DEVOIR SURVEILLÉ N◦ : 8
MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de
la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre com-
position ; d’autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les
schémas et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites
Problème 1:
Partie I: Une caractérisation du pgcd
Q.1. Pour déterminer f (4, 6), nous utilisons les hypothèses données :
f (4, 6) = f (4, 4 + 2)
= f (4, 2) (par H3 )
= f (2, 4) (par H2 )
= f (2, 2 + 2)
= f (2, 2) (par H3 )
= 2 (par H1 )
Donc, f (4, 6) = 2.
Q.2. Initialisation : Pour n = 1, on a f (1, 1) = 1 par l’hypothèse (H1 ).
Hérédité : Supposons que f (n, 1) = 1 pour un certain n ∈ N∗ . Montrons que cela implique f (n+1, 1) =
1:
f (n + 1, 1) = f (1, n + 1) (par H2 )
= f (1, n) (par H3 )
= 1 (par hypothèse de récurrence)
Donc, par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ , f (n, 1) = 1.
Q.3. Initialisation : Pour n = 1, on a f (a, a) = a par l’hypothèse (H1 ).
Hérédité : Supposons que f (a, an) = a pour un certain n ∈ N∗ . Montrons que cela implique f (a, a(n +
1)) = a :
f (a, a(n + 1)) = f (a, a(n) + a)
= f (a, a(n)) (par H3 )
= a (par hypothèse de récurrence)
Donc, par le principe de récurrence, pour tout a ∈ N∗ et n ∈ N∗ , f (a, an) = a.
Q.4. Initialisation : Pour q = 1, on a :
f (a, b) = f (b + r, b)
= f (b, b + r) (par H2 )
= f (b, r) (par H3 )
Hérédité : Supposons que f (bq + r, b) = f (b, r) pour un certain q ∈ N∗ . Montrons que cela implique
f (b(q + 1) + r, b) = f (b, r) :
f (b(q + 1) + r, b) = f (bq + r, b) (par H2 etH3 )
= f (b, r) (par hypothèse de récurrence)
Donc, par le principe de récurrence, pour tout q ∈ N∗ , f (bq + r, b) = f (b, r).
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Q.5. Considérons la suite rk des restes obtenus lors des divisions euclidiennes successives de (a, b) par l’al-
gorithme d’Euclide, où rN désigne le dernier reste non nul, donc pgcd(a, b) = rN .
En vertu de la question Q.4, nous avons f (a, b) = f (r0 , r1 ) = · · · = f (rN −1 , rN ).
Comme rN divise rN −1 , il existe un entier n ∈ N tel que rN −1 = nrN .
Par conséquent, d’après la question Q.3, nous obtenons f (a, b) = f (nrN , rN ) = rN = pgcd(a, b).
Partie II: Valuation p-adique
Q.6. Exemples et propriétés sur les valuations.
(a) — v2 (12) = 2 car 12 = 22 × 31 .
— v3 (540) = 3 car 540 = 22 × 33 × 51 .
— v7 (51) = 0 car 51 = 31 × 171 .
— v11 (3630) = 2 car 3630 = 21 × 31 × 51 × 112 .
(b) — Supposons tout d’abord que vp (n) = k. Cela signifie que pk divise n, mais pk+1 ne divise pas
n. Donc, n peut être écrit sous la forme n = pk × q où q n’est pas divisible par p. Ainsi, p est
premier avec q.
— Inversement, supposons que n = pk × q où p et q sont premiers entre eux. Alors, pk divise n,
mais pk+1 ne divise pas n, car p et q sont premiers entre eux. Donc, vp (n) = k.
(c) Soit vp (n) = k et vp (m) = ℓ. Par la question (Q.6.b), n = pk × q1 et m = pℓ × q2 , où p ∧ q1 = 1 et
p ∧ q2 = 1.
Alors, le produit nm est donné par :
nm = (pk × q1 ) × (pℓ × q2 )
= pk+ℓ × (q1 × q2 ).
Comme p ∧ (q1 × q2 ) = 1, d’après (Q.6.b), vp (nm) = k + ℓ.
Ainsi, nous avons montré que vp (nm) = vp (n) + vp (m).
j k
(d) Soit vp (n) = m. Cela implique que pm ⩽ n, ce qui est équivalent à m ⩽ ln p .
ln n
Donc, m ⩽ ln n
ln p .
Q.7. (a) Considérons les multiples de m dans l’intervalle J1; nK. Ces multiples peuvent être écrits comme
m, 2m, 3m, . . . , km où km ⩽ n mais (k + 1)m > n.
Ainsi, le nombre de multiples de m dans l’intervalle J1; nK est le nombre d’entiers k tels que km ⩽ n.
Cela correspond exactement à m .
n
(b) Le nombre np,k représente le nombre d’entiers dans l’intervalle J1; nK dont la valuation p-adique
vaut exactement
j kk. Cela
j correspond
k aux multiples de pk qui ne sont pas des multiples de pk+1 .
Ainsi, np,k = pnk − pk+1 n
.
j k j k
Lorsque k > Kn,p , c’est-à-dire lorsque p > n, les parties entières pk et pk+1 sont toutes deux
k n n
nulles. Ainsi, np,k = 0.
Q.8. Calcul de vp (n!).
Soit n ∈ N∗ et p premier
(a) D’après (Q.6.c) :
n
X
vp (n!) = vp (1 × 2 × · · · × n) = vp (i).
i=1
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(b) On peut réorganiser la somme en groupant les valeurs de i pour lesquelles vp (i) a une valeur k
donnée, avec 1 ⩽ k ⩽ Kn,p , et on sait d’après la question (Q.7.b) combien il existe de tels indices.
On obtient alors
n Kn,p
X X n n
vp (n) = vp (i) = k − k+1 .
pk p
i=1 k=1
(c) On pose m = Kn,p .
On trouve alors successivement :
m X m X m m+1
X n n n X n
vp (n) = k k − k k+1 = k k − (k − 1) k
p p p p
k=1 k=1 k=1 k=2
X m m
n n n X n
= + (k − (k − 1)) k − m+1 =
p p p pk
k=2 | {z } k=1
=0
KP
n,p h i
En conclusion, on a l’égalité vp (n) = n
pk .
k=1
+∞
Pj k
(d) La formule (L) peut être écrite comme n
pk car pour k > Kn,p , les termes sont nuls, ne
k=1
contribuant pas à la valuation p-adique de n!.
j k j k
(e) Soit n = pk+1 · q + r, où 0 ⩽ r < pk+1 . Alors, n
pk = pq + . Considérons maintenant
r
pk
j k j k j k j n k
n r r
pk
p . Comme 0 ⩽ r <
= q+ pk
p pk+1 , pk
p < 1− 1
pk+1 < 1. Ainsi, pk
p = q. Puisque
j k j k j n k
q = pk+1 , on a pk+1 = pp .
n n k
(f) def v a l ( p , n ) :
res = 0
while n > 0 :
n //= p
r e s += n
return r e s
# Exemple d ’ u t i l i s a t i o n :
p = 2
n = 10
print ( "La␣ v a l u a t i o n ␣p−a d i q u e ␣ de " , n , " ! ␣ e s t " , v a l ( p , n ) )
Q.9. Un exemple : nombre de zéros
Calcul de v2 (2024!) :
2024 2024 2024 2024 2024
v2 (2024!) = + + + +
2 22 23 24 25
2024 2024 2024 2024 2024
+ + + + +
26 27 28 29 210
= 1012 + 506 + 253 + 126 + 63 + 31 + 15 + 7 + 3 + 1
= 2017
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Calcul de v5 (2024!) :
2024 2024 2024 2024
v5 (2024!) = + + +
5 52 53 54
= 404 + 80 + 16 + 3
= 503
Le nombre de zéros à la fin de 2024! est donc min(2017, 503) = 503.
Q.10. Un autre exemple : coefficients binomiaux
Soient n, m ∈ N∗ .
(a) On a ⌊x⌋ ⩽ x et ⌊y⌋ ⩽ y. En additionnant ces inégalités, nous obtenons ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y.
En prenant la partie entière de chaque membre, nous avons ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋, ce qui prouve
notre assertion.
(b) Soit p un nombre premier, démontrons que vp (n!) + vp (m!) ⩽ vp ((n + m)!). On peut utiliser
+∞
Pjnk
vp (n) = pk et ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋.
k=1
Commençons par écrire les expressions des valuations p-adiques de n! et m! :
+∞ +∞
X n X m
vp (n!) = et v p (m!) = .
pk pk
k=1 k=1
Ensuite, ajoutons ces deux expressions :
+∞
X n m
vp (n!) + vp (m!) = + k .
pk p
k=1
j k j k j k
Maintenant, remarquons que pour tout entier k, n
pk + m
pk ⩽ n+m
pk . Cela découle directement
de l’inégalité ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋ appliquée à n
pk et pk .
m
j k j k j k
En résumé, nous avons montré que pour chaque k, n
pk + m
pk ⩽ n+m
pk , donc en sommant sur
tous les k de 1 à +∞, nous obtenons :
+∞
X n+m
vp (n!) + vp (m!) ⩽ = vp ((n + m)!).
pk
k=1
(c) Comme vp (n!m!) = vp (n!) + vp (m!) pour tout nombre premier p, cela implique que vp (n!m!) ⩽
(n+m)!
vp ((n + m)!). Donc, n!m! divise (n + m)!. Par conséquent, n!m! est un entier naturel.
Exercice 1:
Q.11. Les pôles de F sont les racines n-ièmes de 1. Comme la fraction est de degré strictement négatif, il n’y
a pas de partie entière. La fraction est la somme de ses parties polaires.
Q.12. Le développement limité de xk en 1 est
xk = 1 + k(x − 1) + o(x − 1)
En sommant les développements précédents, la somme des entiers consécutifs apparait et il vient :
n(n − 1)
1 + x + · · · + xn−1 = n + (x − 1) + o(x − 1)
2
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On factorise par n pour se ramener à un développement usuel
−2
1 1 n−1
= 2 1+ (x − 1) + o(x − 1)
(1 + x + · · · + xn−1 )2 n 2
1 n−1
= 2
− (x − 1) + o(x − 1)
n n2
Q.13. Soit u ∈ U. Si on substitue uX à X dans F , la fraction est conservée. La partie polaire relative au pôle
u devient
α(u) β(u) α(u) β(u)
2
+ = 2 2
+
(uX − u) uX − u u (X − 1) u(X − 1)
qui est la partie polaire relative à 1. On en déduit
α(u) = u2 α(1), β(u) = uβ(1)
Q.14. (a) Par définition d’une partie polaire,
α(1) β(1)
F = 2
+ +R
(X − 1) X −1
où R est une fraction qui n’admet pas de pôle en 1. Comme
X n − 1 = (X − 1)(1 + X + · · · + X n−1 )
En multipliant F par (X − 1)2 , on obtient
1
= α(1) + β(1)(X − 1) + (X − 1)2 R
(1 + X + · · · + X n−1 )2
Comme 1 n’est pas un pôle de R, la fonction attachée à R admet une limite finie en 1 dont la
fonction attachée à(X − 1)2 R est négligeable en 1 devant x − 1. L’écriture proposée est donc bien
un développement limité en 1.
(b) En identifiant les développements limités obtenus en (Q.12.) et (Q.14.a.), on obtient
1 n−1
α(1) = , β(1) = −
n2 n2
puis la décomposition en éléments simples
1 X u2 n−1X u
F = −
n2 (X − u)2 n2 X −u
u∈U u∈U
′
Q.15. (a) Si 1 ⩽ k ⩽ n − 1 et k ′ = n − k, alors 1 ⩽ k ′ ⩽ n − 1 et wk = wk .
(b) On regroupe les racines conjuguées. Dans le cas pair deux racines sont réelles (1 et −1) dans le cas
impair 1 est la seule racine.
p−1
Y
n 2kπ
2
n = 2p X − 1 = (X − 1)(X + 1) X − 2 cos X +1
n
k=1
p
n
Y
2 2kπ
n = 2p + 1 X − 1 = (X − 1) X − 2 cos X +1
n
k=1
(c) Pour un pôle u = eiθ non réel,
u2 u2 (X 2 − 2uX + u2 ) u2 X 2 − 2uX + 1
= =
(X − u)2 (X 2 − 2 cos θX + 1)2 (X 2 − 2 cos θX + 1)2
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Les éléments simples relatifs à deux pôles conjugués sont eux mêmes conjugués. Les regrouper
revient à prendre deux fois la partie réelle. Soit :
cos 2θX 2 − 2 cos θX + 1 2 cos 2θ −2 cos θX + 1
2 = + 4 sin2 θ
(X 2 − 2 cos θX + 1)2 X2 − 2 cos θX + 1 (X 2− 2 cos θX + 1)2
Pour le résidu,
u u(X − u) uX − 1
= 2 = 2
X −u X − 2 cos θX + 1 X − 2 cos θX + 1
Le double de la partie réelle est
cos θX − 1
2 2
X − 2 cos θX + 1
On en déduit la décomposition dans R(X). On pose θk = n .
2kπ
Dans le cas impair n = 2p + 1 :
1 1 n−1 1
F = 2 2
−
n (X − 1) n2 X − 1
p
4 X 2 −2 cos θk X + 1
+ 2
sin θk 2
n (X − 2 cos θk X + 1)2
k=1
p
2 X (n − 1) cos θk X + n − 1 + cos 2θk
+
n2 X 2 − 2 cos θk X + 1
k=1
Dans le cas pair n = 2p :
1 1 n−1 1 1 1 n−1 1
F = 2 2
− 2
+ 2 2
+
n (X − 1) n X − 1 n (X + 1) n2 X + 1
p−1
4 X 2 −2 cos θk X + 1
+ 2 sin θk 2
n (X − 2 cos θk X + 1)2
k=1
p−1
2 X (n − 1) cos θk X + n − 1 + cos 2θk
+ 2
n X 2 − 2 cos θk X + 1
k=1
Problème 2:
Q.16. (a) On trouve successivement :
T3 (X) = 2XT2 (X) − T1 (X) = 2X 2X2 − 1 − X = 4X3 − 3X
T4 (X) = 2XT3 (X) − T2 (X) = 2X 4X3 − 3X − 2X2 − 1 = 8X4 − 8X2 + 1
(b) Pour tout entier n ⩾ 1, on va montrer la propriété suivante :
P(n) : "Il existe Un dans Rn−1 [X] tel que Tn (X) = 2n−1 Xn + Un (X) ".
La propriété est vraie si n = 1 et n = 2, avec U1 = 0 et U2 = −1.
On se donne maintenant n ⩾ 1 et on suppose que P(n) et P(n + 1) sont vraies.
Dans ces conditions :
Tn+2 (X) = 2XTn+1 (X) − Tn (X) = 2X 2n Xn+1 + Un+1 (X) − 2n−1 Xn − Un (X)
= 2n+1 Xn+2 + Un+2 (X) avec Un+2 (X) = 2XUn+1 (X) − 2n−1 Xn − Un (X)
Puisque deg (Un ) ⩽ n − 1 et deg (Un+1 ) ⩽ n, Un+2 est bien dans Rn+1 [X].
Cela montre la propriété au rang n + 2 et achève la récurrence.
Ainsi, pour tout n de N∗ , Tn est de degré n et de coefficient dominant 2n−1 .
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(c) Par double récurrence sur n ∈ N :
Pour n = 0 et n = 1 : c’est vérifié.
Supposons la propriété établie pour les rangs n ⩾ 0 et n + 1. Au rang n + 2 :
∀θ ∈ R, Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ Tn+1 (cos θ)−Tn (cos θ) = 2 cos θ cos((n+1)θ)−cos(nθ) = cos((n+2)θ) .
La récurrence est établie.
Q.17. — Comme (X n )m est un polynôme de degré nm, sa commutativité découle directement de la propriété
commutative du produit : (X n )◦(X m ) = X nm = (X m )◦(X n ). Ainsi, la suite (X n ) est commutante.
— On a deg(Tn ) = n. De plus, pour tout θ ∈ R, et tout n, m ∈ N, Tn ◦ Tm (cos(θ)) − Tm ◦ Tn (cos(θ)) =
Tn (cos(mθ)) − Tm (cos(nθ)) = cos(nmθ) − cos(mnθ) = 0. Par conséquent, Tn ◦ Tm − Tm ◦ Tn est
un polynôme nul ayant une infinité de racines. Ainsi, on conclut que Tn ◦ Tm = Tm ◦ Tn .
Q.18. (a) G est un groupe
— ∀P, Q ∈ G, deg(PoQ) = deg(P) · deg(Q) = 1, donc la loi o est une loi de composition interne
qui est associative.
— ∀P ∈ G, P oX = XoP = P , donc X est l’élément neutre de G.
— L’inverse de P = aX + b est P −1 = x−b
a ∈ G.
— On conclut que G est un groupe.
(b) G−1 et G étant des polynômes de degré 1, on a deg(G−1 ◦ Pn ◦ G) = 1 × deg(Pn ) × 1 = deg(Pn ) = n.
En utilisant la commutativité de la suite (Pn )n⩾1 , nous avons Pn ◦ Pm = Pm ◦ Pn pour tout
n, m ∈ N∗ . Par conséquent,
G−1 ◦ Pn ◦ G ◦ G−1 ◦ Pm ◦ G = G−1 ◦ Pn ◦ Pm ◦ G = G−1 ◦ Pm ◦ Pn ◦ G = G−1 ◦ Pm ◦ G ◦ G−1 ◦ Pn ◦ G.
Ainsi, la suite G−1 ◦ Pn ◦ G n⩾1 est commutante.
(c) Existence de G et p
— Soit P = aX 2 + bX + c et G = γX + β avec a ̸= 0 et γ ̸= 0.
— G ◦ P = (X 2 + p) ◦ G ⇐⇒ γ aX 2 + bX + c + β = (γX + β)2 + p, ce qui aboutit à un système
4ac+2b−b2
qui admet une unique solution, à savoir G = aX + b
2 et p = 4 .
— Le cas P = T2 = 2X2 − 1, donne G = 2X et p = −2
Q.19. (a) Soit P de degré n ⩾ 1 et de coefficient dominant q ̸= 0, tel que (X 2 + p) ◦ P = P ◦ (X 2 + p), alors
en égalisant les coefficients dominants de ces deux membres, on obtient q 2 = q, donc q = 1.
(b) Soient Q1 et Q2 deux polynômes de degré n ⩾ 1 commutant avec X 2 + p. D’après la question
précédente, ils sont unitaires. Donc, si on pose R = Q1 − Q2 , alors deg(R) < n.
Ro(X 2 + p) = Q1 ◦ (X 2 + p) − Q2 ◦ (X 2 + p)
= (X 2 + p) ◦ Q1 − (X 2 + p) ◦ Q2
= Q21 − Q22
= (Q1 − Q2 )(Q1 + Q2 )
= R(Q1 + Q2 ),
ce qui donne, par passage aux degrés, que
2 deg(R) = deg(Ro(X 2 + p))
= deg(R(Q1 + Q2 ))
= deg(R) + n,
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donc deg(R) = n, ce qui est contradictoire avec deg(R) < n.
(c) — Soit Q un polynôme de degré 3 qui commute avec X 2 + p, alors Q est unitaire de la forme
Q = X 3 + aX 2 + bX + c.
— L’égalité Q ◦ (X 2 + p) = (X 2 + p) ◦ Q se traduit par (X 2 + p)3 + a(X 2 + p)2 + b(X 2 + p) + c =
(X 3 + aX 2 + bX + c)2 + p, le premier membre est un polynôme pair, donc les coefficients de
X 5 , X 3 , X sont nuls dans le deuxième membre, ce qui exige que a = c = 0.
3p = 2b
— L’égalité devient (X 2 +p)3 +b(X 2 +p) = (X 3 +bX)2 +p, ce qui exige le système 3p2 + b = b2
p3 + bp = p
La solution du système est p ∈ {0, −2} et b = 32 p, ce qui donne Q = X 3 si p = 0 et Q = X 3 −3X
si p = −2.
— Réciproquement, on vérifie que X 3 − X commute avec X 2 − 2 et X 3 commute avec X 2 .
(d) — ∀n ∈ N∗ , X n commute avec X 2 et c’est le seul polynôme de degré n.
— On en conclut que C = {X n | n ∈ N∗ }.
Q.20. Soit (Pn )n⩾1 une suite commutante. Alors Pn commute avec P2 . Or, d’après la question (Q18.c),
∃p ∈ R et U ∈ G tel que P2 = U −1 ◦ (X 2 + p) ◦ U . Ainsi, P3 commute avec P2 = U −1 ◦ (X 2 + p) ◦ U , donc
U ◦ P3 ◦ U −1 commute avec (X 2 + p) qui est de degré 3. Cela entraîne, d’après la question précédente,
que p ∈ {0, −2}.
— Si p = 0, alors P2 = U −1 ◦ X 2 ◦ U , et par conséquent, Pn commute avec U −1 ◦ X 2 ◦ U , c’est-
à-dire U ◦ Pn ◦ U −1 commute avec X 2 . Or, d’après (Q.19.d), C X 2 = {X n /n ∈ N∗ }, donc
U ◦ Pn ◦ U −1 = X n , c’est-à-dire Pn = U −1 ◦ X n ◦ U .
— Si p = −2, alors P2 = U −1 ◦ (X 2 − 2) ◦ U , donc Pn commute avec U −1 ◦ (X 2 − 2) ◦ U , et par suite
U ◦ Pn ◦ U −1 commute avec (X 2 − 2). Or, d’après la question (Q.18.c), X 2 − 2 = V ◦ T2 ◦ V −1 avec
V = 2X ∈ G, ce qui entraîne que V −1 ◦U ◦Pn ◦U −1 ◦V commute avec T2 . Or, C (T2 ) = {Tn /n ∈ N∗ },
donc W ◦ Pn ◦ W −1 = Tn , d’où Pn = W −1 ◦ Tn ◦ W avec W = V −1 ◦ U .
La réciproque est immédiate d’après les questions : Q.17 et Q.18.b.
Conclusion : (Pn )n⩾1 est commutante si et seulement si il existe U dans G tel que
∀n ∈ N∗ , Pn = U −1 ◦ X n ◦ U ou ∀n ∈ N∗ , Pn = U −1 ◦ Tn ◦ U.
FIN
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