basophiles, qui correspondent à la


précipitation de nucléotides. Elles sont observées dans l’intoxication au Plomb saturnisme,
l’hémolyse corpusculaire, le trait thalassémique et les dyserythropoïèses, dans les
myélodysplasies

Les corps de Howell-Jolly (inclusions intra-érythrocytaires punctiformes (0,5 à 1 μm de diamètre)


prenant la forme d’une petite bille ronde violet foncé, dense et régulière. Le plus souvent, il n'y en
a qu'une par hématie et se retrouve dans dans la région périphérique du globule rouge, mais
rarement collé à sa membrane. Ils correspondent à un résidu chromatinien et les hématies en
contenant sont habituellement phagocytées par les histiocytes spléniques. On les rencontre dans
les grandes dysérythropoïèses ou chez les sujets splénectomisés),

Les corps de Pappenheimer (fines granulations sombres intra-érythrocytaires (de taille inférieure
aux corps de Howell-Jolly), seules ou regroupées en un petit amas (2 à 5 grains), souvent en
périphérie de l’hématie, et correspondant à des mitochondries anormales. Ils sont retrouvés lors
des anémies sidéroblastiques),

Les anneaux de Cabot (reste de la membrane nucléaire de l’érythroblaste sous forme d’un fin fil
rouge-violet dessinant un anneau ou une boucle à l’intérieur de l'hématie. On les observe surtout
au cours des grandes dysérythropoïèses).

▶Dans certaines circonstances, les hématies peuvent s'empiler en rouleaux (états inflammatoires,
dysglobulinémies) ou s'agréger en amas (taux élevé d'agglutinines froides) rendant leur numération difficile, voire
impossible.

L'agglutination entraîne une fausse diminution du nombre d'érythrocytes et une augmentation du VGM (parce que
plusieurs érythrocytes sont comptés comme une seule cellule). L'agglutination n'a aucun effet sur l'hémoglobine mesurée
(car les érythrocytes sont lysés lors de cette mesure). Étant donné que la MCH et la MCHC sont calculées à partir de ces
paramètres, elles seront faussement élevées. Une solution à cette interférence est de s'assurer que le matériel ne refroidit
pas avant d'être mesuré.
2 – Les globules blancs :
Ils sont discriminés en 2 grandes catégories, selon une première approche morphologique sur le frottis sanguin après
coloration :les cellules "polynucléaires", ou granulocytes et les cellules "mononucléaires"

A/ Les polynucléaires neutrophiles (PNN) :

Les polynucléaires neutrophiles sont de loin les plus nombreux. Leur diamètre est d'environ 15µ, leur noyau est polylobé
(d'ou leur nom de polynucléaire) et compte habituellement 3 lobes. La chromatine du noyau est hétérogène faite de masses
denses et sombres séparées par des zones plus claires. Les granulations sont dispersées, noires mais très fines,
ponctiformes. Le fond du cytoplasme est très clair, rosé ou [Link] 2 sortes de granulations :

Granulations primaires azurophiles : elles sont les premières à apparaître au cours de la formation du polynucléaire, dès le
stade myéloblaste. Elles sont assez grosses, peu nombreuses (20 % du total des granulations du PNN mature), éparses, et de
couleur violette à rouge suivant le protocole de coloration utilisé. Ce sont des lysosomes (organites cytoplasmiques chargés
de la digestion intracellulaire). Elles contiennent entre autres de la myéloperoxydase, des hydrolases acides, de l'élastase.

Granulations secondaires spécifiques neutrophiles : elles apparaissent plus tard, on commence à les voir chez le myélocyte
et leur nombre croît avec la maturation tandis que les granulations primaires se raréfient. Elles sont très fines, nombreuses
(80 % des granulations), de distribution homogène et de couleur beige-rosé, brun-lilas voire marron. Elles contiennent des
substances bactéricides (lysozyme, lactoferrine, etc).

▶ Anomalies morphologiques des polynucléaires :

Hypersegmentation nucléaire : un PNN est hypersegmenté si son


noyau possède plus de 5 lobes. Certaines myélodysplasies, notamment
celles secondaires à une avitaminose en folates ou en vitamine B12
(maladie de Biermer) entraînent une déviation à droite de la formule
d’Arneth avec plus de 5 % de granulocytes de 5 lobes et plus.

Hyposegmentation nucléaire : la formule d’Arneth est déviée vers la


gauche (excès de formes non lobées ou bilobées). S'observe lors de processus infectieux sévères (septicémies), de certaines
myélodysplasies (notamment post-chimiothérapiques) ou peuvent être congénitales (anomalie de Pelger-Huët).
Hypercondensation de la chromatine nucléaire : les mottes de chromatine sont nettement dissociées et entourées
d’espaces clairs. Elle peut être induite par des traitements chimiothérapiques.

Chromatine sexuelle ‘Drumsticks’: il s'agit d'une petite évagination pédiculée


de chromatine vers le cytoplasme, prenant la forme d'une baguette de
tambour. Ce n'est pas vraiment une anomalie, puisqu'il est présent chez 2 à 3
% des PNN de la femme, en dehors de toute pathologie. Il correspond au
chromosome X inactif qui a tendance à être expulsé du noyau des cellules.

Hypogranulation : diminution ou disparition des granulations neutrophiles


dans les PNN. Phénomène très fréquent dans les myélodysplasies, notamment post-chimiothérapiques. Aussi infection

grave

Hypergranulation : correspond à une colorabilité anormalement forte des granulations primaires et secondaires, leur
membrane étant devenue plus perméable aux colorants. Les granulations paraissent plus grosses et plus nombreuses.
S'observe lors d'infections, notamment bactériennes. Au cours de certaines mucopolysaccharidoses, on parlera d'anomalie
d’Alder, anomalie congénitale où les granulations sont grossières et violettes.

Corps de Döhle : PNN contenant une ou plusieurs inclusions cytoplasmiques basophiles (de 1 à 3 μm de diamètre)
correspondant à l'ARN dénaturé. Ils sont présents lors d'infections sévères ou de processus régénératifs médullaires.

Corps de Chediak : anomalie génétique avec des PNN à granulations azurophiles géantes.
Vacuoles : PNN dont le cytoplasme contient des vacuoles de nombre et de taille variables, parfois confluentes. On les
rencontre lors des infections sévères ou d'une intoxication éthylique aiguë. Artefact avec EDTA

La maladie de Pelger-Huët est une maladie autosomique dominante relativement rare dans laquelle les granulocytes
neutrophiles et éosinophiles n'ont que des noyaux à deux lobes en raison d'une mutation dans le gène du récepteur de la
lamine B. Les granulocytes des patients homozygotes peuvent avoir une fonction déficiente. Les granulocytes des patients
homozygotes peuvent donc avoir une fonction altérée.

Beaucoup plus souvent, cependant, cette anomalie est observée dans le cadre d'un stress hématologique dû à une
infection, un traumatisme ou une tumeur maligne. On parle alors de pseudo Pelger-Huët. Les deux formes se distinguent
facilement l'une de l'autre car dans le pseudo Pelger-Huët, on trouve toujours des granulocytes normaux.

B/ Les polynucléaires éosinophiles :


ont à peu près la même taille. Leur noyau est le plus souvent bilobé avec une chromatine moins
dense que celle des granuleux neutrophiles. Leur caractéristique principale est dans les
granulations, celles ci sont bien individualisées, rondes comme des billes, tassées les unes contre
les autres, habituellement de couleur rose orangée (mais la coloration varie en fonction du Ph du
colorant utilisé). Il est très fréquent d'observer des petits trous ronds dans le cytoplasme, en effet
les granulations des polynucléaires éosinophiles contiennent de puissants enzymes protéolytiques
qui, lors de l'étalement du sang avant coloration, peuvent être libérés par l'éclatement de certains
grains et digèrent un peu de cytoplasme alentour, la granulation laisse un trou et apparaît ainsi en
négatif. Cette lyse cytoplasmique peut être plus importante et laisser des zones hyalines dépourvues de toute granulation.
C/ Les polynucléaires basophiles :
sont très peu nombreux. On peut ne pas en rencontrer sur une lame de sang colorée. Le terme
de polynucléaire n'est pas bien adapté pour les basophiles car le noyau n'est presque jamais
visible, caché qu'il est sous de grosses granulations pourpres, presque noires, irrégulières et
grossières qui recouvrent toute la cellule. Ces gros grains donnent à la cellule l'aspect d'une
mûre. Les granulations du basophile contiennent de l'histamine.
D/ Les monocytes
sont, comme les polynucléaires, des cellules phagocytaires issues d'une
même lignée de la moelle osseuse. Ils phagocytent de grosses particules
et sont donc dénommés « macrophages ». Ils jouent un rôle essentiel
dans le premier stade d'une réaction immunitaire mettant en jeu les
lymphocytes. Les monocytes sont les plus grandes cellules normales
circulant dans le sang, leur taille peut être supérieure à 20µ. Leur aspect
est très polymorphe, notamment leur noyau encoché mais non polylobé,
souvent comme déchiqueté, aux formes tarabiscotées, il n'y a pas un
noyau de monocyte qui ressemble à un autre. La chromatine du noyau
ne comporte pas de masses denses comme celle du polynucléaire, elle
est relativement homogène, de couleur rosée. Le cytoplasme est gris
bleu, inhomogène, spumeux. Il ne contient pas de grains sinon quelques
uns, de diverses tailles, fins ou grossiers. Un caractère très particulier du
monocyte est de contenir des vacuoles, zones vides arrondies, qui se
situent aussi bien sur le noyau que sur le cytoplasme.

Les macrophages : sont des monocytes différenciées que l’on ne trouve pas normalement dans le SP

E/ Les lymphocytes :
sont les cellules immunitaires par excellence, représentant environ 1/3 des leucocytes sanguins. Il en existe de deux tailles
et de deux aspects différents, les petits et les grands lymphocytes, mais cette distinction n'a guère d'intérêt pratique car les
activités biologiques très diversifiées des lymphocytes ne sont pas corrélées à leur aspect morphologique.

Les petits lymphocytes: 75 % des lymphocytes du sang sont des petits lymphocytes. Ils apparaissent comme des cellules
arrondies dont la taille est à peine supérieure à celle d'une hématie. Leur noyau occupe presque tout l’espace cellulaire,
dense, très foncé, fait de grosses mottes de chromatine interrompues de quelques craquelures et sans nucléole visible. Il
est rond ou encoché prenant alors la forme d'un grain de café. Le cytoplasme se réduit à une collerette bleuâtre autour du
noyau ou à un pôle de celui-ci et ne contient pas de granulation.

Les grands lymphocytes granuleux LGL :“NK ou T”


Ils ne représentent que 25 % des lymphocytes circulants. Leur taille est proche de celle des polynucléaires. Le noyau est
excentré, ovalaire ou quadrangulaire, plus clair que celui du petit lymphocyte, avec une chromatine un peu moins
condensée et inhomogène (craquelures, sillons, donnant un "aspect peigné"), sans nucléole visible. Le cytoplasme est
nettement plus abondant, clair, peu basophile et contenant parfois quelques granulations bien individualisables. Celles-ci
sont soit de fines granulations azurophiles, soit plusieurs gros grains ronds de couleur violette. »
Lymphocyte activé : cytoplasme abondant et hyperbasophile. Ces cellules sont polymorphes et circulent dans le sang (une
infection virale telle que la mononucléose infectieuse)

Lymphocyte plasmocytoïde «Immunoblastes »


Les lymphocytes plasmacytoïdes sont des lymphocytes atypiques et réactifs que l'on observe souvent dans les infections
(virales) graves telles que celles dues au virus d'Epstein-Barr. Ces grandes cellules ont un grand noyau avec une chromatine
grossière et un cytoplasme bleu foncé. Un éclaircissement blanc peut être observé à côté du noyau (hoff périnucléaire).
Il est important de faire la distinction entre les plasmocytes et les cellules plasmacytoïdes, car la présence importante de
cellules plasmacytoïdes est relativement inoffensive, alors qu'un grand nombre de plasmocytes est le signe d'une tumeur
maligne
Lymphocyte T ou B jeune, activé, caractérisé par une augmentation de taille, une décondensation de la chromatine et une
augmentation du contenu en ARN et en protéines, ainsi que par l'expression de marqueurs d'activation.
Cellule issue d'un petit lymphocyte à la suite de la stimulation par un antigène et présentant des mitoses fréquentes.

Quelques anomalies morphologiques des lymphocytes :

Cristaux : Lymphocytes présentant des cristaux en forme de bâtonnets dans le cytoplasme. Les cristaux sont probablement
constitués d'immunoglobulines et peuvent apparaître dans les troubles lymphoprolifératifs ou les infections très graves où il y
a un défaut de production d'anticorps.

Cellules de Mott ‘Corps de Russel’ : Une cellule de Mott est un plasmocyte mature qui produit une quantité excessive
d'immunoglobulines. Ces anticorps (défectueux) s'accumulent, créant ce que l'on appelle des "corps de Russel", un ensemble
de grandes inclusions cytoplasmiques blanches.

Les cellules de Mott peuvent apparaître dans des maladies bénignes ou malignes (par exemple, infections et myélome
multiple). Les inclusions ne doivent pas être confondues avec le lymphome de Burkitt, dans lequel les lymphocytes impliqués
sont beaucoup plus jeunes et les inclusions ressemblent souvent à un collier de perles autour du noyau.
Cellules de Sezary :Les cellules de Sézary sont des lymphocytes T malins (principalement CD4+, CD8-) observés dans le
syndrome de Sézary, une forme de lymphome cutané à cellules T (CTCL). Cette maladie se manifeste cliniquement par une
éruption cutanée rouge généralisée. Les lymphocytes aberrants ont un noyau irrégulier caractéristique, avec des parties du
noyau repliées les unes sur les autres, semblables à celles des promonocytes. Le pliage est visible sous la forme de fines lignes
traversant le noyau.

Vacuoles : Les vacuoles sont des cavités incolores en forme de vessie dans le cytoplasme. Les lymphocytes n'étant pas des
cellules phagocytaires, la présence de vacuoles chez eux est moins régulière que chez les neutrophiles et les monocytes.
Lorsque presque tous les lymphocytes présentent des vacuoles, il peut s'agir d'un trouble métabolique ou de la maladie de
Batten, mais ces deux cas sont assez rares. Parfois, les vacuoles dans les lymphocytes indiquent une maladie
lymphoproliférative.

Carapace de tortue : Il s'agit de termes couramment utilisés pour désigner un motif de chromatine trop mûre dans les
lymhpocytes; Le noyau a une structure grossière avec des taches et des fils blancs. Cette anomalie est le plus souvent
observée dans la leucémie lymphatique chronique et n'a de sens que lorsqu'il existe également une population monotone de
lymphocytes.

Lymphocytes binucléaires : Les lymphocytes à double noyau sont fortement associés à la lymphocytose polyclonale
persistante à cellules B (LCPB). Cette affection osseuse est probablement due à un tabagisme important et prolongé ; l'arrêt
du tabac fait disparaître les lymphocytes anormaux dans de nombreux cas. Cependant, le mécanisme exact est inconnu.
Ombres de Gumbructh

Tricholeucocyts : Une tricholeucocyte est un lymphocyte anormal qui apparaît dans laleucémie à tricholeucocytes. Ces
cellules anormales ont un noyau ovale relativement grand et un cytoplasme gris-bleu avec des excroissances
dentelées/poilues. Une autre variante ressemble davantage à un œuf au plat, avec un noyau rond et central et un cytoplasme
pâle et évasé. La protrusion ciliée peut également se produire dans les lymphocytes en tant qu'artefact dans le sang ancien.
Dans ce cas, les lymphocytes sont souvent de taille normale

Le plasmocyte a des caractéristiques très spécifiques qui le rendent reconnaissable entre tous. C'est une cellule oblongue,
en forme d'huître, arrondie à une extrémité et pointue à l'autre, de 15 à 20 µ de diamètre. Son noyau est ovalaire situé au
pôle arrondi de la cellule, formant avec l'axe de celle-ci un angle de 90°, à chromatine en grosses mottes irrégulières, en
écaille de tortue. Le cytoplasme est habituellement abondant, très bleu, d'aspect volontiers spumeux, voire vacuolisé, avec un
archoplasme très net, zone claire située contre le noyau. De nombreuses variantes morphologiques existent mais tous les
plasmocytes ont en commun l'hyperbasophilie du cytoplasme et l'excentration du noyau.
F/ Les plaquettes :
Elles proviennent de la fragmentation du cytoplasme des mégacaryocytes médullaires. Ce sont des petits éléments de 2 ou
3µ de diamètre, arrondis ou triangulaires, sans noyau, contenant de fines granulations rosâtres. Elles peuvent être isolées
sur la lame colorée ou en amas, car elles ont une tendance à l'agrégation. Dans ce dernier cas il faut savoir les rechercher
sur les bords de la lame ou en queue de frottis.
On peut estimer le taux de plaquettes on comptant les plaquettes présentes dans un champ (faire une moyenne de
quelques champs):
0-5 plaquettes par champ (richesse +) = 0-50'000 plt/mm³
5-10 plaquettes par champ (richesse ++) = 50'000 - 100'000 plt/mm³
10-15 plaquettes par champ (richesse +++) = 100'000-150'000 plt/mm³
> 15 plaquettes par champ (richesse ++++) => 150'000 plt/mm³

Plaquettes géantes : Plaquettes anormalement grandes (>7 um) résultant d'une maturation pathologique (tumeurs
malignes, chimiothérapie) ou d'une thrombopoïèse fortement accrue (comme, par exemple, dans le syndrome de Bernard-
Soulier).

Agrégats : Les agrégats de thrombocytes sont des groupes de plaquettes collées les unes aux autres. Cette anomalie peut
indiquer une coagulation intravasculaire, mais en pratique, elle est généralement due à une cause (pré)analytique. Il peut
s'agir par exemple d'un prélèvement difficile qui active la coagulation lors de la ponction, d'un mélange incorrect du sang
avec l'anticoagulant dans le tube, ou d'une agrégation dépendante de l'EDTA, de l'héparine ou du citrate.

Satellites plaquettaires : Le satellitisme à l'EDTA est un phénomène rare in vitro dans lequel les plaquettes adhèrent aux
granulocytes neutrophiles sous l'influence de l'EDTA. La séquestration complète du calcium par l'EDTA peut entraîner des
modifications de la membrane de la plaquette et l'exposition de ce que l'on appelle les "cryptantigènes". En présence
d'auto- anticorps dirigés contre ces antigènes, une interaction avec les neurophiles se produit. Hormis une numération
plaquettaire faussement basse, cette observation n'a généralement aucune conséquence clinique.
Thrombophagocytose : La phagocytose des plaquettes est un phénomène relativement rare qui est dû au même
phénomène que le satellisme à l'EDTA; la capture complète du calcium par l'EDTA entraîne une altération de la membrane
de la plaquette et l'exposition de ce que l'on appelle les "antigènes de crypte". En présence d'auto-anticorps dirigés contre
ces antigènes, le satellisme et la phagocytose par les neutrophiles et les monocytes peuvent se produire. Cet effet est un
phénomène in vitro et, à l'exception d'une fausse réduction de la numération plaquettaire, n'a généralement pas de
conséquences cliniques.

Mégacaryocytes : Les mégacaryocytes sont les précurseurs des thrombocytes et ne sont normalement pas présents dans le
sang périphérique. Cependant, des restes de ces cellules, en particulier le noyau, peuvent parfois être trouvés dans le sang.

Micromégacaryocyte : Les micromégacaryocytes sont de petits mégacaryocytes atypiques qui n'ont pas leur place dans le
sang périphérique. Les bords des cellules peuvent présenter des protubérances ou des "blebs". Des plaquettes peuvent
parfois être observées à la surface. La présence de ces cellules indique presque toujours un processus malin.

AUTRES :

Les cryoglobulines : sont des anticorps qui précipitent en dessous de -37°C. En particulier dans les parties du corps qui
peuvent être très froides (visage, doigts, orteils, etc.), il y a un risque que ces anticorps précipitent in vivo et provoquent
l'obstruction et l'inflammation des vaisseaux sanguins. Les anticorps de type IgG, IgM ou IgA peuvent être de nature
monoclonale ou polyclonale. Les cryoglobulines apparaissent dans les maladies lymphoprolifératives telles que le myélome
multiple ou la LLC, les infections chroniques telles que l'hépatite C ou les maladies auto-immunes telles que la polyarthrite
rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé (LED). Au microscope, les cryoglobulines précipitées sont visibles sous
forme de "nuages blancs". Elles peuvent provoquer des interférences analytiques (inattendues) dans un large éventail de
déterminations. Dans la mesure du possible, les déterminations doivent être effectuées à chaud, car les complexes se
dissolvent à 37°C
Apoptose :

Cellules en mitose :
III/ Moelle normale - Cytologie descriptive
1- Lignée granuleuse :
▶Comporte 3 types de lignées : neutrophile, éosinophile et basophile. Pour ces 3 lignées les cellules initiales du
compartiment prolifératif sont de morphologie identique et sont donc non distinguables. Il s'agit des stades
de myéloblaste et de promyélocyte.

• Le myéloblaste est une grande cellule (diamètre d'environ 20 à 25 µ),


arrondie mais souvent irrégulière. Le noyau est ovalaire mais lui aussi
souvent irrégulier, il occupe la plus grande partie de la cellule (le rapport
nucléo-plasmatique est élevé, > 0,75), sa chromatine est très fine et on
perçoit bien les nucléoles, plus clairs, souvent bleutés, bien cernés, au
nombre de deux ou plus. Le cytoplasme est bleu clair, souvent un peu plus
foncé sur les bords. Il contient ou non des granulations qui sont très fines,
azurophiles. Il n'est pas nécessaire d'observer ces granulations pour faire le
diagnostic de myéloblaste.
-Les myéloblastes peut ne pas contenir de grains, on peut alors le confondre
avec un proérythroblaste mais sa forme n’est pas parfaitement ronde
comme celle du proérythroblaste
-Le noyau du myéloblaste est irrégulier, le diag est facile quand elle contient de fines granulations

• Le Promyélocyte est classiquement plus petit que le myéloblaste, en fait il a souvent une taille supérieure. Le noyau est
volumineux, ovalaire, mais le rapport nucléo-plasmatique est inférieur à celui
du myéloblaste, le cytoplasme plus abondant. Ce noyau est souvent excentré,
avec des condensations, les nucléoles sont moins visibles mais se laissent
deviner. Le cytoplasme est bleu-gris et contient d'abondantes granulations qui
sont la caractéristique principale de la cellule : mélange de grosses granulations
rondes azurophiles, violettes ou rougeâtres et de grains plus fins, marrons ou
noirs, déjà neutrophiles. Ces grains peuvent recouvrir le noyau
- Cytoplasme abondant bourres de granulation
- Très grande cellule, noyau peut être nucléolé
- Granulation grosses, pourpres, immatures
Ailes d'ange : Les promyelocytes présentant un noyau bilobé et divisé peuvent être observés dans la leucémie
promyelocytaire aiguë. Tout promyélocyte présentant cette anomalie peut être reclassé comme "atypique". Cependant,
cette anomalie de forme peut également se produire dans d'autres formes de LAM et peut être liée à la négativité HLA-DR.

Cellules de fagot : Les cellules de Fagot contiennent plusieurs bâtonnets d'Auer regroupés en un groupe. II n'existe aucun
document officiel indiquant le nombre exact de bâtonnets d'Auer qui forment un "faisceau". La présence de ces inclusions
dans les promyelocytes indique une leucémie aiguë à promyélocytes. Avec la maturation forcée de ces promyélocytes
malins sous l'influence de la vitamine A, ces faisceaux peuvent également être observés dans les formes les plus matures
des granulocytes [Link] d'autres langues, ces cellules peuvent être décrites comme des "cellules de fagot". Le
terme renvoie à l'unité du vieil anglais pour les faisceaux de branches

▶A partir de ces deux stades la maturation des cellules en trois lignées granuleuses est morphologiquement perceptible et
il faut distinguer les cellules selon ces trois lignées. Dans la lignée granuleuse neutrophile on distingue 3 cellules.

• Le myélocyte neutrophile : est plus petit que le promyélocyte, son


diamètre n'excède pas 20 µ. Le noyau est ovalaire et excentré, en fait il
est souvent en demi-lune, son bord arrondi étant plaqué contre la
membrane, le rapport nucléo-plasmatique est d'environ 0,5. La
chromatine est plus dense, avec apparition de mottes, on ne voit plus
de nucléoles. Le cytoplasme est grisâtre, peu coloré. Les granulations
sont fines, plus ou moins abondantes, brunes ou beiges, nettement
neutrophiles. En fait la morphologie du myélocyte est variable pour une
raison qu'il est facile de comprendre : le myélocyte est le stade
cellulaire prolifératif des lignées granuleuses, il subit 2 à 3 mitoses
successives avant de mûrir en métamyélocyte et polynucléaire. On
trouvera donc côte à côte sur le frottis médullaire des myélocytes
jeunes (1re mitose- type I) et âgés (3e mitose – type III). Il est évident
que les myélocytes de type I auront encore des caractéristiques
morphologiques proches des promyélocytes (par leur taille, par un
noyau ovalaire à chromatine assez fine, par la persistance de quelques
grains azurophiles), alors que les myélocytes de type III auront une
morphologie qui les rapproche des métamyélocytes (avec une taille plus petite, un noyau en demi-lune déjà incurvé, des
granulations neutrophiles fines).
- Le myelocyte de 1ere generation a une morphologie proche du promyelo mais est plus petit
- Le myelocyte neutrophile est la cellule la plus representee dans la moelle normale
- Les grains du myelocye sont mois fins que ceux du polynucleaire
• Le métamyélocyte neutrophile : a un diamètre d'environ 15 µ et un rapport nucléo-plasmatique inférieur à 0,5. Son
noyau n'est pas segmenté mais il a une forme incurvée, réniforme.
Son bord convexe est souvent proche, sinon tangent, à la
membrane cellulaire. La chromatine est dense avec des amas plus
foncés. Le cytoplasme est clair, légèrement rosé, beige ou grisâtre
selon l'acidité de la coloration. Les granulations sont fines,
typiquement neutrophiles. Il est parfois difficile de déterminer
quand le noyau commence à s'encocher et à se bilober, ce qui
caractérise l'entrée dans le stade du polynucléaire. Le noyau du
métamyélocyte a l'aspect d'un haricot, il a donc comme celui-ci un
bord convexe régulier et un bord concave dont la dépression
centrale est plus ou moins accentuée. Tant que le bord convexe est
régulier il s'agit d'un métamyélocyte, lorsque ce bord se déprime,
avec l'apparition d'une encoche qui fait face à celle du bord
concave, il s'agit d'un polynucléaire bilobé et la cellule doit être
classée comme telle.
- Le noyau du metamyelo est fortement incurvé
- Noyau en forme d’hricot
- Les granulations sont identiques à celles du
polynucleaires

• Band cell :

• Le polynucléaire neutrophile est une cellule de 12 à 15 µ. Il est caractérisé par son noyau segmenté, polylobé, les
lobes ont une chromatine dense, en grosses mottes régulières, et sont séparés par des ponts chromatiniens plus ou moins
fins, plus ou moins visibles. Le nombre des lobes est variable, avec une moyenne de 3, on trouve dans la moelle des
polynucléaires à maturation débutante, bilobés, dont le diagnostic avec le métamyélocyte (stade immédiatement
supérieur) n'est pas facile. Le cytoplasme du polynucléaire neutrophile est clair, blanc, beige ou rosé. Il contient un nombre
plus ou moins important de granulations très fines, marron clair, en forme de spicules ou de poussières
- Chromatine faite de grosses mottes sombres
- Granulation fines et clairsemées (dispersées)
▶Dans la lignée granuleuse éosinophile on distingue 3 cellules

• Le myélocyte éosinophile : a les mêmes caractéristiques que le myélocyte neutrophile quant à la forme de son noyau,
mais la cellule est plus grande, sa taille est habituellement identique à celle du promyélocyte. Il se distingue du myélocyte
neutrophile par les granulations qui sont typiquement éosinophiles, sous forme de billes régulièrement arrondies, orange,
tassées les unes contre les autres. A ce stade de maturation elles coexistent avec des billes plus immatures, violettes.
Quelques grains sont superposés au noyau.

- Grans eosino comme des billes oranges ou pourpres certains superposent le noyau
- Cell de grande taille

• Le métamyélocyte éosinophile a lui aussi une morphologie nucléaire identique à celle du métamyélocyte neutrophile.
Les granulations sont par contre celles de tout éosinophile, grosses, sphériques et orangées, ayant du relief lorsqu'on fait
varier la mise au point.

• Le polynucléaire éosinophile n'a généralement que deux lobes, ovalaires, bien réguliers, de taille identique, formant
entre eux un angle de 90°. Les grains éosinophiles ont les caractères qui viennent d'être décrits. Assez souvent il existe dans
le cytoplasme des plages hyalines, bleutées, sans grains ou des trous sous forme de « billes manquantes ».

▶▶▶Il n'est pas toujours facile de distinguer exactement les caractéristiques du noyau et de faire la différence entre
myélocyte et métamyélocyte éosinophile. Compte tenu du faible pourcentage de ces éléments dans une moelle normale
cela n'a guère d'importance et l'on peut tout à fait se contenter de classer les éosinophiles médullaires en polynucléaires et
éosinophiles plus jeunes (myélocytes + métamyélocytes). Dans les cas pathologiques (grandes éosinophilies, syndromes
myéloprolifératifs avec éosinophilie) la distinction est plus facile et on peut même différencier un stade de promyélocyte
éosinophile, sur la grande taille de la cellule et la présence de très gros grains violacés et verdâtres à coté des grains orange.

▶Dans la lignée granuleuse basophile on ne peut différencier habituellement qu'un seul stade car les granulations
basophiles sont abondantes, très foncées, presque noires, et recouvrent le noyau empêchant d'en analyser les caractères
morphologiques. De plus le noyau du polynucléaire basophile n'est pas franchement polylobé mais grossièrement encoché,
en forme de trèfle. Au total la cellule a l'aspect d'une mûre et la taille ne suffit pas à elle seule pour différencier les stades
jeunes du stade final de polynucléaire. Pour toutes ces raisons on classe toutes les cellules à gros grains basophiles dans
une case unique, celles des « basophiles ». Ici encore dans les rares états pathologiques caractérisés par une basophilie
importante il est parfois possible de mieux distinguer le noyau et de différencier les divers stades de maturation de la
lignée.
2- Les cellules mononucléaires
• Promonocyte : Un promonocyte a, par rapport à un monocyte mature, un cytoplasme bleu/gris un peu plus foncé. Le
noyau présente des lignes fines caractéristiques créées par les lobes du noyau encore repliés l'un sur l'autre. Le noyau peut
avoir une forme de cerveau. Les promonocytes sont généralement comptés comme des blastes ("équivalent blastique").

• Prolymphocyte : Les prolymphocytes sont de grands précurseurs des lymphocytes normaux avec un noyau mature et
un ou deux grands nucléoles très visibles. Le cytoplasme est gris clair/bleu clair et peut présenter des régions plus sombres
sur les bords. Ces cellules sont relativement plus fréquentes chez les nouveau-nés.
3 – Lignée érythroblastique
Elle comporte 4 stades de maturation morphologiquement différents. Tous ces stades ont cependant deux caractéristiques
communes : ce sont toutes des cellules rondes et foncées, à noyau rond central. Ceci permet sur un frottis de moelle, dès
un faible grossissement (par exemple un objectif de 20), de distinguer aisément les érythroblastes, tous stades confondus,
des autres cellules médullaires.

1. Le proérythroblaste est une grande cellule de 20 à 25 µ de diamètre. Le noyau est soit parfaitement rond, soit
légèrement ovalaire, de grande taille (le rapport nucléo-plasmatique est élevé, > 0,75), il occupe habituellement le centre
de la cellule. Sa chromatine est très finement perlée, rose foncé, les nucléoles, au nombre de un ou deux, sont à la limite de
la visibilité. Le cytoplasme est très caractéristique, d'un bleu outremer intense, d'aspect souvent alvéolé, il comporte un
renforcement périphérique (presque noir) et une zone plus claire, voire décolorée, en halo, à un pôle ou autour du noyau,
l'archoplasme. Il n'y a aucune granulation dans ce cytoplasme.
- grande cellule bleue reguliere sans grains
- cytoplasme bleue avec une zone plus claire touchant au noyau, archoplasme faite de mitochondries incolores

2. L'érythroblaste basophile est une cellule de moindre taille (diamètre : 16 à 20 µ) mais toute aussi ronde et toute aussi
bleue. Le noyau est parfaitement rond, sa chromatine est condensée en mottes arrondies presque noires, régulièrement
réparties sur un fond rose foncé. On ne voit plus de nucléole. Le cytoplasme, plus abondant que dans le stade précédent,
reste cependant dans un rapport nucléo-plasmatique élevé (> 0,5). Il est d'un bleu intense (dit bleu de Prusse) mais avec
une structure irrégulière, grumeleuse et la persistance d'un archoplasme décoloré. Le stade de l'érythroblaste basophile est
très prolifératif et l'on rencontre souvent des érythroblastes basophiles en pleine mitose, avec les chromosomes visibles à
la place du noyau, ou en post-mitose avec les deux cellules filles côte à côte, encore reliées par un très fin filament
chromatinien.
3. L'érythroblaste polychromatophile est une petite cellule ronde de 10 à 15 µ de diamètre. Le noyau, qui reste central,
s'est nettement densifié; les mottes de chromatine sont moins visibles, plus irrégulières et ont tendance à fusionner, le
noyau tend à devenir tout noir, pycnotique. Le cytoplasme est moins grumeleux, plus homogène, l'archoplasme est à peine
visible; la couleur du cytoplasme n'est plus bleue mais mauve, ce qui traduit une synthèse accrue d'hémoglobine. Comme
dans le stade précédent on peut voir des érythroblastes polychromatophiles en post-mitose, reliés à deux par un fin pont
chromatinien.

4. L'érythroblaste acidophile est le stade ultime, juste avant l'expulsion du noyau et la transformation en globule rouge.
Il s'agit d'une petite cellule, guère plus grande qu'une hématie, dont le noyau, rond, est tout noir, pycnotique. Ce noyau va
être bientôt expulsé si bien qu'à ce stade il est souvent situé à la périphérie de la cellule, voire déjà inclus dans un
renflement de celle-ci. Le cytoplasme est homogène, laqué, de couleur parme ou même presque aussi rose que celui de
l'hématie.

▶Les érythroblastes ont tendance à se grouper en amas dans la moelle osseuse formant des « îlots érythroblastiques »,
parfois autour d'une cellule endothéliale. Lorsqu'on établit un myélogramme il faut éviter ces îlots pour ne pas enrichir
artificiellement la moelle en érythroblastes, mais si ces îlots sont nombreux il faut le signaler comme une marque de
régénérescence érythroblastique.
4 – Lignée mégacaryocytaire :
La lignée mégacaryocytaire est représentée par une cellule géante, le mégacaryocyte, qui donnera naissance aux
plaquettes sanguines par fragmentation de son cytoplasme. Il s'agit d'une cellule dont les divisions nucléaires successives
ne s'accompagnent pas de division cytoplasmique ce qui aboutit à une cellule géante, multinuclée, dont la maturation
progressive se voit sur la morphologie du cytoplasme qui prend peu à peu l'aspect d'un amas plaquettaire. Ne se divisant
pas le nombre absolu des mégacaryocytes dans le moelle est faible (1 mégacaryocyte pour plusieurs milliers d'autres
cellules médullaires) si bien que leur présence doit être détectée sur l'ensemble du frottis de moelle et qu'ils n'entrent pas
dans les pourcentages du myélogramme, ainsi que nous le verrons dans le chapitre suivant qui concerne la technique du
myélogramme.
1. L'aspect morphologique général du mégacaryocyte est celui d'une énorme cellule dont le diamètre est très variable,
entre 50 et plus de 100 µ. Le noyau est par définition multilobé, très irrégulier, fait d'une masse sombre de grosses
protubérances rougeâtres reliées entre elles par des étranglements. Le cytoplasme est abondant, grumeleux, acidophile
avec parfois des plages bleutées, on y observe des grains qui tendent à se rassembler en petites plages ayant la
morphologie d'une plaquette.

2. A cet aspect général on peut distinguer différentes variations qui correspondent en fait au degré de maturation de la
cellule.
• Quelques rares mégacaryocytes sont relativement de petite taille (diamètre de 30 à 40 µ), avec un noyau
grossièrement ovalaire, parfois bilobé, nucléolé et un cytoplasme bleuté. On peut les considérer comme
des mégacaryoblastes.
- Le cytoplasme de mégacaryoblastes est bleu non granuleux

• D'autres au contraire se présentent comme un immense amas de plaquettes au centre


duquel se trouve un noyau polylobé quasi pycnotique. Ce sont les mégacaryocytes
thrombocytogènes.

• On peut même observer des noyaux nus polylobés de mégacaryocyte en fin de vie,
ayant expulsé toutes ses plaquettes et n'ayant plus de cytoplasme. On le décompte
malgré tout comme mégacaryocyte.
Comparison of Cells

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