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L'Art de la Renaissance : Caractéristiques et Maîtres

L'art de la Renaissance, qui s'est développé en Europe entre 1400 et 1600, se caractérise par un réalisme accru et une nouvelle valorisation des artistes comme contributeurs culturels. Les œuvres, souvent inspirées de la tradition religieuse, intègrent des techniques innovantes comme la perspective mathématique et l'utilisation de la lumière, tout en mettant en avant des sujets profanes et humanistes. Des artistes emblématiques tels que Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël ont marqué cette période par leurs contributions majeures à la peinture et à l'architecture.

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L'Art de la Renaissance : Caractéristiques et Maîtres

L'art de la Renaissance, qui s'est développé en Europe entre 1400 et 1600, se caractérise par un réalisme accru et une nouvelle valorisation des artistes comme contributeurs culturels. Les œuvres, souvent inspirées de la tradition religieuse, intègrent des techniques innovantes comme la perspective mathématique et l'utilisation de la lumière, tout en mettant en avant des sujets profanes et humanistes. Des artistes emblématiques tels que Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël ont marqué cette période par leurs contributions majeures à la peinture et à l'architecture.

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L’art de la Renaissance

L'art de la Renaissance est apparu en Europe (1400-1600)

Le réalisme et le détail deviennent des caractéristiques de l'art aussi bien religieux que profane.
Les artistes se libérèrent enfin de leur ancien statut d'artisan et acquirent une nouvelle position,
celle de contributeurs essentiels à la culture et au prestige des sociétés dans lesquelles ils
vivaient.

La plupart des peintres des XVe et XVIe siècles s'inspirent de la tradition religieuse chrétienne.
Leurs sujets s’inspirent des récits. C'est le cas du peintre Véronèse qui réalise une toile mettant
en scène le récit des Noces de Cana pour le réfectoire d'une abbaye

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1
Les Noces de Cana est un tableau réalisé par le peintre vénitien Paul Véronèse en 1563 sur le thème
iconographique des Noces de Cana, il est exposé au musée du Louvre, à Paris.

Et encore, Michel-Ange qui n'hésite pas à proposer une représentation du divin sur le plafond
de la chapelle Sixtine.

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2
Le plafond de la chapelle Sixtine comprend principalement une fresque réalisée par Michel-
Ange entre 1508 et 1512

La Création d’Adam.

La création d’Adam, celle d’Ève qui sort de la côte d’Adam endormi, et l’expulsion du Paradis
terrestre. « La Création d'Ève » marque la fin de la première partie de la voûte ; les fresques
suivantes sont plus simples et plus grandioses ; ce sont aussi des représentations picturales
entièrement nouvelles des premières lignes de la Genèse. Les quatre dernières scènes, au-dessus
du chœur de la chapelle illustrent le monde avant le péché originel.

Les artistes de la Renaissance se réapproprient les textes religieux et tendent au contraire à


donner une image la plus réaliste possible de leurs sujets.

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Les caractéristiques qui définissent l'art de la Renaissance :

• Une tendance à la monumentalité et aux postures dramatiques.


• Le développement d'une perspective mathématique précise.
• Un intérêt pour les portraits, les scènes et les paysages hyperréalistes et détaillés.
• Un intérêt pour l'utilisation de couleurs vives, d'ombres et la capture des effets de la
lumière.
• Le développement de l'utilisation de la peinture à l'huile et de la qualité de la
technique d'impression.
• L’utilisation de formes subtiles et d'objets du quotidien pour donner une signification
supplémentaire.
• Une croissance du prestige des artistes en tant qu'artisans supérieurs qui combinent
études intellectuelles et compétences pratiques.

Des artistes comme Giotto (mort en 1337) souhaitèrent rendre leurs peintures plus réalistes et
utilisèrent donc la technique de raccourcissement pour donner une impression de profondeur à
une scène. Pour cette raison, Giotto est souvent considéré comme le "premier peintre de la
Renaissance", même s'il vécut avant la Renaissance proprement dite.

Le Baiser de Giotto

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Les riches mécènes étaient le moteur de l'art de la Renaissance, à une époque où la grande
majorité des œuvres artistiques étaient réalisées sur commande. Les églises étaient les
bénéficiaires habituels de ce système dans la première partie de la Renaissance.

Les panneaux peints des retables et des fresques étaient la forme la plus courante de décoration
artistique, représentant souvent la Vierge et l'Enfant entourés de saints et de fidèles.

Les retables monumentaux de plusieurs mètres de haut étaient souvent encadrés de manière
élaborée pour imiter les développements architecturaux contemporains. Les sujets du début de
la Renaissance sont donc très similaires à ceux qui étaient populaires au Moyen Âge.

Les images communes de la mythologie classique étaient particulièrement populaires. Elles


furent à nouveau réimaginées et, dans certains cas, elles supplantèrent même l'art ancien dans
notre esprit lorsque nous pensons à certains sujets.

Scuola di Atene L'École d'Athènes

Les images communes de la mythologie classique étaient particulièrement populaires. Elles


furent à nouveau réimaginées et, dans certains cas, elles supplantèrent même l'art ancien dans
notre esprit lorsque nous pensons à certains sujets.

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La Naissance de Vénus (c. 1484, Galerie des Offices, Florence)

Un nouveau statut de l'artiste et de l'œuvre d'art L'artiste est désormais considéré comme un
ouvrier à part entière. Soutenu par de riches mécènes (princes, grands bourgeois ou puissants)
il répond le plus souvent à une commande.

La représentation des sujets profanes L'homme est désormais un sujet digne d'étude : les artistes
ne s'interdisent plus la représentation de scènes profanes mettant en valeur les activités de leurs
temps.

L'apport des recherches mathématiques Les mathématiques sont utilisées pour les tableaux
autant que pour les constructions architecturales. Les artistes de la Renaissance insistent sur la
perspective en élaborant les constructions pyramidales de leurs toiles (L'Ecole d'Athènes de
Raphaël).

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Ils intègrent le nombre d'or, nombre un peu mystérieux que l'on rencontre en mathématiques
depuis l'Antiquité. Il apparaît dans certaines fresques de la Chapelle Sixtine à Rome, Léonard
de Vinci fait remarquer son existence dans les proportions du corps humain (la divine
proportion). En outre, le "rectangle d'or" sert de mesure à la construction des fenêtres de la Cour
carrée du Louvre.

L'apport de la médecine et de l'anatomie : La médecine progresse à cette époque grâce à la


pratique de la dissection. Léonard de Vinci s'y intéresse et élabore de nombreuses planches
d'anatomie. Avec lui, de nombreux artistes peignent et sculptent le corps humain de la manière
la plus réaliste possible. La statuaire antique est une fois encore source d'inspiration.

L'éducation est à la base de la philosophie humaniste des Français, Rabelais ou Montaigne: ces
savants considèrent que toutes les facultés humaines méritent d'être valorisées. Aussi
préconisent-ils un dosage équilibré entre l'acquisition de connaissances, le travail de réflexion
et l'exercice physique. Ainsi devient-on "honnête homme", l'idéal humaniste.

L'humanisme (du latin humanus, "instruit, cultivé") est un nouveau courant de pensée apparu
à la fin du Moyen Age en Italie. Les humanistes s'intéressent à la culture et placent l'homme au
centre de leurs réflexions. Ils veulent être des savants, des érudits, et faire progresser le champ
des connaissances. Ils croient en la bonté de l'homme.

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Les humanistes veulent tout savoir, tout connaître. Pour eux, la connaissance des auteurs de
l'Antiquité est indispensable et c'est pourquoi ils montrent un intérêt renouvelé pour les œuvres
de la littérature grecque et latine. Ils portent un regard neuf et critique sur les auteurs connus
comme Aristote.

Peinture de la Renaissance :

De nouveaux sujets font leur apparition comme les paysages et les décors riches et variés,
le portrait et de la nature morte, ainsi que certains sujets profanes comme les portraits des
commanditaires.

L’anatomie (Michel-Ange qui la pratiquait savait autant s'en éloigner pour mettre en relief un
trait moral par des distorsions des proportions pour des soucis esthétiques et artistiques) se
développe et permet une meilleure connaissance des proportions du corps humain. En parallèle,
le nu traduit la compréhension de la nature du corps humain de la part des artistes.

La perspective contribue à dessiner un espace pictural dont la configuration appelle et autorise


la présence concrète de figures agissantes. L'unité spatiale instaurée par la perspective contribue
aussi à l'animation narrative.

L'articulation narrative des lieux se double d'une articulation symbolique : les lieux, c'est-à-dire
des endroits investis d'une fonction signifiante ou d'une valeur symbolique, sont clairement
reliés dans certaines images.

Leonardo da Vinci, Annonciation, Galerie des Offices

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Vers 1465-1475, à Florence, l'espace de l'image sacrée est organisée à partir de l'articulation de
deux zones contrastées : le paysage et l'architecture. Cette architecture, souvent non
vraisemblable, permet d'introduire l'image du monde humain dans le retable. La perspective
permet ainsi d'articuler les deux données imaginaires de l'image.

Utilisation de la lumière : La lumière, venant d'une source précise et éclairant obliquement


personnages et objets, est l'un des outils du nouvel espace figuratif.

Développement du portrait : La peinture tend désormais à faire émerger la figure humaine de


son « lieu » spatial : c'est la figure qui anime de son mouvement le récit figuratif.

La Joconde

La Joconde est devenue un tableau éminemment célèbre car, depuis sa réalisation, un nombre
d'artistes l'ont pris comme référence. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par ce
tableau et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de ce tableau l’une des
œuvres d'art les plus célèbres du monde, si ce n'est la plus célèbre : elle est en tout cas considérée
comme l'une des représentations d'un visage féminin les plus célèbres au monde.

L'exceptionnel essor artistique de la période est profondément lié au mouvement religieux et en


particulier à l'action de plus en plus diffusée des deux grands ordres mendiants :
les dominicains et les franciscains. La prédiction franciscaine à l'approche plus directe, plus

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simple, plus « humaine » des grandes idées chrétiennes inspire en profondeur la floraison des
images. Des liens se tissent entre les images de l'art et les thèmes figurés développés par les
prédicateurs .

Jan van Eyck (1390-1441) : Jan van Eyck est l'inventeur de la technique pérenne de peinture
sur toile. Sans doute en contact avec des alchimistes, il a mis au point la technique combinant
diverses résines végétales avec l'huile qui, formant un film souple, solide, transparent et durable,
permet de monter sur châssis des toiles de grand format capables de résister au temps. Jan Van
Eyck était un virtuose de la perspective à point de fuite central, comme on peut le voir dans le
portrait des Époux Arnolfini qu'il peignit en 1434, donc avant la rédaction du de
Pictura de Alberti. La thèse d'Alberti, publiée en 1511, a diffusé la première méthode de
perspective optique.

Léonard de Vinci (1452-1519) : en 1504, il s’installe à Florence. Il assimile des nouveautés


graphiques comme le clair-obscur et le sfumato (principe de perspective qui donne un flou aux
formes éloignées). Le dessin prime sur la couleur.

ex : La Joconde, 1503, Paris, Musée du Louvre. Proche du Roi François Ier, il passera la
dernière décennie de sa vie en France, ce qui explique le fait que la Monalisa del Giocondo soit
aujourd'hui la propriété du musée du Louvre.

Michel-Ange (1475-1564) : sculpteur, poète et architecte italien, il est l'un des plus grands
artistes de la Renaissance. Il excelle dans le domaine artistique très jeune, notamment dans le
domaine sculptural comme en témoignent "la Pietà" de la basilique Saint-Pierre sculptée en
1499, ainsi que le David, la sculpture la plus fameuse de la Renaissance et le symbole
de Florence.

Raphaël (1483-1520) : il est un grand peintre qui a excellé dans la production artistique
concernant le thème religieux et les portraits de nobles. De 1504 à 1508, il peint de
nombreuses Vierges à l’Enfant (Madone). Il base sa composition sur le message qu’il veut faire
passer : l’amour maternel. Il peindra notamment les appartements du pape sous le pontificat de
Jules II.

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L'architecture de la Renaissance

Du point de vue de l'esthétique, l'architecture de la Renaissance succède à l'architecture


gothique et sera suivie elle-même par l'architecture classique. Apparu d'abord à Florence avec
les innovations de Filippo Brunelleschi, le style Renaissance gagna en peu d'années les autres
cités-États de la péninsule ; à la faveur des guerres d'Italie, il touche la France, puis les Flandres,
le Saint-Empire, les Balkans, l'Angleterre, la Russie en exerçant une influence variable et
contrastée d’une région à l’autre.

Le style Renaissance met en valeur les notions de symétrie, de proportion, de régularité et


d'équilibre des motifs, tels que les humanistes ont cru pouvoir les déceler dans les vestiges de
l’architecture de l’antiquité classique, et de l’architecture romaine en particulier.

Les ordres de colonnes

1 : Colonne dorique :

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Le Parthénon : Symbole architectural de la suprématie athénienne à l'époque classique, le
Parthénon est probablement le temple qui a le plus inspiré les architectes néo-classiques de
tendance néo-grecque.

Les colonnes doriques se caractérisent notamment par leur chapiteau à échine plate (nue,
sans décors), par leur fût orné de 20 cannelures et par l'absence de base (pour le dorique
grec) ; la frise dorique se caractérise par ses triglyphes et ses métopes.

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1. Tympan du fronton
2. Acrotère
3. Corniche rampante
4. Corniche horizontale
5. Mutule
6. Geison
7. Frise
8. Triglyphe
9. Métope
10. Réglet ( ou Regula)
11. Goutte
12. Taenia
13. Architrave
14. Chapiteau
15. Abaque
16. échine
17. Colonne
18. Cannelures
19. Stylobate
20. Crépis

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2 :Ordre ionique :

L’ordre ionique (appelé également colonne ionique) se caractérise notamment par


son chapiteau à volutes, par son fût orné de 24 cannelures et par sa base moulurée.

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Les colonnes ioniques mesurent environ huit mètres et demi de hauteur. Elles reposent sur une
base haute d'un demi-diamètre et qui peut présenter deux types différents : la base ionique,
proprement dite, composée d'une plinthe, de deux scoties comprises entre plusieurs astragales,
et d'un tore ; la base attique, composée d'une plinthe, d'un gros tore inférieur, d'une scotie entre
deux filets, et d'un tore supérieur. Le fût des colonnes présente ordinairement vingt-quatre
cannelures, séparées par un listel. Le chapiteau ionique est caractérisé par les volutes
représentant une bande enroulée.

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Vocabulaire de l'ordre ionique :

1. tympan du fronton

2. acrotère

3. Sima ou cimaise du fronton

4. geison

7. frise

13. architrave à trois fasces

14. chapiteau

17. colonne

18. cannelure

19. stylobate

20. volute

21. échine ornée d'oves

23. base

24. tores

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3 : Ordre corinthien :

L'ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est
surtout déterminé par une grande richesse d’éléments et un chapiteau décoré de deux rangées
de feuilles d’acanthe .

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18
Vocabulaire de l'ordre corinthien :

Légende du dessin :

• [1] tympan du fronton

• [2] acrotère

• [3] cimaise (du fronton)

• [4] larmier

• [6] denticules

• [7] frise

• [13] architrave

• [14] chapiteau

• [17] colonne

• [18] cannelure

• [19] stylobate

• [20] volute

• [22] feuille d'acanthe

• [23] base

• [24] tores

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4 : L’ordre toscan :
Originel est un ordre
architectural contemporain de l’ordre
dorique grec, plus épuré que lui. On le
regarde comme originaire de
l’ancienne Étrurie et
les Romains l’employèrent avant de
faire la conquête de la Grèce.
Les monuments d’ordre toscan, à Rome,
étaient donc anciens ; ils furent, depuis,
ruinés par le temps ou rebâtis d’après les
systèmes divers que la Grèce fit
connaître aux architectes ; aussi n’a-t-il
survécu jusqu’à nos jours aucun édifice
entier construit d’après les règles de cet
ordre.
Les architectes de la Renaissance ont
quelquefois fait usage de l’ordre toscan,
L’ordre toscan dans I Quattro Libri
mais avec des modifications : ils y ont dell’Architettura (« Les Quatre Livres de
l’architecture ») d’Andrea Palladio (1570).
ajouté différentes sortes de bossages, des
vermiculations, des congélations, etc.
C’est le « toscan rustique » du palais
Pitti à Florence, dont le palais du
Luxembourg, à Paris est une copie
presque exacte.

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5 : Ordre composite :
L'ordre composite est une continuation
des trois ordres grecs ordre
ionique, ordre dorique, ordre corinthien.
Pour simplifier, une combinaison d'une
base ionique, d'un fût de colonne
dorique, d'un chapiteau ionique (volute)
et corinthien (avec feuilles d'acanthe)
Cet ordre a été appliqué à un grand
nombre d'édifices de la Renaissance, et
ses règles ont été posées par des maîtres
célèbres comme Baldassarre
Peruzzi, Scamozzi, Sebastiano
Serlio, Philibert Delorme.
Les architectes du XVIe siècle ont
spécialisé cet assemblage de formes qui
se trouve initialement dans l'arc de
Titus qu'ils avaient remarqué. Cependant
du changement d'ornement, (motivé par
le plaisir ou les besoins de l'allégorie
présentée), on passa au changement de la
forme essentielle-même, un ordre étant
un assemblage modulaire de formes et de
proportions.
Les artistes romains n'ont peut-être pas
eu la prétention d'appliquer un nouveau
système architectonique. En effet, pour
la décoration comme pour l'ordonnance,
il n'est pas évident que l'ordre
composite diffère plus de l'ordre
corinthien que les diverses variantes de
ce dernier diffèrent ordinairement entre
elles. Son chapiteau comporte des
volutes ioniques et une échine taillée
en oves qui sont superposées aux
ornements du calice corinthien. Après
avoir vu des dauphins, des tritons, des
trophées dans la composition d'un
chapiteau corinthien, on vit
des volutes ioniques sans motivations de
leur apport, sans respect des règles.

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Ordre DORIQUE Ordre IONIQUE Ordre CORONTHIEN

Ordre TOSCAN
Ordre COMPOSITE

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Les ordres classiques : planche gravée de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (vol. 18).

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Les architectes de la renaissance repoussent l'architecture gothique et retournent aux formes et
proportions de l'architecture romaine antique. Pour cela, les artistes vont à Rome étudier les
vestiges des monuments antiques. Ils favorisent alors l'esthétique, l'organisation, l'harmonie et
la beauté, plutôt que la technique et la prouesse.

Principaux changements :

• Réintroduction des proportions, de la symétrie et de la régularité,


• Redécouverte des techniques antiques (la colonne ainsi que le dôme)
• Construction de villas et de places publiques en plus des églises et palais,
• Abandon du vitrail,
• Raccords à angle droit (les angles obtus ou aigus furent proscrits). Au sujet de
l'urbanisme, la relation église-palais-place est placée au centre de la réflexion; les rues
sont également perçues comme un moyen d'afficher son prestige, d'où l'élaboration de
façades spécifiques mais également comme un régulateur de flux. Plus précisément dans
la description d'un bâtiment, on retrouvera:
• Des bossages (la pierre ressort en relief),
• Dans certains cas un fronton sobre (colonne dorique ou ionique) ou une loggia,

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Les façades de la Renaissance présentent un axe de symétrie vertical. Les façades des églises
sont fréquemment surmontées d'un fronton et divisées régulièrement (« rythmées ») de
pilastres, d’arcs et d’entablements. Baies et colonnes dessinent une progression vers le centre.
L'une des premières façades authentiquement Renaissance fut la cathédrale de Pienza (1459–
62), attribuée à l’architecte florentin Bernardo Gambarelli (son nom d'artiste est « Rossellino »,
litt. le « Petit Roux »), mais où l'on croit déceler l'influence d’Alberti.

Cathédrale de Pienza (1462).


Basilique Santa Maria Novella (Florence,
1470).

Basilique Sant'Agostino (Rome, 1483).

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Voûtes et arcs : Les arcs sont soit en plein-cintre, soit (dans le style maniériste) surbaissés. Ils
se déclinent souvent en arcades, supportées par des murets ou colonnes. Alberti fut l’un des
premiers à employer les arcs à l'échelle monumentale, comme à la basilique Saint-André de
Mantoue. Les voûtes ne comportent plus de nervure. Ce sont des voûtes (en plein-cintre ou
surbaissées) à plan carré, à la différence des voûtes gothiques, qui étaient le plus souvent à plan
rectangulaire. La voûte en berceau réintègre la grammaire architecturale (là encore, la basilique
Saint-André est caractéristique).

Cintre du Blackfriars Bridge à Londres


par Piranese en 1764. L'arc en plein cintre, en architecture, est un
arc semi-circulaire sans brisure.
Le cintre est une construction provisoire en
charpente, destinée à soutenir
les voussoirs d'un arc ou
d'une voûte pendant sa construction.

L'arc brisé est formé par deux ou quatre


segments d’arcs égaux concaves qui se
recoupent en un point situé au sommet du
tracé, formant ainsi une figure symétrique.

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