0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues7 pages

Comprendre l'acné : causes et traitements

L'acné est une maladie inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, touchant principalement les adolescents et pouvant persister à l'âge adulte, avec des facteurs pathogéniques incluant la dysséborrhée, l'hypercornification, la dysbiose et l'inflammation. Les traitements varient selon la sévérité, allant des topiques comme les rétinoïdes et le peroxyde de benzoyle à l'isotrétinoïne pour les cas sévères, tout en prenant en compte les effets secondaires et la nécessité d'une contraception. L'acné peut également avoir des répercussions psycho-sociales importantes, soulignant l'importance d'une prise en charge adaptée.

Transféré par

beberirabe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues7 pages

Comprendre l'acné : causes et traitements

L'acné est une maladie inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, touchant principalement les adolescents et pouvant persister à l'âge adulte, avec des facteurs pathogéniques incluant la dysséborrhée, l'hypercornification, la dysbiose et l'inflammation. Les traitements varient selon la sévérité, allant des topiques comme les rétinoïdes et le peroxyde de benzoyle à l'isotrétinoïne pour les cas sévères, tout en prenant en compte les effets secondaires et la nécessité d'une contraception. L'acné peut également avoir des répercussions psycho-sociales importantes, soulignant l'importance d'une prise en charge adaptée.

Transféré par

beberirabe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ACNE

[Link]:
L’acné est une maladie inflammatoire chronique du follicule pilosébacé.
Résulte d’une Dysséborrhée androgénodépendante, siege preferentil au niveau
de la face, cou, thorax et le dos avec plus ou mois la participation des phylotypes
proinflammatoires d’une bactérie : Cutibactérium acnes.
Elle est caractérisée par une hyperséborrhée, des lésions non inflammatoires
(rétentionnelles) : comédons ouverts et fermés et des lésions inflammatoires :
papules, pustules, nodules.
Les traitements topiques : rétinoïdes, peroxyde de benzoyle et antibiotiques
utilisés seuls ou en association peuvent améliorer l’acné légère à modérée.
L’association d’une contraception orale anti androgénique peut améliorer l’acné
chez la femme.
L’isotrétinoïne orale est le traitement le plus efficace dans l’acné, mais lûtilisation
doit etre limitee conus par ses effets secondaires et par sa tératogénicité.
L'acné peut avoir un retentissement psycho-social qu'il est important de ne pas
sous-estimer

II. Epidémiologie :
motif de consultation frequent en dermatologie dans les pays occidentaux.
La prévalence de l’acné varie selon les études de 60 à 100% des adolescents,. Age :
la fréquence de l’acné dans la population augmente avec l’âge. pic à 18-19 ans.
Forme tardive (au-delà de 25 ans) dans 20 à 50% surtout chez les femmes.
Garçons : plus tardive de 1 à 2 ans par rapport aux filles

[Link] :
4 facteurs pathogéniques majeurs sont impliqués :
1. L’Dysséborrhée :
C’est une altération de la production de sébum. Le lien entre androgènes
(testostérone et DHEA), Dysséborrhée, et apparition de lésions d’acné est bien
établi. Ceci est rarement dû à une hyperandrogénie, mais peut s’expliquer, d’une
part, par une hypersensibilité des récepteurs aux androgènes présents au niveau
de la glande sébacée et, d’autre part, par une hyperactivité des systèmes
enzymatiques assurant la production intracellulaire d’androgènes.
2. Hypercornification (hyperkératinisation) de l’infundibulum pilaire :

secondaire à l’accumulation des kératinocytes qui, avec le sébum forment un


bouchon, le microcomédon qui obstrue le canal pilosébacé.

3. Dysbiose / Cutibactérium acnes (ancien Propionibacterium acnes) :

Prolifération au niveau de l’infundibulum pilaire, sous l’effet de la dyssbiose et


autres facteurs, de certains phylotypes pro-inflammatoire de C .acnes ce qui
assure le développement et le maintien de la réaction inflammatoire.

4. Inflammation :
La combinaison de kératine, sébum et C. acnes, entraine la libération des
médiateurs pro-inflammatoire et le chimiotactisme des cellules de l’inflammation.

IV. Facteurs influençant les lesions/les poussees d’acne


• Le stress,
• L’alimentation Le rôle de l’alimentation est parfois évoqué par les patients et/ou
leur entourage dans les poussées d’acné.
• Le soleil
• Les cosmétiques, l’utilisation de cosmétiques gras, occlusifs, favorise l’apparition
et constitue un facteur d’aggravation de l’acné sur les zones d’application de ces
produits

[Link]
a) Lésions élémentaires :
- Séborrhée :
Elle est la condition préalable au développement des lésions acnéiques. La peau a
un toucher gras et un aspect huileux et brillant : le nez, le front, les joues, haut du
thorax.
b)Lésions rétentionnelles : Elles sont de deux types.
-Comédons ouverts : Ce sont les « points noirs » de 1 à 3 mm situés dans les
orifices des follicules sébacés. La couleur noire est due à l’oxydation des graisses
et au dépôt de mélanine.

-Comédons fermés: Ce sont de petites élevures blanches («points blancs») de 2-3


mm, siégeant dans les mêmes localisations. Ils correspondent à l’accumulation,
dans l’entonnoir fermé d’un follicule sébacé, de sébum, de kératine mélangés à
des colonies bactériennes. Ils peuvent s’ouvrir donnant des comédons ouverts ou
subissent une inflammation et donnant des lésions inflammatoires.

c)Lésions inflammatoires.:Elles sont de trois types.


-Papules : Ce sont des élevures rouges, fermes, parfois douloureuses, d’un
diamètre inférieur à 5 mm, pouvant évoluer vers la résorption ou la formation de
pustules.
-Pustules : Ce sont habituellement des papules à contenu purulent jaune,
apparaissant à leur partie apicale.

-Nodules : lésions profondes, fermes et franchement douloureuses, de taille >


5mm, ayant souvent une évolution vers l’abcédation, la fistulisation et la
formation de cicatrices.
D)Les cicatrices atrophiques
sont les plus fréquentes, se présentent sous forme d’une dépression de la surface
cutanée par perte de substance reposant sur un socle scléreux.
VI. Formes cliniques : Selon :
• la topographie • l’âge • le type lésionnel • l’étiologie
1. Formes topographiques : le plus souvent associés à une acné de la face
- Acné du dos : soit Limitée au haut du dos ; soit descendant à la ceinture ;
- L’acné thoracique antérieure ;
- L’acné située sur les autres sites : cou, nuque, régions deltoïdiennes, membres.
[Link] selon le type lésionnel :

Acné conglobata:
Grave, Homme jeune ++, Visage puis extension au tronc, Toutes les lésions
élémentaires existent ( nodules,surtout kyste qui fistulisent) abcès, cicatrices
datrophique, brides rétractiles,ulcérations hémorragiques

Acné fulminans :
− Homme ++, Multiples nodules inflammatoires et suppuratifs ou évoluant vers
des ulcérations nécrotiques.
− Il y a surtout des signes généraux : température : 39 à 40°, douleurs musculaire,
articulaire, AEG, hyperleucocytose, érythème noueux manifestations
rhumatologiques.
3. Formes selon l’âge :
− L’acné du nouveau-né, du nourrisson, l’acné infantile (< 8 ans) − L’acné
prépubertaire : 8 – 11 ans
− L’acné de l’adulte
[Link]é de cause hormonale :
− Endocrinopathie: perturbation des hormones thyroidiens et androgeniques
5. Forme particulière :
acné iatrogène: peut etre en raport avec les medicaments suivants
− Corticoïdes : topiques, inhalés, oraux.
− Antiépileptiques : phénobarbital, diazépam, hydantoïne.
− Médicaments à usage psychiatriques : imipramine, lithium…
− Antituberculeux : isoniazide, rifampicine
− Immunosupresseurs : azathioprine, ciclosporine, sels d’or, vinblastine
− Vitamines : D, B12

VI. Classification de l àcné


La sévérité s’évalue grâce à des échelles, en particulier la GEA (Global Evaluation
Acne) qui distingue 5 grades de sévérité ;
 0 : absence de lésions : Une pigmentation résiduelle et des rougeurs
(érythèmes) peuvent être présentes
 1 : pratiquement pas de lésions : Rares points noirs ou blancs (comédons)
dispersés et rares papules
 2 : légère (moins de la moitié du visage atteint) : Quelques points noirs ou
blancs (comédons) et quelques papulo-pustules
 3 : modérée (plus de la moitié du visage touché): Nombreux papulo-
pustules et points noirs ou blancs (comédons).un nodulepeut être présent

 4 : sévère : tout le visage est atteint, avec de nombreuses lésions ;


 5 : très sévère : lésions très inflammatoires sur l’ensemble du visage.

VII. facteurs de gravite


 L’atteinte du thorax ;
 La présence de cicatrices ;
 Des antécédents familiaux d’acné sévère ;
 Un début à un âge précoce ;
 Une résistance aux traitements ;
 Des rechutes à l’arrêt des traitements ;
 Une évolution au-delà de l’âge de 25 ans ;
 Le stress

VIII. Ttraitement
Làcne retentionnelles relèvent plutôt d’un traitement local par rétinoïdes. Les
acnés à prédominance inflammatoire, également traitées localement en première
intention, (peroxyde de benzoyle et antibiotique topique) nécessitent un
traitement systémique en cas de non-réponse ou réponse partielle au traitement
topique seul ou en cas d’extension des lésions au tronc.
 En cas d’acné sévère, initier un traitement par isotrétinoïne par voie orale
(CURACNE°) mais cela demande un bilan préalable soigneux et une
surveillance biologique stricte ainsi qu’une contraception garantie tout au
long du traitement.

Tableau: traitement par classe


Degré de
Traitement
sévérité
Acné légère  Traitement local
Le traitement d’attaque de première intention sera local Le
peroxyde de benzoyle et les rétinoïdes sont les deux
principaux types de molécules proposés en traitement local.
Acné  Traitement local
moyenne à ou
sévère  Traitement local associé à une antibiothérapie
On peut débuter d’emblée un traitement local associé à
une antibiothérapie (doxycycline ou lymécycline) par voie
orale.
Acné très  Isotrétinoïne
sévère S’il existe un risque cicatriciel important, prescrire en
première intention de l’isotrétinoîne (Roaccutane®)
Regles a respecter
• il ne faut pas manipuler les comédons ;
• les « nettoyages de peau » ne peuvent être qu’un complément éventuel au
traitement ;
• il est inutile, voire préjudiciable de passer un antiseptique sur les lésions
• le soleil réduit transitoirement le caractère inflammatoire des lésions, mais il
facilite la comédogenèse en épaississant la peau et l’amélioration estivale est
généralement suivie d’une poussée d’acné en automne ;
• les effets du traitement ne sont jamais rapides : il faut 2 à 3 mois en moyenne
pour obtenir un résultat appréciable. Le patient doit en être prévenu ainsi que des
effets secondaires.

Vous aimerez peut-être aussi