Cours de Probabilités et Statistiques
Cours de Probabilités et Statistiques
Filière: IA(S3)
1 Notions de probabilités 5
1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Expérience aléatoire , univers, événement . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Opérations sur les événements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Définition et propriétées d’une Probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Probabilité sur un ensemble fondamental fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Quelques résultats combinatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.1 Échantillons ordonnés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2 Arbre de dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.3 Permutation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.4 L’arrangement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.5 Combinaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5 Probabilité Conditionnelles-Indépendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.1 Probabilité Conditionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.2 Indépendance des événements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5.3 Théorème du Probabilité Totale et Théorème de BAYES . . . . . . . . 13
2 Variables aléatoires 16
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2 Less variables aléatoires Discrétes et continues . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2.1 Loi de Probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.2 Variables aléatoires Discrètes: Loi de probabilité . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.3 Variable aléatoire continue: loi de probabilité . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.4 Fonction de répartition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.3 Moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.1 Espérance Mathématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.2 Moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.3 Variances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.4 Indépendance et conditionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5 Loi de la somme et du produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5.1 Loi de la somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5.2 Loi du produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3 Loi de probabilité 23
3.1 Lois discrètes usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.1 Loi Bernoulli, B(p), avec p ∈]0, 1[. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.2 Loi Binomiale, B(n, p), avec p ∈]0, 1[, ∀n ≥ 1. . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.3 Loi Géométrique, G(p), avec p ∈]0, 1[. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.1.4 Loi de Poisson, P (λ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2
Probabilité et Statistique [Link]
December 6, 2025
Introduction
La théorie des probabilités ne cesse de se développer pour répondre à de réels besoins aussi
multiples que variés. Les jeux de hasard, les files d’attentes, la fiabilité des systèmes, la prop-
agation d’une épidémie, les télécommunications, les finances ... ont été à l’origine de certains
problèmes mathématiques difficiles dont la théorie des probabilités fournit des solutions totales
ou partielles. Le résultat d’un jet de dé ou d’un scrutin est un exemple simple d’événements
issus d’une expé- rience dont le résultat ne peut être prédit. De tels événements, dépendant du
hasard, sont dits aléatoires et constituent un concept important en théorie des probabilités.
Ce cours a pour but de familiariser l’étudiant avec le raisonnement probabiliste. Par rap-
port à un autre cours de mathématiques, il se distingue par l’ambition de modéliser certains
phénomènes réels. Un modèle mathématiquement correct ne suffirait donc pas toujours, il
faudrait encore que celui-ci corresponde aux observations. Cette partie se divise en deux par-
ties principales : la premi ère concerne les probabilités discrètes et la seconde les probabilités
continues. A ses débuts, la théorie du "calcul des probabilités" a concerné principalement
l’étude et la modélisation des jeux de hasard. les premiers travaux sont attribués à Pascal et
à Fermat (1654) sur des problèmes posés par le Chevalier de Méré, joueur professionnel et
mathématicien amateur. La probabilité est définie comme le nombre de cas favorables sur le
nombre de cas possibles et la solution fait souvent appel au dénombrement.
Imaginons maintenant que je joue une partie de tennis contre un joueur P professionnel. Si
on veut bien avoir l’indulgence d’admettre qu’il y a deux solutions pour le joueur P, il ne parait
pas raisonnable de leur donner la même probabilité. Il faut donc généraliser la notion de proba-
bilité, c’est ce qui est fait au Chapitres 1 . On y définit dans sa plus grande généralité la notion
de probabilité sur un ensemble fini ou dénombrable. C’est la partie "probabilités discrètes".
Dans certaines situations, le cadre théorique précédent est insuffisant, c’est le cas en partic-
ulier quand on s’intéresse à une mesure physique (poids, tension électrique, ...) qui prend ses
valeurs sur R qui n’est malheureusement pas dénombrable. Ce sont alors d’autres techniques
qui sont employées au chapitre 4 qui est consacré à la notion de densité de probabilité et à
l’approximation par la loi normale. C’est la partie "probabilités continues".
4
Chapter 1
Notions de probabilités
1.1 Définitions
1.1.1 Expérience aléatoire , univers, événement
Définitions.
1. Epreuve déterministe: C’est une épreuve qu’on peut répeter dans les mêmes conditions
et qui donne les mêmes résultats.
Exemple. : Si à différents endroit et un même appareil, on mesure la vitesse de la
lumiére, on trouve(aux erreurs du mesure prés) toujours les mêmes resultats. C’est une
épreuve qu’on peut répeter dans les mêmes conditions et qui donne les mêmes résultats.
2. Epreuve aléatoire: une expérience aléatoire est une expérience renouvelable (en théorie
si ce n’est en pratique), dont le résultat ne peut être prévu à l’avance, et qui, renouvelée
dans des conditions identiques.
3. Univer: Il s’agit d’un ensemble, noté habituellement Ω, dont les éléments correspondent
à tous les résultats possibles de l’expérience aléatoire que l’on cherche à modéliser. On
l’appelle également l’espace des observables, ou encore l’espace échantillon.
Exemple.
(a) Jet un dé, Ω = {1, 2, 3, 4, 5; 6}.
(b) Jet une pièce de monnaie. Ω = {F, P }.
(c) Jet 2 dés.Ω = {(x, y) ∈ {1, 2, 3, 4, 5; 6}}.
Définition. (Événement) un événement lié à une expérience aléatoire est un ensemble dont
les éléments sont des résultats possibles pour cette expérience.
Exemple. en jettant deux dés; Ω = {(x, y) ∈ {1, 2, 3, 4, 5; 6}}.
L’évenement A="La somme de deux faces est égale à 4"={(1, 3), (2, 2), (3, 1)}.
Remarque.
1. Un événement est une partie de Ω.
2. ∅ l’événement qui n’est jamais realisé si un événement impossible.
3. Ω est l’événement qui est réalisé toujours ou événement certain.
5
Probabilité et Statistique [Link]
Ā = {ω ∈ Ω, ω ∈
/ A}.
A ∪ B = {ω ∈ Ω, ω ∈ A ou ω ∈ B}.
A ∩ B = {ω ∈ Ω, ω ∈ A et ω ∈ B}.
Exemple. On jette deux dés. On considère les évènements suivant:A =la somme des points
vaut 6, B =la somme des points est un multiple de , C =avoir au moins un 6. On a alors
A = {(1, 5), (5, , 1), (2, , 4), (4, , 2), (3, , 3)}
B = {(1, 2), (2, 1), (1, 5), (5, 1), (2, 4), (4, 2), (3, 3), (3, 6), (6, 3), (4, 5), (5, 4), (6, 6)}
C = {(1, 6), (6, 1), (2, 6), (6, 2), (3, 6), (6, 3), (4, 6), (6, 4), (5, 6), (6, 5), (6, 6)} .
On a A ⊂ B, A ∩ C = ∅ et C = {n′ avoir aucun 6}.
Définition. Une mesure de probabilité, ou plus simplement une probabilité, est une application
sur l’ensemble Ω
P : A ⊂ Ω −→ [0, 1]
possédant les trois propriétés suivantes:
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• 4.0 : incorrect.
• -2 : incorrect.
Les propriétées suivantes d’une probabilité sont des conséquences immédiates de la dé- fini-
tion précédente.
Proposition.
1. P (∅) = 0.
Preuve.
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• La technique est très souvent la même pour calculer la probabilité d’une réunion d’ensembles:
on écrit cette réunion comme une union d’ensembles incompatibles, puis on utilise le 1).
Ici, on écrit A ∪ B = A ∪ (B ∩ Ac ) et on obtient: P (A ∪ B) = P (A) + P (A ∪ (B ∩ Ac )).
Puis on écrit B = (B ∩ A) ∪ (B ∩ Ac ) pour déduire P (B) = P (B ∩ A) + P (B ∩ Ac ). En
rassemblant ces deux égalitées, on obtient la proposition.
Signalons une définition plus générale de probabilité, valable pour des espaces des possibles
non dénombrables.
Définition. Soit une expérience aléatoire et Ω l’espace des possibles associé. Une probabilité
sur Ω est une application, définie sur l’ensemble des événements, qui vérifie:
• axiome 2: pour toute suite d’événements (Ai )i∈N , deux à deux incompatibles,
[ X
P ( Ai ) = P (Ai ).
i∈N i∈N
• axiome 3 : P (Ω) = 1.
En effet:
Soit Ω un ensemble fini. Il arrive, comme quand on lance un dé équilibré, que les événe-
ments élémentaires ont tous la même probabilité. On parle alors d’événements élémentaires
équiprobables. Notons p la probabilité de chaque événement élémentaire. Alors
X X
1 = P (Ω) = p(ω) = p = p × card(Ω)
ω∈Ω ω∈Ω
Ω = {(1, 1), (1, 2), (1, 3), (1, 4), (1, 5), (1, 6), (2, 1), · · · , (5, 6), (6, 6)}.
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Exemple. SoitE = {1, 2, 3, 4}. Dénombrer tous les nombres formés de 3 chiffres distincts
de E et commençant par 1. En effet figure 1.1,
1.4.3 Permutation
1. Permutation sans répétition
Définition. une permutation de n éléments distinctse1 , · · · , en est un réarrangement ordonné,
sans répétition de ces n éléments.
Le nombre de permutations de n éléments distincts est
n! = n(n − 1) · · · 1.
Exemple. "a", "b" et "c" sont trois éléments. Les arrangements possibles sont abc, acb, bac,
bca, cab, cba. Le nombre de permutation est donc 3! = 6.
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7!
P7 = = 420 mots possibles.
2!3!
1.4.4 L’arrangement
1. Arrangement sans répétition
Définition. Un arrangement sans est une permutation de k éléments pris parmi n éléments
distincts (k ≤ n). Les éléments sont pris sans répétition et sont ordonnés.
Le nombre de permutations de k parmi n est noté
• 0 si k > n.
n!
• Akn = si k ≤ n.
n − k!
Exemple. Les arrangements de 2 éléments pris dans {1, 2, 3, 4} sont
{1, 2}, {1, 3}, {1, 4}, {2, 1}, {2, 3}, {2, 4}, {3, 1}, {3, 2}, {3, 4}, {4, 1}, {4, 2}, {4, 3}.
Akn = nk ave k ≤ k ≤ n.
Exemple. Construire un chiffre de 2 chiffres avec répétition pris dans {1, 2, 3} sont
{1, 2}, {1, 3}, {2, 1}, {2, 3}, {3, 1}, {3, 2}, {1, 1}, {2, 2}, {3, 3}.
A23 = 32 .
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1.4.5 Combinaison
1. Combinaison sans répétition
Définition. Une combinaison de k éléments pris dans un ensemble à n éléments distincts est
un sous-ensemble à k éléments de cet ensemble. Les éléments sont pris sans répétition et ne
sont pas ordonnés.
Le nombre de combinaisons de k parmi n est noté
n!
Cnk = .
(n − k)!k!
qui est appelé coefficient binomial.
Exemple. les combinaisons de 2 éléments pris dans {1, 2, 3, 4} sont {1, 2}, {1, 3}, {1, 4},
{2, 3}, {2, 4}, {3, 4}. Il y en a C42 = 6.
k (n + k − 1)!
Cn+k−1 = .
(n − 1)!k!
On a donc 36 événements élémentaires qui ont chacun la même probabilité d’apparaître, soit
1/36. On veut connaître la probabilité de l’événement A: "la somme des dés vaut 8". On
remarque que
A = {(2, 6), (6, 2), (3, 5), (5, 3), (4, 4)} , P (A) = 5/36.
Maintenant on cherche toujours la même probabilité P (A), mais on sait déjà que le premier
dé donne un 3. On note B l’événement: "le premier dé vaut 3". Que vaut alors la probabilité
que B sachant que le premier dé vaut 3? La probabilité recherchée est appelée probabilité
conditionnelle de A sachant B .
Définition. Soient P une probabilité sur un ensemble Ω, A et B deux événements. On suppose
que l’événement B étant de probabilité non nulle. La probabilité de l’événement A sachant que
l’événement B est réalisé est notée pB (A) (ou aussi p(A \ B)). Elle est donnée par la formule
P (A ∩ B)
P (A \ B) = .
P (B)
On dit aussi probabilté de A si B est vraie.
December 6, 2025
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Exemple. On jette un dé deux fois de suite. Quelle est la probabilité d’obtenir un total in-
férieur à 5 sachant que l’on a obtenu 2 au premier jet? Soit Ω l’ensemble des rśultats, alors
Ω = {(i, j), i, j ∈ {1, 2, 3, 4, 5, 6}}.
Ainsi card(Ω) = 36. Soit A = {l’événement obtenir 2 au premier jet}
Alors
A = {(2, 1), (2, 2), (2, 3), 2, 4), 2, 5), 2, 6)},
alors card(A) = 6 et
6 1
P (A) = =
36 6
Soit
B = {l’événement "la somme des deux nombres obtenus est inférieure à 5"}
B = {(1, 1), (1, 2), (1, 3), (2, 1), (2, 2), (3, 1)}, B ∩ A = {(2, 1), (2, 2)}, Card(A ∩ B) = 2.
Alors
card(A ∩ B) 2 1
P (A ∩ B) = = =
card(Ω) 36 18
P (B ∩ A) 1
La probabilité cherchée est: P (B/A) = = .
P (A) 3
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Probabilité et Statistique [Link]
•
S
Ai = Ω.
i∈I
Le Théorème de BAYES permet de terminer la probabilité pour un événement qui est sup-
posé déja realisé soit dût a une certaine cause qu’à une autre.
P (Aj ) × P (B|Aj )
P (Aj |B) = p .
P
P (Ai ) × P (B|Ai )
i=1
2. On choisit une pièce au hasard à la sortie de l’usine et on voit qu’elle est défectueuse.
Calculez la probabilité de l’événement: "Cette pièce a été fabriquée par la machine B
En effet:
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Probabilité et Statistique [Link]
Exercice 1. Deux opérateurs de saisie, A et B, entrent respectivement 100 et 200 tableaux sur
informatique.
On prend un tableau au hasard. Il comporte des fautes. Quelle est la probabilité pour que A se
soit occupé de ce tableau?
On choisit une urne au hasard, on tire simultanément trois boules sans remise. Donner la
probabilité de tirer une troisième boule noire sachant que l’on a déjà tiré deux boules noires
avant.
Proposition.
(Démonstration en TD).
December 6, 2025
Probabilité et Statistique [Link]
1. Quelle est la probabilité d’avoir les deux machines en panne au même moment?
Exercice 5. Supposons que 23 personnes sont dans une même salle. Quelle est la probabilité
qu’au moins deux d’entre elles aient l’anniversaire le même jour? (On ne considérera pas les
années bissextile).
Exercice 6. Lors d"une loterie, 300 billets sont vendus aux enfants de l’école; 4 billets sont
gagnants. J’achète 10 billets, quelle est la probabilité pour que je gagne au moins un lot?
Exercice 7. Supposons que les faces d’un dé sont truquées de telle manière que les numéros
impairs ont chacun la même chance d’apparaitre, chance qui est deux fois plus grande que
pour chacun des numéros pairs. On jette le dé. Quelle est la probabilité d’obtenir un nombre
supérieur ou égal à 4?
Exercice 8. Dans une usine, on utilise conjointement deux machines M1 et M 2 pour fabriquer
des pièces cylindriques en série. Pour une période donnée, leurs probabilités de tomber en panne
sont respectivement 0, 01 et 0, 008. De plus la probabilité de l’événement "la machine M2 est
en panne sachant que M1 est en panne" est égale à 0, 4.
1. Quelle est la probabilité d’avoir les deux machines en panne au même moment ?
Exercice 9. Parrmi les étudiants d’un lycée, 40% suivent l’option A1 , 30% suivent l’option A2
et 30% suivent l’option A3 . Chaque étudiant suive une seule option. La proportion d’étudiants
qui n’ont pas la moyenne dans l’option A1 est de 10%, dans l’option A2 de 5% et dans l’option
A3 de 5%. On choisit un étudiant au hasard.
2. Sachant qu’il n’a pas la moyenne, calculer la probabilité a posteriori qu’il ait suivi l’option
A1 , A2 ou A3 .
Exercice 10.
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Chapter 2
Variables aléatoires
2.1 Introduction
La notion de variable aléatoire est la formulation mathématique qui assigne des valeurs aux
résultats d’une expérience aléatoire.
Définition. Une variable aléatoire (v.a) X est une fonction de l’ensemble fondamental Ω à
valeurs dans R,
X : Ω → ∆ ∈ R.
w → X(w)
Parmi les cas les plus fréquent, on a
1. Cas Discret: ∆ = {x1 , x2 , · · · , xn } cas finie.
2. Cas Continue: ∆ =]a, b[.
Exemple. On lance trois fois une pièce et on s’intéresse au nombre X de fois ou PILE appa-
raît. Il y a deux manières de formaliser cette phrase. À chaque valeur de X, on associe des
événements de Ω. Ainsi,
valeurs de X 0 1 2 3
événement {F F F } {P F F, F F P, F P F } {P P F, P F P, F P P } {P P P }
On peut d’emblée observer que les événements (X = 0), (X = 1), (X = 2) et (X = 3) sont
deux à deux disjoints, de plus ∪k (X = k) = Ω.
Proposition. Soient X et Y deux v.a sur Ω et λ ∈ R, alors:
X + Y, λX, XY, X − Y, sup(X, Y ) et inf (X, Y )
sont des v.a sur Ω.
16
Probabilité et Statistique [Link]
Définition. On appelle loi de probabilité d’une V.a X définie sur un ensemble fondamental
Ω; la donnée des probabilité P (X ∈ E) pour tout interval E ∈ R ou
P (X ∈ E) = {ω ∈ Ω; X(ω) ∈ E} = X −1 (E).
On remarque que
Exemple. nous avons déjà la liste de tous les événements élémentaires et ils sont équiprobables,
de probabilité 1/8. D’après la composition des événements [X = k], pour k = 0, · · · , 3, on
peut déduire facilement la loi de X.
valeurs de X 0 1 2 3
événement {F F F } {P F F }, {F F P }, {F P F } {P P F, P F P, F P P } {P P P }
probabilité 1/8 3/8 3/8 1/8
x ∈ R, P (X = x) = 0.
December 6, 2025
Probabilité et Statistique [Link]
FX : R → [0, 1]
x → P (X ≤ x).
On dit que deux variables aléatoires X et Y ont la même loi si elles ont la même fonction
de répartition FX = FY .
Proposition.
1. La fonction de répartition d’une variable discréte est constante par morceaux. Si X est
une variable discréte à valeurs dans {x1 , · · · , xn } avec x1 < · · · < xn alors pour x ∈ R
k
X
FX (x) = P (X ≤ x) = P (X = xi ), xk ≤ x < xk+1 .
i=1
Exemple.
X est le nombre de Face quand on lance trois fois une pièce. On a vu que la loi de X est
D’où,
0 si x<0
1/8 si 0≤x<1
FX (x) = 4/8 si 1≤x<2
7/8 si 2≤x<3
1 si x≥3
Pour une v.a. discrète, la fonction de répartition est une fonction en escalier, avec un saut
en chaque valeur k de X(Ω) et la hauteur de ces sauts est la probabilité P (X = k).
Proposition. Soit X une v.a admettant une densité f et soit F sa fonction de répartition.
Alors:
F ′ (x0 ) = f (x0 ).
December 6, 2025
Probabilité et Statistique [Link]
2.3 Moments
2.3.1 Espérance Mathématique
Une fois la loi d’une v.a. établie, on peut calculer, comme pour une série statistique, un
indicateur de position (l’espérance) et un indicateur de dispersion (la variance).
Définitions. L’espérance d’une variable aléatoire X est notée E[X]. Elle représente la
valeur moyenne prise par la variable X.
1. Si X est une variable discréte à valeurs dans ∆ = {x1 , · · · , xn }, son espérance est
k
X
E[X] = x1 P (X = x1 ) + · · · + xn P (X = xn ) = xi P (X = xi ).
i=1
2. Si X est une variable discréte à valeurs dans ∆ = {xi , i ≥ 1}, son espérance est
∞
X
E[X] = xi P (X = xi ).
i=1
3. Si X est une variable à densité f , lorsque l’intégrale est bien définie, son espérance est
Z +∞
E(X) = xf (x)dx.
−∞
Exemple. nous avons la loi du nombre X de PILE quand on lance trois fois une pèce.
3
X 1 3 3 1 3
E[X] = kP [X = k] = 3. + 2. + 1. + 0. =
k=0
8 8 8 8 2
Proposition.
2. Si X ≤ 0, alors E[X] ≤ 0.
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Probabilité et Statistique [Link]
2.3.2 Moments
Définition. Soit X une v.a. On appelle moment d’ordre k (k ≥ 1) de la v.a X, l’espérance
mathématique de la v.a X k
mk = E(X k ).
2.3.3 Variances
Définition. La variance mesure ainsi la déviation moyenne autour de la moyenne espérée
E[X], et est définie par
V ar(X) = E(X − E(X))2 ,
Proposition.
L’espérance d’une v.a. est la moyenne des valeurs que peut prendre X, pondérée par les
probabilités de ces valeurs. On appelle souvent l’espérance tout simplement moyenne de X:
elle correspond à une valeur moyenne autour de laquelle sont réparties les valeurs que peut
prendre X. L’écart-type (ou la variance) mesure la dispersion de la v.a. X autour de sa valeur
moyenne E[X].
L’espérance et sa variance ne dépendent de X qu’à travers sa loi: deux variables qui ont même
loi ont même espérance, même variance.
Exemple. Pour la loi du nombre X de PILE quand on lance trois fois une pèce. La variance
de X est égale à:
3
V ar(X) = E[X 2 ] − E[X]2 = k 2 P [X = k] − E[X]2
P
k=0 2
1 2 3 2 3 2 1 3
= 32 . + 2 . + 1 . + 0 . −
8 8 8 8 2
3
=
4
Exercice 11. La loi de probabilité d’une variable aléatoire X est donnée par le tableau suivant:
xi 1 2 3 4 5 6
P (X = xi ) a 2a 3a 3a 2a a
December 6, 2025
Probabilité et Statistique [Link]
0 si x < −1 ou x > 0
Exercice 12. On considère la fonction f définie par: f (x) = x + 1 si x ∈ [−1; 0]
−x + 1 si x ∈ [0; 1]
3. Écrivez en fonction de F puis calculer p(X < −0, 5); p(0, 5 ≤ X ≤ 0, 5), p(X > 0, 25).
4. Montrez que X admet une espérance et une variance que l’on déterminera.
Preuve. : on peut appliquer la formule des probabilités totales car les événements {[Y = j]}j
forment une partition de Ω.
December 6, 2025
Probabilité et Statistique [Link]
Exemple. On lance deux dés équilibrés et on note X et Y les deux chiffres obtenus. Soit
Z = X + Y . Quelle est la loi de Z ?
On a Z(Ω) = {2, 3, 4, · · · 12}. les événements {X = i}, pour (1 ≤ i ≤ 6), forment une partition
de Ω. Alors, en utilsant le théorème des probabilités totales, on obtient
6
P
P [Z = j] = P [Z = j/X = i]P [X = i]
i=1
6
1X
= P [X + Y = j/X = i]
6 i=1
6
1X
= P [Y = j − i/X = i]
6 i=1
6
1X
= P [Y = j − i]
6 i=1
December 6, 2025
Chapter 3
Loi de probabilité
P (X = 1) = p; P (X = 0) = 1 − p.
On dit alors que Y suit une loi de Bernoulli de paramètre p, notée B(p). La v.a. Y a pour
espérance p et pour variance p(1 − p). En effet,
E[Y ] = 0 × (1 − p) + 1 × p = p
et
V ar(Y ) = E[Y 2 ] − E[Y ]2 = 02 × (1 − p) + 12 × p − E[Y ]2 = p(1 − p).
2. Pour chaque épreuve, la probabilité d’un succées est la même, notons P (S) = p et P (E) =
q = 1 − p.
3. Les n épreuves sont indépendantes: la probabilité d’un succés ne varie pas, elle ne dépend
pas des informations sur les résultats des autres épreuves.
On note X le nombre de succés obtenus à l’issue des n épreuves d’un schéma de Bernoulli.
Alors on dit que X suit une loi binomiale de paramètres (n, p), notée B(n, p). Cette loi est
donnée par: On a
23
Probabilité et Statistique [Link]
Proposition. Si X est une v.a. de loi B(n, p), l’espérance de X vaut E(X) = np et sa
variance V ar(X) = np(1 − p).
Exemple. Un nouveau traitement résout le problème de fragilité d’un matériel dans 50% des
cas. Si on essaye sur 15 objets, quelle est la probabilité pour qu’au plus 6 de ces objets soient
résistants, pour que le nombre d’objets résistants soit compris entre 6 et 10,
On suppose que les résultats concernant les 15 objets sont indépendants. Soit X le nombre
d’objets résistants à la suite du nouveau traitement. Alors X suit une loi B(15, 0 : 5) et On a
la probabilité qu’un objet soit résistant est p = 0.5, alors
• la probabilité pour qu’au plus 6 de ces objets soient résistants:
P [X ≤ 6] = P [X = 0] + P [X = 1] + · · · + P [X = 6]
= C1 50 (0.5)0 (1 − 0.5)15 + C1 51 (0.5)1 (1 − 0.5)14 + · · · + C1 50 (0.5)6 (1 − 0.5)9
= 0.304.
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a+b (b − a)2
E(X) = , V ar(X) = .
2 12
Exercice: Soit X de loi uniforme sur [0, 10]. Calculer P [X < 3], P [X > 6], P [3 < X <
8].
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3.2.3 Loi Normale (ou loi Gaussienne), N (σ, m), avec m ∈ R, σ > 0
réel.
La loi Normale est une loi centrale dans la théorie des probabilités. Elle est notamment très
utilisée en statistique. Une grandeur influencée par un grand nombre de paramètres indépen-
dants est souvent modélisée par une loi normale (par exemple, les erreurs de mesures lors d’une
expérience).
Définition. Une v.a. X suit une loi normale La loi normale centré réduite N (0, 1), si sa
densité f est donnée par
x2
1 −
f (x) = √ e 2 , avec x ∈ R.
2π
La courbe de la densité de la loi normale N (0, 1) porte le nom de "courbe en cloche".
Elle tend vers 0 en l’infini, est croissante sur R, puis décroissante. Elle admet donc un maxi-
mum en 0. On peut voir aussi qu’elle est symétrique, de centre de symétrie 0.
Proposition. La v.a. X est centrée, c’est-à-dire de moyenne nulle, et réduite, c’est- à-dire de
variance 1. De plus, −X suit encore une loi normale centrée réduite.
Utilisation des tables
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puis on lit les probabilités dans la table si a et b sont positifs. Pour trouver P [X ≤ −x] quand
x > 0, on utilise le fait que X et −X ont même loi :
(x − m)2
1 −
f (x) = √ e 2σ 2 , pour tout x ∈ R.
σ 2π
X −m
Proposition. Si X suit une loi normale N (m, σ), Z = suit une loi normale centrée
σ
réduite N (0, 1).
Preuve. soient deux réels a < b.
X −m
P [a ≤ Z ≤ b] = p[a ≤ ≤ b]
σ
= p(m + aσ ≤ X ≤ m + bσ]
Z m+bσ (x − m)2
1 −
= √ e 2σ 2 dx
m+aσ σ 2π
X −m
Changement de variable: z =
σ
Z b
x2
1 −
P [a ≤ Z ≤ b] = √ e 2 dx.
a 2π
on en déduit que Z suit une loi normale centrée réduite N (0, 1).
Proposition. Si X suit une loi normale N (m, σ), alors
E[X] = m, V ar(X) = σ 2 .
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P [X = −1] = 0, 2, P [X = 0] = 0, 1, P [X = 4] = 0, 3; P [X = 5] = 0, 4.
Exercice 16. On lance deux dés. Modéliser l’expérience. Quelle est la probabilité pour obtenir
au moins un 4? Quelle est la probabilité pour que le plus petit donne un nombre inférieur ou
égal à 4? Quelle est l’espérance de la somme des deux dés?
Exercice 17. Une boîte contient 4 boules rouges, 3 boules vertes et 7 boules jaunes. On tire
simultanément 2 boules de la boîte et on suppose que les tirages sont équiprobables.
2. On répète 10 fois l’épreuve précédente en remettant les 2 boules tirées dans la boîte, après
chaque tirage. Les 10 épreuves aléatoires élémentaires sont donc indépendantes. On note
X la variable aléatoire qui, à chaque partie de 10 épreuves, associe le nombre de fois où
l’événement A est réalisé.
(a) Expliquez pourquoi X suit une loi binomiale. Donner les paramètres de cette loi.
(b) Donnez une loi de probabilité de X en complétant, après l’avoir reproduit, le tableau
suivant, dans lequel on fera figurer des valeurs approchées arrondies avec un seul
chiffre différent de zéro.
(c) Calculez l’espérance mathématique E(X) . Que représente E(X)?
Exercice 18. 3% des bouteilles d’eau fabriquées par une usine sont défectueuses. On appelle
X la variable aléatoire qui, à tout lot de 100 bouteilles prises au hasard, associe le nombre de
bouteilles défectueuses. On admet que X suit une loi de Poisson de paramètre 3. Trouvez la
probabilité de chacun des 3 événements suivants:
Exercice 19. On considère une urne contenant 3 boules blanches et 7 boules noires. On tire
successivement et sans remise les dix boules de l’urne. On note X1 le numéro du tirage où l’on
obtient une boule blanche pour la première fois. Déterminez la loi de X1 .
Exercice 20. On jette un dé ordinaire jusqu’à ce que le 1 apparaisse pour la première fois
et on appelle X la variable aléatoire égale au nombre de coups nécessaires pour obtenir ce 1.
Déterminer la loi de probabilité de X.
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Exercice 21. Un réceptionniste reçoit en moyenne deux appels par heure. S’il s’absente une
heure, quelle est la probabilité qu’il ne rate aucun appel? Et quelle est la probabilité qu’il en
rate un?
Exercice 22. La variable aléatoire X suit une loi normale N (20; 5). Calculer
1. p(X ≤ 28).
2. p(X ≥ 28).
3. p(X ≤ 12).
4. p(X ≥ 12).
5. p(12 ≤ X ≤ 28).
Exercice 23.
2. Montrer qu’une somme de deux variables aléatoires indépendantes suivant chacune une
loi de Poisson (de paramètre respectif λ et µ) suit encore une loi de Poisson.
Exercice 24. Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes de lois respectives B(n, p)
et B(n′ , p). Quelle est la loi de la somme X + Y ?
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Chapter 4
L’étude de couples de variables aléatoires est l’étude simultanée de deux variables aléatoires.
(X, Y ) : Ω −→ R2
Exemple. On lance simultanément deux dés , et on note X le plus grand des deux chiffres
obtenus et Y le plus petit.
Remarque. Certaines des probabilités P ((X = i) ∩ (Y = j))) peuvent être nulles, même si
P (X = i) et P (Y = j) sont toutes les deux non nulles.
Exemple. Une urne contient 3 boules blanches, 4boules vertes et 5 boules bleues. On tire 3
boules dans l’urne et on note X le nombre de boules blanches obtenues et Y le nombre de boules
vertes. On a ici
X(Ω) = {0, 1, 2, 3} et Y (Ω) = {0, 1, 2, 3}.
On ne peut bien sûr avoir X + Y > 3 puisqu’on ne tire que trois boules. Alors, on a
30
Probabilité et Statistique [Link]
Y
0 1 2 3
X
1 3 3 1
0 22 22 44 220
4 6 3
1 22 22 55
0
3 9
2 22 110
0 0
1
3 55
0 0 0
Remarque. On note parfois l’évenement (X = i) ∩ (Y = j) sous la forme (X, Y ) = (i, j)
Proposition. Les événements (X = i)∩(Y = j) pour i parcourant X(Ω) et j parcourant Y (Ω)
forment un système complet d’événements. On a
X
P ((X = i) ∩ (Y = j)) = 1
i∈X(Ω), j∈Y (Ω)
Exemple. Prenant l’exemple précédent. Pour connaitre les lois marginales à partir du tableau
précédemment établi, c’est très simple, il suffit de faire les sommes des lignes du tableau (pour
la loi Y ) ou des colonnes (pour celle X). En effet
Y
0 1 2 3 P (X = i)
X
1 3 3 1 14
0 22 22 44 220 55
4 6 3 28
1 22 22 55
0 55
3 9 12
2 22 110
0 0 55
1 1
3 55
0 0 0 55
21 27 27 1
P (Y = j) 55 55 220 220
1
Exemple.
• Une urne contient 3 boules blanches et 4 boules noires. On tire deux boules de l’urne.
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Probabilité et Statistique [Link]
P ([X = i] ∩ [Y = j])
∀i ∈ X(Ω), P [Z = i] = P[Y =j] [X = i] = .
P [Y = j]
On définit de même les lois conditionnelle de Y sachant X = i.
P ([X = i] ∩ [Y = j])
P [Z = i] = P[X=i] [Y = j] = .
P [X = i]
Preuve: On peut appliquer la formule des probabilités totales car les événements [Y = j]
forment une partition de Ω.
P (X = xi et Y = yj ) = P (X = xi )P (Y = yj ).
Exemples.
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Probabilité et Statistique [Link]
2. Par contre, toujours dans le cas de l’inépuisable lancer de deux dés, si on prend pour X la
somme des deux dés et pour Y leur produit, les deux variables ne sont pas indépendantes.
On a par exemple
1 5 1
P ((X = 8) ∩ (Y = 15)) = , P ((X = 8) = et P (Y = 15)) = .
18 36 18
Cas de n variables
Définition. (Variables aléatoires indépendantes: Cas de n variables)
• On dit que (Xn )n∈N est une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes si
pour tout n ∈ N les variables aléatoires X0 , · · · , Xn sont mutuellement indépendantes.
• Pour le premier jeu, par la variable aléatoire X qui prend les valeurs 1 et 2.
• Pour le second jeu, par la variable aléatoire Y qui prend les valeurs −2, 3 et 4.
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Probabilité et Statistique [Link]
Par exemple, l’évènement {(X = 1) ∩ (Y = −2)} signifie qu’on a gagné 1dh au premier jeu et
perdu 2dh au deuxième jeu.
Considérons la variable aléatoire somme X + Y donnant le gain total cumulé aux deux jeux.
Alors le support de la variable aléatoire
En effet, on a par exemple X + Y = 0 avec {(X = 2) ∩ (Y = −2)}. Par ailleurs, pour calculer
par exemple, la probabilité de l’évènement X + Y = 5, on cherche toutes les sommes X + Y
égales à 5. On a ainsi:
P (X + Y = 5) = P (X = 1) ∩ (Y = 4)) + P (X = 2) ∩ (Y = 3))
P (X + Y = 5) = P (X = 1) × P (Y = 4) + P (X = 2) × P (Y = 3).
Exercice 25. On lance deux dés équilibrés et on note X et Y les deux chiffres obtenus. Soit
Z = X + Y . Quelle est la loi de Z ?
Y
0 1 P (x = i)
X
0 2/7 2/7 4/7 E(X) = 3/7, E(Y ) = 3/7,
1 2/7 1/7 3/7
P (Y = i) 4/7 3/7 1
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4.7.2 Corrélation
Définition. On définit le coefficient de corrélation d’un couple (X; Y) par:
cov(X; Y )
corr(X; Y ) = ρ(X; Y ) =
σX σY
On a toujours ρ(X, Y ) ∈ [−1, 1]. Plus |ρ(X, Y )| est proche de 1 plus la dépendance entre
les variables X et Y est forte.
Exercice 26. On considère deux Tirages indépendants et uniformes dans {1, 2, 3, 4}. X = T1
(résultat de premier tirage) et Y = max(T1 , T2 ).
1. Déterminer la loi conjointe du couple (X, Y ), les lois marginales, ainsi que leurs es-
pérances.
2. Calculer Cov(X, Y ). Les v.a.r. X et Y sont-elles indépendantes?
3. Déterminer les lois conditionnelles de Y sachant (X = k).
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Probabilité et Statistique [Link]
2. En déduire la loi de Y .
3. Calculer l’espérance de Y .
Exercice 28. Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N ∗ N, telles que:
a
P ((X = i) ∩ (Y = j)) =
2i+j
pour tous (i, j) ∈ N∗ .
1. Calculer a.
3. X et Y sont-elles indépendantes?
Exercice 29. Soit X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la même loi géométrique
de paramètre p ∈]0, 1[. On pose Z = min(X, Y ) et q = 1−p. Soit en outre n un entier stricte-
ment positif.
1. Calculer P (X ≥ n).
Exercice 30. On suppose que le nombre N d’enfants dans une famille suit une loi de Poisson
de paramètre λ > 0. On suppose qu’à chaque naissance, la probabilité que l’enfant soit une
fille est p ∈]0, 1[ et celle que ce soit un garçon est q = 1 − p. On suppose aussi que les sexes
des naissances successives sont indépendants. On note X la variable aléatoire correspondant
au nombre de filles par familles, et Y celle du nombre de garçons.
Exercice 31. Soit n et N deux entiers non nuls. Une urne contient n jetons numérotés de 1
à n. On effectue N tirages avec remise dans cette urne. Soit Fi le nombre de fois que le jeton
n
P
i a été tiré. Calculer la loi de Fi , son espérance et sa variance. On pose F = Fi . Calculer
i
la loi de F , son espérance, sa variance.
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