REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
Union – Discipline – Travail
*************
MINISTERE DE LA SANTE, DE L’HYGIENE PUBLIQUE ET DE LA
COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE
**************
INSTITUT NATIONAL DE FORMATION DES AGENTS DE SANTE
MEMOIRE
Pour l’obtention
Du Diplôme d’Etat option : Sage-Femme
FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES
OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL
D’ADJAME.
Présenté et soutenu publiquement par le groupe : N° 110 SF
KOUASSI AMAN VIRGINIE………….………..... 22-1538SA
KOUASSI AMENAN GLADICE…………………22-1540SA
KOUASSI AMENAN JEANNE D’ARC …………22-8260SA
KOUASSI AMLAN SOLENE …………………….22-1537SA
KOUASSI ANNE MARIANE …………………….22P-3679SA
Date et lieu de soutenance :
Composition du jury :
Président :
Directeur de mémoire : TANO NE EKOU MANZAN BEATRICE
Assesseur :
FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
INTRODUCTION
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
La santé maternelle demeure un défi de santé publique majeur, en particulier
dans les pays à faible revenu où la mortalité maternelle et néonatale reste élevée.
Parmi les multiples facteurs contributifs à ces issues défavorables figure l’usage de
pratiques traditionnelles non médicalisées, telles que l’administration d’ocytocines
artisanales (décoctions à base de plantes, poudres, infusions, etc.) dans le but
d’accélérer ou de déclencher le travail de l’accouchement. Ces pratiques,
profondément ancrées dans certaines cultures, sont perçues par les parturientes et
leur entourage comme efficaces, bien qu’elles soient associées à de nombreux
risques obstétricaux et néonataux.
Lors de nos stages cliniques, en particulier dans les services de maternité,
nous avons été directement confrontés aux conséquences cliniques de l’utilisation
non médicalisée des ocytocines traditionnelles. Il n’était pas rare de recevoir des
parturientes en état de travail avancé, présentant une hyperactivité utérine, des
douleurs intenses, voire une souffrance fœtale aiguë, sans stimulation
pharmacologique enregistrée. Après investigation, plusieurs d’entre elles
reconnaissaient avoir consommé des décoctions à base de plantes, préparées par
des proches ou achetées dans des marchés, dans le but « d’accélérer
l’accouchement » ou « de faire sortir rapidement le bébé ». Les taux d’utilisation
sont élevés, souvent liés à des difficultés d’accès aux services de santé modernes,
au coût des soins et à la confiance accordée aux pratiques ancestrales.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 60 à 80 % de la
population mondiale a recours à la médecine traditionnelle pour ses soins de santé
primaires, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (OMS,
2022). Cela représente des milliards de personnes qui se tournent vers des
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pratiques ancestrales, phytothérapeutiques, spirituelles ou culturelles pour se
soigner, souvent en complément ou en substitution de la médecine moderne.
En Amérique, l’utilisation des ocytocines naturelles, c’est-à-dire des
préparations traditionnelles à base de plantes ou décoctions destinées à stimuler ou
accélérer le travail, varie selon les régions et les contextes socio-culturels. En
Amérique latine, les taux sont relativement élevés, particulièrement dans les zones
rurales où les soins médicaux restent parfois peu accessibles. Par exemple, au
Pérou, environ 38 à 42 % des femmes enceintes déclarent avoir recours à des
décoctions comme celles à base de ruda, manzanilla ou muña pour faciliter
l’accouchement (MARTINEZ ET AL., 2021). De même, en Bolivie, près de 40 %
des parturientes utilisent des plantes traditionnelles dans ce but, surtout dans les
régions andines où ces pratiques sont fortement ancrées culturellement (GOMEZ
ET AL., 2021).
Ensuite, en Europe, l’utilisation des ocytocines naturelles, c’est-à-dire de
préparations traditionnelles à base de plantes visant à stimuler ou faciliter le travail,
présente une grande variabilité selon les pays et les cultures. Globalement, environ
29 % des femmes enceintes recourent à des médecines naturelles ou
complémentaires pendant la grossesse, avec des différences marquées entre
régions. Par exemple, en Russie, jusqu’à 69 % des parturientes déclarent utiliser
des remèdes traditionnels, dont des plantes à visée ocytocique, dans le cadre de
leur suivi obstétrical (KENNEDY ET AL., 2020). A l’opposé, certains pays
d’Europe occidentale, comme la Suède ou l’Allemagne, enregistrent des taux
nettement plus faibles, respectivement autour de 4,3 % et 9 %, reflétant une
préférence pour les soins médicaux conventionnels et une moindre prévalence des
médecines alternatives (KENNEDY ET AL., 2020).
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En Asie, l’usage des ocytocines naturelles, souvent sous forme de plantes
médicinales ou décoctions traditionnelles pour stimuler ou faciliter le travail, est
particulièrement répandu, surtout dans les zones rurales et les communautés où les
médecines traditionnelles sont profondément enracinées. Dans plusieurs pays
d’Asie du Sud et du Sud-Est, les taux d’utilisation peuvent atteindre jusqu’à 70 %
chez les femmes enceintes. Par exemple, en Inde, environ 70 % des femmes vivant
en milieu rural recourent régulièrement à des remèdes traditionnels à base de
plantes durant la grossesse et l’accouchement, y compris pour induire le travail
(SHARMA ET AL., 2021). Egalement en Indonésie, plus de 45 % des parturientes
utilisent des infusions telles que le gingembre ou le curcuma pour faciliter le
déroulement de l’accouchement, en particulier dans les zones où l’accès aux soins
modernes est limité (PUTRI ET AL., 2022).
En Afrique, l’utilisation des ocytocines naturelles, c’est-à-dire de préparations
traditionnelles à base de plantes destinées à stimuler ou accélérer le travail, est
particulièrement répandue et constitue une pratique culturelle profondément
enracinée dans de nombreuses communautés. Par exemple, en Ouganda, environ
83 % des femmes enceintes rapportent avoir utilisé des plantes médicinales pour
induire ou faciliter le travail (BMC Women’s Health, 2024). De même en Éthiopie,
près de 48 % des femmes utilisent des remèdes traditionnels pendant la grossesse,
souvent dans le but de préparer le travail ou de déclencher les contractions
(GEBREMICHAEL ET AL., 2022).
Ainsi en Côte d’Ivoire, bien qu’il n’existe pas de données officielles précises
sur le taux de prévalence de l’utilisation des ocytocines traditionnelles par les
parturientes, plusieurs observations et enquêtes qualitatives sur le terrain suggèrent
que cette pratique est relativement répandue. En effet À l’Hôpital Général
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d’Adjamé, au cours des consultations prénatales et des accouchements, de
nombreuses femmes rapportent avoir eu recours à des décoctions ou préparations
artisanales dans le but d’accélérer le travail ou de faciliter l’accouchement. Ce
phénomène, bien que sous-estimé dans les statistiques officielles, constitue une
réalité clinique préoccupante qui expose les mères et leurs nouveau-nés à des
risques obstétricaux majeurs.
La situation idéale repose ainsi sur une prise en charge sécurisée et
médicalisée de la grossesse, tout en respectant les dimensions culturelles par un
dialogue interculturel et des programmes éducatifs adaptés. Cette démarche
nécessite un renforcement du système de santé, une meilleure accessibilité aux
soins prénatals et obstétricaux, ainsi qu’une implication active des communautés
pour réduire durablement les risques liés à ces pratiques.
Face à ces enjeux, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) préconise une
prise en charge médicale rigoureuse de la grossesse et de l’accouchement. L’OMS
recommande que l’administration d’ocytocine se fasse exclusivement en milieu
médicalisé, sous la supervision de personnel qualifié, avec une surveillance
attentive des contractions et du bien-être fœtal pour éviter les complications graves
(OMS, 2020). De plus, l’OMS insiste sur l’importance d’une éducation
communautaire pour sensibiliser les femmes, leurs familles et les praticiens
traditionnels aux dangers des préparations non contrôlées, afin d’encourager le
recours aux structures sanitaires.
Egalement, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans cette dynamique à travers le
Ministère de la Santé, de L’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie
Universelle dans la mise en œuvre plusieurs mesures visant à réduire l’usage des
ocytocines traditionnelles non médicalisées. Ces mesures incluent la promotion de
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l’accouchement en milieu hospitalier, la formation et la sensibilisation des agents
de santé communautaires et tradipraticiens, ainsi que des campagnes d’information
ciblées dans les zones à risque telles qu’Adjamé. Par ailleurs, la régulation de la
vente et de la distribution des produits non homologués est renforcée afin de
limiter leur accessibilité.
Malgré les efforts du gouvernement ivoirien et des partenaires techniques et
financiers pour promouvoir l’accouchement médicalisé, de nombreuses femmes
continuent de recourir aux ocytocines traditionnelles durant le travail, exposant
ainsi leur vie et celle de leur enfant à des risques évitables. Ce paradoxe soulève
des interrogations D’où la question de recherche suivante : Quels sont les facteurs
qui favorisent l’utilisation des ocytocines traditionnelles par les parturientes à
l’hôpital général d’Adjamé ?
Afin de mieux cerner les motivations des parturientes à l’hôpital général
d’Adjamé et comprendre les dynamiques en jeu, nous avons élaboré des objectifs
suivants. :
Objectif général
Identifier les facteurs favorisant l’utilisation des ocytocines traditionnelles par
les parturientes à l’hôpital général d’Adjamé.
Objectifs spécifiques
1. Décrire les caractéristiques sociodémographiques des gestantes fréquentant
l’hôpital général d’Adjamé.
2. Analyser les connaissances des gestantes fréquentant l’hôpital général
d’Adjamé sur l’usage des ocytocines traditionnelles.
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3. Identifier les pratiques des gestantes fréquentant l’hôpital général d’Adjamé.
4. Proposer des suggestions pour réduire cette pratique.
JUSTIFICATION DU CHOIX DU THEME
Motivation personnelle
Tout d’abord, notre choix pour ce thème découle d’un intérêt personnel et
professionnel profondément ancré. En tant qu’étudiants en sciences de la santé,
nous avons été directement confrontés, au cours de nos stages cliniques, à des
situations préoccupantes mettant en lumière le recours persistant à des ocytocines
d’origine traditionnelle pendant le travail. Nous avons observé que plusieurs
parturientes utilisaient ces substances, souvent administrées par des accoucheuses
traditionnelles ou des proches, en dehors de tout cadre médical formel. Face à cette
pratique, nous avons été interpellés non seulement par les risques potentiels pour la
santé maternelle et néonatale tels que les ruptures utérines, les hémorragies ou les
souffrances fœtales aiguës mais également par l’ampleur silencieuse de ce
phénomène. Cette observation répétée, loin d’être isolée, a suscité en nous un
questionnement profond sur les facteurs culturels, économiques et structurels qui
peuvent expliquer la persistance de cette habitude.
Pertinence scientifique
Sur le plan scientifique, le thème portant sur l’usage non réglementé des
ocytocines traditionnelles chez les femmes enceintes est d’une importance capitale,
car il touche à une problématique de santé maternelle et périnatale majeure.
Lorsqu'elles sont utilisées sans contrôle médical, elles exposent la mère et le fœtus
à des risques graves.
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Selon KOUADIO ET AL. (2020), l’administration empirique et non dosée
d’ocytocines traditionnelles peut entraîner des complications obstétricales majeures
telles que les ruptures utérines, l’asphyxie néonatale, les souffrances fœtales
aiguës, voire les hémorragies du post-partum – l’une des premières causes de
mortalité maternelle en Afrique subsaharienne selon l’OMS (2022). Ces
conséquences tragiques mettent en lumière l’impact clinique de ces pratiques et la
nécessité d’une approche fondée sur des preuves.
Par ailleurs, des recherches menées par YAO ET AL. (2019) ont révélé que
cette pratique demeure ancrée dans de nombreuses communautés en raison de
croyances culturelles fortes, d’un manque de sensibilisation, d’un accès limité aux
soins prénatals modernes, ainsi que d’une méfiance persistante envers le système
médical conventionnel. Ces facteurs socioculturels soulignent l’importance d’une
analyse anthropologique intégrée dans l’étude de ce phénomène.
De plus, KOFFI (2022) insiste sur le rôle central que peuvent jouer les sages-
femmes dans l’identification, la prévention et la prise en charge des complications
liées à l’usage d’ocytocines traditionnelles. Leur position stratégique dans le
parcours de soins maternels en fait des actrices clés dans la sensibilisation
communautaire et dans la lutte contre les pratiques à risque.
Enfin, ce sujet revêt une pertinence scientifique particulière en ce qu’il croise
les dimensions biomédicales, anthropologiques, éducatives et organisationnelles. Il
contribue à enrichir la littérature existante sur la sécurité obstétricale, tout en
proposant des pistes d’intervention en santé publique adaptées aux réalités locales.
Pertinence sociale
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Sur le plan social, ce thème revêt un intérêt considérable. En effet, malgré les
campagnes de sensibilisation menées par les autorités sanitaires, la pratique des
ocytocines traditionnelles demeure très répandue dans plusieurs communautés, tant
urbaines que rurales. Cette persistance traduit non seulement un déficit d’éducation
sanitaire, mais également une méfiance à l’égard du système de santé moderne,
perçu par certains comme inaccessible, impersonnel ou inadapté à leurs réalités
culturelles.
Par ailleurs, dans plusieurs contextes sociaux, l’utilisation des plantes ou
décoctions traditionnelles est encouragée voire imposée par l’entourage,
notamment par les aînées ou les matrones, perçues comme détentrices du savoir
ancestral. Ainsi, ce phénomène met en évidence une fracture persistante entre
médecine moderne et pratiques traditionnelles, qui peut compromettre la sécurité
des parturientes et des nouveau-nés. Dès lors, étudier les déterminants de cette
pratique permet de mieux comprendre les logiques sociales et culturelles qui sous-
tendent les comportements de santé, et ainsi d’orienter les interventions de santé
publique vers des stratégies plus adaptées, culturellement sensibles et efficaces.
DÉFINITIONS OPÉRATIONNELLES DES TERMES
Facteurs favorisant : Dans le cadre de cette étude, les facteurs favorisant
désignent l’ensemble des éléments ou conditions qui incitent ou motivent les
femmes enceintes à recourir à l’utilisation des ocytocines traditionnelles.
Ocytocines traditionnelles : Les ocytocines traditionnelles désignent toutes les
substances naturelles, concoctions ou remèdes issus de la pharmacopée
traditionnelle (plantes, décoctions, poudres, etc.) utilisées par certaines femmes
enceintes pour déclencher ou accélérer les contractions utérines.
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Parturientes : Dans cette étude, le terme parturientes fait référence aux femmes
enceintes en travail, c’est-à-dire celles qui sont sur le point d’accoucher ou en
phase active de l’accouchement, qu’elles soient hospitalisées ou non au moment de
l’usage des ocytocines traditionnelles.
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PREMIERE PARTIE :
REVUE DE LA LITTERATURE
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I. REVUE DE LA LITTERATURE
L’ocytocine, hormone clé de la reproduction, est largement utilisée en
médecine pour induire le travail et prévenir les hémorragies post-partum.
Cependant, dans de nombreuses communautés africaines, les femmes continuent
de recourir à des alternatives traditionnelles, perçues comme efficaces, accessibles
et culturellement légitimes, malgré leurs risques pour la santé maternelle et
néonatale. Cette revue de littérature examine cinq axes principaux :
Généralités sur les ocytocines,
Importance et le rôle des ocytocines traditionnelles,
Facteurs qui favorisent leur utilisation,
Conséquences et risques obstétricaux,
Stratégies de réduction et les alternatives envisageables.
1.1. GENERALITES SUR LES OCYTOCINES
1.1.1. Définition et notions de base
L’ocytocine est un neuropeptide produit par l’hypothalamus et libéré par la
neurohypophyse. Elle joue un rôle essentiel dans le déclenchement et le maintien
du travail d’accouchement, ainsi que dans la lactation. Elle agit en se liant à des
récepteurs spécifiques situés sur le myomètre, ce qui provoque des contractions
utérines rythmiques et favorise l’expulsion du fœtus et du placenta (GUYTON &
HALL, 2021). Selon GIMPL ET FAHRENHOLZ (2001), l’ocytocine stimule
également la libération de prostaglandines, renforçant ainsi l’efficacité des
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contractions. De plus, son rôle s’étend à la régulation émotionnelle et au lien mère-
enfant, démontrant son importance au-delà de la sphère obstétricale.
1.1.2. Distinction entre ocytocines médicales (synthétiques) et
traditionnelles
Les ocytocines médicales ou synthétiques, telles que l’oxytocine (Pitocin®) et
le carbetocine, sont utilisées en obstétrique pour induire ou accélérer le travail, et
surtout pour prévenir l’hémorragie du post-partum (OMS, 2018). Leur efficacité,
leur posologie et leurs modes d’administration sont bien établis, ce qui en fait des
médicaments de référence dans les protocoles obstétricaux (BEGLEY ET AL.,
2019).
À l’inverse, les « ocytocines traditionnelles » regroupent les remèdes à base
de plantes et autres préparations naturelles utilisées de manière empirique par les
parturientes pour faciliter l’accouchement. TRIPATHI ET AL. (2013) montrent
que ces substances contiennent parfois des principes actifs capables d’induire des
contractions, mais leur dosage reste incertain et leur sécurité non garantie. ATTAH
ET AL. (2012) soulignent que, si elles sont culturellement valorisées, elles
présentent un risque élevé d’effets secondaires graves, notamment
l’hyperstimulation utérine et la souffrance fœtale.
1.1.3. Historique et contexte culturel
L’utilisation des remèdes traditionnels pour l’accouchement est ancienne et
profondément ancrée dans les pratiques culturelles africaines. Selon
KAMATENESI-MUGISHA ET ORYEM-ORIGA (2007), en Ouganda, plus de 60
% des femmes enceintes utilisent des plantes médicinales à effet utérotonique pour
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faciliter le travail. Cette pratique découle de la transmission intergénérationnelle
des savoirs et de la confiance accordée aux matrones. Dans un contexte similaire,
Abbiw (1990) rapporte que la majorité des communautés ghanéennes ont recours
aux décoctions traditionnelles pour accélérer la délivrance. Ces pratiques
témoignent de la place centrale des plantes médicinales dans l’obstétrique
communautaire africaine, où la biomédecine n’est pas toujours accessible.
1.2. IMPORTANCE ET ROLE DES OCYTOCINES
TRADITIONNELLES
1.2.1. Perceptions et représentations sociales
Symbolisme culturel et religieux
Dans de nombreuses sociétés africaines, l’accouchement est un événement
fortement ritualisé et entouré de croyances. Les plantes à effet utérotonique ne sont
pas seulement vues comme des médicaments, mais comme des remèdes dotés
d’une valeur symbolique, spirituelle et religieuse. Selon OUEDRAOGO ET AL.
(2014), les décoctions administrées aux femmes enceintes au Burkina Faso sont
perçues comme « purificatrices » et protectrices, facilitant à la fois l’accouchement
et la protection spirituelle de la mère et de l’enfant. De même, GEISSLER ET AL.
(2002) ont souligné que dans les communautés d’Afrique de l’Est, l’usage de
plantes pendant la grossesse est associée à des rites de passage et à des
prescriptions religieuses transmises par les anciens.
Transmission intergénérationnelle des pratiques
Les savoirs liés aux ocytocines traditionnelles sont transmis principalement
par voie orale, de mère à fille ou de matrone à jeune accoucheuse.
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KAMATENESI-MUGISHA ET ORYEM-ORIGA (2007) indiquent qu’en
Ouganda, près de 70 % des pratiques obstétricales traditionnelles sont héritées des
générations précédentes et transmises dans le cadre familial. Cette transmission
confère une forte légitimité sociale à ces pratiques, renforcée par les récits de
succès partagés dans la communauté. Au Ghana, ABBIW (1990) a également
observé que l’expérience des aînées constitue une référence majeure pour les
jeunes femmes enceintes, ce qui explique la pérennité des remèdes traditionnels
malgré les campagnes de sensibilisation biomédicales.
1.2.2. Usages obstétricaux traditionnels
Induction et accélération du travail
L’usage principal des ocytocines traditionnelles reste l’induction et
l’accélération du travail. ATTAH ET AL. (2012) rapportent que plus de 40 plantes
sont employées au Nigéria dans ce but, notamment le gingembre (Zingiber
officinale) et le neem (Azadirachta indica). Ces préparations sont souvent
administrées lorsque le travail est jugé trop long ou en cas de retard perçu dans le
déclenchement naturel de l’accouchement.
Facilitation de l’expulsion du fœtus et du placenta
Au-delà de l’accouchement proprement dit, certaines plantes sont utilisées
pour faciliter la délivrance. Selon TRIPATHI ET AL. (2013), les matrones
africaines administrent des décoctions à base de racines pour accélérer l’expulsion
du placenta et prévenir la rétention placentaire. Dans une étude menée en
Tanzanie, KIDUNDA ET AL. (2015) ont constaté que les femmes croyaient que
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ces remèdes réduisaient les risques d’hémorragie post-partum en accélérant la
délivrance.
Gestion des douleurs et complications perçues
Certaines préparations sont aussi considérées comme des analgésiques ou
comme des « régulateurs » des complications de l’accouchement. Selon
KAMATENESI-MUGISHA (2006), des plantes comme Ocimum gratissimum
(basilic africain) sont données aux femmes pour soulager la douleur des
contractions, tandis que d’autres, comme Nauclea latifolia, sont utilisées pour
corriger les anomalies perçues dans la progression du travail. Ces usages reposent
sur des conceptions traditionnelles de la physiologie de l’accouchement,
différentes de la vision biomédicale.
1.2.3. Avantages perçus par les parturientes
Efficacité supposée
Les femmes qui ont recours aux ocytocines traditionnelles témoignent
fréquemment de leur efficacité. D’après une enquête de KONAN ET AL. (2015)
en Côte d’Ivoire, plus de 60 % des parturientes interrogées n’estimaient que les
remèdes traditionnels « agissent plus rapidement » que les perfusions d’ocytocine
administrées à l’hôpital. Ces perceptions renforcent la confiance dans leur
utilisation.
Disponibilité et accessibilité
Un autre facteur majeur est la disponibilité des plantes médicinales.
YEBOAH ET AL. (2015) ont observé au Ghana que la majorité des plantes
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utilisées lors de l’accouchement peuvent être facilement récoltées dans
l’environnement immédiat, ce qui les rend accessibles, surtout dans les zones
rurales. Contrairement aux médicaments biomédicaux, elles ne nécessitent pas
d’achat coûteux et sont donc privilégiées par les femmes à faibles revenus.
Confiance aux tradipraticiens
Enfin, la confiance accordée aux tradipraticiens et aux matrones constitue un
avantage perçu. Selon MBARUKU ET AL. (2009), les parturientes considèrent les
matrones comme des personnes expérimentées et bienveillantes, qui prennent en
compte les dimensions sociales, culturelles et spirituelles de l’accouchement. Cette
confiance est renforcée par la proximité et la disponibilité de ces acteurs,
contrairement au personnel de santé hospitalier souvent perçu comme distant ou
débordé.
1.3. FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES
OCYTOCINES TRADITIONNELLES
1.3.1. Facteurs socio-culturels
Poids des croyances et coutumes
Les croyances culturelles jouent un rôle majeur dans le recours aux
ocytocines traditionnelles. Dans de nombreuses sociétés africaines, l’accouchement
est perçu comme un processus naturel devant se dérouler dans la continuité des
pratiques ancestrales, avec l’utilisation de plantes réputées pour faciliter le travail.
Selon KouADIO (2018), les décoctions de plantes sont considérées comme des
héritages culturels transmis de génération en génération et leur usage confère une
identité sociale aux parturientes. De même, ADEGOKE ET AL. (2017) ont montré
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PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
que les normes sociales et religieuses influencent fortement les choix
thérapeutiques des femmes en période périnatale.
Pression familiale et rôle des matrones
La décision d’utiliser les ocytocines traditionnelles n’est pas toujours
individuelle ; elle est souvent imposée par l’entourage. Selon TRAORE (2019), les
matrones et les belles-mères exercent une pression sur les femmes enceintes afin
de respecter les usages familiaux. Cette influence est accentuée dans les zones
rurales, où les accouchements se font traditionnellement sous la supervision des
accoucheuses traditionnelles. Une étude de OUEDRAOGO ET AL. (2020) au
Burkina Faso a révélé que 62 % des parturientes ayant eu recours aux remèdes
traditionnels l’ont fait sous recommandation familiale.
Influence des récits d’expériences positives
Les expériences partagées entre femmes favorisent également l’utilisation de
ces pratiques. Selon DIALLO (2016), les récits d’accouchements réussis après
ingestion de décoctions renforcent la confiance des parturientes dans ces méthodes.
De plus, l’étude de LADO ET AL. (2021) en RDC montre que les femmes se fient
plus aux témoignages des pairs qu’aux conseils des professionnels de santé, ce qui
constitue un vecteur de diffusion des ocytocines traditionnelles.
1.3.2. Facteurs socio-économiques
Coût des soins biomédicaux vs accessibilité des remèdes traditionnels
Le coût élevé des soins hospitaliers constitue un frein à leur utilisation. Selon
KONAN (2017), la majorité des femmes en milieu précaire considèrent les
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
remèdes traditionnels comme plus accessibles financièrement, car préparés à base
de plantes locales. Une étude de WHO (2018) confirme que dans les pays à faibles
revenus, le prix des soins obstétricaux reste une barrière, entraînant un recours
massif aux alternatives traditionnelles.
Niveau de revenu et précarité économique
Le faible niveau de revenu des ménages favorise également cette tendance.
D’après N’GUESSAN (2019), plus de 70 % des femmes vivant en milieu rural en
Côte d’Ivoire utilisent les remèdes traditionnels par manque de moyens financiers
pour couvrir les frais médicaux. De la même manière, l’étude de AKINYEMI ET
AL. (2016) au Nigeria a montré que les femmes issues de foyers à faibles revenus
étaient deux fois plus susceptibles de recourir aux plantes médicinales que celles
de milieux plus aisés.
1.3.3. Facteurs liés au système de santé
Manque de personnel de santé
La pénurie de personnel qualifié accentue le recours aux alternatives
traditionnelles. Selon KOFFI (2018), dans certaines maternités d’Abidjan, une
sage-femme peut suivre simultanément plusieurs parturientes, ce qui engendre un
déficit d’accompagnement personnalisé. L’OMS (2019) rapporte que ce manque
de disponibilité pousse les femmes à préférer les soins communautaires plus
accessibles.
Insatisfaction liée à l’accueil ou au suivi obstétrical
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
La qualité de l’accueil dans les structures de santé influence aussi le
comportement des parturientes. Selon ZONGO (2020), les attitudes jugées
irrespectueuses de certains prestataires de soins renforcent la méfiance et orientent
les femmes vers les matrones. Une étude menée par BOHOUSSOU (2017) en Côte
d’Ivoire a également montré que 48 % des femmes insatisfaites de la prise en
charge obstétricale déclaraient préférer accoucher avec des remèdes traditionnels.
Accessibilité géographique et financière des structures
L’éloignement des structures sanitaires constitue un obstacle majeur. D’après
TIEMTORE ET AL. (2015), dans certaines zones rurales, les femmes doivent
parcourir plus de 10 km pour atteindre une maternité, ce qui les pousse à recourir
aux alternatives locales. De plus, l’étude de UNICEF (2020) souligne que les coûts
de transport s’ajoutent aux frais médicaux, rendant les soins hospitaliers encore
moins attractifs.
1.3.4. Facteurs individuels
Âge, parité, niveau d’instruction
Les caractéristiques personnelles influencent également les comportements.
Selon YAO (2016), les femmes jeunes et primipares font plus confiance à la
biomédecine, tandis que les multipares et les femmes âgées privilégient les savoirs
traditionnels. Par ailleurs, l’étude de ADAMA ET AL. (2019) a révélé une
corrélation significative entre le faible niveau d’instruction et l’utilisation des
remèdes traditionnels en période d’accouchement.
Expériences antérieures d’accouchement
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
Les antécédents obstétricaux orientent les choix des femmes. Selon SARR
(2018), les parturientes ayant connu un accouchement long et difficile tendent à
recourir aux ocytocines traditionnelles dans l’espoir d’un travail plus rapide. Une
étude similaire de GNAHOUI ET AL. (2021) en Côte d’Ivoire confirme que 55 %
des femmes utilisant des décoctions l’ont fait après une mauvaise expérience
obstétricale antérieure.
Peur des interventions médicales (césarienne, perfusion, etc.)
Enfin, la peur des interventions médicales favorise le recours aux alternatives.
Selon KOUADIO (2017), certaines femmes associent la césarienne ou la perfusion
d’ocytocine synthétique à un risque de mortalité ou de stérilité, ce qui les pousse à
préférer les remèdes traditionnels. De même, une étude de EZE ET AL. (2018) au
Nigeria montre que la crainte de la douleur et des complications médicales
constitue une motivation clé dans le choix des pratiques traditionnelles.
1.4. Conséquences de l’utilisation des ocytocines traditionnelles
1.4.1. Conséquences positives perçues
Travail plus rapide selon les croyances
L’une des principales raisons justifiant l’usage des ocytocines traditionnelles
est la conviction qu’elles accélèrent le travail. Selon TRAORE (2018), beaucoup
de femmes rapportent que les décoctions et infusions à base de plantes réduiraient
la durée des contractions et favoriseraient une dilatation plus rapide du col. Une
étude menée par OUEDRAOGO ET AL. (2020) au Burkina Faso a montré que 57
% des parturientes ayant consommé des remèdes traditionnels estimaient avoir eu
un accouchement « facilité » et plus court que lors de leurs précédentes grossesses.
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Réduction supposée des douleurs
Outre la rapidité du travail, certaines femmes attribuent également aux plantes
un rôle analgésique. DIALLO (2017) souligne que des infusions locales sont
parfois présentées comme des calmants naturels, permettant de supporter plus
facilement les contractions. Comme le rappellent LADO ET AL. (2021), ces
croyances constituent avant tout une construction sociale renforcée par des récits
transmis de génération en génération.
1.4.2. Conséquences négatives et risques obstétricaux
Rupture utérine, souffrance fœtale, hémorragies
Les effets indésirables des ocytocines traditionnelles sont bien documentés dans la
littérature scientifique. Selon KONE (2019), certaines plantes ont une action
utérotonique excessive pouvant provoquer des contractions soutenues, entraînant
un risque de rupture utérine ou d’hypercinésie. L’OMS (2019) met également en
garde contre l’usage non contrôlé de substances stimulantes de l’utérus, qui expose
à une souffrance fœtale aiguë et à une hémorragie post-partum. Une étude de EZE
ET AL. (2018) au Nigeria a révélé que 22 % des complications obstétricales
recensées chez des parturientes ayant consommé des décoctions traditionnelles
étaient liées à une hémorragie sévère.
Retard de prise en charge médicale
Un autre danger est lié au retard dans l’accès aux soins biomédicaux. D’après
KOUADIO (2017), beaucoup de parturientes attendent que les remèdes
traditionnels fassent effet avant de se rendre à l’hôpital, ce qui entraîne une perte
de temps cruciale. L’étude de SARR (2018) au Sénégal a montré que 38 % des
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femmes admises en urgence obstétricale avaient d’abord eu recours à des
traitements traditionnels, retardant ainsi leur prise en charge adéquate.
Morbidité et mortalité maternelle et néonatale
Enfin, l’usage incontrôlé de ces pratiques peut conduire à des issues dramatiques.
Selon BOHOUSSOU (2017), les cas de mortalité maternelle imputables à des
complications liées aux décoctions restent sous-déclarés mais bien réels.
L’UNICEF (2020) rappelle que dans les pays à faibles revenus, l’utilisation de
pratiques traditionnelles non encadrées contribue directement à la persistance des
taux élevés de mortalité maternelle et néonatale. De plus, ADAMA ET AL. (2019)
ont observé que les femmes exposées aux ocytocines traditionnelles présentaient
un risque significativement plus élevé de césarienne en urgence et de décès
périnatal.
[Link]égies de réduction et alternatives
1.5.1. Approches de sensibilisation communautaire
Éducation sanitaire des femmes enceintes
La sensibilisation demeure l’un des moyens les plus efficaces pour réduire
l’usage incontrôlé des ocytocines traditionnelles. Selon KOUADIO (2018),
l’éducation des femmes enceintes lors des consultations prénatales est essentielle
pour leur permettre de comprendre les risques liés à l’automédication par les
plantes. De plus, l’OMS (2019) recommande d’intégrer des modules d’éducation
obstétricale dans les programmes de soins prénatals afin de renforcer la capacité
des femmes à prendre des décisions éclairées.
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Implication des leaders communautaires et religieux
L’influence des leaders traditionnels et religieux reste déterminante dans les
comportements de santé. D’après OUATTARA (2020), ces acteurs, en raison de
leur légitimité culturelle, jouent un rôle stratégique dans la diffusion des messages
de prévention. L’étude de NIKIEMA ET AL. (2018) au Burkina Faso a montré que
l’implication des chefs coutumiers et religieux dans les campagnes de
sensibilisation a permis d’améliorer l’adhésion des femmes enceintes aux suivis
prénatals et d’atténuer le recours systématique aux remèdes traditionnels.
1.5.2. Amélioration du système de santé
Accessibilité, qualité des soins et humanisation de l’accouchement
Le recours aux pratiques traditionnelles est souvent renforcé par les lacunes
du système de santé. TRAORE (2017) souligne que l’éloignement géographique,
le coût élevé des soins et l’accueil parfois jugé inhumain par les parturientes
constituent des facteurs déterminants. Pour réduire cette tendance, l’UNFPA
(2020) insiste sur la nécessité d’améliorer la disponibilité des sages-femmes, de
garantir un accueil respectueux et de subventionner les soins obstétricaux.
L’humanisation de l’accouchement, avec une meilleure prise en compte des
besoins émotionnels et culturels des femmes, peut ainsi limiter leur recours aux
ocytocines traditionnelles.
2. Approches intégratives
Collaboration entre tradipraticiens et professionnels de santé
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Plutôt que d’opposer les deux systèmes, certains auteurs préconisent une approche
intégrative. Selon GBANGOU (2019), la reconnaissance du rôle des tradipraticiens
et leur formation de base en santé maternelle peuvent constituer une passerelle vers
des pratiques plus sûres. En Tanzanie, une étude de KAYOMBO ET AL. (2018) a
montré que la mise en place de partenariats entre tradipraticiens et personnels de
santé a contribué à réduire les décès maternels liés aux complications obstétricales.
Études scientifiques sur les plantes utilisées pour identifier celles qui
sont potentiellement utiles et sécurisées
Enfin, l’exploration scientifique des plantes utilisées comme ocytocines
traditionnelles peut permettre d’identifier des molécules intéressantes et d’écarter
celles qui présentent des risques. L’OMS (2021) encourage la recherche en
pharmacognosie afin de documenter les propriétés pharmacologiques et
toxicologiques des plantes médicinales utilisées en obstétrique. Selon YAO ET
AL. (2019), certaines espèces possèdent des principes actifs aux effets
utérotoniques confirmés, mais nécessitent une standardisation des doses et des
modes d’administration pour garantir leur sécurité.
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DEUXIEME PARTIE :
NOTRE ETUDE
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I. MATERIEL ET METHODES
I.1. MATERIEL
I.1.1. TERRAIN OU SITE DE L’ETUDE
Milieu de l’étude
Notre milieu d’étude est la commune d’Adjamé.
Présentation
La commune d’Adjamé est l’une des communes urbaines d’Abidjan, capitale
économique de la Côte d’Ivoire. Elle est caractérisée par une forte densité de
population et constitue un centre commercial et résidentiel dynamique. Adjamé est
reconnue pour son rôle stratégique dans les échanges économiques et sa diversité
culturelle, accueillant des populations venues de différentes régions du pays et
d’ailleurs.
Situation géographique
Adjamé est située au nord du district d’Abidjan, limitrophe avec les
communes de Treichville, Plateau, Cocody et Yopougon. Elle s’étend sur une
superficie d’environ 9 km² et se trouve à proximité du port d’Abidjan, ce qui lui
confère un rôle central dans le commerce et les activités portuaires. La commune
est traversée par plusieurs axes routiers majeurs qui facilitent les échanges et
l’accès aux infrastructures publiques et sanitaires.
Historique et évolution
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Historiquement, Adjamé était un village traditionnel avant de connaître une
urbanisation rapide dans les années 1960-1970, liée au développement économique
d’Abidjan et à l’essor du port. La commune a évolué en un pôle urbain densément
peuplé, marqué par la cohabitation de quartiers résidentiels et de zones
commerçantes. Au fil du temps, Adjamé est devenue un centre de services, de
commerce et de santé, attirant de nombreux migrants internes et internationaux.
Économie
L’économie d’Adjamé est largement dominée par le commerce et les activités
de services, avec la présence de nombreux marchés, boutiques et entreprises de
petite et moyenne taille. La proximité du port favorise également le commerce
informel et les activités logistiques. Malgré cette vitalité économique, la commune
présente des inégalités sociales, avec une population vivant dans des conditions
précaires, notamment dans certains quartiers populaires.
Infrastructures et urbanisation
Adjamé dispose de structures publiques et privées variées : écoles, centres de
santé, hôpitaux, services administratifs et transports. L’urbanisation est dense et
parfois désordonnée, avec des zones de forte occupation résidentielle et
commerciale. L’accès aux services de santé, y compris aux maternités comme
l’Hôpital Général d’Adjamé, est facilité par la présence de routes principales, mais
reste limité pour certaines populations vulnérables vivant dans des zones
périphériques.
Cadre de notre l’étude
Le cadre de notre étude est l’Hôpital Général d’Adjamé.
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Présentation
L’Hôpital Général d’Adjamé (HGA) est un établissement public de santé non
EPN, implanté sur 20 000 m² et réhabilité entre 2011 et 2013. Inauguré le 14 juillet
2014, il relève de la Direction Régionale de la Santé et de l’Hygiène Publique
d’Abidjan-2, dans le District Sanitaire Adjamé-Plateau-Attécoubé, et est régi par le
décret n° 98-379 du 30 juin 1998.
Situé dans la commune d’Adjamé, le long du boulevard Nangui Abrogoua,
entre la mosquée et la mairie, il jouxte le Centre Anti-Tuberculeux. L’HGA
compte 349 agents, dont 266 fonctionnaires et 83 contractuels, répartis entre le
personnel médical, paramédical et scientifique, et le personnel administratif et
financier.
La direction de l’Hôpital est assurée par :
o M. Yeo Daniel Nangbélé (14 juillet 2014 – 17 novembre 2015) ;
o Dr Sira Doumbia, directrice par intérim (15 novembre 2015 – 4 juin
2018)
o Dr Sira Doumbia, directrice titulaire depuis le 4 juin 2018.
Mission
L’établissement sanitaire est chargé d’une mission de service public dans le
domaine de la santé selon l’article 2 du décret No 98-379 du 30 Juin 1998 portant
organisation et fonctionnement des établissements sanitaires publics urbains
n’ayant pas le statut d’Etablissement Public National. Il a pour mission de :
Assurer des soins d’urgence, des examens de diagnostic, des consultations et
traitements, ainsi que l’hospitalisation des malades ;
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
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- Participer à la mise en œuvre du Paquet Minimum d’activités selon le niveau
- Participer aux actions de médecine préventive et de promotion de la santé
- Participer à la formation des cadres et agents de santé par l’accueil des
stagiaires durant leur formation.
Services
L’Hôpital Général d’Adjamé est organisé en services administratifs,
comprenant la direction, les services financiers, informatiques, techniques et para-
techniques (hygiène, sécurité, cuisine, morgue), ainsi qu’en services médicaux et
médico-techniques, couvrant les spécialités médicales (médecine générale,
pédiatrie, gynécologie-obstétrique, chirurgie, cardiologie, etc.) et les services de
support tels que le laboratoire, la radiologie, la pharmacie et la kinésithérapie.
Cette organisation permet à l’hôpital d’assurer efficacement la prise en charge
clinique, le diagnostic et la gestion administrative des patients.
Ressources humaines
A ce jour, l’Hôpital Général d’Adjamé compte 366 agents, répartis entre 285
fonctionnaires et 81 contractuels ou prestataires. Le personnel fonctionnaire se
compose de 23 administratifs, 57 médicaux et 205 paramédicaux, incluant à la fois
des non-spécialistes et des spécialistes. Les contractuels et prestataires
interviennent dans divers services et projets, le plus important étant le personnel
HGA avec 55 agents. Cette organisation permet à l’établissement d’assurer ses
missions de soins, de suivi et de gestion administrative.
Champ de l’étude
Présentation générale
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
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Le service de maternité de l’Hôpital Général d’Adjamé assure la prise en
charge complète des femmes enceintes et des nouveau-nés. Il couvre les
consultations prénatales et postnatales, les accouchements, les soins néonatals et
les actions de prévention et d’éducation à la santé maternelle et infantile. Ce
service constitue un pôle central pour la santé maternelle au sein de
l’établissement.
Ressources humaines
Le service dispose d’un personnel qualifié et diversifié, composé de :
08 Médecins obstétriciens et gynécologues
47 Sages-femmes diplômées d’État (SFDE)
01 Aides-soignants
03 Filles de salle
Cette équipe permet d’assurer une surveillance continue, des soins adaptés et
un accompagnement personnalisé des patientes.
Ressources matérielles
Le service de maternité est équipé pour garantir des soins sécurisés et
efficaces, notamment :
01 Salles de consultation et d’examen
01 Salles d’accouchement et de pré-travail
I.1.2. POPULATION D’ETUDE
La population cible regroupe toutes les femmes enceintes ou parturientes qui
fréquentent la maternité de l’Hôpital Général d’Adjamé et qui sont susceptibles
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
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d’utiliser ou d’avoir utilisé des ocytocines traditionnelles dans le but de faciliter
l’accouchement.
I.2.3. CRITERE DE SELECTION
Critères d’inclusion
Sont inclues dans notre étude ;
- Femmes enceintes ou ayant accouché dans la maternité durant la période de
l’étude.
- Femmes ayant recours ou ayant eu recours à des préparations traditionnelles
pour stimuler le travail.
Critères de non inclusion
Sont exclues de notre étude ;
- Femmes ne souhaitant pas participer à l’étude.
- Femmes dont l’état de santé ne permet pas de répondre aux questions (post-
partum immédiat critique, complications graves).
- Femmes utilisant exclusivement des médicaments modernes pour
l’accouchement sans recours aux ocytocines traditionnelles.
I.2. METHODE
I.2.1. TYPE D’ETUDE
L’étude est de type descriptive et analytique, à visée transversale. Elle
permettra à la fois de décrire les pratiques des parturientes concernant l’utilisation
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
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des ocytocines traditionnelles et d’identifier les facteurs qui influencent cette
utilisation.
I.2.2. PARAMETRES ETUDIES
Les paramètres étudiés comprennent les caractéristiques
sociodémographiques des gestantes, leurs connaissances sur les ocytocines
traditionnelles, leurs pratiques, ainsi que les suggestions pour réduire cette
pratique, recueillies auprès des gestantes et du personnel de santé, afin de formuler
des recommandations à la fois sécuritaires et culturellement adaptées.
I.2.3. ECHANTILLONNAGE
Méthodes
Pour cette étude, une méthode d’échantillonnage non probabiliste par
convenance sera utilisée. Cette approche permettra de sélectionner les participantes
disponibles et consentantes, fréquentant la maternité de l’Hôpital Général
d’Adjamé pendant la période de collecte des données.
Technique
La technique d’échantillonnage sera consécutive. Ainsi, toutes les femmes
répondant aux critères d’inclusion et présentes au moment de l’étude seront
invitées à participer jusqu’à atteindre la taille d’échantillon prévue. Cette technique
est adaptée à un contexte hospitalier où les participantes arrivent de manière
continue et variable.
Taille de l’échantillon
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La taille de notre échantillon est composée de 122 parturientes fréquentant
l’Hôpital Généra d’Adjamé.
I.2.4. TECHNIQUES ET OUTILS DE COLLECTE DES
DONNEES
Technique de collecte des données
Les données seront collectées à l’aide de questionnaires structurés et
d’entretiens semi-directifs. Cette combinaison de techniques a permis d’obtenir des
données à la fois fiables et approfondies pour analyser les déterminants de l’usage
des ocytocines traditionnelles.
Outil de collecte des données
L’outil principal de collecte des données utilisé dans cette étude est un guide
d’entretien structuré et auto-administré.
I.2.5. VALIDATION
Interne
Les questionnaires élaborés ont été soumis à l’appréciation de notre directrice
de mémoire afin d’obtenir son avis éclairé et ses recommandations. Cette étape a
permis de vérifier la clarté, la cohérence et la pertinence des questions, ainsi que
d’apporter les corrections nécessaires avant la phase de collecte des données.
Pré-test
Afin d’assurer la crédibilité de notre enquête, un pré-test a été réalisé le 12
Novembre 2025 à l’Hôpital Général de Yopougon Attié. Lors de cette étape, un
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
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groupe de 08 parturientes a été sollicité pour évaluer la compréhension et la
pertinence de notre questionnaire. Les retours obtenus ont permis d’identifier
certaines ambiguïtés et de procéder aux ajustements nécessaires, ce qui a conduit à
l’élaboration de la version finale de notre outil de collecte.
I.2.6. DEROULEMENT DE L’ENQUETE
Notre enquête s’est déroulée du 24 au 28 Novembre 2025 pour une durée
totale de 05 jours.
I.2.7. TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES
La saisie des données recueillies a été réalisée à l’aide du logiciel Microsoft
Excel, qui a également servi pour les calculs statistiques descriptifs tels que les
fréquences, pourcentages et tableaux. Les résultats ont ensuite été présentés sous
forme de graphiques et tableaux pour faciliter leur interprétation. Le logiciel
Microsoft Word a été utilisé pour la rédaction et la mise en forme des rapports
d’analyse.
I.2.8. CONSIDERATIONS OU ASPECTS ETHIQUES
L’enquête a été menée dans le strict respect de l’éthique scientifique et de la
confidentialité. Chaque participant a été informé des objectifs de l’étude et assuré
que son anonymat serait scrupuleusement préservé à toutes les étapes de la
collecte, du traitement et de l’analyse des données. Le consentement libre et éclairé
des participants a été obtenu avant la passation du questionnaire, garantissant ainsi
le respect de leur dignité et de leur vie privée.
I.2.9. DIFFICULTES ET LIMITES
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Comme toute recherche, notre étude a rencontré certaines difficultés,
notamment :
- Certaines gestantes ont refusé de répondre au questionnaire, limitant le nombre
de réponses exploitables.
- Chevauchement des activités académiques réduisant le temps disponible pour
certaines étapes.
- Certaines participantes étaient absentes ou difficiles à joindre pendant la
période de collecte.
- La diversité des langues parlées par les enquêtées a nécessité l’intervention de
traducteurs ou d’explications supplémentaires, pouvant influencer la
spontanéité et la précision des réponses.
Limites liées à la compréhension :
- Pour les enquêtées analphabètes ou ayant un niveau d’instruction primaire,
certaines questions ont demandé des clarifications supplémentaires.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
II. PRESENTATION DES RESULTATS
CARACTÉRISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES GESTANTES
FREQUENTANT L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
60%
50%
40%
30%
50%
20%
30%
10%
11% 9%
0%
10 - 20 ans 21 – 30 ans 31 – 40 ans 41 ans et plus
FIGURE 1 : Répartition des réponses des enquêtées selon l’âge
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
Selon la figure, la tranche d’âge 31–40 ans est la plus représentée parmi les
enquêtées, avec 50 % de l’échantillon.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
40% Mariée
60% Concubinage
FIGURE 2 : Répartition des réponses des enquêtées selon leur situation
matrimoniale
Selon la figure, la majorité des enquêtées vive en concubinage (60 %).
KOUASSI Aman - KOUASSI Amenan - KOUASSI Amenan - KOUASSI Amlan - KOUASSI Anne
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40
FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU I : Répartition des réponses des enquêtées selon l’activité
professionnelle exercée
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Salariée 31 25 %
Libérale (commerce, couture,
66 54 %
…)
Ménagère 25 21 %
TOTAL 122 100 %
Le tableau montre que 54 % des enquêtées exercent une activité libérale
(commerce, couture…), constituant la majorité
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
KOUASSI Aman - KOUASSI Amenan - KOUASSI Amenan - KOUASSI Amlan - KOUASSI Anne
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU II : Répartition des réponses des enquêtées selon leur niveau
d’instruction
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Primaire 31 25 %
Secondaire 52 43 %
Supérieur 39 32 %
TOTAL 122 100 %
L’analyse de ce tableau indique que le niveau d’instruction secondaire est le plus
représenté avec 43 %.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
Chrétienne
48%
52%
Musulmane
FIGURE 3 : Répartition des réponses des enquêtées selon la religion
pratiquée
La figure montre que les chrétiennes constituent la majorité des enquêtées soit 52
%.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
CONNAISSANCE DES GESTANTES FREQUENTANT L’HOPITAL
GENERAL D’ADJAME SUR L’USAGE DES OCYTOCINES
TRADITIONNELLES.
TABLEAU III : Répartition des réponses des enquêtées selon leur opinion sur
l’usage des ocytocines traditionnelles pendant l’accouchement
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Considérer efficaces et sûres 78 64
Estimer utiles mais à utiliser avec précaution 31 25
Juger dangereuses et à éviter 13 11
TOTAL 122 100 %
Les données de ce tableau montrent que 64 % des femmes considèrent les
ocytocines traditionnelles efficaces et sûres.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU IV : Répartition des réponses des enquêtées selon les raisons
d’utiliser les ocytocines traditionnelles
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Accélérer la contraction 22 18 %
Facilité l’accouchement 85 70 %
Eviter les saignements 15 12 %
TOTAL 122 100 %
L’analyse de ces résultats montre que la majorité (70 %) des femmes recourent à
ces pratiques principalement pour faciliter l’accouchement.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU V : Répartition des réponses des enquêtées selon le moment
d’utilisation des ocytocines traditionnelles
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Pendant les contractions à la maison 90 73 %
Pendant le temps d’attente dans la salle
32 27 %
d’accouchement
TOTAL 122 100 %
Selon le Tableau, la majorité des enquêtées utilisent les ocytocines traditionnelles
pendant les contractions à la maison (73 %).
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
90%
80%
70%
60%
50%
40% 81%
30%
20%
10% 19%
0%
Oui Non
FIGURE 4 : Répartition des réponses des enquêtées selon leur connaissance
de complications liées à l’usage des ocytocines traditionnelles
chez les femmes enceintes
L’analyse de ce résultat révèle qu’une majorité écrasante des enquêtées (81 %) ne
connaissent pas les complications liées à l’usage des ocytocines traditionnelles.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU VI : Répartition des réponses des enquêtées selon les types de
complications rencontrées
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Saignement 48 39 %
Mal de ventre 66 54 %
Décès de la mère ou du bébé 08 07 %
TOTAL 122 100 %
Selon ce tableau, les complications rencontrées par les enquêtées lors de l’usage
des ocytocines traditionnelles sont principalement le mal de ventre (54 %), suivi
des saignements (39 %).
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
LES PRATIQUES DES GESTANTES FREQUENTANT L’HOPITAL
GENERAL D’ADJAME.
N = 122
90%
80%
70%
60%
50%
40% 84%
30%
20%
10% 16%
0%
Oui Non
FIGURE 5 : Répartition des réponses des enquêtées selon l’utilisation des
ocytocines traditionnelles lors d’un accouchement
La majorité des enquêtées (84 %) utilisent les ocytocines traditionnelles lors de
l’accouchement.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU VII : Répartition des réponses des enquêtées selon les raisons
d’utilisation des ocytocines traditionnelles
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Recommandation de la famille ou de la
84 68 %
matrone
Disponibilité et coût faible 19 16 %
Expériences antérieures positives 19 16 %
TOTAL 122 100 %
L’analyse de ces résultats montre que le recours à ces pratiques est largement
influencé par la recommandation de la famille ou de la matrone (68 %).
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
14%
Kaolin
27%
Plantes feuilles,
écorce…)
59% Rituels
FIGURE 6 : Répartition des réponses des enquêtées selon le type d’ocytocines
traditionnelles utilisées
La majorité des enquêtées (59 %) utilisent des ocytocines traditionnelles à base de
plantes (feuilles, écorces, etc.)
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
TABLEAU VIII : Répartition des réponses des enquêtées selon les formes
d’ocytocines traditionnelles utilisées
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Ecorces 64 52 %
Poudre 25 20 %
Liquide 33 28 %
TOTAL 122 100 %
Les formes d’ocytocines traditionnelles les plus utilisées par les enquêtées sont les
écorces (52 %)
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54
FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
N = 122
60%
50%
40%
30%
56%
20%
34%
10%
10%
0%
Voie orale Par lavement Voie cutanée
FIGURE 7 : Répartition des réponses des enquêtées selon la voie
d’administration des ocytocines traditionnelles
Selon la figure, la majorité des enquêtées (56 %) administrent les ocytocines
traditionnelles par voie orale.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
SUGGESTIONS POUR REDUIRE CETTE PRATIQUE
TABLEAU IX : Répartition des réponses des enquêtées selon les mesures
susceptibles de réduire l’usage des ocytocines traditionnelles
N = 122
LIBELLE EFFECTIF POURCENTAGE
Sensibilisation des femmes enceintes par
81 66
le personnel de santé
Implication des leaders communautaires
45 37
et religieux
Amélioration de l’accueil et de la qualité
80 66
des soins dans les maternités
Fourniture de médicaments sûrs et
77 63
accessibles
les mesures les plus citées par les enquêtées pour réduire l’usage des ocytocines
traditionnelles sont la sensibilisation des femmes enceintes par le personnel de
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
santé et l’amélioration de l’accueil et de la qualité des soins dans les maternités,
toutes deux mentionnées par 66 % des participantes.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
RECOMMANDATIONS
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
L’usage des ocytocines traditionnelles par les parturientes, bien que
profondément enraciné dans les pratiques culturelles, présente des risques
significatifs pour la santé maternelle et néonatale. Pour réduire ces risques et
promouvoir des pratiques obstétricales plus sûres, il est nécessaire de mettre en
place des interventions adaptées à différents niveaux d’action, à court, moyen et
long terme.
A COURT TERME (actions immédiates ou 6-12 mois)
Au niveau du Ministère de la Santé, de L’Hygiène Publique et de la
Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU)
Lancer des campagnes de sensibilisation nationale sur les risques des
ocytocines traditionnelles.
Diffuser des messages clairs via radio, télévision et réseaux sociaux pour
atteindre les zones rurales et urbaines.
Renforcer la disponibilité d’ocytocine synthétique dans les maternités et les
centres de santé.
Au niveau du Directeur de District
Organiser des sessions de formation et de rappel pour le personnel de santé
sur la gestion des accouchements et la communication avec les patientes.
Surveiller et soutenir les maternités pour assurer la disponibilité des
médicaments et du matériel nécessaire.
Au niveau des Agents de Santé
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
Informer les parturientes lors des consultations prénatales sur les risques liés
aux ocytocines traditionnelles.
Identifier les femmes à risque de recours aux pratiques traditionnelles et
renforcer le suivi personnalisé.
A MOYEN TERME (actions sur 1 à 3 ans)
Au niveau du MSHPCMU
Développer des politiques intégratives autorisant la collaboration encadrée
avec certains tradipraticiens formés.
Mettre en place des subventions pour l’accès aux soins obstétricaux et aux
médicaments essentiels dans les zones à faible revenu.
Au niveau du Directeur de District
Évaluer régulièrement l’impact des campagnes de sensibilisation et ajuster
les stratégies en fonction des résultats.
Promouvoir la création de comités locaux de santé impliquant leaders
communautaires et religieuses pour soutenir les accouchements sécurisés.
Au niveau des Agents de Santé
Renforcer les compétences en communication et en éducation sanitaire pour
encourager les parturientes à choisir des pratiques sûres.
Assurer un suivi postnatal systématique afin d’identifier et de corriger toute
complication liée à l’usage de remèdes traditionnels.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
A LONG TERME (actions sur 3 à 5 ans et plus)
Au niveau du MSHPCMU
Intégrer de façon durable les campagnes de prévention des pratiques
traditionnelles à risque dans le plan national de santé maternelle et
néonatale.
Financer la recherche scientifique sur les plantes médicinales à potentiel
obstétrical pour identifier les alternatives sûres.
Au niveau du Directeur de District
Mettre en place un suivi systématique des indicateurs de santé maternelle
pour évaluer l’évolution du recours aux ocytocines traditionnelles.
Instaurer des programmes durables de formation continue pour les agents de
santé et les tradipraticiens.
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
ANNEXES
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
QUESTIONNAIRE ADRESSE AUX GESTANTES FRÉQUENTANT
L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME
I. CARACTÉRISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES GESTANTES
FREQUENTANT L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
1. Age
☐ 10 – 20 ans ☐ 21 – 30 ans ☐ 31 – 40 ans ☐ 41 ans et plus
2. Quelle est votre situation matrimoniale ?
☐ Mariée ☐ Célibataire ☐ Concubinage
3. Quelle activité professionnelle exercez-vous ?
☐ Salariée ☐ Libérale (commerce, couture, …) ☐ Ménagère
☐ Non salariée
4. Quel est niveau d’instruction ?
☐ Analphabète ☐ Primaire ☐ Secondaire ☐ Supérieur
5. Quelle religion pratiquez-vous ?
☐ Chrétienne ☐ Musulmane ☐ Animiste ☐ Autres
II. CONNAISSANCE DES GESTANTES FREQUENTANT L’HOPITAL
GENERAL D’ADJAME SUR L’USAGE DES OCYTOCINES
TRADITIONNELLES.
6. Que pensez-vous de l’usage des ocytocines traditionnelles pendant
l’accouchement ?
☐ Considérer efficaces et sûres
☐ Estimer utiles mais à utiliser avec précaution
☐ Juger dangereuses et à éviter
☐ Ne pas avoir d’avis précis
7. Pourquoi utilisez-vous les ocytocines traditionnelles ?
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
☐ Accélérer la contraction ☐ Facilité le travail d’accouchement
☐ Eviter les saignements ☐ Faciliter l’accouchement
8. A quel moment utilisez-vous les ocytocines traditionnelles ?
☐ Pendant les contractions à la maison
☐ Pendant le temps d’attente dans la salle d’accouchement
☐ Pendant l’accouchement
☐ Apres l’accouchement
☐ Autres
9. Avez-vous connaissance des femmes enceintes qui ont rencontré des
complications en utilisant les ocytocines traditionnelles ?
☐ Oui ☐ Non
10. Quels types de complications avez-vous rencontré ?
☐ Menace d’avortement ☐ mal de ventre ☐ saignement
☐ Hémorragie post-partum ☐ Souffrance fœtale ☐ Infection
☐ Retard dans la prise en charge médicale
☐ Décès de la mère ou du bébé
III. LES PRATIQUES DES GESTANTES FREQUENTANT L’HOPITAL
GENERAL D’ADJAME.
11. Avez-vous déjà utilisé des ocytocines traditionnelles lors d’un
accouchement ?
☐ Oui ☐ Non
12. Si oui, pourquoi ?
☐ Recommandation de la famille ou de la matrone
☐ Croyance dans leur efficacité
☐ Disponibilité et coût faible
☐ Peur des interventions médicales (césarienne, perfusion, etc.)
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FACTEURS FAVORISANT L’UTILISATION DES OCYTOCINES TRADITIONNELLES PAR LES
PARTURIENTES : CAS DE L’HOPITAL GENERAL D’ADJAME.
☐ Expériences antérieures positives
13. Quels types d’ocytocine traditionnels utilisez-vous ?
☐ Kaolin ☐ Plante ☐ Rituels
14. Quelles formes d’ocytocines traditionnelles utilisez-vous ?
☐ Ecorces ☐ Poudre ☐ Liquide ☐ Cure-dent ☐
Sacrifices
15. Par quelle voix administrez-vous ces produits ?
☐ Voie orale ☐ Par lavement ☐ Voie cutanée ☐ Autres
IV. SUGGESTIONS POUR REDUIRE CETTE PRATIQUE
16. Selon vous, quelles mesures pourraient aider à réduire cette pratique ?
☐ Sensibilisation des femmes enceintes par le personnel de santé
☐ Implication des leaders communautaires et religieux
☐ Amélioration de l’accueil et de la qualité des soins dans les maternités
☐ Fourniture de médicaments sûrs et accessibles
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