0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues9 pages

Devoir de mathématiques : pgcd et valuations

Le devoir surveillé en mathématiques aborde des concepts tels que la caractérisation du pgcd, la valuation p-adique, et des exemples de calculs de valeurs de fonctions. Les candidats doivent suivre des consignes strictes concernant la rédaction et l'utilisation des outils, tout en démontrant leur compréhension des théorèmes mathématiques à travers des questions et des exercices. Le document inclut également des exemples de calculs de zéros de factorielles et de coefficients binomiaux.

Transféré par

oussama haourichi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues9 pages

Devoir de mathématiques : pgcd et valuations

Le devoir surveillé en mathématiques aborde des concepts tels que la caractérisation du pgcd, la valuation p-adique, et des exemples de calculs de valeurs de fonctions. Les candidats doivent suivre des consignes strictes concernant la rédaction et l'utilisation des outils, tout en démontrant leur compréhension des théorèmes mathématiques à travers des questions et des exercices. Le document inclut également des exemples de calculs de zéros de factorielles et de coefficients binomiaux.

Transféré par

oussama haourichi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DEVOIR SURVEILLÉ N◦ : 8

MATHÉMATIQUES

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de


la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre com-
position ; d’autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les
schémas et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont interdites


Problème 1:

Partie I: Une caractérisation du pgcd

Q.1. Pour déterminer f (4, 6), nous utilisons les hypothèses données :

f (4, 6) = f (4, 4 + 2)
= f (4, 2) (par H3 )
= f (2, 4) (par H2 )
= f (2, 2 + 2)
= f (2, 2) (par H3 )
= 2 (par H1 )

Donc, f (4, 6) = 2.
Q.2. Initialisation : Pour n = 1, on a f (1, 1) = 1 par l’hypothèse (H1 ).
Hérédité : Supposons que f (n, 1) = 1 pour un certain n ∈ N∗ . Montrons que cela implique f (n+1, 1) =
1:

f (n + 1, 1) = f (1, n + 1) (par H2 )
= f (1, n) (par H3 )
= 1 (par hypothèse de récurrence)

Donc, par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ , f (n, 1) = 1.


Q.3. Initialisation : Pour n = 1, on a f (a, a) = a par l’hypothèse (H1 ).
Hérédité : Supposons que f (a, an) = a pour un certain n ∈ N∗ . Montrons que cela implique f (a, a(n +
1)) = a :

f (a, a(n + 1)) = f (a, a(n) + a)


= f (a, a(n)) (par H3 )
= a (par hypothèse de récurrence)

Donc, par le principe de récurrence, pour tout a ∈ N∗ et n ∈ N∗ , f (a, an) = a.


Q.4. Initialisation : Pour q = 1, on a :

f (a, b) = f (b + r, b)
= f (b, b + r) (par H2 )
= f (b, r) (par H3 )

Hérédité : Supposons que f (bq + r, b) = f (b, r) pour un certain q ∈ N∗ . Montrons que cela implique
f (b(q + 1) + r, b) = f (b, r) :

f (b(q + 1) + r, b) = f (bq + r, b) (par H2 etH3 )


= f (b, r) (par hypothèse de récurrence)

Donc, par le principe de récurrence, pour tout q ∈ N∗ , f (bq + r, b) = f (b, r).

©LEM6-CASABLANCA 1/8 MPSI1/MPSI2


Q.5. Considérons la suite rk des restes obtenus lors des divisions euclidiennes successives de (a, b) par l’al-
gorithme d’Euclide, où rN désigne le dernier reste non nul, donc pgcd(a, b) = rN .
En vertu de la question Q.4, nous avons f (a, b) = f (r0 , r1 ) = · · · = f (rN −1 , rN ).
Comme rN divise rN −1 , il existe un entier n ∈ N tel que rN −1 = nrN .
Par conséquent, d’après la question Q.3, nous obtenons f (a, b) = f (nrN , rN ) = rN = pgcd(a, b).

Partie II: Valuation p-adique

Q.6. Exemples et propriétés sur les valuations.


(a) — v2 (12) = 2 car 12 = 22 × 31 .
— v3 (540) = 3 car 540 = 22 × 33 × 51 .
— v7 (51) = 0 car 51 = 31 × 171 .
— v11 (3630) = 2 car 3630 = 21 × 31 × 51 × 112 .
(b) — Supposons tout d’abord que vp (n) = k. Cela signifie que pk divise n, mais pk+1 ne divise pas
n. Donc, n peut être écrit sous la forme n = pk × q où q n’est pas divisible par p. Ainsi, p est
premier avec q.
— Inversement, supposons que n = pk × q où p et q sont premiers entre eux. Alors, pk divise n,
mais pk+1 ne divise pas n, car p et q sont premiers entre eux. Donc, vp (n) = k.
(c) Soit vp (n) = k et vp (m) = ℓ. Par la question (Q.6.b), n = pk × q1 et m = pℓ × q2 , où p ∧ q1 = 1 et
p ∧ q2 = 1.
Alors, le produit nm est donné par :

nm = (pk × q1 ) × (pℓ × q2 )
= pk+ℓ × (q1 × q2 ).

Comme p ∧ (q1 × q2 ) = 1, d’après (Q.6.b), vp (nm) = k + ℓ.


Ainsi, nous avons montré que vp (nm) = vp (n) + vp (m).
j k
(d) Soit vp (n) = m. Cela implique que pm ⩽ n, ce qui est équivalent à m ⩽ ln p .
ln n
Donc, m ⩽ ln n
ln p .
Q.7. (a) Considérons les multiples de m dans l’intervalle J1; nK. Ces multiples peuvent être écrits comme
m, 2m, 3m, . . . , km où km ⩽ n mais (k + 1)m > n.
Ainsi, le nombre de multiples de m dans l’intervalle J1; nK est le nombre d’entiers k tels que km ⩽ n.
Cela correspond exactement à m .
n

(b) Le nombre np,k représente le nombre d’entiers dans l’intervalle J1; nK dont la valuation p-adique
vaut exactement
j kk. Cela
j correspond
k aux multiples de pk qui ne sont pas des multiples de pk+1 .
Ainsi, np,k = pnk − pk+1 n
.
j k j k
Lorsque k > Kn,p , c’est-à-dire lorsque p > n, les parties entières pk et pk+1 sont toutes deux
k n n

nulles. Ainsi, np,k = 0.


Q.8. Calcul de vp (n!).
Soit n ∈ N∗ et p premier
(a) D’après (Q.6.c) :
n
X
vp (n!) = vp (1 × 2 × · · · × n) = vp (i).
i=1

©LEM6-CASABLANCA 2/8 MPSI1/MPSI2


(b) On peut réorganiser la somme en groupant les valeurs de i pour lesquelles vp (i) a une valeur k
donnée, avec 1 ⩽ k ⩽ Kn,p , et on sait d’après la question (Q.7.b) combien il existe de tels indices.
On obtient alors
n Kn,p
X X  n   n 
vp (n) = vp (i) = k − k+1 .
pk p
i=1 k=1

(c) On pose m = Kn,p .


On trouve alors successivement :
m   X m   X m   m+1  
X n n n X n
vp (n) = k k − k k+1 = k k − (k − 1) k
p p p p
k=1 k=1 k=1 k=2
  X m     m  
n n n X n
= + (k − (k − 1)) k − m+1 =
p p p pk
k=2 | {z } k=1
=0

KP
n,p h i
En conclusion, on a l’égalité vp (n) = n
pk .
k=1
+∞
Pj k
(d) La formule (L) peut être écrite comme n
pk car pour k > Kn,p , les termes sont nuls, ne
k=1
contribuant pas à la valuation p-adique de n!.
j k j k
(e) Soit n = pk+1 · q + r, où 0 ⩽ r < pk+1 . Alors, n
pk = pq + . Considérons maintenant
r
pk
j k j k j k j n k
n r r
pk
p . Comme 0 ⩽ r <
= q+ pk
p pk+1 , pk
p < 1− 1
pk+1 < 1. Ainsi, pk
p = q. Puisque
j k j k j n k
q = pk+1 , on a pk+1 = pp .
n n k

(f) def v a l ( p , n ) :
res = 0
while n > 0 :
n //= p
r e s += n
return r e s

# Exemple d ’ u t i l i s a t i o n :
p = 2
n = 10
print ( "La␣ v a l u a t i o n ␣p−a d i q u e ␣ de " , n , " ! ␣ e s t " , v a l ( p , n ) )

Q.9. Un exemple : nombre de zéros


Calcul de v2 (2024!) :
         
2024 2024 2024 2024 2024
v2 (2024!) = + + + +
2 22 23 24 25
         
2024 2024 2024 2024 2024
+ + + + +
26 27 28 29 210
= 1012 + 506 + 253 + 126 + 63 + 31 + 15 + 7 + 3 + 1
= 2017

©LEM6-CASABLANCA 3/8 MPSI1/MPSI2


Calcul de v5 (2024!) :
       
2024 2024 2024 2024
v5 (2024!) = + + +
5 52 53 54
= 404 + 80 + 16 + 3
= 503

Le nombre de zéros à la fin de 2024! est donc min(2017, 503) = 503.


Q.10. Un autre exemple : coefficients binomiaux
Soient n, m ∈ N∗ .
(a) On a ⌊x⌋ ⩽ x et ⌊y⌋ ⩽ y. En additionnant ces inégalités, nous obtenons ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y.
En prenant la partie entière de chaque membre, nous avons ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋, ce qui prouve
notre assertion.
(b) Soit p un nombre premier, démontrons que vp (n!) + vp (m!) ⩽ vp ((n + m)!). On peut utiliser
+∞
Pjnk
vp (n) = pk et ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋.
k=1
Commençons par écrire les expressions des valuations p-adiques de n! et m! :
+∞   +∞  
X n X m
vp (n!) = et v p (m!) = .
pk pk
k=1 k=1

Ensuite, ajoutons ces deux expressions :


+∞    
X n m
vp (n!) + vp (m!) = + k .
pk p
k=1
j k j k j k
Maintenant, remarquons que pour tout entier k, n
pk + m
pk ⩽ n+m
pk . Cela découle directement
de l’inégalité ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋ appliquée à n
pk et pk .
m
j k j k j k
En résumé, nous avons montré que pour chaque k, n
pk + m
pk ⩽ n+m
pk , donc en sommant sur
tous les k de 1 à +∞, nous obtenons :
+∞  
X n+m
vp (n!) + vp (m!) ⩽ = vp ((n + m)!).
pk
k=1

(c) Comme vp (n!m!) = vp (n!) + vp (m!) pour tout nombre premier p, cela implique que vp (n!m!) ⩽
(n+m)!
vp ((n + m)!). Donc, n!m! divise (n + m)!. Par conséquent, n!m! est un entier naturel.

Exercice 1:

Q.11. Les pôles de F sont les racines n-ièmes de 1. Comme la fraction est de degré strictement négatif, il n’y
a pas de partie entière. La fraction est la somme de ses parties polaires.
Q.12. Le développement limité de xk en 1 est

xk = 1 + k(x − 1) + o(x − 1)

En sommant les développements précédents, la somme des entiers consécutifs apparait et il vient :
n(n − 1)
1 + x + · · · + xn−1 = n + (x − 1) + o(x − 1)
2

©LEM6-CASABLANCA 4/8 MPSI1/MPSI2


On factorise par n pour se ramener à un développement usuel
 −2
1 1 n−1
= 2 1+ (x − 1) + o(x − 1)
(1 + x + · · · + xn−1 )2 n 2
1 n−1
= 2
− (x − 1) + o(x − 1)
n n2
Q.13. Soit u ∈ U. Si on substitue uX à X dans F , la fraction est conservée. La partie polaire relative au pôle
u devient
α(u) β(u) α(u) β(u)
2
+ = 2 2
+
(uX − u) uX − u u (X − 1) u(X − 1)
qui est la partie polaire relative à 1. On en déduit

α(u) = u2 α(1), β(u) = uβ(1)

Q.14. (a) Par définition d’une partie polaire,


α(1) β(1)
F = 2
+ +R
(X − 1) X −1
où R est une fraction qui n’admet pas de pôle en 1. Comme

X n − 1 = (X − 1)(1 + X + · · · + X n−1 )

En multipliant F par (X − 1)2 , on obtient


1
= α(1) + β(1)(X − 1) + (X − 1)2 R
(1 + X + · · · + X n−1 )2
Comme 1 n’est pas un pôle de R, la fonction attachée à R admet une limite finie en 1 dont la
fonction attachée à(X − 1)2 R est négligeable en 1 devant x − 1. L’écriture proposée est donc bien
un développement limité en 1.
(b) En identifiant les développements limités obtenus en (Q.12.) et (Q.14.a.), on obtient
1 n−1
α(1) = , β(1) = −
n2 n2
puis la décomposition en éléments simples
1 X u2 n−1X u
F = −
n2 (X − u)2 n2 X −u
u∈U u∈U


Q.15. (a) Si 1 ⩽ k ⩽ n − 1 et k ′ = n − k, alors 1 ⩽ k ′ ⩽ n − 1 et wk = wk .
(b) On regroupe les racines conjuguées. Dans le cas pair deux racines sont réelles (1 et −1) dans le cas
impair 1 est la seule racine.
p−1
Y 
n 2kπ
2
n = 2p X − 1 = (X − 1)(X + 1) X − 2 cos X +1
n
k=1
p  
n
Y
2 2kπ
n = 2p + 1 X − 1 = (X − 1) X − 2 cos X +1
n
k=1

(c) Pour un pôle u = eiθ non réel,

u2 u2 (X 2 − 2uX + u2 ) u2 X 2 − 2uX + 1
= =
(X − u)2 (X 2 − 2 cos θX + 1)2 (X 2 − 2 cos θX + 1)2

©LEM6-CASABLANCA 5/8 MPSI1/MPSI2


Les éléments simples relatifs à deux pôles conjugués sont eux mêmes conjugués. Les regrouper
revient à prendre deux fois la partie réelle. Soit :

cos 2θX 2 − 2 cos θX + 1 2 cos 2θ −2 cos θX + 1


2 = + 4 sin2 θ
(X 2 − 2 cos θX + 1)2 X2 − 2 cos θX + 1 (X 2− 2 cos θX + 1)2
Pour le résidu,
u u(X − u) uX − 1
= 2 = 2
X −u X − 2 cos θX + 1 X − 2 cos θX + 1
Le double de la partie réelle est
cos θX − 1
2 2
X − 2 cos θX + 1
On en déduit la décomposition dans R(X). On pose θk = n .
2kπ

Dans le cas impair n = 2p + 1 :


1 1 n−1 1
F = 2 2

n (X − 1) n2 X − 1
p
4 X 2 −2 cos θk X + 1
+ 2
sin θk 2
n (X − 2 cos θk X + 1)2
k=1
p
2 X (n − 1) cos θk X + n − 1 + cos 2θk
+
n2 X 2 − 2 cos θk X + 1
k=1

Dans le cas pair n = 2p :


1 1 n−1 1 1 1 n−1 1
F = 2 2
− 2
+ 2 2
+
n (X − 1) n X − 1 n (X + 1) n2 X + 1
p−1
4 X 2 −2 cos θk X + 1
+ 2 sin θk 2
n (X − 2 cos θk X + 1)2
k=1
p−1
2 X (n − 1) cos θk X + n − 1 + cos 2θk
+ 2
n X 2 − 2 cos θk X + 1
k=1

Problème 2:

Q.16. (a) On trouve successivement :

T3 (X) = 2XT2 (X) − T1 (X) = 2X 2X2 − 1 − X = 4X3 − 3X




T4 (X) = 2XT3 (X) − T2 (X) = 2X 4X3 − 3X − 2X2 − 1 = 8X4 − 8X2 + 1


 

(b) Pour tout entier n ⩾ 1, on va montrer la propriété suivante :


P(n) : "Il existe Un dans Rn−1 [X] tel que Tn (X) = 2n−1 Xn + Un (X) ".
La propriété est vraie si n = 1 et n = 2, avec U1 = 0 et U2 = −1.
On se donne maintenant n ⩾ 1 et on suppose que P(n) et P(n + 1) sont vraies.
Dans ces conditions :
Tn+2 (X) = 2XTn+1 (X) − Tn (X) = 2X 2n Xn+1 + Un+1 (X) − 2n−1 Xn − Un (X)


= 2n+1 Xn+2 + Un+2 (X) avec Un+2 (X) = 2XUn+1 (X) − 2n−1 Xn − Un (X)

Puisque deg (Un ) ⩽ n − 1 et deg (Un+1 ) ⩽ n, Un+2 est bien dans Rn+1 [X].
Cela montre la propriété au rang n + 2 et achève la récurrence.
Ainsi, pour tout n de N∗ , Tn est de degré n et de coefficient dominant 2n−1 .

©LEM6-CASABLANCA 6/8 MPSI1/MPSI2


(c) Par double récurrence sur n ∈ N :
Pour n = 0 et n = 1 : c’est vérifié.
Supposons la propriété établie pour les rangs n ⩾ 0 et n + 1. Au rang n + 2 :

∀θ ∈ R, Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ Tn+1 (cos θ)−Tn (cos θ) = 2 cos θ cos((n+1)θ)−cos(nθ) = cos((n+2)θ) .

La récurrence est établie.


Q.17. — Comme (X n )m est un polynôme de degré nm, sa commutativité découle directement de la propriété
commutative du produit : (X n )◦(X m ) = X nm = (X m )◦(X n ). Ainsi, la suite (X n ) est commutante.
— On a deg(Tn ) = n. De plus, pour tout θ ∈ R, et tout n, m ∈ N, Tn ◦ Tm (cos(θ)) − Tm ◦ Tn (cos(θ)) =
Tn (cos(mθ)) − Tm (cos(nθ)) = cos(nmθ) − cos(mnθ) = 0. Par conséquent, Tn ◦ Tm − Tm ◦ Tn est
un polynôme nul ayant une infinité de racines. Ainsi, on conclut que Tn ◦ Tm = Tm ◦ Tn .
Q.18. (a) G est un groupe
— ∀P, Q ∈ G, deg(PoQ) = deg(P) · deg(Q) = 1, donc la loi o est une loi de composition interne
qui est associative.
— ∀P ∈ G, P oX = XoP = P , donc X est l’élément neutre de G.
— L’inverse de P = aX + b est P −1 = x−b
a ∈ G.
— On conclut que G est un groupe.
(b) G−1 et G étant des polynômes de degré 1, on a deg(G−1 ◦ Pn ◦ G) = 1 × deg(Pn ) × 1 = deg(Pn ) = n.
En utilisant la commutativité de la suite (Pn )n⩾1 , nous avons Pn ◦ Pm = Pm ◦ Pn pour tout
n, m ∈ N∗ . Par conséquent,

G−1 ◦ Pn ◦ G ◦ G−1 ◦ Pm ◦ G = G−1 ◦ Pn ◦ Pm ◦ G = G−1 ◦ Pm ◦ Pn ◦ G = G−1 ◦ Pm ◦ G ◦ G−1 ◦ Pn ◦ G.

Ainsi, la suite G−1 ◦ Pn ◦ G n⩾1 est commutante.




(c) Existence de G et p
— Soit P = aX 2 + bX + c et G = γX + β avec a ̸= 0 et γ ̸= 0.
— G ◦ P = (X 2 + p) ◦ G ⇐⇒ γ aX 2 + bX + c + β = (γX + β)2 + p, ce qui aboutit à un système

4ac+2b−b2
qui admet une unique solution, à savoir G = aX + b
2 et p = 4 .
— Le cas P = T2 = 2X2 − 1, donne G = 2X et p = −2
Q.19. (a) Soit P de degré n ⩾ 1 et de coefficient dominant q ̸= 0, tel que (X 2 + p) ◦ P = P ◦ (X 2 + p), alors
en égalisant les coefficients dominants de ces deux membres, on obtient q 2 = q, donc q = 1.
(b) Soient Q1 et Q2 deux polynômes de degré n ⩾ 1 commutant avec X 2 + p. D’après la question
précédente, ils sont unitaires. Donc, si on pose R = Q1 − Q2 , alors deg(R) < n.
Ro(X 2 + p) = Q1 ◦ (X 2 + p) − Q2 ◦ (X 2 + p)
= (X 2 + p) ◦ Q1 − (X 2 + p) ◦ Q2
= Q21 − Q22
= (Q1 − Q2 )(Q1 + Q2 )
= R(Q1 + Q2 ),
ce qui donne, par passage aux degrés, que
2 deg(R) = deg(Ro(X 2 + p))
= deg(R(Q1 + Q2 ))
= deg(R) + n,

©LEM6-CASABLANCA 7/8 MPSI1/MPSI2


donc deg(R) = n, ce qui est contradictoire avec deg(R) < n.
(c) — Soit Q un polynôme de degré 3 qui commute avec X 2 + p, alors Q est unitaire de la forme
Q = X 3 + aX 2 + bX + c.
— L’égalité Q ◦ (X 2 + p) = (X 2 + p) ◦ Q se traduit par (X 2 + p)3 + a(X 2 + p)2 + b(X 2 + p) + c =
(X 3 + aX 2 + bX + c)2 + p, le premier membre est un polynôme pair, donc les coefficients de
X 5 , X 3 , X sont nuls dans le deuxième membre, ce qui exige que a = c = 0.


 3p = 2b
— L’égalité devient (X 2 +p)3 +b(X 2 +p) = (X 3 +bX)2 +p, ce qui exige le système 3p2 + b = b2

p3 + bp = p

La solution du système est p ∈ {0, −2} et b = 32 p, ce qui donne Q = X 3 si p = 0 et Q = X 3 −3X


si p = −2.
— Réciproquement, on vérifie que X 3 − X commute avec X 2 − 2 et X 3 commute avec X 2 .
(d) — ∀n ∈ N∗ , X n commute avec X 2 et c’est le seul polynôme de degré n.
— On en conclut que C = {X n | n ∈ N∗ }.
Q.20. Soit (Pn )n⩾1 une suite commutante. Alors Pn commute avec P2 . Or, d’après la question (Q18.c),
∃p ∈ R et U ∈ G tel que P2 = U −1 ◦ (X 2 + p) ◦ U . Ainsi, P3 commute avec P2 = U −1 ◦ (X 2 + p) ◦ U , donc
U ◦ P3 ◦ U −1 commute avec (X 2 + p) qui est de degré 3. Cela entraîne, d’après la question précédente,
que p ∈ {0, −2}.

— Si p = 0, alors P2 = U −1 ◦ X 2 ◦ U , et par conséquent, Pn commute avec U −1 ◦ X 2 ◦ U , c’est-


à-dire U ◦ Pn ◦ U −1 commute avec X 2 . Or, d’après (Q.19.d), C X 2 = {X n /n ∈ N∗ }, donc


U ◦ Pn ◦ U −1 = X n , c’est-à-dire Pn = U −1 ◦ X n ◦ U .
— Si p = −2, alors P2 = U −1 ◦ (X 2 − 2) ◦ U , donc Pn commute avec U −1 ◦ (X 2 − 2) ◦ U , et par suite
U ◦ Pn ◦ U −1 commute avec (X 2 − 2). Or, d’après la question (Q.18.c), X 2 − 2 = V ◦ T2 ◦ V −1 avec
V = 2X ∈ G, ce qui entraîne que V −1 ◦U ◦Pn ◦U −1 ◦V commute avec T2 . Or, C (T2 ) = {Tn /n ∈ N∗ },
donc W ◦ Pn ◦ W −1 = Tn , d’où Pn = W −1 ◦ Tn ◦ W avec W = V −1 ◦ U .

La réciproque est immédiate d’après les questions : Q.17 et Q.18.b.

Conclusion : (Pn )n⩾1 est commutante si et seulement si il existe U dans G tel que

∀n ∈ N∗ , Pn = U −1 ◦ X n ◦ U ou ∀n ∈ N∗ , Pn = U −1 ◦ Tn ◦ U.

FIN

©LEM6-CASABLANCA 8/8 MPSI1/MPSI2

Vous aimerez peut-être aussi