Les capteurs
SYSTÈMES DE SUPERVISION INDUSTRIELLE
Techniques de supervision : les capteurs
Les capteurs sont des dispositifs qui mesurent des grandeurs physiques telles que la
température, la pression, le débit, la vitesse, une position, etc., et convertissent ces mesures en signaux électriques ou
numériques compréhensibles par le système de contrôle-commande.
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Techniques de supervision : les capteurs
Le capteur transmetteur est constitué de trois éléments principaux:
• Le corps d’épreuve : élément mécanique qui réagit par déformation ou déplacement.
• L’élément de transduction : élément sensible lié au corps d’épreuve. Il traduit les réactions du corps d’épreuve en une
grandeur électrique ou pneumatique.
• Le Convertisseur : Son rôle est de transformer le déplacement mécanique (ou la déformation) en une grandeur
pneumatique, électrique ou numérique standardisée pouvant être transmise à un récepteur (exemple : DCS ou
régulateur local pneumatique)
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Techniques de supervision : les capteurs
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Techniques de supervision : les capteurs
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Techniques de supervision : les capteurs
TECHNIQUES DE SUPERVISION INDUSTRIELLE
les capteurs : les capteurs de Température
La température d’un système reflète l’agitation thermodynamique des particules qui le constituent. On mesure souvent
celle-ci en « degrés » et plusieurs échelles sont utilisées dont le :
- Kelvin : noté K et défini par le point triple de l’eau qui vaut 273,16 K et le zéro absolu thermodynamique à 0 K
;
- degré Celsius : noté °C et défini par le point triple de l’eau défini comme valant 0,01 °C et le zéro absolu
thermodynamique à -273,15 °C ;
- degré Fahrenheit : noté °F et défini par les températures de la glace fondante (32 °F) et de l’eau bouillante (212
°F) toutes deux sous une pression d’une atmosphère.
Notez que par définition une variation d’un degré Celsius est égale à une variation d’un Kelvin. Pour passer d’une échelle à
l’autre, on utilise les relations suivantes :
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les capteurs : les thermocouples
Un thermocouple est un capteur de température constitué d’un assemblage de deux métaux différents soudés ensemble à
leurs extrémités. Ces deux soudures sont appelées des jonctions. Ensuite, un des deux métaux est coupé et l’on mesure la
tension aux bornes de cette coupure.
Le physicien allemand Thomas Johann Seebeck (1770-1831) a découvert en 1821 que, lorsque la température des deux
jonctions est différente, une différence de potentiel est créée, ce que l’on nomme maintenant l’effet Seebeck. On note les
températures des deux jonctions T1et T2 respectivement et par convention, on appelle la jonction à la température T1 {T1
< T2) jonction froide et celle à la température T2 jonction chaude.
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les capteurs : les thermocouples
L’avantage des thermocouples est que le capteur est actif et fournit directement une tension exploitable. De plus, il s’agit
d’un capteur extrêmement robuste car consistant simplement en deux métaux soudés, on peut donc s’en servir dans des
plages de me sure très larges, typiquement de -200 à +1500 °C.
Plages de mesure et sensibilités des familles de thermocouples.
Ces capteurs sont classés en différentes familles selon les types de
métaux employés dans leur constitution. Chacune de ces familles est
désignée par une lettre, les huit plus courantes étant :
- B : planite-rhodium (70 % - 30 %) et platine-rhodium (94 % - 6 %) ;
- - E : nickel-chrome (90 % - 10 %) et nickel-cuivre (55 % - 45 %) ;
- J : fer (100 %) et nickel-cuivre (55 % - 45 %) ;
- K : nickel-chrome (90 %-10 %) et nickel-aluminum-silicone (95 %-
5 %-traces) ;
- N : nickel-chrome-silicone (84,5 %-14 %-1,5 %) et nickel-silicone-
magnésium (95,4 %-4,5 %-0,1 %);
- R : platine-rhodium (87 % - 17 %) et platine (100 %) ;
- S : platine-rhodium (90 % - 10 %) et platine (100 %) ;
- T : cuivre (100 %) et nickel-cuivre (55 % - 45 %)
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les capteurs : les thermocouples
Les thermocouples souffrent par contre de deux inconvénients majeurs : la tension de sortie est souvent très faible
(typiquement la sensibilité d’un thermocouple est de l’ordre de quelques pV/°C) et ensuite, on a besoin d’une température
de référence, or il n’est pas pratique industriellement de transporter un seau de glace fondante à chaque fois que l’on
souhaite mesurer une température avec le capteur (!).
Un circuit de compensation électronique permet de
pallier ces deux inconvénients. Avec ce circuit, on se
sert du fait que la tension de seuil d’une diode
classique dépend de la température de celle-ci (cette
variation est de l’ordre de 2 mV/°C). On ajuste à l’aide
d’un pont diviseur (R2 et R3) cette variation à celle du
thermocouple et un amplificateur d’instrumentation
calcule la tension de mesure en conséquence. Cet
amplificateur permet aussi d’augmenter l’amplitude de
sortie en tension du capteur (R4 et R5). Néanmoins, la
précision de la mesure ne peut alors être meilleure que
celle de la diode et le temps de réponse du capteur est
aussi limité par celle-ci.
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les capteurs : les thermistances
Une thermistance est une résistance dont la va leur varie significativement en fonction de sa température.
Les thermistances courantes sont généralement faites de céramiques ou de polymères. Plus rarement, elles sont constitués
de métaux en fil ou en film entourant un noyau souvent en verre. Si la résistance du composant augmente avec la
température, on parle de thermistance à coefficient de température positif (CTP), sinon de thermistance à coefficient de
température négatif (CTN). Ce dernier type est de loin le plus courant.
Thermistances NTCLE100E3103JB0 (CTN de 3,3 kQ).
La caractéristique des thermistances courantes est très non
linéaire et porte le nom d’équation de Steinhart-Hart :
1 3 (R)
= 𝑎 + 𝑏 𝑙𝑛 𝑅 + 𝑐 𝑙𝑛
𝑇
où T est la température de mesure (exprimée en Kelvin
usuellement pour les thermistances), R la résistance en Ω
du composant et (a, b, c) des constantes caractéristiques
dont des valeurs typiques sont :
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les capteurs : les thermistances
Ces valeurs typiques donnent la caractéristique suivante :
Dans la zone de sensibilité maximale (là où la variation de résistance est
la plus grande), le gain de ce type de capteur est très important, ce qui est
généralement un avantage surtout en comparaison avec celui des
thermocouples. En revanche, comme il s’agit d’un capteur résistif avec
une grande résistance, il a tendance à capter très facilement les bruits
électromagnétiques. Il est par exemple déconseillé de l’employer à
proximité d’un moteur électrique sans employer de filtre. De plus, comme
il faut faire passer un courant dans la thermistance pour pouvoir mesurer
sa résistance, celle-ci va s’échauffer par effet Joule et fausser la mesure. Thermistances NTCLE100E3103JB0 (CTN de 3,3 kQ).
Ce courant doit donc être le plus faible possible pour minimiser cette
erreur mais dès lors, le bruit sur la mesure peut devenir prépondérant...
Remarquez aussi que souvent la loi de Steinhart-Hart est exprimée par
rapport à une résistance de référence (typiquement celle du composant à
25 °C) et affinée par un terme supplémentaire :
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les capteurs : les thermomètres à résistance de platine
Les thermomètres à résistance de platine « platinum résistance
température detector en anglais, souvent abrégé RTD même en
français » fonctionnent sur le même principe que les
thermistances en céramique ou en métal mais exploitent les
propriétés du platine. En effet, ce métal précieux possède deux
propriétés très intéressantes pour la mesure de température : sa
loi d’entrée-sortie (résistance en fonction de la température) est
quasiment linéaire sur une très large plage de mesure et il est de
plus chimiquement inerte. Cette dernière propriété permet de
l’employer dans une foule d’applications.
L’inconvénient du platine en dehors de son prix est que, si sa loi
d’entrée-sortie est linéaire, la pente de cette droite est faible,
c’est-à-dire que le platine est typiquement moins sensible que les
autres métaux que l’on pourrait employer.
La loi d’entrée-sortie du thermomètre à résistance de platine dans
sa plage habituelle est :
avec α ≈ 0,0039 et R0 sa résistance à 0 °C. Cette relation est une approximation de la loi de Callendar-
Van Dusen que l’on utilise lorsque l’on a besoin d’être plus précis et qui s’écrit :
Thermomètre RTD
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les capteurs : les capteurs de température intégré
Les capteurs de température intégrés sont des circuits intégrés (d’où le nom... ) qui mesurent
la température ambiante. Ils exploitent le fait que la tension de seuil d’une diode varie selon la
température de la jonction. On a précédemment déjà utilisé cette caractéristique pour effectuer
la compensation de la température de référence des thermocouples. Le circuit intégré construit
autour de la jonction va mesurer la différence entre la tension de seuil actuelle et une
référence fixe puis amplifier la tension résultante et la fournir en sortie. L’avantage de cette
méthode est que la taille du capteur est très faible, on peut donc l’intégrer facilement dans un
circuit. Il s’agit aussi d’un composant très peu cher. De plus, et contrairement aux Circuit LM35
thermistances, la tension de sortie est linéaire par rapport à la température.
Par contre, la plage de mesure de ce type de capteur est bien inférieure à celles des thermocouples ou des thermomètres à
résistance de platine.
Le second désavantage principal de ce type de capteur est son temps de réponse extrêmement lent, il faut typiquement
plusieurs dizaines de secondes au capteur pour atteindre sa valeur finale.
Le circuit intégré de mesure de température le plus courant est le LM35 illustré à la figure ci dessus, il en existe d’autres
comme le LM32, LM63, MAX6698, AD590, TMP17, etc. On trouve ces circuits chez Maxim, Analog Devices, National
Semiconductors et probablement bien d’autres fabricants encore.
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les capteurs : Comparaison
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les capteurs : Exercices
1. Pour une variation de température de 30°C, un thermocouple engendre une augmentation 1,25 mV. Quelle est la
sensibilité ?
2. Soit une thermistance dont la résistance suit la loi de Steinhart-Hart standard. On souhaite mesurer la température
ambiante avec cette thermistance et allumer une DEL si la température descend sous 60 °C.
Concevez un circuit permettant de réaliser cette fonction tout en donnant toutes les valeurs de composants passifs et actifs
dont vous avez besoin ainsi que les valeurs de toute tension d’alimentation ou de référence.