Lycée Lakanal, Sceaux Pour le 01/09/2025
MP – Mathématiques
A. Troesch
DM no 0 : Révisions de MPSI
Corrigé du problème 1 – (ENAC-P 2025)
1.
A B C D E
• A et B sont faux respectivement pour n “ 0 et n “ 1.
• D est faux pour n=1 par exemple
• C se démontre facilement par récurrence d’ordre 2 : elle est vraie pour n “ 0 et n “ 1, et si elle est vraie
pour n et n ` 1,
Tn`2 p´Xq “ ´2Xp´1qn`1 Tn`1 pXq ´ p´1qn Tn pXq “ p´1qn`2 p2XTn`1 pXq ´ Tn pXqq “ p´1qn`2 Tn`2 pXq.
2.
A B C D E
• A est faux pour n “ 0 et θ “ 0.
• On a T2 “ 2X 2 ´ 1. Donc B est faux pour n “ 2 et θ “ 0.
• C se démontre classiquement par récurrence d’ordre 2 : la propriété est trivialement vraie pour n “ 0 et
n “ 1. Si on la suppose vraie pour n et n ` 1,
Tn`2 pcospθqq “ 2 cospθq cosppn`1qθq´cospnθq “ cosppn`1qθ`θq`cosppn`1qθ´θq´cospnθq “ cosppn`2qθq.
• D est faux pour n “ 2 et θ “ 0.
3.
A B C D E
Sans certitude, car je ne suis pas sûr de bien interpréter l’énoncé, qui est à mon sens très mal formulé et ambiguë.
Je n’arrive pas à comprendre le sens exact de la formulation « on peut » associé à la quantification.
• Les racines dans r0, 1s sont de la forme α “ cospθq, et vérifient alors cospnθq “ 0, donc θ ” 2n
π
mod nπ .
L’ensemble des racines dans r0, 1s est donc tcos 2n π , k P v1, nwu. Pour les autres indexations, on
` 2k´1 ˘
retrouve celles-ci du fait des symétries du cosinus. Les racines ci-dessus sont 2 à 2 distinctes du fait de
la décroissance de cos sur r0, πs, et donnent donc toutes les racines de Tn (qui est de degré n, par une
récurrence facile).
• Ainsi, si on comprend l’énoncé de la façon suivante : il est possible que l’indexation des racines soit telle que
@k P v1, nw , αk “ ..., alors la seule réponse correcte est A. En effet, A oublie la plus grande (k “ `0) et en˘
donne une de façon redondante (k “ n ´ 1 et k “ n). Si n est pair, la transformation sinpxq “ cos π2 ´ x
montre que les expressions données en C et D sont aussi des racines de Tn , mais pas toutes (ce sont les
racines positives, ou presque, dans C, il y en a une qui déborde). Si n est impair, ces valeurs viennent se
placer entre les racines de Tn .
• Mais spontanément, la position de la quantification par rapport au « on peut avoir » m’avait spontanément
fait penser que la possibilité porte que chaque k séparément. Un peu comme une interversion @ et D : pour
tout k, il existe une indexation des racines telle que..., ce qui est différent de « il existe une indexation des
racines telle que pour tout k... ». Dans ce cas, les réponses A et B sont bonnes mais aussi C et D puisqu’elles
peuvent être vraies pour certaines valeurs de n. Ce qui contredit le fait qu’au plus deux réponses sont
correctes. La bonne interprétation de l’énoncé est sans doute la première (peut-être du fait qu’on a posé
α1 , . . . , αn avant).
1
4.
A B C D E
Aucune des réponses ne peut être vraie, puisque le produit est constitué de termes de valeur absolue inférieure
à 1, dont l’un au moins strictement.
5.
A B C D E
Les polynômes étant distincts, une seule solution est valide. On la trouve en exprimant Tn pcospθqq “ cospnθq
comme polynôme en cospθq :
˜ ¸ tn{2u
n ˆ ˙
ÿ n ÿ
cospnθq “ Reppei θ qn q “ Re ik sink pθq cosn´k pθq “ p´1qk sin2k pθq cosn´2k pθq.
k“0
k k“1
Par l’identité sin2 pθq “ 1 ´ cos2 pθq, Tn prend les mêmes valeurs que le polynôme du C en une infinité de points,
donc ils sont égaux.
6.
A B C D E
• En developpant les deux puissances à l’aide de la formule du binôme, dans A et B (après rectification de
l’énoncé), les termes impairs ne se compensent pas et il reste une partie imaginaire non nulle.
• Si on fait de même dans C et D, les termes d’exposants impairs (sur la racine) se compensent, mais dans
C, le signe devant les p1 ´ x2 q sera toujours le même,
` n ˘ ce qui ne correspond pas à la réponse trouvée en
question 5. En D, le signe va bien alterner : on aura 2k i2k p1 ´ x2 qk xn´2k pour le terme d’indice 2k, ce qui
correspond bien à la réponse C de la question 5.
• On pouvait également poser x “ cospθq et simplifier les expressions.
7.
A B C D E
• Les réponses C et D n’ont aucun sens (k est l’indice de la somme ! C’est une variable muette !)
X n ´1
• On peut calculer la somme par dérivation de X´1 dans CpXq, ou alors par interversion de sommes :
n´1 n´1 k n´1
ÿ n´1 n´1
ÿ ÿ ÿ ÿ ÿ 1 ´ ωj n 1´1 n
pk ` 1qω k “ ωk “ ωk “ “ ` “ .
k“0 k“0 j“0 j“0 k“j j“0
ω´1 ω ´ 1 pω ´ 1q2 ω´1
8.
A B C D E
• La réponse A est absurde (une somme de termes positifs ne peut pas être négative)
• Lorsque n est pair, ´1 P Un , donc la somme est au moins égale à 2, elle ne peut donc tendre vers 0 quand
n tend vers `8. Ainsi, B et D ne sont pas possibles.
• Pour n “ 1, l’expression de droite de C n’est pas définie (c’est d’ailleurs aussi le cas pour D). On peut aussi
remarquer que l’égalité est bien définie mais fausse pour n “ 2.
9.
A B C D E
• Pour contredire A, il suffit de considérer 1 ` 1 R Un .
• La propriété sur les produit et quotients nécessiterait un ppcm, et pas un min ou un max. Par exemple,
avec n “ 2 et m “ 3, en prenant z “ ´1 P U2 , et z 1 “ j P U3 ,
´ z ¯2 1
pzz 1 q3 “ ´1 et 1
“ 2 “ j,
z j
ce qui infirme à la fois B et C.
2
• Dans D, les racines du membre de gauche sont les racines n-ièmes de 1 alors qu’à droite, ce sont les racines
n-ièmes de ´1.
10.
A B C D E
• Repp3 ` 4 iqn`1 q “ Repp3 ` 4 iqn p3 ` 4 iqq “ 3Repp3 ` 4 iqn ´ 4pImp3 ` 4 iqn q, ce qui invalide A.
• La C est fausse pour n “ 1.
• En revanche xn`1 “ 3xn ´ 4yn , et un calcul similaire sur la partie imaginaire montre que yn`1 “ 4xn ` 3yn .
On montre par récurrence sur n P N˚ que xn ” 3 r5s et yn ” 4 r5s. En effet, c’est trivialement vrai pour
n “ 1. Si c’est vrai pour xn et yn , alors
xn`1 “ 3xn ´ 4yn ” 32 ´ p´1q2 ” 8 ” 3 r5s et yn`1 “ 4xn ` 3yn ” 12 ` 12 ” 4 r5s.
• La D donne un raisonnement faux, |z| “ 1 n’étant pas suffisant pour pouvoir conclure cela. On peut aussi
montrer qu’il est effectivement impossible d’avoir 3`45
i
dans un Un , sinon xn “ 5 ı 3 r5s. Mais je pense
que la question portait plus sur la validité du raisonnement que sur la validité du résultat.
11.
A B C D E
• Rien dans les hypothèses ne nous permet d’affirmer que P ‰ 0, donc M peut être nul.
• Pour p “ 0, l’affirmation B est clairement fausse.
• Par inégalité triangulaire, ˇ ˇ
ˇÿn ˇ n
ÿ
k ˇ
P |P pω k q| ď pn ` 1qM.
ˇ
ˇ pω q ˇ ď
ˇ ˇ
k“0 k“0
• On a
n n ÿ
n n ÿ
n n
ÿ ÿ ÿ ÿ ω pn`1qp ´ 1
P pω k q “ ap ω kp “ ap ω kp “ pn ` 1qa0 ` ap “ pn ` 1qa0 .
k“0 k“0 p“0 p“0 k“0 p“1
1 ´ ωp
Associé à la question précédente, cela rend la D valide.
12.
A B C D E
3 ` 2x 1
Soit f : x ÞÑ “ 2´ . La fonction f est croissante sur s ´ 2, `8r, donc aussi sur r0, `8r, qui est
2`x 2`x
clairement stable par f . On en déduit la positivité de pun q et d’après la réexpression ci-dessus, f est majporée
par 2. De plus, la croissance de f montre que pun q est monotone (l’inégalité entre u0 et u1 se propage aux rangs
suivants). Comme u1 “ 35 ą 1, pun q est croissante.
13.
A B C D E
• On exprime vn`1 en fonction de vn :
? 3`2un
? ? ? ? ?
un`1 ´ 3 2`un ´ 3
un p2 ´ 3q ´ 3p2 ´ 3q 2´ 3
vn`1 “ ? “ 3`2un
? “ ? ? ? “ ? ¨ vn .
un`1 ` 3 2`un ` 3 un p2 ` 3q ` 3p2 ` 3q 2` 3
Étant une suite géométrique de raison dans s ´ 1, 1r, pvn q est convergente et non arithmétique.
?
• Puisque vn ÝÑ 0, en particulier, un ÝÑ 3, donc
ˆ ? ˙n
? ? 2´ 3
un ´ ℓ „ pun ` 3qvn „ 2 3 ¨ v0 ? ,
`8 `8 2` 3
et aucune des deux dernières réponses n’est vraie.
3
14.
A B C D E
• Par calcul de DL,
ˆ ˙
1 1 1
un`1 ´ un “ lnpn ` 1q ´ lnpnq ´ “ ´ ln 1 ´ ´
n`1 n`1 n`1
ˆ ˙ ˆ ˙
1 1 1 1 1 1
“ ` ´ `o “ 2 `o .
n ` 1 2pn ` 1q2 n`1 pn ` 1q2 2n 2n2
• La nature de la suite est la même que la série télescopique associée, qui converge par théorème de compa-
raison par équivalent (les séries étant de signe constant àpcr).
• Puisqu’il ne peut pas y avoir plus de 2 bonnes réponses, la D est fausse. Ce qu’on voit aussi du fait que
pun q est convergente contrairement à plnpnqq.
15.
A B C D E
On fait 2 intégrations par parties successives. Pour tout k P v1, nw,
ż k`1
1` 1 ˘ 1
Jk “ f pk ` 1q ´ f 1 pkq ´ pf pk ` 1q ` f pkqq ` f ptq dt.
8 2 k
En sommant, et en télescopant, en faisant un changement d’indice sur la somme des f pk ` 1q, et en utilisant la
relation de Chasles, il vient :
n´1 n żn
ÿ f 1 pnq ´ f 1 p1q ÿ f p1q ` f pnq
Jk “ ´ f pkq ` ` f ptq dt.
k“1
8 k“1
2 1
16.
A B C D E
Pour tout k P vn, pw,
ż k`1 ˆ ˙2 ż k`1
1 1 2 1 2
t´k´ 3
dt ď dt.
2 k 2 t 8 k t3
En sommant, et chaslant, la positivité étant évidente,
p ˆ ˙ ˆ ˙
ÿ 1 ” 1 ıp`1 1 1 1 1 1 1
0ď Jk ď ´ 2
“ 2
´ ď ´ .
k“n
8 t n 8 n pp ` 1q2 4 n2 pp ` 1q2
Les deux autres sont fausses pour p “ n ` 1 par exemple.
17.
A B C D E
La question 16 montre que Jk est convergente (somme partielle croissante et majorée, en prenant n “ 1), et
ř
de plus, en faisant tendre p vers `8
`8 `8 ˆ ˙
ÿ 1 ÿ 1
0ď Jk ď 2 donc: Jk “ O .
k“n
4n k“n
n2
En particulier,
n´1 ˆ ˙
ÿ 1
Jk “ S ` O ,
k“1
n2
où S est la somme totale. Ainsi, en remarquant que
żn k
ÿ
f ptq dt ´ f pkq “ un ,
1 k“1
4
on déduit de la question 15 que, en regroupant les constantes, il existe C tel que
ˆ ˙
1 1 1
un ` ´ 2 `C `O ,
2n 8n n2
puis ˆ ˙
1 1
un “ ´C ´ `O .
2n n2
n´1
ÿ
Puisque S est supérieur à la somme Jk , le terme en O provenant de là est négatif et ne peut pas compenser
` 1
˘
n2
k“1
1
le ´ 2 . Comme ce sont les seuls termes d’ordre n2 , on ne peut pas espérer améliorer cette estimation en o
1
` 1
˘
8n n2
sans terme supplémentaire.
18.
A B C D E
un un
Puisque un converge, Sn admet une limite finie ℓ, strictement positive (car un ą 0). Alors et
ř
„
Sn `8 ℓ
un un
„ , donc par comparaison de séries à termes positifs, ils sont les termes de séries convergentes.
Sn2 `8 ℓ
19.
A B C D E
• Puisque pSn q est strictement croissante, l’un des deux membres de A est négatif, l’autre est positif.
Sn´1 un
• En revanche, si ÝÑ 1, alors ÝÑ 0, donc
Sn Sn
ˆ ˙ ˆ ˙
Sn´1 un un
ln “ ln 1 ´ x „ ´ ,
Sn Sn `8 Sn
ř ´ ¯
Les deux séries ´ Sunn et ln SSn´1 étant à termes toujours négatifs, on en déduit qu’elles ont même
ř
n
nature. Or,
ÿ ˆ Sn´1 ˙ ÿ
ln “ lnpSn´1 q ´ lnpSn q
Sn
est une série téléscopique, de même nature que plnpSn qq, donc divergente.
un
• La D est clairement fausse, car dans ce cas, ne tend pas vers 0 donc la série DVG.
Sn
20.
A B C D E
ÿ 1 1
• La série est de même nature que la suite S1n . Comme un CV et est à termes positifs,
ř
´
Sn´1 Sn
Sn ÝÑ `8, d’où la convergence.
ÿ un un un
• Ainsi, CV. De plus, par positivité des termes, 0 ď 2 ď , et on obtient la convergence
Sn Sn´1 Sn Sn Sn´1
ÿ un
de par TCSTP.
Sn2
21.
A B C D E
En effet,
pei x ´ e´ i x q 1 ei 3x ´ e´ i 3x ´ 3ei x ` 3e´ i x 3 1
sin3 pxq “ “´ “ sinpxq ´ sinp3xq.
´8 i 4 2i 4 4
L’équivalent en 0 confirme cette formule.
5
22.
A B C D E
En effet,
´x¯ ´ x ¯ 3n`1 ´ x ¯ 3n
n3
´x¯ 1 ´ x ¯
3n sin3 “ 3 sin ´ 3n
sin x “ sin ´ sin .
3n 4 3n 4 3n´1 4 3n 4 3n´1
C’est le terme général d’une série télescopique. Comme par ailleurs,
3n`1 ´x¯ 3n`1 x 3x
sin n „ ¨ n „ ,
4 3 `8 4 3 `8 4
cela valide la réponse C.
23.
A B C D E
En effet, la convergence absolue est évidente par majoration, et
˜ ¸
`8
ÿ sin2 pnθq `8
ÿ 1 ´ cosp2nθq `8
e 1 ÿ e 1 e 1
“ “ ´ Re e n! “ ´ Repecosp2θq`i sinp2θq q “ ´ ecosp2θq cospsinp2θqq.
2iθ
n“0
n! n“0
2n! 2 2 k“0
2 2 2 2
24.
A B C D E
• A : Ce sont deux vecteurs libres de F. Celui-ci étant de dimension 2, c’en est une base.
• B : dim Kn rXs “ n ` 1, donc la famille n’a pas bon cardinal pour être une base.
• C : X 3 P G X K3 rXs
• D : Oui, car si
n
ÿ
λk X k pX ´ 1qn´k “ 0,
k“0
et si les λk ne sont pas tous nuls, alors si k0 est le plus petit indice tel que λk0 ‰ 0, on peut simplifier par
X k0 et on obtient
ÿn
λk X k´k0 pX ´ 1qn´k .
k“k0
En évaluant en 0, on obtient alors λk0 “ 0, ce qui contredit la définition de k0 .
25.
A B C D E
• A : Les deux premiers vecteurs forment une famille libre. Le vecteur p0, 1, 2q n’est pas dans l’espace engendré
par les deux autres (en effet, l’examen des 2 premières coordonnées montre qu’il devrait dans ce cas être
égal au premier des 2, ce qui n’est pas le cas). Ainsi, les 3 vecteurs forment une base, et on obtient bien A.
• B : C’est faux si on prend x P Hzt0u.
• C : Les matrices diagonales sont symétriques, la somme n’est donc pas directe !
• D : si x et y sont liés non égaux par exemple x “ 2y, avec y ‰ 0), alors la somme Vectpxq ` Vectpyq n’est
pas directe.
26.
A B C D E
• A : La dimension de l’espace d’arrivée étant strictement supérieure à la dimension de l’espace de départ, f
ne peut pas être surjective.
• B : les deux colonnes de la matrice ne sont pas liées, donc rgpf q “ 2, ce qui correspond à la dimention de
l’espace de départ, donc f est injective.
• C : par injectivité de f , f ˝ g ˝ f “ 0 équivaut à g ˝ f “ 0, donc Impf q Ă Kerpgq. Le noyau de g est donc de
dimension au moins 2, donc g n’est pas injective.
6
• D : Si D est un supplémentaire de Impf q, D est de dimension 1 (c’est une droite). Or g P H ssi Impgq Ă
Kerpgq. Donc g est entièrement déterminée par son image sur D (complétée par 0 sur Impf q, puis par
linéarité). Ainsi, H est isomorphe à LpD, R2 q, qui est de dimension 2.
27.
A B C D E
• A : faux dès lors que f n’est pas injective !
• B : faux, par exemple f : R2 Ñ R2 telle que e1 ÞÑ 0 et e2 ÞÑ e1 . On a alors kerpf 2 q “ R2 et Kerpf qXImpf q “
Vectpe1 q.
• C : faux : le même exemple
• D : faux, c’est l’inverse (encore le même exemple)
28.
A B C D E
ˆ ˙
a b
• En posant M “ , et en exprimant M D et DM , on se rend compte que M D “ DM ssi M est
c d
diagonale.
• D’après ce qu’on a dit pour le point A, si M est solution de l’équation, comme elle vérifie alors M D “ DM ,
elle est diagonale.
ˆ ˙
α 0
• Les solutions sont donc les matrices M “ où α est une racine de P “ X 3 ´ 2X ` 1 et β une racine
0 β
de Q “ X 3 ´ 2X ´ 4. Or,
P “ pX ´ 1qpX 2 ` X ´ 1q et Q “ pX ´ 2qpX 2 ` 2X ` 2q.
En calculant leur discriminant, on remarque que X 2 ` X ´ 1 a deux racines réelles distinctes, et différentes
de 1, et X 2 ` 2X ` 2 n’a pas de racine réelle. Comme on résout l’équation dans M2 pRq, on a donc 3 ˆ 1
solutions.
29.
A B C D E
• A : Il suffit de prendre p “ q ‰ 0 pour avoir un léger problème.
• B : il semblerait que α “ 1 convienne...
• C : seulment si p et q sont projecteurs associés ! ce n’est pas dans nos hypothèses (prendre encore p “ q)
• D : Si Imppq “ Impqq, alors, par caractérisation de l’image d’un projecteur, pour tout x P E, puisque
qpxq P Imppq, ppqpxqq “ qpxq, donc pq “ q. De même qp “ p. Réciproquement, si pq “ p et qp “ q, la
première égalité amène Imppq Ă Impqq, la seconde amène Impqq Ă Imppq.
30.
A B C D E
• On considère d’abord la projection q sur FK “ Vectpp1, 1, 1qq. Ainsi, pour tout X “ px, y, zq,
¨ ˛G ¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
C 1 1 x`y`z 1 1 1
1 1 1
qpXq “ X, ˝1‚ ¨ ˝1‚ “ ˝x ` y ` z ‚ “ ˝1 1 1‚X.
3 3 3
1 1 x`y`z 1 1 1
¨ ˛
2 ´1 ´1
1
Ainsi, comme p “ id ´ p, M “ ˝´1 2 ´1‚.
3
´1 ´1 2
7
• Soit u “ p1, 2, 3q, alors
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
2 ´1 ´1 1 ´1
1˝
ppuq “ x ´1 2 ‚2 ˝2‚ “ ˝ 0 ‚,
3
´1 ´1 ´1 3 1
¨ ˛
2
puis u ´ ppuq “ ˝2‚, qui n’est ni de norme 6 ni de norme 2.
2
31.
A B C D E
¨¨ ˛ ¨ ˛˛
1 0
• Un calcul facile amène M 2 “ M , donc f est un projecteur. Son image est Vect ˝˝0‚, ˝1‚‚, et son noyau
0 1
¨ ¨ ˛˛
1
est Vect ˝˝2‚‚, qui n’est pas orthogonal à l’image.
0
Comme M 2 ‰ I2 , ce n’est pas une symétrie.
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
0 1 0
• le vecteur b3 “ ˝ 1 ‚ est orthogonale à la fois à b1 “ ˝0‚ et à b2 “ ˝1‚. Soit X “ px, y, zq, et pe1 , e2 , e3 q
´1 0 1
la base canonique. On a alors
y`z y´z
x “ xb1 ` b2 ` b3 ,
2 2
donc, en désignant par s la symétrie orthogonale par rapport à l’image de f ,
y`z y´z y`z y´z
spxq “ xb1 ` b2 ´ b3 “ xe1 ` pe2 ` e3 q ´ pe2 ´ e3 q “ xe1 ` ze2 ` ye3 .
2 2 2 2
¨ ˛
1 0 0
Ainsi, la matrice de s est ˝0 0 1‚.
0 1 0
• Avec des connaissances de Spé, la réponse D était impossible, cas s est un endomorphisme autoadjoint, et
sa matrice en base orthonormale doit donc être symétrique. Le même argument montrait que f ne pouvait
pas être un projecteur orthogonal.
32.
A B C D E
• A : Si f 2 “ f , alors ´2f ` 2idE “ 0, donc f “ idE , ce qui est exclus.
• B : Si x P Kerpf q, 0 “ pf 2 ´ 3f ` 2idE qpxq “ 2idE pxq “ 2x, donc x “ 0.
• C : On a pf ´ idE q ˝ pf ´ 2idE q “ 0. Ainsi, Impf ´ 2idE q Ă Kerpf ´ idE q, donc dim Impf ´ 2idE q ď
dim Kerpf ´ idE q, et l’inégalité est donc vérifiée par théorème du rang.
• D : On montre l’égalité, en procédant par analyse synthèse.
Analyse : On suppose que x P E se décompose sous la forme x “ x1 ` x2 avec x1 P Kerpf ´ idE q et
x2 P Kerpf ´ 2idE q. En appliquant f ´ idE à l’égalité,
f pxq ´ x “ f px2 q ´ x2 “ 2x2 ´ x2 “ x2 ,
et de même
f pxq ´ 2x “ f px1 q ´ 2x1 “ x1 ´ 2x1 “ ´x1 .
Ainsi,
x1 “ 2x ´ f pxq et x2 “ f pxq ´ x.
Synthèse : en posant x1 et x2 ainsi, on a bien x “ x1 ` x2 , et
pf ´ idE qpx1 q “ ´pf ´ idE qpf ´ 2idE qpxq “ ´pf 2 ´ 3f ` 2idE qpxq “ 0,
et de même x2 P Kerpf ´ 2idE q.
8
• Remarque : on a même montré que la somme est directe, puisque l’analyse montre l’unicité du choix de x1
et x2 . Cela répond au passage aussi au C.
• Remarque 2 : avec le programme de Spé, le D (avec la somme directe) est juste l’utilisation du lemme de
décomposition des noyaux.
33.
A B C D E
Dans les A,B,C, on semble ne faire que n tirages, il faudrait un 22 n .
1
Pour la D, le nombre de pile suit Bp2n, 12 q
dont l’espérance est n.
34.
A B C D E
• On note A l’événement « tirer avec le dé A » et B l’événement « tirer avec le dé B ». On note Ri l’événement
« obtenir une face rouge au i-ième tirage ».
1 4 2 4
• PpR1 q “ PpAqPA pR1 q ` PpBqPB pR1 q “ ¨ ` ¨ 26 “ .
3 6 3 9
1 2 6 2
• PpR1 X R2 q “ PpAqPA pR1 X R2 q ` PpBqPB pR1 X R2 q “ ¨ 49 ` ¨ 19 “ “ .
3 3 27 9
• Comme pour R1 , PpR2 q “ 9 . Ainsi, P pR1 X R2 q ‰ PpR1 qPpR2 q.
4
ˆ ˙
PpR1 X R2 X R3 q 9 1 8 2 1 9 ¨ 10 5
• PR1 XR2 pR3 q “ “ ¨ ` ¨ “ “ .
PpR1 X R2 q 2 3 27 3 27 2 ¨ 81 9
On aurait pu se dispenser de ce calcul en remarquant que les deux dés donnent une face rouge avec une
probabilité strictement supérieure à 29 .
35.
A B C D E
• A : T peut prendre des valeurs négatives !
• B : V „ Bp2, pq, qui n’est jamais uniforme. Cela nécessiterait p2 “ p1 ´ pq2 , donc p “ 21 , et la probabilité
que V “ 1 est la double des autres.
• C : EpV T q “ EpU12 ´ U22 q “ EpU12 q ´ EpU22 q “ 0 et donc
covpV, T q “ EpV T q ´ EpV qEpT q “ ´EpU1 ` U2 qEpU1 ´ U2 q “ ´EpU1 q2 ` EpU2 q2 “ 0.
• EpT “ 0, V “ 1q “ 0 (car T et V ont toujours même parité) alors que EpT “ 0qEpV “ 1q ą 0 (les deux
événements sont possibles, avec une probabilité non nulle qu’il n’est pas nécessaire de calculer).
36.
A B C D E
On note An l’événement « on tire dans l’urne A au ni-ième tirage « et Bn dans le cas inverse.
• A : Le processus nous fait ajouter ou retrancher une boule à l’urne A.
b b ˆ ˙
ÿ ÿ k 1
• B : PpXn`1 ´ Xn “ 1q “ PpBn q “ PpXn “ kqPXn “k pBn q “ 1´ PpXn “ kq “ 1 ´ E pXn q.
k“0 k“0
b b
• C : On calcule d’abord PpXn`1 “ kq en fonction de la loi de Xn :
PpXn`1 “ kq “ PpXn “ k ´ 1qPpBn | Xn´1 “ k ´ 1q ` PpXn´1 “ k ` 1qP P pAn | Xn´1 “ k ` 1q
b ´ pk ´ 1q k`1
“ PpXn´1 “ k ´ 1q ` PpXn`1 “ k ` 1q.
b b
9
On mulitplie par k et on somme :
b b
ÿ kpb ´ pk ´ 1qq ÿ k`1
EpXn`1 q “ PpXn´1 “ k ´ 1q ` PpXn´1 “ k ` 1q
k“0
b k“0
b
b´1 b`1
ÿ pk ` 1qpb ´ kq ÿ k
“ PpXn´1 “ kq ` PpXn´1 “ kq
k“´1
b k“1
b
b b
ÿ pk ` 1qpb ´ kq ÿ k
“ PpXn´1 “ kq ` PpXn´1 “ kq
k“0
b k“0
b
b
ÿ pk ` 1qpb ´ kq ` pk ´ 1qk
“ PpXn´1 “ kq
k“0
b
b ˆ ˙ ˆ ˙
ÿ b´2 2
“ 1` k PpXn´1 “ kq “ 1 ` 1 ´ EpXn q.
k“0
b b
• D : L’espérance vérifie donc la relation arithmético-géométrique
ˆ ˙
2
en`1 “ 1 ` 1 ´ en .
b
La raison étant dans s ´ 1, 1r, EpXn q converge donc vers le point fixe c de cette relation, qui vérifie donc
ˆ ˙
2 b
c“1` 1´ c ðñ c “ .
b 2
10