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Introduction aux télécommunications

Le document présente une introduction aux télécommunications, définissant leur nature comme la transmission d'informations à distance par des moyens électroniques. Il retrace l'historique des télécommunications, depuis les systèmes de codage de l'Antiquité jusqu'aux avancées modernes comme le téléphone et la téléphonie mobile. Enfin, il aborde les normes et standards en télécommunications ainsi que les divers services offerts dans ce domaine.
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Introduction aux télécommunications

Le document présente une introduction aux télécommunications, définissant leur nature comme la transmission d'informations à distance par des moyens électroniques. Il retrace l'historique des télécommunications, depuis les systèmes de codage de l'Antiquité jusqu'aux avancées modernes comme le téléphone et la téléphonie mobile. Enfin, il aborde les normes et standards en télécommunications ainsi que les divers services offerts dans ce domaine.
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPPERIEUR

DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
UNIVERSITE DE DOBA
FACULTE DE SCIENCE ET TECHNIQUE
DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE

Polycopié de cours

Introduction à la télécommunication

Destinée aux étudiants de la premiere année de licence

Chargé de Cours : Mr. MOTEDE DARI DAMAL


INTRODUCTION GENERALE

Les télécommunications sont aujourd’hui définies comme la transmission à distance


d’informations avec des moyens électroniques. Les télécommunications se distinguent ainsi de
la poste qui transmet des informations ou des objets sous forme physique. Le mot
«télécommunication» vient du préfixe grec «tele» signifiant «loin» et du latin «communicare»
qui signifie «partager»

De nos jours, la télécommunication est caractérisée comme suit : «l’émission, transmission à


distance et réception d’informations de toute nature par fil, radioélectricité, système optique ou
électromagnétique ». Autrement dit, la télécommunication est d’abord et avant tout un échange
d’information dans n’importe quel espace donné.

La spécificité de la télécommunication, contrairement à une communication ordinaire, est que


l’information est véhiculée à l’aide d’un support (matériel ou non), lui permettant d’être
transmise sur de longues distances.

Fig.1.1 : La télécommunication de nos jours


Chapitre 1 Généralité sur les télécommunications
1 Concepts élémentaires

Une définition technique du terme information que nous adopterons dans ce module, et qui
restera valable dans toute la technologie des télécommunications est la suivante : « Une
information est un élément de connaissance nouveau annoncé à un destinataire, que ce
dernier n’avait pas auparavant »

Claude Shannon a développé une théorie mathématique dans laquelle l’information contenue
dans un message est quantifiée. « L’aspect le plus important en science des
télécommunications est la mesure de la quantité d'information contenue dans un message »

Dans la théorie de Shannon la quantité d’information est un nombre réel compris entre 0 et 1.
Une information nulle a pour mesure 0 et une information « pleine échelle » a pour mesure 1.
Cette valeur est assez difficile à cerner, et seul le destinataire est habilité à la fixer comme l’a
précisé Shannon : « Le concept d'information ne s’applique pas à des messages individuels
(comme le concept de signification), mais plutôt à une situation dans son ensemble,
l'information 1 indique une situation dans laquelle le destinataire a la liberté de choisir parmi
plusieurs messages reçus un message qu’il convient de considérer comme quantité standard ou
égale à 1 »

Voici un exemple simple pour clarifier le concept, et surtout établir un lien qui existe réellement
entre l’information au sens des masses media et l’information au sens de la théorie des
télécommunications :

 Si je dis à quelqu’un « la température maintenant est de 8°C», et qu’il ne le savait pas


jusque-là, il y a communication d’information
 Si je lui répète juste après « la température maintenant est de 8°C», la quantité
d’information est nulle car il savait déjà que la température est de 8°C
 Il existe un troisième cas de figure, j’aurais pu annoncer à mon interlocuteur « la
température maintenant est de 47° Fahrenheit », ici il y a information, mais en moins
grande quantité que dans le cas 1. C’est à la charge du destinataire de faire l’effort
supplémentaire de convertir 47°F en 8°C pour être réellement informé Il est important
de noter dans cette introduction que dans la théorie de Shannon une nette distinction est
établie entre les concepts message, signal et information.
En règle générale dans le domaine des télécommunications, un message contenant ou non de
l’information est transporté par un signal.

2 Historique et évolution des télécommunications

a) Antiquité : Le carré de Polybios

L’historien grec Polybios (200 –118 av. J.-C.) inventa ce système de codage. Les lettres de
l’alphabet (grec à l’origine) sont arrangées dans un tableau. Chaque lettre est codée par deux
nombres, le premier indique sa ligne et le deuxième sa colonne.

Fig.1.2 : Le carré de Polybios

Les Romains ont utilisé ce système pour passer l’information vers un lieu éloigné en
construisant les tours à signaux, ou tours à feux. Les deux chiffres du code de Polybios sont
représentés par deux torches allumées, et brandies autant de fois que le chiffre l’exige. Une
longue lunette était nécessaire pour voir les torches de loin.

Le système de Polybios resta au fil des siècles le moyen de communication dominant jusqu’à
l’avènement du télégraphe Chappe, et il est encore utilisé de nos jours par certains prisonniers
dans des cellules séparées pour communiquer. Le prisonnier tape sur un tuyau de robinet ou sur
les barreaux de la fenêtre avec un objet dur un nombre de coups représentant le chiffre du code
de Polybios. L’inconvénient du code de Polybios est le nombre de symboles (agitations de la
torche, ou coups tapés sur le tuyau) trop élevé par rapport au nombre de lettres d’un message :
dans l’exemple précédent 74 symboles (message codé) sont utilisés pour 13 lettres du message
source, soit un rapport de 5.7.
b) Le télégraphe de Chappe

C’est un système, appelé aussi télégraphe à bras, ou télégraphe aérien, constitué de deux ailes
articulées et visibles de loin au moyen d’une lunette. Un manipulateur modifie la disposition
des ailes, représentant ainsi les lettres de l’alphabet. Le télégraphe Chappe était placé sur une
hauteur naturelle, colline, montagne, ou une tour érigée à cet effet.

Fig. 1.3 : Télégraphe de Chappe

La première expérience du télégraphe aérien des frères Chappe a été réalisée le 3 mars 1791 sur
une distance de 14 km dans le département de la Sarthe en France, et aussitôt, 5000 km de
réseau et 533 stations étaient mises en place sur le territoire français.

c) Le télégraphe de Morse

Samuel Morse envoya le premier message télégraphique le 11 Janvier 1838 dans le New-Jersey
à travers un câble de 3 km de long. Le télégraphe électrique de Morse est constitué de la pile
inventée par Alessandro Volta en 1800, et d’un contacteur manuel à l’émission. Le récepteur
consiste en une bobine-relais couplée mécaniquement à un stylet, de sorte que celui-ci laisse
une marque sur une bande de papier quand la bobine est alimentée.

Fig..1.4 : Croquis télégraphe de Morse


Morse a conçu un code dans lequel les lettres de l’alphabet sont représentées par une
combinaison de points et de tirets, correspondant à la durée pendant laquelle le contacteur est
maintenu fermé, 1 et 3 secondes pour le point et le tiret respectivement.

Fig.1.5 : Code Morse

Il y a beaucoup d’intelligence dans ce code. Ainsi, plus une lettre est fréquente dans un texte
anglais, plus son code est court (E et T), ce qui permet de réduire la longueur moyenne des
messages. Mais aussi il a été constaté que le code Morse se mémorise très facilement : un
opérateur d’intelligence moyenne l’apprend par cœur et sans effort au bout de trois jours
d’utilisation. Cet aspect qui était éventuellement intentionnel dans la conception du code, permet à
l’opérateur de se passer rapidement de la table de conversion, et même de retranscrire un message
en écoutant le bruit que fait le stylet au contact du papier.

d) Télégraphe sans fil

Marconi met en application l’expérience sur l’émission et la réception des ondes


électromagnétiques de Heinrich Rudolf Hertz, 1887, qui lui-même tenait à avoir une évidence
de la théorie de James Clerc Maxwell, encore désignée à cette époque par « Doctrine de
Maxwell ».
Marconi installe en 1897 le télégraphe sans fil à South Wellfleet, Massachusetts. Cette
installation est parmi celles qui avaient intercepté le SOS lancé lors du naufrage du paquebot
Titanic le 15 Avril 1912, qui a permis le sauvetage de plusieurs vies humaines.
Fig.1.5 : Croquis de l’émetteur TSF de Marconi

Le TSF de Marconi a continué à communiquer au moyen du code Morse, mais la restitution


des signaux était sonore pour la plupart, la technologie des parleurs et sonneries
électrodynamiques ayant atteint un niveau de maturité à partir de 1900.

e) Alexander Graham Bell et l’invention du téléphone

Mister Watson, come here I want you

Ce sont les premières paroles intelligibles transmises sur un système téléphonique le 7 Mars
1876, par Alexander Graham Bell appelant son assistant dans la pièce voisine pour lui annoncer
qu’il a reçu le brevet US174465, qui lui accorde la propriété sur les deux instruments, le
téléphone et le système téléphonique. En Octobre, il teste son téléphone sur une distance de
deux miles entre Boston et Cambridgeport. En 1877, il fonde avec deux investisseurs la Bell
Telephone Company, et les premières applications commerciales de la téléphonie ont lieu. Cette
compagnie, cédée à AT&T en 1899, est aujourd’hui la plus grande firme de télécommunications
dans le monde.
Fig.1.6 : le premier modèle commercial du téléphone baptisé : Centennial

f) Chronologie des télécommunications au 20ème siècle

 1906, Reginald Aubrey Fessenden expérimente l’émission et la détection d’une onde


radio en Modulation d’Amplitude

 1924, Fax, AT&T transmet des images photographiques sur le circuit téléphonique
entre Cleveland et Manhattan

 1933, Telex, premier réseau de téléscripteurs (teletype) en Allemagne

 1939, Télédiffusion. RCA diffuse par télévision noir et blanc l'ouverture de


l'Exposition universelle de New York, le 30 Avril, avec un discours du président
Roosevelt

 1960, la téléphonie numérique commence à remplacer le réseau analogique.

 1962, le satellite de télécommunications expérimental Telstar 1 est lancé le 10


Juillet. Intelsat I, premier de la série commerciale, est placé en orbite géostationnaire
le 6 Avril, 1965.

 1969, Réseaux téléinformatiques à commutation par paquets. L'Interface Message


Processor IMP a été le premier routeur réalisé pour interconnecter les réseaux
ARPANET. IMP fait l’objet de RFC 1

 1970, les émissions TV couleur dépassent en nombre les émissions noir et blanc.
 1974, Ethernet est développé par Xerox Palo Alto Research Center, et lance les
réseaux locaux

 1977, Fibre Optique. Le premier trafic téléphonique direct par fibre optique est
réalisé le 22 Avril par General Telephone and Electronics à Long Beach, Californie,
avec un débit 6Mbit/s. La fibre optique est introduite en Algérie en 1987.

 1984, Cisco Systems est fondée par Leonard Bosack et Sandy Lerner, respectivement
responsable des ordinateurs au département informatique, et directrice de l’école
d’informatique commerciale, à l'Université de Stanford.

 1990, ADSL est breveté par Bellcore. Il est introduit dans L'ensemble du territoire en
Algérie en 2008

 1995, Téléphonie mobile. Le premier réseau GSM 1900 MHz est devenu opérationnel
aux Etats-Unis.

 2003, wifi les réseaux locaux sans fil

3 Normes et standards des télécommunications

Les termes norme ou standard désignent dans tous les secteurs de la technologie des
prescriptions techniques et des spécifications relatives à la construction et au fonctionnement
d’un équipement, ou d’un système dans son ensemble.

Ces prescriptions sont établies à des fins d’homogénéisation et de performance par des
organismes d’experts, qui les éditent en des documents officiels après de minutieuses études,
de longues concertations, et des tests rigoureux sur terrain.

Les organismes de normalisation activent à l’échelle internationale, et leur autorité est reconnue
de façon universelle. Tout équipement produit pour usage public ou commercial doit être
conforme à la norme en vigueur.

Dans le domaine des télécommunications très particulièrement, la normalisation consiste certes


en les prescriptions techniques pour appareils, mais souvent elle consiste aussi en des protocoles
et des procédures de communication.

Il convient de présenter les organismes de normalisation les plus en vue actuellement :


IEEE Institute of Electrical and Electronics Engineers, organisme international de
professionnels très influent, qui en plus de ses activités courantes dans toutes les spécialités de
l’électricité, édite régulièrement des standards en télécommunications, comme le standard de
réseaux internet sans fil Wifi IEEE 802.11

UIT Union Internationale des Télécommunications (ITU en anglais), basée à Genève en


Suisse. Elle comporte notamment la section UIT-T (T pour technique) qui coordonne les
normes des télécommunications auprès des 193 pays membres. Avant 1992, UIT s’appelait
CCITT, Comité Consultatif International Téléphonique et Télégraphique.

IETF Internet Engineering Task Force, basé à Information Sciences Institute ISI, de
l’University of Southern California où il fut fondé en 1986, cet organisme informel de
bénévoles est l’autorité mondiale des standards et des protocoles qui régissent le
fonctionnement de tout l’internet. Ces standards sont édités dans des documents techniques
appelés RFC Request For Comment

ISO International Organisation for Standardization, organisation internationale


indépendante dont les 163 membres sont des organismes nationaux de normalisation. ISO
couvre tous les domaines de l’ingénierie, mais vue son importance elle doit être mentionnée
dans le contexte exclusif des télécommunications.

4 Services offerts par les télécommunications

 Son : Téléphone, Interphone, Messagerie vocale, Recherche de personnes, Conférence


téléphonique, Informations téléphoniques (horloge parlante, météo), Radiodiffusion,
Téléphonie mobile.
 Textes : Télex, télétex, Courrier électronique (EDI, messagerie etc), Documentation
électronique, Vidéotex, Télécopie.
 Images : Transfert d'images fixes, Télévision, Visiophonie, Visioconférence,
Vidéocommunication sur réseau câblé.
 Téléinformatique : Télémesure, Transport de données, Télésurveillance,
Télécommande, Paging.
Chapitre 2 Rappels concernant Fourier et la convolution.

1. Définition
On notera les paires de transformées de Fourier 𝑓(𝑡) ⇔ 𝐹(𝑤) d’où :
+∞
𝐹(𝑤) = ∫ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑗𝜔𝑡 𝑑𝑡
−∞

Et
1 +∞ +∞
𝑓(𝑡) = ∫ 𝐹(𝜔)𝑒 𝑗𝜔𝑡 𝑑𝜔 = ∫ 𝐹(𝑓)𝑒 𝑗2𝜋𝑓 𝑑𝑓
2𝜋 −∞ −∞

2. Théorème de convolution

En posant t= τ+ x et en modifiant l’ordre d’intégration :

Exercice : Démontrez

3. Filtrage et convolution

Le point principal à retenir est, dans le domaine temporel, l’équivalence entre filtrage et
convolution. En clair, si on passe un signal s(t) dans un filtre de réponse impulsionnelle h(t),
le signal résultant vaut :
Ce qui peut être explique comme suit : on prend le signal temporel s(t) et la réponse
impulsionnelle inversée dans le temps et décalée de t : h(t − τ), la valeur du signal en sortie est
la surface en dessous du produit de ces deux fonctions.
Soit graphiquement :
 Un signal carré de largeur 20 ici
 Un filtre de réponse impulsionnelle 𝑒 −𝛼𝜏 𝑠𝑖 𝜏 > 0
 La sortie du filtre

Pour vous convaincre du graphique, faites glisser la réponse impulsionnelle inversée sur le
signal carré, vous devriez “sentir” la courbe de sortie. A quel type de filtre cela vous fait-il
penser, quels éléments électriques?

Fig. 2.1 – Convolution d’un signal carré avec un filtre de réponse exponentielle

L’équivalence entre convolution dans le domaine temporel et produit dans le domaine


fréquentiel peut être illustre par le graphique suivant ou la première partie représente la
transformée de Fourier d’un signal, la deuxième, celle de la réponse impulsionnelle ci-dessus
et la dernière le résultat du filtrage.
Par le théorème de convolution :

En posant 𝑦1 (𝜏) = 𝑓1 (𝜏) 𝑒𝑡 𝑦2⋆ (𝜏) = 𝑓2 (𝑡 − 𝜏) et en remarquant :

Fig. 2.2 – Convolution d’un signal carré avec un filtre de réponse exponentielle
On obtient :

Par définition de la transformée de Fourier.


Si 𝑦2⋆ (𝑡) = 𝑦1 (𝑡), on a le résultat :
L’énergie totale est égale à l’intégrale du module au carré de la transformée de Fourier du signal.
|Y1(ω)|2 peut donc être interprété comme une densité spectrale d’énergie pour les signaux
certains. En effet, on peut la définir comme étant :

4. Théorème de modulation

Un des résultats les plus importants dans le cas des télécommunications est le théorème de
modulation, qui est l’expression mathématique du mélange de fréquence, ou encore de la
modulation d’amplitude à bande porteuse supprimée que nous verrons plus loin.

Soit un signal (ou fonction) s(t) et une cissoïde cos (ωct) ou l’indice c signifie “carrier”, on
forme le signal :

Et on se pose la question de connaitre l’allure de la transformée de Fourier R(ω) de r(t) en


fonction de la transformée de Fourier S(ω) de s(t).
Le calcul s’effectue aisément comme suit :

La figure 2.3 illustre ce théorème. On notera que le spectre est symétrique, le centre de
symétrie étant la fréquence 0. Il est clair que la multiplication par une cissoïde à une pulsation
ωc translate le spectre original autour de ωc. Notation : il est d’un usage commun de
désigner les “basses fréquences” en majuscules (Ω) et les fréquences transposées par ω.
Fig. 2.3 – Illustration du théorème de modulation

Application 2.1 Mélange de fréquences.

Le mélange de fréquences consiste principalement en la translation d’un signal sur l’axe des
fréquences. Si un signal en bande de base s’étend de 0 à 10 Khz, on désire le translater à une
fréquence centrale de 100 Mhz, il occupera alors la bande de 95 à 105 Mhz. Pour ce faire, la
méthode la plus directe consiste à mélanger le signal en bande de base avec un signal de
porteuse.
Un calcul simple, et le théorème de modulation, permettent aisément de s’en convaincre, à un
filtrage près.

5. Transformée des fonctions périodiques.

2𝜋𝑛
Soit f(t) telle que f(t) = f (t+T), montrer que F(ω) = 0 ∀𝜔 ≠ 𝑇
ou n est entier.

2𝜋𝑛
Vrai si 𝑒 𝑗𝜔𝑇 = 1 ⇒ 𝜔 = 𝑇

Toute fonction périodique a une transformée de Fourier nulle en dehors des harmoniques de la
Fréquence fondamentale. On se ramène à la série de Fourier.
6. Transformée d’une série d’impulsions
Soit

Fig. 2.5 – Transformée de Fourier d’une suite d’impulsions.

7. Transformée d’un signal périodisé


Soit
On obtient donc qu’un signal périodisé a comme spectre une série de Diracs espacées de
l’inverse de la période de périodisation et de valeurs égales à la valeur du spectre original en
cet endroit, à un facteur 2π/T près.
Chapitre 3 Systèmes de Communication

1. Sources et signaux de télécommunication

La source d'information génère le message à transmettre. Le message transporté peut être soit
directement d’origine numérique comme dans les réseaux informatiques, soit d’origine
analogique (son, image, lumière, vidéo...).

 Le son consiste en une onde de pression se propageant dans l'air (le signal source d'une
radio...).
 Les signaux optiques comme le Télégraphe de Chappe et tous les moyens plus récents
permettant de transmettre un signal visuel à grande distance.
 Le signal vidéo est nettement plus complexe qu'un son. Le signal de télévision est un
mélange du signal vidéo et de la partie audio.
 On peut voir le texte comme une série de lettres appartenant à un alphabet spécifique.
Dès lors qu'il existe une représentation numérique de ces lettres, on se ramène au cas de
signaux numériques, étant entendu que plusieurs symboles binaires sont nécessaires
pour désigner une lettre.

2. Schéma de base et principes d’un système de communication

En télécommunication, le système de communication nous montre l’ensemble des procédés et


d’équipements mise en place lors de la transmission de l’information depuis l’émetteur
jusqu’au récepteur.
D’une manière simplifiée, le schéma général d’un système de communication est représenté
dans la figure 3.1.

Figure 2.1- Schéma générale de la chaine de transmission


Un système de communication véhicule de l’information entre une source à un destinataire.
La source d'information et le destinataire sont en général séparés par une distance
considérable. Le canal de transmission, en même temps qu'il assure la connexion entre ces
deux entités, dégrade le signal transmis. Il faut alors mettre en place un système d'émission-
réception pour minimiser l'effet du canal sur le signal.

Le canal constitue le support de transmission (lignes de transmission (ligne bifilaire, câble


coaxial, guides d’ondes, fibres optiques) espace libre, équipement de stockage ...) entre
l'émetteur et le récepteur.

La transmission de l'information à travers un canal peut se faire de deux manières:

1. Soit en bande de base, c'est-à-dire que le message numérique issu du codeur de canal est
transformé en un signal (codage à signal), dont la densité spectrale de puissance de ce signal
est comprise dans une bande centrée sur zéro, qui émet dans le canal. La transmission en
bande de base n’est utilisable qu’à de courtes distances (< 5km).

2. Soit en bande infinie, pour des raisons de compatibilité avec le canal, il serait souhaitable
de translater en fréquence le signal précédent autour d'une fréquence f0. Pour cela, on fait la
multiplication du signal par cos(2𝜋𝑓0 𝑡). Cette opération s'appelle la modulation, c’est une
fonction complémentaire du codage à signal.

Le modulateur est l'interface qui convertit l'information numérique en formes d'ondes


adaptées aux caractéristiques du canal. Il transpose la gamme de fréquence occupée par le
signal dans une autre bande propre à la transmission.

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